Séance de VENDREDI 11/02/2022 à Servel

Le 11 février de l’an 660 av. J.-C., Jimmu Tennô, un descendant de la déesse du Soleil, Amaterasu Omikami, érige le premier palais du Japon. De ce jour date la naissance de l’Empire du Soleil levant. C’est du moins ce qui ressort de deux livres sacrés rédigés au VIIIe siècle de notre ère, le Kojiki et son complément, le Nihongi. Ils racontent comment plusieurs générations de divinités se succédèrent dans le ciel et sur la terre jusqu’à l’avènement d’Izanagi et de sa soeur Izanami. De leur union naquirent l’archipel nippon et les esprits divins qui l’habitent (les Kami).

Izanami étant morte en couches, Amaterasu Omikami naît peu après de l’oeil droit d’Izanagi. Un temps malmenée par son frère Susano, elle choisit de se cacher dans une grotte, privant le monde de sa lumière et de sa beauté. Les divinités réussissent par ruse à l’en faire sortir en proclamant qu’elles ont déniché une déesse qui surpasse en beauté toute la création. Curieuse, Amaterasu consent à sortir pour s’en rendre compte et que voit-elle en fait de beauté suprême ? Elle-même dans le reflet d’un miroir ! Réconciliée avec son frère, elle prolonge avec lui la lignée divine jusqu’à un humain d’essence divine, Jimmu Tennô, premier empereur nippon.

En 1872, l’empereur Meiji a fait officiellement du 11 février l’anniversaire de la fondation de l’empire selon la tradition shintô. Abolie par les Américains en 1945, la fête nationale a été rétablie en 1966.

En cet anniversaire, le Japon et d’autres empires étaient à l’honneur pour cette soirée de Parties Civiles.

Table 1, dite « In cauda venenum » : Dom et François invitent Guillaume à Glory to Rome, l’excellent jeu de Carl Chudyk. Dom prend de l’avance sur les premiers tours, montant notamment sa main à 7 cartes, pendant que Guillaume construit le Forum et choisit la stratégie audacieuse qu’elle permet, surtout pour une première partie : gagner en ayant tous les types de patrons dans ses clients et tous les types de matériaux dans ses stocks, ce que personne n’a encore jamais réussi sur nos tables. François enchaîne les constructions, sans qu’aucune n’apporte d’éclat particulier. Guillaume accumule matériaux et patrons, et il devient peu à peu évident qu’il va bientôt gagner : il ne lui manque que quelques exemplaires à accumuler dans ses stocks, ce qui grippe la fin de partie, puisque aucun de ses adversaires ne peut jouer les rôles en questions, faute de les offrir sur un plateau dans le pot commun. C’est alors que François révèle la carte maîtresse, longtemps fomentée : le Colisée, qu’il parvient à construire in extremis, permet de piocher dans les clientèles des adversaires en jouant le rôle Légionnaire, les cartes alimentant la chambre forte du joueur actif. Quelques tours de « Rome exige » permettent donc de faire main basse sur les clientèles adverses, et de gonfler la chambre fore de François, avec deux conséquences: réduire à néant la stratégie de Guillaume, et gonfler le magot de François, qui finit par l’emporter avec 45, contre 35 à Dom, et 10 à Guillaume, dont le faible score s’explique par sa stratégie de tout ou rien.

Table 2, dite « Lignée divine » : à la table d’Iki on célèbre bien sûr la fête nationale, pour confirmer que Mickaël est bien d’une lignée divine à ce jeu: il l’emporte avec 107, devant Olivier B., 103, et Nicolas III (notre gentil nouveau membre, qui a survécu à sa première séance de mardi), 66.

Table 3, dite « Soleil levant » : à Parks, Adélie se révèle bien meilleure randonneuse que Xel, Neox et Vincent, et voit la première le soleil se lever au terme de son voyage.

Table 4, dite « Empire en devenir » : à Pillards de la mer du Nord les vikings assoient leur emprise sur un empire en devenir. A l’issue d’une joute disputée, Vincent, 57, domine Xel, 51, Neox, 46, et Adélie, 37.

Table 5, dite « Le rouge vous va si bien » : sur un circuit italien tourmenté de Flamme rouge le sprinteur rouge de Dom l’emporte d’une longueur face au sprinter vert de François, et place son rouleur sur la troisième marche du podium. Mickaël et Guillaume y ont connu la fringale.

Séance de MARDI 21/12/2021 à Servel

Le 21 décembre 1991, à Alma-Ata, au Kazakhstan, les représentants de onze républiques soviétiques constatent le décès de l’URSS.

Née à peine 69 ans plus tôt, le 30 décembre 1922, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques cède la place à une éphémère Communauté des États Indépendants (CEI). Seules les trois républiques baltes et la Géorgie s’en tiennent à l’écart. Mais dans les années suivantes, les autres républiques vont s’en détourner à leur tour et tenter de vivre en pleine indépendance. Après la chute du mur de Berlin en 1989, les Lituaniens proclament unilatéralement leur indépendance le 11 mars 1990. Tandis que le monde entier suspend son souffle, Mikhaïl Gorbatchev poursuit les réformes en contenant les troubles. Il est élu à la nouvelle fonction de Président de l’URSS par le Congrès, le 14 mars 1990, et reçoit le prix Nobel de la paix le 6 juin 1990 à Oslo.

Le 12 juin 1990, le 1er Congrès du peuple de la RSFSR (République Socialiste Fédérative Soviétique de Russie), autrement dit la Russie actuelle, adopte une Déclaration sur la souveraineté étatique de la république de Russie. C’est une deuxième atteinte à l’intégrité de l’URSS après l’indépendance unilatérale de la Lituanie. Ce vote reste sans conséquence pratique, mais il sera plus tard considéré comme l’acte d’émancipation de la Russie nouvelle et son anniversaire deviendra, dès 1994, fête nationale chômée en Russie !

