Séance de VENDREDI 10/06/2022 à SERVEL

Le massacre d’Oradour-sur-Glane,le 10 juin 1944, est resté le plus grand crime perpétré  contre des civils commis en France par les armées allemandes, semblable à ceux de Marzabotto en Italie, ou de Distomo en Grèce (perpétré le même jour), qui transposèrent sur le front de l’Ouest des pratiques très courantes sur le front de l’Est. Moins connu chez nous, au Mexique, un autre 10 juin vit, en 1971, le massacre de Corpus Christi  lors d’une manifestation étudiante en soutien aux étudiants, violemment réprimée par les « Faucons », un groupe paramilitaire au service de l’Etat et formé par la CIA. Plus de 120 jeunes étudiants entre 14 et 22 ans y furent assassinés.

Dès le début de son gouvernement en 1970, le président Luis Echeverría Álvarez annonça des réformes d’ouverture démocratique, et permit le retour immédiat de certains leaders du mouvement étudiant de 1968 exilés au Chili. Dans une atmosphère d’optimisme et d’enthousiasme, les étudiants crurent à la possibilité du dialogue et au poids de la rue. En réaction à un projet affaiblissant l’autonomie universitaire, les étudiants de Monterrey commencent une grève et lancent aux autres universités mexicaines un appel à la solidarité. Une nouvelle loi organique entre en vigueur le 30 mai, mais ceux de Mexico maintiennent la manifestation, pour demander l’ouverture démocratique promise.

Le 10 juin, les manifestants sont encadrés par des policiers et des militaires, qui finissent par leur bloquer la voie. Un groupe entraîné par la Direction Fédérale de la Sécurité mexicaine et la CIA, les « Faucons », attaque brusquement les étudiants dans les rues attenantes à l’avenue principale. L’attaque se fait à dessein avec des bâtons de bambou et des matraques, de sorte que, repoussée rapidement par les étudiants, elle donne lieu à une contre-attaque, elle, avec des armes à feu. Une partie des étudiants tente alors en vain de se cacher pendant que la police reste une passive spectatrice du massacre. La fusillade dure de nombreuses minutes, lors desquelles même les blessés sont exécutés.

Le soir même, le Président annonce une enquête, tandis que le régent et le procureur général de la ville nient la présence des « Faucons » et que les responsables policiers accusent des factions dissidentes au sein des mouvements étudiants. Luis Echeverría Álvarez nia son implication, mais jamais lumière ne fut jetée sur une situation officiellement niée. Jamais ces faits sanglants ne se virent attribués de responsable, et très peu furent traduits en justice.

Mexico's 1971 Corpus Christi Massacre, Fifty Years Later | National Security Archive

51 ans après à Lannion, des analyses en impasse et de sombres catacombes s’invitaient à la soirée de Parties Civiles.

Table 1, dite « Enquête vaine » : Frank propose une nouvelle enquête du Bureau of Investigation, qui utilise le système de Sherlock Holmes Detective Conseil dans un univers inspiré de l’œuvre de Lovecraft. Pour le coup, on est complètement plongés dans son univers, avec une maison aux multiples pièces à visiter, et qui recèle de lourds secrets. Un sentiment de tourner en rond s’empara des enquêteurs, qui conclurent à un bug et, excédés, finirent par lire la solution, qui leur apparut comme impossible à découvrir par des voies naturelles.

Table 2, dite « Catacombes en devenir » : Christophe, Adriane et Dom jouent à la Gloire de Rome. Xof tarde à prendre le tempo du jeu mais finit par avoir des bâtiments puissants, comme celui qui double es actions de chaque client ou celui qui récupère dans les stocks chaque carte jouée. Avec des stocks peu garnis en fin de partie, il prend la troisième place avec 25 PV. Dom construit beaucoup de bâtiments de faible valeur. Il ne parviendra jamais à construire le denier étage en marbre de son bâtiment à 6 PV et finit avec 34 points. Adriane déverse quantité de marbre dans ses stocks et précipite la fin de partie en construisant les catacombes. Elle l’emporte avec 35 PV.

Séance de VENDREDI 11/02/2022 à Servel

Le 11 février de l’an 660 av. J.-C., Jimmu Tennô, un descendant de la déesse du Soleil, Amaterasu Omikami, érige le premier palais du Japon. De ce jour date la naissance de l’Empire du Soleil levant. C’est du moins ce qui ressort de deux livres sacrés rédigés au VIIIe siècle de notre ère, le Kojiki et son complément, le Nihongi. Ils racontent comment plusieurs générations de divinités se succédèrent dans le ciel et sur la terre jusqu’à l’avènement d’Izanagi et de sa soeur Izanami. De leur union naquirent l’archipel nippon et les esprits divins qui l’habitent (les Kami).

Izanami étant morte en couches, Amaterasu Omikami naît peu après de l’oeil droit d’Izanagi. Un temps malmenée par son frère Susano, elle choisit de se cacher dans une grotte, privant le monde de sa lumière et de sa beauté. Les divinités réussissent par ruse à l’en faire sortir en proclamant qu’elles ont déniché une déesse qui surpasse en beauté toute la création. Curieuse, Amaterasu consent à sortir pour s’en rendre compte et que voit-elle en fait de beauté suprême ? Elle-même dans le reflet d’un miroir ! Réconciliée avec son frère, elle prolonge avec lui la lignée divine jusqu’à un humain d’essence divine, Jimmu Tennô, premier empereur nippon.

En 1872, l’empereur Meiji a fait officiellement du 11 février l’anniversaire de la fondation de l’empire selon la tradition shintô. Abolie par les Américains en 1945, la fête nationale a été rétablie en 1966.

