Séance de VENDREDI 18/09/2026 à Servel

Le 18 septembre 2002, la Freebox est la première « box » xDSL au monde permettant d’avoir accès au triple play, Internet, télévision et téléphone. Comme le racontera Xavier Niel, Si Free a inventé la Freebox, c’est du fait de France Télécom. En 1993, France Télécom, qui développe le Vemmi, un système de paiement à la durée, estime que l’accès à Internet, qui démarre en France, ne marchera jamais. En 1995, Michel Bon arrive à sa tête et déclare : « l’accès à Internet est un métier d’opérateur de boucle locale ». Cette phrase a toujours résonné à ses oreilles, signifiant que France Télécom, qui maitrise le support physique et fournit un service clé en main, fera de ses concurrents ce qu’il veut.

Free cherche à s’en échapper, cherchant à créer son équipement de bout en bout, rencontre Alcatel, qui n’y croit pas, décide de partir aux Etats-Unis et trouve finalement, dans la Silicon Valley, une filiale de Motorola qui développe avec lui une box VDSL. Mais on s’aperçoit vite de ses limites car elle perd des données en montée dans les fréquences. Ne trouvant ni en Europe, ni aux Etats-Unis, Free décide alors de fabriquer son propre produit, débauche un ingénieur chez Sagem et un autre chez Thomson. Leur diagnostic : fabriquer une box est un jeu d’enfant sur le plan électronique ; le problème est uniquement logiciel. Free, dont les équipes sont réputées pour leur savoir faire en logiciel, se met au travail et fabrique une première box, très inesthétique, à 10.000 exemplaires, jamais distribuée. Dans l’entreprise, tout le monde appelait ça « la boîte ». Un jour, un camarade débarque d’Amérique du Sud avec un paquet de cigarettes nommé Freebox. « La boîte » est devenue « la Freebox »!

Une fois la box fabriquée, Free a cherché des astuces marketing. A l’époque, les fournisseurs d’accès facturent des frais de mise en service à leurs abonnés. Free se démarque en s’en dispensant. Il invente la « gratuité » des appels vers l’international, qui n’est pratiqué qu’en France. Pour l’opérateur historique, produire une minute d’appel vers les Etats-Unis coûte moins d’un centime d’euros et l’opérateur continue de la vendre 29 ! « En forfaitisant l’international, vous allez tuer la poule aux oeufs d’or ! », répétaient les opérateurs. L’histoire a montré que ce n’était pas du point de vue du consommateur. Enfin, le prix. A l’époque, le curseur sur le marché était 45 euros. Free met son prix bien en dessous, à 30 euros et, surtout, en donne bien plus pour 50 % moins cher, car l’autre révolution est que, désormais, le client ne paie plus sa consommation à l’acte mais forfaitisée. L’histoire était lancée…

24 ans plus tard, soirée à haut débit ludique chez Parties Civiles.

Table 1, dite « Forfait international » : Une table de Bora Bora réunit trois voyageurs lointains, amateurs de mécanismes bien rodées et des couleurs flashy du matériel. Pour son premier voyage vers cette destination, Xof commet un forfait de taille en s’imposant avec 155, devant Olive, 152, etMarc, 142.

Table 2, dite « Illimitée » : à la table d’ISS Vanguard, la fine équipe, toujours composée de François-René, Armand, Jérôme et OlivierB, continue de consommer son forfait, qui a tout l’air d’être illimité.

Table 3, dite « Amis mais pas trop » : En recherche d’un jeu pas trop prise de tête, Tristan convainc François, Fred, et Elie, de jouer avec leur santé à Infarkt. Un jeu aux mécanismes limpides et où il s’agit de survivre, le vainqueur étant tout simplement le dernier en vie, qui n’a pas succombé au cancer, diabète, dépression ou autre cholesterol….C’est Fred puis Elie qui y parviennent dasn les deux parties jouées.

Table 4, dite « Perte de donnés » : Invité par Tristan à Innovation, François prend un départ canon, avec un tableau bien garni, une domination spéciale en mettant en jeu 4 cartes « châteaux » en un tour, puis le dépouille de son influence. Mais un retournement se produit : avec une seule carte, Tristan détruit à son tour son influence, et les dominations s’enchaînent jusqu’à une égalité 4-4. François, acculé, tente un manoeuvre très risquée avec le Mysticisme, pour gagner une icône lui permettant d’activer une carte. Echec total, la carte providentielle est recouverte. Il retente la même manoeuvre, qui produit une catastrophe similaire, et le voilà en perdition avec un jeu devenu impossible à manoeuvrer. Tristan l’emporte 6 à 4 sur une dernière domination spéciale, ayant toutes ses piles décalées à droite ou en haut, dans une partie emblématique des retournements de situations à ce jeu.

Table 5, dite « Sacrée aventure » : Faline, Corentin, Nico77 et Marie-Anne explorent les terres de Neverwinter dans L’aventure commence. Travaillant ensemble, ils ont réussi à surmonter des obstacles fantastiques, combattre des monstres et vaincre le Boss qui terrorise le royaume, avec son oeil à tentacules.

Table 6, dite « Triple play » : Le retour de Steven à Ark Nova se solde par un coup de maître, où il parvient à enchaîner trois actions en un tour, un cas extrêmment rare. Il parvient à croiser avant Mickaël, qui n’était pas loin, et Xel.

Séance de VENDREDI 11/09/2026 à Servel

Le , Jules Durand, un contremaître du Havre, est arrêté à son domicile par les forces de l’ordre avec les frères Boyer, secrétaire adjoint et trésorier au sein de leur syndicat, la CGT. Ils sont inculpés d’« incitation et complicité de meurtre sur la personne de Louis Dongé » et incarcérés à la maison d’arrêt du Havre. Il est reproché à Jules Durand d’avoir dit lors d’un rassemblement que Louis Dongé, par ailleurs membre du syndicat, serait supprimé. C’est le début de l’affaire Durand, que certains comparent à l’affire Dreyfus du monde du travail.