En janvier 1991, des troupes soviétiques entrent en Lituanie. À Vilnius, le 13 janvier, elles tentent de s’emparer de la tour de télévision. Les Lituaniens résistent. On compte 14 morts, les seules victimes civiles qu’ait à se reprocher Mikhaïl Gorbatchev. Au Kremlin, le 19 août, les conservateurs tentent de le renverser par la force. Ils sont eux-mêmes battus grâce à l’esprit d’initiative d’un leader encore inconnu, Boris Eltsine, élu deux mois plus tôt président de la Fédération de Russie, principale entité de l’URSS.

Mikhaïl Gorbatchev ne maîtrise plus les événements et la réalité du pouvoir tombe entre les mains de Boris Eltsine. Le 25 décembre, quatre jours après avoir signé l’acte de décès de l’URSS à Alma-Ata, il quitte définitivement le Kremlin. Il ne reste plus qu’à liquider l’héritage de Lénine. C’est chose faite en quelques mois: Leningrad retrouve son nom d’origine allemande : Sankt-Petersburg !

St Petersbourg : 5 lieux sur les traces de la révolution russe - Vanupied

30 ans plus tard, le monde a bien changé, mais une poignée d’irréductibles, étanches à la rumeur des peuples, continuent de jouer à Lannion.

Table 1, dite « Le casse du siècle » : à Burgle Bros Olivier B, François-René, et Camille font équipe avec Axel, de retour parmi nous pour les fêtes. Ils ont réussi à cambrioler 3 coffres !

Table 2, dite « L’empire éclaté » : si Emmanuel Todd, dont le livre « La chute finale » (1976) constitue un rare exemple de prospective totalement validée par les faits, fut l’essayiste visionnaire de la dislocation du bloc soviétique, c’est Hélène Carrère d’Encausse qui tirera la plus grande notoriété de cette prédiction avec un autre ouvrage sur le même thème (« L’empire éclaté », 1978), sur un raisonnement différent, expliquant l’implosion imminente de l’URSS par la séparation des populations musulmanes d’Asie centrale, qui ne se produisit jamais. Si l’histoire est difficile à prédire, il en va de même pour cette table de Brazil Impérial, où quatre explorateurs joutent pour développer la civilisation. Ce combat de titans déboucha sur une feuille de score éclatée, donnant vainqueur Mickaël d’un grain de café devant devant Neox, tandis que Xel et Baptiste suivaient l’affaire aux jumelles.

Table 3, dite « Ils rêvaient d’un autre monde » : on redécouvre, 3 ans après sa dernière sortie sur nos tables, l’excellent Alien frontiers, jeu où l’on colonise l’espace et à l’issue souvent imprévisible, comme la démonstration en fut ici faite une nouvelle fois. Après un départ canon, JiBee prend la tête, et voit se liguer contre lui Dom et François, ce dernier malmené par un départ terriblement malchanceux, privé deux tours de suite d’un quatrième dé, puis victime d’un raid où il perdit 3 métaux. Poussé à la faute, JiBee fait gravier à l’occasion d’un jet de dès catastrophique, le tournant de la partie, et finit dernier (6). Dom s’impose à l’usure avec 9 au terme d’une stratégie imparable, François (8) faisant de sa deuxième place une quasi-victoire après une remontée héroïque.

Table 4, dite « Prolétaires unis » : pendant que chacun s’affaire, une table de Pillards de la mer du Nord se monte, sur l’arrivée tardive de Félix, puis Vincent, et le dépaysement express de Lucie de la table 3, au privilège des anglophones. Ces prolétaires en manque de strapontin au banquet de la petite histoire de Parties Civiles jouèrent unis comme les doigts de la main, Lucie (49) faisant gagner Vincent (61), faute de l’avoir attaqué, sous le regard compatissant de Félix (47).

Table 5, dite « Une illusion du passé » : Le signe des anciens, clôt cette soirée, avec Camille, François-René et Axel. Malgré un bouclage tardif, nous ne sommes pas en mesure de révéler l’issue de cette table, qui restera à jamais pour nos lecteurs comme une illusion du passé.

Séance de VENDREDI 12/11/2021 à Servel

Le 12 novembre 2014, plus de dix ans après avoir quitté la Terre, et à 510 millions de kilomètres d’elle, Philae se pose sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko. Il s’agit du premier atterrissage contrôlé sur un noyau cométaire. Ses instruments envoient les premières images jamais obtenues depuis la surface d’une comète. En raison de la défaillance du propulseur qui devait plaquer Philae au sol qui ne s’est pas déclenché, et de celle des deux harpons qui devaient l’ancrer au sol qui ne se sont pas déployés, le robot a rebondi deux fois avant de se stabiliser à environ un kilomètre du site initialement prévu, en position quasi verticale. Pour cette raison, les deux instruments de mesure dédiés à l’analyse du sol ne sont pas immédiatement mis en service, les scientifiques ayant dans un premier temps préféré éviter de provoquer un rebond ou une rotation du module: au vu de l’attraction gravitationnelle de la comète, les cent kilos terrestres de Philae équivalent à un objet d’une masse d’un gramme sur Terre.

Parce que la NASA ne plaisante pas avec la sobriété numérique, les données acquises sont stockées dans une mémoire de masse d’une capacité de deux fois 12 Mo et transmises à l’orbiteur lorsque celui-ci est visible à l’aide d’un émetteur radio bande S d’une puissance d’un watt au débit de 16 kb/s.

La notoriété de Philae fut telle que le labrador de compagnie du Président Hollande prit le nom de l’atterrisseur à la Noël 2014.

7 ans plus tard, il y avait assez peu de gravité sur les tables de Parties Civiles.

