Séance de MARDI 09/04/2024 à Servel

Nous aurions pu vous narrer les aventures de René-Robert Cavelier de La Salle qui, à la fin du XVIIe siècle, explora le centre de l’Amérique des Grands Lacs au golfe du Mexique et prit possession d’immenses territoires dont la Louisiane ainsi nommée le 9 avril 1682 en l’honneur de Louis XIV. Ce dernier, peu reconnaissant, écrivit que c’était « fort inutile et qu’il faut dans la suite empêcher de pareilles découvertes ». La Salle finit assassiné par ses hommes en 1687. Mais nous en resterons là ; pour ceux et celles dont nous avons éveillé la curiosité, rendez-vous sur votre moteur de recherche préféré pour en savoir plus.

Table 1, dite « Imprudente » : Partie de La Bête pour Nastassia, Marie-Anne, Mickaël, Thomas et Marco. C’est la première qui endosse le rôle du prédateur du Gévaudan. Elle démarre fort en multipliant les petites victimes mais, trop sûre d’elle, se retrouve victime d’un échange d’enquêteurs en fin de première année et c’est l’hallali.

Table 2, dite « Triomphante » : Nouvelle partie de la Gloire de Rome pour François, Stéven et Dom, avec un petit parfum de match retour du 20 mars. Le hasard des premières pioches met entre les mains de Stéven le ludus magnus qui avait tant compté pour lui la fois précédente. Aidé par des pioches heureuses et l’imprudence des deux autres, il se retrouve avec 4 marchands dans sa clientèle qui à chaque tour réalisent l’action choisie, autant dire qu’il est surpuissant, multipliant les constructions de bâtiment et ayant des stocks débordant de marchandises. Le vidage du lot central par Dom n’y change rien et Stéven finit par mettre fin à la partie par épuisement des chantiers urbains. Le décompte confirme sa victoire avec 38 PV (20 de bâtiments et 18 de cartes dans sa chambre forte) mais révèle aussi un Dom qui s’est bien accroché avec 36 points grâce à sa chambre forte variée (17+19), François fermant la marche avec 13 (7+6).

Table 3, dite « Mordante » : Les deux tables ayant fini presque simultanément on recherche un jeu à huit et on exhume Nosferatu. Thomas endosse le rôle et la bosse d’Igor et choisit secrètement qui sera le vampire. Les nuits s’enchaînent sans qu’aucune carte Morsure (qui en général révèle une présence vampiresque) n’apparaisse dans celles jouées en secret; on finit par se demander s’il y en a bien un autour de la table, surtout que deux incantations résussies lèvent les doutes sur l’identité des quelques joueurs dont le comportement avait pu sembler ambigu. Après un épuisement de pioche sans morsure, la règle indique qu’on punit le vampire en révélant un rôle : c’est Marco qui est choisi et c’était lui le vampire. Il n’a pu jouer que trois fois et avait hésité à se révéler en glissant une morsure dans le paquet, sa prudence lui a été fatale.

Table 4, dite « Recrutante » : Les restants finissent avec un Scout après une réduction du groupe à 5 ludopathes.

Séance de MARDI 19/03/2024 à Servel

A l’approche du printemps, les partieciviliens ont du mal à quitter le terrier le mardi soir.

Table unique, dite « Six puis cinq puis quatre puis trois » : Après divers no-show, Xel se retrouve avec Marc, Stéven et VHN. On cherche un jeu pas trop long mais néanmoins solide et on se met d’accord sur une partie de La gloire de Rome, non sans quelques ricanements sur le fait que c’est joué d’avance. Stéven qui découvre démarre la partie inhabituellement et agressivement par deux Légionnaires successifs. Le second, double, lui sourit puisqu’il se retrouve avec trois Pierre et une Brique dans ses stocks tout en ayant vidé la main de ses voisins(e)s. Mine de rien ces ressources qui finiront pour partie dans sa chambre forte contribueront significativement à son score. Stéven et Xel prennent le meilleur départ, cette dernière construisant tôt un Entrepôt (« chaque client peut faire l’action Ouvrier ») et bénéficiant, grâce à ses clients, des actions Artisan choisies par les autres. Stéven quant à lui construit en milieu de partie un Ludus Magnus (« chaque client Marchand peut faire n’importe quel rôle »). Marc, dérouté par les règles et Dom, grommelant qu’il n’est pas dans le tempo et qu’il ne pioche pas les bonnes couleurs, sont manifestement en retrait. Jusqu’à ce que Marc achève un bâtiment lui permettant de faire l’action Patron pour chacun de ses points d’influence : il transfère 9 cartes du lot central vers sa clientèle et revient dans la course. Mais on voit la pioche diminuer et la fin de partie se rapproche : Stéven fait un dernier Marchand puis trois actions Penseur successives privent Xel d’achever un dernier bâtiment. Stéven (10 de bâtiments + 15 de chambre forte) s’impose avec 25 PV devant Xel (12 + 3), Marc (14 + 0) et Dom (5 + 8).

