Séance de VENDREDI 20/01/2023 à Servel

Le 20 janvier 1983, François Mitterrand s’exprimait devant les députés du Bundestag, et lance une formule qui fera date : « Les fusées sont à l’Est, les pacifistes à l’Ouest ! »

L’enjeu est de taille : les Soviétiques installent dans les pays satellites d’Europe centrale des missiles nucléaires SS-20 pointés vers l’Europe occidentale. Face à cette menace, les Américains et leurs alliés de l’OTAN se proposent de répliquer en installer en Allemagne fédérale des missiles tout aussi puissants (les Pershing) orientés vers l’Europe communiste et l’URSS. Les pacifistes et gauchistes occidentaux se mobilisent contre ce projet au nom de l’aphorisme : « Plutôt rouges que morts ! ».

Par sa prise de position historique devant les députés allemands, l’homme du 10 mai contribua à retourner l’opinion occidentale en faveur des Américains. Les Soviétiques reculeront, se résignant à démanteler leurs SS-20.

40 ans plus tard, à Parties Civiles, on rejouait la guerre, chaude ou froide, c’est selon, dans des luttes crépusculaires.

Table 1, dite « Fusées long feu » : Innovation est bien ce jeu où aucune partie ne se ressemble, et où tout reste encore possible pour les cas les plus désespérés, surtout à partir de l’âge 9. Dans cette partie en équipes, le duo Dom / François pense avoir écrasé la concurrence, avec un départ en fusée, 5 dominations à 1, emmené par un Dom flamboyant mais qui rendit l’âme comme un feu de paille, et par un François astucieux sur sa seule domination (la diplomatie), mais freiné par un tableau injouable. La sixième domination se fait attendre : elle ne peut plus venir de Dom, au tableau famélique, ni de François, incapable de faire grandir son influence, et qui  lorgne secrètement les 6 comptabilisations par tour qui apporteraient la victoire, fomentant en vain des plans qui échoueront tous. En face, on joue l’apaisement : le tableau mirifique de Xel fait merveille, apportant la seule domination (la militaire) que le duo qu’elle forme avec Xof aura pu engranger. Mais si l’on parle d’influence, c’est autre chose : le temps joue pour eux, car au-delà de l’âge 10, seule l’influence compte si personne n’a atteint les  6 dominations. Les mouches ont changé d’âne, et il suffit de laisser le temps s’écouler pour voir se matérialiser leur victoire, sur un inexorable 84/22.

Table 2, dite « Jeune fille en feu » : la table 1 enchaîne sur Scout, conclu par Xel, 45 à la faveur de mains enflammées, devant Dom, 36, Xof, 35, et François, 27. C’était sa soirée !

So Clover !Table 3, dite « Paix froide » : Première sortie pour Trône de fer, une partie au long cours à ce jeu où l’on fait équipe avec ses voisins mais tout en jouant quand même pour soi, dans une sorte de paix froide. Thomas s’adjuge une victoire de prestige au départage, devançant Samuel, Lise, François-René et Mathieu.

Table 4, dite « Guerre chaude » : à Twilight struggle, les Américains (Tristan) défont les Russes (Mickaël) dans une partie où l’avènement de Jean-Paul II a été le tournant. Castro et le Che furent des victimes collatérales d’une guerre qui n’avait rien de froid.

Table 5, dite « Lost in translation » : deuxième sortie d’un des achats de Noël de l’association, So clover ! clôt agréablement cette soirée et fut l’occasion de fous-rires mémorables dont ce petit cousin coopératif de Codenames semble être un pourvoyeur inépuisable. On en retiendra les associations ingénieuses Drague (Plan / Sucette), Corned beef (Goût / Militaire), Prostituée (Trou / Cadeau), ou encore Cadavre (Bouchon / Squelette).

Séance de VENDREDI 04/11/2022 à Servel

On ignore si, dans son petit carnet, Howard Carter a écrit « Tiens, une marche » le 4 novembre 1922. Avec son équipe, il reste motivé pour fouiller la vallée des Rois en Egypte alors que son précédesseur Theodore Davis a jeté le papyrus après douze années de travail, convaincu d’avoir achevé d’explorer. La Vallée des Rois, c’est ce lieu proche de Louxor où ont été creusées et aménagées dans la roche sédimentaire de nombreuses tombes souterraines de l’élite locale (les pharaons et quelques uns parmi leurs épouses et leurs nobles serviteurs exemplaires). Ceci pendant le Nouvel Empire, période allant environ de -1500 à -1000 et qui vit prospérité, expansion et construction de temples somptueux.