Table 1, dite « Débutant accepté, expérience exigée » : Iki, qui est en passe de devenir un classique sur nos tables, et les parties n’y sont jamais les mêmes en fonction des stratégies suivies par chacun. C’est le type de jeu où, le score final étant un total de points issu de plusieurs catégories, il importe de bien choisir des batailles. Il faut aussi veiller à nourrir ses artisans et éviter les incendies. Ces derniers sont particulièrement redoutables, mais on peut s’en protéger en se cachant derrière un joueur qui a déjà une bonne protection – mais c’est sans compter quelques twists imprévus, comme cette action qui permet d’intervertir au choix de cartes sur le plateau ! Le petit Paul suggéra cette action à François, avant d’être victime du choix des cartes interverties. Le silence peut être d’or dans l’univers feutré d’Edo. Cette partie très enlevée se conclut par un score serré, comme le montre la feuille de score. Paul s’est focalisé sur les poissons, mais ils ne lui ont apporté que 18 de ses 89 points. Mickaël a brillé sur la piste d’expérience avec 58 points, mais pas ailleurs, et culmine à 93. François réussit un coup de maître avec un bâtiment à 32 et termine premier dauphin. Quant à Olivier L., il réalise pour sa première l’exploit d’égaler le record absolu détenu par Axel, avec 118, grâce à une expérience très élevée, mais aussi un beau duo à 26 de pipes et de blagues à tabac.

Table 2, dite « Voyages voyages » : , jeu d’enchères de Noël revient à l’initiative de Xel, mais qui, plombée par des cartes enchères très défavorables et un Râ très présent, atteint péniblement 8 ! Xof fait bien mieux avec 28, mais Olive règle tout le monde avec 37. Elle prend une revanche éclatante à Pillards de la mer du Nord, à 74, devant Xof 58, et Olivier, 54.

Table 3, dite « Aventures spatiales » : Frank apporte Cartaventura, une collection de jeux de cartes narratifs où les joueurs vivent ensemble une aventure historique dans un espace chaque fois différent. C’est Fred qui se révèle le plus audacieux, dans une table où figuraient aussi Guillaume et Olivier B.

Table 4, dite « Chat botté » : Dans cette première table de Root, Samuel s’impose en beauté avec les chats, devant Fabrice, meneur des Taupes. Nicolas II a apprécié le voyage.

Table 5, dite « Frictions et frottements » : Deuxième table de Root pour F-R, Vincent, Maïwenn et Dom. Avec l’extension du Monde Souterrain, encore plus de factions parmi lesquelles choisir. François-René expérimente les Taupes tandis que les autres font dans le classique : Marquise de Cat pour Dom, Oiseaux pour Vincent et Alliance de la Forêt pour Maïwenn. On utilise une des nouvelles cartes avec des chemins que l’on peut ouvrir entre certaines clairières. Les taupes ont une force de frappe particulièrement mobile, rapidement F-R a pu envahir n’importe quelle clairière avec 4 guerriers au début de son tour, tout ça en creusant des galeries et s’affranchissant des règles de mouvement habituelles. Vincent part du coin opposé à Dom et se frotte très vite à Maïwenn qui, après avoir fait sauter très vite une clairière, se retrouve dans l’impossibilité d’envoyer ses troupes plus loin, surtout que, la leçon ayant porté, ses jetons de sympathie non protégés sont aussitôt détruits. Dom développe sa machine industrielle et garnit son coin de bâtiments qui envoient des renforts tout en marquant des points. Il se frictionne bien avec F-R mais chacun parvient à affaiblir une grosse attaque de l’autre avec une embuscade. Vincent de son côté garnit son tableau quasi-exclusivement de cartes Oiseau, les plus polyvalentes. Mais en multipliant les recrutements de troupes sans jamais choisir d’action de combat, il ne peut pas beaucoup peser sur l’équilibre des peuples sur le plateau. Au final, malgré une belle remontée tardive de F-R qui score 2 PV par tour une fois que toutes ses taupinières sont déployées, on assiste à l’implosion de la dynastie des piafs après beaucoup de croassements et peu après Dom atteint les 30 PV marquant sa victoire

Table 6, dite « Connexions bas débit » : en fin de soirée, F.R., Maïwenn et Vincent s’essaient à trouver un monstre en jouant sur les dissemblances comme les ressemblances des Similo monstres. Votre narrateur quitta les lieux avant qu’ils puissent engranger une victoire faute d’avoir communiqué avec un débit suffisant.

Séance de MARDI 12/10/2021 à Servel

Le 12 octobre 1999, selon une estimation des démographes de l’ONU, la population de la Terre a franchi le seuil symbolique de six milliards d’êtres humains vivants. Le secrétaire général, Kofi Annan, a décerné à un nouveau-né de Sarajevo l’honneur d’avoir franchi le premier ce cap symbolique. La barre du premier milliard a été franchie vers 1850 et, au début du XXe siècle, la population mondiale s’élevait à 1,6 milliard d’êtres humains dont environ un quart d’Européens. Ils sont 10% aujourd’hui.

A Lannion, 22 ans après, quelques terriens en détresse lançaient des SOS, cherchant à utiliser l’agriculture, à terraformer Mars, à explorer des ruines, ou encore à piller la mer du Nord.

Table 1, dite « Exubérance technologique » : nous accueillons un nouvel et jeune adhérent, Steven, volontaire pour un jeu en forme découverte. Mais à Parties Civiles, on n’est pas là pour beurrer les tartines. Le voici donc embarqué dans du lourd, un Terraforming Mars mené au pas de charge par Lucas, qui s’impose avec 125. François a vaillamment résisté, mais victime d’un placement trop tardif, échoue à 90. Notre nouvelle recrue culmine à 64, mais a apprécié l’expérience. On doute que la colonisation des planètes lointaines soit un remède à la surpopulation mondiale, mais les voyages forment la jeunesse, dit-on.