Deux jours plus tôt, une rixe éclatait sur le port entre trois ouvriers charbonniers en grève et Louis Dongé, contremaître non-gréviste, qui les insulte et sort un revolver. Les autres se précipitent sur lui pour le désarmer et le frappent à terre. Il meurt le lendemain à l’hôpital, succombant à une fracture du crâne. Stanislas Ducrot, agent général de la Compagnie Générale Transatlantique, voit dans la désignation de ses agresseurs l’opportunité de briser définitivement les mouvements grévistes, et les dénonce au procureur de la République, insistant sur le rôle supposé de Jules Durand. Anarchiste et syndicaliste révolutionnaire, secrétaire du syndicat des charbonniers (qui déchargent et mettent en sac le charbon arrivant par bateau), il est l’un des principaux animateurs d’une grève illimitée de 1910 contre l’extension du machinisme et la vie chère, et également un militant anti-alcool.

À la suite de cette machination, il est accusé d’être le « responsable moral » de l’assassinat, en réalité tué lors d’une rixe entre ivrognes. Il est condamné à mort mais grâce à une importante mobilisation, la peine est commuée en sept années de réclusion. Gracié partiellement, libéré en , il est totalement innocenté en 1918. Mais, brisé par cette affaire, il meurt en  dans un asile psychiatrique. Ces camarades le surnommaient le « buveur d’eau ». À la veille de son procès, en prison, il écrit dans une lettre à son père : « J’ai toujours dit aux ouvriers : (…) vous ne serez des bons camarades que lorsque vous ne serez plus plongés dans cet alcool qui, non seulement vous abrutit, malheureux, mais aussi ceux qui vous sont si chers : vos femmes et vos enfants ». Son patron avait en effet l’habitude de payer les dockers en jetons qu’ils devaient échanger auprès des tenanciers de cafés qui leur imposaient des consommations pour un minimum de 10 % avant de consentir à verser leur salaire.

Le , un siècle jour pour jour après que Jules Durand a été innocenté par la cour de cassation, un buste, dévoilé par le syndicat des dockers, est installé sur l’ancien quai à charbon. Son histoire a inspiré des travaux universitaires, une pièce et même un film.

Projection : Jules Durand, le Dreyfus ouvrier | LeHavre.fr

116 ans plus tard, des forçats de Parties Civiles allaient au charbon.

Préambule : Frank veut fare découvrir Lacuna, un jeu qui se joue en 5 minutes, dit-il. Sur un « foulard Hermès » tendu, on dispose 49 fleurs en formes de billes, 7 de chacune des 7 couleurs. A chaque tour, on trace une ligne imaginaire entre deux fleurs de même couleur, place son pion sur cette ligne, et récupère les deux fleurs. Le but est de récupérer la majorité des fleurs dans au moins 4 des 7 couleurs, sachant qu’en fin de partie, les fleurs restantes sont adjugées au plus proche des pions (ce qui bien sûr influence fortement la stratégie). Elie fut une victime consentante de cette agréable mise en bouche.

Table 1, dite « Erreur judiciaire » : Une table de Dune Imperium – Insurrection et son extension (avec les vers et les guerriers spéciaux) est le théâtre d’une intense bataille. En fin de partie, la situation est indécise. François se rêve bien placé, fort d’une manoeuvre au dernier tour qui, couplée à une carte de fin de partie, lui procurera deux points d’alliance. Mais il tombe dans le traquenard de Corentin, qui lui chipe un jeton chèrement acquis : +1 d’un côté, -1 de l’autre, et le voilà défait – 11 à 9. Ce n’est que justice tant Corentin a survolé la partie, faisant assaut de combinaisons toujours plus improbables, qui lui apportaient des gains mirifiques. Pourtant, Mickaël, au dernier tour, a cru pouvoir gagner seul avec une martingale inespérée née de sa domination des combats, mais manque d’un rien le seuil des 12, restant bloqué au cran dessous, celui de Corentin, donc. Par un pur miracle, il l’emporte quand même au départage, 4 épices à 3, dans ce qui s’apparente à un déni de justice pour qui a suivi la partie. Quant à Fred, relégué à 7, il n’a rien pu faire.

Table 2, dite « A l’eau claire » : à la table d’ISS Vanguard, la fine équipe, toujours composée de François-René, Armand, Jérôme et OlivierB, s’est sortie sans encombre d’une partie tranquille comme un verre d’eau claire. Ils finiront, rejoints de quelques autres, par The gang, dans une partie de poker propice aux breuvages plus costauds.

Table 3, dite « Travaux forcés » : Même à deux, une partie de Ora et Labora peut se terminer au-delà de minuit. Les travailleurs de force, Xel (295) et Olive (265), peuvent à bon droit s’adresser à leur syndicat.

Table 4, dite « Petites rixes entre amis » : Frank, Christophe et Dom s’installent pour une partie de Innovation, un jeu qu’on ne présente plus et qu’on peut qualifier de clivant, il a ses fans absolus et ses détracteurs implacables (nous savons aussi que des adhérents ont acquis la récente édition ultimate –aux graphismes hideux ou fonctionnels, c’est selon- mais ne l’ont pas encore apportée à nos soirées). Frank s’empare de deux dominations avec Agriculture mais ensuite un certain désordre se développe, motorisé par des cartes agressives comme La Poudre et Anatomie. Dom et Christophe se partagent les dominations suivantes, le premier en légère avance 4 à 3 (il en faut cinq pour l’emporter sur le champ). Frank se remet en selle avec Théorie quantique qui lui adjuge l’âge 8 et lui met en main une carte 10. Las, par deux fois Christophe s’en empare et se retrouve avec ces cartes puissantes dans son tableau. Il faut par contre qu’il soit prudent : s’il pioche trop de 10, il mettra fin à la partie en faveur de Dom qui a plus de points d’influence. Maîtrisant parfaitement un jeu qu’il n’avait pas pratiqué depuis un bon moment, il active Internet (puissant et polyvalent, comme chacun sait) et domine l’âge 9 avec 47 points d’influence mais surtout il met en jeu 3 cartes 10, ce qui fait que ses 5 cartes actives valent au moins 8 : il prend immédiatement la domination spéciale Sciences et gagne la partie.

