Séance de VENDREDI 18/09/2026 à Servel

Le 18 septembre 2002, la Freebox est la première « box » xDSL au monde permettant d’avoir accès au triple play, Internet, télévision et téléphone. Comme le racontera Xavier Niel, Si Free a inventé la Freebox, c’est du fait de France Télécom. En 1993, France Télécom, qui développe le Vemmi, un système de paiement à la durée, estime que l’accès à Internet, qui démarre en France, ne marchera jamais. En 1995, Michel Bon arrive à sa tête et déclare : « l’accès à Internet est un métier d’opérateur de boucle locale ». Cette phrase a toujours résonné à ses oreilles, signifiant que France Télécom, qui maitrise le support physique et fournit un service clé en main, fera de ses concurrents ce qu’il veut.

Free cherche à s’en échapper, cherchant à créer son équipement de bout en bout, rencontre Alcatel, qui n’y croit pas, décide de partir aux Etats-Unis et trouve finalement, dans la Silicon Valley, une filiale de Motorola qui développe avec lui une box VDSL. Mais on s’aperçoit vite de ses limites car elle perd des données en montée dans les fréquences. Ne trouvant ni en Europe, ni aux Etats-Unis, Free décide alors de fabriquer son propre produit, débauche un ingénieur chez Sagem et un autre chez Thomson. Leur diagnostic : fabriquer une box est un jeu d’enfant sur le plan électronique ; le problème est uniquement logiciel. Free, dont les équipes sont réputées pour leur savoir faire en logiciel, se met au travail et fabrique une première box, très inesthétique, à 10.000 exemplaires, jamais distribuée. Dans l’entreprise, tout le monde appelait ça « la boîte ». Un jour, un camarade débarque d’Amérique du Sud avec un paquet de cigarettes nommé Freebox. « La boîte » est devenue « la Freebox »!

Une fois la box fabriquée, Free a cherché des astuces marketing. A l’époque, les fournisseurs d’accès facturent des frais de mise en service à leurs abonnés. Free se démarque en s’en dispensant. Il invente la « gratuité » des appels vers l’international, qui n’est pratiqué qu’en France. Pour l’opérateur historique, produire une minute d’appel vers les Etats-Unis coûte moins d’un centime d’euros et l’opérateur continue de la vendre 29 ! « En forfaitisant l’international, vous allez tuer la poule aux oeufs d’or ! », répétaient les opérateurs. L’histoire a montré que ce n’était pas du point de vue du consommateur. Enfin, le prix. A l’époque, le curseur sur le marché était 45 euros. Free met son prix bien en dessous, à 30 euros et, surtout, en donne bien plus pour 50 % moins cher, car l’autre révolution est que, désormais, le client ne paie plus sa consommation à l’acte mais forfaitisée. L’histoire était lancée…

24 ans plus tard, soirée à haut débit ludique chez Parties Civiles.

Table 1, dite « Forfait international » : Une table de Bora Bora réunit trois voyageurs lointains, amateurs de mécanismes bien rodées et des couleurs flashy du matériel. Pour son premier voyage vers cette destination, Xof commet un forfait de taille en s’imposant avec 155, devant Olive, 152, etMarc, 142.

Table 2, dite « Illimitée » : à la table d’ISS Vanguard, la fine équipe, toujours composée de François-René, Armand, Jérôme et OlivierB, continue de consommer son forfait, qui a tout l’air d’être illimité.

Table 3, dite « Amis mais pas trop » : En recherche d’un jeu pas trop prise de tête, Tristan convainc François, Fred, et Elie, de jouer avec leur santé à Infarkt. Un jeu aux mécanismes limpides et où il s’agit de survivre, le vainqueur étant tout simplement le dernier en vie, qui n’a pas succombé au cancer, diabète, dépression ou autre cholesterol….C’est Fred puis Elie qui y parviennent dasn les deux parties jouées.

Table 4, dite « Perte de donnés » : Invité par Tristan à Innovation, François prend un départ canon, avec un tableau bien garni, une domination spéciale en mettant en jeu 4 cartes « châteaux » en un tour, puis le dépouille de son influence. Mais un retournement se produit : avec une seule carte, Tristan détruit à son tour son influence, et les dominations s’enchaînent jusqu’à une égalité 4-4. François, acculé, tente un manoeuvre très risquée avec le Mysticisme, pour gagner une icône lui permettant d’activer une carte. Echec total, la carte providentielle est recouverte. Il retente la même manoeuvre, qui produit une catastrophe similaire, et le voilà en perdition avec un jeu devenu impossible à manoeuvrer. Tristan l’emporte 6 à 4 sur une dernière domination spéciale, ayant toutes ses piles décalées à droite ou en haut, dans une partie emblématique des retournements de situations à ce jeu.

Table 5, dite « Sacrée aventure » : Faline, Corentin, Nico77 et Marie-Anne explorent les terres de Neverwinter dans L’aventure commence. Travaillant ensemble, ils ont réussi à surmonter des obstacles fantastiques, combattre des monstres et vaincre le Boss qui terrorise le royaume, avec son oeil à tentacules.