Table 2, dite « Invasions barbares » : A Pillards de la mer du Nord, Vincent, 52, a dominé d’une courte tête Arthur, 47,  et Camille, 43 dans un esprit très fair play selon cette dernière. On n’en n’attendait pas moins d’un brigand chevaleresque.

Table 3, dite « Au-delà de la viande » : Pour nourrir la population de la planète, il faudra dépasser la viande, nous dit-on. Mais ne pas non plus négliger l’agriculture, et c’est le retour d’un grand classique (pas joué depuis 2 ans) qui renter dans le thème du jour, avec une partie d’Agricola enrichi du retour de Marie-Anne, qui, spécialiste réputée de cet incontournable de nos tables, cède pourtant le pas, avec 31, à Xel (35). Les gentlemen n’ont pas été très farmer, Gilles culminant à 18 et Olive à 16.

Table 4, dite « Le présent du passé » : Après deux parties appréciées mais entachées d’une erreur de règle, revoici les Ruines perdues de Narak. Pour ce troisième opus le plateau est relevé avec sur la ligne de départ Neox, DocNico, Dom et Florian. Neox, instruit par ses précédentes parties, choisit de faire le course en tête sur la piste d’exploration du temple perdu et se goinfre de ses ressources-bonus. Le Doc (avec le fameux assistant qui donne une ristourne sur les achats) se constitue une main plantureuse et utilise encore et encore ses icônes grâce à la carte qui va bien. Dom, grâce à un assistant qui produit des sous, épargne ses cartes en affrétant un avion pour voyager et affiche 4 Gardiens (= monstres) à son tableau de chasse tout en parvenant à arriver en second au temple perdu. Au terme des 5 manches la feuille de score donne un Dom détaché avec 74 PV, suivi de Neox avec 49 et Doc avec 47. Au final tout le monde a apprécié ce jeu qui tourne bien et on a entendu des appels à le ressortir très bientôt (on pourrait même essayer le verso du plateau de jeu qui permet de renouveler les parties).

Séance de MARDI 21/01/2020 à Servel

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Le 21 janvier 1950, la tuberculose, venant après des pneumonies à répétition, eut raison de la santé fragile de George Orwell. L’écrivain britannique avait eu le temps de laisser à la postérité 1984, La ferme des animaux, ou encore Hommage à la Catalogne. Une oeuvre engagée auprès des prolétaires, qu’il connut de près à Paris et à Londres.

Le tournant de sa vie fut un séjour dans le nord de l’Angleterre. Sa rencontre avec le prolétariat des régions minières y marqua sa conversion brutale à la cause socialiste, comme une évidence, face au spectacle de l’injustice sociale et de la misère du prolétariat anglais. Son oeuvre ponctue une vie entamée au service de l’impérialisme britannique dans la lointaine Birmanie (« cinq années d’ennui au son des clairons »), issue peu glorieuse d’une scolarité à Eton, établissement prestigieux où il passa graduellement du statut d’élève brillant à celui d’élève médiocre.

Aldous Huxley, le futur auteur du Meilleur des mondes, lui enseigna brièvement le français à Eton. Apparemment, Orwell appréciait Huxley, qui apprenait « des mots rares et étranges, de manière assez concertée », se souvient un condisciple qui ajouta: « Le goût des mots, de leur usage précis et signifiant nous resta. En cela, nous avons une grande dette envers lui ». Huxley discutera la différence entre les perceptions d’un futur totalitaire illustrées dans Le Meilleur des mondes et 1984 dans l’essai Brave New World Revisited (1958).

70 ans après, à Parties Civiles, une soirée réunissait le meilleur des mondes ludiques de Lannion.

Table 1, dite « Dans la dèche à Lannion et à Londres » : on ressort London à cette table, un Wallace historique que Tristan feint de découvrir. Il faut y restaurer la ville après le grand incendie, sans négliger de s’occuper de ses pauvres. L’ambition réparatrice est illustrée par la taille du tableau des joueurs, et Tristan s’y distingue avec un plateau imposant, à 8 cartes. Il l’active peu souvent, ce qui lui donne loisir d’acheter de nombreux quartiers, favorisé qu’il est par un emprunt à taux favorable qu’il contracte. Xel, pour sa part, éradique la pauvreté, ce qui nous donne du fil à retordre et des PV envolés, votre serviteur en faisant la cruelle expérience, terminant à 19. Dom, 42 et Xel, 45 font un beau score, sans pouvoir éclipser la partie magnifique de Tristan, qui signe un 65 historique.

Table 2, dite « La loi du plus fort » : à Pillards de la mer du Nord François-René (45) déclenche les offensives, pillant méthodiquement le pauvre Doc Nico (23). Olive, 38, et Camille, 32, ont cru résister.

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Table 3, dite « God save the queen » : à nos tables pour la première fois, Victorian Masterminds voit la victoire de la reine Justine. Thibault, Lucas et Neox ont prétendu lui offrir le mode d’emploi de la victoire par galanterie, faisant là assaut de mansplaining*.
* explication, souvent donnée par un homme à une femme, qui ne prend pas en compte le fait que la personne qui reçoit l’explication en sait plus que celui qui la donne.
On ne résiste pas au plaisir de vous donner les équivalents de ce néologisme en français (Mecsplication), et au Québec (Pénispliquer).

Les mêmes enchainent sur un gentil Paper Tales dont les traces, comme celle des articles écrits par Orwell dans des journaux communistes (tel que Monde, revue fondée et dirigée par Henri Barbusse) lors de son séjour parisien (1928-29), sont perdues à jamais.

Table 4, dite « Big browser is watching you » : Camille et François-René poursuivent leurs échanges en tête-à-tête à Unlock ! (lire nos éditions précédentes). Un jeu qui nécessite un smartphone, avatar moderne du télécran de 1984.

