Séance de MARDI 23/12/2025 à Servel

Le 23 décembre 1947, une petite équipe de physiciens des Bell Labs obtient des résultats concluants à une série d’expériences qu’elle mène depuis un mois sur les jonctions à semiconducteur. Ils viennent de fabriquer le premier prototype fonctionnel d’un transistor, un dispositif électronique qui permet d’amplifier ou de commuter un signal électrique. Un tel dispositif n’est pas nouveau en soi : la triode, une forme de tube à vide, a été inventée au début du XXe siècle et a permis une première révolution dans la radio et les télécommunications longue-distance. La promesse du transistor est de disposer d’un composant solid-state plus petit, plus fiable et consommant moins  (et donc chauffant moins). Un personnage-clé de cette quête est Julius Lilienfeld, un juif allemand qui émigre aux USA dans les années 20. Non seulement a-t-il inventé le condensateur électrolytique et observé l’émission d’électrons par effet de champ mais il dépose à partir de 1925 plusieurs brevets sur le principe d’un transistor à effet de champ. Cependant la maîtrise des matériaux semiconducteurs était à l’époque insuffisante pour qu’il parvienne à démontrer expérimentalement ses idées, il échoue donc dans sa quête du transistor.

Revenons à MM. John Bardeen et Walter Brattain qui travaillaient dans l’équipe de recherche de William Shockley. Ce qu’ils ont inventé en plaçant deux films d’or au contact d’un bloc de germanium est le transistor à point de contact, qui sera rapidement remplacé par le transistor à jonction bipolaire, lui-même inventé par Shockley l’année suivante. Cela suffit à leur valoir le prix Nobel de physique en 1956. A partir de là la machine est lancée : les premiers postes de radio portables à transistor sont lancés au milieu des années 50 et feront le succès initial de Sony qui en vendra des millions. Côté science, l’amélioration continue est en marche, la technique MOS (metal-oxide semiconductor) et les transistors planaires en silicium sont mis au point dans la seconde moitié des années 50. La route était ouverte aux circuits intégrés qui ont permis la révolution informatique. Pensez, quand vous confiez votre vie à ChatGPT, que tout ceci est parti de l’humble transistor du trio américain. Un dernier mot sur John Bardeen : il poursuivit ses travaux scientifiques dans le domaine de la supraconductivité ce qui lui valut un second prix Nobel de physique en 1972 (avec John Schrieffer et Leon Cooper qui étaient à l’époque de ces travaux respectivement thésard et postdoc, sacré début de carrière). Chapeau, seules trois autres personnes ont obtenu 2 prix Nobel en sciences : Marie Curie (physique et chimie), John Sanger et Barry Sharpless (chimie et chimie).

Table 1, dite « Amélioration continue » : Mickaël et Benjamin jouent à Ark Nova, qui s’en étonnera ? Pour eux l’extension va de soi et chaque partie affûte leur expérience du jeu. Mickaël a gagné de peu, avec notamment 9 points de fin de partie, un record selon lui. Ce fut une course ou il fallait optimiser chaque tour.

Table 2, dite « Voies de recherche » : Fred, François et VHN font une escapade de Noël à Vienne avec Grand Austria Hotel. Chacun essaie d’optimiser la gestion de son Gasthaus et d’y attirer les convives frigorifiés les mieux en ligne avec sa stratégie. Sur ce point Fred et Dom prennent des voies opposées. Le premier accumule les clients de valeur et les PV grâce notamment à une paire de personnels qui lui rapportent 6 points quand il prend un dé « 4 ». Son avance au score culmine à près de 40 points. Le second vise tel un monomaniaque les 3 objectifs variables de la partie mais ne loge quasiment que des convives à 0 point. A la surprise générale il arrive à 20 couronnes (pas facile dans un jeu où l’argent est cruellement rare), et est le premier à fermer 4 chambres rouges + 3 jaunes ainsi qu’à finir deux colonnes de chambres. Le voilà avec 45 PV en poche et seul Fred prendra une seconde place rapportant 10 points. Personne ne passe durant la partie, même pas François pourtant pénalisé par l’absence de dés « 2 » dont il avait besoin pour nourrir des convives réclamant café et vin. François et Fred finissent à l’extrémité de la piste de l’Empereur, là encore une configuration pas fréquente. Les personnels scorant en fin de partie ne réduisent pas l’écart entre Fred et Dom (14 PV chacun), Fred perd 5 points pour son convive resté attablé en fin de partie et finalement c’est d’une courte tête  que Dom coiffe Fred, 147 PV à 139, François qui s’était depuis longtemps résigné finissant avec 78.

Table 3, dite « Echecs et succès » : Nolwenn, Faline et François-René s’accordent pour jouer à The Loop. Ils sont arrivés au bout malgré quelques péripéties causées par Nolwenn. En milieu de soirée ils sont rejoints par Younaël et font deux missionx de Take Time, avec un succès puis un échec. Ils finissent par une partie de Cthulhu Death May Die ; le jeu a l’air impressionnant déployé sur la table mais selon eux ils se coucheraient à une heure raisonnable car « on y meurt vite » !

Séance de VENDREDI 19/12/2025 à Servel

Le 19 décembre 1971 sort Orange mécanique, adapté du roman éponyme d’Anthony Burgess, film d’anticipation autant que satire de la société moderne. Dans une cité urbaine futuriste, les jeunes ont pris le pouvoir et font déferler une violence sans contrôle dans un climat malsain, viscéral, souvent plus psychologique que visuel. Le film chronique l’action criminelle d’un gang (Alex et ses « droogies »), puis de la tentative de réhabilitation de son chef par un conditionnement psychologique expérimental et controversé. Alex y narre l’action à la première personne dans le langage nadsat, un argot anglo-russe inventé par Anthony Burgess qui ancre le film dans l’imaginaire teenager (nadsat est le suffixe des nombres de 11 à 19 en russe). Stanley Kubrick décrira son film comme « une satire sociale traitant de la question de savoir si la psychologie comportementale et le conditionnement psychologique sont de nouvelles armes dangereuses pouvant être utilisées par un gouvernement totalitaire qui chercherait à imposer un vaste contrôle sur ses citoyens et en faire à peine plus que des robots. » En 2020, Orange mécanique a été sélectionné par le National Film Registry pour être conservé à la bibliothèque du Congrès pour son « importance culturelle, historique ou esthétique ». Et pour son effet d’anticipation, pourrions-nous ajouter aujourd’hui.