Revenons à cette première marche qui est suivie d’une quinzaine d’autres qui débouchent sur un couloir incliné. Arrivés 4 m sous terre, les explorateurs trouvent une porte qui donne accès à une série de quatre pièces qui constituent le tombeau du roi Toutânkhamon. Celui-ci, à la santé fragile, mourut sans descendance à 18 ou 19 ans en -1323. Il est possible que son tombeau, inhabituellement petit, ait été destiné à un personnage non-royal et récupéré au décès imprévu du pharaon. L’antichambre, l’annexe, la chambre funéraire et la chambre du trésor ont en partie échappé aux pilleurs qui se sont concentrés sur ce qui était petit et portable comme les bijoux et les objets en verre. Elles révèlent plus de 5000 objets, un témoignage unique des savoir-faire et de la vie matérielle de l’ancienne Egypte. Parmi eux, un exemplaire du jeu de plateau senet qui utilise un damier de 3×10. La momie, protégée par 4 sarcophages, le dernier en or massif de 110 kg, était en très mauvais état. L’évacuation et l’inventaire complet du tombeau ont duré jusqu’en 1932.

Livrons encore deux anecdotes : une dague en fer retrouvée sur la momie s’est révélée être fabriquée à partir d’une météorite ferreuse, la métallurgie du fer était très peu pratiquée et maîtrisée à l’époque au point que le métal était plus précieux que l’or (rappelons qu’en occident l’aluminium a aussi servi à des objets de luxe jusqu’à ce qu’un procédé de fabrication de masse soit élaboré au XIXe siècle). Deuxio, un magnifique collier de perles et d’or, qui était sur la momie à sa découverte, a disparu et seuls des morceaux en ont été identifiés depuis. Il semble que ce soit Carter lui-même, véritable pirate vaudou, qui en ait dérobé tout ou partie, voir ici cette étonnante et scandaleuse histoire.

Deux cents ans plus tard jour pour jour, c’est de plain-pied qu’un groupe motivé et en assez bon état entre dans la salle de Servel à la recherche jamais assouvie de trésors ludiques.

Table 1, dite « Civilisation ancienne » : Frank et Mickaël jouent ensemble le premier scénario de Paleo. Les débuts de leur tribu sont difficiles avec quelques pertes mais ils arrivent tous les soirs à construire un abri en peaux de bêtes et peu à peu élaborent des outils. Ayant réussi à réaliser une fresque à base de mammouths ils finissent sur une victoire collective. Next step, inventer la roue car sans roues pas de bicyclettes et donc pas de civilisation.

Table 2, dite « Mise au tombeau » : Retour aux classiques pour François et Dom qui s’affrontent à leur cher Innovation. François pioche et pioche en visant la Domination offerte par Maçonnerie (mise en jeu de 4 cartes Châteaux). Mais ce faisant sa main bien garnie l’expose à Rames (comptabilise 1 carte Couronnes de la main adverse, pioche et recommence tant qu’il y a des Couronnes en main). Aidé par la chance de la pioche, Dom empile dans son influence en l’activant quelque chose comme 25 points, il n’a plus qu’à dominer les quatre premiers âges. François n’arrivant ni à scorer ni à détruire le jeu adverse, la partie finit rapidement sur le score de 6 à 1.

On ne va pas en rester là et ils repartent pour une revanche à la physionomie bien différente. François démarre avec sa carte fétiche, Agriculture que Dom parvient à recouvrir rapidement tout en s’emparant de la domination Empire en étant le seul avec 5 couleurs en jeu. Il domine aussi les deux premiers âges grâce à Voiles et en comptabilisant 1 carte Châteaux jaune adverse, qui remet Agriculture au jour. Suit alors une phase à sens unique où François, en avance sur les cartes piochées, alterne entre comptabilisation et domination des âges 3 à 6. Les voilà à 4-4, Dom ayant un tableau mieux décalé et une tendance à transférer vers le sien des cartes Couronnes ou Usines de François. Ils se neutralisent en s’emparant respectivement des âges 7 et 8. Les deux sont alors à une domination de la victoire avec 43 points d’influence pour François et 49 pour Dom. Il reste une unique carte 8 à piocher et Dom comme François ont besoin d’une 9 pour pouvoir dominer. Après avoir vérifié qu’il ne peut pas passer Dom active une carte minable qui lui fait archiver une 1 ! François pioche la dernière 8 et Dom pose une 9, pensant avoir partie gagnée : il domine à ce point sur les icônes qu’il ne voit pas comment la 8 dans la main de François pourrait lui nuire. Le bougre y parvient pourtant en jouant et activant Fusées (3 icônes Horloges alors que Dom n’en a que 2) qui retire deux cartes, pour 12 points, de l’influence Domiesque. Voilà Dom dépité avec 37 points alors qu’il lui en faut 45 pour dominer l’âge 9. Il active Evolution (« ajoutez une 8 à votre influence puis recyclez une carte de votre influence ») : la pile 8 étant vide, il score une 9 et recycle une 1, le voilà avec 37 + 9 – 1 = 45, il gagne 6 à 5 cette partie au final serré.

Les tables 1 et 2 se retrouvent pour un Mot Malin qu’ils concluent avec 22 PV sur 25, quelques termes aux univers proches (terre, Canada, Egypte -encore elle-, jungle) ayant suscité une certaine confusion.

