Séance de VENDREDI 27/03/2026 à Servel

Un fragment de stèle gravée de l’Égypte antique portant trois versions d’un même texte a permis le déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens au XIXe siècle : la fameuse pierre de Rosette. La stèle est érigée après le couronnement du roi Ptolémée V, et gravée d’un décret qui établit le culte divin du nouveau monarque, édicté par un congrès de prêtres rassemblé à Memphis à la date du 4 Xandicus dans le calendrier macédonien et 18 Méchir du calendrier égyptien, ce qui correspond au 27 mars 196 av. J.-C. Cette année est indiquée comme étant la neuvième du règne de Ptolémée V, ce qui est confirmé par la mention de quatre prêtres qui ont officié cette année-là. Toutefois, une autre date est donnée dans les textes en grec et en hiéroglyphes, qui correspond au 27 mars 197, anniversaire officiel du couronnement de Ptolémée. L’inscription en démotique entre en contradiction avec cette date, mais il est certain que le décret fut publié en 196 et destiné à rétablir le pouvoir des Ptolémées sur l’Égypte.

Pierre de Rosette — Wikipédia

2222 années plus tard, à Parties Civiles, on parlait en toutes les langues.

Table 1, dite « A l’heure allemande » : Younael entraîne de nouveaux adeptes à Libération, autant dire de nouvelles victimes, puisque dans le rôle de l’occupant, il brise encore la frêle résistance du réseau du musée de l’homme (François-René, OlivierL et Franck).

Table 2, dite « Déchiffrement » : Xel, Olive et Dom se lancent dans un Tzolk’in – Le calendrier maya. Seul le dernier n’est pas trop familier. Un jeu assez ouvert aux multiples directions, idéalement il faut tenir compte des tuiles Bâtiment et Monument proposées, comme Olive qui très tôt acquiert une réduction sur le maïs pour nourrir. Xel démarre avec un ouvrier de plus et se concentre sur la roue bleue où elle dépose plusieurs crânes. Dom fait progresser ses technologies et multiplie les ressources et les bâtiments. Les trois se disputent les bonnes positions sur les temples. En fin de partie, Xel utilise la possibilité, une fois par partie, de faire tourner l’engrenage de deux crans ce qui chamboule les plans de Olive qui parvient toutefois, au terme d’une manœuvre compliquée et astucieuse, à poser son dernier crâne et à progresser une dernière fois sur les temples. Il s’impose avec 71 PV devant Xel et Dom à égalité de 62.

Table 3, dite « Babil et Babel » : Venu tardivement d’une assemblée municipale, Vincent se joint à François-René et Younaël pour un babil de fin de soirée à Take time, où les trois compères s’imposent aisément.

Table 4, dite « Couronnement » : Nolwenn invite OlivierB, Faline, Armand et Valentin, un nouvel adepte, à dénouer Le destin de la communauté, et c’est une victoire collective haut la main !

Table 5, dite « Lost in translation » : à Dune Imperium Mickaël et Corentin se livrent de sourds combats, pendant que François développe de lucratives technologies. Quand il fait enfin une incursion sur le champ de bataille, il l’emporte, engrangeant deux planètes d’un coup avec ses technologies et ses cartes Intrigue. Mais son deck est un peu mince, et il doit céder sur la fin, malgré deux nouveaux points glanés sur ses technologies. Mickaël l’emporte avec 9 planètes, au départage sur Corentin, soudain court en traduction de ressources en avantages. Tous deux devancent François, 7.

Table 6, dite « Langue au chat » : à Food Chain Magnate de Thomas, Tristan, Benjamin et JérômeC se sont longuement penchés sur les menus. Qui a pris les meilleures commandes ? Cela nous reste sur le bout de la langue, il n’y a plus qu’à demander au chat.

Séance de VENDREDI 13/03/2026 à Servel

En 1980, Tim Berners-Lee, 25 ans, informaticien britannique tout juste sorti d’Oxford, est en stage à Genève, au CERN. Pour faciliter la lecture de la base de données du centre, il conçoit une connexion directe entre mot-clé et dossier référent, et ainsi naît le lien hypertexte. Neuf ans plus tard, il y revient au CERN après un détour britannique et s’aperçoit que les chercheurs du monde entier qui travaillent avec le centre genevois  sont confrontés aux pires difficultés pour échanger dossiers et notes. À la demande de son supérieur hiérarchique, il reprend son idée de lien hypertexte et l’applique à la mise en relation non plus seulement des dossiers du CERN mais de toutes les bases de données scientifiques du monde en utilisant le réseau internet, dérivé d’ARPAnet. Le 13 mars 1989, il soumet son projet à son supérieur, lequel le juge « vague but exciting ». Grâce à l’appui efficace d’un collègue belge, Robert Cailliau, il emporte finalement l’adhésion du CERN. Le 12 novembre 1990, les deux amis déposent le nom de la nouvelle interface : World Wide Web. C’est le début d’une révolution planétaire.

37 ans après, Parties Civiles n’en finissait plus de tisser sa toile.

