Séance de VENDREDI 24/06/2022 à SERVEL

Le 26 juin 1947, Kenneth Arnold, pilote américain, raconte sur les ondes l’observation qu’il a faite quarante-huit heures plus tôt alors qu’il volait dans son avion privé dans l’État de Washington. Il rapporte avoir vu le 24 juin, sans pouvoir les identifier, neuf objets en forme de galets plats, très brillants et très rapides, volant en direction du mont Adams. Il estime leur longueur entre douze et quinze mètres et leur vitesse à au moins 1 800 km/h. Ils volaient, déclare Arnold, « comme des oies, formant une chaîne en diagonale comme s’ils étaient attachés l’un à l’autre, en un mouvement sautillant, analogue à celui d’une soucoupe ricochant sur l’eau ». Bien qu’Arnold ait parlé de soucoupe pour décrire les déplacements de ces objets non identifiés et non leur forme, la presse relatera qu’ils ressemblaient à des « soucoupes volantes » (flying saucers), terme qui restera définitivement associé aux ovnis. Une autre comparaison à une « assiette à tarte » (pie-plate) coupée en son milieu avec un triangle convexe à l’arrière lui vaudra également d’être la risée des médias et du public.

Cette première apparition d’ovni eut un retentissement considérable et vit se déplacer sur les lieux non seulement une foule de curieux mais aussi des journalistes, des agents du FBI et du renseignement militaire. Selon le sociologue Pierre Lagrange, c’est dans ces circonstances que les soucoupes volantes furent inventées. L’affaire Arnold enclencha une controverse scientifique considérable à telle enseigne que l’on va soupçonner l’existence de prototypes secrets, américains ou russes, ou que des extraterrestres visitent la Terre. Après la publication du témoignage d’Arnold, de nombreux autres témoins se font connaître et le débat dépasse rapidement les frontières des États-Unis. Un pilote rapporte avoir observé un engin étrange quelques jours avant Arnold. Il dit ne pas en avoir parlé car il pensait qu’il s’agissait d’un appareil de la Navy. Le 4 juillet, un équipage de United Airlines rapporte avoir observé neuf objets en forme de disque qui ont escorté leur avion au-dessus de l’Idaho dans la soirée du 4 juillet. Ce témoignage paraît pour les médias plus crédible que celui d’Arnold. Les jours suivants, la plupart des journaux racontent en première page des histoires de soucoupes volantes.

Des dizaines d’autres observations sont rapportées. Le 4 juillet, la base de Roswell, dans le Nouveau-Mexique, annonce la récupération d’un « disque volant » mais quelques heures plus tard, un nouveau communiqué de l’armée explique qu’il s’agit en fait des débris d’un ballon. Cette histoire, comme des dizaines d’autres au cours de cet été 1947, déclenche un intérêt bref avant d’être oubliée et chassée par les histoires suivantes. Aujourd’hui, l’affaire de Roswell est connue d’une grande partie du public, non pas en raison de la brève actualité qu’il a suscitée en 1947 mais à cause d’un livre publié en 1980 par l’écrivain Charles Berlitz et l’ufologue William Moore, The Roswell Incident. Un ami de Moore avait fait la connaissance d’un des militaires qui avaient récupéré les débris et qui refusait depuis trente ans l’explication par un ballon-sonde donnée par l’armée en 1947. The Roswell Incident exhume cette histoire oubliée de tous et peu à peu, et surtout après que le Congrès des États-Unis a demandé des explications à l’US Air Force en 1994, Roswell devient l’histoire d’ovni la plus populaire. Des séries télévisées comme X-Files s’en emparent, un téléfilm sera même consacrée à cette seule affaire.

En 1978, le major Marcel, qui a pris part à la récupération des débris à Roswell en 1947, déclare à la télévision que ceux-ci étaient sûrement d’origine extraterrestre et que les débris que le général Ramey (responsable de la base) a montrés aux journalistes ne sont pas ceux que Marcel lui a apportés de Roswell, qui étaient selon lui en métal non identifié et comportaient pour certains des caractères d’une écriture inconnue. Il fait part de sa conviction selon laquelle les militaires avaient en réalité caché la découverte d’un véhicule spatial à l’ufologue. En février 1980, le National Enquirer conduit sa propre interview du major Marcel, ce qui déclenche la re-médiatisation de l’incident de Roswell. D’autres témoins et rapports sortent de l’ombre au fil du temps, ajoutant de nouveaux détails à l’histoire. Par exemple, une grande opération militaire se serait déroulée à l’époque, visant à retrouver des morceaux d’épave, ou des extraterrestres, sur pas moins de 11 sites, ou encore des témoignages d’intimidation sur des témoins.