Table 3, dite « Pirate vaudou » : Thomas, Xel, Marie-Anne et Baptiste2 s’amusent comme des fous d’abord à Cartagena (Thomas est le pirate qui court/rame le plus vite) puis à Voodoo Prince (victoire de Baptiste « à l’insu de son plein gré » me dit-on).

Table 4, dite « Sans descendance » : A Twisted Fables on revisite ses contes d’enfance en mode baston à 2 contre 2 avec les équipes OlivierB-Lucie contre OlivierL-Yann. Qui d’Alice ou de Blanche-Neige eut le dessus ?

Table 5, dite « Elite locale » : Les visites de JiBee donnent lieu à des tables de classiques regroupant le gratin du jeu de stratégie: Funkenschlag ressort, cette fois sur la carte de l’Espagne (pays où la part des renouvelables dans la production d’électricité approche 50%, NDLR). Aux manettes du réseau trouvent encore place Tristan, F-R, Olive et Christophe qui font des étincelles en optimisant leur système électrique dans un contexte de volatilité du prix des matières premières.

Séance de VENDREDI 23/09/2022 à Servel

Le 23 septembre 1122, le Concordat de Worms mettait fin à la querelle des investitures, conflit qui, au milieu du xie siècle, éclata entre le pape et l’empereur à propos de la pratique de l’investiture accordée aux évêques par les pouvoirs laïcs (investiture ecclésiastique). Des clercs réformateurs, désireux de lutter contre la simonie dans le clergé et contre le concubinage des prêtres, dénoncèrent alors une telle pratique comme la racine du mal. En 1059, Nicolas II promulgua un décret interdisant cet usage. La mesure fut reprise par ses successeurs qui l’inclurent dans un programme plus vaste de réforme de l’Église et de la société. L’empereur Henri IV, qui tenait à contrôler la désignation des évêques de l’Empire parce qu’il leur déléguait des pouvoirs régaliens, s’opposa à ces décisions. Il en résulta un long conflit, qu’on a appelé la querelle des Investitures.

Henri IV ouvrit le feu en faisant déposer le pape par une assemblée d’évêques allemands et italiens. Grégoire VII riposta par l’excommunication et la déposition de l’empereur (1076), contre lequel, profitant de l’occasion, une partie des princes allemands se révolta. À Canossa (1077), le monarque sollicita son pardon en reconnaissant ses péchés, doté d’une faible escorte, attendant pendant trois jours, pieds nus, en costume de pénitent (l’expression « aller à Canossa » tirée de cet épisode de contrition sera popularisée par Bismarck, 8 siècles plus tard). Mais comme le pape le craignait, Henri IV en profite pour restaurer son autorité et reprendre la querelle. L’humiliation de Canossa débouche ainsi sur la victoire de l’empereur : il réunit un concile à sa dévotion afin que celui-ci nomme un nouveau pape plus conciliant.

En 1080, Grégoire VII l’excommunia et le déposa de nouveau. Henri réagit, fit élire un antipape, força Grégoire à quitter Rome et à se retirer à Salerne, où il mourut abandonné. Au début du xiie siècle, le conflit rebondit avec son fils, l’empereur Henri V, qui intimida un moment le pape Pascal II et le força à renoncer aux objectifs fixés par ses prédécesseurs. Finalement, la lassitude aidant et des solutions ayant été suggérées par des canonistes en parlant de la distinction, dans les fonctions de l’évêque, entre la charge temporelle de l’office spirituel, on parvint au Concordat de Worms. Il fut décidé qu’à l’avenir les évêques seraient élus par le clergé en présence d’un représentant du monarque, puis qu’ils prêteraient serment à celui-ci, après quoi ils seraient consacrés par l’archevêque métropolitain. Une procédure du même type entra en vigueur dans le reste de la chrétienté latine.

Henri Iv Dans Le Château De Canossa 1077 Vecteurs libres de droits et plus d'images vectorielles de Roi Henri IV de France - Roi Henri IV de France, Adulte, Château - iStock

Neuf siècles plus tard, une soirée de Parties Civiles se déroulait entre clercs et monarques.

Table 1, dite « Excommuniée »  : à bord de L’insondable, Killian, François-René, Neox, le jeune Evan, Xel et Vincent passent une première moitié de partie en frères. Mais dans la seconde, les deux derniers cités révèlent leur double jeu, et s’il s’en fallut de peu que cette duperie leur profitât, ils finirent excommuniés. N’est pas Henri IV qui veut.

