Séance de VENDREDI 17/09/2021 à Servel

Le premier débat officiel sur la peine de mort en France (et le tout premier débat parlementaire au monde sur la question) date du 30 mai 1791, avec la présentation d’un projet de loi visant à l’abolir. Son rapporteur est soutenu notamment par  Robespierre. Cependant, l’Assemblée nationale constituante, promulgue une loi le 6 octobre maintenant la peine de mort en supprimant la torture préalable et uniformisant la méthode d’exécution: le privilège d’être décapité qui était réservé à la noblesse est démocratisé. Selon l’article 3 du Code pénal de 1791, qui classe la peine de mort parmi les peines afflictives et infamantes, « Tout condamné [à mort] aura la tête tranchée ». Cette célèbre phrase restera dans l’article 12 du Code pénal français jusqu’à l’abolition. Le chemin aura été long.  Quand le 17 septembre 1981, Robert Badinter présente le projet de loi à l’Assemblée nationale, la France devient le 36è État du monde à abolir la peine de mort, et l’un des derniers pays d’Europe occidentale avec la Suisse et son Code pénal militaire, la Belgique et le Royaume-Uni.

40 ans après, à Lannion, c’était l’affluence des grands jours (23 joueurs !), et aucune peine infamante ne leur fut infligée, si l’on oublie bien sûr le passage à la case cotisation annuelle, d’ailleurs notre trésorier était là, à une semaine de l’AG (une coïncidence, sûrement).

Table 1, dite « Mort à l’arrivée » : Non seulement Baptiste est de retour mais il n’est pas venu les mains vides. Il emmène Aurore, Neox, Xel et Dom à la découverte des parcs naturels américains dans Parks. Un jeu où on gagne des points en achetant des cartes de Parc avec diverses ressources, en prenant des photos et en atteignant son objectif personnel secret. Les règles sont fluides et la variabilité certaine à travers l’ordre et le tirage des cartes d’action, ainsii que la météo qui saupoudre des ressources en début de tour. La partie se joue en quatre manches-saisons et le mécanisme central est plutôt malin : on déplace un de ses 2 personnages vers le bout du chemin mais on doit arriver sur une case vide (sauf une fois par manche où on peut déroger) pour réaliser son action. Ce n’est pas sans rappeler Tokaido ou Glen More. Le souci c’est qu’à cinq joueurs les emplacements libres sont rares et on se retrouve à bondir à  contre coeur vers l’arrivée. Il serait intéressant de réesayer à 3 ou 4. A la troisième manche, Neox et Aurore se retrouvent alliés objectifs et musardent le long du chemin, sans se presser et en se goinfrant de ressources. Est-ce un hasard si on les retrouve dans cet ordre sur le podium avec 26 et 23 PV ? Dom, Baptiste et Xel les suivent avec 21, 20 et 15 . Une jolie découverte avec de surcroît un matériel de qualité, il faudra ressortir sa musette et repartir randonner aux USA.

Table 2, dite « Erreur judiciaire » : Mickaël, Paul, Adriane et Olivier B. s’attablent autour de Warhammer Quest: la cité maudite. Games Workshop propose ici un jeu de figurines d’une grande beauté mais, pour ce qui est des règles, on se retrouve devant un porte/monstre/trésor en coop plutôt basique, malgré quelques bonnes idées, comme la gestion des dés d’action (on jette 4 dés en début de tour qui vont dicter les actions possibles). En cinq mots: un dungeon crawler old school. Quant à nos aventuriers du soir, ils n’avaient rien compris aux règles, selon leurs propres déclarations, mais ont quand même écrasé les méchants. Après relecture, les vraies règles étaient moins bien, comme quoi parfois la fiction dépasse la réalité.

Table 3, dite « Trois morts sur ordonnance » : Julien, dont on salue le retour sur nos tables, se fait livreur et apporte d’imposants cartons de boîtes de jeu kickstartées pour inaugurer Horizon Zero Dawn. Désignés pour participer à une chasse dangereuse par la prestigieuse Loge des Chasseurs, les joueurs embarquent pour une aventure dans les contrées sauvages où ils incarneront des chasseurs de différentes classes et tribus. Inspiré du jeu vidéo éponyme à succès, le jeu de plateau a tenu en haleine nos amis une bonne partie de la nuit et le résultat était inconnu à l’heure du bouclage.

Table 4, dite « Peine capitale » : Séduits par le pitch de Nicolas II (un jeu d’optimisation en univers post-apo, dit-il), François et Xof embarquent pour Otys. Au milieu du 22e siècle, après 300 ans d’inconscience, la montée des eaux engloutit les dernières terres émergées. Pour survivre, les colonies de rescapés doivent demeurer au-dessus du niveau de la Mer et récupérer les débris des civilisations passées dans les profondeurs. Le futur d’Otys construit ainsi grâce aux explorateurs du passé. A l’examen, le jeu relève plus de la combinatoire à haute dose que de l’optimisation. Il faut régler très finement les mouvements et les actions de ses plongeurs, regarder ce que font les autres, parfois les laisser sous la mer en apnée, tout cela pour remplir des contrats et gagner de la notoriété. La peine capitale aura-t-elle lieu pour l’humanité ? Rendez-vous dans 130 ans pour en juger, mais pour ce qui est du court terme, au final, c’est Nicolas qui s’impose avec 18, devant Xof, 12, et François, 11.

Table 5, dite « Vivre et laisser mourir » : les classiques reviennent en force à Parties Civiles, et à Battlestar Galactica les humains (F.-R., Guillaume, Frank) s’imposent « à l’aise » et laissent aux cylons (Jean, Olivier L) le silence de l’éternel.

Table 6, dite « Colombarium » : à cette table de Wingspan Fred a pris son envol, devançant Vincent et Samuel, et gagne le droit de réserver sa place au colombarium.

Table 7, dite « Remise de peine » : Encore un jeu populaire ces derniers temps, Dig your way out voit un final serré où Aurore finit par s’évader devant Xel et Baptiste.

