Séance de VENDREDI 20/05/2022 à Servel

Le 20 mai 1570 est publié à Anvers le Theatrum Orbis Terrarum, un ensemble de 53 cartes considéré comme le premier atlas et emblématique d’une tradition d’excellence cartographique dans les Pays-Bas.  452 ans plus tard, zoomons sur une ville cotière d’une péninsule au nord ouest de l’Europe continentale.

Table 1, dite « Errance » : après quelques flottements de règles la fois précédente, on rejoue à Nemesis. « On » c’est Xel, Neox, OlivierL, François-René et Mickaël. A ce jeu pas tout à fait coopératif, les vétérans retrouvent leurs réflexes. Par exemple F-R qui occit Xel (qui devient une alien) et s’enfuit ensuite dans une capsule de survie. C’est le seul à avoir rempli son objectif, il gagne donc la partie. Xel nantie de son nouve-u look parcourt les couloirs du vaisseau spatial et dézingue Mickaël et Olivier. Quant à Nicolas, il s’endort dans un pod hibernatoire sans avoir atteint son but. Dans l’espace on ne vous entend pas ronfler.

Table 2, dite « Carte d’état-major » : autre adaptation ludique d’une œuvre majeure, Dune Imperium réunit Fred, Thomas, Samuel et Tristan. Fred pense avoir partie gagnée en atteignant 10 points, ce qui déclenche le dernier tour. C’était sous-estimer le général en chef Tristan qui avec ses dernières actions marque des points et en retire à Fred. Il finit à 14 PV (au delà de la piste de score !) et triomphe.

Table 3, dite « Un fleuve et une mer » : après quelques palabres, Olive, Frank, PaulJr, Vincent2 et VHN se lancent dans un . Plusieurs découvrent ce classique des jeux d’enchère de l’intemporel Rainer Knizia, sis en Egypte. Après une manche, les subtilités de timing et de valorisation des lots sont entrées dans les têtes. Frank cumule les tuiles Nil et parvient toujours à récupérer une Crue qui les transforme en points de victoire. Le fleuve sacré lui donnera plus de 20 PV sur son total de 37. Les autres sont très groupés, Vincent 35 (trop gourmand dans la seconde manche, le Râ de trop !) Paul 34 Dom 32 et Olive 29 (quasiment tous marqués dans la dernière manche qu’il conclut, dernier joueur en lice, avec un magnifique assortiment de tuiles).

En deuxième mi-temps, Olive, Vincent et VHN remettent le couvert avec Kogge. Vincent découvre ce jeu original et retors avec ses cartes multi-usages, ses actions imbriquées et ses coups habilement planifiés. Ayant bien écouté les conseils, il sillonne la Baltique et met rapidement la main sur un jeton bonus (celui du trader, échange de ressources au taux de 3:1). C’est aussi le seul qui, sans pitié, lance un raid sur les cales de la cogue d’Olive (OK, avec 12 cubes c’était tentant mais les deux autres se sont contentés de piller les entrepôts des villes). L’enchère qu’il remporte face à Dom (deux « 8 » contre deux « 4 ») scelle son avance puisqu’il coupe le varech sous les pieds du malheureux narrateur en construisant sous son nez un entrepôt à Stockholm. En fin de partie, Dom et Olive achètent leur second jeton Raid, il y a du règlement de comptes dans l’air. Mais c’est trop tard, Vincent s’est fait oublier en se plaçant dernier dans l’ordre du tour, on n’a pas vu (alors qu’Olive avait les moyens de le piller) qu’il peut rejoindre l’échevin à Åbo et y obtenir le 5e point de développement qui lui donne une victoire immédiate devant Dom 4 et Olive 2.

Séance de MARDI 12/04/2022 à Servel

Le 12 avril 1928, un Junkers W33 allemand avec 3 hommes à bord réussit la première traversée de l’Atlantique dans le sens Est-Ouest, partant d’Irlande et se posant à l’extrémité du Canada, pris par le temps et égarés dans leur tentative d’atteindre New York. On parle souvent de la traversée aérienne entre New-York et Paris de Lindbergh en mai 1927. En fait ce n’était pas la première, deux anglais avaient dès juin 1919 relié le Newfoundland canadien à l’Irlande dans un bombardier modifié, un voyage bien plus court et bien moins médiatisé que celui de Lindbergh.