Frank parti, Xof et Dom en refont une. Christophe utilise Métallurgie pour scorer cinq cartes 1 de suite et dominer l’âge 1. Cela en fait aussi la victime idéale de Cartographie qui augmente l’influence de Dom 3 points par 3 points et lui attribue les âges 2 et 3. Ensuite Dom use et abuse de Poterie pour continuer à scorer et dominer l’essentiel des âges suivants. A 5-2 en dominations, Christophe met en jeu une carte 7 rouge. Juste ce qui faut pour que Dom s’en empare avec Banque et, avec 37 d’influence, parvienne à la sixième domination qui scelle sa victoire.

Table 5, dite « Jouée d’avance » : Faline embarque quelques victimes à Wondrous creatures, un jeu soi-disant proche de Ark Nova, où tu construis progressivement ton propre petit monde fantastique en plaçant tes ouvriers, recrutant des créatures et créant des combos pour maximiser tes points. Elle s’impose, comme de juste, sans coup férir.

Table 6, dite « Passé simple » : Faline fait essayer à Elie et Dom Le Coupable est… Carnivore!, un jeu de déduction qu’il vaut mieux pratiquer avec un cerveau pas trop fatigué et qui peut rappeler certaines énigmes logiques qui paraissaient dans Jeux & Stratégie dans les années 80, cela ne nous rajeunit pas tout ça.

Séance de VENDREDI 21/08/2026 à Servel

Il y a quarante ans se produisit la catastrophe naturelle du lac Nyos au Cameroun, un événement dramatique, spectaculaire et toujours en partie incompris. Son point de départ est un lac profond dont les eaux sont saturées en CO2 dissous, peut-être en partie issue de volcanisme. Il faut aussi que les eaux de surface et profondes (plus froides, dépourvues d’oxygène et en l’occurrence riches en fer) se mélangent très peu, une situation très rare qualifiée de « méromictique ». On ignore ce qui déclencha le phénomène mais ce qui est certain c’est qu’une fois que des bulles de CO2 se forment, elle montent à la surface (comme quand on ouvre une bouteille de soda) et provoquent un dégazage de plus en plus rapide qui, arrivé à la surface, prend la forme d’une colonne d’eau et de gaz qui déclenche un petit tsunami. De plus, le CO2 étant plus lourd que l’air, la bulle formée à la surface stagne et asphyxie les êtres vivants présents alentours. Le 21 août 1986, il y eut plus de 1700 morts jusque dans un rayon de 25 km et on estime que 100 à 300 millions de tonnes de CO2 furent relâchées. Le niveau du lac se retrouva plus bas d’un mètre et il prit une couleur rouge profond due à l’oxydation du fer. Depuis, un système de dégazage captant le CO2 au fond du lac a été mis en place, stabilisant à un seuil sûr la concentration en gaz dissous.

Table 1, dite « Destructions successives » : Frank était désireux de découvrir Innovation, on ne se l’est pas fait dire deux fois et le voila attablé avec deux moustachus, François et VHN. Très belle partie où le novice s’est bien défendu et à pu goûter au côté « montagnes russes » du jeu. François utilise comme souvent l’Agriculture pour démarrer fort puis récupère la domination spéciale Sciences par une habile manœuvre. Dom s’attribue les âges 3 et 4 en faisant parler la Poudre au détriment des tableaux adverses. Frank, lui, a dominé les âges 2 et 5 sans se laisser impressionner. En milieu de partie, arrêt des dominations car on détruit gaiement l’influence adverse, qui avec la Vaccination qui avec l’Anatomie. Une situation peu fréquente se présente : on pioche dans les âges 8 et 9 mais les trois joueurs ont zéro d’influence ! En fin de partie, Dom met en jeu une série des cartes 10 toutes plus inutiles les unes que les autres. François et Frank alternent entre des comptabilisations spectaculaires et une destruction enthousiaste de l’influence de l’autre. François (a-t-il vu qu’il allait faire le kingmaker ?) active la Bio-Ingénierie alors que Dom et Frank sont à égalité avec 5 icônes Pommier contre 2 pour François. Il prend une carte jaune à Frank, s’attendant à donner la victoire à son compère mais surprise, la carte du dessous a autant de Pommiers et la partie se poursuit (si un joueur en avait strictement plus, il gagnait). La pile des cartes 10 est vide, il faut faire attention à ses pioches car sinon la victoire peut échoir à celui qui a plus d’influence (qui change de tour en tour, F & F persistant dans leur nihilisme tandis que Dom reste scotché à 0 points). François active les Mass-Media, dogme de coopération utilisé par les trois joueurs qui vide de nouveau les influences. Mais puisque le dogme a été partagé, il a droit à un bonus de coopération : en piochant il met fin au jeu et Frank avec 18 points d’influence remporte sa première partie grâce à la mauvaise anticipation de son collègue.

Table 2, dite « Retombées dangereuses » : Fred, Elie, Corentin et Armand jouent à Fallout. Jeu compétitif tiré du jeu vidéo du même nom. Après trois heures la situation restait indécidée, peut-être que les participants pourront nous en dire plus ?

Table 3, dite « Forces surnaturelles » : Faline et Mickaël commencent par un Dewan remporté par la première. Ils poursuivent, rejoints par François-René, avec Cthulhu Death May Die. C’est un jeu coopératif mais la première partie tourne court : un Mickaël schizophrène tue F-R, Faline trépasse rapidement et Mickaël ne fait pas le poids seul face à Cthulhu. Ils repartent mais nous restons en attente du récit de cette deuxième vague.