Table 6, dite « Triple play » : Le retour de Steven à Ark Nova se solde par un coup de maître, où il parvient à enchaîner trois actions en un tour, un cas extrêmment rare. Il parvient à croiser avant Mickaël, qui n’était pas loin, et Xel.

Séance de VENDREDI 11/09/2026 à Servel

Le , Jules Durand, un contremaître du Havre, est arrêté à son domicile par les forces de l’ordre avec les frères Boyer, secrétaire adjoint et trésorier au sein de leur syndicat, la CGT. Ils sont inculpés d’« incitation et complicité de meurtre sur la personne de Louis Dongé » et incarcérés à la maison d’arrêt du Havre. Il est reproché à Jules Durand d’avoir dit lors d’un rassemblement que Louis Dongé, par ailleurs membre du syndicat, serait supprimé. C’est le début de l’affaire Durand, que certains comparent à l’affire Dreyfus du monde du travail.

Deux jours plus tôt, une rixe éclatait sur le port entre trois ouvriers charbonniers en grève et Louis Dongé, contremaître non-gréviste, qui les insulte et sort un revolver. Les autres se précipitent sur lui pour le désarmer et le frappent à terre. Il meurt le lendemain à l’hôpital, succombant à une fracture du crâne. Stanislas Ducrot, agent général de la Compagnie Générale Transatlantique, voit dans la désignation de ses agresseurs l’opportunité de briser définitivement les mouvements grévistes, et les dénonce au procureur de la République, insistant sur le rôle supposé de Jules Durand. Anarchiste et syndicaliste révolutionnaire, secrétaire du syndicat des charbonniers (qui déchargent et mettent en sac le charbon arrivant par bateau), il est l’un des principaux animateurs d’une grève illimitée de 1910 contre l’extension du machinisme et la vie chère, et également un militant anti-alcool.

À la suite de cette machination, il est accusé d’être le « responsable moral » de l’assassinat, en réalité tué lors d’une rixe entre ivrognes. Il est condamné à mort mais grâce à une importante mobilisation, la peine est commuée en sept années de réclusion. Gracié partiellement, libéré en , il est totalement innocenté en 1918. Mais, brisé par cette affaire, il meurt en  dans un asile psychiatrique. Ces camarades le surnommaient le « buveur d’eau ». À la veille de son procès, en prison, il écrit dans une lettre à son père : « J’ai toujours dit aux ouvriers : (…) vous ne serez des bons camarades que lorsque vous ne serez plus plongés dans cet alcool qui, non seulement vous abrutit, malheureux, mais aussi ceux qui vous sont si chers : vos femmes et vos enfants ». Son patron avait en effet l’habitude de payer les dockers en jetons qu’ils devaient échanger auprès des tenanciers de cafés qui leur imposaient des consommations pour un minimum de 10 % avant de consentir à verser leur salaire.

Le , un siècle jour pour jour après que Jules Durand a été innocenté par la cour de cassation, un buste, dévoilé par le syndicat des dockers, est installé sur l’ancien quai à charbon. Son histoire a inspiré des travaux universitaires, une pièce et même un film.

Projection : Jules Durand, le Dreyfus ouvrier | LeHavre.fr

116 ans plus tard, des forçats de Parties Civiles allaient au charbon.

Préambule : Frank veut fare découvrir Lacuna, un jeu qui se joue en 5 minutes, dit-il. Sur un « foulard Hermès » tendu, on dispose 49 fleurs en formes de billes, 7 de chacune des 7 couleurs. A chaque tour, on trace une ligne imaginaire entre deux fleurs de même couleur, place son pion sur cette ligne, et récupère les deux fleurs. Le but est de récupérer la majorité des fleurs dans au moins 4 des 7 couleurs, sachant qu’en fin de partie, les fleurs restantes sont adjugées au plus proche des pions (ce qui bien sûr influence fortement la stratégie). Elie fut une victime consentante de cette agréable mise en bouche.

Table 1, dite « Erreur judiciaire » : Une table de Dune Imperium – Insurrection et son extension (avec les vers et les guerriers spéciaux) est le théâtre d’une intense bataille. En fin de partie, la situation est indécise. François se rêve bien placé, fort d’une manoeuvre au dernier tour qui, couplée à une carte de fin de partie, lui procurera deux points d’alliance. Mais il tombe dans le traquenard de Corentin, qui lui chipe un jeton chèrement acquis : +1 d’un côté, -1 de l’autre, et le voilà défait – 11 à 9. Ce n’est que justice tant Corentin a survolé la partie, faisant assaut de combinaisons toujours plus improbables, qui lui apportaient des gains mirifiques. Pourtant, Mickaël, au dernier tour, a cru pouvoir gagner seul avec une martingale inespérée née de sa domination des combats, mais manque d’un rien le seuil des 12, restant bloqué au cran dessous, celui de Corentin, donc. Par un pur miracle, il l’emporte quand même au départage, 4 épices à 3, dans ce qui s’apparente à un déni de justice pour qui a suivi la partie. Quant à Fred, relégué à 7, il n’a rien pu faire.