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Séance de MARDI 21/08/2018 à Servel

Au matin du 21 août 1968, les Européens se réveillent en état de choc. Des troupes blindées – au total 300.000 hommes – ont envahi dans la nuit la Tchécoslovaquie sur décision de l’autocrate soviétique Leonid Brejnev. Des dizaines de milliers de parachutistes ont aussi atterri sur l’aéroport de Prague.

Les agresseurs appartiennent à cinq pays du pacte de Varsovie, dont fait partie la Tchécoslovaquie (URSS, Pologne, Bulgarie, Allemagne de l’Est, Hongrie). Ils prétendent intervenir à l’appel de responsables locaux en vue de sauver le socialisme dans ce pays d’Europe centrale où il a été imposé vingt ans plus tôt par l’Union soviétique à la faveur du «coup de Prague».

L’accession le 5 janvier d’Alexandre Dubcek (47 ans) au secrétariat général du Parti communiste tchécoslovaque avait ouvert la voie à des réformes hardies. Alexandre Dubcek supprime la censure, autorise les voyages à l’étranger et fait même arrêter le chef de la police.

Le 3 août, Dubcek est fermement invité à rejoindre les représentants de l’Union soviétique à Bratislava, en Slovaquie. Au terme de discussions orageuses, il s’ensuit la signature d’un vague compromis. Dubcek sait qu’il ne s’agit que d’un sursis. Quand les chars du pacte de Varsovie investissent les villes du pays, la population s’abstient de toute résistance armée. Le Image associéelendemain, de nombreux Praguois manifestent en silence, oriflammes au vent. Sans résultat.

Le PC tchécoslovaque tient un congrès extraordinaire clandestin dans les usines CKD, près de Prague, et reconduit Alexandre Dubcek dans ses fonctions. Pendant ce temps, il a été jeté manu militari dans un avion et transféré en Union soviétique. Le 23 août, il est fermement convié par ses hôtes soviétiques à signer un texte de capitulation. Après trois jours de pressions et de brutalités, il se résigne enfin. Le 27, de retour à Prague, abattu et défait, il présente ce texte à ses concitoyens. Il y est question pour la première fois de «normalisation». C’en est brutalement fini du «Printemps de Prague» et de l’illusion d’un «socialisme à visage humain». Devenus inutiles à l’occupant, Dubcek et les autres responsables du pays sont rapidement isolés et remplacés.

Tchèques et Slovaques se résignent à la normalisation. L’étudiant Jan Palach fait exception. Il s’immolera par le feu sur la place Wenceslas, à Prague, le 16 janvier 1969, par défi et par désespoir. Ses compatriotes saluent son geste dans le recueillement. Ils patienteront vingt ans avant le retour de la démocratie.

50 ans après, une confrontation Est-Ouest inédite a eu lieu à Lannion, l’Est étant renforcé par Eymeric, un nouveau et futur adhérent venu de Lorraine, et que nous saluons avec chaleur ! Même le centre-Ouest était représenté avec le passage fugace mais ô combien également chaleureux de Joan ! Tout cela pour dire que cette soirée fut plus propice aux embrassades qu’aux mouvements de chars, mais de ces derniers, il fut également question, comme on le verra !

Table 1, dite « Normalisation salutaire » : à Innovation, Dom prend la plume pour nous raconter une partie haletante, qui a failli tourner à la révolution de palais avant de finir par une normalisation salutaire :

« Poursuivant sans relâche son évangélisation, Dom initie à Innovation Jack et Eymeric, ce dernier nouvellement arrivé à Lannion avec un lourd passé de joueur. Une partie qui tarde à monter en régime, les piles et les décalages s’accumulent mais les dominations prennent du temps. Chacun se spécialise dans une icône (Bulbes à Jack, Couronnes et Arbres à Dom, Tours et Usines à Eymeric). Eymeric fait la course en tête avec une impressionnante collection de cartes, toutes décalées à droite. Les huit premiers âges sont dominés mais leur répartition (3/3/2) ne dégage pas de gagnant. Finalement, Dom arrive dans le même tour à dominer l’âge 9 et à mettre en jeu les icônes qui lui manquaient pour la domination immédiate du domaine militaire. Le vieux renard prive donc de victoire Eymeric qui l’aurait emporté juste après. »

Table 2, dite « Est-Ouest mode d’emploi » : à cette partie d’Imperial 2030 on retrouve de vieux briscards pour un jeu qui n’est pas sorti depuis quelques temps, mais les vieux réflexes étaient encore là. Xel commence avec le redoutable duo Chine-Russie, François-René enfile le masque de Donald pour mener les troupes US, votre serviteur tente l’alliance Inde-Brésil, tandis que Gérard s’essaie à développer l’Europe avec un courage certain car a-t-on jamais vu l’Europe dépasser le niveau 2 sur les tables, ce n’est pas certain ? Tandis que l’ami américain fait feu de tout bois, la Chine se développe et l’usine du monde attire les convoitises: François-René s’en empare pour mieux la taxer, son masque de Donald n’était pas usurpé. L’Europe se tâte en se demandant si c’est bien moral de coloniser l’Afrique, et, répondant par la négative, jette son dévolu sur l’Ukraine. L’Inde se développe tranquillement vers le Sud, faisant ami-ami avec le Brésil, qui s’étend puissament (et de nouveau, François-René s’en empare). Mais c’est un sursis dans les deux cas, car à ce jeu aussi, c’est dangereux de jouer à la gauche de Xel: celle-ci s’empare des pays convoités juste avant de les taxer (les vieux réflexes, c’était ça). L’Inde finit en roue libre, niveau 3 quand même, l’Europe (niveau 1) s’est fourvoyée à force d’atermoiements, la Russie s’est sabordée comme à Koursk (les chars étaient chinois) et échoue à un médiocre niveau 2, dupe d’une alliance aux relents du passé avec le voisin Chinois, et c’est donc le Brésil qui finit niveau 5, devant USA et Chine (4).