Séance de MARDI 17/03/2026 à Servel

Le 17 mars est le jour de la Saint-Patrick, supposément la date de sa mort en 460 (ou peut-être 493, les récits liés à sa vie sont incertains et mêlent réalité et hagiographie). Dans la tradition, c’est lui qui a évangélisé l’Irlande où il est devenu évêque, utilisant à l’occasion un trèfle (shamrock) comme aide visuelle pour expliquer la Sainte Trinité. Fils d’un  notable dans la (Grande) Bretagne romaine, c’est après avoir été enlevé adolescent par des pirates irlandais et maintenu en esclavage six ans qu’il suit la voie de Dieu. Sa fête est devenue une date importante dans les diasporas irlandaises, en particulier aux USA. Il est d’usage d’y porter la couleur verte et, les restrictions du carême étant suspendues, de manger et boire (stout, whiskey etc.) copieusement. Pas de ça à PC où le règlement intérieur décourage d’approcher des tables avec liquides et solides.

Table 1, dite « Incertitude » : Xel et Olive découvrent au calme Round House, qualifié par une protagoniste de « joli jeu combinatoire et fluide » aux règles pas forcément claires, on n’en saura pas plus.

Table 2, dite « Verdure » : Benjamin, Caroline, Corentin, Faline et Virginie commencent par Forêt Mixte. Autour de la table, quelques beaux spécimen sylvestres qui maîtrisent bien les combos de ce jeu. Au terme du décompte, c’est Corentin qui l’emporte de 11 points sur Faline. Ils continuent avec deux parties de Maudit Mot Dit, un jeu d’association d’idées qui écouté de loin évoquait Linq : pour ces rounds de découverte c’est d’abord Caroline puis Corentin qui a gagné.

Table 3, dite « Shamrock » : François et VHN se font une madeleine de Proust avec une soirée Innovation + Echos, un de leurs jeux favoris. Ce n’est pas souvent qu’on sort l’extension et c’est l’occasion d’expérimenter les effets des nouvelles cartes et des nouveaux mécanismes (les échos et les projets principalement). La première partie est à sens unique : François arrive à rester devant en Influence et enchaîne les Dominations, en particulier par un usage répété des Ciseaux (« choisissez deux cartes de votre main : mettez en jeu l’une et comptabilisez l’autre »). C’est d’autant plus méritoire qu’il a un tableau riquiqui et non décalé alors que Dom est maître sur quasiment toutes les icônes. La victoire 7 Dominations à 2 est sans appel.

Pour la seconde manche c’est Dom qui prend le meilleur départ en dominant les âges 1 et 2 (plus la Domination spéciale de Maçonnerie) mais François ne tarde pas à réagir grâce à une de ses cartes fétiches, Agriculture. En milieu de partie, ce sont les points d’influence qui souffrent après que Dom s’est attribué les âges 5 et 6 : François (qui a re-dominé l’âge 3, une autre des nouveautés d’Echos) aspire 5 cartes d’un coup avec Horloge tandis que Dom, incapable de comptabiliser et ne souhaitant pas piocher ce qui accélérerait les dominations de François, recycle méthodiquement les cartes d’influence de l’adversaire avec Anatomie. Mais François finit par trouver comment scorer tout en neutralisant Anatomie par la réapparition d’Agriculture : avec plus de cinquante points d’influence, il domine successivement les âges 7, 8 et 9. Les voilà à 6-6, il manque une Domination pour gagner mais il n’y a plus d’âge à dominer. Si on épuise les pioches la partie sera pour François grâce à son influence. L’autre option est d’aller chercher une des 7 Dominations spéciales restantes. Dom vise « avoir toutes ses cartes décalées à droite ou en haut » mais il n’a qu’une rouge, tandis que François vise « avoir 5 cartes actives de niveau 8+ ». A cette fin, il met en jeu Ecologie qui permet de piocher des 10 mais Dom le déstabilise en lui subtilisant. Alors que ce dernier se prépare à gagner avec Biotechnologies, François active un Dogme partagé permettant de décaler ses cartes rouges et Dom gagne immédiatement 7-6. Peut-être avait-il un trèfle à quatre feuilles dans la poche ?

Séance de VENDREDI 12/12/2025 à Servel

Why COP21 musn't go down in flames | RNZ NewsLe 12 décembre 2015, les dernières négociations de la COP 21 manquent d’échouer lorsque l’équipe juridique américaine se rend compte à la dernière minute que « shall » (« doit ») est approuvé au lieu de « should » (« devrait »), ce qui signifie que les pays développés seraient légalement obligés de réduire leurs émissions. Mais les Français résolvent le problème en le traitant comme « erreur typographique ». La formulation finale de l’accord de Paris est alors adoptée par consensus des 195 États membres à la CCNUCC et de l’Union européenne. Dans l’accord, les membres promettent de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre « dès que possible » et de faire de leur mieux pour maintenir le réchauffement climatique « bien en-dessous de 2 °C ». Pour l’histoire, le Nicaragua indique qu’il a voulu s’opposer à l’adoption en dénonçant la faiblesse de l’accord, mais qu’il n’en a pas eu la possibilité.

10 ans après, le monde s’est éloigné de la trajectoire 1,5 °C (seuil déjà franchi en 2024), reste en retard sur celle de 2 °C, tout en ayant évité les scénarios de réchauffement les plus extrêmes envisagés en 2015. Les scientifiques jugent que l’objectif de limiter durablement le réchauffement à 1,5 °C n’est désormais plus atteignable, et que ce seuil devrait être franchi de façon durable un peu avant 2030.

A Lannion aussi, pour la traditionnelle soirée de Noël, on notait un net réchauffement. Le vin chaud, les gâteaux et chocolats, la chaleur humaine en général, ont été identifiés comme ses principaux contributeurs. Sans oublier la descente du père Noël par la cheminée, avec son lot de nouveaux jeux, bientôt (voire déjà pour certains) sur nos tables !

Table 1, dite « Au soleil » :  Un voyage au soleil de l’Alhambra pour Noël, ça ne se refuse pas. Marie-Anne plie le game pour cette partie inaugurale, à l’admiration de Thomas, Caroline et JérômeC.