The Roswell Incident and the Kardashians Have Something in Common

 

En 1989, un entrepreneur de pompes funèbres à la retraite affirme que des autopsies d’extraterrestres ont été effectuées dans la base de Roswell. En 1991, le chef d’état-major du général Ramey en 1947 confirme que ce dernier avait substitué aux débris transmis par la base de Roswell ceux d’un ballon météo, montrés aux journalistes. En réponse à ces nouveaux éléments, le Congrès des États-Unis demande à l’US Air Force de conduire une enquête interne. Son résultat est résumé en deux rapports. Le premier, en 1995, conclut que les débris retrouvés en 1947 provenaient bien d’un programme gouvernemental secret, appelé projet Mogul. Le second, en 1997, conclut que les témoignages concernant la récupération de cadavres extraterrestres provenaient vraisemblablement de rapports détournés d’accidents militaires, ou de la récupération de mannequins anthropomorphiques lors de programmes militaires des années 1950. Il indique néanmoins que le débat sur ce qui est réellement tombé à Roswell continue, précisant que tous les documents administratifs de la base pour la période mars 1945-décembre 1949 ont été détruits ainsi que tous les messages radio envoyés par la base d’octobre 1946 à février 1949. Le bordereau de destruction ne mentionne pas quand, par qui, et sur l’ordre de qui. Ces rapports ont été rejetés par les partisans de la théorie extraterrestre, criant à la désinformation, bien qu’un nombre significatif d’ufologues s’accordent alors sur la faible probabilité qu’un véhicule spatial extraterrestre soit véritablement impliqué.

75 ans après, des créatures étranges peuplaient une soirée de Parties Civiles qui s’étirait le long de mornes plaines.

Table 1, dite « Mornes plaines » : Dom transforme ses compagnons du soir (Xel, François, Thomas) en garçons vachers et fille vachère à un Great western trail, jeu dont il vient de faire l’acquisition (neuf !), pour une course à travers les USA à destination de Kansas City où il s’agit de vendre ses vaches après moult péripéties. Un jeu à la profondeur étonnante, avec de multiples possibilités, et qui s’étira jusque tard dans la nuit. La feuille de score ci-contre publiée montre l’emprise que Dom y exerça, et surtout son flair, en accumulant le bétail et en choisissant les meilleurs spots de vente.

Table 2, dite « Étranges créatures » : de notre côté, relate Neox, on a joué à The Thing (« La chose » a réussi a infecter 4 joueurs sur 6, et n’a laissé que peu de chance aux derniers humains Axel et Xof), Puis Sushi Go Party (j’ai gagné d’1 pt !) et Dungeon Raiders pour finir (Xof a gagné).

Table 3, dite « Trois mousquetaires » : à Everrain, phénomène rare, les trois Olivier sont présents à la même table. A ce jeu coopératif, à la tête d’un navire et de son équipage pour explorer le monde ils ont mission de les préserver du retour des anciens Dieux, êtres surpuissants décidés à le faire sombrer à tout jamais. ils l’emportent, de justesse.

Séance de VENDREDI 04/01/2019 à Servel

le 4 janvier 1900, à Philadelphie, naissait James Bond. Il passe son enfance dans la propriété de son père, y apprend l’amour de la nature et collectionne des papillons. Il étudie l’histoire et l’économie politique à Cambridge, et obtient son baccalauréat ès arts en juin 1922, puis revient à Philadelphie où il travaille trois ans dans une vieille compagnie de la ville.

En 1925, il emprunte avec un ami pour monter une expédition de six mois dans l’embouchure de l’Amazonie afin d’y récolter des animaux vivants ou naturalisés destinés à être revendus à l’Academy of Natural Sciences of Philadelphia. C’est le début de sa collaboration avec cette institution, qui durera jusqu’en 1974: il y devient conservateur de la section ornithologique, et un expert de l’avifaune des Caraïbes. Il mène une vie aventureuse, auteur de l’ouvrage A Field Guide to the Birds of the West Indies publié pour la première fois en 1936 et sans cesse réédité depuis (onze fois jusqu’en 1993), et reçoit de nombreux honneurs.

En 1953, Ian Fleming, qui était un ornithologiste passionné et qui utilisait le livre de Bond, décide d’utiliser son nom, car il lui semblait parfaitement convenir pour baptiser son héros (sans son autorisation cependant – en échange, Fleming offrit à Bond d’utiliser son nom comme bon lui semble). Celui-ci lit d’ailleurs l’ouvrage de référence A Field Guide to the Birds of the West Indies dans une scène du film Octopussy (1983), ainsi que, plus récemment, dans Meurs un autre jour (2002). La femme de Bond, Mary, organisa une rencontre en 1964 entre les deux hommes dans la propriété de Ian Fleming, GoldenEye. Il mourra à Philadelphie, à l’âge de 89 ans.

James Bond (le vrai)

119 ans après, à Lannion, de drôles d’oiseaux avaient décidé de mourir un autre jour : ce soir, ils joueraient.

Table 1, dite « Tuer n’est pas jouer » : à cette table de Zombicide, Frank, petit Paul, Thomas-le-barbu, Vivien et Armand ont joué sans être tués, et, malgré deux blessures, ont signé une victoire de prestige.