Ils poursuivent avec des petits jeux : deux parties de Coloretto à quatre d’abord, remportées par Marc puis Dom avec à chaque fois 25 PV. A noter la méthode alternative de scoring « face bleue » où il faut tenter d’avoir exactement 3 cartes dans les couleurs comptées en positif, au delà le score redescend. Enfin (en mode cube pourrait-on dire) trois parties de Trio à trois où chacun en remporte une, Stéven réussissant à collecter le trio de 7 qui donne une victoire immédiate et Xel rappelant que sa mémoire ne flanche pas du tout.

Séance de VENDREDI 06/10/2023 à Servel

Le 6 octobre 1857 a lieu à New York le premier congrès américain d’échecs, un tournoi par élimination entre les 16 meilleurs joueurs du pays. Il est remporté par Paul Morphy qui, après avoir battu le gratin national et européen, se retire sur ses lauriers à 22 ans deux ans plus tard. 216 ans plus tard cela joue toujours.

Table 1, dite « Roi » : Thomas accueille à une table de Londres (2e ed.) Marie-Anne, Xel et un nouveau Jérôme venu voir comment cela se passe à Parties Civiles. Il n’est pas déçu, Thomas fait une démonstration de son savoir-faire en marquant 18 PV au dernier tour grâce à ses cartes Metro. Il l’emporte avec 54 PV, détaché devant Marie-Anne puis Xel et Jérôme qui, ayant accumulé les pauvres, conclut avec philosophie qu’il a échappé au score négatif. Un flegme très british pour célébrer la gloire de Thom !

Table 2, dite « Cavalier » : Jeff et Frank ont joué il y a bien longtemps à la Gloire de Rome, voilà l’occasion de redécouvrir ce classique proposé par VHN. En début de partie le lot central est bien vide mais ensuite il est suffisamment garni. Les trois joueurs empruntent une voie inhabituelle en multipliant les bâtiments en construction (quatre ou cinq) mais en tardant à les finir. Dom voit Frank monter en charge en avec des combos de bâtiments puissantes (il peut en plus récupérer dans son stock les cartes qu’il joue à chaque tour) et manoeuvre de façon cavalière pour précipiter la fin de partie par épuisement des chantiers urbains. Ses trois ressources mises de côté dans la chambre forte valent 15 PV et il emporte cette partie courte avec 20 PV (5 influence/15 ressources) devant Jeff 13 (8/5) et Frank 10 (10/0).

Table 3, dite « Pions » : les habituels de Gloomhaven les mâchoires du lion (F-R, Armand, OlivierB et Jérôme) partent ce soir à la recherche de richesses à s’approprier. Ils repartent effectivement avec des sous et quelques points d’expérience mais avec une légère frustration de n’avoir pas fait grand chose dans ce scénario.

Table 4, dite « Tours » : Côté couche-tard, Terraforming Mars assorti de son extension Prélude pour Arakis, Alexandre, BenjaminG et Nico77, le tout sur un jeu joliment personnalisé. Ils enchaînent les tours pendant un bon moment mais le résultat ne nous est pas parvenu à cette heure.

Table 5, dite « Fou » : Côté couche-très-tard, Fred entraîne Elie, Olive et Mickaël dans la découverte d’Hegemony. Jeu complexe aux rôles très asymétriques où les joueurs orientent le destin d’un pays en incarnant un groupe social (le prolétariat, les classes moyennes, les grandes entreprises et l’Etat lui-même). Chacun a des buts différents mais tous pèsent sur le cadre politico-économique en votant et influençant les décisions collectives. En fait ils n’avaient pas prévu de jouer vu le temps imparti pour lire les règles (36 pages sachant que parmi ces 36 pages, il y a en 4 spécifiques par joueur). Mais après 1h de découverte de règles, chacun a potassé son résumé de règles et s’est lancé, voici le récit : « Olivier, la classe ouvrière mettait le paquet pour faire voter des lois socialistes; Elie, la classe moyenne, devait composer entre envoyer ses ouvriers dans des entreprises d’Etat ou du capitaliste, et les garder pour ses propres entrepreneurs; Mickaël, le capitaliste n’avait de cesse de construire des entreprises qui allaient produire des biens qu’il allait vendre pour constituer son capital avec de vils vélléités de baisser le salaire des employés; et Fred, l’Etat, devait composer avec tout cet écosystème et rendre des faveurs à chacun. En fait la partie s’est arrêtée au bout du 3ème tour sur 5 vu l’heure avancée ; le capitaliste avait berné tout le monde et amassé un capital qui lui permettait de prendre une avance sur les autres dans le score sur cette partie écourtée. La classe moyenne et ouvrière et l’Etat sont prévenus et ils devront faire meilleur usage de leurs actions pour contrer l’enrichissement outrageux de la classe capitaliste ! »

Table 6, dite « Reines » : Selon certaines sources en général fiables, une table issue des 1 et 3 a fini par Fiesta de los Muertos où Xel et Marie-Anne ont fait merveille.