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54 ans après, aucune violence, plutôt un déferlement de douceur dans cette soirée de Parties Civiles à l’approche des fêtes, où l’on glissera quelques échantillons de nadsat pour ajouter au frisson de l’hiver. Tant qu’à se mettre au russe, autant le faire tôt.

Table 1, dite « Mâle dominant » :  Dominant species marine plaît, et on y revient avec cette table de malchiks. Avec les forellas qu’il a méthodiquement cultivés, Tristan endosse le rôle du mâle dominant. Il tolchoke soigneusement ses rivaux, Mickaël, Fred et Vincent-de-Dune, de sorte qu’à la fin leurs guttiwuts luisent à l’air sur le trottoir.

Table 2, dite « Very bad trip » : Une petite bande se forme pour un voyage exotique à Istanbul et JérômeC  s’impose sans coup férir à Thomas et Franck. Ce dernier rejoint ensuite son podooshka, laissant les deux « bad guys » en tête-à-tête, et n’assistant donc pas à la deuxième défaite de Thomas à Le seigneur des Anneaux: Duel pour le terre du milieu. Trop oomny pour ses rivaux, mais resté sammy dans l’âme, Jérôme poussera la prévenance jusqu’à la réconciliation autour du coopératif Sky team, évitant à Thomas la perspective d’une soirée en mode very bad trip.

Table 3, dite « Toute première fois » : 4 novembre 2022, c’est la dernière fois que Funkenschlag avait été aperçu sur nos tables, statistique ébouriffante que l’on doit à l’assiduité sans faille de nos chroniqueurs bénévoles, merci à eux ! Jack et François-René en sont des adeptes chevronnés, quand Pierre-Yves et Caroline découvrent. Pour eux, atteindre le podium relèverait déjà d’un snooty éveillé. Mais ce jeu d’enchères n’est pas qu’une question de yarblockos. Pas spoogy pour deux sous devant cette concurrence féroce, Caroline réussit à s’imposer aux malchiks, à la surprise générale. Avec Jack et François-René, elle avait alimenté 17 centrales, mais gagne au départage avec un gros podooshka de billets.

Table 4, dite « Take back control » : Joli rabbit de la part de Corentin à l’inépuisable Ark Nova, où il mystifie Virgine et Faline d’un point, glané en plus avec la carte Europe, sans avoir usé du moindre veloceet.

Table 5, dite « Expérimentation sociale » : Gérard a fait la récente acquisition de Limit – un jeu très réaliste, construit sur la lecture du rapport Meadows, et qui permet de simuler l’impact du développement humain sur les 9 limites planétaires. Le jeu semble complexe mais sa mécanique est simple: à chaque tour, on joue un carte et on en décline les conséquences. Il faut veiller à nourrir la populaton croissante, et sa soif de biens matériels, mais aussi sa popularité, sans oublier de se défendre de quelques voisins belliqueux. Tous adoptent une stratégie assez prudente, sauf François, qui expérimente en mode oddy knocky, poussant les curseurs de la croissance. Un peu trop, le voilà bientôt en crise de colis à livrer à ses ouailles, et en manque de pétrole pour faire tourner ses usines. De plus, avec ses cartes militaires, il joue au prestoupnick et fait mewler ses rivaux. Le retour de shlaga est violent, sa population décline brutalement, et il termine à -33. C’est Gérard qui a le mieux conduit sa barque. Avec 26, il s’impose en starry routier des plateaux, devant Dom, 18, et Xel, 14.

Table 6, dite « Psychologie comportementale » : La soirée se termine par The gang, autour d’une table recomposée avec Xel, François, Thomas, Corentin, François-René et Dom. A six, on rentre dans l’épaisseur du trait des calculs probabilistes des combinaisons au poker, même avec un flot de gavareet théoriquement proscrit à ce jeu silencieux, les droogies essuyèrent quelques échecs. Mais ils furent suivis d’une belle victoire finale à une heure bien peu chrétienne. Il était plus que temps d’aller au zasnoot !

Séance de MARDI 16/12/2025 à Servel

Jane Austen est née il y a exactement 250 ans, avant-dernière d’une fratrie anglaise de huit enfants dont le père occupait de modestes fonctions religieuses. On sait en fait peu de choses de sa vie, surtout à travers les lettres à sa sœur Cassandra dont beaucoup ont été détruites. Elle lit beaucoup mais sa famille ne peut pas se permettre de l’envoyer longtemps en pension et elle manifeste très tôt un goût pour l’écriture. A 20 ans, elle fréquente et apprécie Tom Lefroy qui étudie pour être avocat mais aucun des deux n’ayant de fortune leur famille met fin à cette relation. Dans les années suivantes elle écrit plusieurs romans que son père tente sans succès de faire publier. Au centre de ses récits on trouve des femmes ; leur dépendance au mariage pour avoir statut social et moyens d’existence est un thème récurrent. Son activité littéraire a des hauts et des bas en fonction des déménage-ments et suite à la mort de son père qui les met dans une situation financière précaire où elle dépend de ses frères. A partir de 1810 ses romans sont publiés anonymement et suscitent un intérêt modeste du public, sans lui assurer un revenu solide. Elle tombe malade début 1816 et sa santé se dégrade progressivement jusqu’à son décès à 41 ans. Ce n’est qu’au XXe siècle que sa renommée dans le monde académique et la culture populaire -notamment à travers l’adaptation au cinéma ou à la télévision de ses romans- grandit au point d’en faire un classique.