Table 2, dite « Faibles avancées » :  la fine équipe de ISS Vanguard (F.-R., Armand, Olivier B et Jérôme) continue sa campagne. Echaudée par l’avertissement indiqué en préambule de leur quête du soir (« assurez-vous de commencer de bonne heure »), elle n’a obtenu qu’une faible avancée. Puis, dopés par l’arrivée de Nastassia, ils enchaînent The gang et La communauté de l’anneau.

Table 3, dite « Imprévisible » : Vincent-de-dune s’attable avec sa boîte de Chaos dans le vieux monde, mais les tables sont déjà constituées, ce sera pour la prochaine fois. En attendant, François, retenu ailleurs, arrive tardivement et lui propose charitablement de découvrir Innovation. Il pense n’en faire qu’une bouchée, et en effet, le voilà qui mène 5 dominations à 1. Il a 38 dans son influence et une carte 10 en jeu, sa victoire est donc certaine lors de son prochain coup. C’est ici qu’il faut ressortir la phrase maladroitement prononcée par Emmanuel Macron dans ses voeux aux français du 31 décembre 2022 : « Qui aurait pu prédire la crise climatique ? ». Car oui, qui aurait pu prédire une victoire de Vincent à cet instant ? Presque personne, assurément. Mais François voit passer un cygne noir, contemplant la carte Mathématiques, dont Vincent use et abuse depuis plusieurs tours, et réalise ce qui va se passer: il va l’activer encore, piocher une 10, la comptabiliser, piocher une autre 10….mais la pioche est vide, ce qui met fin à la partie, qu’il remporte à l’influence, 46 à 38.

Table 4, dite « Planètes en danger » : le monde imposant de Andromeda’s edge se déploie pour Marc, Olive, Corentin et Xof. Il aurait fallu veiller bien tard dans la nuit pour en connaître l’issue.

Table 5, dite « Le temps de l’innocence » : Fortunes diverses à Almost innocent pour Gilles, OlivierL, Delphine,  Faline et Erwan. Mais on sait qu’ils se sont amusés.

Table 6, dite « Espèce dominante » : Découverte de Dominant species Marine, encore une table à rallonges, métrique et horaire. Mickaël, Tristan, Fred et Benjamin découvrent cette variante où l’on fait semblant d’être sorti de l’anthropocène.

Table 7, dite « Météorique » : Ici, on teste l’extension aux météorites de Faraway pour un constat mitigé, car la seule qui s’en est servie, Caroline termine à 35, derrière JérômeC, 48, et loin du trio de tête (Thomas 77, Marie-Anne, 75, François, 74). Puis on redécouvre Scout, un achat de Noël, où Jérôme se distingue (23), devant Marie-Anne, 18, François, 14, Caroline, 11, et Thomas 9. Mais entre toutes ces agapes, on a aussi parlé vin chaud : la recette délicieuse de Marie-Anne s’est répandue comme une trainée de poudre.

Table 8, dite « L’avenir dure longtemps » : Vincent-de-dune rejoint Faline et Delphine pour un dernier tour de piste à Take time.

Séance de VENDREDI 24/10/2025 à Servel

Le jeudi 24 octobre 1929 (« jeudi noir ») commence le krach boursier à New York. En quelques jours, l’indice principal qui avait augmenté de 500 % depuis le début des années 1920 perd presque la moitié de sa valeur. Cet événement marque le début de la Grande Dépression, la plus grande crise économique de l’Histoire, contribuant à déstabiliser l’économie allemande et ainsi favoriser indirectement l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler et du parti nazi à la suite du retrait brutal des capitaux américains d’Allemagne. La crise a également induit des déstabilisations en Amérique latine et ainsi mené à plusieurs coups d’États. La crise de 1929 est consécutive à une bulle spéculative, dont la genèse remonte au début de la décennie, amplifiée par un nouveau système d’achat à crédit d’actions nommé le call loan. Les investisseurs peuvent ainsi acheter des titres avec une couverture de seulement 10 %. Le taux d’emprunt variant selon le taux d’intérêt à court terme, la pérennité du système dépend de la différence entre la hausse des actions et ce taux d’emprunt. A midi, l’indice a perdu 22,6%, mais le marché rebondit à la nouvelle que les banques vont intervenir pour soutenir les cours. Il clôture ainsi sur une perte limitée de 2,1%, mais ce n’est qu’un sursis: le lundi suivant, elles n’interviennent plus et les cours plongent. Le 13 novembre, il aura perdu 40% depuis le jeudi noir.

96 ans après, Parties Civiles reste une valeur sûre, aux effectifs orientés à la hausse ce vendredi avec de nouvelles recrues suite à la bulle ludique du festival Scorfel.

BoardGamesFlix - ThiefdomTable 1, dite « Déjà crack » : Alléchés par la promesse d’un nouveau jeu annoncée par Fred, François et Erwan, nouveau venu dans l’association, s’attablent à Thiefdom. Ce mot-valise entre thief, voleur, et chiefdom (chef-lieu) campe bien le thème: on voit des guildes de voleurs se développer dans un territoire urbain, à l’instar de celle formée en 1420 dans la vallée du Rhin qui sert d’introduction au jeu. Chaque guilde est formée de trois voleurs qui se déploient sur la carte, détroussent les nobles de passage mais aussi les policiers à leur recherche, et revendent ensuite leur butin dans différentes échoppes. En six manches, il s’agit donc d’optimiser ses déplacements, dont on planifie l’ordre au départ, pour éviter les bandes rivales et surtout éviter de se faire voir. François prend un bon départ, engrangeant quelques gains lucratifs sur des ventes de tableaux favorisés par une carte passe-muraille, mais sa voleuse Sylva se fait surprendre par un policier opportunément déplacé par Fred, et perd tous ses biens et son or. Ce coup du sort met un terme brutal à sa progression, il échoue finalement à 46. Fred, 52, le devance de peu, mais c’est Erwan, qui a fait feu de tout bois avec de jolies combinaisons et un crochet auquel les cadenas ne resistent pas, qui rafle la mise avec 58. On ne mettra pas ce triomphe sur le compte de la chance du débutant, ni sur une complaisance de bienvenue de ses adversaires (pas de ça à PC, bien sûr !) : au vu de sa maîtrise sur un jeu inconnu, cette première victoire en appelle d’autres pour notre nouveau crack.