Table 1, dite « Pris par le temps » : en cette période de carême, trois joueurs (Neox, Xel, F-R) s’adonnent à un régime hyperprotéiné en chassant de l’humain à The Hunger. La destinée des trois vampires a été assez différencée : Nicolas rentre repu au château avant l’aube en affichant un sourire carnassier. Il quittera ensuite les lieux, probablement pour aller digérer tranquillement. Xel parviendra de justesse à retourner, non sans avoir subi quelques rayons de soleil dardés par l’aube naissante. François-René a été le vampire d’entre eux, on retrouva sa dépouille au petit matin sur les chemins poussiéreux.

Table 2, dite « Voyages » : excursion en Egypte pour François, Olive, Christophe et VHN qui essayent de se concilier les faveurs du Dieu-Soleil Râ, un jeu qui sort régulièrement depuis son acquisition à Noël. La première manche d’enchères est étonnamment courte, très peu de tuiles achetées vu qu’Olive a accéléré le rythme en ne piochant quasiment que des tuiles Râ. Cela fait les affaires de Dom, le seul à avoir échappé à la pénalité de -5 PV en récupérant une tuile blanche avec un Dieu. A la deuxième manche les axes se dessinent : Dom cherche à dominer sur les Pharaons, Xof mise sur le Nil tandis que François et Olive préparent la fin de partie en accumulant les Monuments. Dans le dernière, Xof et Dom acquièrent rapidement leurs 3 lots de tuiles, laissant Olive et François s’expliquer tandis que les tuiles Désastre finissent par sortir. Le dernier reste seul en lice mais tente sa chance une fois de trop à la recherche du 7e Monument qui vaut 10 PV, un dernier Râ mettant fin immédiatement à la partie. A égalité avec 4 Pharaons, Olive, François et Xof encaissent à leur grand dépit la pénalité de -2 PV. Au final c’est le bruyant Dom qui l’emporte avec 42 PV devant Xof (27) et François & Olive (25).

Les mêmes, pas pressés de se coucher, disputent ensuite un paisible Tokaido. Christophe la joue fine, il arrive à se positionner sur de multiples bonus à égalité et l’emporte d’une courte tête.

Table 3, dite « Nouvelle tentative » : la paire familiale JiBee-Lucie affronte Vincent en mode « décontracté-vacances » et Tristan en mode « marchand de sable » à Dune Imperium, un revenez-y pour J-B qui y avait joué récemment. Gratifiant la table de ses maximes relatives au deck-building et affirmant modestement avoir été aidé par le marché de cartes initial, l’impérial Tristan s’impose avec une stratégie comme toujours solide. On retiendra aussi que Lucie a battu son géniteur, cet âge est impitoyable.

Table 4, dite « Egarements » : les restants des tables 1 et 2 finissent la soirée avec un Just One, toujours un bon moment. Le score collectif respectable est de 10 réussites sur 13. Xof est victime d’une double élimination d’indices (Malle et Carlos) et avec Ecoliers comme seul indice ne peut trouver Cantine. Quant à François, c’est la largeur du champ sémantique proposé qui l’égare : face à Cogolin, Clé, Tabac, Ecume et F***ation il échoue, nom d’une pipe ! A noter l’habile recyclage d’indice de Xel qui repropose Carlos pour Météo.

Séance de VENDREDI 05/11/2021 à Servel

Le 6 novembre 1928, Herbert Hoover était élu 31 ème Président des Etats-Unis. Il avait commencé à se faire connaître lors de la première guerre mondiale, chargé par le président Wilson d’assurer les approvisionnements alimentaires des américains après l’entrée en guerre du pays. Hoover organisa le rationnement en imposant une journée sans viande (le mardi), puis une journée sans blé (le mercredi) et enfin une journée sans porc, tandis que la consommation de sucre fut ramenée à trois livres par personne et par mois.

À propos de ces restrictions, il déclarait : Dans cette urgence, seul le mode de vie le plus simple est patriotique.

L’optimisme régnait pendant la campagne électorale, dont le slogan démocrate était: A chicken in every pot, a car in every garage.

On sait hélas que cette perspective ne résista pas à la grande dépression, qui emporta Hoover dans la débâcle lors de sa campagne de réélection, au profit de Roosevelt et de son New deal. La réputation de Hoover déclina ensuite au fur et à mesure que son conservatisme s’exacerbait contre le socialisme et l’atteinte aux libertés qui avaient, selon lui, gagné le pays.