Table 1, dite « Persuasion » : L’odyssée zoologique d’Ark Nova continue avec le recrutement de JiBee par les déjà mordus Mickaël et BenjaminG. Ce soir Mickaël leur donne une leçon. Pas contentés ils décident alors qu’il est déjà tard de remettre le couvert, il n’a même pas été nécessaire de les en persuader.

Table 2, dite « Le Cœur et la Raison » : Un Hermagor à quatre pour Xel, François, Olive et VHN, un choix de raison alors que le cœur de certain poussait pour sortir le Istanbul big box nouvellement acquis.  Un jeu daté par son matériel où la phase de placement pour récupérer des tuiles (ressources pour commercer) et des sous peut donner lieu à des couinements et de longues réflexions (voire aux deux) et où il est difficile de juger qui mène en cours de partie. Il s’agit de parcourir efficacement le territoire et de bien gérer le moment de « fermer » des zones, certaines incitent à venir tôt tandis que d’autres prennent de la valeur avec le temps. Après les quatre manches tout le monde sauf François est présent sur 5 villes de la grand-route, le voilà qui subit -5 points quand les autres en encaissent +5. Xel quant à elle a quelque peu négligé l’équilibre de ses districts mais elle a multiplié les placements efficaces sur la piste H. Dom finit en tête avec 102 PV devant Xel 90, Olive 87 et François 78.

Table 3, dite « The Watsons » : F-R et Faline se lancent dans Take Time, un jeu coopératif avec des épreuves de difficulté croissante, un peu comme The Crew ou Bombbusters. Il y a aussi un petit coté The Gang ou The Game dans la nécessité de lire le sens des actions des partenaires, et un petit côté Dr. Watson dans les déductions qu’il faut faire. On place autour d’un cercle des cartes allant de 1 à 12 jouées face cachée ou parfois visible, et on fait des calculs simples pour respecter la condition de victoire de chaque épreuve. Ils ont le temps de réussir la 2 et la 3 et s’arrêtent à la 4.

Table 4, dite « Orgueil et Préjugés » : F-R rejoint la table 2 pour deux parties de The Gang. La première sera qualifiée d’échauffement, certains cherchent leurs marques pour positionner la force de leur main et malgré quelques langues un peu trop déliées c’est un échec rapide; il faut dire que la difficulté augmente avec le nombre de joueurs. On repart pour une seconde partie où là le collectif a été solide, recadrant parfois quelques jugements hasardeux pour déboucher sur une victoire 3 succès contre 1 échec. Notons qu’Olive (aux innocents les mains pleines, il découvrait) à enchaîné les belles mains après avoir commencé direct par un flush. Un jeu où on peut faire preuve de préjugés (par exemple penser qu’on ne vaut rien avec une double paire) et d’orgueil (par exemple refuser de revoir son estimation malgré les encouragements des partenaires).

Séance de VENDREDI 12/12/2025 à Servel

Why COP21 musn't go down in flames | RNZ NewsLe 12 décembre 2015, les dernières négociations de la COP 21 manquent d’échouer lorsque l’équipe juridique américaine se rend compte à la dernière minute que « shall » (« doit ») est approuvé au lieu de « should » (« devrait »), ce qui signifie que les pays développés seraient légalement obligés de réduire leurs émissions. Mais les Français résolvent le problème en le traitant comme « erreur typographique ». La formulation finale de l’accord de Paris est alors adoptée par consensus des 195 États membres à la CCNUCC et de l’Union européenne. Dans l’accord, les membres promettent de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre « dès que possible » et de faire de leur mieux pour maintenir le réchauffement climatique « bien en-dessous de 2 °C ». Pour l’histoire, le Nicaragua indique qu’il a voulu s’opposer à l’adoption en dénonçant la faiblesse de l’accord, mais qu’il n’en a pas eu la possibilité.

10 ans après, le monde s’est éloigné de la trajectoire 1,5 °C (seuil déjà franchi en 2024), reste en retard sur celle de 2 °C, tout en ayant évité les scénarios de réchauffement les plus extrêmes envisagés en 2015. Les scientifiques jugent que l’objectif de limiter durablement le réchauffement à 1,5 °C n’est désormais plus atteignable, et que ce seuil devrait être franchi de façon durable un peu avant 2030.

A Lannion aussi, pour la traditionnelle soirée de Noël, on notait un net réchauffement. Le vin chaud, les gâteaux et chocolats, la chaleur humaine en général, ont été identifiés comme ses principaux contributeurs. Sans oublier la descente du père Noël par la cheminée, avec son lot de nouveaux jeux, bientôt (voire déjà pour certains) sur nos tables !

Table 1, dite « Au soleil » :  Un voyage au soleil de l’Alhambra pour Noël, ça ne se refuse pas. Marie-Anne plie le game pour cette partie inaugurale, à l’admiration de Thomas, Caroline et JérômeC.

Table 2, dite « Faibles avancées » :  la fine équipe de ISS Vanguard (F.-R., Armand, Olivier B et Jérôme) continue sa campagne. Echaudée par l’avertissement indiqué en préambule de leur quête du soir (« assurez-vous de commencer de bonne heure »), elle n’a obtenu qu’une faible avancée. Puis, dopés par l’arrivée de Nastassia, ils enchaînent The gang et La communauté de l’anneau.