Séance de MARDI 20/06/2023 à Servel

À Nuremberg, le 20 juin 1492, quelques semaines avant la découverte du Nouveau Monde par les Européens, le cartographe et navigateur Martin Behaïm achève la réalisation du premier globe terrestre, d’un diamètre de 50 centimètres, est aujourd’hui conservé dans sa ville natale. La rotondité de la Terre, mise en évidence deux mille ans plus tôt, ne fait alors de doute pour personne. Il faudra néanmoins attendre un demi-siècle de plus pour comprendre avec Copernic qu’elle tourne autour du Soleil et n’est qu’une planète parmi d’autres.

Quelques années plus tard, à Parties Civiles, on refaisait le monde.

Table 1, dite « Nordique » : à The thing Xel, Marie-Anne,  Nastassia, Thomas, François-René sont plongés dans l’univers du célèbre film de John Carpenter en Antarctique, où un groupe de chercheurs américains fait la découverte d’un corps enfoui dans la neige depuis plus de 100 000 ans. La créature reprend vie une fois décongelée, et elle commence à assimiler et imiter les autres organismes vivants. C’est Xel qui incarnait la chose, et la victoire des humains fut au rendez-vous.

Table 2, dite « Dominicaine » : Flavien et François défient Dom à La gloire de Rome et, dès le premier tour, Flavien et Dom prennent la taille Patron en recrutant un artisan. Flavien combotte si bien qu’il remplit ses stocks et multiplie les actions gratuites. Cette chance du débutant sera couronnée de l’infortune d’une troisième place, par faute d’une chambre forte bien vide. Dom, qui a réussi à y placer trois morceaux de marbre au dernier tour, l’emporte 26 à 24 devant François. Une seconde partie s’impose derechef, qui voit sa domination prendre un tour impérial, 37 à 24 cette fois-ci, pour le même podium. Ils enchaînent ensuite sur un Mot malin et sont couronés du bon score collectif de 20/25 !

Table 3, dite « Mystique » : On termine par  la fusion des deux tables à Fiesta de los muertos dont le thème macabre n’exclut pas la rigolade, surtout quand Neox pointe sa fraise pour s’y encanailler en fin de partie.

Séance de MARDI 04/10/2022 à Servel

Le 4 octobre 1957, l’URSS mettait en orbite le premier satellite artificiel de l’histoire, Spoutnik 1 (du russe «compagnon de voyage»). L’engin, d’un diamètre de 60 cm et d’un poids de 83,6 kilos, est mis en orbite par une fusée à une altitude de 900 km. Il accomplit une révolution de la Terre en 96 minutes. Son «bip-bip» va devenir vite familier à tous les hommes. Le 3 novembre suivant, les Soviétiques récidivent avec Spoutnik 2. Cette fois, l’engin amène dans l’espace une chienne nommée Laïka (elle meurt au cours du voyage, un fait qui ne sera révélé que 40 ans plus tard !).

Cette performance trouve son origine dans la rafle de savants allemands qui travaillaient sur les fusées V2 de Hitler et sont entrés, bon gré mal gré, au service des vainqueurs. Les plans des missiles allemands sont retraités par Sergueï Korolev, un ingénieur russe de génie, rescapé du Goulag grâce à une intervention de l’aéronauticien Andreï Tupolev, en 1940. Il conçoit le lanceur qui va mettre en orbite Spoutnik ainsi que les fusées Vostok des programmes habités.

Le petit satellite prouve que l’Amérique n’est plus une forteresse géographique et les citoyens des États-Unis prennent conscience qu’ils ne sont plus à l’abri d’une attaque par des missiles nucléaires. C’est ainsi que Spoutnik 1 déclenche la course à l’espace. Elle va se poursuivre avec Iouri Gagarine qui, le 12 avril 1961, accomplit le tour de la Terre en 108 minutes. Il est le premier homme à naviguer dans l’espace

65 ans plus tard, Parties Civiles continuait l’exploration de civilisations lointaines.