Table 2, dite « Dangereusement vôtre » : Dom nous fait de cette table un récit aussi haletant qu’une aventure de James Bond, merci à lui !
Armés de bonnes résolutions et de diverses armes, les vétérans de Gloomhaven vont faire une excursion loin la grande ville dans le défilé de Mountain Pass. Ils sont accueillis par un éboulement provoqué par les occupants du lieu (on nous avait parlé de dragons mais on trouva surtout des archers et deux sortes de Démons). Julien, ayant peut-être oublié qu’il n’est plus un tank, part bille en tête et essuie les flèches d’un groupe d’archers qui réduisent ses PV à pas grand chose. Mais on ne le laisse pas tomber et, requinqué, il brille dans un rôle de soutien, en particulier en donnant des cartes de soin aux autres personnages. Neox, poursuivant son objectif personnel, court devant et ne fait rien qu’à ouvrir les portes des salles sans nous laisser le temps de souffler parmi les cadavres encore chauds. Ceci dit cela marche plutôt bien dans la dernière salle où plutôt qu’aller les chercher, ce sont les ennemis qui viennent à notre rencontre, étalant leurs attaques et économisant nos propres déplacements. Dans ces boyaux confinés, Dom a un peu de mal à gesticuler avec ses cailloux tandis que Julien inflige une mort subite à un Démon élite à 20 PV. Neox, fidèle à ses habitudes, prend le temps d’un détour par un coffre. Toute l’affaire est ainsi rondement menée. Les tunnels se poursuivent plus profond dans la montagne, encore de l’exploration en perspective.

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Table 3, dite « Goldfinger » : sous la houlette de Doc Nico, nous dévoilons le splendide théâtre de Shakespeare – le jeu star de l’année 2015 qui arrive enfin sur nos tables. Sous un mécanisme très classique de sélection d’actions sur différents plateaux permettant de ramener des PV, voila une belle réussite, au thème parfaitement rendu (on costume les acteurs, on décore, on met l’ambiance, et on répète les trois actes). Nous avons même inauguré ce jeu avec son extension, les coulisses, qui lui donne un indéniable piment supplémentaire. Les PV sont chèrement gagnés à ce jeu, et pour avoir oublié que les éléments dorés en rapportent, votre serviteur, lesté d’une seule pépite, échoue à 18, dépassé au décompte final par Doc Nico avec 20 PV dont ceux d’une main dorée aux cinq doigts, et par Xel, 21, qui fit aussi briller son orfèvre, mais surtout son décorateur, en construisant un décor complet. Mickaël termine à 13, mais chacun gardera un souvenir brillant de cette représentation.

Table 4, dite « Vivre et laisser mourir » : à Dead of winter, François-René est à la manœuvre d’une table de 8 dont la moitié des joueurs termineront morts. La moitié des survivants gagna.

Table 5, dite « Spectre » : à ce Dungeon raiders nocturne, François-René chassa les spectres de la nuit.

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Séance de VENDREDI 11/05/2018 à St-Elivet

Affluence moyenne pour ce vendredi coincé au milieu de ponts et de fériés. On y a vu des adhérents qui n’ont été recensés à aucune table (Frank, Michal et Jeff).

Table 1, dite « Multipède » : Mickaël, François-René, DocNico et Axel sortent Myrmes, un jeu de gestion de colonies de fourmis. Comme quoi il n’y a pas que les dungeon crawlers pour explorer des galeries souterraines, et pas que Agricola pour surveiller avec inquiétude les réserves de nourriture. Ce sont ceux qui n’y avaient jamais joué qui finissent en tête (F-R et Nicolas dans cet ordre).

Table 2, dite « Coulissante » : une partie de Room 25 regroupe Maël, Guillaume, Cédric et OlivierL. Malgré leurs efforts, les gardiens ont perdu et les prisonniers se sont échappés.

Table 3, dite « Désinfectante » : les quasi-barbus de la campagne Gloomhaven s’adonnent à leur activité habituelle. Mus par un civisme inattendu de la part de cette bande d’aventuriers cupides et sans foi ni loi, ils partent résoudre le problème de l’eau potable polluée (le changement climatique ce sera pour une autre fois) de la ville de Gloomhaven. Neox, découvrant qu’il pourra avancer vers son but de vie en ajoutant une variété de démon (Night) à son tableau de chasse, a le visage d’un enfant au matin de Noël. Cela a été quand même très serré. Dom aux choix tactiques imparfaits subit une attaque dévastatrice à l’entrée de la deuxième salle tandis que la coordination des déplacements et des combats du groupe est parfois approximative. Même si cette fois les Ooze trop statiques n’ont pas été bien méchants, la dernière pièce a été une course contre la montre. Julien tombé dans son élan, les autres finissent de nettoyer les réservoirs sous les attaques empoisonnées d’une nuée d’Imp, leurs points de vie diminuant à vue d’œil.

Table 4, dite « Gloomhaven-light » : poursuivant sur la thématique « exploration de salles en se faisant des amis … ou pas », la table 2 dispute un Dungeon Raiders. Guillaume ressort à la fois riche et vivant et l’emporte ainsi.