Table 3, dite « Imprévisible » : Vincent-de-dune s’attable avec sa boîte de Chaos dans le vieux monde, mais les tables sont déjà constituées, ce sera pour la prochaine fois. En attendant, François, retenu ailleurs, arrive tardivement et lui propose charitablement de découvrir Innovation. Il pense n’en faire qu’une bouchée, et en effet, le voilà qui mène 5 dominations à 1. Il a 38 dans son influence et une carte 10 en jeu, sa victoire est donc certaine lors de son prochain coup. C’est ici qu’il faut ressortir la phrase maladroitement prononcée par Emmanuel Macron dans ses voeux aux français du 31 décembre 2022 : « Qui aurait pu prédire la crise climatique ? ». Car oui, qui aurait pu prédire une victoire de Vincent à cet instant ? Presque personne, assurément. Mais François voit passer un cygne noir, contemplant la carte Mathématiques, dont Vincent use et abuse depuis plusieurs tours, et réalise ce qui va se passer: il va l’activer encore, piocher une 10, la comptabiliser, piocher une autre 10….mais la pioche est vide, ce qui met fin à la partie, qu’il remporte à l’influence, 46 à 38.

Table 4, dite « Planètes en danger » : le monde imposant de Andromeda’s edge se déploie pour Marc, Olive, Corentin et Xof. Il aurait fallu veiller bien tard dans la nuit pour en connaître l’issue.

Table 5, dite « Le temps de l’innocence » : Fortunes diverses à Almost innocent pour Gilles, OlivierL, Delphine,  Faline et Erwan. Mais on sait qu’ils se sont amusés.

Table 6, dite « Espèce dominante » : Découverte de Dominant species Marine, encore une table à rallonges, métrique et horaire. Mickaël, Tristan, Fred et Benjamin découvrent cette variante où l’on fait semblant d’être sorti de l’anthropocène.

Table 7, dite « Météorique » : Ici, on teste l’extension aux météorites de Faraway pour un constat mitigé, car la seule qui s’en est servie, Caroline termine à 35, derrière JérômeC, 48, et loin du trio de tête (Thomas 77, Marie-Anne, 75, François, 74). Puis on redécouvre Scout, un achat de Noël, où Jérôme se distingue (23), devant Marie-Anne, 18, François, 14, Caroline, 11, et Thomas 9. Mais entre toutes ces agapes, on a aussi parlé vin chaud : la recette délicieuse de Marie-Anne s’est répandue comme une trainée de poudre.

Table 8, dite « L’avenir dure longtemps » : Vincent-de-dune rejoint Faline et Delphine pour un dernier tour de piste à Take time.

Séance de MARDI 09/12/2025 à Servel

Adopté le 9 décembre 1955 par le Conseil des ministres du Conseil de l’Europe, le drapeau européen est devenu le 1er janvier 1986 le symbole de toutes les institutions des Communautés européennes, puis de la Communauté européenne, et enfin de l’Union européenne. Il est ainsi le drapeau officiel de deux organisations internationales distinctes : le Conseil de l’Europe (46 États membres) et l’Union européenne (27 États membres). Sa genèse s’étalera sur cinq ans où, à la suite d’un processus tortueux, les éléments constitutifs, fond bleu, étoiles, cercle, couleur or, nombre 12, finiront par s’imposer.

Après un appel à projets de 1950 qui reçut plus de cent soumissions, une douzaine de propositions sont retenues par la commission, dont les inspirations principales étaient la croix, symbole de la civilisation chrétienne, présent sur la moitié des drapeaux des États membres, le « E » du Mouvement européen, les étoiles, représentant les États membres, le soleil pour l’espoir naissant, le triangle pour la culture, et le blason de la ville de Strasbourg. En parallèle, une exposition au palais de Tokyo est organisée où un Allemand émigré au Japon, Carl Raymon, a l’idée nouvelle, dès 1950, d’une grande étoile dorée sur fond bleu. L’or est un symbole de paix et le bleu, utilisé par la féodalité, puis par la théologie et la royauté, représente la souveraineté, céleste ou terrestre. L’idée d’étoiles sur fond bleu séduit et la Commission du règlement et des prérogatives donne son accord provisoire.

Fichier:Flag of Europe-Animated.gif — WikipédiaLe 25 septembre 1953, le Conseil de l’Europe adopte pour emblème un fond azur portant un cercle de quinze étoiles d’or (comme ses 15 États membres). Mais les Allemands s’opposent à ce que la Sarre, qui siégeait au Conseil, ait sa propre étoile, ce qui pourrait être un signe en faveur de la pérennisation de son statut. Cette opposition va retarder la décision d’un an et aboutir à la création d’un comité ad hoc. Le 12 novembre 1954, il met au vote huit anneaux d’or, projet retiré en raison des protestations pour la ressemblance avec le drapeau olympique, mais aussi parce que les anneaux évoquent les chaînes de la servitude ou un cadran téléphonique ! Le comité revint alors aux étoiles d’or en en fixant le nombre de façon définitive à douze. Le Conseil de l’Europe ne comportait plus douze membres depuis août 1949 mais le comité préférait fixer un nombre symbolique, le nombre d’États appelés à rejoindre ce Conseil devant varier. Le nombre douze symbolise en effet perfection, plénitude et unité, représentant le « mouvement dans la stabilité ».

70 ans après, le drapeau européen n’a jamais eu autant d’ennemis, ni autant de peuples qui y aspirent.

Table 1, dite « La belle étoile » :  Ils ne se quittent plus : à Ark Nova, Jibee, Corentin, Mickaël et BenjaminG se retrouvent et entament une nouvelle soirée à la belle étoile en compagnie de leurs animaux.

Table 2, dite « Longue attente » :  Vincent-de-dune s’attable avec sa boîte de Chaos dans le vieux monde. Pour l’instant, il potasse les règles dans l’attente d’attirer des compères.