Table 1, dite « Connexions huilées » : Thomas entraîne Olive et François dans Crisis, jeu de placement d’ouvriers, où, dans une société en crise, il s’agit de produire des ressources pour survivre, mais aussi faire progresser la planète, chaque manche étant dotée d’un objectif collectif de PV pour la maintenir en bonne santé économique. Choisissant le niveau facile, ils parviennent au bout de la partie sans avoir précipité la société dans un krach économique fatal. Fort d’un dernier tour éblouissant, à 32 PV et 56 pièces, François sort vainqueur avec 131 (score sous-estimé car il s’est oublié des points), devant Thomas, 113, et Olive, 98. François parti, Olive entraîne son compère dans un délicieux Mille Fiori.

Table 2, dite « Des araignées et des hommes » : Mickaël invite Xof et  Dom à un Ark Nova (l’extension est dans la boîte et est plutôt transparente, surtout que les projets de conservation permanents ne poussaient pas vers les poissons). Justement, ces 3 projets concernent des familles d’animaux et assez naturellement chacun va se spécialiser en herbivore/oiseau/primate. Mickaël est le premier à décoller sur la piste de réputation tandis que Dom mène de peu sur la piste d’attrait. En fin de partie Dom remplit son zoo, vite suivi par Mickaël : leurs paires de marqueurs se rapprochent et le croisement est proche. Mickaël et Xof font carton plein sur leur objectif personnel et l’avance prise en cours de partie par Mickaël subsiste : il gagne avec +23 contre +12 et +11 à Dom et Xof. Belle partie où tout le monde finit avec un écart positif.

Table 3, dite « Toile de maître » : Dune Imperium voit Corentin mater sans coup férir Fred et François-le-jeune, notre nouvel adhérent, bienvenue à lui.

Table 4, dite « Vague mais excitante » : Younaël invite Pierre-Yves, JiBee, OlivierL et Faline à un projet excitant, celui de Hard rock 1977, mais ce qu’ils en ont fait nous est resté très vague faute de rapport circonstancié.

Table 5, dite « Réseau local » : Iss Vanguard continue, avec François-René, Armand, OlivierB et Jérôme, voilà un réseau qui ne s’étend guère au fil de la campagne.

Table 6, dite « Réseau étendu » :  la table 5  fusionne avec la 4 pour finir par The gang.

Séance de MARDI 17/02/2026 à Servel

En 1509, Afonso de Albuquerque prend son poste de gouverneur de l’Inde portugaise. Il envisage la possibilité de prendre le contrôle du commerce dans l’océan Indien en verrouillant trois détroits-clés : Aden, Ormuz et Malacca, tous trois contrôlés par des pouvoirs musulmans (arabes, perses et malais). Au préalable, il lui faut une base terrestre d’où mener ses opérations. Alors qu’il se prépare à attaquer en mer Rouge, il apprend d’un pirate de la côte de Malabar qu’un sultan indien assemble une flotte de combat près de Goa, ville dont la population hindoue est depuis 15 ans sous le joug de souverains musulmans. Albuquerque change ses plans et fait voile vers Goa qu’il attaque : après la capture d’un fort les notables acceptent un changement de régime leur garantissant la liberté religieuse et le 17 février 1510 le Portugal prend possession de la ville qu’il se met immédiatement à fortifier, craignant une contre-attaque. Celle-ci vient en mai et le 31 mai les portugais doivent abandonner la ville mais leurs bateaux restent coincés dans l’estuaire par les orages de mousson, sous le feu des canons de Goa. Ils se refont et se renforcent pendant l’été et le 24 novembre les voilà de retour sous ses remparts. Bien équipés, les portugais et leurs alliés bloquent la fermeture des portes de la ville, après quelques heures les défenseurs sont en déroute. Cette fois les musulmans sont tués et leurs propriétés mises à sac. C’est la première fois depuis Alexandre le Grand que des européens ont conquis des terres en Inde. En trente ans la ville, point focal du commerce des épices, atteindra 200000 habitants mais sera abandonnée après une série d’épidémies au XVIIIe siècle.

Table 1, dite « Ivres d’épice » : Jack, Caroline, Corentin et BenjaminG jouent à Dune Imperium. Cela se frictionne bien jusqu’au dernier combat que Jack remporte devant un Benjamin déconfit, mais il est à 9 PV avec Corentin (il en faut 10 pour mettre fin au jeu). Ce dernier abat une carte qui lui ajoute 2 PV, et il a aussi dans son deck deux cartes « l’épice doit couler » qui valent encore 2 points, il l’emporte avec 13 PV devant Jack puis Benjamin et Caroline.

Table 2, dite « Souverains indiens » : Rajas of the Ganges au menu pour Olive, Xel, François et Dom. Olive et Dom prennent le meilleur départ sur la piste des roupies ce qui leur donne accès en premier à leur quatrième ouvrier. Dom oriente son jeu vers la construction de marchés et avance peu sur la rivière. Olive, lui, ne construira que deux marchés, leur préférant les bâtiments rapportant des points de prestige. Il s’ingénie aussi à monopoliser le rôle de premier joueur au grand dam de Xel qui est à sa droite. La partie avance bien, Dom commence à entrevoir le croisement de ses deux pistes (roupies et prestige) en continuant à mener sur l’argent mais Olive construit une tuile qui le fait bondir de 8 points de prestige, lui aussi approche du croisement. Tout le monde n’a plus que son cinquième ouvrier à jouer, il ne manque que 3 roupies à Dom pour croiser et il a au moins deux façons de les obtenir. Faute du dé orange qui va bien, Olive n’arrive pas à progresser assez dans sa dernière action. Dom plie ainsi la partie avec un écart de +1 entre les deux pistes, contre -5 à Olive, -39 à Xel et -68 à François.