Table 5, dite « Désherbante » : un jeu récent avec des dés et des cartes, Huns, fait son premier tour de piste dans l’arène de Parties Civiles sous le regard attentif de Mickaël, Axel, Olivier et Maël (et même celui de F-R qui ne jouait pas). Cela avait l’air fort interactif, consultez le forum pour savoir ce qu’il en advint.

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Séance de VENDREDI 05/01/2018 à St-Elivet

Le 5 janvier 1895, le capitaine Alfred Dreyfus était solennellement dégradé dans la cour de l’École Militaire, à Paris. Il a été condamné au bagne à vie pour haute trahison, accusé d’espionnage sur la foi d’une analyse graphologique truquée.

L’affaire Dreyfus commence un an plus tard avec la révélation de son innocence. Elle va secouer l’opinion publique en France et dans le reste du monde pendant plusieurs décennies. Le dénouement aura lieu le 12 juillet 1906 avec sa réhabilitation par la Cour de Cassation.

C’est de cette affaire que naîtra en France la figure de l’intellectuel, suite à la célèbre interpellation d’Emile Zola, mais aussi la première idée d’un État nouveau. Un jeune journaliste hongrois d’origine juive, Theodor Herzl, suit l’Affaire dès le premier procès de Dreyfus. Révolté par l’antisémitisme français, il en conclut à la nécessité de créer un État juif pour accueillir ses coreligionnaires et publie un livre pour les en convaincre. L’idée originelle d’Israël est ainsi née de l’injustice faite à Dreyfus.

123 ans après, en souvenir de cette affaire et ses conséquences, chaque table de cette soirée sera parrainée par un intellectuel en rapport avec le jeu qui y fut joué, et une suggestion de lecture sera proposée pour prolonger l’effet de la partie.

Table 1, dite « Terre-patrie » : comme une gourmandise patiemment convoitée, Projet Gaïa se dévoile sous l’oeil énamTerra Mystica : Projet Gaiaouré de son papa Neox, et couvé par tata Xel et tonton Tristan. Ce petit frère de Terra Mystica invite à poursuivre les terraformations dans l’espace lointain, et même à y conclure des alliances interstellaires. Tristan croyait fermement l’emporter, mais c’est Neox qui sprinte au dernier tour pour conclure, 219 à 205, tandis que Xel, plus soucieuse de son empreinte écologique, culmine à 120.
Lecture suggérée: « Terre-patrie », Edgard Morin

Table 2, dite « Surveiller et punir » : Michal initie Pierre et Elouan à Lettres de Whitechapel, il y joua bien sûr le rôle de Jack, et comme de bien entendu parvint à ses fins sans être démasqué.
Lecture suggérée: « Surveiller et punir », Michel Foucault

Table 3, dite « La fin de l’histoire » : de cette table de Dead of winter on retiendra une grosse baisse de moral, et que tous y succombèrent: François-René, Nicolas II, Frank, Mickaël et jusqu’au traître Guillaume.
Lecture suggérée: « La fin de l’histoire », Francis Fukuyama

Table 4, dite « Printemps silencieux » : Votre modeste serviteur initie Xof et Sophie à Reef encounter, une table sliencieuse comme l’hécatombe écologique qui sévit depuis 1962, et fort peu belliqueuse, mais qui se conclut par la victoire fracassante de Sophie, qui profite à plein de l’exubérance rose-orangée qui s’est emparée de la table de marque (41 de ses 54 points). VMS suit avec 42, étant moins juteux sur les oranges, Xof, avec 34, étant pour sa part pénalisé de n’avoir pas vu la vie en rose.
Lecture suggérée: « Printemps silencieux », Rachel Carson

Table 5, dite « L’étrange défaite » : à Warhammer 40K, Julien de Paimpol et Baptiste, isolés dans la cuisine, ont subi une étrange défaite, celle de la compagnie des hommes.
Lecture suggérée: « L’étrange défaite », Marc Bloch

Table 6, dite « La sagesse des mythes » : à Mythic battles Doc Nico s’allie à François-René, sage décision, et victoire sans appel 4-0 face à Guillaume et Mickaël. Les perdants ont eu tout loisir d’observer le magnifique travail de peinture des pièces de ce jeu, que son créateur nous autorise aimablement à reproduire ici.
Une partie sérieusement entâchée cependant d’une grossière erreur de mise en place. En effet, pour le jeu en équipe on fait un déploiement comme à 2 joueurs avec 7 omphalos, ce qui change tout. Le coupable va de ce pas se faire flageller en place ludique.
Lecture suggérée: « La sagesse des mythes », Luc Ferry

Table 7, dite « Le lys et la cendre » : Tristan remporte la première manche à Splendor comme on cueille un lys, puis se fait suprendre par Doc Nico qui remporte de rang deux manches au goût de cendre. Ce n’était pas la soirée du Trotski tregorrois !
Lecture suggérée: « Le lys et la cendre », Bernard-Henri Lévy