Table 1, dite « Des ingénieurs »  : Arakis nous dévoile Pharaon, un jeu de gestion qui vous plonge dans l’antiquité égyptienne. Sous des dehors classiques (pose de ressources sur différents postes générateurs de PV par des mécanismes variés), il recèle quelques astuces, comme une roue qui fait varier les ressources à utiliser pour rentrer sur les postes, et des piliers qui permettent de combiner les résultats de différents ateliers pour des points supplémentaires, soit autant d’occasion de mettre à profit ses capacités calculatoires. Les interactions se limitent à une petite compétition pour les postes, et à un mécanisme de fin de tour qui permet à ceux qui passent de s’octroyer des bonus. On relève les copies à la fin de cette composition de mathématiques, pour y lire le triomphe d’Arakis, 137, qui devance Gilles, 128, et François, 103.

Table 2, dite « Des bâtisseurs » : Le Président n’avait jamais joué à l’excellent Gloire de Rome. C’est chose faite ce soir sous la houlette de Dom qui récupère aussi Evan et Jules pour une partie à quatre. Partie étonnante où le lot commun (réserve de cartes au cœur des différentes actions de jeu) restera désespérément chiche, oscillant entre 0 et 2. Nicolas construit très vite le Sénat qui lui permet de récupérer les Sénateurs (cartes joker) utilisées par les autres joueurs. Ce pouvoir lui garnira sa main et lui permettra de participer à la plupart des actions de jeu. Evan a du mal à construire son premier bâtiment et finit par se retrouver limité dans sa clientèle. Dom démarre par un Egout, carte qui lui permet de mettre dans ses stocks les cartes qu’il a jouées comme actions, s’assurant une réserve inépuisable de matériaux de construction. Usant et abusant de l’action Architecte, il construit au total 8 bâtiments.et finit par clore la partie par épuisement des chantiers urbains. Il score 30 PV (18 bâtiments/12 stocks) contre 22 à Neox (11 bâtiments/11 stocks), 12 pour Evan et 11 pour Jules. Quant à ceux qui ont persiflé en surnommant le jeu « la gloire de Dom » nous les traiterons de vappae (vauriens).

Table 3, dite « Des paysagistes » : à Amytis on s’essaie à l’agriculture dans l’ancienne Égypte, pour une table qui s’effilocha dans la langueur de la nuit. Adélie, un temps  en tête puis rejointe, ressort victorieuse grâce à une stratégie irrigation (72), surprenant Thomas (70), mystifiant Xel (61), et martyrisant Olive (53).

Séance de VENDREDI 10/06/2022 à SERVEL

Le massacre d’Oradour-sur-Glane,le 10 juin 1944, est resté le plus grand crime perpétré  contre des civils commis en France par les armées allemandes, semblable à ceux de Marzabotto en Italie, ou de Distomo en Grèce (perpétré le même jour), qui transposèrent sur le front de l’Ouest des pratiques très courantes sur le front de l’Est. Moins connu chez nous, au Mexique, un autre 10 juin vit, en 1971, le massacre de Corpus Christi  lors d’une manifestation étudiante en soutien aux étudiants, violemment réprimée par les « Faucons », un groupe paramilitaire au service de l’Etat et formé par la CIA. Plus de 120 jeunes étudiants entre 14 et 22 ans y furent assassinés.

Dès le début de son gouvernement en 1970, le président Luis Echeverría Álvarez annonça des réformes d’ouverture démocratique, et permit le retour immédiat de certains leaders du mouvement étudiant de 1968 exilés au Chili. Dans une atmosphère d’optimisme et d’enthousiasme, les étudiants crurent à la possibilité du dialogue et au poids de la rue. En réaction à un projet affaiblissant l’autonomie universitaire, les étudiants de Monterrey commencent une grève et lancent aux autres universités mexicaines un appel à la solidarité. Une nouvelle loi organique entre en vigueur le 30 mai, mais ceux de Mexico maintiennent la manifestation, pour demander l’ouverture démocratique promise.

Le 10 juin, les manifestants sont encadrés par des policiers et des militaires, qui finissent par leur bloquer la voie. Un groupe entraîné par la Direction Fédérale de la Sécurité mexicaine et la CIA, les « Faucons », attaque brusquement les étudiants dans les rues attenantes à l’avenue principale. L’attaque se fait à dessein avec des bâtons de bambou et des matraques, de sorte que, repoussée rapidement par les étudiants, elle donne lieu à une contre-attaque, elle, avec des armes à feu. Une partie des étudiants tente alors en vain de se cacher pendant que la police reste une passive spectatrice du massacre. La fusillade dure de nombreuses minutes, lors desquelles même les blessés sont exécutés.

Le soir même, le Président annonce une enquête, tandis que le régent et le procureur général de la ville nient la présence des « Faucons » et que les responsables policiers accusent des factions dissidentes au sein des mouvements étudiants. Luis Echeverría Álvarez nia son implication, mais jamais lumière ne fut jetée sur une situation officiellement niée. Jamais ces faits sanglants ne se virent attribués de responsable, et très peu furent traduits en justice.