Après The Ganges, The Gang où Younaël les rejoint. Alternant entre les hauts et les bas au milieu de remarques acides sur la « bonne » façon de communiquer, la petite bande arrache une victoire sur le fil par 3 à 2, pas si mal à 5 joueurs hétérogènes. Younaël indique qu’il démarre souvent les parties avec deux cartes handicapantes, on n’en est pas là !

Table 3, dite « Empire conquérant » : Celui-là cela faisait un bon moment qu’on ne l’avait pas vu. C’est un classique mais Race for the Galaxy est-il trop simple (« Pas assez cher, mon fils ! ») pour les goûts actuels du marché ? Que des cartes (et une poignée de jetons de PV) dans une boite pas trop grande (et non ce n’est pas une œuvre de Carl Chudyk) mais de multiples façons de développer une stratégie en fonction de sa planète de départ et des nombreuses cartes qu’on voit passer au cours de la partie, et l’importance d’anticiper les actions que les autres vont choisir à chaque tour (tous les joueurs exécutent chaque action choisie au moins une fois, avec un bonus pour celui qui l’a jouée). Les joueurs, justement, sont Olive, Younaël, Corentin et VHN. Pour cette redécouverte Corentin se révèle le connaître parfaitement, il développe une stratégie de production autour de cartes marron complétées par deux développements de valeur 6 (« c’est ces cartes qui font gagner » avait-il pris soin de rappeler lors de l’explication). Dom a rushé la fin de partie en construisant le premier 12 cartes dans son tableau, seul Olive qui a tenté une stratégie militaire y parvient aussi. La marque finale est de 38 PV pour Corentin, Dom 34, Olive 30, Younaël 25.

Séance de VENDREDI 30/01/2026 à Servel

Le 30 janvier 1969, les Beatles donnent leur concert sur le toit (The Rooftop Concert), dernière prestation musicale live du groupe, gangréné par les querelles internes et qui ne s’était pas produit devant un public depuis août 1966. L’événement a lieu  sur le toit des studios Apple Corps, à Londres. Il provoque la stupéfaction des Londoniens présents, mais l’intervention de la police met fin au concert, qui dure en tout 42 minutes. Le lendemain, le tournage se termine avec l’enregistrement en studio des chansons Let It BeThe Long and Winding Road et Two of Us. Le concert sur le toit est devenu un événement majeur de l’histoire des Beatles, qui cesse d’exister en septembre de la même année après la sortie de l’album Abbey Road, lorsque John Lennon annonce son départ définitif. La séparation sera officialisée le 10 avril 1970, par Paul McCartney. Les enregistrements de I’ve Got a FeelingOne After 909 et Dig a Pony, effectués sur le toit, figurent sur l’album Let It Be. Les Beatles n’existent plus lorsque ce disque paraît en mai 1970, simultanément au film homonyme qui présente des passages du concert. Resté inaccessible dans sa totalité, le film du concert est désormais offert en streaming audio depuis le 30 janvier 2022. L’événement, régulièrement parodié, occupe une belle place dans l’histoire du rock et de la culture populaire.

57 ans après, une série d’expériences avait lieu à Servel.

Table 1, dite « Destin contrarié » : Invités par Nolwenn, JérômeC, François, et OlivierL s’unissent pour Le destin de la communauté. Ce jeu coopératif invite à revisiter l’excellent Pandémie dans l’univers du seigneur des anneaux, même si l’analogie ne saut pas au yeux de prime abord. On retrouve en effet des mécanismes communs (rôles, événements, objectifs, propagation), même si l’univers est radicalement différent, et très immersif pour qui connaît un tant soi peu la saga. Après les explications impeccables de Nolwenn, l’équipe enchaîne les succès et vient à bout des trois objectifs intermédiaires ! Reste le dernier, qui concerne Frodon spécifiquement. Mais ce dernier, joué par Jérôme, s’est peut-être trop collé au groupe, et ne voit pas venir le raid ennemi, qui assaille une place forte et fait chuter le moral des troupes au-delà du seuil de perte. Destin contrarié donc pour notre bande des quatre, mais le voyage a valu le coup, entraide et fous-rires compris.

Table 2, dite « Quatre garçons dans le vent » : La fine équipe de ISS Vanguard réunit les habituels François-René, OlivierB, Jérôme et Armand. Leur concert s’est prolongé sans être stoppé par les forces de l’ordre.

Table 3, dite « Jamais vu » : Cette table de Prototypes réunit Franck, Julien, et Erwan. On ne saura pas plus de leur délibréations, couvertes par le sceau du secret.