Table 3, dite « Indémodable » : A cette table, les jeux d’enchères de Reiner Knizia sont à l’honneur, avec pas moins de deux de ses plus belles créations ! On commence avec Modern art, où chacun cherche la martingale de l’artiste indémodable, comme le design épuré du drapeau européen, et surtout dont la cote sur me marché ne faiblit pas. C’est Xel (421) qui s’impose à force d’achats judicieusement opportunistes, devant Dom (340), qui rata de peu plusieurs achats, Faline (243), François (180), et Olive (92). Les mêmes continuent sur un autre jeu d’enchères, Medici, où il s’agit de monnayer des vaches. Un terrain conquis pour Xel, qui s’impose encore et toujours avec opportunisme (102), avec un lot valant 30 mais payé seulement 1. Suivent François, 80, Dom, 72, et Olive, 50.

Table 4, dite « Grand continent » : Last Bastion est un jeu coopératif où les héros tentent de défendre le dernier bastion contre une horde de monstres afin de sauver l’humanité. Une belle allégorie de l’Europe, et une defaite pour François-René, Delphine, Caroline et Nolwenn, morte 4 fois dans la même soirée.

Table 5, dite « Plénitude et unité » : Unité de temps, de lieu et d’action à Mysterium : les morts-vivants de la table 4 se retrouvent pour une fin de soirée empreinte de plénitude.

Séance de MARDI 02/12/2025 à Servel

Le 2 décembre 1840 le petit Emile Zola a juste huit mois. Intéressons-nous à son enfance et à son père, François Zolla. Formé comme officier d’artillerie, il quitte l’armée italienne à 25 ans et s’établit comme ingénieur en travaux publics. Il construit notamment en Autriche la première ligne de chemin de fer hors d’Angleterre. Il s’installe en France au début des années 1830 et s’y marie. Il est retenu pour construire un barrage-voute en maçonnerie (pas de béton à l’époque) destiné à alimenter par un canal la ville d’Aix-en-Provence qui a été touchée par le choléra en 1835 et 1837. Ce barrage Zola a été représenté sur un tableau de Cézanne mais François ne le verra pas achevé : à peine les travaux entamés il meurt d’une pneumonie en 1850. Les créanciers de la société du Canal Zola en profitent pour manœuvrer à leur profit et laissent la veuve dans un dénuement extrême. Ils quittent Aix pour Paris à ses 18 ans mais, élève à Saint-Louis, il échoue deux fois au baccalauréat. Dans les années 1860 Emile Zola se fait un nom dans le monde de l’édition et du journalisme mais c’est le cycle des Rougon-Macquart, publiés à un rythme soutenu à partir de 1871, qui fera son succès. 185 ans plus tard, évoquons quelques-uns de ces romans.

Table 1, dite « La bête humaine » :  Cette fois le retour de JiBee est confirmé, l’ex-président et prince de Caylus a réadhéré et se fait les dents ce soir sur Ark Nova, accompagné par les expérimentés Mickaël et BenjaminG. Il développe bien son bestiaire et se fait coiffer de peu par Mickaël qui a maintenu un bon rythme en gain de points de conservation notamment grâce aux dons.

Table 2, dite « La débâcle » :  Un autre moment décisif ce soir, c’est l’achèvement de l’odyssée Sherlock Holmes : Detective Conseil pour François, F-R, Frank, Vincent, Elouan et VHN. Le groupe qui avait entamé la première boîte à Ti Koad en juillet 2016 est quasiment au complet, avec pour certains moins de cheveux, pour d’autres des cheveux blanchis mais on peut leur reconnaître d’avoir de la suite dans les idées. Certes le rythme enlevé de la première année (6 enquêtes en 6 mois) a flanché mais la motivation, la créativité, la bonne humeur et la convivialité ont toujours été de la partie (ainsi qu’à l’occasion des boissons et douceurs diverses). Tout cela pour dire qu’en novembre c’était la dernière enquête des Irréguliers de Baker Street, « Mort d’un détective », qui se révéla être une affaire de longue haleine. Non seulement la conduite des opérations est différente (on peut faire autant de visites qu’on veut et on ne perd des points que si on est bredouilles) mais aussi ce n’est pas le groupe qui décide de mettre fin aux investigations, il faut donc accumuler suffisamment d’éléments pour que le jeu vous emmène à son acmé. La première séance nous avait mis sur la piste de la baronne Haisler, rencontrée dans l’Oeil du tigre –eh oui, il faut aussi se référer aux aventures précédentes de la boîte mais c’est déjà bien loin…- qui a disparu et dont le passé troublé resurgit ; on tâtonne un peu mais on finit par flairer la piste d’un gang violent qui grenouille dans certains clubs sportifs londoniens. La seconde séance, la semaine dernière, a vu de belles réussites (l’identification du boss du gang et surtout un décodage révélant l’adresse de leur repaire, sans parler du fait que très exceptionnellement Lestrade livre des infos utiles !) et quelques tâtonnements (double échec à la tentative de deviner l’adresse du nid d’amour de Lord Farrow en examinant le plan de Londres).

Pour le bouquet final, la première demi-heure est menée tambour battant en collectant les dernières infos-clés, en particulier auprès du bon Dr. Watson, qui tel Higgins dans Magnum nous gratifie de ses souvenirs militaires. Nous décidons de nous jeter dans la gueule du loup en entrant dans le bouge qui sert de QG aux affreux. Nous y trouvons une demi-douzaine de personnages et comprenons vite qu’il s’agit d’interagir avec discernement faute de quoi nous serons rapidement repérés. Après un début prometteur, nous faisons de mauvais choix et l’aventure se termine brutalement par un échec gratifié du score final (et immérité NDLR) de -40 PV. Tout ça parce que nous n’avons pas su mettre en relation un détail remontant au tout début de l’enquête. Le livret nous permet néanmoins de retenter notre chance pour l’honneur et cette fois nous progressons jusqu’à la confrontation finale et, grâce à des suggestions inspirées de Frank et Elouan, sauvons la malheureuse baronne pour ce dernier run qui fait oublier notre débâcle. Pour la suite, il sera difficile de trouver un jeu comparable à moins de tenter certains des scénarios fanmade.