Table 8, dite « La richessse des nations » : à cette table de Cash ‘n guns, on apprit que les dollars et les armes sont les deux choses les plus importantes en ce bas-monde. Peu convaincu de la chose, votre humble chroniqueur acheta des tableaux, puis quitta tôt la scène, occis par un tir perdu, tandis que François-René fit fructifier jusqu’au bout son magot, qui culmina in fine à pas moins de 272 000 $.
Lecture suggérée: « La richessse des nations », Adam Smith

Table 9, dite « Qu’est-ce que les lumières ? » : tout ce qu’on peut relater de cette table nocturne de Dungeon raiders, c’est une déconfiture généralisée, où personne ne vit la lumière – et à laquelle le chroniqueur n’eut pas sa part, ayant opportunémment quitté les lieux.
Lecture suggérée: « Qu’est-ce que les lumières ? », Emmanuel Kant

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Séance de MARDI 05/09/2017 à Ti Koad

Le 5 septembre 1638, Louis XIV voyait le jour. Né Louis, surnommé « Dieudonné », il monte sur le trône de France au décès de son père Louis XIII quelques mois avant son cinquième anniversaire. Son règne de 72 ans, le plus long de l’Histoire de France, est certainement son record le plus difficile à battre !

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A Ti Koad, 379 ans plus tard, on n’était pas loin du record de durée pour un mardi: beaucoup de petits jeux, des moyens, et un gros étaient au programme….

Table 1, dite « Double éclipse » : Bruno nous invite à revisiter le Japon avec Nippon. Un jeu de placement d’ouvriers, de construction d’usines, d’exportation de biens, et où l’on se balade sur l’archipel du Levant avec plein de meeples de jolies couleurs. D’ailleurs ils faut y faire attention aux couleurs, car elles jouent un rôle important dans les revenus (toute couleur nouvelle baisse le revenu de 3000 Y). Un jeu précis, fluide, au chaos maîtrisable, et où il faut bien choisir ses objectifs tout en combinant ses actions. Du pain bénit pour Tristan le roi-soleil ? Sur le papier oui, mais sur le terrain, il fut totalement plombé par le deuxième comptage intermédiaire où son influence était réduite à néant, et avec 92, sera soulagé de ne pas finir dernier (place qui échut à Guillaume, 89). Qui alors ? Bruno bien sûr, souverain en son palais ? Il fit une belle prestation, mais culmine à 154. L’éclipse de ces deux favoris profita à votre immodeste narateur qui pour l’occasion pouvait déclamer Nec pluribus impar, « À nul autre pareil ! » – devenu le plus grand des rois, le premier des hommes et peut-être plus qu’un homme (promis, dès demain, votre narrateur retrouvera sa modestie).

Table 2, dite « Soleil noir » : Les fantômes ont obscurci cette table de Ghost stories qui rassembla pour une vaine quête Xel, Cécile, Jérôme et Nicolas II.

Table 3, dite « Des hommes pressés » : Julien, Thibault, François-René et Neox ont enchaîné à cette table les courses folles: à Roborally (victoire de Julien), puis à Flamme rouge – où Julien gagne encore, coiffant Neox sous l’étendard, puis à Dungeon Raiders où F.-R., l’homme aux deux prénoms de roi, ceint enfin la couronne.

Table 4, dite « Versailles chantier » : Nous retrouvons l’univers japonisant avec Hanabi où le feu d’artifice lancé par F.-R., Xel, Nicolas II, Jérôme et Thibault n’avait rien de Versaillais. Ils connurent ensuite la même infortune avec les Poilus. Il était temps de sonner l’armistice, mais la galerie des glaces ne les accueillera pas en fanfare.

Table 5, dite « Retour de flamme » : à Tiny epic galaxies Bruno (21) nous offre un beau retour de flamme, rendant à VHS sa modestie (12) et à Guillaume (7) un retour sans voyage.

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Séance de MARDI 25/04/2017 à St-Elivet

Soirée à événement ce mardi à St-Elivet : l’association Parties Civiles accueillait une délégation de joueurs issus d’une entreprise locale et en profitait, en partenariat avec FunForge, pour organiser un petit tournoi. Les réguliers se virent donc renforcés de trois sympathiques visiteurs : Étienne, Mickaël et Didier.

Table 1, dite « Eurêka ! » : c’est The Big Idea qui était donc le support du tournoi.  Un jeu de cartes garanti 0% cubes mais où il faut de la tchatche pour imaginer et faire la promotion d’un nouveau produit ou service improbable. S’y affrontèrent les visiteurs et les marketeurs en herbe Neox, F-R, Vincent et VHN. Parmi les trouvailles, une perruque-TV un poil bling-bling (mieux que les Google Glass !), une voiture dont le système antivol consiste en une autocombustion et un ouvre-pantalon ciblant un marché de niche. Vu le mode de scoring, mieux vaut être régulier et c’est Etienne qui s’impose au terme des 3 manches. Il repart ravi avec sa boîte de jeu sous le bras.