En cet anniversaire, le Japon et d’autres empires étaient à l’honneur pour cette soirée de Parties Civiles.

Table 1, dite « In cauda venenum » : Dom et François invitent Guillaume à Glory to Rome, l’excellent jeu de Carl Chudyk. Dom prend de l’avance sur les premiers tours, montant notamment sa main à 7 cartes, pendant que Guillaume construit le Forum et choisit la stratégie audacieuse qu’elle permet, surtout pour une première partie : gagner en ayant tous les types de patrons dans ses clients et tous les types de matériaux dans ses stocks, ce que personne n’a encore jamais réussi sur nos tables. François enchaîne les constructions, sans qu’aucune n’apporte d’éclat particulier. Guillaume accumule matériaux et patrons, et il devient peu à peu évident qu’il va bientôt gagner : il ne lui manque que quelques exemplaires à accumuler dans ses stocks, ce qui grippe la fin de partie, puisque aucun de ses adversaires ne peut jouer les rôles en questions, faute de les offrir sur un plateau dans le pot commun. C’est alors que François révèle la carte maîtresse, longtemps fomentée : le Colisée, qu’il parvient à construire in extremis, permet de piocher dans les clientèles des adversaires en jouant le rôle Légionnaire, les cartes alimentant la chambre forte du joueur actif. Quelques tours de « Rome exige » permettent donc de faire main basse sur les clientèles adverses, et de gonfler la chambre fore de François, avec deux conséquences: réduire à néant la stratégie de Guillaume, et gonfler le magot de François, qui finit par l’emporter avec 45, contre 35 à Dom, et 10 à Guillaume, dont le faible score s’explique par sa stratégie de tout ou rien.

Table 2, dite « Lignée divine » : à la table d’Iki on célèbre bien sûr la fête nationale, pour confirmer que Mickaël est bien d’une lignée divine à ce jeu: il l’emporte avec 107, devant Olivier B., 103, et Nicolas III (notre gentil nouveau membre, qui a survécu à sa première séance de mardi), 66.

Table 3, dite « Soleil levant » : à Parks, Adélie se révèle bien meilleure randonneuse que Xel, Neox et Vincent, et voit la première le soleil se lever au terme de son voyage.

Table 4, dite « Empire en devenir » : à Pillards de la mer du Nord les vikings assoient leur emprise sur un empire en devenir. A l’issue d’une joute disputée, Vincent, 57, domine Xel, 51, Neox, 46, et Adélie, 37.

Table 5, dite « Le rouge vous va si bien » : sur un circuit italien tourmenté de Flamme rouge le sprinteur rouge de Dom l’emporte d’une longueur face au sprinter vert de François, et place son rouleur sur la troisième marche du podium. Mickaël et Guillaume y ont connu la fringale.

Séance de MARDI 12/11/2019 à Servel

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Le 12 novembre 1915, Roland Barthes venait au monde. Pionnier de la sémiologie, pourfendeur d’idées reçues sur la critique littéraire, les mythes ou encore le statut de l’auteur, il a une place à part parmi les intellectuels français. Son homosexualité, ses incursions dans les champs du théâtre, de la photographie et de la littérature, sa disparition baroque dans un accident avec une voiture de blanchisserie en plein Paris, rue des Écoles, les pastiches dont il fut l’objet en font aujourd’hui une sorte de mythe de son époque, qui aurait mérité un chapitre de ses Mythologies, à côté de la Citroën DS, du steak-frites ou du visage de Greta Garbo.

104 ans après, à Lannion, un empire de signes se déployait sous les jeux des joueurs de Parties Civiles.

Table 1, dite « Mythologies » : Baptiste et Neox remontent sur le ring pour la deuxième semaine pour revisiter les mythes de l’Ouest américain à Paladins du Royaume de l’Ouest. Galants, ils ont convié également Camille et Xel. Comme la semaine dernière, Neox survole la partie, avec 89 points, laissant Baptiste au même étiage que vendredi (49). Xel (46) et Camille (42) ont observé, mutiques, cette mythique prise de catch d’un Président pas si débonnaire. « La vertu du catch, c’est d’être un spectacle excessif » disait Barthes dans Mythologies .

Table 2, dite « Fragments d’un discours amoureux » : Lucas et Thibault s’enferment dans l’aquarium pour un Terraforming Mars. Pourvu de toutes ses extensions, il sert de prétexte à les emmener jusqu’au bout de la nuit pour un tête-à-tête dont nous ne connaissons pas l’issue, puisque nous les laissâmes à leur intimité prolongée bien après l’heure du bouclage. Intimité bien imitée mais feinte: dans Mythologies, Barthes remarquait « Ce que le public réclame, c’est l’image de la passion, non la passion elle-même ».

Table 3, dite « Le bruissement de la langue » : on a beaucoup parlé à cette partie de Glory to Rome où Dom prit d’abord le ton professoral du Collège de France qu’on lui connaît pour énoncer les règles, RomJé jouant à livre ouvert dans une partie que l’on voyait promise à Audrey, nantie d’une liste vertigineuse de Patrons (qui sont en fait, dans cet univers romain, plus proche des esclaves), Dom encore commentant à l’envi ses combinaisons mirifiques qui ravissaient la foule (comme on dit à Hanabi). Tout ceci mêlé faisait un bruissement de langues et composait comme une écriture à quatre plumes. « L’écriture est précisément cet acte qui unit dans le même travail ce qui ne pourrait être saisi ensemble dans le seul espace plat de la représentation » indique justement Barthes dans L’empire des signes. Pourtant ce n’est ni Audrey (20) ni Dom (22) qui triomphèrent à cette fête romaine. Votre narrateur se voyait mal en point quand la partie prit fin, comme toujours à ce jeu, de façon abrupte, par un « Je pense » de RomJé. Pourtant je terminai à égalité avec lui (28), par la grâce d’un marchand démultiplié. Mais mon adversaire obtint la victoire grâce à sa main plus fournie, l’effet justement de sa dernière pensée ! Cogito ergo sum – Je pense, donc je suis (vainqueur), conclut-il, à la romaine, en latin.