Mexico's 1971 Corpus Christi Massacre, Fifty Years Later | National Security Archive

51 ans après à Lannion, des analyses en impasse et de sombres catacombes s’invitaient à la soirée de Parties Civiles.

Table 1, dite « Enquête vaine » : Frank propose une nouvelle enquête du Bureau of Investigation, qui utilise le système de Sherlock Holmes Detective Conseil dans un univers inspiré de l’œuvre de Lovecraft. Pour le coup, on est complètement plongés dans son univers, avec une maison aux multiples pièces à visiter, et qui recèle de lourds secrets. Un sentiment de tourner en rond s’empara des enquêteurs, qui conclurent à un bug et, excédés, finirent par lire la solution, qui leur apparut comme impossible à découvrir par des voies naturelles.

Table 2, dite « Catacombes en devenir » : Christophe, Adriane et Dom jouent à la Gloire de Rome. Xof tarde à prendre le tempo du jeu mais finit par avoir des bâtiments puissants, comme celui qui double es actions de chaque client ou celui qui récupère dans les stocks chaque carte jouée. Avec des stocks peu garnis en fin de partie, il prend la troisième place avec 25 PV. Dom construit beaucoup de bâtiments de faible valeur. Il ne parviendra jamais à construire le denier étage en marbre de son bâtiment à 6 PV et finit avec 34 points. Adriane déverse quantité de marbre dans ses stocks et précipite la fin de partie en construisant les catacombes. Elle l’emporte avec 35 PV.

Séance de VENDREDI 11/02/2022 à Servel

Le 11 février de l’an 660 av. J.-C., Jimmu Tennô, un descendant de la déesse du Soleil, Amaterasu Omikami, érige le premier palais du Japon. De ce jour date la naissance de l’Empire du Soleil levant. C’est du moins ce qui ressort de deux livres sacrés rédigés au VIIIe siècle de notre ère, le Kojiki et son complément, le Nihongi. Ils racontent comment plusieurs générations de divinités se succédèrent dans le ciel et sur la terre jusqu’à l’avènement d’Izanagi et de sa soeur Izanami. De leur union naquirent l’archipel nippon et les esprits divins qui l’habitent (les Kami).

Izanami étant morte en couches, Amaterasu Omikami naît peu après de l’oeil droit d’Izanagi. Un temps malmenée par son frère Susano, elle choisit de se cacher dans une grotte, privant le monde de sa lumière et de sa beauté. Les divinités réussissent par ruse à l’en faire sortir en proclamant qu’elles ont déniché une déesse qui surpasse en beauté toute la création. Curieuse, Amaterasu consent à sortir pour s’en rendre compte et que voit-elle en fait de beauté suprême ? Elle-même dans le reflet d’un miroir ! Réconciliée avec son frère, elle prolonge avec lui la lignée divine jusqu’à un humain d’essence divine, Jimmu Tennô, premier empereur nippon.

En 1872, l’empereur Meiji a fait officiellement du 11 février l’anniversaire de la fondation de l’empire selon la tradition shintô. Abolie par les Américains en 1945, la fête nationale a été rétablie en 1966.

En cet anniversaire, le Japon et d’autres empires étaient à l’honneur pour cette soirée de Parties Civiles.

Table 1, dite « In cauda venenum » : Dom et François invitent Guillaume à Glory to Rome, l’excellent jeu de Carl Chudyk. Dom prend de l’avance sur les premiers tours, montant notamment sa main à 7 cartes, pendant que Guillaume construit le Forum et choisit la stratégie audacieuse qu’elle permet, surtout pour une première partie : gagner en ayant tous les types de patrons dans ses clients et tous les types de matériaux dans ses stocks, ce que personne n’a encore jamais réussi sur nos tables. François enchaîne les constructions, sans qu’aucune n’apporte d’éclat particulier. Guillaume accumule matériaux et patrons, et il devient peu à peu évident qu’il va bientôt gagner : il ne lui manque que quelques exemplaires à accumuler dans ses stocks, ce qui grippe la fin de partie, puisque aucun de ses adversaires ne peut jouer les rôles en questions, faute de les offrir sur un plateau dans le pot commun. C’est alors que François révèle la carte maîtresse, longtemps fomentée : le Colisée, qu’il parvient à construire in extremis, permet de piocher dans les clientèles des adversaires en jouant le rôle Légionnaire, les cartes alimentant la chambre forte du joueur actif. Quelques tours de « Rome exige » permettent donc de faire main basse sur les clientèles adverses, et de gonfler la chambre fore de François, avec deux conséquences: réduire à néant la stratégie de Guillaume, et gonfler le magot de François, qui finit par l’emporter avec 45, contre 35 à Dom, et 10 à Guillaume, dont le faible score s’explique par sa stratégie de tout ou rien.