Table 2, dite « Plongée profonde » : Thomas, Xel, Jérôme et Dom se retrouvent pour jouer à Abyss. Après un doute initial (serons-nous 5, ce qui nécessiterait l’extension Leviathan ?) le matériel est trié et c’est parti pour une partie raisonnablement courte. Très vite, Thomas semble avoir pris de l’avance sur le recrutement des Seigneurs (il faut dire que son timing est parfait, il s’ingénie à acheter quand il n’en reste que 3, déclenchant le bonus de 2 perles) tandis que Xel rattrape la quantité par la qualité (un qui rapporte une perle à chaque tour, un autre qui augmente le coût d’achat de 2 pour les adversaires, pourquoi se priver quand on peut nuire ?). Les Ambassadeurs se présentent groupés en fin de partie et ajoutent à un choix de Lieux pléthorique ; c’est Thomas qui siffle la fin en recrutant son septième Seigneur, les autres en ont six. Avec 2 jetons Monstre, il est solide dans tous les compartiments du score, alors que Jérôme est faible sur les lieux et Dom sur les Seigneurs. Il l’emporte logiquement avec 89 PV devant Dom 78, Jérôme 72 et Xel 65.

Ils poursuivent par trois parties de The Gang, un jeu de « poker coopératif » où, avec des possibilités de communication restreintes, il faut classer les mains de cinq cartes de chaque joueur par ordre de force. Chaque partie se joue en 3 manches gagnantes ou perdantes. Pour la première on essuie les plâtres et on apprend un langage commun, on arrive à 2-2 mais on échoue à la manche finale. La seconde partie est un désastre total avec un enchaînement de trois défaites. La dernière parvient de nouveau à 2-2 mais cette fois l’équipe triomphe dans la manche finale. Le jeu fonctionne bien mais frustre parfois quand deux mains de force identique sont départagées par le « kicker », c.a.d les cartes restantes en main, inconnues des autres.

Table 3, dite « Noir c’est noir » : la valse-hésitation de Franck sur Thiefdom l’amène sur cette table de Shards of Infinity, où il retrouve Faline, qui s’est elle dégagée de la table d’Abyss. De cette partie qui n’ira pas au bout, on retient la faillite collective de nos transfuges contre le mal.

Table 4, dite « Pari risqué » : Xof, Caroline, Marie-Christine et Julien osent défier Jack à Scythe. On a vu défi plus paisible, et à quelques encablures du final, il semblait bien que l’expérience allait logiquement prendre le dessus.

Table 5, dite « Panique collective » : Mickaël, hôte du soir, voit des invités indésirables (F.-R., OlivierB) assaillir sa demeure à Terrorscape Au final, ces derniers finissent par s’échapper.

Rock Hard 1977Table 6, dite « Année culte » : Encore un nouveau jeu à cette soirée, qui les inaugure: bienvenue dans Rock hard 1977, qui voit en compétition des musiciens prometteurs. De Younaël, Virginie, Sébastien, Caroline ou Corentin, on ne sait qui a été le maître chanteur, mais dans la vraie année 1977, c’était sans conteste Laurent Voulzy avec son Rockcollection !

Table 7, dite « Nuit blanche » : Les noctambules Fred et Mickaël se lancent entraîner par Dom dans une partie d’Innovation, un jeu qu’on ne présente plus, auquel ils ont joué peu et il y longtemps. La revue des règles et rapide et on démarre avec un Mickaël qui a très vite un tableau avec les cinq couleurs de cartes et riche en icônes. Dom illustre comment utiliser les dogmes de Coopération avec la Monnaie : chacun score au moins 5 points d’influence mais c’est lui qui peut mettre la main dans la foulée sur les âges 1 et 2. Les piles commencent à se décaler et des cartes agressives entrent en jeu : Fred utilise la Poudre pour amoindrir le tableau de Mickaël et récupérer l’âge 5 ; Dom qui n’est fort qu’en Couronnes utilise le Code des Pirates pour enrichir son influence aux dépends de celle des autres et parvenir ainsi à dominer les âges 3 et 4. Mickaël s’y met aussi avec Anatomie puis Emancipation qui l’amènent au-delà des 30 points d’influence. Oui mais s’il domine l’age 6 ainsi, Dom qui a 40 d’influence piochera une 7 et n’aura plus qu’à la mettre en jeu pour atteindre la cinquième domination qui donne la victoire. Refusant l’inéluctable, il tente une autre manœuvre s’appuyant sur la Machine à Vapeur : il faut qu’il pioche une jaune pour scorer l’âge 6 avant Dom. Malheureusement sans succès, et Dom met fin à cette partie de (re)découverte.

Séance de VENDREDI 27/06/2025 à Servel

Le 27 juin 1954, l’URSS est le premier pays à ouvrir une centrale nucléaire, à Obninsk. Il s’agit de la première station d’énergie nucléaire civile dans le monde, opérationnelle entre 1951 à 2002, bien que la production pour le réseau électrique ait cessé en 1959. L’unique réacteur de la centrale, AM-1 (Atom Mirny, « Atome pacifique »), pouvait produire 5 MW d’électricité pour une puissance thermique de 30 MW. Ce prototype utilisant le graphite et refroidi à l’eau, à l’origine de la filière des réacteurs de type RBMK, utilisait de l’uranium enrichi à 5 %, pourcentage abaissé pour les réacteurs qui ont suivi.

En 2000, après que la centrale nucléaire d’Obninsk a fonctionné 18 ans de plus que prévu, son exploitation est devenue dangereuse et économiquement non rentable et son unique réacteur est stoppé en 2002. Le président Medvedev souhaite alors en faire un mémorial pour l’industrie nucléaire, ce qui permet de ne pas la démanteler. Arborant à son frontispice l’expression « Première au monde », elle propose depuis de nombreuses excursions pour les écoliers, étudiants et délégations étrangères, abritant une exposition et un musée qui contribuent au « tourisme nucléaire ».