Table 4, dite « Boissons et totems » : le Doc Nico sort Neta Tanka et attire dans ses rets Olive, et François-René, tardivement arrivé. Nous sommes le long de la Grande Rivière Gelée, où vit la tribu des Frostrivers en harmonie avec la Nature. La tribu obéit aux lois des Quatre Anciens, dirigés par le plus vénérable d’entre eux: le Neta-Tanka. Au crépuscule de sa vie, il réunit tous les Clans de la Tribu pour désigner son successeur. Durant cette cérémonie, chaque clan présente un jeune chef qui devra montrer sa générosité et sa capacité à pourvoir aux besoins des siens, pour devenir le nouveau Neta-Tanka. A l’issue de cette partie longuement étirée comme une dégustation de grands crus, c’est le Doc qui s’impose avec 48, devant F.-R., 33, et Olive, 30. Une victoire largement due à ses 18 points de totem qu’il acquit sans tabou. A propos de vin et de totem, Barthes disait ceci dans le chapitre « Le vin et le lait » de Mythologies: « Le vin est senti par la nation française comme un bien qui lui est propre, au même titre que ses trois cent soixante espèces de fromages et sa culture. C’est une boisson-totem, correspondant au lait de la vache hollandaise ou au thé absorbé cérémonieusement par la famille royale anglaise. »

Table 5, dite « La chambre claire » : pour finir la soirée, Doc Nico propose un petit Jumpy Jack. Voici un jeu de course de chevaux où l’on parie sur son tiercé dans le secret de sa chambre obscure, avant de faire avancer les pur-sangs (une sorte de variante hippique de Lemming Mafia si on veut). Il y a des chausse-trappes en cours bien sûr, les chevaux pouvant être ralentis, accélérés ou carrément éliminés, perspective que Barthes avait envisagée dans La Chambre claire: « J’observe avec horreur un futur antérieur dont la mort est l’enjeu. » A ce jeu de bluff où il s’agit de parier sur le positif en faisant croire au négatif, Doc Nico fit impression, triomphant sur un dernier pari qui fut l’unique tiercé dans l’ordre de la partie: un JOB (Jaune, Orange, Bleu) well done en l’occurrence !

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Séance de VENDREDI 04/10/2019 à Servel

Le 4 octobre 1945, une ordonnance créait la sécurité sociale, organisation destinée à « garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent. »

74 ans plus tard à Parties Civiles, aucune garantie sur la capacité de gain n’était disponible.

Table 1, dite « Le grand houblon » : pour ce classique revisité, Brass: Birmingham, Thomas a apporté de la bière, mais il est interdit de l’utiliser pour vendre ses marchandises. On apprend à ce propos que brass, en anglais, n’a rien à voir avec les brasseries, mais se traduit par laiton. Le houblon aidant, Thomas est survitaminé, et s’offre une victoire de prestige avec 176, juste devant Xel, 170. Votre serviteur termine à 132 sur un dernier tour splendide (2 aciéries retournées derechef à la suite !), et Eric fait un début honorable avec 109.

Table 2, dite « Couverture universelle » : à Root on s’encanaille à jouer avec deux vagabonds, et ce sont eux qui tinrent le haut du pavé, Doc Nico devançant Jérôme pour tirer à lui une couverture universelle. François-René, avec l’alliance de la forêt, Vivien, avec les chats, et Nicolas II, lézard de service, avaient un domicile fixe mais pas les points qui vont avec.

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Aristeia

Table 3, dite « Humains, sinon rien » : voici Aristéia, un jeu de plateau type MOBA qui permet aux joueurs de devenir managers d’une équipe dans le plus grand show télévisé de la Sphère Humaine. Tout un programme, dont on ne sait malheureusement rien sinon que Frédéric et Olivier.L en furent les protagonistes.

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Table 4, dite « Ombre déportée » : encore une découverte à cette table dans une soirée riche en surprises. Il s’agit de l’ombre de Kilforch – la réédition du jeu Gloom of Kilforth, de Tristan Hall, 3ème Kickstarter de la compagnie (la première édition de GoK donc, et un jeu de carte sur la bataille d’Hastings 1066, Tears to many mothers). Jouable en mode coopératif ou compétitif il permet aux joueurs de vivre une aventure épique, avec en prime les splendides illustrations de l’artiste polonaise Anna Kryczkowska. On meuble, on meuble, car, pour tout vous dire, de Mickaël, Frank et le petit Paul, nous ignorons qui a eu le dessus.

Table 5, dite « Mineur accompagné » : Dom initie à la Gloire de Rome Elouan, Frédéric, Audrey et Olive (le seul à déjà avoir joué). Le tuteur finit par sortir une combo de cartes typique de ce jeu : disposant d’une clientèle doublée, il recrute 11 clients d’un coup ! A 5 joueurs, la pioche descend vite : la partie prend fin juste après, et si Dom l’emporte c’est avec un modeste 14 PV devant 11 pour Frédéric (le seul à avoir une ressource dans sa chambre forte, qui lui rapporte 6 PV), puis 10, 9 et 7. Et en complément : les mêmes jouent ensuite à The Boss. Partie courte (en 3 manches) dominée par le retors Elouan suivi par Dom et Audrey à égalité. Il faudra garder un œil sur ce jeune-là.