Table 8, dite « Quatre à quatre » : C’est définitivement la soirée des classiques puisque le traditionnel Codenames ponctue la fin de soirée. Les équipes s’étoffent au fil des manches et des tables qui se terminent, et en fin de compte, on recense pas moins de 11 joueurs Bleus (Dom, Nicolas II, Xof, Jean, F.-R.) et Rouges (François, Samuel, Fred, Guillaume, Vincent et Paul).

  • Rouges 1-0: menés et incapables de rattacher l’indice Hennin à autre chose que Justine ou Beaumont (alors qu’il s’agit d’une coiffe féminine conique très élevée et surmontée d’un voile flottant à son sommet, à la mode en Europe au 15 e siècle), Vincent, François Paul et les autres réussissent l’exploit de s’adjuger cette manche en trouvant 4 mots sur le dernier coup, qui était Col, qu’il fallait, une fois le Sommet trouvé, associer à Fraise et Tissu, et non pas, dans une improbable association d’idées, à Dent et Corne ! La connexion Vincent-François atteignit un pic digne de la 5G sur cette manche !
  • Rouges 2-0 : les Rouges plient le match avec un départ canon sur Eau 4 (Moulin, Goutte, Cours, Courant), profitant d’une erreur stratégique du maître espion adverse qui avait dévoilé le gênant Rivière ! Les Bleus ont fini dans l’ignominie, en choisissant l’assassin Porte dès leur deuxième tour sur l’indice Chaperon.
  • Rouges 2-1: les Bleus sauvent l’honneur sur un joli Noir 4 (Pot, Peau, Film, Trou) !

Séance de MARDI 11/08/2021 à SERVEL

La vie des Mayas était structurée par deux calendriers. Le premier, bien connu à Parties Civies, est le tzolk’in, « année » non numérotée de 260 jours (ou kin), à caractère divinatoire et religieux, calendrier composé de vingt jours combinés à treize nombres (sans doute les 13 divinités diurnes). Le deuxième est le haab, « année vague » non numérotée de 365 jours, à caractère civil. Ce calendrier comporte dix-huit mois (uinal) de vingt jours chacun, plus cinq jours additionnels nommés uayeb (way + haab = lit de l’année). Ces deux calendriers se synchronisent toutes les 52 années solaires (18 980 jours).

Le compte long est un décompte permettant de faire le lien entre le haab et le tzolkin et d’établir la position d’un événement historique donné dans les deux systèmes. Le système est majoritairement vigésimal (base 20): chaque unité du compte est égale à vingt sous-unités, avec l’exception de la deuxième position (tun), qui correspond à 18 uinal, afin qu’un tun corresponde à 360 kin, soit une durée proche de l’année solaire.

La date 0.0.0.0.0 du compte long maya correspond au 11 août 3114 av. J.-C. (date maya : 4 ahau 8 cumuk), soit le jour julien 584257 (sensiblement à partir du lever du soleil sur un fuseau horaire pour l’Amérique).

5135 longues années ont passé depuis le temps 0, pour une soirée ludique venue du fond des âges qui rassemblait les survivants de la double morsure de l’été et du pass sanitaire.

Table 1, dite « Un temps si long » : à Battlestar Galactica on revisite ses classiques, et Xel, une joueuse chevronnée, prend l’initiative en se déclarant cylon dès le premier tour. Ses compères, Xof et Olivier L.( lui étant compatissant) la rejoignent peu après et signent une large victoire. Les humains (Jimmy, Axel, F.-R.) y ont trouvé le temps si long.

Table 2, dite «  Oldies but goodies » : Cela devait être une table d’Innovation, mais par un loupé digne du fameux France-Hongrie de la coupe du monde 1978, le jeu avait été oublié, et Lucas en profita pour sortir Roll for the galaxy. Après une explication de gravure sèche comme l’atmosphère de Mars, il enquilla une large victoire avec 40 PV, devant Dom, 29, et votre serviteur modestement dernier avec 21.

Table 3, dite « Les nombres de la rose » : La frénétique recherche d’un jeu déboucha sur la découverte de Cottage Garden, un jeu sympathique où l’on doit remplir des jardinières de fleurs aux allures de Tetris, et avec des pots de fleurs, des cloches et des chats. Sympathique mais non dépourvu de stratégie (c’est de l’Uwe Rosenberg quand même !), en particulier sur le final, qui peut être cruel pour les retardataires. A l’issue du sixième printemps, Dom avait la main verte (66), Lucas aussi mais avec une lieue de moins (56), et à une encablure encore gisait votre toujours modeste narrateur (46).

 

 

Séance de VENDREDI 23/07/2021 à Servel

Le 23 juillet 1645 s’éteignait Michel Romanov. En 1613, il avait été élu tsar de toutes les Russies sous le nom de Michel Ier. Cette élection mit un terme au « temps des troubles », qui a vu la Russie occupée et pillée par les Polonais mais également les Suédois et les Tatares. Le nouveau tsar a tout juste 16 ans alors, mais il est le fils du prestigieux patriarche de Moscou, Philarète, qui a combattu l’usurpateur Boris Godounov et les Polonais aux côtés des Cosaques. Prisonnier des Polonais, il fait figure de martyr et de saint protecteur.

Sa parenté le relie à l’ancienne dynastie, qui s’était éteinte après la mort du tsar Ivan IV le Terrible. Le nouveau tsar s’applique à en finir avec l’occupation étrangère. Pour reconstituer une armée, il impose les villes et opère des emprunts forcés auprès des riches marchands, la plupart des étrangers. En février 1617, il a la satisfaction de conclure la paix avec les Suédois, au prix d’un lourd tribut et de la perte de tout accès à la mer Baltique. L’année suivante, il repousse les Polonais et conclut une trêve avec eux, ce qui lui vaut de retrouver son père Philarète. Ce dernier est aussi énergique et dur que son fils est doux et pieux. Se complétant à merveille, les deux hommes vont réussir à rétablir la paix civile en Russie en écartant tout esprit de vengeance, notamment à l’égard des boyards (nobles) qui ont collaboré avec l’occupant polonais.