Table 3, dite « Au bonheur des dames » : Nolwine entourée de Caroline, Faline et Marie-Christine se lance dans un Shards of Infinity coopératif, face à un boss final nommé Moc Sai. Cela n’avait pas l’air si simple que ça mais l’ambiance était bonne.

Table 4, dite « La terre » : Julien, Olive, Corentin et Vincent2 jouent à Dune, un jeu de luttes, d’alliances et de trahisons où on se dispute la terre (ou plutôt le sable) d’Arrakis. On sait que Julien n’a pas gagné.

Séance de VENDREDI 28/11/2025 à Servel

Le 28 novembre 1582, William Shakespeare se réveille mari. La veille, âgé de dix-huit ans, il a convolé avec Anne Hathaway, la fille d’un yeoman de Shottery, âgée de vingt-six ans. Le consistoire du diocèse de Worcester émit un certificat de mariage ce même jour, autorisant la célébration des noces après seulement une publication des bans au lieu de trois, et alors que l’époux est encore mineur au regard de la loi. Et le 28, deux voisins de Hathaway certifient qu’il n’existe aucun empêchement légal à cette union, la rendant indéfectible. Cette précipitation s’explique par l’état de son épouse, qui accouche six mois plus tard d’une fille, Susanna.

Dans son testament, William Shakespeare n’a légué à son épouse que son « deuxième meilleur lit avec les meubles » quand, légalement, elle avait droit au tiers de ses biens. On a longtemps pris cela comme un camouflet et la preuve qu’il n’aimait pas sa femme, mais, dans les foyers élisabéthains, si le “best bed” était souvent le lit d’apparat, réservé aux invités importants, le “second-best bed” était généralement le lit conjugal, où le couple avait vécu. Ce legs est aujourd’hui interprété non comme un camouflet, mais comme un legs sentimental, un souvenir du lit conjugal — peut-être celui où ils avaient commencé leur vie commune.

Quelques années plus tard, pas moins de huit unions ludiques étaient célébrées à Parties Civiles.

Table 1, dite « La comédie des erreurs » : Petite table entre amis à The Gang avec Gilles, OlivierB, Armand, Xel et Jérôme. Ils ont connu des fortunes diverses, perdant plus de parties qu’ils n’en gagnèrent.

Table 2, dite « Beaucoup de bruit pour rien » : Younaël, Corentin et Cindy s’attablent à Culte. L’issue nous en est incertaine.

Table 3, dite « Jules César » : Notre ancien Président se remet à fréquenter nos tables, et, en tout seigneur tout honneur, se voit gratifié d’une offrande à sa mesure: une partie de Caylus, qu’il s’adjuge (106) comme il se doit, devançant Tristan, 93, et Mickaël, 85. Une victoire impériale, donc, mais à El Dorado, il cède le pas au divin Tristan. « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » pourrait être la morable biblique de cette table.

Table 4, dite « Comme il vous plaira » : à cette table, on multiplie les plaisirs.  OlivierL, Nolwenn et Lionel se font hacher menu par Elie à Scythe, puis tentent de prendre leur revanche à Aeon’s end, mais sans succès, car leur vainqueur a bifurqué.

Table 5, dite « La tempête » : Pierre, Faline, et Elie tentent de sauver le monde d’une tempête d’épidémies à Pandemic, jeu coopératif à l’issue risquée.

Table 6, dite « Le conte d’hiver » : Dans cette soirée bucolique comme un conte d’hiver, entre forêts et plantations, Marie-Anne s’impose à Ceylan devant Thomas, Olive et Marc, puis offre une revanche à Forêt mixe Dartmoor.

Table 7, dite « Le songe d’une nuit d’été » : Fred, Delphine et quelques autres rêvent de conquètes à Dune.

Table 8, dite « Tout est bien qui finit bien » : La dernière enquête de la dernière campagne de Sherlock Holmes : Détective conseil est annoncée, mais certains tardent à venir, rendant la tenue incertaine. Finalement, le miracle de leur arrivée se produit, on occupe une seule annexe, et l’équipe se reconstitue, sauf Thomas, exilé dans la grande salle. Il aura l’occasion de participer au grand final, car, malgré des efforts méritoires et le craquage de codes énigmatiques, l’équipe n’a pas conclu, et se réunira une dernière fois, avec lui, car on n’imagine pas d’autre fin. Tout sera bien qui finit bien.

Séance de MARDI 18/11/2025 à Servel

Le 18 novembre 2006 à Opglabbeek, petite commune située près de la frontière avec les Pays-Bas, Els Van Doren, épouse de Jan De Wilde, bijoutier d’Anvers et mère de trois enfants, meurt lors d’un saut en parachute  Ses deux parachutes, le principal et celui de réserve, n’ont pas réussi à se déployer et elle finit sa chute dans un jardin. Le drame est filmé par une caméra vidéo montée sur son casque. Lors des analyses, la police constate que les cordons reliant l’extracteur des parachutes ont été coupés. L’entourage de la victime est auditionné. Els Clottemans, une institutrice flamande de 22 ans et parachutiste, devient suspecte quand elle tente de se suicider juste avant une nouvelle déclaration à la police un mois après le drame, alors que son amant l’a quittée. La police apprend l’existence d’un triangle amoureux, entre Van Doren, Clottemans et leur amant commun Marcel Somers, hollandais d’Eindhoven également parachutiste du même club et instructeur des deux femmes. Clottemans aurait eu l’occasion de saboter le parachute de Van Doren une semaine avant le saut fatal quand le trio avait passé une nuit dans le même appartement et qu’elle avait été contrainte de dormir sur un matelas dans le salon, alors que Somers et Els Van Doren faisaient l’amour dans la chambre à côté.