Table 2, dite « Boooo ! » : la table 1 poursuit par une partie de Mysterium. C’est Neox qui entre au Panthéon des fantômes pour avoir entraîné, sans utiliser un seul corbeau, son équipe de mediums vers un sans-faute final. Belle réussite collective !

Table 3, dite « Et hop ! » : au calme dans la bibliothèque, Nicolas-2 initie Jean-Yves à 7 Wonders Duel. Le dernier nommé montre qu’il apprend vite et remporte une victoire aux poings points.

Table 4, dite « Ouch ! » : à quoi jouer quand on reste à 5 et qu’il est déjà tard ? à Dungeon Raiders, un jeu qui apprend à la fois à coopérer et à se méfier de ses associés. Les visiteurs étant repartis, les mauvais instincts de la paire de Nicolas, F-R, J-Y et VHN ont pu se libérer. Dans le dernier étage du donjon (habité comme chacun sait par le redoutable Boss), Neox perd le petit point de vie qui permet à VHN de ressortir à la fois vivant (c’est un prérequis pour gagner !) et chargé de piastres.

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Séance de VENDREDI 23/12/2016 à St-Elivet

En ce 23 décembre, Parties Civiles plaçait sa séance de jeu sous le haut patronage de Carla Bruni, qui rentrait à l’occasion dans sa cinquantième année. Aura-t-elle une Rolex pour Noël ? En tous cas, Axel avait apporté un gâteau maison, il y en avait au moins un qui avait suivi.

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Table 1, dite « Quelqu’un m’a dit » : Nicolas-Neox fête Noël avant l’heure, nous présentant sa dernière acquisition: The Gallerist. Rien moins que le dernier opus de Vital Lacerda, l’auteur de Vinhos.

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Du lourd donc, à commencer par la boîte, imposante, et le matériel, de belle facture. Dans l’univers du marché de l’art, il s’agit de découvrir de jeunes talents, de les faire connaître, d’acheter leurs oeuvres, les exposer, et enfin, de les revendre (ou pas). Le jeu fourmille de mécanismes très riches (objectifs secrets, enchères en fin de partie sur le marché international), mais reste très jouable avec un tour de jeu particulièrement fluide: à son tour, on choisit l’un des quatre lieux du plateaux, où l’on effectue l’une des deux actions possibles. Mais il y a une subtilité: si l’on éjecte un autre joueur du même lieu, ce dernier peut, en faisant jouer son influence, bénéficier de la faveur d’y effectuer également une action (sauf au tout dernier tour de la partie).

Ayant préparé son affaire, Tristan avait invité ses comparses à bachoter les règles sur Internet, ici. Ou  bien avait renchéri Neox, pas en reste. Ainsi, avec Xel, nous étions quatre marchands hyper-informés des dernières tendances. Tandis que je me lançais dans le numérique, Tristan explorait la sculpture, et se livrait à des manipulations de marché pour faire artificiellement grimper la cote de ses poulains grâce à des complices. Surtout, il ne vendit rien. Une stratégie osée, mais gagnante, car elle permet d’économiser toutes les actions de la phase commerciale (trouver un contrat, effectuer la vente). Surtout, les oeuvres non vendues en fin de partie sont quand même évaluées à leur prix de marché, et lui ont apporté 65 de ses 149 points, comme en témoigne la carte de score finale, car oui, le jeu fournit même des Scoring sheets. Respect !

gallerist

Table 2, dite « No promises » : Guillaume et Thomas ne se sont rien promis, mais terminent main dans la main à GearWorld : The Borderlands. Baptiste-aux-mains d’or et Camille suivent à distance le cortège.

Table 3, dite « Rive droite, rive gauche » : Mickaël, Axel, Laurent et Nourdine sont associés du camp rebelle à Assaut sur l’empire. Leur mission ? Aider 6PO à déchiffrer l’hologramme. Mission réussie, à croire qu’ils s’étaient entraînés en visionnant Rogue One… Quoi qu’il en soit, François-René et Nicolas III en ont fait les frais.

Table 4, dite « Comme si de rien n’était » : une table où Cammille s’offre un scalp de trésorier, coiffant sur le poteau Baptiste à King of Tokyo, tandis que Guillaume et Thomas se sont fait hara kiri.

Table 5, dite « Le plus beau du quartier » : est-il vraiment raisonnable de lancer une table de Quartermaster à onze heures passées ? Si François-René l’a fait, c’est qu’il ne s’est pas posé la question, et aussi parce qu’il n’y avait aucun exemplaire de Codenames en circulation… Il fut rejoint par Nourdine, Nicolas III, Axel  et Tristan pour une partie qui se termina bien après l’heure du bouclage.

Table 6, dite « Top model » : rien de tel qu’un tour au sommet d’un donjon pour terminer une soirée, se disent Thomas, Camille et Guillaume. Rien de tel que de quitter St-Elivet sur une victoire à Dungeon Raiders, se dit le dernier cité.