Table 6, dite « Parcours de soin » : à Trône de fer Maxime le sauvageon a tant pris soin de Jeff Lannister qu’il l’a laissé, lui offrant une égalité alors que tout indiquait qu’il devait gagner.

Table 7, dite « Docteurs non conventionnés » : à Trône de fer encore, c’est Jacques – Stark qui joute avec Christophe le gardien de nuit. Deux docteurs en jeu certifiés, mais ne leur demandez pas de ticket modérateur, ce sont des passionnés ! L’un d’eux dévoilera-t-il l’issue sur le forum ?

Table 8, dite « Salle d’attente » :pour ce Codenames final nous retrouvons les Rouges (Doc Nico, Nicolas II, Thomas, Xel) affronter les Bleus (Dom, Vivien, François-René, et votre serviteur).

Rouges 1-0 : les Bleus foncent sur le mot assassin Cercle pour un pourtant indiscutable Militant 2 qui visait Colle et Route.

Bleus 1-1 : les Bleus égalisent mais sont contestés dans leur choix douteux de l’indice Bonduelle visant Casse + Grain !

Rouges 2-1 : victoire à longue maturation des Rouges qui finissent par un petit digestif sur un Williams 1

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Séance de MARDI 11/06/2019 à Servel

Le Paris-Bordeaux-Paris du 11 juin 1895 est en général considéré comme la première grande course automobile de l’histoire. 46 concurrents en prirent le départ, avec parmi eux quelques tricycles et une demi-douzaine de bicyclettes à moteur (des mobs, quoi) dont deux à vapeur et une avec un moteur 5 cylindres en étoile dans la roue arrière. Ca ne rigolait pas à l’époque chez les ingénieurs.

Ce qui frappe sur la ligne de départ c’est la diversité des solutions techniques retenues, caractéristiques d’une industrie jeune au foisonnement inventif. Ainsi on trouve des voitures propulsées à la vapeur, l’électricité et divers produits dérivés du pétrole. Les frères Michelin en profitent aussi pour mettre à l’épreuve leurs pneumatiques gonflables. A l’arrivée, tous les premiers utilisent l’essence et cette course matérialise l’avènement du moteur à combustion interne. Le pétrole connait ainsi un bref moment de gloire qui durera moins de deux siècles.

Si le premier revenu à Paris est Emile Levassor conduisant une Panhard & Levassor (la classe !), il n’obtient que le 2e prix car sa voiture était à 2 places. Conformément au règlement c’est le quatrième équipage, MM. Koechlin au volant d’une Peugeot 4 places (moteur de 1,3 l développant 3,7 CV et emmenant le bolide à 20 km/h), qui décroche le premier prix bien qu’arrivé 11 heures plus tard. 224 années plus tard, il n’y avait que 6 concurrents à se présenter pour la soirée.

Table 1, dite « Bref moment de gloire » : Thomas et VHN entraînent Camille dans une partie de La Gloire de Rome qu’elle découvre. D’abord réservée, elle semble avoir apprécié ce jeu à l’originalité d’un classique (tempo des tours et de la partie, gestion du « lot commun » central) et aux combos parfois éhontées. Dom garnit très vite ses clients et peut multiplier les actions, puis se met à faire main basse sur le lot commun après avoir construit l’Entrepôt qui permet de considérer chacun de ses clients comme un Ouvrier. La partie prend fin relativement vite par épuisement des chantiers en ville. Avec 41 PV (dont 7 issus des 14 cartes de son stock grâce à la Muraille), l’Imperator Dominicus finit avec une nette avance sur ses partenaires.

Ils disputent ensuite une partie rapide de Welcome to the Dungeon : deux fois de suite c’est Camille qui est envoyée avec son barda vider la pile de monstres. La première fois elle s’en sort facilement, la deuxième fois de justesse et voilà une solide gagnante.

Table 2, dite « Compétition d’énergies » : François-René-1, Nicolas-2 et Olivier-3 jouent à un autre jeu de cartes à combos, Seasons qui a en plus des gros dés multicolores. Ici c’est N2 qui en ayant réussi quelques lancers redoutables et cristallisé des énergies, finit avec une nette avance (de l’ordre de 40 points) sur ses partenaires.

Table 3, dite « 4 places, Oui ! 2 places, Non ! » : fusion des tables 1 et 2 pour finir avec deux parties de Time Bomb. Dans la première, les « bons » (qui étaient 4) arrivent à couper les 6 fils désamorçant l’engin explosif. Dans le seconde, ils ne parviennent pas à empêcher les comploteurs (qui étaient 2) de le faire sauter. Mais comment expliquer que les deux fois Thomas ait été parmi les force du mal ?

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Séance de MARDI 22/01/2019 à Servel

Le 22 janvier 1905, on enterrait Louise Michel, anarchiste et militante active de l’extrême-gauche, morte le 9 janvier précédent à Marseille, victime d’un coup de froid. Ses funérailles rassemblent une foule de plusieurs milliers de personnes à Paris. Louise Michel reste une figure emblématique du mouvement anarchiste et du mouvement ouvrier en général. Pas moins de 190 écoles, collèges et lycées lui ont donné son nom. Un vocabulaire relevant de celui réservé aux saintes et aux hérétiques qui lui est parfois appliqué : quand elle n’est pas la « Bonne Louise », elle est la « Vierge rouge » (dixit Verlaine).