Table 2, dite « Sanctuarisée » : la table de Sanctuary – the keepers era vit s’affronter le duo Xof / Tristan  et les deux Olivier. Sur un mécanisme rappelant Magic, les joueurs invoquent des créatures qui, outre force et points de vie, ont des pouvoirs spécifiques. Le jeu propose une série de decks pré-construits chacun avec ses spécificités et sa manière d’être joué. Xof et Tristan pilotèrent les Antar qui jouent principalement autour de l’exhaust, le fait de taper une carte et de l’empêcher d’agir (attaquer ou défendre) tant qu’elle est tapée et les Wul, qui forcent l’adversaire à défausser des cartes. Les Olivier jouèrent les Ganto, maîtres des sanctuaires, et les Kras, bénéficiant des capacités « last word » qui s’activent lorsque la créature meurt. Ils ont gagné mais, nous dit la partie adverse, en chouinant tout du long.

Table 3, dite « Inexpugnable » : à Super Motherload on explore une planète très lointaine en faisant fi de son empreinte carbone, en forant et faisant exploser des bombes pour découvrir les ressources cachées fossilisées par les ans, et qui permettent de recruter de nouveaux pilotes dans un mécanisme de fuite en avant. Cette quête est récompensée en outre par l’atteinte d’objectifs majeurs (fixes, et qui rappellent ceux de Splendor même si le jeu n’a rien à voir), et mineurs, qui changent régulièrement. A quatre il n’est pas facile d’anticiper sur les régions qui seront explorables, et une bonne tactique reste de garder un œil sur les objectifs mineurs. François s’en attribua pas moins de cinq pour 14 PV (39 PV en tout), surclassant la concurrence (Dom 29, Julien 29, Thomas 25).

Table 4, dite « Esclavagiste » : sur un thème voisin, on explore toujours plus loin à cette table de Terraforming Mars : Expédition Arès (la version cartes du TM original). Les esclaves énergétiques de Samuel (34) ont dépassé ceux d’Olive (25), NicoH (25) et Louan (21).

Table 5, dite « Concordante » : tout concorde à cette table où Mickaël, grand maître d’Iki fait parler son expérience (117), devançant Fred (110) et Ivan (102).

Table 6, dite « Indiscutée »  : avec 9, Olivier L. l’emporte à Peloponnes, devant Tristan (18) et Xof (24) – l’échelle des scores étant inversée.

Table 7, dite « Temporelle » : du Champ d’honneur Olive revint quand Samuel y tomba.

Table 8, dite « Grand clerc » : Découverte de Dale of merchants pour Thomas, qui, comme François, n’arrive pas à suivre le timing imposé par Dom qui s’adjuge une victoire de grand clerc avec deux cases d’avance sur son étal.

Table 9, dite « Versatile » : bon bilan carbone pour cette partie d’Innovation en forme d’équipée en char à voile à travers les âges. Vent dans le dos, François s’adjuge les premiers âges et punit son adversaire en lui détruisant son influence. Mais le vent tourne soudain, et la carte Perspective habilement maniée permet à Dom de remonter la pente, pendant que son concurrent reste bloqué sans pouvoir avancer. Oubliant au passage la domination « 6 cartes comptabilisées ou archivées en un tour » à laquelle il pouvait prétendre, Dom s’impose quand même, poussé par un joyeux zéphyr, laissant François ruminer dans le pot au noir.

Séance de MARDI 15/03/2022 à Servel

Qui connait Jesse Reno ? Après avoir conçu un escalier mécanique (aka escalator) utilisant le principe des véhicules à chenilles, il en dépose le brevet le 15 mars 1892 et finir par vendre sa société au fabricant d’ascenseurs Otis. L’escalator, offrant un débit supérieur à l’ascenseur sans la claustrophobie est une commodité universelle, voire tentaculaire, du monde moderne, parfois poussée à l’absurde. 130 ans plus tard on s’est laissés transporter à Servel.

Table 1, dite « Montée au ciel » : Lucas ne dit jamais non, dit-il, à une partie d’Innovation, le voila face à Dom et à Benjamin qui se souvient y avoir joué il y a bien longtemps. Vient s’y adjoindre après un moment Felix qui fera le conseiller/commentateur. Lucas attaque bille en tête, nettoie les tableaux averses avec Ingénierie puis Benjamin siphonne les points avec Navigation. Dom, pas en reste, fait parler la Poudre sans conviction.

En fin de partie Lucas a 4 dominations (sur les 5 scellant la victoire) contre 3 à Benjamin et Dom. Avec les Fusées en jeu, il peut à volonté vider les points d’influence adverses. Dom choisit de s’en remettre au destin en activant Ordinateurs (« mettez en jeu une carte 10 et appliquez ses dogmes coopératifs sans les partager »). Lucas a assez d’icônes Horloge, il  l’applique en premier et on n’est pas déçus. Il pioche Globalisation (« si aucun joueur ne produit plus de Pommiers que d’Usines, le joueur avec le plus d’influence gagne »). Incroyablement, les trois joueurs ont 1 ou 2 usines de plus que de pommiers. Lucas ayant dévasté les influences adverses avec Vaccination puis Fusées il a le plus de points et remporte la partie sans que Dom ait profité de son activation de carte. Bien joué l’artiste.