Table 2, dite « A l’eau claire » : à la table d’ISS Vanguard, la fine équipe, toujours composée de François-René, Armand, Jérôme et OlivierB, s’est sortie sans encombre d’une partie tranquille comme un verre d’eau claire. Ils finiront, rejoints de quelques autres, par The gang, dans une partie de poker propice aux breuvages plus costauds.

Table 3, dite « Travaux forcés » : Même à deux, une partie de Ora et Labora peut se terminer au-delà de minuit. Les travailleurs de force, Xel (295) et Olive (265), peuvent à bon droit s’adresser à leur syndicat.

Table 4, dite « Petites rixes entre amis » : Frank, Christophe et Dom s’installent pour une partie de Innovation, un jeu qu’on ne présente plus et qu’on peut qualifier de clivant, il a ses fans absolus et ses détracteurs implacables (nous savons aussi que des adhérents ont acquis la récente édition ultimate –aux graphismes hideux ou fonctionnels, c’est selon- mais ne l’ont pas encore apportée à nos soirées). Frank s’empare de deux dominations avec Agriculture mais ensuite un certain désordre se développe, motorisé par des cartes agressives comme La Poudre et Anatomie. Dom et Christophe se partagent les dominations suivantes, le premier en légère avance 4 à 3 (il en faut cinq pour l’emporter sur le champ). Frank se remet en selle avec Théorie quantique qui lui adjuge l’âge 8 et lui met en main une carte 10. Las, par deux fois Christophe s’en empare et se retrouve avec ces cartes puissantes dans son tableau. Il faut par contre qu’il soit prudent : s’il pioche trop de 10, il mettra fin à la partie en faveur de Dom qui a plus de points d’influence. Maîtrisant parfaitement un jeu qu’il n’avait pas pratiqué depuis un bon moment, il active Internet (puissant et polyvalent, comme chacun sait) et domine l’âge 9 avec 47 points d’influence mais surtout il met en jeu 3 cartes 10, ce qui fait que ses 5 cartes actives valent au moins 8 : il prend immédiatement la domination spéciale Sciences et gagne la partie.

Frank parti, Xof et Dom en refont une. Christophe utilise Métallurgie pour scorer cinq cartes 1 de suite et dominer l’âge 1. Cela en fait aussi la victime idéale de Cartographie qui augmente l’influence de Dom 3 points par 3 points et lui attribue les âges 2 et 3. Ensuite Dom use et abuse de Poterie pour continuer à scorer et dominer l’essentiel des âges suivants. A 5-2 en dominations, Christophe met en jeu une carte 7 rouge. Juste ce qui faut pour que Dom s’en empare avec Banque et, avec 37 d’influence, parvienne à la sixième domination qui scelle sa victoire.

Table 5, dite « Jouée d’avance » : Faline embarque quelques victimes à Wondrous creatures, un jeu soi-disant proche de Ark Nova, où tu construis progressivement ton propre petit monde fantastique en plaçant tes ouvriers, recrutant des créatures et créant des combos pour maximiser tes points. Elle s’impose, comme de juste, sans coup férir.

Table 6, dite « Passé simple » : Faline fait essayer à Elie et Dom Le Coupable est… Carnivore!, un jeu de déduction qu’il vaut mieux pratiquer avec un cerveau pas trop fatigué et qui peut rappeler certaines énigmes logiques qui paraissaient dans Jeux & Stratégie dans les années 80, cela ne nous rajeunit pas tout ça.

Séance de VENDREDI 19/06/2026 à Servel

Des livres pour combattre l'ignorance instaurée par KadhafiLe 19 juin était l’anniversaire de Mouammar Kadhafi. Officier des forces armées libyennes, il arrive au pouvoir lors du coup d’État de 1969, qui renverse la monarchie, et se distingue d’emblée par une politique panarabiste volontariste. En 1977, il réorganise les institutions de la Libye en faisant du pays une Jamahiriya (« État des masses »). En 1979, il renonce au poste officiel de chef de l’État, mais demeure de facto aux commandes avec le titre de « guide de la Révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste » (ou plus simplement « guide de la Révolution »), exerçant un pouvoir absolu en dehors de tout cadre temporel ou constitutionnel, jusqu’à son renverseemnt et sa mort en 2011 lors des printemps arabes.

L’analogie de sa biographie avec notre séance de Parties Civiles est troublante, jugez plutôt.

Table 1, dite « De l’argent à sortir » : La répression sanglante du printemps arabe de 2011, où le pouvoir répond aux manifestations par des tirs à balles réelles et des frappes aériennes sur la population, n’est pas sans évoquer l’ambiance lugubre de L’auberge sanglante. Les joueurs, tous issus du même clan familial, y accueillent des clients, avant de les occire, dépouiller et enterrer. Tout le jeu se base sur une pile de cartes multi-fonctions, qui servent dans les différentes actions du jey (recruter, tuer, construire et enterrer), et une piste de fortune personnelle, en francs. On y culmine au maximum à 40 francs, loin, très loin des 200 milliards de dollars que le guide lybien aurait sortis de Libye durant les trente années précédant sa chute. C’est d’ailleurs une des clés du jeu, car, quand le portefeuille grossit, il vaut mieux s’en délester contre des chèques, qui eux sont sans limite. A ce propos, Mickaël fit une erreur monumentale au dernier tour de jeu, omettant de convertir son magot en chèques alors qu’il atteignait 40 francs, se privant ainsi des 28 francs qui lui étaient promis en récompense de fin de partie sur une de ses cartes ! Il arrive au total de 80 francs et gagne miraculeusement au départage devant Faline, par 5 cadavres à 2. François, 70, et Thomas, 66, ont pâti de voir arriver la fin trop vite.