Le même jour débutait la première révolution russe: à Saint-Pétersbourg: l’armée tire sur une manifestation d’ouvriers et de paysans devant le palais d’Hiver. En l’absence de l’empereur, qui se trouvait dans la résidence de Tsarskoïe Selo (Nicolas II détestait Pétersbourg, qu’il qualifiait de « cloaque »), le commandement armé, dépassé par l’ampleur de la manifestation, aurait pris cette initiative.

114 ans après, à Lannion, on célébrait à sa façon les deux mamelles de la révolution: l’imagination et la domination.

Les funérailles de Louise Michel à Paris le 22 janvier 1905 (Albert-Pieters Desteray)

Albert PetersDesteray, Les obsèques de Louise Michel, Eau-forte en couleurs, 1905

Table 1, dite « L’imagination au pouvoir » : où Thibault entraîne Tristan et Benjamin dans le monde étrange d’Imaginarium. On y répare, démonte, combine et utilise de curieuses machines pour obtenir du charbonium et autres ressources qui permettront de réparer d’autres machines plus puissantes. Le Fab Lab n’a qu’à bien se tenir avec cet atelier surreéaliste dont Thibault sortit en maître.

Imaginarium
Imaginarium

Table 2, dite « Dominus maximus » : où Dom parvient à attirer deux victimes consentantes à Glory to Rome. Tel un maître de maison pressé de congédier ses hôtes, il mettra abruptement fin à cet agréable commerce en rushant la fin de partie, à la hussarde. Il l’emporta avec 32 – laissant sur le carreau Olive (26), et votre serviteur (19), qui, plutôt que cette issue précoce, avait tablé sur une soirée aux chandelles en compagnie de Carl Chudyk.

Table 3, dite « La tsarine » : Pionnière du féminisme, Louise Michel écrivit dans ses Mémoires : « Notre place dans l’humanité ne doit pas être mendiée, mais prise ». Lui emboîtant le pas, Xel s’impose dans un Dominion où Nicolas II opposa une vaillante mais pacifique résistance. Camille, Jérôme et François-René ont admiré.

Table 4, dite « L’union fait la force » : dans un Room 25 100% coopératif, la table 3 s’était entourée de deux renforts de poids: Neox et Doc Nico, qui ont fait pencher la balance du bon côté.

Table 5, dite « Anarchie organisée » : Imagine est un jeu où l’on s’empare de dessins pour faire deviner toutes sortes de choses. Avec Thibault, la table 2 s’y est bien amusée, et s’est parfois torturé l’esprit jusqu’à inventer des expressions imaginaires, notamment un fameux « Mourir comme un poisson dans l’eau » !

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Séance de VENDREDI 08/09/2017 à Ti Koad

Alors que la plupart des adhérents sont rentrés de vacances et que d’autres partent en voyage, les présents à Ti-Koad en ont profité pour partir loin voire très loin sans quitter leur chaise.

Table 1, dite « Ailleurs/1 » : dès le début de la soirée, Nicolas-2, Paul, Axel et Thibault bientôt rejoints par Vincent s’attablent devant The Battle at Kemble’s Cascade, un jeu dans l’espace infini où, pilotes avides de gloire et de fortune, ils parcourent la galaxie et font le coup de feu sur aliens et petits copains. Absorbés par leurs missions, ils y ont passé la soirée sans même prendre le temps de venir au rapport. La discipline se perd chez les pilotes.

Table 2, dite « New York » : un solide groupe de vétérans de PC, Nourdine, François-René, Baptiste, Neox et Mickaël ressortent Le Parrain, déjà vu récemment avec ses abondantes figurines (alors que c’est un jeu de gestion/contrôle de territoire. Où sont les pions en carton d’antan ?). L’Hudson s’est remplie de cadavres et le tournant de la partie a été une extorsion réussie par Nourdine. Ce dernier finit 1 point devant un Neox outragé par tant de déloyauté envers sa famille.

Table 3, dite « Rome » : où l’on revoit apparaître un jeu qui ressemble à peu d’autres, La Gloire de Rome, avec son rythme particulier, son interaction constante et ses combos scandaleuses. Autour de la table, Frank, Bruno, Thomas, Tristan et VHN. Une partie où Thomas accumulera une belle collection de clients, où les Légionnaires de Dom ne lui feront pas que des amis et où le lot central de cartes sera particulièrement bien doté. Fin de partie par épuisement de la pioche, avec Tristan qui gagne son triomphe impérial avec 27 PV, 4 points devant VHN. A noter pour le prochaine fois, ne pas hésiter à vérifier dans le livret de règles la description complète du pouvoir des cartes.

Table 4, dite « Istanbul » : Tristan, VHN, Bruno et Thomas font ensuite une partie de … Istanbul, les deux derniers découvrant le jeu. VHN réussit par deux fois à vendre 5 marchandises au grand marché et dispose d’une cagnotte confortable. Il arrive le premier aux 5 rubis marquant sa victoire, devant Bruno (4) et Tristan & Thomas (3).

Table 5, dite « Londres » : F-R, VHN, Neox, Nourdine et Mickaël disputent 3 parties de Time Bomb. Un jeu où il faut savoir mentir et où le clan Moriarty triompha par 3 fois. Shocking !

Table 6, dite « Ailleurs/2 » : Bruno, Thomas et Tristan partent coloniser l’espace avec Tiny Epic Galaxies. C’est tout ce que nous savons.