Table 2, dite « Effort physique » : Partie serrée de Parks entre Neox, Xel et Jimmy. Arrivés au bivouac final, les deux premiers comptent 21 PV, la dernière 19. Mais Jimmy a le jeton de premier joueur dans son sac à dos, cela lui donne la victoire.

Table 3, dite « Tentaculaire » : Nicolas2 et Gilles se mesurent, pour commencer avec Skulk Hollow. Un jeu d’affrontement très asymérique entre un gros monstre et une nuée de petits renards (l’image de Gulliver surgit brièvement). Gilles se retrouve aux commandes d’un monstre à tentacules et va droit au but : il élimine le chef adverse et les petits renards, en proie à la désorganisation, ont dès lors partie perdue. Pas abattu, Nicolas sort alors son Shoggi sur lequel il a normalement l’avantage du terrain, Gilles découvrant les règles. Le résultat nous reste inconnu, on retient son souffle.

Séance de MARDI 15/02/2022 à Servel

Matt Groening est né le 15 février 1954, il y a 68 ans. Après avoir pas mal galéré comme jeune dessinateur, son cartoon Life in Hell lui donne une certaine assise. Mais c’est le dessin animé Les Simpsons qui va faire sa renommée et une partie du succès de la chaîne Fox. Les histoires de la famille Simpson et de la ville de Springfield sont une satire bien observée et souvent hilarante, avec un succès jamais démenti puisque la série en est à sa 33ème saison.

Ce n’est pas dans nos habitudes sur ce site de passer des vidéos mais nous avons dégoté une séquence des Simpsons avec des jeux de plateau.

Table 1, dite « Mmmh un herbivore ! » : Neox, Xel et Camille disputent une partie de Evolution Climate. Malgré les jolies aquarelles illustrant les traits génétiques des animaux imaginaires issus du hasard et de la nécessité, ce n’est pas un jeu gentil. Il s’agit de sortir victorieux d’une lutte darwinienne en étant mieux adapté à l’environnement (nourriture, climat) que les autres. Xel prend le meilleur départ et Neox, bien malgré lui avec une main plein de cartes Carnivore, construit un prédateur capable de ralentir la domination de la vétérane. Et bien sûr, qui tira parti de la struggle for life ? eh bien Camille qui remporte cette partie avec plus de 100 points. Dans les parties à trois joueurs, il n’est pas rare qu’un larron profite des bisbilles entre ses deux comparses.

Table 2, dite « D’oh » : Lucas et VHN convainquent Yannick (qui y a joué une fois il y a bien longtemps) de rejoindre leur table d’Innovation. Lucas prend un départ canon, avec très tôt 5 couleurs et une domination grâce à la combo Roue/Maçonnerie pendant que les Rames de Dom lui donnent sa première domination. Pour faire bonne mesure Lucas ravage les tableaux adverses avec Ingénierie et décroche au passage deux autres dominations. Dom pioche bien la Poudre à canon, menaçant le tableau de Lucas parsemé d’icônes Château mais Lucas la neutralise avec les Routes. En milieu de partie plus personne n’arrive à scorer mais Lucas décale et enrichit son tableau, dominant toutes les icônes sauf les Bulbes. Dom profite des Mathématiques de Yannick pour monter en âge.  L’arrivée en jeu de Evolution chez Dom lui donne le moyen d’augmenter son influence, 3 Dominations en 3 tours et la partie lui échoit par 5/4/0.

Table 3, dite « Ouh pinaise ! » : Lucas ayant pris congé, Yannick et VHN s’accordent pour faire un peu d’exercice sur les routes de Flamme Rouge, circuit du Col du Ballon avec 3 bosses réparties sur le parcours. A 2 joueurs le jeu diffère pas mal de la configuration à 4 de la semaine précédente avec à la fois moins d’aspiration et moins de blocages. Alors que souvent les rouleurs préparent la fin d’étape des sprinters, on a eu une configuration inhabituelle où une cassure a eu lieu tôt dans le peloton, les deux rouleurs devant et les deux sprinters derrière, tout ce petit monde accumulant les cartes Fatigue. Au tiers de l’étape, le Sprinter de Dom se replace avec les hommes de tête en jouant une carte 9 avant la seconde bosse. Il prend la tête et fait l’effort en solitaire, négociant avec un bon tempo les montées et les descentes. Il tient jusqu’au bout et finit échappé en solitaire avec une dernière carte 9 providentielle, ayant accumulé un total de 11 Fatigues ! le groupe de chasse des deux Rouleurs échoue juste avant la ligne d’arrivée.

Séance de MARDI 08/02/2022 à Servel

Lana Turner est née le 8 février 1921. Star et sex-symbol de la MGM, mariée 7 fois, elle défraya la chronique quand sa fille poignarda son amant du moment, un gangster, au cours d’une dispute. Pour les cinéphiles, rappelons ses rôles dans Le facteur sonne toujours deux fois, Les ensorcelés et le magnifique Mirage de la vie.

