Le 17 mars est le jour de la Saint-Patrick, supposément la date de sa mort en 460 (ou peut-être 493, les récits liés à sa vie sont incertains et mêlent réalité et hagiographie). Dans la tradition, c’est lui qui a évangélisé l’Irlande où il est devenu évêque, utilisant à l’occasion un trèfle (shamrock) comme aide visuelle pour expliquer la Sainte Trinité. Fils d’un notable dans la (Grande) Bretagne romaine, c’est après avoir été enlevé adolescent par des pirates irlandais et maintenu en esclavage six ans qu’il suit la voie de Dieu. Sa fête est devenue une date importante dans les diasporas irlandaises, en particulier aux USA. Il est d’usage d’y porter la couleur verte et, les restrictions du carême étant suspendues, de manger et boire (stout, whiskey etc.) copieusement. Pas de ça à PC où le règlement intérieur décourage d’approcher des tables avec liquides et solides.
Table 1, dite « Incertitude » : Xel et Olive découvrent au calme Round House, qualifié par une protagoniste de « joli jeu combinatoire et fluide » aux règles pas forcément claires, on n’en saura pas plus.
Table 2, dite « Verdure » : Benjamin, Caroline, Corentin, Faline et Virginie commencent par Forêt Mixte. Autour de la table, quelques beaux spécimen sylvestres qui maîtrisent bien les combos de ce jeu. Au terme du décompte, c’est Corentin qui l’emporte de 11 points sur Faline. Ils continuent avec deux parties de Maudit Mot Dit, un jeu d’association d’idées qui écouté de loin évoquait Linq : pour ces rounds de découverte c’est d’abord Caroline puis Corentin qui a gagné.
Table 3, dite « Shamrock » : François et VHN se font une madeleine de Proust avec une soirée Innovation + Echos, un de leurs jeux favoris. Ce n’est pas souvent qu’on sort l’extension et c’est l’occasion d’expérimenter les effets des nouvelles cartes et des nouveaux mécanismes (les échos et les projets principalement). La première partie est à sens unique : François arrive à rester devant en Influence et enchaîne les Dominations, en particulier par un usage répété des Ciseaux (« choisissez deux cartes de votre main : mettez en jeu l’une et comptabilisez l’autre »). C’est d’autant plus méritoire qu’il a un tableau riquiqui et non décalé alors que Dom est maître sur quasiment toutes les icônes. La victoire 7 Dominations à 2 est sans appel.
Pour la seconde manche c’est Dom qui prend le meilleur départ en dominant les âges 1 et 2 (plus la Domination spéciale de Maçonnerie) mais François ne tarde pas à réagir grâce à une de ses cartes fétiches, Agriculture. En milieu de partie, ce sont les points d’influence qui souffrent après que Dom s’est attribué les âges 5 et 6 : François (qui a re-dominé l’âge 3, une autre des nouveautés d’Echos) aspire 5 cartes d’un coup avec Horloge tandis que Dom, incapable de comptabiliser et ne souhaitant pas piocher ce qui accélérerait les dominations de François, recycle méthodiquement les cartes d’influence de l’adversaire avec Anatomie. Mais François finit par trouver comment scorer tout en neutralisant Anatomie par la réapparition d’Agriculture : avec plus de cinquante points d’influence, il domine successivement les âges 7, 8 et 9. Les voilà à 6-6, il manque une Domination pour gagner mais il n’y a plus d’âge à dominer. Si on épuise les pioches la partie sera pour François grâce à son influence. L’autre option est d’aller chercher une des 7 Dominations spéciales restantes. Dom vise « avoir toutes ses cartes décalées à droite ou en haut » mais il n’a qu’une rouge, tandis que François vise « avoir 5 cartes actives de niveau 8+ ». A cette fin, il met en jeu Ecologie qui permet de piocher des 10 mais Dom le déstabilise en lui subtilisant. Alors que ce dernier se prépare à gagner avec Biotechnologies, François active un Dogme partagé permettant de décaler ses cartes rouges et Dom gagne immédiatement 7-6. Peut-être avait-il un trèfle à quatre feuilles dans la poche ?