93 ans plus tard, il y avait un jeu sur chaque table de Parties Civiles, et cela suffit bien à notre mode de vie.

Table 1, dite « Vendredi c’est sashimi » : nous sommes à Iki, c’est vendredi, le poisson fleurit sur les étals, et les chalands se pressent, parfois venus de fort loi, à l’image d’Axel. Les mauvaises langues diront qu’on le laissa gagner avant de regagner sa contrée, et le fait brut est irréfutable : ses 118 points signèrent une victoire probante. Olivier B, 104, Mickaël, 98, et Baptiste, 88, eurent-ils vraiment telle prévenance, ou bien ne furent-ils que les victimes de la jeunesse triomphante ? Quand les faits nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs !

DefaultTable 2, dite « Christmas is coming » : tout vient à point à qui sait attendre: depuis 1999 et sa naissance, , jeu d’enchères très original n’avait point eu l’honneur de nos tables, et c’est en avant première que nous fut dévoilé cet achat de Noël ! Mais impatience est mauvaise conseillère: une première partie fut jouée avec deux erreurs de règles, l’une, bénigne, qui inversait la carte Rivière et la carte Crue, et l’autre, majeure, qui faisait jouer leur tour aux joueurs qui ne pouvaient enchérir. Samuel remporta cette partie, mais on convint de remettre le couvert dans les règles de l’art, et le résultat fut très différent: victoire indiscutable d’Adriane (40), devant Dom (32), François (30), Samuel (29), Olivier L (22). Mais dans les deux cas, les rires fusèrent autour de la table, accompagnés par des Râ !! sonores émanant des joueurs repus et invitant au tirage de la carte du Dieu égyptien qui précipite les enchères, et donc la fin de la manche.

Table 3, dite « Rationnements volontaires » : A l’invitation de Neox, La baie des marchands déploie son imposant plateau et son matériel parfaitement asymétrique avec 4 rôles différents. A ce jeu où une partie de la stratégie consiste à provoquer le rationnement des adversaires en faisant échouer le retour au port des bateaux des marchands, Neox opte pour le forgeron, et avec 196, marque au fer rouge l’alchimiste choisi par Xel (117).La Baie des Marchands - Vin d'jeu

Table 4, dite « Épices sans racines » : à défaut d’une partie de Root attendue mais qui ne vint jamais, quatre joueurs prennent place à la table de Dune imperium. François-René s’adjuge la victoire (8), devançant le petit Paul, 7, le Doc (5) et Vincent (5 également mais battu au départage).

Table 5, dite « Réputation flatteuse » : une partie finale de Codenames. opposa les Rouges (Axel, François, Vincent) et les Bleus (Dom, François-René, Xel). Victoire sans appel des Rouges, qui dans la première manche, firent appel à des personnes à la réputation flatteuse, bien qu’aux profils variés: Steve Jobs (Écran, Clavier, Noir), Louis XIV (Cour, Palais, Glace) et Albert Einstein (Temps, Carré). A noter que deux propositions d’indices de François furent repoussées sans pitié dans le dernier cas (Room 25 et Tété). Dans la seconde, la Tentation de Vincent (Nœud, Enceinte, Film, Croix, Ile), fruit d’une triangulation audacieuse, plia le match.

Séance de VENDREDI 22/10/2021 à Servel

Georges Brassens. French chanssonette singer and composer | Caricatures de célébrités, Brassens, Dessin humoristiqueGeorges Brassens aurait eu cent ans aujourd’hui. En cette veille d’ouverture du festival Scorfel, quatre tables furent jouées, qui furent autant d’inaugurations ! Les relatant, nous revisiterons en son hommage la discographie du grand poète.

Table 1, dite « Les funérailles d’antan » : Dernier opus de Richard Garfield (King of Tokyo, Roborally and so on…), The Hunger invite à une chasse aux humains sur plateau. Incarnant des vampires, les joueurs parcourent une carte par ses chemins afin d’en dévorer un maximum, pour enfin rentrer au château.

Mais plus leurs estomacs s’alourdissent, plus ils sont patauds et risquent payer leur gourmandise de leur vie en se faisant griller par le soleil, s’ils ne sont rentrés à l’aube.  C’est Vladimir qui survit à l’aventure, laissant Samuel, Adrianne et Jimmy sur le carreau.