Table 1, dite « Les ensorcelés » : Configuration inédite pour jouer à Innovation : 2 ensorcelés (Lucas et Xel), 1 enthousiaste (Vincent) et 1 sympathisant (Neox qui inaugure son exemplaire sleevé avec soin et poursuit son apprentissage du jeu). Configuration par équipe en 2×2 me direz-vous ? oui mais à cinq ! en effet un nouveau (nommé Nicolas) pousse la porte et se joint à Vincent pour découvrir le joyau de Carl Chudyk. Belle partie qui ira jusqu’à l’épuisement de la pile 10, avec un résultat étonnamment serré : 66+32 points d’influence pour la paire Xel/Lucas contre 64+32 pour Vincent/Nicolas x2.

Table 2, dite « L’explorateur joue toujours deux fois » : Mickaël, Nicolas-2, Yannick (pour son grand retour) et VHN se lancent dans une course vers El Dorado. Les règles sont faciles à assimiler (surtout qu’on n’a pas utilisé les jetons optionnels) et le jeu laisse le temps de faire deux parties, la seconde sur un parcours qualifié de difficile. Dans la première, Dom à la besace plein de machettes traverse la dernière tuile à toute vitesse et y laisse sur place ses adversaires. Dans la seconde, plus technique avec des possibilités de blocages cruels et de raccourcis audacieux, c’est Nicolas qui fait la course en tête ; non seulement il arrive le premier à la cité mythique mais en plus il a pris le temps d’enlever quatre barrières, cette fois il était imbattable. « Dans un deck builder il faut piocher » livre-t-il au micro du reporter en retirant sa casquette/chapeau d’aventurier.

Séance de VENDREDI 21/01/2022 à Servel

Louis XVI (38 ans) est exécuté le 21 janvier 1793 sur la place de la Révolution (aujourd’hui place de la Concorde), en homme digne et courageux. Ce « roi par la grâce de Dieu » devenu après la première phase de la Révolution « roi des Français » paie de sa vie sa «trahison» de la monarchie constitutionnelle.

Le 3 décembre 1792, devant la Convention, Maximilien de Robespierre, au nom des Montagnards, réclame l’exécution de Louis XVI afin de légitimer la Révolution. Il invente pour l’occasion une expression appelée à faire florès : « criminel envers l’humanité ». Les députés girondins craignent au contraire des désordres si le roi est exécuté. Ils voudraient en finir avec la Révolution maintenant que la démocratie est installée et l’ennemi repoussé, mais ils ne peuvent éviter l’ouverture du procès de Louis XVI.

Le citoyen Louis Capet, anciennement Louis XVI, comparaît devant la Convention, constituée en tribunal pour l’occasion. Il est accusé de haute trahison pour avoir joué double jeu face aux assemblées nées de la Révolution, avoir tenté de s’enfuir à l’étranger en juin 1791 (fuite à Varennes) et avoir comploté avec l’étranger. 707 députés sur 718 présents jugent le roi coupable de conspiration contre la sûreté de l’État. Par un vote qui dure 36 heures, les députés se prononcent sur la peine à appliquer. Il s’en faut d’une voix que Louis XVI échappe à la guillotine.

L’exécution de Louis XVI en fera un martyr pour les partisans de la monarchie. Elle annonce aussi la radicalisation de la Révolution et la Terreur.

A Slight Freshness on the Neck": Prints Depicting the Execution of Louis XVI (ca. 1793) – The Public Domain Review

Quelques années plus tard, à Lannion, la Concorde régnait.

Table 1, dite « Ascenseur vers l’échafaud » : la date était cochée: ce soir, le Président allait passer à la casserole, il faut bien toujours une première fois. Car oui, à son âge vénérable, Neox n’avait jamais goûté les plaisirs enfiévrés d’Innovation. Dom, son initiateur d’un soir, lui fit face, et, pour corser l’affaire, se mit en ménage avec Steven, tandis que l’ingénu faisait équipe avec l’aguerrie Xel. Privilège suprême, il eut droit, sans bourse délier, à la présence d’un coach expert : François (une prestation d’une valeur de cent louis d’or). Ce double booster lui accorda une immunité qu’il croyait surpuissante et, en effet, à l’aube du dernier tour, une double domination finale de Xel semblait plier l’affaire. Mais avec Innovation, une partie n’est jamais gagnée avant la fin: Dom sortit alors la carte bio-ingénierie dont la condition de victoire fut réalisée (Neox avait moins de 3 pommiers, Steven en avait le plus), et la tête d’un roi de rouler dans le sable : l’indépassable ascenseur émotionnel de ce jeu l’avait mené vers l’échafaud.Innovation - Jedisjeux - et les autres jours aussi
Par un jeu de bonneteau, François remplace alors Dom et on enchaîne sur un Die Crew 2, où les fortunes sous-marines furent diverses. Avantage de ce jeu, on peut s’y adonner jusqu’au bout de la nuit, mais, aussi, s’arrêter quand on veut.