Obninsk Nuclear Power Plant in Obninsk

Table 1, dite « Civile et militaire » : Dom, Xel et François se lancent dans l’inusable Innovation. Une partie à mêche lente, avec des dominations rapides de Xel et Dom dans les premiers âges, suivie d’une longue période de glaciation bloquée à l’âge 8, avec alors 4 dominations pour Dom et 3 pour Xel. Au faîte de cette partie très civile, c’est le moment que Dom choisit pour une action brillante où il décale brusquement en haut une couleur richement dotée, faisant bondir ses icônes, et s’adjugeant ainsi le domaine militaire promis au joueur pourvu de trois exemplaires de chaque icône. Une cinquième domination synonyme de victoire avec cette manoeuvre à enseigner dans les bonnes écoles de guerre. Ils embarquent ensuite dans le sous-marin de Die Crew pour un résultat qu’on qualifiera pudiquement de globalement positif.

Table 2, dite « L’avenir dure longtemps » : La fine équipe de Vampire chapters continue sa campagne au long cours. A l’instar de la centrale d’Obninsk, sa durée de vie semble impossible à prévoir.

Table 3, dite « Retour vers le passé » : Retour vers le passé, politique du bloc soviétique, énergétique du charbon, Kutna hora attire quatre touristes en quête d’exotisme, Fred, OlivierL, Caroline et Pierre-Yves. C’est Fred qui, au métier autant qu’à l’ancienneté, est élu premier secrétaire.

Table 4, dite « Excursion scolaire » : Mickaël et Armand ferraillent à Dune Imperium – Insurrection, mais se laissent surprendre par Elie, qui se joue d’eux comme s’il était en excursion scolaire. Cette jeunesse est sans pitié.

Séance de VENDREDI 08/11/2024 à Servel

Le 8 novembre 2016, Donald Trump remportait l’élection présidentielle américaine, renversant la tendance annoncée en particulier en Floride et en Caroline du Nord, anticipés favorables à Hillary Clinton, ainsi qu’au Michigan, au Wisconsin et en Pennsylvanie, traditionnellement démocrates, ces cinq États lui apportant 74 grands électeurs. Son discours protectionniste et hostile à l’immigration clandestine lui permet ainsi de s’imposer dans la Rust Belt, région anciennement industrielle et victime des délocalisations et politiques de libre-échange. Il engrange 306 grands électeurs contre 232 à sa rivale, qui obtient cependant 2,87 millions de voix de plus au vote populaire.

8 ans après, alors que l’histoire se répète, les joueurs de Parties Civiles avaient choisi des jeux aux noms évocateurs, jugez en dans ce récit.

Table 1, dite « Chaos du nouveau monde » : Olivier L, Steven, Mickaël et Alexandre optent pour Blood rage mais nos guerriers tombent, dans la gloire. Ils finissent par un Crazy time, à l’issue incertaine.

Table 2, dite « Dégâts collatéraux » : partie découverte pour Xel, F.-R. et Jérôme à Bomb busters. Face à une bombe pleine de fils, nos démineurs en herbes défient le compte à rebours. Il y a 48 fils normaux numérotés de 1 à 12… et des fils jaunes et rouges, à éviter ! Le jeu comporte 66 missions, chacune est différente, mais l’objectif est toujours le même : couper tous les fils sans exploser. Après deux explosions, le groupe finit à contrôler la machine infernale à son troisième essai. Puis ils s’attaquent à L’ordre de Veiel, une partie gagnée mais qui laisse Jérôme sur le carreau.

Time CapsulesTable 3, dite « Le présent du passé » : Un nouveau jeu à cette table, idéalement thématique du Trump revival :  Time capsules, jeu de plateau de stratégie sur la course à l’utilisation de technologie aliens. On y envoie des capsules extraterrestres dans le passé afin d’y retrouver divers artefacts aliens : reliques, ordinateurs ou bio-objets. Chaque objet a sa propre valeur et son propre usage, et peut être combiné à d’autres à l’intérieur de capsules temporelles pour en tirer le meilleur parti. Mais le voyage dans le temps étant une activité périlleuse, il convient d’éviter de créer des paradoxes temporels. Aux dires des participants, un jeu qui réclame de la mémoire, et Younaël n’en manque pas, vainqueur à 50, devant JérômeC, 48, et Fred, 41.

Table 4, dite « Bis repetita » : retour de l’excellent Innovation sur nos tables, et l’occasion pour François et Dom, adeptes aguerris, de faire deux nouvelles recrues. A quatre le jeu est bon en équipes, et François s’allie à Nolwenn pour défier Pierre-Yves et Dom.  Ce dernier prend un départ canon, et, à la faveur du succès inépuisable de la carte Rames, engrange d’un coup 37 points d’influence, du jamais vu ! Balayant les remarques désappointées de François, qui y voit un feu de paille, l’équipe conclut prestement par un succès inexorable. On remet le couvert pour illustrer l’adage fameux qu’à ce jeu, aucune partie ne ressemble à une autre. Et c’est bien ce qui se produit dans une nouvelle partie à l’issue longtemps incertaine, avec un Pierre-Yves, associé à François, qui fait des étincelles, engrangeant en particulier deux dominations techniques, mais qui flanche dans le money time. Avec 41 d’influence, Dom est en position d’égaliser à 5 dominations partout en dominant l’âge 8, mais se voit offrir sur un plateau une comptabilisation supplémentaire, lui permettant à son tour de dominer aussi l’âge 9 et de sceller le sort de la partie. Alors que son partenaire s’auto-flagelle du douloureux impair, François le rassénère, oublieux du constat qu’au tour précédent, il avait omis de s’adjuger la domination qu’il lui avait offerte sur un plateau, le faisant archiver 6 cartes en un seul tour…

Table 5, dite « Résurrection divine » : Gabriel, Solal et Gilles ont tout d’abord joué à Welcome to the Donjon. Ce fut une découverte pour tous les 3 et Gilles a fini par gagner  suite au décès des 2 autres… auquel il a largement contribué, selon ses propres dires 😁 Ensuite ils ont essayé Living forest. L’archange Gabriel, ressucité, a brillamment organisé son deck en un redoutable moteur de jeu qui en fit un bulldozer inarrêtable.