Table 2, dite « Un héritage à bâtir » : Avec 9 enfants, le guide lybien avait pensé à sa Descendance, qui exercera souvent des fonctions politiques ou militaires. Au jeu du même nom, Tristan mate sans coup férir l’opposition constituée par Fred, Virginie et Elie. Mais ce dernier prend sa revanche à El Dorado, d’une petite machette. Cet âge est sans pitié, mais pas sans rancune.

Table 3, dite « Des puissants à affronter » : De sa semaine prodigieuse, Xel sort auréolée de deux nouvelles victoire, battant deux hommes puissants,  Marc et Olive à Yamataï, puis Olive seul à Flat iron. Du royaume légendaire de l’archipel du Japon aux tours de Manhattan, les grandes puissances, que Kadhafi avaient villipendées tout au long d’un discours fleuve de 2009 à l’ONU resté célébre, tenaient leur maîtresse.

Table 4, dite « Des géants pour s’inspirer » : Admirateur de Charles de Gaulle, Tito et Mao Zedong, l’enfant de la Tripolitaine se passionnait particulièrement pour l’action de Gamal Abdel Nasser qui, avec le mouvement des officiers libres, a renversé la monarchie égyptienne et se posait en héraut du nationalisme arabe. Et puisqu’on parle de géants de l’histoire, Faline ressort de nouveau First Giants, dans la même configuration que la table 1. Un jeu issu de la refonte d’Elysium des Space Cowboys, selon les connaisseurs, et qui n’est pas inintéressant, même s’il est difficile à contrôler par l’assymétrie des familles de dinos et le rush d’une fin de partie non déterministe. Cette fois, Faline ne s’en laisse pas conter, et mate Mickaël, 43 à 42. François, 35, et Thomas, 32, étaient encore dans la courbe d’apprentissage.

Table 5, dite « Une histoire à marquer » : La fine équipe de ISS Vanguard continue sa campagne au long cours. Dépasseront-ils la longévité du colonel de Triploi au pouvoir (1969-2011) ? On peut en douter, mais qui saurait le dire aujourd’hui ?

Séance de VENDREDI 05/06/2026 à Servel

Le 5 juin 1883, le premier train Orient-Express prend le départ de Paris à destination de Constantinople (Istanbul). Derrière le projet, l’homme d’affaires belge Georges Nagelmackers : ayant découvert les wagons-lits lors d’un voyage aux Etats-Unis en 1867 et inspiré par le luxe des cabines des paquebots, il promeut l’idée d’un train de nuit prestigieux et international, ce qui nécessite de résoudre des difficultés techniques, administratives et diplomatiques. Il commence par accrocher des voitures-couchettes à des trains existants entre Paris et Vienne et fonde la Compagnie Internationale des Wagons Lits (CIWL) pour porter son projet. En 1882, elle fait circuler son propre train (4 couchettes, 1 voiture-restaurant, 2 fourgons pour les bagages -ceux qui avaient les moyens ne voyageaient pas léger-). Le voyage prend quatre jours, un gros progrès par rapport à la liaison maritime Marseille-Constantinople en une quinzaine. Pourtant la section finale, en l’absence d’un pont sur le Danube, nécessite de changer pour un bac, un train classique et un vapeur. Ce n’est qu’en 1889 que l’achèvement de travaux ferroviaires en Bulgarie et Serbie permet une liaison continue. Le luxe du train et sa clientèle « fortunée mais variée » crée sa légende alors que certains voyages ne sont pas de tout repos (attaque de bandits, épidémie de choléra etc.). La CIWL ouvre d’autre liaisons ferroviaires, construit des hôtels et devient une des grandes entreprises européennes. Le parcours de l’Orient-Express évoluera en fonction des vicissitudes historiques et du développement des réseaux, notamment en adoptant entre deux guerres une route plus au sud (Lausanne-Venise-Belgrade) après l’ouverture du tunnel du Simplon. La ligne ne survit pas à la guerre froide, aux progrès des trains de jour et aux liaisons aériennes ; elle disparaît dans les années 1970 après un long déclin. L’Orient-Express est évoqué dans de nombreuses œuvres littéraires, de Bram Stoker (Dracula) à Paul Theroux et d’Agatha Christie à Graham Greene en passant par Ian Fleming (Bons baisers de Russie).

Table 1, dite « Voyages aventureux » : Fidèles à leur campagne, le quatuor de ISS Vanguard (F-R, Armand, Jérôme, OlivierB) embarque pour de nouvelles aventures. Parmi les bribes de communication qui nous sont parvenues on parle de cérémonie du thé et d’une certaine perplexité vis à vis de leur mission et de son succès. Dans l’espace aussi, tôt ou tard on se pose la question du sens de la vie.