Table 2, dite « Dieu reconnaîtra les siens » : à Infinity Code One, nous retrouvons nos deux amis plongés cent quatre-vingts ans dans le futur, pour sauver l’existence de l’Humanité. Comme de juste, nos deux anges, Olivier L et Mickaël, ont fait une fine équipe sur la mission 3.

Table 3, dite « Encore un moment Monsieur le bourreau » : Frank, le petit Paul et Guillaume entament le voyage au long cours de Takenoko, qui vit le triomphe du benjamin, 10 points devant la concurrence. La jeunesse est cruelle de nos jours.

Lords of HellasTable 4, dite « Nul ne saura leur fin » : à Lords of Hellas, on vit des monstres fabuleux affronter de preux chevaliers, François-René, Jack et Gilles. Le résultat de cette joute est gravé dans un grimoire, mais, hélas, mais il s’est perdu à jamais. L’ouragan de leur vie a pris toutes les pages, nul ne saura leur fin dans l’abîme plongée.

Séance de MARDI 14/12/2021 à Servel

Le 14 décembre 1903, le Flyer des frères Wright fait son premier vol motorisé sur la plage de Kitty Hawk. Modeste vol de 32 m avec aux commandes Wilbur, les deux frères avaient tiré au sort lequel piloterait. Il cabre trop son frèle appareil au décollage qui décroche, d’où la briéveté du vol. Les quelques dégats mirent trois jours à être réparés et c’est le 17 qu’ils enchaînèrent quatre vols en ligne droite, le dernier couvrant 260 m. De là les progrès furent rapides et deux ans plus tard leur Flyer III accomplissait une boucle de 39 km. Notons la descendance industrielle de ces pionniers, les moteurs Wright Cyclone ont propulsé les B-17 et B-29. 118 ans plus tard, non loin de la plage de Lannion, soirée sans trous d’air pour des joueurs pas trop manches (à balai).

Table 1, dite « Décollage » : Neox (alchimiste), Xel (capitaine) et Olive (chronomancien) ont tous trois déjà joué à la Baie des marchands. A ce jeu de gestion fortement asymétrique c’est Christel qui prend une avance que les autres ne peuvent rattraper.

Table 2, dite « Progrès humain » : trois amateurs d’Innovation (Felix, Lucas et Dom) dont un récemment converti s’affrontent à ce jeu indépassable. Felix, majoritaire en arbres, arrive à dominer rapidement grâce à Agriculture. Il saura ensuite continuer à garnir son influence avec Navigation et Médecine. Lucas et Dom renforcent mutuellement leur tableau qui se garnit de cartes avantageusement décalées. Mais c’est David qui s’imposera sur les deux Goliath par 5 Dominations à 1 et 1.

Ils poursuivent avec deux parties de Hanabi qui finissent sur le score de 21 et 20 points (sur un maximum de 25) tout en donnant lieu à des considérations sur la façon dont on peut désigner des cartes de même couleur (toutes d’un coup ou bien l’une après l’autre ce qui crée un ordre implicite ?)

Table 3, dite « Péripéties » : découverte d’Oltréé, un jeu narratif et coopératif aux règle simples nous a t on indiqué. Dans un univers médiéval (pas mal)-fantastique (un peu) issu d’un jeu de rôles, les personnages (Jack, Jeff, Vincent et Gilles) doivent accomplir des missions tout en faisant face à divers événements, le tout en lançant moult dés. A la mi-temps de la partie, un joueur hagard nous a indiqué qu’une première tentative en difficulté moyenne avait débouché sur une déroute (la faute aux dés). Un reboot en mode facile était en cours, tout se passait bien mais on a pu entendre l’expression redoutée « erreur de règles » au voisinage de la table.

Séance de MARDI 07/12/2021 à Servel

Le 7 décembre 1970, Willy Brandt se rend en Pologne, premier chancelier allemand depuis la guerre à faire ce geste, et signe le traité de Varsovie normalisant les relations entre les deux pays. Par ce traité, la République Fédérale d’Allemagne reconnaît la frontière germano-polonaise Oder-Neisse, imposée par les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale.

Après la signature, le chancelier se rend au Mémorial du résistant juif du ghetto, pour un dépôt de gerbe. Il se recueille et s’incline, puis, à la surprise générale, contre toutes les règles protocolaires, ploie les jambes et se met à genoux. Pendant de longues minutes, il demeure dans cette attitude d’humilité inhabituelle aux hommes d’État, faisant acte de contrition, dans un silence de cathédrale seulement interrompu par le crépitement des photographes. Un acte au nom du peuple allemand : en 1943, Willy Brandt, loin d’être nazi, luttait en Scandinavie contre la Wehrmacht.