Table 2, dite « Lignée divine » : à la table d’Iki on célèbre bien sûr la fête nationale, pour confirmer que Mickaël est bien d’une lignée divine à ce jeu: il l’emporte avec 107, devant Olivier B., 103, et Nicolas III (notre gentil nouveau membre, qui a survécu à sa première séance de mardi), 66.

Table 3, dite « Soleil levant » : à Parks, Adélie se révèle bien meilleure randonneuse que Xel, Neox et Vincent, et voit la première le soleil se lever au terme de son voyage.

Table 4, dite « Empire en devenir » : à Pillards de la mer du Nord les vikings assoient leur emprise sur un empire en devenir. A l’issue d’une joute disputée, Vincent, 57, domine Xel, 51, Neox, 46, et Adélie, 37.

Table 5, dite « Le rouge vous va si bien » : sur un circuit italien tourmenté de Flamme rouge le sprinteur rouge de Dom l’emporte d’une longueur face au sprinter vert de François, et place son rouleur sur la troisième marche du podium. Mickaël et Guillaume y ont connu la fringale.

Séance de MARDI 12/11/2019 à Servel

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Le 12 novembre 1915, Roland Barthes venait au monde. Pionnier de la sémiologie, pourfendeur d’idées reçues sur la critique littéraire, les mythes ou encore le statut de l’auteur, il a une place à part parmi les intellectuels français. Son homosexualité, ses incursions dans les champs du théâtre, de la photographie et de la littérature, sa disparition baroque dans un accident avec une voiture de blanchisserie en plein Paris, rue des Écoles, les pastiches dont il fut l’objet en font aujourd’hui une sorte de mythe de son époque, qui aurait mérité un chapitre de ses Mythologies, à côté de la Citroën DS, du steak-frites ou du visage de Greta Garbo.

104 ans après, à Lannion, un empire de signes se déployait sous les jeux des joueurs de Parties Civiles.

Table 1, dite « Mythologies » : Baptiste et Neox remontent sur le ring pour la deuxième semaine pour revisiter les mythes de l’Ouest américain à Paladins du Royaume de l’Ouest. Galants, ils ont convié également Camille et Xel. Comme la semaine dernière, Neox survole la partie, avec 89 points, laissant Baptiste au même étiage que vendredi (49). Xel (46) et Camille (42) ont observé, mutiques, cette mythique prise de catch d’un Président pas si débonnaire. « La vertu du catch, c’est d’être un spectacle excessif » disait Barthes dans Mythologies .

Table 2, dite « Fragments d’un discours amoureux » : Lucas et Thibault s’enferment dans l’aquarium pour un Terraforming Mars. Pourvu de toutes ses extensions, il sert de prétexte à les emmener jusqu’au bout de la nuit pour un tête-à-tête dont nous ne connaissons pas l’issue, puisque nous les laissâmes à leur intimité prolongée bien après l’heure du bouclage. Intimité bien imitée mais feinte: dans Mythologies, Barthes remarquait « Ce que le public réclame, c’est l’image de la passion, non la passion elle-même ».

Table 3, dite « Le bruissement de la langue » : on a beaucoup parlé à cette partie de Glory to Rome où Dom prit d’abord le ton professoral du Collège de France qu’on lui connaît pour énoncer les règles, RomJé jouant à livre ouvert dans une partie que l’on voyait promise à Audrey, nantie d’une liste vertigineuse de Patrons (qui sont en fait, dans cet univers romain, plus proche des esclaves), Dom encore commentant à l’envi ses combinaisons mirifiques qui ravissaient la foule (comme on dit à Hanabi). Tout ceci mêlé faisait un bruissement de langues et composait comme une écriture à quatre plumes. « L’écriture est précisément cet acte qui unit dans le même travail ce qui ne pourrait être saisi ensemble dans le seul espace plat de la représentation » indique justement Barthes dans L’empire des signes. Pourtant ce n’est ni Audrey (20) ni Dom (22) qui triomphèrent à cette fête romaine. Votre narrateur se voyait mal en point quand la partie prit fin, comme toujours à ce jeu, de façon abrupte, par un « Je pense » de RomJé. Pourtant je terminai à égalité avec lui (28), par la grâce d’un marchand démultiplié. Mais mon adversaire obtint la victoire grâce à sa main plus fournie, l’effet justement de sa dernière pensée ! Cogito ergo sum – Je pense, donc je suis (vainqueur), conclut-il, à la romaine, en latin.