Michel Fédorovitch Romanov (21 juin 1596 - Moscou, 23 juillet 1645), gravure de la fin du XVIIe siècle, musée national russe, Moscou

Le tsar prend l’habitude de décider de tout en toute indépendance. Ainsi se met en place l’autocratie, régime caractéristique de la Russie des derniers siècles. Les paysans russes perdent leurs dernières libertés. Écrasés d’impôts, ils s’enfuient de leur village et gagnent l’étranger ou les marges orientales en voie de colonisation, ou se placent sous la tutelle d’un seigneur. Philarète multiplie les décrets pour décourager les fuites. Il porte à quinze ans au lieu de cinq le délai après lequel un paysan fugitif peut bénéficier de la liberté. Ainsi la paysannerie russe va-t-elle peu à peu retomber dans le servage alors même que tout l’Occident s’en éloigne.

En 1632, profitant des désordres occasionnés en Europe centrale par la guerre de Trente Ans et d’une mauvaise passe des Polonais, Michel Ier attaque ces derniers. Mais son armée se débande et est écrasée. L’humiliation est immense en Russie.

La personne du tsar acquiert avec Michel Ier un caractère sacré. En 1626, à 30 ans, après deux mariages inféconds, il épouse Eudoxie Strechneva, qui lui donnera dix enfants. L’avenir de la dynastie est assuré: la descendance de Michel Romanov règnera sur la Russie, jusqu’à la Révolution de 1917.

Quelques années plus tard, une séance de Parties Civiles réunissait toutes les générations, pour les siècles à venir.

Table 1, dite « Servitudes volontaires » : Mickaël présente fièrement sa dernière acquisition fraîchement kickstartée: Oceans. On retrouve le schéma de base de son cousin Evolution: il s’agit de lutter pour survivre, mais ici, les amphibiens ont remplacé les dinosaures: ça se passe sous les mers, et jusqu’aux abysses. Quelques mécanismes originaux changent la donne, en particulier l’action de migration qui permet de répartir les poissons, consommés par ces charmantes créatures, et les différents lieux de ressources (récif, océan…), avec un phasage et une gradation dans la lutte pour la vie à partir du moment où le récif se vide. Comme de juste, on gagne à ce jeu en optimisant les combos entre ses espèces, et à ce petit jeu, Dom fait merveille, ce qui lui vaut une bel accessit (46). Mais Mickaël (55) l’emporta avec l’audacieuse stratégie de créer trois espèces très tôt dans la partie, gage de gains pérennes, et en les protégeant bien grâce notamment au « trait qui fait gagner »), à propos duquel l’auteur du jeu lui-même reconnut qu’il était surpuissant. Votre serviteur (38) fit belle figure et crut s’octroyer un avantage décisif en missionnant une sangsue de Cthulhu sur un monstre effrayant développé par Thomas (42), mais hélas celui-ci périt dans l’instant.

Oceans (Édition Limitée) (2020) - Jeu de société - Tric Trac

Table 2, dite « Dynastique » : Quoi de plus symbolique que le retour de Battlestar Galactica pour marquer le retour des séances de Parties Civiles ? Des dynasties de joueurs y ont fait leurs armes, et la lignée se prolonge, avec Paul à cette table. Le jeune y passa la plus clair de son temps en prison, où il trouva le temps si long – mais tout le monde ne peut devenir tsar à 16 ans: c’est sur la durée que se construit une dynastie ! Les vrais cylons, Axel et Jimmy, firent un feu si long que les humains (Xel, François-René, Axel) n’eurent pas de peine à l’éteindre.

Table 3, dite « Bonne étoile » : Nicolas II initie Vincent à l’art subtil et japonisant du Shoggi. A cette sorte de jeu d’échec d’extrême-Orient, il aurait dû, de son propre aveu, s’incliner. Pourtant il l’emporta, porté par une bonne étoile.

Table 4, dite « Évasion malheureuse » : Frank, à cette partie de Nemesis, eut toutes les malchances de jets et de tirages que l’on peut craindre à ce jeu, et n’échappa pas à son destin, finissant broyé par Gilles et Olivier.

Table 5, dite « La marche de l’empereur » : Nicolas II persiste dans sa veine orientaliste et nous propose de peindre le portrait de l’empereur en suivant les traces du génial Reiner Knizia, auteur de Sakura. Une sorte de Lemming mafia rethémé, si ça vous parle: donc un jeu où le chaos règne en maître. La bonne étoile de Nicolas II stoppe sa course pour un instant, et votre serviteur s’octroie les faveurs du souverain (10), devançant Dom et Thomas (8), Mickaël et Nicolas II (6).

Table 6, dite « A tsar is born » : Pour finir en fore de digestif, une petite partie de Just one, qui est à Codenames ce que la Canada Dry est au gin. On peut en boire sans fin et on ne s’y fait pas trop mal à la tête, mais il faut quand même donner des indices assez pertinents sans être trop évidents, car tout indice en double (voire plus !) est supprimé. Passé les 2 heures des matines, le tsar Nicolas II réussit à s’imposer en déchiffrant toutes les énigmes. Aucune ne résista à sa sagacité, même pas celle qui rassemblait les indices: sucre, allongé, grain, corsé, arabica. D’autres eurent moins de chance, à l’image d’Axel qui ne déchiffra pas le trio d’indices fibre, ours, brun (spoiler: l’indice glacial, en double, avait été éliminé), de Thomas qui sécha sur (souterrain, Sèvres-Babylone) – où trois dodo avaient été recalés, ou de Xel, qui devant (purin, engrais, salaud, digéré, crottin), ne vit qu’une ordure…

 

Séance de VENDREDI 25/01/2019 à Servel

Le 25 janvier 42, saint Paul était terrassé par une force surnaturelle sur le chemin de Damas. Si le christianisme n’est pas resté une secte juive parmi d’autres mais est devenu une grande religion universelle, c’est à Paul de Tarse qu’il le doit. Il naît citoyen romain d’origine juive et de langue grecque à Tarse, en Anatolie, vers l’an 9. Son nom est Saül.