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Séance de MARDI 28/06/2016 à Ti Koad

Nous sommes le 28 juin, date de batailles bien connue dans l’histoire, et quelles batailles….
Au cœur des Balkans, sur la lande sinistre de Kossovo Polié, deux armées s’affrontent le 28 juin 1389: les Serbes de Lazare, prince de Raska, et les Turcs du sultan ottoman Mourad 1er. Le sultan est assassiné au cours de la bataille. Son fils Bajazet lui succède aussitôt et à la fin de la journée, victorieux, fait décapiter le prince Lazare tombé entre ses mains. C’en est fini de l’indépendance du royaume serbe. Aucun royaume chrétien n’est désormais en mesure d’arrêter la poussée turque dans les Balkans et l’Europe centrale. La péninsule des Balkans ne retrouvera son autonomie puis son indépendance qu’au XIXe siècle.
Le 28 juin 1914, l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie, est assassiné à Sarajevo par un nationaliste serbe. Cet attentat est le prétexte que vont utiliser quelques semaines plus tard les grandes puissances européennes pour s’entredévorer…
Et cinq ans plus tard jour pour jour, dans la Galerie des Glaces du château de Versailles, là même où fut proclamé le IIe Reich allemand en 1871, un traité entre l’Allemagne et les Alliés règle le conflit qui germa à Sarajevo.

Les représentants de 27 pays alliés font face aux Allemands, mais le traité a été concocté en cercle fermé par quatre personnes seulement : Georges Clemenceau, David Lloyd George, Thomas Woodrow Wilson et Vittorio Orlando. L’Allemagne est amputée du huitième de son territoire et du dixième de sa population, soumise à des limitations de souveraineté humiliantes, et tenue pour seule responsable de la guerre. À la signature du « Diktat », le comte de Brockdorff-Rantzau lit une longue protestation au nom de l’Allemagne, début d’un grand malentendu qui rencontrera un écho sinistre quelques années plus tard…

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Table 1, dite « effondrée »
…où, dans un Pyramide d’animaux en guise d’apéritif amené par Dom, Thomas se révèle le plus habile face à Bruno et votre humble serviteur dans un final à suspense. Le principe du jeu tient dans son titre et l’image ci-dessous le résume bien: empiler les animaux sans en faire tomber, le tout agrémenté d’un dé qui introduit un chaos relatif (à l’échelle des 4 ans et plus à qui ce jeu est destiné…)

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Table 2, dite « étirée»
…où  Nicolas II sort victorieux d’un Summoner wars qui l’opposa à Jean-Yves, Jérôme et Frank. Quatre joueurs calmes, c’est appréciable dans un petit espace pour une table qui subsista jusqu’au bout de la nuit…

Table 3, dite « disputée »
…où Baptiste, la bourse pleine de jeux récupérés à St-Elivet, s’impose de haute lutte avec 26 PV devant Hélène (21) et Nicolas-Neox (23) dans un opus de Via Nebula serré comme une boîte de sardines.

Table 4, dite « rendue à César »
…où Dom fait découvrir à Bruno La gloire de Rome. Un jeu agréable, bien pensé avec ses cartes aux usages multiples, et facile à jouer, mais où il faut surveiller ses voisins comme le lait sur le feu compte tenu des conditions de fin de partie associées à certaines cartes. Car un des inconvénients majeurs du jeu, c’est que lorsqu’un joueur a pris un ascendant, il est quasiment impossible de le rattraper: une bonne main de départ, un brin de stratégie, et la partie est jouée. Un Thomas taille patron, fort d’un banc de touche musclé et d’une main longue comme le bras, s’y voyait déjà.  Cependant, il existe des combos de cartes assez puissantes qui permettent, avec un brin de chance, de revenir dans la partie, et, aussi, des cartes qui y mettent fin abruptement, comme la carte Catacombes, que Dom réussit à construire. Ainsi, il acheva le jeu dans l’instant, et le remporta illico avec 10 points, devant Thomas, 9, Xel, 7, VHS, 4 et Bruno, maçon resté au pied du mur, 2. Un coup de vache, mais, reconnaissons le au vu du résultat, un coup de maître.

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Table 5, dite « anesthésiée »
…..où la table 3 enchaîne sur un Pandémie, dont le monde terminera guéri.

Table 6, dite « ciel mon Mardi ! »
…où la table 4, cherchant un petit jeu d’ambiance de fin de soirée (un jeu qui « pulse » dixit Dom, et donc exit P.I. que je proposai en vain), tombe dans le traquenard posé par Bruno qui réussit à placer son Alhambra: un jeu de développement de cité avec ses chambres, jardins, palais (à l’image du vrai Alhambra)…. Des constructions ouvertes, car il faut faire attention aux murs, des règles assez simples mais plutôt nombreuses, un comptage des points subtil, avec 3 décomptes intermédiaires et un final, et le tout avec des extensions, bien sûr des règles nouvelles et certains joueurs qui ralentissent la progression du jeu: tout était réuni pour défier la promesse initiale… Dom réussit une fois de plus à assimiler les règles de placement et de « scorage » mais, avec 109, finit cette fois coiffé au poteau par Thomas, 116. Xel, 108, complète avec honneur un podium que Bruno, 93, manque de peu, et que VHS, englué dans un dédale de murs inextricable, regarde aux jumelles (45). Ceux qui voulaient se coucher tôt pour un mardi en furent pour leurs frais, mais soyons reconnaissants à Bruno de nous avoir fait découvrir ce joli jeu.

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Table 7, dite « digestive »
…..où Nicolas II et Jérôme, pas lassés de leur interminable campagne, se lancent à l’assaut d’un donjon peuplé de monstres. Welcome to the dungeon fut joué en deux manches, dont le résultat sera partagé en frères.