Table 1, dite « Déjà crack » : Alléchés par la promesse d’un nouveau jeu annoncée par Fred, François et Erwan, nouveau venu dans l’association, s’attablent à Thiefdom. Ce mot-valise entre thief, voleur, et chiefdom (chef-lieu) campe bien le thème: on voit des guildes de voleurs se développer dans un territoire urbain, à l’instar de celle formée en 1420 dans la vallée du Rhin qui sert d’introduction au jeu. Chaque guilde est formée de trois voleurs qui se déploient sur la carte, détroussent les nobles de passage mais aussi les policiers à leur recherche, et revendent ensuite leur butin dans différentes échoppes. En six manches, il s’agit donc d’optimiser ses déplacements, dont on planifie l’ordre au départ, pour éviter les bandes rivales et surtout éviter de se faire voir. François prend un bon départ, engrangeant quelques gains lucratifs sur des ventes de tableaux favorisés par une carte passe-muraille, mais sa voleuse Sylva se fait surprendre par un policier opportunément déplacé par Fred, et perd tous ses biens et son or. Ce coup du sort met un terme brutal à sa progression, il échoue finalement à 46. Fred, 52, le devance de peu, mais c’est Erwan, qui a fait feu de tout bois avec de jolies combinaisons et un crochet auquel les cadenas ne resistent pas, qui rafle la mise avec 58. On ne mettra pas ce triomphe sur le compte de la chance du débutant, ni sur une complaisance de bienvenue de ses adversaires (pas de ça à PC, bien sûr !) : au vu de sa maîtrise sur un jeu inconnu, cette première victoire en appelle d’autres pour notre nouveau crack.
Table 6, dite « Année culte » : Encore un nouveau jeu à cette soirée, qui les inaugure: bienvenue dans Rock hard 1977, qui voit en compétition des musiciens prometteurs. De Younaël, Virginie, Sébastien, Caroline ou Corentin, on ne sait qui a été le maître chanteur, mais dans la vraie année 1977, c’était sans conteste Laurent Voulzy avec son Rockcollection !
Le 8 novembre 2016, Donald Trump remportait l’élection présidentielle américaine, renversant la tendance annoncée en particulier en Floride et en Caroline du Nord, anticipés favorables à Hillary Clinton, ainsi qu’au Michigan, au Wisconsin et en Pennsylvanie, traditionnellement démocrates, ces cinq États lui apportant
Table 3, dite « Le présent du passé » : Un nouveau jeu à cette table, idéalement thématique du Trump revival : Time capsules, jeu de plateau de stratégie sur la course à l’utilisation de technologie aliens. On y envoie des capsules extraterrestres dans le passé afin d’y retrouver divers artefacts aliens : reliques, ordinateurs ou bio-objets. Chaque objet a sa propre valeur et son propre usage, et peut être combiné à d’autres à l’intérieur de capsules temporelles pour en tirer le meilleur parti. Mais le voyage dans le temps étant une activité périlleuse, il convient d’éviter de créer des paradoxes temporels. Aux dires des participants, un jeu qui réclame de la mémoire, et Younaël n’en manque pas, vainqueur à 50, devant JérômeC, 48, et Fred, 41.
Le 19 septembre 1959 fut marqué par un incident bizarre dans la longue histoire de la guerre froide : à l’occasion d’une visite aux Etats-Unis, Nikita Krouchtchev demande à passer une journée à Los Angeles. Il visite les studios de la XXe Century Fox où il rencontre Shirley Mac Laine et Frank Sinatra mais l’ambiance se tend quand à une réception un dirigeant d’Hollywood lance une pique anticommuniste. Et quand on l’informe que pour des raisons de sécurité il ne peut pas visiter Disneyland il pique une de ses fameuses colères.
Table 1, dite « Never complain » : Marc apporte Taverns & Dragons. et attire dans ses filets Nastassia et François-René, pour une partie au long cours. A ce jeu, à la tête d’une des tavernes de la Cité, vous allez envoyer vos employés braver les forêts maudites et affronter mille dangers afin de collecter les denrées les plus rares pour vos recettes. Champignons magiques, plantes sauvages, œufs de dragon… Rien n’est trop savoureux, ou dangereux, pour attirer le roi dans votre humble taverne. Qui aura fait la meilleure tambouille, nous étions incapables de le dire à l’heure du bouclage, mais on ne se plaindra pas de n’avoir pas eu à y goûter !