Table 7, dite « Midnight in Lannion » : une équipée sauvage se met en place pour une traversée des USA en mode Hit z Road. Je fus la première victime des zombies, perdant trois membres de ma famille d’un seul coup sur un jet fatal. Un final à suspense opposa les trois survivants, Mickaël (6), Xel (12), et Neox (13, dont pas moins de 9 points de bonus à la fin !)

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Séance de MARDI 12/07/2016 à Ti-Koad

Il y a déjà 18 ans, Zidane avait les clés du paradis. Comme le temps passe vite… En ce 12 juillet, à peine ravalée la fin cruelle de la finale de l’Euro 2016, Parties Civiles se remettait à l’ouvrage, et il y avait du monde au balcon de Ti Koad.

zidane

Table 1, dite « galactique »
…où, un Roll for the galaxy vit deux accouplements sr la table de marque, Baptiste et Paul dominant avec 27 PV, devant Nicolas-Neox et Olivier, 25 PV, Jérôme fermant la marche seul avec 19 PV.

Table 2, dite « sur le toît du monde »
…où Thomas l’emporte sans discussion (50 PV) à Mythotopia dans une partie où Nicolas II entretint un semblant de suspense (46 PV). Xel (35 PV) complète le podium pendant que VHS, un certain temps en tête, ferme le ban (32 PV). Thomas reste donc invaincu à ce jeu, mais, revers de la médaille, sa stratégie à été mise au grand jour: il suffit de se procurer au premier tour la carte qui fait gagner. Quant au jeu, si vous voulez mon avis, c’est un Wallace grand cru.

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Table 3, dite « présidentielle »
…où Tristan, déchaîné, enquille deux victoires de suite à une table présidentielle de Kardinal und Kônig honorée de la présence de Jibee, Cécile et du doyen Bruno.

Table 4, dite « et 1, et 2, et 3-0 »
…où la table 3 se reconfigure avce les mêmes joueurs pour un opus de Lords of Scotland gratifié du même résultat: victoire de Tristan.

Table 5, dite « materraziée »
…..où la Tristan et Bruno se défient à un 7 wonders (Duel), un duel où l’un des deux aura forcément pris un coup de boule. L’issue, postérieure au bouclage, sera dévoilée sur le forum.

Table 6, dite « aux chevaliers blancs »
…où Paul et Olivier, chevaliers de l’ombre, remportent un Shadow hunters face à Jérôme, Baptiste, François-René et Nicolas-Neox.

Table 7, dite « carton rouge »
…..où Jérôme, Olivier, François-René et Paul enchaînent sur un Dungeon raiders trop tardif pour être narré dans cette chronique.

Table 8, dite « tenue de soirée »
…..où la table 7 rejointe par Xel finit sur un Ghost stories en attendant le bouclage de Ti Koad, qui tarda à se manifester, Zizou étant parti avec la clé.

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Séance de VENDREDI 20/05/2016 à St-Elivet

En ce vendredi soir, la salle de quartier s’est emplie pour une soirée de jeux sous le signe de voyages lointains. La dispersion des troupes a empêché le rédacteur de collecter les résultats, mais nul doute que le forum y remédiera.

Table 1, dite « En Mésopotamie » : JiBee, Paul et Tristan jouent à Amyitis. NIP s’impose et repart chez lui en sifflotant un air oriental.

Table 2, dite « Sur le Missouri » : Lewis & Clark avec Mickaël, Julien-Lannion, Jeff et Françoise.

Table 3, dite « Week-end écossais » : partie de niveau difficile de Mysterium avec Thomas dans le rôle du fantôme, Elaine & Gaël qui découvraient, Joan, VHN, Jérôme et Maël, un jeune visiteur aux tendances rôlistes ayant découvert l’association sur internet.

La première phase se termine de justesse avec un bel exemple d’esprit d’équipe pour sauver le soldat Gaël au cours des deux dernières heures. Dans la seconde phase (le vote), seul Dom a accès à l’ensemble des indices (dont il fera un bien mauvais usage) et pas un seul des 6 medium choisira le véritable coupable. Oh well…

Table 4, dite « Voyage dans le temps et l’espace » : Space Crusade est un vénérable jeu avec des figurines des années 1990 (édité par MB, un nom qu’on n’est pas habitués à voir sortir à PC). Pour sa première apparition il réunit François-René, Baptiste-Ploutocrate-Interstellaire, Jack et Nicolas-II.

Table 5, dite « Paris-Berlin-Colorado » : Axel et son correspondant allemand, arrivés tardivement, se sont affrontés à Carcassonne dans sa version La ruée vers l’or.

Table 6, dite « Dans les nuages » : Jeff, Mickaël, Julien et Tristan essaient Via Nebula, un nouveau jeu de Martin Wallace avec des cubes et un look bisounours. Selon Jeff, c’est bien.

Table 7, dite « Au fond des oubliettes » : Axel et son visiteur, Jérôme et Nicolas jouent à Dungeon Raiders.