Au procès, alors que la jeune femme clame son innocence, les douze jurés la condamnent, le 21 octobre 2010, à une peine d’emprisonnement de trente ans. En l’absence de preuve matérielle la confondant, il s’est fondé sur un faisceau de présomptions et a retenu comme circonstance atténuante la personnalité fortement perturbée de l’accusée. Ce « meurtre au parachute », nécessitant un dispositif spécial de sécurité à l’audience, fut le procès de l’année pour la presse belge.

19 ans après, à Parties Civiles, duos, trios et quatuors se formaient, sans faire de victime.

Table 1, dite « Serial winner » : on n’a pas l’issue de ce duel à  Ark Nova smais on met notre billet que Mickaël, gagnant en série à ce jeu en l’absence du GOAT Steven, s’est imposé face à Benjamin.

Table 2, dite « Au septième ciel » : Très haut dans le ciel, une explortaion spatiale regroupe Corentin, François, et Lionel, un nouvel adepte, récent trégorrois mais joueur chevronné, bienvenue à lui ! Pour sa première partie, sur un jeu inconnu, Luna Capital, il ne s’en laisse pas conter et avec, le score brillant de 114 (non loin de la meilleur performance de tous les temps, qui ressort à 131 selon le carnet de jeu), assomme la concurrence (Corentin, 100, François, 78).

Table 3, dite « Envoyés en l’air » : à Terraforming Mars, on tentait de coloniser la planète rouge. C’est Dom qui s’impose avec 89, devant Bérenger 69, CarolineTh 66, et Sébastien 62. Avec la corporation « qui plante des arbres », il réussit à avoir 3x 5 PV sur les objectifs en arrivant à prendre tout le monde de vitesse, et bien aidé par l’inattention de Bérenger qui aurait pu en revendiquer un avant lui.

Table 4, dite « Entre amis » : Petite table entre amis, avec Thomas, Marie-Anne, Olive et Jibee, qui honore nos table d’un retour après une longue absence. A Londres, on parierait, sans certitude aucune, que l’expérience de Thomas a payé.

Séance de VENDREDI 07/11/2025 à Servel

Du monde en ce premier vendredi de novembre, avec une grande variété de jeux sur les tables de l’association. Dans les couloirs les membres chargés de garnir la hotte de Noël (qui sera révélée le 12/12) menaient de discrets conciliabules.

Table 1, dite « Terre brûlée » : La nouvelle campagne de ISS Vanguard bat son plein avec F-R, OlivierB, Armand et Jérôme. Pour leur quatrième sortie ils découvrent et foulent une nouvelle planète mais à la suite de manœuvres malheureuses ils l’endommagent au point de se dire qu’il vaut mieux la quitter (toute ressemblance avec une planète existante etc.). Ils étaient pessimistes mais finissent par se tirer d’affaire en laissant la désolation derrière eux.

Table 2, dite « Kaiser » : Des joueurs sérieux (Tristan, Mickaël, Stéven, JérômeC) disputent deux parties de Hansa Teutonica. La première, sur la carte orientale de l’Allemagne, les déroute et aboutit à des scores plus faibles que d’habitude mais aussi à une victoire de Stéven. Retour sur le terrain familier pour la seconde avec trois joueurs resserrés au score mais une victoire de Stéven avec 69 PV.

Table 3, dite « Matent des boss » : La table du jeu coopératif accueille des habitués (Julien & MC) et des nouveaux (Cindy et Bérenger, Scorfel est passé par là dans le recrutement) qui disputent deux parties de Aeon’s End, un jeu de deckbuilding coopératif où on doit venir à bout d’un boss. Le premier (Rage Incarnée) ne leur résiste pas mais le second (Reine Carapace) avait l’air plutôt coriace.

Table 4, dite « Electrique » : Agricola, un classique s’il en est, n’était pas sorti récemment (il faut dire que Jack se fait rare) et se retrouve extrait du placard au profit de Xel, Thomas, Virginie (qui découvre) et VHN. Partie débutée par un draft maintenant classique, prolongée par un joueur prenant son temps comme un bestiau laissé dans une pâture appétissante et qui a vu une lutte intense pour la position de premier joueur. Xel et Virginie privilégient l’élevage et finissent avec une ferme de 3 pièces en pierre mais au décompte final la seconde est pénalisée par ses nombreuses parcelles restées en jachère. Comme toujours à ce jeu la diversification est récompensée et Dom l’emporte avec 43 PV devant Xel 35, Thomas 29 et Virginie 17. Ils finissent la soirée avec un Odin qui voit Xel mettre fin à la partie avec 23 points et Dom mettre fin à une série de dernières places avec 12 points (ce sont des points de pénalité, il en faut le moins possible).

Table 5, dite « Eclectique » : Nolwenn, Faline, Jeff et Corentin varient les plaisirs. Début de soirée avec The Loop, jeu coopératif qui les voit réussir. Poursuite avec Harmonies, un jeu où Faline confirme qu’elle est dure à détrôner.

Table 6, dite « Chaudron de la création » : Encore des visages récents à une table « protozone » où Frank, Younaël et Pierre-Yves partagent leurs créations avec Jules et Erwan. On y a joué à « Ah la ferme », « A la volée » et « Faut qu’j’achète », titres provisoires de ces jeux évolutifs au fil des semaines et des itérations de mise au point. Ils avaient l’air très satisfaits de leurs échanges et sont convenus de renouveler ces sessions entre auteurs ludiques.