Saint Paul sur le chemin de Damas, par Brueghel l'Ancien (Flandres, XVIe siècle), détail

La Conversion de saint Paul (détail),
Pieter Brueghel l’Ancien,1567.
Musée d’histoire de l’art de Vienne

Il fait de solides études hébraïques puis, devenu rabbin, enseigne les Écritures juives à Jérusalem. C’est l’époque où les disciples de Jésus commencent à prêcher la doctrine chrétienne. Saül prend violemment parti contre eux. Il obtient du Sanhédrin, le tribunal juif qui siège au Temple, la mission de pourchasser les chrétiens de Syrie.

Sur le chemin de Damas, une voix lui crie : «Saül, Saül, pourquoi me persécutes-tu ?» Il répondit : Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus que tu persécutes. » Paul sortit de cette rencontre profondément bouleversé et définitivement persuadé que celui qu’il persécutait était le seigneur donné par Dieu pour le salut de son peuple. Selon les Actes des Apôtres, suite à ce bouleversement, il perdit la vue pendant trois jours. À la suite de ces trois jours, il fut baptisé au nom du Christ. Immédiatement après, il recouvra la vue. Saül se convertit peu après. Il prend le nom de Paul, traduction latine de Saül, pour se faire mieux accepter dans le monde gréco-romain, puis effectue au total trois grands voyages d’évangélisation en Asie mineure, en Grèce et jusqu’à Rome, multipliant partout les conversions.

1977 ans après, à Lannion, où la religion particivilienne fait de nouveaux adeptes chaque jour que Dieu fait, il était question de conversions, d’illuminations et de voyages épiques.

Altiplano
Altiplano

Table 1, dite « Là-haut » : suivant Nicolas II sur les sentiers tortueux de l’Altiplano, nous récoltons le maïs, coupons le bois, manions la pierre, tondons les alpagas pour en faire des chandails, en nous déplaçant perpétuellement entre montagnes, forêts, maisons, lacs et plaines. Dans notre sac, ces ressources se mélangent, sont produites, consommées, vont dans un petit panier puis y reviennent: c’est un jeu de bag building.
Outre ce mécanisme original pour un jeu de gestion de ressources, et la question des déplacements, l’existence de l’entrepôt est une autre trouvaille: on peut y stocker ses biens – ce qui fait marquer des points et évite de pourrir son deck. Ce jeu qu’on annonçait court mais que nous bouclons en trois heures à quatre est une réussite indiscutable. Essouflé par l’altitude de la haute route, je parvins un peu tard au haut plateau, lesté de 101 PV, devancé par Thibault (123), et Nicolas II (124), mais surtout par Tristan (197), qui, seigneur du verre et du cacao, nous toisait de là-haut.

Table 2, dite « Là-bas » : Inis se déroule à l’époque des Celtes anciens, quand histoire et mythologie ne faisaient qu’un. Les joueurs sont des chefs conduisant leurs clans au-delà des mers, depuis l’Irlande jusqu’à une île récemment découverte. Ils s’y installent, l’explorent, rallient des clans, construisent citadelles et sanctuaires, cultivent la terre, exploitent les mines. Les bardes content les récits des dieux et des héros, le druide les conseille, le maître-artisan immortalise leur grandeur. A l’issue de cette partie serrée, Xof ne fut pas contesté comme Brenn (chef provisoire), ce qui lui donne la victoire car il était à égalité avec Dom. Olive et Mickaël ont apprécié le voyage.

Table 3, dite « Ailleurs » : à Burn Out, qui est la première extension d’Eden, le jeu d’escarmouche post-apocalyptique, Sébastien prend sa revanche après sa correction de la semaine dernière, et mate Olivier L. sur le score de 65 à 60. Cette semaine, la vérité était ailleurs.

Table 4, dite « Du chemin de Damas » : revisitant l’histoire tragique des guerres du monde, et plongé dans l’obscurité d’un Twilight struggle chaotique comme un champ de bataille syrien, Maxime ne retrouva pas la vue. Le Doc Nico, pourtant sur les lieux, n’y put rien faire, remportant ainsi une victoire par forfait.

Table 5, dite « Essentielle » : L’homme se définit de manière négative pour Sartre, en opposition à ce qui n’est pas lui. Un cendrier a été pensé pour une fonction précise, prédéterminée: l’essence du cendrier précède son existence. Il en va de même de l’homme si on pose Dieu comme créateur de l’Univers. Le concept d’homme étant dans l’esprit de Dieu, l’homme devient cendrier, c’est-à-dire objet, et non sujet. C’est la raison pour laquelle, chez Sartre, Dieu ne peut pas exister. Car l’existence signifierait que l’homme a une essence, donc n’est pas libre, ni responsable de ses actes. A cette table de Battlestar Galactica, nous trouvons un leader cylon, à tout seigneur tout honneur Neox, leader d’une résistance héroïque, mais surtout deux traîtres néophytes: Elisa et Kaelig. La première brûla comme une biscotte hérétique dans un grille-pain en révélant sa nature dès le premier tour, le second persista dans sa fourberie, mais fut vite démasqué. Et comme c’est sur une panne de carburant que les humains perdirent le combat, on en conclura que ceux-là (Vivien, François-René, Xel, Jérôme) n’étaient pas assez chrétiens: à se focaliser sur leur existence, ils en oublièrent l’essence.

Table 6, dite « Evangéliste » : muni de son bâton de pélerin, Dom fait deux nouveaux convertis à Innovation – à savoir Xof et Mickaël, deux futurs évangélistes à coup sûr. Le quatrième évangéliste en jeu, Olive est plutôt ce qu’on appelerait un catholique malgré lui: s’il en connaît les règles, il n’en partage pas les préceptes et on doute qu’il suive les chemins de Saint-Paul pour en propager la foi. D’ailleurs, formant équipe avec Mickaël, il l’entraîna dans sa chute (2-6 face à la paire victorieuse Dom et Xof).