Ce geste, et plus généralement sa politique d’ouverture à l’Est, lui vaudront de recevoir le Prix Nobel de la Paix, un an plus tard, à Oslo.

51 ans après, dans un tout autre registre, la soirée de Parties Civiles commença par une visite protocolaire d’étudiants de l’ENSSAT sollicitant audience auprès de notre président débonnaire. Bien que son secrétariat particulier n’eût pas été sollicité au préalable, l’audience fut accordée sur le champ, et un concordat  scellé, marquant la double alliance de Parties Civiles, au festival Jap’n Trégor pour l’animation de jeux japonais que nous sommes nombreux à apprécier, et au festival Fest 4 Game pour des raisons évidentes.

Table 1, dite « Format Normandie » : à Innovation, un farouche combat opposa en format 2 * 2 la paire Lucas / François à Felix / Vincent. Après une domination initiale de Lucas et François cette partie faillit basculer sur la fin, alors que Vincent allait dominer l’âge 9 mais se fait souffler la moitié de son influence et, au tour d’après, la carte Bio-Energie donne une victoire immédiate à ses adversaires, fortement pourvus en pommiers (« Si un joueur en a moins de de 3, celui qui en a le plus gagne »).

Table 2, dite « Si proche, si loin » : Neox ressort El Dorado pour un voyage au long cours et une soirée en douceur avec Camille et Xel. Il mène l’ensemble de la partie, mais se fait souffler la victoire par Xel, qui coiffe Camille au poteau.

Table 3, dite « Relations normalisées » : Tandis que la table 2 se répand en prolégomènes sur ses perspectives d’avenir, la table 1 enchaîne sur The Crew Mission sous-marine – qui, après la partie épicée qui les opposa, fit office d’une crème dessert dont on se ressert à l’envi pour lisser les passions brûlantes.

Séance de MARDI 23/11/2021 à Servel

Le 23 novembre 2012 s’éteint Larry Hagman qui pour les moins jeunes incarna John Ross (JR) Ewing II, personnage sans scrupules tendance psychopathe dans le feuilleton Dallas (résumé en une phrase : l’argent corrompt, la famille est source de soucis et justification des pires actions). Laissons passer 9 ans et place à l’univers impitoyable du jeu de plateau.

Table 1, dite « Coopération et rivalités » : Partie découverte de Lueurs, sous la férule de Gilles, qui, fort civilement, nous guide dans le jeu sans pouvoir y prendre part lui-même, la limite de joueurs étant atteinte. Dans un monde d’après apocalypse, quelques valeureux compagnons de route tentent de redonner des lueurs à l’humanité. A noter aussi un graphisme en noir et blanc très original, loin du style rondouillard multicolore dominant. On choisit  ses frères (et soeurs) d’armes, on lance des dés pour savoir de quelles ressources on pourra bénéficier (plantes, eau, feu, nuages, etc…), on ne perd pas ses amis dans la nuit en les affublant de lucioles, et on tente aussi de faire un bout de chemin sur une route en y établissant un campement. Les personnages de départ ont des dés particuliers, pipés selon leurs aptitudes, et certains s’en débrouillent mieux que d’autres. François-les-pouces-verts, avec les dés verts et les plantes associées fait la course en tête en faisant jouer de belles martingales végétales: le score éblouissant (selon ses propres mots, il n’est jamais à court de superlatifs) de 133 couronne sa prestation. Le suivent de loin Neox, 77, Xel, 70, et Marie-Anne, 64, et une vaine contestation de règles (un même dé pouvait-il servir à plusieurs cartes ?) n’y changea rien ! Et pourtant, comme dirait Kermit, « it’s not easy being green ».

Table 2, dite « Tous les coups sont permis » (ou encore « Couples mal assortis ») : Lucas et Dom ne résistent pas à l’appel d’Innovation et prennent deux débutants dans leurs filets, Félix et Florian. Partie en équipes de deux, donc. Mais combiner 4 joueurs et deux débutants a fait traîner la partie en longueur au point que pour un premier contact notre double F a peut-être été échaudé. Felix, associé à Lucas, a pourtant vite compris son potentiel de nuisance, défaisant allégrement la main (avec Rames) et le tableau (avec Monothéisme puis Poudre à Canon) des adversaires. Il arrive en parallèle à se tirer la bourre avec Dom pour les Dominations (4 pour lui, 5 pour le gentil animateur-boute en train) tandis que le rusé Lucas en profite pour grappiller la Domination « seul joueur avec 5 couleurs dans son tableau » (ben oui, Felix avait dégagé toutes les autres bleues). Tout cela pour dire qu’avec un score de 5 à 5, la prochaine Domination déciderait de la victoire et qu’elle était promise à un Lucas étalant un tableau plantureux. Mais le bougre a trouvé une autre façon de plier la partie en consommant à grande vitesse la pile d’âge 10 : son épuisement déclenche la fin de partie et c’est au score que sans difficulté la paire Felix-Lucas s’impose sur Florian-Dom