Séance de MARDI 19/09/2023 à Servel

Le 19 septembre 1959 fut marqué par un incident bizarre dans la longue histoire de la guerre froide : à l’occasion d’une visite aux Etats-Unis, Nikita Krouchtchev demande à passer une journée à Los Angeles. Il visite les studios de la XXe Century Fox où il rencontre Shirley Mac Laine et Frank Sinatra mais l’ambiance se tend quand à une réception un dirigeant d’Hollywood lance une pique anticommuniste. Et quand on l’informe  que pour des raisons de sécurité il ne peut pas visiter Disneyland il pique une de ses fameuses colères.

Table unique, dite « Ne nous fâchons pas » : Trois joueurs (Xel, Marc, VHN) enchaînent trois jeux : deux tours à Silverstone avec Heat où Dom prend rapidement la tête et ne sera plus inquiété, Marc prenant la seconde place pour sa première expérience. Les trois pilotes ont été raisonnables même si Xel a fait sérieusement chauffer sa mécanique. Cela continue avec Râ que là encore Marc découvre : il est le seul à finir une première manche inhabituelle avec une collection de tuiles un peu valable après quelques enchères hétérodoxes . Les tuiles Râ se succèdent à la seconde manche où Dom manque de finir sans avoir acquis aucune tuile et où Xel creuse l’écart sur les Pharaons. La même Xel utilise une tuile Dieu à bon escient dans la dernière manche pour aller chercher une tuile Artisan (blanche). C’est elle qui l’emporte avec 45 PV devant les deux autres à égalité à 36. Fin de soirée à l’ancienne après le départ de Marc, on sort Innovation : Dom prend rapidement une domination avec Maçonnerie qui lui donne un tableau de cartes avec quasi exclusivement des icônes Chateau. On continue de façon équilibrée jusqu’à 2-2 puis Dom parvient à accumuler assez de points d’influence pour dominer les âges 4 et 5.  Utilisant sa majorité en Pommiers et Couronnes, son opposante détruit systématiquement son influence avec Vaccination puis Moteur à Explosion et égalise à 4-4 en ayant totalement vidé l’influence adverse. Dom parvient à chiper deux cartes de niveau 7 qui, judicieusement décalées, lui donnent la domination Militaire (3 icônes de chaque). Sans se fâcher, Xel joue le tout pour le tout avec la carte 9 Satellites qui en fait donne les moyens à Dom de décaler deux couleurs ce qui lui attribue la domination Culture (5 couleurs décalées à droite ou en haut). Il gagne ainsi 6-4 en ayant fini avec 0 influence !

Séance de MARDI 05/09/2023 à Servel

Le 5 septembre 2022, Liz Truss était désignée Première ministre du Royaume-Uni, troisième femme à ce poste après Margaret Thatcher et Theresa May.  Débutant son office par la mort de la reine, victime d’un plan de baisse d’impôts qui mena illico à une tempête financière, elle y restera 44 jours, deuxième Premier ministre britannique le plus éphémère de l’histoire, prolongeant la malédiction de la gent féminine à Downing Street.

Deux ans plus tard, à Lannion, le fantôme de Liz Truss planait encore, et on assista à des phénomènes presque aussi étranges que la reprise des essais de fracturation hydraulique, la suppression de lois héritées de l’Union européenne sur la qualité de l’eau et l’usage des pesticides, ou encore la relance de l’exploration gazière et pétrolière en mer du Nord.

DefaultTable 1, dite « Never complain » : Marc apporte Taverns & Dragons. et attire dans ses filets Nastassia et François-René, pour une partie au long cours. A ce jeu, à la tête d’une des tavernes de la Cité, vous allez envoyer vos employés braver les forêts maudites et affronter mille dangers afin de collecter les denrées les plus rares pour vos recettes. Champignons magiques, plantes sauvages, œufs de dragon… Rien n’est trop savoureux, ou dangereux, pour attirer le roi dans votre humble taverne. Qui aura fait la meilleure tambouille, nous étions incapables de le dire à l’heure du bouclage, mais on ne se plaindra pas de n’avoir pas eu à y goûter !

Table 2, dite « Never explain » : Axel et Benjamins, joueurs émérites et fervents adhérents ne connaissent pas encore Innovation ? Impensable, leur serine François, qui convainc les deux néophytes d’accepter une partie en équipes ! Cette joute mémorable restera dans leurs mémoires, à n’en pas douter, comme un résumé grandeur nature de la beauté du jeu et de sa variété. D’un coté l’équipe « rime riche » Xel / Axel, où chacun bénéficie d’un tableau plantureux, mais qui peine à engranger les dominations, de l’autre l’équipe « Laurel et Hardy », mal accordée, où François et Benjamin partagent un lot de ressources communes proches de l’ensemble vide, affichent des tableaux faméliques (souvent 2 ou 3 cartes pour François !), mais qui enquille inexplicablement les dominations à la régalade, menant bientôt 4 à 1. Mais à la longue, la position devient difficile à tenir, la marée se retire, et, au ressac, on aperçoit ceux qui se baignaient sans maillot. Une manœuvre subtile d’Axel, qui s’adjuge la domination spéciale « comptabiliser ou archiver 6 cartes en un tour » ouvre une brèche, et alors Benjamin tire la carte Fission, l’arme nucléaire du jeu puisqu’elle défausse toutes les cartes sorties ! Mais le doigt hésite, le bouton est trop gros, l’heure tourne, un ange passe, et l’inexorable advient, Axel portant l’estocade finale pour une victoire 6 dominations à 4.