Table 7, dite « Aux heures canoniales » : Dieu ne joue pas aux dès, mais les apôtres de Parties Civiles si: passé les mâtines et à l’approche des laudes, Tristan, Thibault, Doc Nico et Nicolas II se lancent dans un Dice forge frénétique dont il vous faudra lire l’issue dans les saintes écritures du forum.

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Séance de VENDREDI 09/11/2018 à Servel

Résultat de recherche d'images pour "mort de gaulle cartoon"Le 9 novembre 1970, à 19h15, Charles de Gaulle meurt paisiblement dans sa maison de La Boisserie, à Colombey-les-deux-Églises, pris d’un malaise en faisant une réussite aux cartes (et non pendant un bal comme un hebdomadaire facétieux l’écrivit à l’époque). Comme quoi jouer, qui semble une activité paisible de premier abord, peut vous être fatal.

48 ans après, heureusement, aucune issue tragique n’a été recensée lors de cette nouvelle soirée de Parties Civiles.

Table 1, dite « Je vous ai compris ! » : l’équipe historique des enquêteurs de choix (Dom, François-René, Thomas et votre serviteur) se retrouve pour un nouvel opus de Sherlock Holmes Détective conseil, etoffée de Eric, Vincent et son fils Elouann, sans oublier Maïwen pour la touche de glamour. Autrement dit, le trop plein d’enquêteurs guette pour cette enquête N°12 intitulée « La piste tordue ». Mais de la multiplicité des points de vue jaillit la lumière et tous les talents se sont conjugués: un éclair de génie de Vincent, la science de la synthèse de Dom, les intuitions de Maïwen, et le fameux doigt mouillé de François-René, pour un score final honorifique de 95 !

Table 2, dite « Ballotage favorable » : le plateau imposant de Dominant species voit s’affronter une cohorte de joueurs chevronnés, à l’image de Tristan ou Kree’Nox, et de débutants complets. Une partie indécise et qui se prolongea loin dans la nuit – on parierait que Tristan, qui était en ballotage favorable, est sorti vainqueur du scrutin, mais rien n’est moins sûr et un passage par le forum s’impose !

Table 3, dite « Résistance organisée » : Battlestar Gallactica ressort d’un profond sommeil particivilien (7 mois selon nos archives, qui sont sûres), avec deux connaisseurs (Michal et Xel), et une floppée de débutants (Camille, Olive & Co). Une partie entachée de nombreuses bizarreries (dont une révélation au premier tour !) et qui a tourné à la confusion des cylons, pourtant plus nombreux numériquement !

Table 4, dite « La chienlit » : à Kill team – un dérivé du célèbre Warhammer – c’est la chienlit: Neox battit Julien mais fut ensuite défait par Mickaël.Résultat de recherche d'images pour "chronicles of crime jeu"

Table 5, dite « Mémoires d’espoir » : en fin de soirée, Neox présenta à divers compagnons et compagnes de fortune l’excellent Chronicles of crime. Un jeu sous forme d’enquêtes one shot basé sur une application mobile, et une consommation compulsive de QR codes. On a fait le tuto, qui ne nous a opposé aucune résistance, puis on a discuté. Il parait que les vraies enquêtes peuvent atteindre des abîmes de complexité, mais qu’on peut toujours espérer en venir à bout en pariant sur sa mémoire. Car, c’est un point crucial à ce jeu, le temps est votre ennemi et il vaut mieux être formatté éléphant que poisson rouge….

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Séance de VENDREDI 06/04/2018 à St-Elivet

La date du 6 avril 1722 marquerait l’abolition de la taxe sur les barbes instaurée par Pierre le Grand le 5 septembre 1698, à son retour de son long voyage d’observation en Europe. Elle s’inscrivait dans son ambition de moderniser son pays en lui faisant adopter les techniques, mais aussi les modes de l’Occident. Le paiement de la taxe se matérialisait par une pièce en métal qu’il fallait garder sur soi, faute de quoi la police avait le pouvoir de vous raser de force.

Quelques siècles plus tard, au moins un barbu (à jour de sa taxe cotisation) figurait à chacune des tables de jeu.

Table 1, dite « 1 barbu c’est un barbu, 3 barbus c’est des barbouzes » : à la table de Rising Sun se joue une épopée nippone avec alliances, luttes et intrigues (mais pas de coups tordus ?). Parmi Neox, Julien, Elouan, Anthony, Mickaël et Cédric, on retrouve trois barbus et c’est le second nommé qui est vainqueur (avec le clan Bonsaï).

Table 2, dite « Pas rasoir » : une séance de Battlestar Galactica, on s’y ennuie rarement. Cette fois au sein du groupe formé par Michal, François-René, Frank (featuring Paul Jr), Xel, Maël et Guillaume, les cylons ont pris la forme d’un binôme père-fils bientôt rejoint par LE cylon (barbu) de PC. Ajoutez-y une Xel pas claire et un Guillaume-boulet (dixit ses collègues) : les humains ont passé un sale moment.

Table 3, dite « Moustache et favoris » : à Grand Austria Hotel, VHN convie Thomas, Eric, Christophe à gérer un hôtel-café viennois à coup de lancers de dés et sous le regard sévère de l’Empereur (François-Joseph 1er, qui a donné son nom à un fameux style de barbe) qui débarque par trois fois distribuer ses bons et mauvais points. Y avoir déjà joué a été certainement avantageux pour l’heureux narrateur qui, ayant collecté les trois objectifs à 15 PV, finit avec 165 points devant Eric et Christophe réunis dans un mouchoir de poche autour de 110 points. Le malus de 5 PV par convive encore en salle en fin de partie en a fait couiner plus d’un !

Table 4, dite « Au nez et à la barbe » : Nicolas-2 a convaincu Thibault et Victor bientôt rejoints par Quentin et Maïwenn qu’il détenait les clés des règles de Munchkin. Après un bon moment de jeu chaotique, un cas de figure improbable (une « intervention divine à deux », ne me demandez pas) désigne deux vainqueurs-surprise, N2 (qui en rit encore dans sa barbe) et Maïwenn (dont un Codenames récent a révélé toute l’expertise en techniques d’épilation).