Table 4, dite « Get back » : C’est le grand retour de Tzolk’in – Le calendrier maya avec une palette de joueurs rompus à l’exercice : Olive, Jibee, Xel et Tristan. C’est ce dernier qui l’emporte, après une razzia sur le maïs. Puis, Xel partie, ils remttent le couvert à trois !

Table 5, dite « Sur le toît ? » : Un autre classique revient, Twilight Imperium. Entre Mickaël, Fred, Elie et Corentin, à quelques encâblures du dénouement, les bookmakers s’acordaient à voir le premier cité sur le toît du monde.

Séance de MARDI 13/01/2026 à Servel

Inauguré en 2006, le navire Costa Concordia fait naufrage le 13 janvier 2012 à proximité de l’île de Giglio, en Italie. Il a heurté un récif qui a ouvert une voie d’eau dans la coque à 21h45 pendant la soirée du capitaine, et provoqué son naufrage qui a causé la mort de 32 personnes. L’approche « révérence », consistant à raser les côtes pour saluer les habitants, le fit heurter un récif le long de la côte orientale de l’île, ce qui crée une brèche sur la carène bâbord de 70 où l’eau de mer va s’engouffrer très rapidement.

14 ans après, les adhérents de Parties Civiles allaient en croisière en tentant d’éviter le naufrage.

Table 1, dite « Sa révérence » : Olive à acquis Amalfi, à un prix scandaleusement bas, et en fait profiter Xel et François, sous l’oeil concupiscent de Mickaël. François prend un mauvais départ, accumulant inutilement les tuiles tissu, mais réussit peu à peu à sortir de la nasse. Ses ouvriers font merveile, avec des combinaisons lucratives et il empoche un joli bonus final de 28 uniquement sur les phares, pour terminer à 150. Olive, parti doucement aussi, se réveille sur la fin avec un beau rush final, et arrive au même score. Les règles échouant à les départager, on les croit vainqueurs, Xel étant recensée juste derrière à 149, avec de beaux coups d’éclat malgré une famine de pain persistante. Mais la nuit a passé, et une missive nous parvient : elle s’est oublié 6 points dans le décompte des objectifs de fin de partie, ce qui la propulse à 155 dans une inattendue révérence !

Table 2, dite « Capitaine de soirée » : à Dune imperium, François-René l’emporte en bon capitaine de soirée et au bout de la nuit avec 12 points. Suivent Corentin et Caroline à 8, puis Faline à 7.

 Table 3, dite « Naufrage sans fin » : Mickaël tente une nouvelle fois sa chance à Orléans…. Va-t-il enfin lever les bras ? Hélas non, mais à 126, il n’était pas loin de Benjamin, 128. Jibee, à 98, était aussi témoin de son quatrième naufrage.

Séance de VENDREDI 26/09/2025 à Servel

Le 26 septembre 1953, le Royaume-Uni met fin au rationnement du sucre. Le rationnement alimentaire avait été mis en place dès janvier 1940 et dura encore un an, jusqu’à la fin du rationnement de la viande et du beurre en 1954. Il s’était même durci en 1946-1947 à cause de très mauvaises récoltes de céréales et de patates. Des régimes spéciaux avaient été prévus pour les femmes enceintes, certains malades et les enfants qui avaient droit à des délices comme le jus d’orange et l’huile de foie de morue. Il est estimé que cette époque améliora en fait la santé globale de la population en réduisant le consommation de sucre & graisses et en égalisant la ration des pauvres et des riches, même si elle manquait de variété ; la mortalité infantile baissa et le poids de naissance augmenta. 72 années plus tard nous sommes dans un monde où plus de personnes souffrent d’obésité que de malnutrition.

Table 1, dite « Provisions » : Alors qu’une campagne de ISS Vanguard a fini récemment, une autre démarre ce soir, avec aux postes d’équipage F-R, Armand, Jérôme et OlivierB. Démarrage en douceur puisque ce soir ils écoutent le briefing et explorent le tutorial. Rien de sérieux ne leur est donc arrivé, si ce n’est de repartir avec pour mission d’approfondir les règles avant de se remettre à table.

Table 2, dite « Privée de dessert » : Partie entre connaisseurs (Julien, OlivierL, Sébastien2 & Caroline2) de Dune Imperium. La lutte finale est entre Sébastien et Caroline mais, alors qu’elle pense avoir partie gagnée, les dernières cartes jouées donnent juste assez de points à Sébastien pour qu’il passe devant sur la piste de score. Pas rassasiés, il continuent à trois par un Splendor, cela se mange sans faim.

Table 3, dite « Goût amer » : Pierre-Yves, VHN et Olive choisissent de jouer à Yunnan. Les deux premiers ont déjà fait une partie mais il y a assez longtemps pour avoir tout oublié. A trois joueurs les interactions sont moins dures, que ce soit à la phase initiale d’enchères pour les différents bâtiments d’amélioration où à la phase de voyage sur la carte (où il peut arriver qu’un meeple soit renvoyé en arrière par un nouvel arrivant ou par l’Inspecteur). Pour la même raison le bénéfice tiré d’une visite à la banque (qui remplace les enchères en redistribuant les mises des autres joueurs) est plus limité, seul Olive y est allé. Comme toujours il y a pas mal d’intrigue possible pour maximiser son revenu de fin de tour tout en mettant des bâtons dans les roues des autres. La leçon de cette fois est que Dom a été laissé trop libre de recruter des meeples en début de partie. Il s’est mieux développé sur la route de Pu’er, son revenu supérieur lui permettant d’enchérir agressivement. Il met fin à la partie en produisant un revenu de 64 et, au terme du décompte, finit avec 142 points contre 75 à P-Y et 58 à Olive.