A la table de marque, les positions ressortent ainsi:

  • François-René grand vainqueur avec 124 (Brésil 55, USA 24, Chine 32): il a réussi à trouver le meilleur positionnement entre Est et Ouest en évitant les losers
  • Xel et votre serviteur finissent de concert à 115 – boostés par le Brésil et les USA qui leur apportent respectivement 67 et 81 points
  • Gérard culmine à 83, grâce à ses actions US valorisées 64

Table 3, dite « Main de fer, gant de velours » : Baptiste a fait la loi à Pillards de la mer du Nord – Neox et Julien-2 se sont inclinées devant sa main de fer – fût-elle enfermée dans le gant de velours de la courtoisie qu’on lui connaît !

Table 4, dite « Visages humains » : à Celestia, la table 3 et ses costauds a pris un visage plus humain en intégrant Maïwenn. Une partie sans vainqueur connu où tous les humains étaient égaux, et aucun plus égal que les autres.

Table 5, dite « Printemps de drague » : à Codenames nous retrouvons les Rouges (Joan, Mickaël, Dom, VHS) et les Bleus (Eymeric, François-René, Xel, Doc Nico). De cette partie interminable  comme une nuit de printemps, toute de rire et de séduction entre Est et Ouest, et filles et garçons, on ressortira les faits saillants qui suivent:

  • Rouges 1-0: belle performance de Dom et de son équipe – à l’image du Rayons 3 (Aube, Soleil, Eclat)
  • Bleus 1-1: les Bleus se noient dans un océan de références marines avec Poisson, Pêche et Malte (Canne, Ligne, Côte, Rouge, Taupe) et échouent sur le Bateau – un intrus qui était blanc – avant de sécher sur la Morsure (Taupe, Pique)
  • Bleus 2-1: après un final à suspense, ponctué de coquines Fel… et Ej… les Rouges échouent pourtant à conclure – à savoir faire trouver Ceinture et Volet (Fermeture aurait fait l’affaire, pas la Structure proposée) et offrent la victoire aux Bleus qui n’en demandaient pas tant

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Séance de MARDI 20/03/2018 à St-Elivet

Par une ordonnance du , Philippe VI de Valois généralise dans tout le royaume le sel, qui fait l’objet d’un monopole royal. Il est entreposé dans des greniers à sel, où la population l’achète taxé et en toute petite quantité. La gabelle représente, à l’époque moderne, environ 6 % des revenus royaux. Le sel fut longtemps le seul moyen de conserver les aliments et était donc un élément stratégique. Avec le sel, on fabriquait des salaisons et l’on séchait poissons et viandes douces. Il était également un composant nutritif indispensable pour le bétail. Sous l’Ancien Régime, utilisé comme monnaie d’échange, il possédait même une fonction de salaire, dont on retrouve le sens étymologique dans salarium en latin qui signifiait « ration de sel » puis, par extension, la pratique du traitement, du salaire à l’époque romaine.

D’origine romaine, cet impôt avait été repris dès le XIIe ou le XIIIe siècle par la royauté, qui s’était empressée d’accaparer à son profit le monopole et la vente de cette denrée. La gabelle figure parmi les taxes les plus impopulaires et a engendré une contrebande spécifique, celle des « faux-sauniers ». Le faux-saunier était un contrebandier qui allait acheter, par exemple en Bretagne, sur l’autre rive de la Vilaine, du sel qu’il revendait dans le Maine, après l’avoir fait passer en fraude sans payer la gabelle. Il encourait la condamnation aux galères s’il travaillait sans armes, la peine de mort s’il avait des armes.

Elle est également à l’origine de soulèvements populaires. En 1675, pendant la révolte des Bonnets rouges en Bretagne, déclenchée par des mesures fiscales sur le papier timbré, le tabac et la vaisselle d’étain, la simple évocation de la gabelle put mettre le feu aux poudres comme fin juillet 1675 au cours du pardon de Saint-Urlo. À l’inverse, la suppression de la gabelle, le , fut l’une des causes, selon Abel Hugo, de la chouannerie car elle réduisit à la misère plus de 2 000 familles qui ne vivaient que du commerce frauduleux du sel, à l’image du célèbre Jean Chouan.

A Lannion, quelques années plus tard, une joyeuse bande de contribuables allait au tripot sans payer son écot, profitant de l’absence du trésorier payeur général.

Table 1, dite « Bonnets rouges » : Olivier invite Jack à découvrir Shadespire, un jeu d’escarmouches, et ils se sont partagé en frères le gain de deux parties. Il ne leur manquait que les bonnets rouges.

Warhammer Underworlds: Shadespire

Table 2, dite « Salaire sans peine » : à cette table de Raiders of the North Sea nous trouvons Olive, Neox, Xel et Michal, le dernier nommé s’étant vu offrir la victoire – une version que contestera l’intéressé : toute peine mérite salaire.

Table 3, dite « Exonérée » : Vincent-2, François-René, Jean-Yves, Cédric, Thibault, Guillaume et Florian : un peu trop de monde à Room 25, mais c’était pourtant la seule table libre à l’heure où votre humble serviteur devait fixer son choix. Je m’en fis exfiltrer d’entrée de jeu, salutaire exonération pour permettre à Sophie et DocNico, arrivés impromptus, de faire de leur segment de droite un triangle (voir plus loin). Quant à cette partie, il semble qu’elle se solda par un nombre réduit de traitres, et une déconfiture générale dans la bonne humeur.