Table 5, dite « Au poil » : la table 4 continue avec un Hanabi qui semble s’être parfaitement déroulé, mais avec le tourbillon du lancement de la table 7, son résultat n’a pas été consigné.

Table 6, dite « A un poil près » : la table 3 moins Xof poursuit avec Gipsy King, intéressant jeu semi-abstrait de placement sur un territoire renouvelé de partie en partie et où la gestion de l’initiative (ordre du tour) est clef. Au terme de la première moitié, Dom creuse l’écart grâce à un groupe de 10 tentes qui lui rapporte 55 PV. Dans le seconde, Eric fait le meilleur score et finit avec un total juste inférieur de 3 points à Dom.

Table 7, dite « Pas un poil de sec » : le Codenames vespéral attire son lot d’amateurs et la joute en 3 manches a été serrée, loin du désastre de la semaine passée. Les maîtres-espions se cantonnent pour l’essentiel à des indices en 2 avec quelques déviations en 1 (ce qui est habituellement rare par ici) ou en 3. En présence on trouvait des Bleus (Guillaume, Eric, VHN, Victor puis Maïwenn) et des Rouges (Xel, F-R, Thibault puis N2 et Quentin).

La première manche ouvre sur un Lumière 3 (Aube, Ampoule et ???) et se termine par un tour où il ne reste plus qu’un mot aux Bleus à trouver pour l’emporter, probablement un reliquat de Lumière 3 ou de Route 2. Hélas, raisonnant que par un trou on peut voir de la lumière (ou, moins convaincus, qu’une lumière est un trou dans un moteur deux-temps), ils se noient dans le Trou fatal (c’était Bombe). 01

La 2e manche voit Mineurs 3 (Nain, Fer, Pelle) répondre à Architecture 3 (Pont, Pilier et ???). Les Rouges sont convaincus que Arc est le 3e mot (mais ne se décident pas à le toucher de toute la partie), ce qui n’empêche pas les Bleus, face à Recourbé.e 2, d’être longtemps tentés avant d’aller sur Corne et Crochet.  Pour le dernier tour, il ne manque qu’un mot aux Bleus, situation confortable s’il en est. Mais quand avec Démangeaison 1 son équipe se rue sur Croûte (blanc !), le maître-espion transpire un bon coup. Heureusement, ils finissent bien par lui préférer Puce ! 11

Dans la manche décisive affrontant Xel à Maïwenn, la tension monte encore. Les Rouges prennent l’ascendant après le raté du Meuble 2 initial (Table et Planche) et déroulent avec supériorité. Les Bleus, sur la défensive et sous la pression, proposent un Chocolat 1 (pour Suisse). Mais le Lorient 2 ne parvient à révéler que Bretagne. Le dernier indice, Chaudron 2, révèle Asterix et Vapeur et les Bleus touchent enfin Verre (le Meuble manquant) et se retirent sur le score final de 21.

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Séance de VENDREDI 17/11/2017 à St-Elivet

L’étage de Saint-Elivet a fait le plein en cette soirée d’un vendredi consacré à Sainte Elisabeth (de Hongrie, morte à 24 ans).

Tables 1 & 2, dites « Plein soleil » : avec Funforge, c’est du sérieux. Pour la seconde année, nous organisons des événements autour des jeux de ce sympathique éditeur partenaire de l’association. Match aller ce soir avec un tournoi de Fight for Olympus avec en maître des cérémonies Nicolas-dit-Neox (merci pour ses efforts !). Il a rameuté une quinzaine d’adhérents qui, après avoir studieusement écouté les règles, se sont succédé autour de ce jeu d’affrontement entre héros et demi-dieux grecs. Deux heures plus tard, le tableau de marque s’était décanté sur un trio très divers : le costaud DocNico, le menu Elouan et le poids-moyen François-René. C’est ce dernier qui sort vainqueur de la phase finale et gagne une boîte du jeu sous les applaudissements. Est-ce la pratique de Smallworld qui l’a préparé à la victoire ? Un champion polyvalent en tous cas, que dis-je un décathlète du jeu, après ses coups d’éclats passés à Formule Dé, BSG ou encore Codenames. Rendez-vous dans 2 semaines pour le match retour avec Grand Austria Hotel.

Table 3, dite « Dicton » : autrefois on disait « À Sainte-Élizabeth, tout ce qui porte fourrure n’est point bête ». Pourtant ce sont bien des bêtes à poil (chats, lapins, souris, renards et raton-laveur) et à plume (oiseaux de proie chamailleurs) qui se sont mené une guerilla sans merci dans le royaume forestier de Root. Il s’agit de la version beta imprimée maison d’un jeu en cours de Kickstarter. Nettement plus de combat que de gestion de ressources, des alliances rapidement dénoncées et des factions très asymétriques contrôlées par chaque joueur (Xel, Sophie, Thomas et VHN). Il y a une courbe d’apprentissage pour bien assimiler les forces et les faiblesses de chacune, donc on a cherché ses marques dans cette première partie qui n’a pas déçu par ses rebondissements. Alors que les Chats et les Oiseaux faisaient la course en tête, RoXel-le-Raton-Laveur a pris la mesure de la puissance de son alliance conclue (imposée ?) avec le FLPF (Front de Libération du Peuple de la Forêt) et, réussissant à marquer près de 10 PV en un tour, a bondi jusqu’aux 40 points signant sa victoire.

Table 4, dite « Tissu » : dans cette salle partagée avec un cours de couture, DocNico et Nourdine puis Nourdine et Julien se sont affrontés à Patchwork. Lequel a taillé un slip à l’autre ?

Table 5, dite « Treizième colonie » : trop de joueurs pour les nommer à bord du Battlestar Galactica. Certains (F-R) n’ont pas hésité à taper vite et fort (sur Guillaume en l’occurrence). D’autres, Cylons semi-professionnels (Michal), ont parfaitement mené leur affaire et conduit les robots à la victoire.