Table 2, dite « Destination Constantinople » : Il y a une éternité que Roll for the Galaxy n’avait pas été vu, Mickaël y met bon ordre avec Corentin, Fred et VHN. Corentin et Dom partent dans des directions opposées, le premier construisant des tuiles de forte valeur (dont un monde à 9 points) pendant que le second exploite un moteur production/expédition basé sur des dés bleus. La partie prend fin par épuisement du pool de PV et c’est une courte victoire du commerçant avec 50 PV contre 47 à Corentin, 37 à Fred et 35 à Mickaël.

Les mêmes continuent avec Istanbul. Corentin observe que les tuiles « Salon de thé » (où on gagne de l’argent) et « Marchant de gemmes » (où on achète les rubis qui font gagner) sont voisines. De plus le Poste de police (d’où l’on envoie son oncle agir à sa place) et Caravansérail (où on récupère des cartes Bonus, par exemple celle qui permet de refaire l’action de sa tuile, sans bouger) sont proches. Il déploie une stratégie habile et efficace, à défaut d’être créative, en naviguant entre ces quatre tuiles. Dom, lui, obtient ses 5 rubis du Marchand de charrettes, de la Mosquée et du Palais du Sultan où il est en concurrence avec Mickaël pour l’échange de lots de ressources contre un rubis. Il est le premier à y parvenir mais Corentin, calculant au plus juste et touché par la chance des dés en lançant un « 10 », atteint la condition de victoire dans le même tour et l’emporte grâce à sa livre restante. Mickaël et Fred finissent avec respectivement 4 et 2 rubis. Une belle victoire concluant une partie serrée, tranchée par un malheureux sou !

Table 3, dite « Monde disparu » : L’adhérent Nico77 réapparaît après une longue absence et se joint à Faline et Virginie qui rejouent à Dewan, déjà vu mardi et qui finit sur une victoire de la première. Ensuite ils inaugurent First Giants qui est en fait une nouvelle version simplifiée de Elysium (qui, selon nos archives, apparut sur nos tables une unique fois en 2018). En une phrase, on acquiert des cartes qu’on utilise soit pour développer son moteur soit pour scorer, le tout enveloppé dans un thème paléontologique et des règles simples. Il y eut deux parties, l’une pour Faline, l’autre pour Nico.

Les restants concluent avec plusieurs sympathiques manches de So Clover.

Séance de VENDREDI 01/05/2026 à Servel

Le 1er mai était autrefois, en Europe, dédié à l’amour. Ce jour-là, il était coutumier de se coiffer d’une couronne de feuillages et de fleurs ou d’en offrir une à la personne aimée. Justement, le 1er mai 1707, sous le règne de la reine Anne, un Acte d’Union proclame le Royaume-Uni d’Angleterre et d’Écosse (United Kingdom of Great-Britain). Au siècle précédent, les deux pays avaient appris à vivre ensemble avec un même drapeau, l’Union Jack, et des gouvernements distincts. Avec l’Act of Union, ils n’ont plus qu’un gouvernement et un Parlement, à Londres, régime qui a pris fin avec la loi de dévolution (1979) qui a restitué aux Écossais un Parlement et un début d’autonomie…

Le duc de Queensbury présente l'Acte d'Union de 1707 à la reine Anne

Quelques années plus tard, en cette autre 1er mai à Parties Civiles, on célébrait de toutes parts l’Union Jack.

Table 1, dite « Un couronnement » : Retour dans la campagne anglaise pour les quatre Lords (Olive, Marc, Gérard et Dom) qui rejouent à Obsession, cette fois avec l’extension Upstairs Downstairs et un marché un peu plus dynamique (1 tuile est recyclée au début de chaque tour). Surtout, l’extension amène 4 nouveaux rôles de serviteurs qui multiplient les options tactiques et donnent plus de liberté d’action. Pour la première saison, Gérard s’empare de la seule tuile Prestige disponible et se voit déjà valser avec la charmante Elizabeth Fairchild. Mais au dernier tour Dom, financé par une héritière américaine voyante, met la main sur une tuile coûteuse qui vient d’entrer au marcher et le coiffe. Servi par une chance (que certains qualifieront d’outrancière), la seconde saison est sous le signe des tuiles Sport que justement il a accumulées et dont l’absence au marché empêche les autres de lui contester la domination. Pour la troisième saison, c’est le tour des tuiles Service … et Dom a le seul Monument de cette couleur, inutile d’essayer de lutter. Marc avec ses Monuments et Gérard avec son personnel et ses soirées nombreuses (6 ou 7 invités, mais il a été contrait de passer le jour de la Fête Nationale, un certain handicap) finissent ensemble au score avec 175 et 176 PV. Olive riche de cartes PV rattrape sa contre-performance de mardi avec 196 et Dom atteint le très beau score de 246.