Les mêmes testent ensuite Maka Bana, un jeu pas récent et plutôt pas beau de contrôle de territoire où on essaie de deviner et bloquer les actions des autres joueurs. Olive réussit à construire un groupe de cinq paillottes et score fort avec son club de plongée, il s’impose avec 25 PV contre 14 à P-Y et 9 à Dom qui repart l’estomac dans les talons.

Table 4, dite « Gloutonnerie » : Le toujours apprécié Hansa Teutonica sort entre les mains de Mickaël, Thomas, JérômeC et Théo. Jérôme, affirmant avoir distillé la quintessence des stratégies gagnantes des parties précédentes et avoir « tout vidé » -comprenne qui pourra-, gagne de peu avec 60 PV devant Thomas 58, Mickaël 47 et Théo 42. Ils poursuivent avec un Odin très serré où Mickaël gagne avec 19 PV contre 21 à 23 aux trois autres.

Table 5, dite « Confiseries » : Marie-Christine, Corentin et Delphine jouent à Terraforming Mars et cela dure, au point que le résultat n’était pas connu avant que le rédacteur se barre.

Séance de VENDREDI 19/09/2025 à Servel

On se presse à Servel alors que l’été agonise ; un chouette mélange d’anciens et de nouveaux s’installe autour des tables et se lance dans une sympathique variété d’activités ludiques.

Table 1, dite « Mobilisation » : Younaël, François et les deux Caroline se plongent dans le jeu historique coopératif Una Vittoria Impossibile. Il confirme sa réputation de jeu difficile : il leur faut trois tentatives et l’ajout des pouvoirs tirés du mode expert pour enfin réussi à sauver la ville de Parme des menaces fascistes.

Table 2, dite « Domination » : OlivierL savait-il qu’il serait comme un faon jeté au milieu d’une meute en rejoignant Stéven, Mickaël et BenjaminG pour un Ark Nova ? Selon les propos pudiques captés, Stéven a gagné « avec une belle avance ». Pas rassasiés, les fauves accueillent Younaël en provenance de la table 1 et repartent pour un Dune Imperium tardif.  Qui l’eût cru ? Le joueur-au-prénom-commençant-par-S mène bien son affaire, remonte peu à peu au score, remporte le dernier combat et finit un point devant son dauphin.

Table 3, dite « Elimination » : Partie du classique et toujours apprécié Battlestar Galactica pour Xel, F-R, Nolwenn, Armand et Sébastien2. C’est Nolwenn qui débute avec deux cartes Cylon, elle entraîne Sébastien avec elle et ourdit pour mener le vaisseau spatial et l’humanité à sa perte.

Table 4, dite « Exploration » : Un nouveau jeu, Star Scrappers : Orbital, est découvert par Pierre-Yves, Corentin, Théo, Delphine et Pierre, des adhérents récents. Il s’agit pour chacun de construire une station spatiale avec des cartes et d’activer les différents modules de sa station avec son équipage, en mode « placement d’ouvrier ». Le résultat de la partie n’est pas parvenu à travers l’espace infini. Certains poursuivent avec Dystopia dont nous ignorons tout.

Table 5, dite « Fermentation » : Avec le retour de Thomas on a le retour de Viticulture qu’il  fait découvrir à Tristan, flanqué de Marie-Anne et VHN. Ces deux derniers investissent dès le début dans un bâtiment rapportant des points au cours de la partie, le moulin pour Dom et la salle de dégustation pour Marie-Anne. Dom continue à grappiller des points mais tarde à lancer son business (aucun contrat et un pauvre champ produisant 4 rouge). En face, Tristan nage dans les cartes (y compris volées aux adversaires) et a ses 6 ouvriers tandis que Thomas est fidèle au cottage et construit patiemment de quoi fabriquer des vins haut de gamme : sa première vente rapporte 5 PV (il en faut 20 pour déclencher la fin de partie). Pendant ce temps, Dom a construit ses deux caves et au sixième tour il enchaîne deux ventes à 3 et 5 PV. Thomas fait sa propre vente de prosecco pour 6 points mais c’est trop tard : avec 21 PV, Dom l’emporte sur Thomas 19, Tristan 14 et Marie-Anne 12. Ils poursuivent avec un Odin où l’ordre est exactement inversé : Marie-Anne (qui se prétend somnolente mais réussit à surprendre les autres) gagnante avec 10, Tristan 14, Thomas 17 et Dom 23. Enfin, ayant reçu le renfort de F-R, ils font deux So Clover : au premier les choix sont un peu opaques, les joueurs mal synchronisés et cela finit piteusement avec 3 échecs sur 5. Le second est bien meilleur : 5/5 dont 2 grilles trouvées au premier essai.