Table 6, dite « Association d’idées » : des individus parmi lesquels Vincent ont joué à Concept.

Table 7, dite « Un barbu et un chevelu » : Nicolas-2 et Axel ont joué à DC Comics Deck Building.

Table 8, dite « Des lettres et des chiffres » : au cœur d’une nuit déjà bien entamée, votre correspondant se retira parmi les éclats d’une table de Codenames qui promettait.

Table 9, dite « Mais encore » : selon certains témoignages photographiques (depuis corroborés par une déposition écrite), une partie de Andor Chada & Thorn a regroupé Julien et Christophe.

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Séance de VENDREDI 05/05/2017 à St-Elivet

Le 5 mai 2007 disparaissait Theodore Maiman qui en 1960, aux laboratoires Hughes, fabriqua le premier laser et en fit entrer le rayon lumineux dans l’histoire. Lannion ayant une petit industrie photonique (« dans le photon, tout est bon ! »), son nom y est familier. Dix ans plus tard, des adhérents rayonnants ont laissé les lumières briller fort tard.

Table 1, dite « Six » : de nombreux joueurs embarquent dans le vaisseau spatial Battlestar Galactica : Nourdine, François-René, Frank, Michal, Anthony et Armand. La partie démarre fort avec une double attaque, puis les deux cylons F-R et Armand se dévoilent et l’emportent en ayant fait tomber le moral des humains à 0.

Table 2, dite « Cinq » : Christophe, Tristan, Bruno, Thomas et VHN s’attablent autour de Hansa Teutonica, un classique des jeux de stratégie germaniques avec des règles simples, un thème minimal, un hasard quasi-absent et pas mal d’interactions entre joueurs qui se disputent des routes commerciales à grands coups de cubes. De la réflexion, des coups bas et peu de fantaisie pour ce jeu néanmoins excellent, une sorte de Kardinal und König en plus riche. Des 3 conditions de fin de partie, c’est « premier joueur à 20 points » qui s’active. Et c’est une victoire de Tristan, bien détaché de ses suivants avec 64 points.

Table 3, dite « Quatre » : A Dice Masters joué en équipe, la paire Julien+Axel a fait de la charpie de Jérôme+Nicolas-2. Puis les mêmes ont joué à Trains.

Table 4, dite « Trois » : ils sont trois (Neox, Xel et DocNicolas) à avoir poussé leurs troupeaux de bovins sur la piste de Great Western. « C’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses » dit-on parfois, mais ledit comptage n’a pas été remonté à la rédaction.

Table 5, dite « Deux et demi » : pendant ce temps, une partie de 7 Wonders Duel opposait Vincent à Joan pendant que Robin dormait du sommeil paisible du futur adhérent.

Pour le Codenames lancé au terme de ce compte à rebours, les Bleus alignent la redoutable charnière Nourdine/F-R avec Jérôme, tandis que l’effectif des Rouges regroupe Joan (Robin tentant avec succès un « Glouc 2 »), Christophe, VHN, DocNicolas rejoints par Xel. Première manche serrée où en ouverture, Haiti 4 répond à Végétal 4. Elle finit sur un Attente 1 qui rappelle étonnamment le mardi précédent (où le même mot avait fait trouver File et Poste). File et Poste sont de nouveau là, les Bleus touchent File et gagnent ! Eussent-ils choisi Poste, ils perdaient. La seconde manche commence mal pour les Rouges qui choisissent Bouquet en réponse à Bulbe 2. L’adversaire, lui, propose des mots à la sémantique trop large (Bricolage, Bâtiment). Malgré les efforts de Jérôme et en passant sur un Cardiovasculaire 2 (Cœur, Pompe) un peu limite, les Rouges l’emportent de justesse. Dans le manche décisive, les Bleus attaquent fort avec un Vieillard 4 mais se dispersent ; face à eux, le pragmatisme de DocNicolas (malgré son David Hasselhof 2 hermétique à certains) conclut triomphalement avec Jugulaire 2 (Veine, Figure).

Mais la soirée n’était pas finie : quand le rédacteur prit le large à une heure fort avancée, on jouait encore à Titan Race tandis que DocNicolas organisait une table de Small World.

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Séance de VENDREDI 10/02/2017 à St-Elivet

Elle est l’ultime vigie de la langue française. Le 10 février 1635, l’Académie française est portée sur les fonts baptismaux par lettres patentes du roi Louis XIII, sur les conseils de Richelieu. Le cardinal est nommé « chef et protecteur » de l’institution, censée fixer les règles du bon français. Installée quai de Conti, à Paris, l’Académie a pour devise « A l’immortalité » – d’où le surnom de ses membres : les immortels.

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482 ans plus tard, la langue française a été parfois honorée, souvent maltraitée, et parfois ignorée dans une séance de jeux d’une grande diversité.

Table 1, dite « Les trésors du temple » : Tikal est le premier jeu de la série dite « du masque », comprenant aussi Java et Mexica, trilogie fameuse dans le monde du jeu et basée sur un même principe, inspiré du jeu Torres des mêmes auteurs : des points d’actions limités à gérer à chaque tour, du placement tactique et des luttes de majorité. Les joueurs incarnent des explorateurs qui mettent à jour des trésors dans des pyramides mayas perdues dans la jungle du Guatemala, aux alentours du site archéologique de Tikal. Nous avons joué avec la version avancée des règles, qui prévoit des enchères pour l’attribution des tuiles en début de tour. Une version qui change la donne, car il faut faire la bonne enchère au bon moment pour placer les tuiles les plus juteuses près de chez soi. Après une lutte homérique, Tristan remporta la partie avec 104, devançant Neox, 101, et Thomas, 98. Bien que chargé de précieux trésors, j’échouai pour ma part au pied du podium avec 88, penalisé par une tente trop tardive qui ne me permit pas d’amasser mes troupes aux endroits stratégiques.