Table 2, dite « Mémoires d’outre-Manche » : à cette table, on voyage outre-Manche. Tout d’abord à gérér des compagnies ferroviaires en Irlande, à Irsih Gauge, qui se solde par un score tres serré (Tristan 112, Xof 105, Marie-Anne 103, François 100, et Thomas 63). François construit une stratégie patiente, s’appuyant sur le réseau bleu de sa voisine, et qui lui promettait la victoire. Mais il rate complètement le coche trois tours de suite: à l’antépénultième, dépensant une livre de plus que nécessaire, sur l’avant-dernier, omettant de lancer une enchère qui lui était promise, et peut-être même au dernier, refusant de déclencher un versement de dividendes car il n’avait que trois compagnies. C’était largement assez pour voir Tristan triompher, avec une stratégie économe et le calme des vieilles troupes. On décide ensuite de passer en Ecosse à Glen More, pour y construire des domaines, recruter des hommes de main, produire du whisky et acquérir les plus beaux lochs et châteaux. A rebours de sa partie précédente, François prend un départ fumeux, dépassé sur les productions de ressources, tandis que Xof fait des merveilles, mais se rattrape en fin de partie avec une tuile providentielle qui lui fera scorer 10 PV au final, masquant l’indigence de sa prestation qui culmine à un total de 27. Un peu plus haut sur la table de marque, Thomas, 31, Marie-Anne, 32, et Tristan, 33, forment un joli trio, loin, très loin de l’inaccessible Xof qui, bien que pénalisé par son domaine très fourni (l’économie de tuiles étant récompensée), les coiffe tous avec le score rondelet de 60 PV.

Table 3, dite « Sous le feuillage » :  A Forêt mixte, Mickaël fut le seul à dépsser 200 PV, faisant combiner à merveille sous le feuillage une ribambelle de loups, marcassins et cervidés. Elie, Faline, Pierre-Yves et Corentin n’ont pu que s’incliner.

Table 4, dite « L’union est un combat » : François-René, Armand, Jérôme et OlivierB ont connu une vraie galère dans leur mission ISS Vanguard: une partie ni gagnée ni perdue, mais, disent-ils, « on n’est pas morts, et c’est déjà bien ».

Table 5, dite « Heureux mariage » : La table 4 se décompose et fusionne avec la 3 pour terminer la soirée par une partie de Bomb Busters.

Séance de VENDREDI 24/04/2026 à Servel

Timbre postal.Le 24 avril 1967, 3 mois après l’accident d’Apollo 1, le soviétique Vladimir Mikhaïlovitch Komarov devient le premier cosmonaute à mourir lors d’une mission spatiale, à bord de Soyouz 1. Commandant du premier vaisseau emportant un équipage de trois hommes, Voskhod 1, le 12 octobre 1964, et à son bord, en orbite, un portrait de Karl Marx, un autre de Lénine, et un fragment d’un drapeau de la Commune de Paris, il termine sans problème cette première mission, avec l’atterrissage du vaisseau le lendemain.

Il est ensuite affecté au programme Soyouz, aux côtés de Youri Gagarine et d’Alexeï Leonov. Durant la mise au point du vaisseau, les cosmonautes s’inquiètent de plusieurs anomalies dans sa conception (dont la taille de l’écoutille, trop petite pour permettre la sortie d’un cosmonaute en combinaison). Les plaintes des cosmonautes n’étant pas entendues, Youri Gagarine en vient à envoyer une lettre à Léonid Brejnev pour lui faire part de ses inquiétudes. Komarov est sélectionné pour commander Soyouz 1, conscient que le vaisseau présente de nombreuses défaillances qui mettent grandement en péril la mission. Sachant qu’en cas de refus de partir, Youri Gagarine serait envoyé à sa place, il décide de la conduire, mais, avant le vol, prend des dispositions pour que ses funérailles se déroulent à cercueil ouvert, afin que les dirigeants soviétiques se rendent compte des conséquences de leurs décisions.

Durant le vol, les panneaux solaires ne se déploient pas. La capsule n’est alors plus alimentée en électricité, entraînant un dérèglement de l’équipement de navigation. Vladimir Komarov s’acharne pendant 5 heures à essayer d’orienter le vaisseau vers le soleil, en vain. Les communications rompues, malgré les avaries, il parvient finalement à orienter le vaisseau, et commence à effectuer la rentrée. Pendant la descente, le parachute principal ne s’ouvre pas correctement. Komarov déploie celui de secours qui se met en torche avec le parachute principal. La capsule heurte le sol à 140 km/h, puis prend feu. Il est inhumé dans la nécropole du mur du Kremlin, le panthéon russe, sa mémoire est honorée par l’astéroïde (1836) Komarov, sur la plaque accompagnant la sculpture Fallen Astronaut déposée sur la Lune en 1971 par l’équipage d’Apollo 15, un timbre commémorant la mission Voskhod, et un cratère lunaire qui porte son nom.

59 ans plus tard, les missions périlleuses s’enchaînaient à Parties Civiles.

Table 1, dite « Malgré lui » : Corentin n’aime pas l’extension d’un jeu qu’il apprécie, Le château blanc. Le voilà pourtant embarqué dans une telle partie, et, malgré lui, il la termine très en avance, devançant Fred, Elie et Virginie.