Table 4, dite « La belle et le gabelou » : intronisé maître de cérémonie à Alien Frontiers, je ne cessai d’être challengé par le jeux rugueux de Doc Nico, qui commença la partie par deux agressions de suite sur ma personne, ne cessa de contester des points de règles, et faisait décoller ses vaisseaux pour les reconstituer aussitôt à bas coût tel un gabelou de grande époque. Mais c’est sa belle qui, plus discrète, ressortit en vainqueur (9) d’une partie que je mis un point d’honneur à laisser se finir, terminant à 5, au grand désespoir de Nico (6) qui eût voulu que je la prolongeasse.

Table 5, dite « Jacquerie » : la soirée se poursuivit à l’éclate, un Time bomb rassemblant une grande tablée de chouans qu’on ne saurait citer ici in extenso sans déclencher jacquerie. De là, d’autres événements se produisirent dont aucun chroniqueur ne saura restituer le sel.

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Séance de MARDI 16/01/2018 à St-Elivet

Le 16 janvier 1920, le XVIIIe amendement à la Constitution des États-Unis d’Amérique interdisait la vente mais aussi la consommation d’alcool sur toute l’étendue du pays. Cette « Prohibition » marqua le triomphe des ligues de vertu. Mais il s’ensuit paradoxalement une explosion des trafics illégaux par des « bootleggers », ainsi appelés parce qu’ils cachent des bouteilles dans leurs bottes. Les organisations mafieuses d’origine sicilienne, transplantées aux États-Unis par la dernière vague d’immigration, sautent sur l’occasion pour étendre leurs activités avec Al Image associéeCapone ou Lucky Luciano. La corruption gangrène la police et l’administration. La criminalité s’étend…

Devant un tel échec, le gouvernement américain choisit sagement, mais tardivement, de reculer. Le 17 février 1933, au tout début de la présidence de Franklin Delanoo Roosevelt, est voté le Blaine Act du sénateur du même nom, qui autorise la vente de bière. Et le 5 décembre 1933 est voté le XXIe amendement qui, tout simplement, annule le XVIIIe. La Prohibition cessa dès lors de ronger la société américaine.

98 ans après, à Lannion, on éclusa quelques parties avec une étonnante sobriété.

Table 1, dite « Cul sec » : une nouvelle fois,  Mythic Battles sort des bacs. François-René et Jean-Yves y ont remporté une victoire éclair en gobant un emphalos avant que Mickaël et Thibault n’aient pu écluser leur premier godet.

Table 2, dite « Bouteilles à la mer » : à cette table de Pillards de la mer du Nord, Neox, Julien 3, Xel et Neox n’ont pas bu que de l’eau de  mer. L’un deux a digéré le breuvage, tandis que les autres ont bu la tasse.

Table 3, dite « Scotch double face » : autour de Time bomb on se presse: Hélène, Baptiste, Neox, Xel, F.-R., Mickaël et Thibault. Une victoire de Moriarty conclut cette partie, signé d’une équipe expérimentée: F.-R. et Neox.

Table 4, dite « Décantation naturelle » : nous découvrons en avant-première Azul, bientôt disponible dans les bacs mais déjà sur nos plateaux dans sa version Domifiée ! Azul comme azulejos,Azul bien sûr. Introduits par les Maures, les azulejos (carreaux de revêtement mural en faïence, originalement décorés de bleu ou polychromes) furent adoptés par les Portugais au moment où leur roi Manuel 1er, durant une visite au palais de l’Alhambra dans le sud de l’Espagne, fut conquis par l’éblouissante beauté des tuiles décoratives. Manuel 1er ordonna la décoration immédiate, avec des tuiles semblables, des murs de son palais. Le jeu, qu’on doit à Micheal Kiesling, auteur de Tikal, vous transporte au 16e siècle, truelle en main, à embellir les murs du Palais Royal de Evora !

Une partie découverte vit la table de score suivante:
Mickaël 53, VHS 36, Dom 34, Xel 30.
Puis, on passa au mode compétition, et la décantation des valeurs se fit naturellement:
VHS 66, F.-R. 64, Dom 63, Xel 39.

PS pour les moins de 50 ans: pour la signification de l’expression « dans les bacs », s’adresser au rédacteur

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Séance de MARDI 24/10/2017 à St-Elivet

Le krach de 1929 éclata à la Bourse de New York le jeudi 24 octobre 1929 (« jeudi noir »). Cet événement, le plus célèbre de l’histoire boursière, marque le début de la Grande Dépression, la plus grande crise économique du XXe siècle. Aux États-Unis, le chômage et la pauvreté explosent, poussant quelques années plus tard à une réforme agressive des marchés financiers. Ce krach boursier a fait tâche d’huile, déstabilisant les politiques économiques allemandes, permettant l’arrivée au pouvoir du parti nazi à la suite du retrait brutal des capitaux américains d’Allemagne.

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88 ans après le jeudi noir, les tables du mardi rose étaient pleines à kracher.

Table 1, dite « Le salaire de la peur » : où Dom nous présente un Splendor. Pas n’importe lequel, un rethémé Halloween du plus bel effet !  A part ça, c’est toujours un jeu où il faut être le plus rapide à marquer 15 points et où la fin arrive brutalement, comme votre modeste serviteur en témoigne, qui allait engranger cinq points en deux tours avant qu’on lui coupe le sifflet, et qui culmina à 8. C’est Dom qui engrangea les dividendes de l’effroi qu’il avait jeté sur le plateau. Julien de Lannion, avec 13, et Marion, une nouvelle adhérente fort sympathique, complètent un podium inattendu.

Legendary: A Marvel Deck Building GameTable 2, dite « Mardi rose » : où nos trois héros, Frank, Yann et Florence, ont remporté en sifflotant le scénario du soir de Legendary.

Table 3, dite « Aux requins » : où, dans cette table triplement classée X, Neox, Xel et Xof ont joué aux requins des mers à Pillards de la mer du Nord. C’est la paire XX qui l’a emporté sur les XY.