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Table 2, dite « Grillée à point » : Dans une partie de Battlestar Gallactica longue comme un jour sans pain grillé, la coalition des cylons (Nicolas III – alias Doc Choucroute pour les intimes – Nourdine et François-René, compatissant) s’imposent aux humains (Xel, Michal, Jean-Louis).

Table 3, dite « Le coup d’épée » : Jeff et Julien de Paimpol s’opposent à 7 Wonders: Duel en duo, une partie qui voit le second nommé porter l’estoc.

Table 4, dite « Le coup du bicorne » : La table 3 enchaîne sur Splendor, en duo, mais l’issue du duel n’en fut point changée.

Table 5, dite « Le coup du chapeau » : Réalisant le coup du chapeau, Julien inflige une troisième défaite de rang à Jeff à Small World ??? (si notre reporter sur place a bien compris le nom du jeu, car au moment de la transcription, une interférence dans la transmission lui a brouillé l’écoute).
Postscriptum: on me souffle dans l’oreillette qu’il s’agissait en fait de Star Realms, un jeu de deck building. Ce qui ne change rien en tout cas au résultat.

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Table 6, dite « A l’immortalité » : à la table de Deus, Nicolas II, Sophie, Olivier et Mickaël ont livré une bataille à l’issue incertaine, que le forum dévoilera peut-être.

Table 7, dite « L’île de la tentation »:  Elaine se joue de Joan et Gael, ses opposants malheureux à une partie de The island.

Table 8, dite « Fumée blanche » : Joan s’impose avec brio (40) à Tobago. Un heureux avénement que Jeff (33)  et les deux Julien (32 et 26) n’ont pas osé contredire.

Table 9, dite « Coup de pouce » : si, à l’académie, un coup de pouce du destin s’avère nécessaire pour entrer, à la table de Flick em up, vous ne pourrez compter que sur le votre. A ce jeu où les brigands et les shérifs s’affrontent à coup de chiquenaudes, Mickaël a rassemblé une équipe large comme une porte de saloon: Thomas, Tristan, Neox, Dom, Xel, N II, Jeff et VHS. Sur le scénario 1, les brigands, plus adroits, ont gagné.

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Table 10, dite « Académique » : Point besoin du dictionnaire de l’académie (la première édition en date de 1694) pour prendre place à la table de Codenames. Dans sa version ducifiée, les Bleus (Dom, Thomas, Mickaël, Nourdine) affrontent les Rouges (VHS, Jeff, Joan, FR) pour un match serré en trois sets et une victoire des plus académiques :

  • 1-0 pour les Rouges sur une manche serrée, conclue par un Lactée 2 (Fusée, Crème) qui donna lieu à bien des hésitations sur le deuxième mot (Fusée, Base, ou Pavé ?), et des controverses, le maître-espion ayant pris la peine d’épeler le mot deux fois dans une interprétation libérale de la règle (ce qui n’est pas interdit est permis, n’est-ce-pas ?). En face, pour les mêmes mots, on aurait plutôt vu suppositoire…
  • Les Bleus égalisent, sur un Herbier 2 (Livre, Iris) tout en maîtrise
  • Les Bleus prennent l’avantage 2-1, dans une manche pourtant commencée avec audace par les Rouges sur un Prolifération 4 (Colonie, Cafard, Culture et Puce), qui aurait même pu être un 5 avec Bombe. Mais les Bleus concluent avec brio sur un Homme 3 (Docteur, Pirate et Gaule) !

Table 11, dite « Douce nuit » : Tristan et Nicolas II s’opposent à 7 Wonders: Duel en duo, une partie qui voit le premier nommé conclure victorieusement cette soirée.

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Séance de VENDREDI 30/12/2016 à St-Elivet

Un siècle exactement après l’assassinat retentissant de Raspoutine, la petite confrérie de Parties Civiles se réunit dans une ambiance quasiment mystique, marquée par un fugace retour d’exil (Audrey), des inititations (Elaine à Codenames, Guillaume à BSG), un retard aussi inquiétant que mystérieux (Dom), et deux tables de rebelles grognards en quête de revanches sur un Empire.

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Table 1, dite « Arbitrage vidéo » : Xel, Nourdine, FR, Franck et MKS initient Guillaume à Battlestar Galactica. Les humains ont semble-t-il gagné cette partie sur un coup fourré qui sera longtemps discuté, leur carburant étant tombé subitement à 0 avant de remonter, ce qui aurait du causer leur perte. On demandera le ralenti et l’arbitrage vidéo pour valider ce résultat.

Table 2, dite « Je sais » : Jeff, Laurent et Jack mobilisent la salle Radio pour déployer le gigantesque plateau de Star wars Rebellion. Ils ont quitté les lieux fort tard, et sans révéler l’issue de leur joute. Seuls ceux qui ont joué la savent. Mais on les aime quand même.

Table 3, dite « Format Normandie » : une table précoce de Codenames avait été commandée. Dom avait aquiescé, mais il n’était point là. L’inquiétude grandissait à vue d’oeil, mais pour conjurer le mauvais sort, nous sortîmes quand même la version commerciale du jeu, le temps de rancarder Audrey, venue de sa Normandie avec Nicolas (quatrième du nom), quand Dom apparut enfin, à notre soulagement mutuel. Plusieurs manches s’enchaînèrent. Les bleus avaient le cou bourré de nouilles (selon une expression un peu déformée qui sortit de la bouche d’une joueuse ingénue), et remportèrent cette partie, où l’on nota le très joli Chocolat 3 de Julien (Mars, Crème, Cirque), tandis que je desespérai mes partenaires en lançant un Nautamine 3 (Bateau, Assiette, Temps) qui fut totalement incompris – au point qu’ils tirèrent un mot au sort.

Table 4, dite « Grand seigneur » : Lords of Scotland, voilà une belle idée de voyage pour la dernière table de l’année. C’est Xel qui passera l’hiver au chaud en confortant son classement ATP (45), devant FR (37), Nourdine (36), et VHS (33).

Lords of Scotland

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