Table 8, dite « Nulle part ailleurs » : Plus de 3 heures pour achever 5 manches d’un party game léger, cela peut paraître beaucoup. Pourtant, on ne s’est pas ennuyés un instant pendant cette partie mémorable de Codenames et il y a avait un moment qu’on n’avait pas autant ri. Le casting : les Bleus alignaient Baptiste (jusqu’à son départ), Joan et Dom puis ont reçu le renfort de Paul et Nicolas; côté Rouge, Thomas et Gaël (que nous avions convaincu de rester essayer ; je crois qu’il n’a pas regretté !), ensuite rejoints par F-R et Jérôme.

Assez vite, les Bleus se sont retrouvés menés à 0 à 2 (on m’a demandé de passer sous silence l’épisode dit « des mains baladeuses »). La troisième partie a vu les Bleus de nouveau distancés entamer une remontée remarquable et coiffer leurs adversaires sur le fil. Dans la manche de l’égalisation, F-R en maître-espion a été victime de sa « Dominatrice 4 » en laissant l’inconscient de ses équipiers les entraîner dans un Lit assassin. L’affrontement ultime a tenu ses promesses : le « Tir 3 » des Bleus ayant raté sa cible, ils ont tenté avec un « Ephémère 3 » de découvrir en un tour leurs 4 dernières tuiles. Las, leur ultime choix a offert aux Rouges une belle victoire.

Encore une fois, on s’instruit en s’amusant à ce jeu tout en apprenant de belles sur les autres. Ainsi, certaines préfèrent leur plateau de fruits de mer garni de pinces de coques, les opérations ne font pas partie pour tous des bases des mathématiques, les cyclistes reçoivent peu de compassion et on sait maintenant pourquoi il n’y a plus de pigeons à Paris. Quant aux intéressantes discussions médicalo-anatomiques, elle n’ont je crains pas leur place ici. Mais où d’autre peut-on voir à minuit passé une adhérente à jeun, à moitié debout sur les tables et s’écriant « je suis un grand chat !!! » ?

Au fait, Codenames en version francisée vient de sortir dans les bonnes boutiques de jeu. Méfiez-vous des imitations !

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Séance de MARDI 12/04/2016 à St-Elivet

7 fois nominé mais jamais récompensé aux Césars malgré une carrière débutée en 1957, Jean-Pierre Marielle est cependant titulaire d’un « Gobelet d’or » décerné par le Festival International du Film de Shanghai, on l’oublie trop souvent. Mais en même temps, c’était quand même il y a 21 ans. Quoi qu’il en soit, ce soir,  l’enfant terrible du cinéma français,  fêtait son anniversaire. Une occasion en or de revisiter sa filmographie riche comme une galette de Pont-Aven.

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Table 1 dite « Ce que mes yeux ont vu » : A Mysterium, François-René tente péniblement de faire partager ses visions à Jeff, Vincent, Thomas, Thierry, David et Nicolas II. Ce fut un échec à la table de marque, mais, la table voisine s’en souvient, un franc succès au fouriromètre, instrument que plusieurs protagonistes de cette table savent maltraiter à la perfection.

Table 2 dite « On est toujours trop bon avec les femmes » : Bruno propose à Xel, Nicolas I et VHN d’essayer Au service de sa majesté, une création que nous avions vu présenter par son géniteur il y a quelques temps à un festival ludique de Belle-Ile-en-terre. La version du commerce est fidèle au prototype: même design trés réussi, et même agacement face à certains aspects de la conception du jeu, notamment des cartes bonus quasiment injouables. Le tour de jeu est fluide, subtilement chaotique, mais cette partie découverte nous laisse sur notre faim, car nous avons oublié d’appliquer l’effet d’un personnage en début de partie. Or cet effet était décisif: cette figurine campée sur un cercle interdit tout simplement de s’emparer de l’artefact qu’il recèle. Xel fut donc la seule à pouvoir l’acquérir et sa victoire s’ensuivit sans coup férir (30 minutes chrono), d’où le titre de cette partie.

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Table 3 dite « Les grands ducs » : La table 2 enchaîne, toujours sur une proposition de Bruno: à Bruxelles 1893, nous parcourons la capitale de l’art nouveau pour acquérir et revendre toiles de maître. Voici un jeu où il existe de multiples manières de marquer des points. Il vaut donc mieux en choisir une, si possible lucrative, et s’y tenir, ce que je fis, assomant la concurrence avec 132, pendant que Xel (96) coiffait Nicolas (93) au poteau pour le premier accessit. Bruno, avec 60, se contente du César du meilleur décor.

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Table 4 dite «  Coup de torchon » : François-René mystifie Nicolas II et Thierry dans un Dungeon raiders vite fait sur un coin de table.

Table 5 dite « Tous les matins du monde » : alors que je me retire, Xel, Bruno, François-René, Thierry et Nicolas II revisitent la grande guerre avec Les Poilus, petit jeu de cartes de fin de soirée. Ils furent dérangés par des appels intempestifs de votre serviteur victime d’une crevaison et en quête de chauffeur. Une excuse toute trouvée pour expliquer la perte de concentration qui causa leur déconfiture…

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