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Séance de VENDREDI 04/12/2015 à St-Elivet et ailleurs

Un 4 décembre, fort fort lointain (1563), prenait fin le concile de Trente, la réponse catholique à l’agression (entre guillemets) de la réforme protestante. Coupure entre l’Église médiévale et l’Église des temps classiques, le concile de Trente rénova différents points de doctrine. L’Église médiévale prônait la dévotion, les pèlerinages et les processions, celle issue du concile va privilégier la confession et la prédication. Surtout, elle bouleversa l’organisation du culte. C’en sera fini des curés et moines incultes, paillards et laxistes qui faisaient le régal des bateleurs de foire et des fabulistes au Moyen Âge. À la place d’une Église médiévale, épuisée, une nouvelle Église prendra forme, avec ses zones d’ombre et de lumière. Elle va perdurer jusqu’à la fin du XXe siècle et au concile Vatican II, bien plus proche de nous (1965). Cette crispation face au vent nouveau du protestantisme a provoqué des décisions dont nous subissons toujours les conséquences, notamment dans le gouvernement de l’Église : absolutisme pontifical, centralisation, et culte du secret.

Table 1, dite «vaticane»
Dans l’atmosphère industrieuse de la Rome antique, nous jouons aux bâtisseurs du trop méconnu univers de La gloire de Rome. Ce fut une  partie chaotique,  souvent interrompue par les allées et venues des joueurs qui exposaient des points de règles de jeux alentours, et aussi par ces joueurs des alentours qui venaient visiter nos chantiers, sans même porter de casque.  Thomas crut l’emporter en faisant chauffer le marchand plusieurs fois de suite en fin de partie, mais votre humble serviteur, roi des patrons, réussit à rester assez concentré tout du long pour l’emporter avec 23 PV, devant Thomas (19), Mickaël (15), Xel (11) et Dom (9).

Table 2, dite «cathare»
Au tribunal de l’inquisition de Carcassonne, c’est Marvin qui brûle sur le bûcher Michał, Axel et Franck (venu pour une fois sans Kelly). Il n’a pas choisi les plus grassouillets pour son barbecure….

Table 3, dite «hérétique»
A L’auberge sanglante, Jacques fait une boucherie (57) ne laissant que les caraasses des hérétiques à Julien (dit de Paimpol) à 39, Justine (30), et Jeff (20).

Table 4, dite «parisienne»
A Codenames, les Bleus (Dom, Xel, Axel et votre modeste rédacteur) l’emportent très largement face aux Rouges (Thomas, Mickaël, Jeff, et Justine), mis à mal par la bande à Jerry (comprenne qui pourra), et ce malgré quelques quiproquo inoubliables: quand vous avez comme propositions chaîne, fou, et lunettes, quels sont les deux mots qui vous font penser à Afflelou ? Et au fait, quel mot diriez vous pour faire deviner à la fois Suisse, mouton et tube ?

Table 5, dite «prébendière»
L’agitation mentionnée en table 1, consécutive à l’utilisation du DUC (le fameux Deck Universel de Cartes de Dom), et donc aux aller-retour subséquents de son géniteur, aboutit à la configuration de ce couteau Suisse du jeu pour un opus de For sale, où Franck amasse les deniers. Michał, Jeff, Axel, Justine et Julien secouent le tronc dans le vide.

Table 6, dite «écartelée»
A De Stijl, le jaune gagne avec 12 territoires (le plus gros de 5),  12 blancs (max de 4), 12 bleus (max de 4) et 11 rouges. Une partie extrêmement serrrrrrée – paradoxalement, plus il y a d’r, plus ça semble serré, non ? Les joueurs étaient Dom, Xel, Jeff et votre humble narrateur, qui ont tous pris leurs couleurs habituelles, sauf Jeff qui endossa le maillot jaune habituellement prisé par Thomas, et que vous recconnaîtrez donc sans peine. La photo-finish témoigne de cette joute héroïque:

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Table 7, dite «hors les murs»
Cette soirée hors les murs nous est plaisamment contée par le barde Sylvain.

Hier soir, Baptiste a accueilli Jérôme, Nicolas, FR (dit Augustine la folle), Hélène et moi-même pour une partie du jdr : aventure dans le monde intérieur. La séance fut assez typée Indiana Jones avec des déplacements sur la map monde ( Londres – Marseille – Aboukir – Ventre Monde ), des Allemands fort peu sympathiques, une peuplade isolée et même l’explosion d’un dirigeable. De nombreuses questions furent posées comme : pourquoi les Anglais lèvent-ils le petit doigt quand ils boivent a cup of tea? -comment boire de l’absinthe de la façon la moins courtoise possible? – cravache ou fouet? – comment bien interpréter un personnage féminin nommé Ilda quand on est un homme?
Bref vendredi soir la science a progressé… mais pas grâce à nous… (pour ça il faut plutôt voir du côté du Téléthon). La soirée s’est terminée sur un soupçon d’héroïsme, un brin de philosophie et une bonne tranche de rigolade !

 
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Séance de VENDREDI 06/11/2015 à St-Elivet

Une folle effervescence reignait ce soir-là à St-Elivet. Certains étaient venus de loin, pour d’autres c’était la première fois, Thierry arpentait les couloirs à la recherche du webmaster pour lui soumettre un Change Request à ouiMite visant à pouvoir créer des alias distincts des login, et François-René avait amené à boire pour fêter son anniversaire, mais ça datait déjà de la veille.

En fait, celle qui avait vraiment son anniversaire ce  jour là, c’était Emmma Stone. La nouvelle égérie de Mr. Woody était trop occupée pour venir, mais on avait promis de donner à chacune de nos tables un de ses titres de films. Ce qui commence à faire un joli paquet, mais il faut dire que la gamine a commencé tôt dans le métier.