Table 6, dite « Prolongation » : Pendant que la table 2 est dans son second gros jeu, Nolwenn organise un Res Arcana avec Corentin, les Caroline et peut-être Sébastien.

Séance de MARDI 02/09/2025 à Servel

Le 2 septembre 1937, Pierre de Coubertin est terrassé par une crise cardiaque à 74 ans. Issu de l’aristocratie, il fait de bonnes études classiques et aurait pu suivre une voie militaire ou politique. Mais, influencé par ce qu’il a vu en Angleterre et le contexte de sa jeunesse (revanchisme après la défaite de 1870 et la Commune), il s’investit dans la promotion de l’éducation physique à l’école, finalement sans grand succès. Passionné de sport (en particulier de tir et de rugby, il arbitre la finale du premier championnat de France en 1892 et en conçoit le trophée, le bouclier de Brennus. Au passage ce nom n’a rien à voir avec le chef gaulois mais est simplement celui de son auteur, le graveur Charles Brennus), il imagine internationaliser son attrait en instituant une compétition moderne de jeux olympiques. Des tentatives nationales avaient eu lieu depuis le milieu du siècle en Grèce et en Angleterre mais c’est de Coubertin qui porte la vision d’un événement international ouvert à tous -mais pas à toutes, sa pensée reflétait pas mal d’opinions réactionnaires de l’époque-. Ses efforts débouchent sur les jeux d’Athènes de 1896 suivis par ceux de Paris en 1900, couplés à l’exposition universelle. Il sera président du CIO jusqu’en 1925 et dessinera les cinq anneaux entrelacés du drapeau olympique. Faisons un saut en longueur temporel de 88 ans.

Table 1, dite « L’important dans la vie ce n’est point le triomphe, mais le combat » : Stéven n’avait jamais encore joué à Dune Imperium, c’est désormais chose faite en compagnie de Julien et BenjaminG. Ce dernier utilise une carte lui donnant un avantage militaire pour remporter la plupart des batailles de fin de tour. Stéven quant à lui s’économise et ne jette ses ressources que dans la dernière bataille. Il achète au passage un ver à 1 PV puis révèle peu à peu sa force pour finir avec un total de 34 points de combat ! Il gagne 2 PV de plus et triomphe dans sa première partie.

Table 2, dite « Force et dextérité » : Xel, Olive et VHN étaient convenus d’essayer Roll Player, un jeu qui a peu quitté les étagères de l’armoire (magnifiquement rangée). Jeu de gestion sans difficulté majeure et au thème fort : il s’agit de construire un personnage de D&D à l’ancienne en accumulant progressivement 3 dés dans 6 caractéristiques (force, intelligence, dextérité etc.). Pour rendre le tout intéressant, chaque dé posé donne une petite action (échanger ou retourner un dé, relancer etc.), des éléments variables donnent des objectifs de scoring différents à chacun et il y a aussi un marché de cartes qui soit donnent un pouvoir permanent, soit contribueront au scoring final. Le tout fonctionne bien sans beaucoup d’interaction, on passe son temps à faire des sommes. Pour la partie de découverte on a tâtonné et oublié au passage certaines règles ou pouvoirs, elle finit serrée avec Olive et Dom au coude à coude avec 24 PV et Dom bénéficiaire du départage pour un malheureux sou, Xel suit avec 21 PV. On remet le couvert maintenant que c’est clair et cette fois c’est Xel qui, grâce à son pouvoir Roublard qui lui permet d’utiliser des Compétences sans déplacer son cube d’alignement, optimise le mieux ses dés. Elle gagne avec 29 PV devant Dom 25 et Olive 24.

Table 3, dite « Idéalisme » : La dernière table débute par un Precognition animé par NicolasII, F-R, Faline et Nolwenn. On passera sur le thème : à bord de petits bateaux, sauver l’humanité en protégeant les derniers survivants humains et en les nourrissant d’algues (??). Côté mécanique un système de draft « boomerang » où on passe deux cartes à son voisin qui en renverra une au tour suivant. Au final, Nicolas avait le plus d’humains mais en mauvais état tandis que F-R a été le meilleur protecteur de ses ouailles et s’impose. Le groupe enrichi de Younaël se lance ensuite dans le coop Almost Innocent. Ils réussissent les niveaux 1 et 2 et étaient optimistes sur le fait de gagner au niveau 3. Jusqu’où sont-ils allés ?

Séance de VENDREDI 29/08/2025 à Servel

Le 29 août 1965 la mission spatiale Gemini V revient sur terre avec son équipage de deux (Gordon Cooper, Charles Conrad). Lancée par une fusée Titan II (dérivée d’un missile intercontinental), la capsule était plus grosse que les Mercury et la mission battit le record de l’époque en durant presque 8 jours. Ceci grâce à l’utilisation de piles à combustible, une première technique améliorant nettement la production d’énergie par rapport à des batteries. Suite à des incidents, une partie des activités prévues dut être annulée, en particulier une manœuvre de rendez-vous spatial au point que Conrad avoua plus tard s’être bien ennuyé en orbite. Si seulement ils avaient emmené des jeux ! Soixante ans plus tard c’est 5 tables qui sont mises en orbite en une soirée, c’est loin d’être un record.