De nos jours on ne peut plus mourir dans son lit
Les rues ne sont plus sûres et peuplées de zombies
On risque à chaque coin une rencontre d’enfer
Qui vous envoie tout droit jusqu’au diable vauvert

Et si l’on s’en échappe notre sort est bien pire
Se faire sucer le sang par les crocs d’un vampire
Bon comme la romaine et c’est fort de café
De vivre comme César puis de finir Pompée

Default

Table 2, dite « La route aux quatre chansons » : A Orléans, au Moyen-Age, les luttes d’influence font rage. Pour s’en sortir, il vous faut rassembler fermiers, marchands, chevaliers et moines… Grâce à leurs talents de commerçants, bâtisseurs ou scientifiques vous pourrez étendre votre pouvoir. Il y a aussi une carte, des chemins et canaux qui mènent tous ou presque à Orléans: on y récolte du blé, des fromages, des épices, du vin, et on y établit des comptoirs. Un jeu à la mécanique subtile et dont l’originalité est que ressources et argent se récoltent sans jamais être consommées, si ce n’est à la fin où elles se convertissent en points de victoire. Une carte événement scelle le sort qui frappera les joueurs à chacun des 18 tours. Trois pestes frappèrent de suite cruellement aux premiers instants. Elles furent autant de malchances pour François, qui y laissa trois de ses gens, et certainement la victoire, car il échoua à 104. Xel fut bloquée plus souvent qu’à son tour par de mauvais tirages, culminant à 86. Dom ressort premier dauphin avec 106, victime de la stratégie opportuniste de François, qui lui souffla deux héros. Et c’est Neox, 117, qui mena la danse, allant tout au bout de la piste d’influence tout en ramassant des ressources grâce à une tuile supplémentaire providentielle: 46 de ses 117 points en furent issus.

Orléans

J’ai pris la route d’Orléans
Pour aller voir si la donzelle
Voulait me recevoir céans
Hélas la belle était pucelle

Elle me dit allez à Vierzon
On y a de nobles façons
De faire son bas de laine
En épanchant les peines

Et si vous n’y trouvez un nid
Allez donc vous perdre à Berny
J’y connais une cartomancienne
Qui aux jeux de mains est vilaine

Table 3, dite « Les ricochets » : A la table de The magnificient vous créez votre plus beau spectacle en mettant en scène de superbes artistes ! Un jeu très apprécié des protagonistes, conclu par la victoire d’Olivier B., 146, devant Guillaume, 124, et Olive 112.

DefaultJ’avais dix-sept ans
Tout juste quittant

Mon morne décor
Je vins débarquer
Me faire remarquer
Au cœur du Trégor

En ville de Lannion
Java et Python
J’en suis magicien
A nous deux Marzin !

 

Table 4, dite « La guerre de  14-18 » : Dune Imperium fonctionne sur un mécanisme de deck building permettant d’envoyer ses agents sur les différents lieux du plateau de jeu. Vous pouvez devenir puissance militaire, capable de déployer des troupes, ou acquérir des cartes vous ouvrant les portes des quatre factions politiques représentées : l’Empereur, la Guilde Spatiale, l’Ordre du Bene Gesserit et bien sûr, les Fremens. Battez vos adversaires au combat, manipulez habilement les factions politiques, et vous obtiendrez les précieuses cartes « L’épice doit couler » pour mener votre Maison à la victoire.,

Dune Imperium est un jeu qui à sa sortie était systématiquement mis en comparaison des Ruines perdues de Narak,  deux jeux couplant pose d’ouvriers et deck building, mais la comparaison s’arrête là. Dans la pratique, les sensations ludiques diffèrent. Quand Narak propose une partie au meilleur des scores à l’issue de 5 manches, Dune est une course au premier à totaliser 10 points de victoire. Le premier se joue chaussons aux pieds, version charentaises, le second requiert des chaussons d’escalade. Enfin, la note artistique revient sans discussion à Narak.

Pour ce qui est de la partie de ce soir, Mickaël plaça ses billes en fin de partie, s’octroyant la victoire sur une action de F.-R., sous les yeux médusés de Fred et Olivier L.

Default

Depuis que l’homme joue à la guerre
Comme ses ancêtres du temps jadis
Des guerres froides aux meurtrières
Il a le choix de ses supplices

Celle des étoiles je la vénère
La guerre de Troie a ses délices
Mais mon colon celle que je préfère
C’est celle du sable et des épices