Table 2, dite « La chance du débutant » : Pour sa première misison à Wyrmspan, Marc n’en mène pas large, se voit surveillé quant au respect des règles, joue le novice. mais apprend vite. Il conteste une interprétation des points de fin de partie, s’en voit débouté, mais y engrange quand même 13 points ! Son score final, 95, le propulse grand vainqueur, avec une régularité de rouleur (toujours premier ou deuxième aux décomptes). Face à lui, Xel et François se neutralisent roue dans roue pour le premier accessit à 77, croit-on savoir, mais Xel en récupère 10 de plus sur tapis vert quelques jours plus tard. Olive, qui excelle sur le circuit arpenté de la guilde dragonnique (15 points), faiblit dans les autres cols et échoue à 70.

Table 3, dite « Réalité augmentée» :  A Ark Nova, Benjamin sort grand vainqueur d’un duel homérique avec Mickaël et Jeff. Serait-ce parce qu’il avait le plateau dénommé Intelligence artificielle ?

Table 4, dite « Plus dure fut la chute » : tels Komarov, François-René, Armand, Jérôme et OlivierB ont, selon leurs propres termes, souffert à l’atterissage de leur misison ISS Vanguard.

Table 5, dite « Dernier soupir » : Pierre-Yves se joue de Faline, qui rend son dernier soupir à Extinction, jeu qui fait sa première apparition sur nos tables.

Table 6, dite « En vos grades et qualités » : La table 4 est rejointe par Faline, puis Xel, dans des parties de The Gang, où l’on discuta, pour commander la mission, des grades et qualités au poker. Certains finirent la soirée en explosant en vol sur une partie de Bomb Busters.

Séance de VENDREDI 20/03/2026 à Servel

En ce 20 mars, avant-veille d’une élection municipale qui concernait plusieurs de nos influents adhérents, on se souvient que Jacques Chirac devint, en 1977, le premier maire de Paris depuis 1871. Jusqu’alors, on l’a oublié, mais un préfet dirigeait la capitale ! Nous dédions cette séance à sa mémoire, 49 ans après.

Table 1, dite « Paris outragé » : Younael entraîne Élie, Benjamin et François dans Libération, jeu qu’il vient de recevoir et qui a pour thème celle de Paris, à travers la reconstitution de séquences devenues légendaires, chacune étant déployée dans un scénario. Le premier, celui de cette soirée, a trait au réseau du musée de ‘homme. Dans ce jeu asymétrique, où Younaël icarne l’occupant face aux résistants, Paris a été outragé, martyrisé…mais pas libéré !

Table 2, dite « Fracture sociale » : Pas de fracture sociale à cette table ou l’on mène la vie de château dans l’excellent Le château blanc. Corentin l’emporte au dépouillement, d’extrême justesse (1 fer) face à Pierre-Yves, victime d’une pénurie de ce même métal.

Table 3, dite « Des français et des veaux » : Déjà presque un an qu’on n’avait pas sorti Great Western trail Nouvelle-Zélande, le voilà de retour avec Mickaël et Dom (qui apprécient) et JiBee (qui découvre mais le garçon est éclectique et apprend vite). Pas de mouton Dorset Horn bon marché sur le marché de départ, et les bâtiments neutres sont disposés dans l’ordre « pédagogique » favorable. Mickaël et Dom commencent par naviguer pour débloquer des lieux de livraison additionnels tandis que JB développe son troupeau et construit des bâtiments. Les stratégies évoluent en cours de partie et JB se spécialise dans la laine : a chaque parcours de la route vers Wellington il tond une ou deux fois ses plus belles bêtes, accumulant un pactole et empilant les disques sur l’emplacement « 13+ ». Mickaël a finalement pivoté vers une stratégie Charpentier, il en fait le plein sur son plateau individuel et construit les bâtiments de plus forte valeur, sans se priver de prélever sa taxe sur les voyageurs de passage. Dom s’en tient à son cabotage, il organise un faisceau serré d’effets se renforçant avec 5 objectifs, 5 certificats permanents et la démultiplication de sa présence dans les différents types de ports. Oubliant les leçons qu’il est censé avoir apprises il fait quasiment toute la partie avec une unique bergère, n’en embauchant une autre que pour convertir 10 sous en 7 PV (un bon taux !). Favorisé par des pioches heureuses il conclut par une livraison à 21 avant que JB ne termine. Au décompte, c’est logiquement que Mickaël domine les bâtiments et JB les brebis. Bien aidé par 16 points d’objectifs et 16 points de tuiles Capitainerie, Dom s’impose avec 145 PV devant Mickaël 124 et JB (dont la navigation a été un peu erratique, il peut faire mieux) 118. Une très belle partie, la première où tout le monde score au delà de 100.

Table 4, dite « Pas de débat » : Pas de débat possible, Xof s’adjuge une victoire de prestige à Crisis, avec 114, devançant Thomas et Olive, tous deux 108, et Marie-Anne. Ils partent ensuite batifoler en campagne à Freshwater fly.