Tables 4 et 5, dites « La grande dépression » : où Vincent sombra dans une profonde dépression, jouant et perdant coup sur coup deux parties en simultané, aux Echecs face à Hervé, et à Dice forge. A ce dernier, la table de marque crédita Justine de 126, Léo, 122, Vincent, 97 et Cécile, 93.

Table 6, dite « Chambre forte » : où dans un Room 25 sans gardiens, Ivan, FR, Nicolas II et Jérôme ont réussi à trouver la sortie.

Table 7, dite « Cotation impossible » : où Dom nous présente un Gosu 2 – Tacticts. Pas nhttp://a133.idata.over-blog.com/1/84/54/52/Gosu/Gobelin-de-Feu_-DomVF_GOOD77.jpg‘importe lequel, car il a l’insigne honneur d’y figurer en personne, comme en témoigne l’illustration ci-contre où on le reconnaît nettement !  A part ça, c’est un jeu assez spécial, plutôt chaotique, et dont la cotation est en quelque sorte impossible, et d’ailleurs, si Marion a remporté la première manche, impossible de donner le vainqueur car il faut trois manches gagnantes pour s’imposer. Aussi au casting, Jérôme et votre humble narrateur ont apprécié en connaisseurs ce jeu aussi original que ses illustrations.

Table 8, dite « Populiste » : où la soirée se termine par une tablée de Shadow Hunters populiste comme le métro de six heures. Xel s’est fait viser en continu, mais s’en sort en vainqueur.

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Séance de MARDI 08/08/2017 à Ti Koad

L’attaque du train postal (en VO Great Train Robbery), aussi célèbre au Royaume-Uni que l’est ici le casse du gang des égoutiers, eut lieu dans la nuit du 8 août 1963. On connaît l’histoire : une bande de 15 personnes dont le « cerveau » était Bruce Reynolds, ayant soigneusement préparé son coup avec l’aide d’une complicité interne, arrête le train postal Glasgow-Londres en pleine voie et le fait reculer de 800 m jusqu’à un pont. En un quart d’heure, ils transfèrent 2 tonnes et demi de sacs postaux en toile de jute du wagon contenant les valeurs vers un camion garé sous le pont. Le butin est de près de 3 millions de livres sterling, l’équivalent de 50 millions d’aujourd’hui. Après s’être dispersés dans la nature avec leur part du butin, la plupart des membres du groupe finissent arrêtés ; aujourd’hui il n’en reste qu’un survivant, Bobby Welch.

Pour la petite histoire (et la relation avec les jeux de plateau), la police utilisera des empreintes digitales laissées sur un jeu de Monopoly pour identifier les coupables. 54 ans plus tard, une bande de 12 personnes (plus Vincent dans le rôle du Messie) tente d’échapper à la claque du grain total (i.e. une grosse averse vers 23h30) en jouant  jusque tard dans la nuit.

Table 1, dite « Le cerveau » : Jérôme, Thomas, Nourdine et Tristan s’attablent devant Deus, un jeu conçu par un auteur daltonien (est-ce pour cela que le bois est vert sur les icônes mais marron sur les jetons ?) et dont l’esthétique divise. Mais Tristan, lui, additionne les points de victoire et finit largement détaché. De l’avis général, le jeu fait bien chauffer le cerveau par la frustration qu’il provoque. Selon le vainqueur, il faut être très réactif par rapport à la pioche et ne pas hésiter à changer de tactique en cours de partie.

Table 2, dite « Great Drakkar Robbery » : Neox, Xel, Baptiste et VHN jouent aux vikings avec Pillards de la Mer du Nord. Neox et VHN (ce dernier bien aidé par quelques lancers de dés fort chanceux) font la course en tête sur la piste de score mais Baptiste recolle au moment du décompte final : VHN finit 5 points devant la paire Baptiste/Nicolas à égalité. A noter ce conseil de Nicolas : éviter de jouer à un jeu de placement d’ouvriers juste derrière Xel, elle s’ingénie à faire l’action qu’on avait prévue !

Table 3, dite « Gang des égoutiers » : Mickaël enfile sa tenue d’Overlord et convie Nicolas-2, Axel et Emma à une petite visite dans les égouts souterrains de Conan, visite agrémentée par les figurines magnifiquement peintes par son propriétaire et un scénario entièrement fait main. Après avoir  pas mal transpiré, la petite équipe triomphe du mal.

Table 4, dite « Toile de jute » : Neox propose judicieusement à Xel et VHN de découvrir Patchwork, un grand classique du jeu à 2 du  fameux Uwe Rosenberg (auteur entre autres de Bohnanza et Agricola). Ici pas de légumes ni autres ressources mais des pièces de tissu qu’on assemble en mode Tetris sur son plateau individuel. Bon OK c’est un jeu abstrait. Mais aussi malin, avec en particulier une gestion du « temps » et de l’ordre du tour variable, à la Glen More. Dom encaisse de bons revenus avec ses nombreux boutons mais au prix de nombreux « trous » dans son ouvrage final un peu brouillon (-22 PV !) tandis que Xel  décroche le bonus de +7 PV pour son grand carré. Au final VHN l’emporte de 7 points, avec les félicitations de Nicolas aux deux participants pour ne pas avoir fini avec des points négatifs – chose pas rare à la première partie -. Mais comment donc pourrait-on le rethémer ?

Table 5, dite « Dans la nature » : Jérôme étrenne sa copie neuve d’Arboretum avec ses compères de la table 1. Après une explication tournant un peu au dialogue de sourds sur les règles de scoring, qui les a le mieux mises à profit ? vous le saurez probablement en consultant le forum de ce site très bien informé.

Table 6, dite « Le survivant » : au moment du départ du rédacteur au milieu des éléments déchaînés, la table 3 remettait ça avec une partie de Arena for the Gods, un jeu de baston par équipe. Qui y a survécu ? encore une fois, le forum est votre ami.

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