Table 4, dite « Boissons et totems » : le Doc Nico sort Neta Tanka et attire dans ses rets Olive, et François-René, tardivement arrivé. Nous sommes le long de la Grande Rivière Gelée, où vit la tribu des Frostrivers en harmonie avec la Nature. La tribu obéit aux lois des Quatre Anciens, dirigés par le plus vénérable d’entre eux: le Neta-Tanka. Au crépuscule de sa vie, il réunit tous les Clans de la Tribu pour désigner son successeur. Durant cette cérémonie, chaque clan présente un jeune chef qui devra montrer sa générosité et sa capacité à pourvoir aux besoins des siens, pour devenir le nouveau Neta-Tanka. A l’issue de cette partie longuement étirée comme une dégustation de grands crus, c’est le Doc qui s’impose avec 48, devant F.-R., 33, et Olive, 30. Une victoire largement due à ses 18 points de totem qu’il acquit sans tabou. A propos de vin et de totem, Barthes disait ceci dans le chapitre « Le vin et le lait » de Mythologies: « Le vin est senti par la nation française comme un bien qui lui est propre, au même titre que ses trois cent soixante espèces de fromages et sa culture. C’est une boisson-totem, correspondant au lait de la vache hollandaise ou au thé absorbé cérémonieusement par la famille royale anglaise. »

Table 5, dite « La chambre claire » : pour finir la soirée, Doc Nico propose un petit Jumpy Jack. Voici un jeu de course de chevaux où l’on parie sur son tiercé dans le secret de sa chambre obscure, avant de faire avancer les pur-sangs (une sorte de variante hippique de Lemming Mafia si on veut). Il y a des chausse-trappes en cours bien sûr, les chevaux pouvant être ralentis, accélérés ou carrément éliminés, perspective que Barthes avait envisagée dans La Chambre claire: « J’observe avec horreur un futur antérieur dont la mort est l’enjeu. » A ce jeu de bluff où il s’agit de parier sur le positif en faisant croire au négatif, Doc Nico fit impression, triomphant sur un dernier pari qui fut l’unique tiercé dans l’ordre de la partie: un JOB (Jaune, Orange, Bleu) well done en l’occurrence !

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 04/10/2019 à Servel

Le 4 octobre 1945, une ordonnance créait la sécurité sociale, organisation destinée à « garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent. »

74 ans plus tard à Parties Civiles, aucune garantie sur la capacité de gain n’était disponible.

Table 1, dite « Le grand houblon » : pour ce classique revisité, Brass: Birmingham, Thomas a apporté de la bière, mais il est interdit de l’utiliser pour vendre ses marchandises. On apprend à ce propos que brass, en anglais, n’a rien à voir avec les brasseries, mais se traduit par laiton. Le houblon aidant, Thomas est survitaminé, et s’offre une victoire de prestige avec 176, juste devant Xel, 170. Votre serviteur termine à 132 sur un dernier tour splendide (2 aciéries retournées derechef à la suite !), et Eric fait un début honorable avec 109.

Table 2, dite « Couverture universelle » : à Root on s’encanaille à jouer avec deux vagabonds, et ce sont eux qui tinrent le haut du pavé, Doc Nico devançant Jérôme pour tirer à lui une couverture universelle. François-René, avec l’alliance de la forêt, Vivien, avec les chats, et Nicolas II, lézard de service, avaient un domicile fixe mais pas les points qui vont avec.

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Aristeia

Table 3, dite « Humains, sinon rien » : voici Aristéia, un jeu de plateau type MOBA qui permet aux joueurs de devenir managers d’une équipe dans le plus grand show télévisé de la Sphère Humaine. Tout un programme, dont on ne sait malheureusement rien sinon que Frédéric et Olivier.L en furent les protagonistes.

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Table 4, dite « Ombre déportée » : encore une découverte à cette table dans une soirée riche en surprises. Il s’agit de l’ombre de Kilforch – la réédition du jeu Gloom of Kilforth, de Tristan Hall, 3ème Kickstarter de la compagnie (la première édition de GoK donc, et un jeu de carte sur la bataille d’Hastings 1066, Tears to many mothers). Jouable en mode coopératif ou compétitif il permet aux joueurs de vivre une aventure épique, avec en prime les splendides illustrations de l’artiste polonaise Anna Kryczkowska. On meuble, on meuble, car, pour tout vous dire, de Mickaël, Frank et le petit Paul, nous ignorons qui a eu le dessus.

Table 5, dite « Mineur accompagné » : Dom initie à la Gloire de Rome Elouan, Frédéric, Audrey et Olive (le seul à déjà avoir joué). Le tuteur finit par sortir une combo de cartes typique de ce jeu : disposant d’une clientèle doublée, il recrute 11 clients d’un coup ! A 5 joueurs, la pioche descend vite : la partie prend fin juste après, et si Dom l’emporte c’est avec un modeste 14 PV devant 11 pour Frédéric (le seul à avoir une ressource dans sa chambre forte, qui lui rapporte 6 PV), puis 10, 9 et 7. Et en complément : les mêmes jouent ensuite à The Boss. Partie courte (en 3 manches) dominée par le retors Elouan suivi par Dom et Audrey à égalité. Il faudra garder un œil sur ce jeune-là.