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Table 1, dite « Super Grave »

Il ne fait pas bon faire étape à L’auberge sanglante, récente acquisition que Mickaël nous invite à visiter. Il s’y passe même des trucs super graves, comme de la corruption, des meurtres et des enterrements. Et plus on enterre un voyageur huppé, plus ça rapporte (des francs, comme dans un bon vieux film noir des sixties). Bref, aucune morale à ce jeu original, avec un dispositif où chacune des cartes représente à la fois un voyageur, un corps de métier, et un bâtiment (qui sera une future pierre tombale). La vie est courte, et la fin du jeu nous saisit de notre vivant, quelques cadavres encore fumants reposant sur le trottoir en attente d’une digne sépulture.  Dominique fut le fossoyeur le plus zélé et repart lesté de 83 nouveaux francs, devant Jeff (9,91 €), Mickael (5200 anciens francs) et VHS (3900 Francs CFA).

Table 2, dite « La couleur des sentiments »

Summoner wars est un jeu de combat tactique où, dans la peau d’un Invocateur, on constitue ses troupes pour ensuite les mener au champ de bataille (où, en général, on trouve des ennemis), et sans trop faire de sentiments. Jérôme et Jacques dament le pion à Thierry et Thomas.

Table 3, dite « Super blonde »

A Shadow Hunters, nous étions 7: 3 Neutres (Baptiste au Trésor, Julien H le novice, VHS), 2 Shadow (Xel et Hélène) et 2 Hunters (Nicolas et François-René). Dans le rôle de la super brune, Hélène n’a pas compté pour des prunes, car, même si elle se fit occire d’entrée sous les coups fatals de…en fait, d’un peu tout le monde, elle fit partie, avec Xel, du clan victorieux des femmes de l’ombre. Portant le masque d’Allie, la plus frêle des Neutres (8 points de vie), je tire les ficelles de cet imbroglio en étouffant François-René, l’avant-dernier autre survivant, d’une étreinte trop poussée. Méfiez-vous aussi des blondes…

Table 4, dite « The amazing Spider-man »

1949: la guerre dure depuis trente-cinq ans lorsque les fouilles archéologiques de l’Obscura Korps mettent à jour une relique révélant l’emplacement de l’un des quatre points cardinaux obscurs du globe. Véritable porte des enfers, ce lieu maudit: Tannhäuser se trouve enfoui dans les cryptes. Et c’est ainsi que ce jeu d’affrontement uchronique vit la victoire d’une équipe de winners improbable (Hélène entraînant Axel, Baptiste-au-Trésor et Franck) contre une équipe de losers tout aussi improbable (Baptiste-au-chef-luisant, les deux Julien – F et H- et Laurent).

Table 5, dite « Sexe entre amis »

On ne présente plus BSG, et ses afficionados: Michał et François-René, plus humains que jamais, épaulaient Xel et Nicolas. A ce jeu, les couples se font et se défont comme dans un bon club échangiste, mais il faut veiller à garder du carburant et du moral si on ne veut pas mal finir. Les humains ne furent pas de trop pour vaincre 2 cylons en mal d’accouplements: Franck et Marie-Anne.

Table 6, dite « Gangster squad »

Avec vos bateaux pirates, à  Korsar, partez à l’abordage de gallions remplis de doublons. Mais vos adversaires veulent aussi remporter le magot. Baptiste-je-veux-de-l’or s’est logiquement le plus enrichi (35), devançant Hélène (26) et Julien F (22).

Table 7, dite « Magic in the Moonlight »

A-t-on assez parlé de la magie des fonds sous-marins sous la lune ? A Abyss, les protagonistes de la table 6 enchaînent, et c’est une cordée serrée qui voit remonter en tête Julien F (69) devant Bapiste-je-veux-mes-sous (66) et Hélène sur ses talons (65).

Table 8, dite « Hanté par ses ex  » (recueilli avec l’aimable participation de Dom)

Mikael, Jeff et Dom se replongent dans la Gloire de Rome. Dom précipite la fin de la partie en construisant les Catacombes avant que les moteurs à combos de ses adversaires ne soient lancés. Il l’emporte avec 14 PV, Jeff 9, Mikael 8.

Table 9, dite « Bienvenue à zombieland » (recueilli avec l’aimable participation de Dom)

Une bande de joyeux fêtards (Thierry, Thomas, Jérôme, Dom) sirote 3 tournées au Beasty Bar, offertes par les gagnants Thierry (1) et Jérôme (2).

Table 10, dite « Birdman »

A Level Up, faites comme l’oiseau en volant de niveau en niveau. A cette partie « ouverte », Votre Humble Serviteur coiffe sur le poteau Axel, qui allait l’emporter depuis au moins 2 tours, Julien H (notre nouvel ami) et Baptiste (l’homme au cuir d’airain).

Table 11, dite « L’homme irrationnel »

Spyfall était le jeu approprié pour clore cette soirée mémorable. Réunissant, outre Votre Humble Serviteur, Xel, Dom, Thomas, Thierry et Jérôme, cette partie nous permit de faire de belles découvertes sur les uns et les autres:

  • Dom ne passe jamais plus d’une ou deux heures à l’hôtel, et, quand il y est, demande comment sont les filles
  • Xel va toujours au Casino avec un sac à dos, dont elle prend soin d’ôter le révolver
  • Thierry n’est jamais rentré dans un hôpital, mais, quand il va à la plage, il mange aussi des crêpes
  • Votre Humble Serviteur trouve normal que les animaux d’un studio de cinéma soient adaptés à cet environnement, et, en général, fréquente les studios situés dans le Trégor
  • Quant à Thomas, n’étant jamais espion -bien que régulièrement suspecté-, il sut toujours se tenir du bon côté de la limite des réponses bizarres. Mais on l’aura aussi, on l’aura !

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