Table 1, dite « Action et réaction » : Une nouvelle tête pousse la porte. C’est Louis qui souhaite voir comment cela se passe. Il est déjà joueur et il ne faut pas le pousser beaucoup pour qu’il rejoigne une table de Ark Nova avec Mickaël, BenjaminG et Stéven. Rapidement il s’avère qu’il n’a jusque là pas connu les vraies règles, chose que les rigoureux membres de l’association rectifient aussitôt. Lors de la visite du rédacteur, il ne fut pas surpris de constater que Stéven mettait fin à la partie en croisant les deux pistes de score. Ce qu’il ignorait, c’est qu’une fois tous les points de fin de partie ajoutés, c’est Louis qui avait le meilleur écart, voilà un début en fanfare.

Il était presque minuit mais l’appétit des fauves a été aiguisé et les quatre décident de recommencer. L’issue de la partie est la même avec un déroulement différent : Louis a croisé le premier; il avait des points de fin de partie supérieurs aux autres et il fait le doublé. De l’avis général belle partie où ça c’est bien battu tout du long.

Table 2, dite « Factions » : F-R, Armand, Julien et Sébastien partent pour un Dune Imperium avec l’extension. Une partie plus orientée développement avec peu de batailles homériques. Armand progresse efficacement dans son alliance avec les factions et, après avoir été en retrait, met toutes ses forces dans une dernière bataille à 2 points. Il finit le tour avec 13 PV devant Ju & F&R à 10 et s’impose donc.

Table 3, dite « Dé-ification » : Olive, Fred et VHN disputent un Coimbra, un de ces jeux de gestion bien faits avec des dés. Le premier lancer par Olive sort surtout des grosses valeurs qui mettent à rude épreuve les finances des joueurs. Au fil des quatre manches, Dom grappille ça et là des PV et prend une belle avance au score mais il reste constamment en manque de moyens (argent et gardes) pour acheter des cartes, au point de ne pouvoir en récupérer qu’une à la dernière manche. Fred multiplie les voyages (il finira avec 5 sur 6 possibles, qui scoreront solidement à la fin) et déplace efficacement son pèlerin, tout comme Dom. Au décompte final, Fred et Olive accumulent les points et l’avance de Dom fond comme neige au soleil. Etant en tête sur deux pistes d’influence il parvient à garder de l’avance et gagne par 160 PV contre 152 à Fred et 123 à Olive.

Table 4, dite « Spécialisation » : Un Forêt Mixte à cinq (Faline, Oliviers B & L, Elie et Corentin). La partie est longue car la troisième carte Hiver est la dernière du paquet. OlivierB et Corentin partent sur une spécialisation poussée en scorant chacun 0 sur un des trois domaines (arbres, droite/gauche, haut/bas) et cela leur réussit puisqu’ils prennent les deux premières places. OlivierB finit en tête avec 199 PV (dont 179 pour ses animaux droit/gauche, avec une puissante combo loup+cerf) et Corentin avec 178, puis Faline 144, Elie 101 et OlivierL 78.

Table 5, dite « Expansion » :  Faline, Olive et Dom finissent par un rapide Harmonies. Dom, au mépris du ZAN, construit plus en s’étalant qu’en hauteur et est le premier à remplir son territoire. Plutôt bien vu, il finit premier avec 99 PV contre 93 à Faline et 81 à Olive.

Séance de VENDREDI 23/05/2025 à Servel

Le 23 mai 1790 voit la naissance en Normandie de Jules Dumont d’Urville. Bon élève, il entre comme officier dans la Marine à 17 ans. C’est à l’occasion d’un voyage en Méditerrannée qu’il y rencontre en 1814 Adèle, sa femme. En plus d’être marin il poursuit son éducation scientifique (physique, sciences naturelles, astronomie…) mais n’est pas retenu en 1816 pour le voyage autour du monde de Louis Freycinet. En 1819, lors d’une expédition scientifique dans les îles grecques, il apprend la découverte par un paysan d’une statue de femme en marbre, à moitié nue et les mains mutilées. C’est la Vénus de Milo qui devient l’un des clous du musée du Louvre. Il arrive enfin à joindre l’équipage d’une circum-navigation à bord de la Coquille entre 1822 et 1825 dont il ramène une riche collection botanique et entomologique. Il repart en 1826 sur le même bateau renommé l’Astrolabe et cette fois comme commandant. Sa mission est d’explorer et cartographier l’Océanie et aussi de retrouver le lieu de disparition de M. de la Pérouse. La mission est globalement accomplie au retour en 1829 même s’il se prend le chou avec François Arago. Il repart en 1837 avec cette fois comme destination l’Antarctique qu’il explore au cours des étés austraux 1838 et 1840. Naviguant parmi des glaces périlleuses, l’Astrolabe accompagnée de la Zélée découvre et décrit une portion de terre qui sera nommée « Adélie » en hommage à sa femme. Il rentre au pays glorieux et entreprend la publication de son voyage quand, victime du progrès, il meurt le 8 mai 1842 dans l’une des premières grandes catastrophes ferroviaires de l’histoire, quand son train Versailles-Paris déraille à Meudon et que la moitié des voitures prend feu.