Table 6, dite « Parcours de soin » : à Trône de fer Maxime le sauvageon a tant pris soin de Jeff Lannister qu’il l’a laissé, lui offrant une égalité alors que tout indiquait qu’il devait gagner.

Table 7, dite « Docteurs non conventionnés » : à Trône de fer encore, c’est Jacques – Stark qui joute avec Christophe le gardien de nuit. Deux docteurs en jeu certifiés, mais ne leur demandez pas de ticket modérateur, ce sont des passionnés ! L’un d’eux dévoilera-t-il l’issue sur le forum ?

Table 8, dite « Salle d’attente » :pour ce Codenames final nous retrouvons les Rouges (Doc Nico, Nicolas II, Thomas, Xel) affronter les Bleus (Dom, Vivien, François-René, et votre serviteur).

Rouges 1-0 : les Bleus foncent sur le mot assassin Cercle pour un pourtant indiscutable Militant 2 qui visait Colle et Route.

Bleus 1-1 : les Bleus égalisent mais sont contestés dans leur choix douteux de l’indice Bonduelle visant Casse + Grain !

Rouges 2-1 : victoire à longue maturation des Rouges qui finissent par un petit digestif sur un Williams 1

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Séance de MARDI 11/06/2019 à Servel

Le Paris-Bordeaux-Paris du 11 juin 1895 est en général considéré comme la première grande course automobile de l’histoire. 46 concurrents en prirent le départ, avec parmi eux quelques tricycles et une demi-douzaine de bicyclettes à moteur (des mobs, quoi) dont deux à vapeur et une avec un moteur 5 cylindres en étoile dans la roue arrière. Ca ne rigolait pas à l’époque chez les ingénieurs.

Ce qui frappe sur la ligne de départ c’est la diversité des solutions techniques retenues, caractéristiques d’une industrie jeune au foisonnement inventif. Ainsi on trouve des voitures propulsées à la vapeur, l’électricité et divers produits dérivés du pétrole. Les frères Michelin en profitent aussi pour mettre à l’épreuve leurs pneumatiques gonflables. A l’arrivée, tous les premiers utilisent l’essence et cette course matérialise l’avènement du moteur à combustion interne. Le pétrole connait ainsi un bref moment de gloire qui durera moins de deux siècles.

Si le premier revenu à Paris est Emile Levassor conduisant une Panhard & Levassor (la classe !), il n’obtient que le 2e prix car sa voiture était à 2 places. Conformément au règlement c’est le quatrième équipage, MM. Koechlin au volant d’une Peugeot 4 places (moteur de 1,3 l développant 3,7 CV et emmenant le bolide à 20 km/h), qui décroche le premier prix bien qu’arrivé 11 heures plus tard. 224 années plus tard, il n’y avait que 6 concurrents à se présenter pour la soirée.

Table 1, dite « Bref moment de gloire » : Thomas et VHN entraînent Camille dans une partie de La Gloire de Rome qu’elle découvre. D’abord réservée, elle semble avoir apprécié ce jeu à l’originalité d’un classique (tempo des tours et de la partie, gestion du « lot commun » central) et aux combos parfois éhontées. Dom garnit très vite ses clients et peut multiplier les actions, puis se met à faire main basse sur le lot commun après avoir construit l’Entrepôt qui permet de considérer chacun de ses clients comme un Ouvrier. La partie prend fin relativement vite par épuisement des chantiers en ville. Avec 41 PV (dont 7 issus des 14 cartes de son stock grâce à la Muraille), l’Imperator Dominicus finit avec une nette avance sur ses partenaires.

Ils disputent ensuite une partie rapide de Welcome to the Dungeon : deux fois de suite c’est Camille qui est envoyée avec son barda vider la pile de monstres. La première fois elle s’en sort facilement, la deuxième fois de justesse et voilà une solide gagnante.

Table 2, dite « Compétition d’énergies » : François-René-1, Nicolas-2 et Olivier-3 jouent à un autre jeu de cartes à combos, Seasons qui a en plus des gros dés multicolores. Ici c’est N2 qui en ayant réussi quelques lancers redoutables et cristallisé des énergies, finit avec une nette avance (de l’ordre de 40 points) sur ses partenaires.

Table 3, dite « 4 places, Oui ! 2 places, Non ! » : fusion des tables 1 et 2 pour finir avec deux parties de Time Bomb. Dans la première, les « bons » (qui étaient 4) arrivent à couper les 6 fils désamorçant l’engin explosif. Dans le seconde, ils ne parviennent pas à empêcher les comploteurs (qui étaient 2) de le faire sauter. Mais comment expliquer que les deux fois Thomas ait été parmi les force du mal ?

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