Séance de MARDI 04/11/2025 à Servel

En 1962 la tension est à son comble entre les Etats-Unis et l’URSS (c’est l’année de la crise des missiles de Cuba) et, après quatre ans de moratoire sur les essais nucléaires des deux superpuissances, les soviétiques relancent une campagne qui a culminé avec l’arme la plus puissante jamais testée, la Tsar Bomba (sur laquelle on pourrait écrire beaucoup de choses. Disons seulement que sa puissance fut de 50 Mt mais que selon les calculs elle aurait fait 100 Mt si un bouclier d’uranium entourant les matières fissiles n’avait pas été remplacé par du plomb pour minimiser les retombées radioactives. Avec une masse de 27 tonnes ce n’était pas une arme déployable mais la preuve expérimentale qu’il y avait peu de limites à la puissance de cette famille de bombes tout en étant un outil de propagande pour le régime). Les américains de leur côté lancent rapidement le programme Dominic de 31 essais atomiques dont les bombes étaient larguées par avion, mais aussi l’opération Fishbowl consistant à provoquer des explosions à haute altitude avec des bombes lancées par des missiles Thor (« what could go wrong? » NDLA).

Le moins qu’on puisse dire c’est que cela n’a pas été une réussite. Sur les 9 essais, 4 ont échoué suite à une défaillance de la fusée, dont une destruction sur le pas de tir qui a nécessité plusieurs mois de décontamination. Le premier à aboutir a été l'(in)fameux Starfish Prime du 9 juillet où une charge de 1,4 Mt détonna à 400 km d’altitude et provoqua une puissante impulsion électromagnétique qui fit des dégâts sur les réseaux électriques et télécoms à Hawaii, à 1450 km de là. Elle endommagea aussi une bonne partie des instruments qui enregistraient l’essai, ainsi qu’entre 5 et 10 satellites qui tombèrent en panne dans les mois suivants. L’une des victimes est bien connue par ici puisqu’il s’agit de Telstar 1, lancé le 10 juillet, qui assura la première communication par satellite entre Andover et Pleumeur-Bodou le lendemain (il réalisa quelques autres premières techniques durant sa courte vie active comme la première transmission live de télévision transatlantique et l’échange lointain de messages entre deux ordinateurs IBM). Le dernier essai de la série fut Tightrope, une petite charge de 10 kt (bon c’est quand même la moitié de celles d’Hiroshima et Nagasaki) tirée le 4 novembre 1962, qui fut aussi le dernier essai nucléaire atmosphérique conduit par les USA. Soixante-trois ans plus tard, la prolifération nucléaire continue à bas bruit (et on a oublié que l’Afrique du Sud a construit puis démantelé une demi-douzaine de bombes A).

Table 1, dite « Artificier » : Retour de l’Année du Dragon sur nos tables dans une configuration à 4 joueurs (Olive, François, Marie-Christine et VHN). Olive déroule une stratégie audacieuse : il commence par acheter un grand privilège, ça c’est classique (mais risqué car ruineux quand le 3e événement de l’année est le paiement du tribut à l’empereur – d’ailleurs il n’échappera pas à la perte de deux personnages). Mais à la mi-partie, il double la mise et se retrouve à caracoler en tête en marquant 4 PV à la fin de chaque tour. Dépourvu d’agriculteur, il fera toute la partie en mode frugal avec une équipe restreinte, 6 persos au max tenant dans 2 temples et jamais un sou vaillant. Heureusement il dispute à Dom la position de premier joueur et garde donc une certaine liberté dans son choix d’action de début de tour. François achète un lettré tôt dans la partie et personne ne lui dispute les 4 PV qu’il peut ainsi marquer à la phase d’actions, il investit aussi au bon moment dans une paire de moines. Dom de son côté domine sur les feux d’artifices et fait grandir doucement ses temples et ses persos. En fin de partie François et MC sont victimes de la seconde famine, avec la perte respective de 3 et 5 persos qui manqueront cruellement au décompte final (« Je n’ai pas l’esprit à la fête » commente-elle sobrement à la seconde fête des dragons).  Au début du décompte les scores sont relativement regroupés mais Dom, aidé par ses moines et les 18 PV de ses 9 personnages, se détache. Il finit avec 101 PV contre 86 pour Olive, 82 pour François (qui remonte de 12 PV avec ses moines) et 74 pour MC.

Table 2, dite « Superpuissance » : Thomas, Marie-Anne et Julien jouent au récent Forêt Mixte Dartmoor, Thomas maîtrise et ne laisse aucun espoir aux deux autres.

Table 3, dite « Deuxième essai » : On reprend les mêmes mais le jeu change vers le petit frère : Mickaël, Stéven et BenjaminG et Sanctuary, version « simplifiée » d’Ark Nova. Malgré un thème partagé -construction d’un zoo- il y a beaucoup moins d’interaction dans cette version qu’il faudrait plutôt, nous dit-on, comparer à Harmonies. De même, finie la double piste (score et réputation) dont le croisement des pions déclenche la fin de partie, ici c’est le plus souvent le remplissage du zoo par un joueur qui met fin au jeu. Stéven et Mickaël qui l’ont inauguré vendredi finissent avec un score égal (et respectable) de 148, Benjamin suivant avec 109. Comme Mickaël a plus d’animaux c’est lui qui s’attribue la partie. Sans craintes des retombées ils se remettent en position pour une seconde partie.

Table 4, dite « Affrontement » : Nolwenn fait découvrir à Marc et Faline un nouveau jeu, les Royaumes Sauvages. Il s’agit de lutter pour le contrôle de cinq territoires en y plaçant des cubes en jouant des cartes (cela peut rappeler Kardinal und König mais en plus chaque territoire impose des contraintes différentes sur les cartes qui peuvent être jouées. Le jeu ajoute une dimension « tempo », il faut bien choisir le moment de ses actions car dès qu’un joueur a passé certaines deviennent indisponibles. A cette première partie c’est Faline qui s’en est le mieux tirée mais le groupe restait tiède sur la configuration à 3 joueurs où on peut tirer les marrons du feu d’un affrontement entre les deux autres.