Table 1, dite « Exploration périlleuse » : Les aventuriers spatiaux de ISS Vanguard (Fabrice, Xel, Stéven et Samuel), qui pensaient naviguer tranquillement dans le silence éternel de ces espaces infinis, se font un coup de frayeur : ils traversent un nuage d’une espèce de plancton hostile qui tente de porter atteinte à leur vaisseau. Stéven dans le rôle du héros (selon ses dires, du moins) se coiffe d’un scaphandre et part faire des prélévements biologiques pour comprendre à quelle force hostile ils ont affaire. L’équipe parvient à élaborer un signal de radiofréquences éloignant les vilaines substances/créatures, ils repartent vers l’étoile couchante sur une bande son pleine de cuivres triomphants.

Table  2, dite « Pas de bras, pas de jaja » : Configuration inédite pour une table de Viticulture (éd. Essentielle avec de vrais morceaux de Uwe Rosenberg dedans) à cinq : 3 vieux renards (Thomas, JérômeC et VHN) et 2 perdreaux de l’année (Mickaël et Pierre-Yves). A cinq on a un emplacement de plus pour ses ouvriers, cela devrait être moins encombré. La partie a été caractérisée par les multiples Saisonniers d’été joués par Mickaël du type « Chaque joueur peut xxx. Marquez 1 PV pour chaque joueur qui le fait ». Les vieux renards mettent en garde : à cinq joueurs c’est une voie royale vers la victoire. Malgré ces sages paroles Mickaël en tire une demi-douzaine de points (rappelons que la partie s’arrête au premier qui atteint 20 PV) et prend une avance nette au score. Les propriétés se développent dans  des directions différentes : certaines, avec des caves XL, débordent de multiples cuvées prenant de la valeur en vieillissant tandis que celle de Dom, produisant un unique modèle de rosé avec un unique champ, est de style minimaliste d’autant plus qu’il fait des transactions foncières bizarres, vendant puis rachetant un même champ (il faut dire qu’à chaque fois il engrange 1 PV). Thomas, fidèle à son style de jeu, joue en premier chaque fois qu’il le peut en renonçant aux bonus venant avec un ordre du tour plus tardif. Au début du 6e tour Dom-gagne-petit et Mickaël sont à 14 PV ; Dom grappille 4 points pendant l’été, cela sent la fin de partie et les ventes de cuvée vont être déterminantes. Le premier est au bout de sa vie et n’a plus que des fonds de pressoir invendables pendant que le second bondit de 7 points avec une vente de prosecco. Mais les Saisonniers d’hiver de Dom lui rapportent encore 4 points, il finit en tête à 22 PV devant Mickaël 21, Jérôme 16, P-Y 15 et Thomas 13 (qui, la partie eût-elle duré un tour de plus, aurait cassé la baraque avec ses commandes pour des vins coûteux).

Les derniers sont ensuite les premiers dans les deux parties d’Odin que les mêmes font ensuite : d’abord Thomas puis P-Y gagnent, Dom occupant avec une belle constance la dernière place.

Table 3, dite « Statues déterrées » : Le gros jeu du vendredi est Terracotta Army avec Fred, Gérard, Olive et François. Voici le récit de ce dernier : « Quatre valeureux aventuriers ont reçu la lourde charge de reconstituer l’armée de terre cuite, ou armée d’argile. Cet ensemble de huit mille statues de soldats et chevaux représente les troupes de Qin Shi Huang, le premier empereur de Chine. et ont été enterrées dans les fosses du mausolée de l’empereur Qin en 210–209 av. JC. Cette « armée enterrée », dont les statues ont quasiment toutes un visage différent, était destinée à protéger l’empereur défunt. Le jeu reproduit cet univers de façon trés réaliste et originale, le coeur du jeu étant la construction d’un monument, oeuvre collective qui rétribuera chacun à hauteur de ses mérites selon une suite de calculs complexes. Mais avant cela, au fil de chacune des 5 manches, il existe bien d’autres façons de marquer des points : objectifs de manche, décomptes de majorité, gains liés à la construction….C’est le type de jeu où il est difficile de savoir qui s’imposera avant le fameux décompte final lié au monument. Grâce à une stratégie de placement élaborée, Gérard avec 166 PV s’impose à Olive, 162, qui excellait dans les décomptes intermédiaires des alignements. Fred, 148, avait un beau tableau, et François, 132, fut victime d’une stratégie de blocage par ses adversaires des emplacements visés. On reviendra avec plaisir à ce jeu qui ravira les amateurs d’arithmétique et de géométrie. »

Table 4, dite « Prise de chou » : F-R, Nolwenn, OlivierB et Armand sortent Dune Imperium. F-R s’impose avec une belle avance (12 PV contre 8, 6 et 5) en s’alliant avec trois factions sur quatre et en épurant son deck de cartes pour être redoutablement efficace. Ils continuent avec Bomb Busters où ils ont eu bien du mal.