Table 5, dite « Fluctuat nec mergitur » : Iss Vanguard continue, avec François-René, Armand, OlivierB et Jérôme, et il se dit qu’ils ont fini sous l’eau.

Table 6, dite « Cherchez la femme » : Le destin de la communauté voit Nolwenn, Virgine et deux Caroline tenter de s’en sortir, non sans batailler.

Table 7, dite « Mangez des pommes ! » :  Pour le deuxième tour, la table 2  fusionne avec la 1 pour finir avec le délicieux prototype de pierre-Yves A la ferme. Des cartes représentent des animaux et des légumes, avec leurs affinités bien connues (par exemple, le lapin mange les carottes mais pas les choux, dont la chèvre raffole). Chacun en joue une face cachée, et on révèle. Les animaux qui ont mangé et les légumes qui ne l’ont pas été font marquer des points, et l’on joue toutes ses cartes sauf la dernière, qui matérialisera le score si l’on gagne la manche. Un mécanisme subtil qui fait appel à la mémoire et à l’intuition pour ce party game au désign bien léché, et c’est Corentin qui s’impose au final.

Séance de VENDREDI 13/03/2026 à Servel

En 1980, Tim Berners-Lee, 25 ans, informaticien britannique tout juste sorti d’Oxford, est en stage à Genève, au CERN. Pour faciliter la lecture de la base de données du centre, il conçoit une connexion directe entre mot-clé et dossier référent, et ainsi naît le lien hypertexte. Neuf ans plus tard, il y revient au CERN après un détour britannique et s’aperçoit que les chercheurs du monde entier qui travaillent avec le centre genevois  sont confrontés aux pires difficultés pour échanger dossiers et notes. À la demande de son supérieur hiérarchique, il reprend son idée de lien hypertexte et l’applique à la mise en relation non plus seulement des dossiers du CERN mais de toutes les bases de données scientifiques du monde en utilisant le réseau internet, dérivé d’ARPAnet. Le 13 mars 1989, il soumet son projet à son supérieur, lequel le juge « vague but exciting ». Grâce à l’appui efficace d’un collègue belge, Robert Cailliau, il emporte finalement l’adhésion du CERN. Le 12 novembre 1990, les deux amis déposent le nom de la nouvelle interface : World Wide Web. C’est le début d’une révolution planétaire.

37 ans après, Parties Civiles n’en finissait plus de tisser sa toile.

Table 1, dite « Connexions huilées » : Thomas entraîne Olive et François dans Crisis, jeu de placement d’ouvriers, où, dans une société en crise, il s’agit de produire des ressources pour survivre, mais aussi faire progresser la planète, chaque manche étant dotée d’un objectif collectif de PV pour la maintenir en bonne santé économique. Choisissant le niveau facile, ils parviennent au bout de la partie sans avoir précipité la société dans un krach économique fatal. Fort d’un dernier tour éblouissant, à 32 PV et 56 pièces, François sort vainqueur avec 131 (score sous-estimé car il s’est oublié des points), devant Thomas, 113, et Olive, 98. François parti, Olive entraîne son compère dans un délicieux Mille Fiori.

Table 2, dite « Des araignées et des hommes » : Mickaël invite Xof et  Dom à un Ark Nova (l’extension est dans la boîte et est plutôt transparente, surtout que les projets de conservation permanents ne poussaient pas vers les poissons). Justement, ces 3 projets concernent des familles d’animaux et assez naturellement chacun va se spécialiser en herbivore/oiseau/primate. Mickaël est le premier à décoller sur la piste de réputation tandis que Dom mène de peu sur la piste d’attrait. En fin de partie Dom remplit son zoo, vite suivi par Mickaël : leurs paires de marqueurs se rapprochent et le croisement est proche. Mickaël et Xof font carton plein sur leur objectif personnel et l’avance prise en cours de partie par Mickaël subsiste : il gagne avec +23 contre +12 et +11 à Dom et Xof. Belle partie où tout le monde finit avec un écart positif.

Table 3, dite « Toile de maître » : Dune Imperium voit Corentin mater sans coup férir Fred et François-le-jeune, notre nouvel adhérent, bienvenue à lui.

Table 4, dite « Vague mais excitante » : Younaël invite Pierre-Yves, JiBee, OlivierL et Faline à un projet excitant, celui de Hard rock 1977, mais ce qu’ils en ont fait nous est resté très vague faute de rapport circonstancié.

Table 5, dite « Réseau local » : Iss Vanguard continue, avec François-René, Armand, OlivierB et Jérôme, voilà un réseau qui ne s’étend guère au fil de la campagne.

Table 6, dite « Réseau étendu » :  la table 5  fusionne avec la 4 pour finir par The gang.

Séance de VENDREDI 13/02/2026 à Servel

Le 14 février 1989, le régime iranien appelle au meurtre de Salman Rushdie, l’auteur du roman Les Versets sataniques, jugé sacrilège, condamnation à mort assortie d’une récompense financière d’un million de dollars. L’écrivain américano-britannique d’origine indienne est devenu un symbole de la lutte pour la liberté d’expression et contre l’obscurantisme religieux. Depuis la publication de ce « contrat », il fit l’objet d’une protection policière renforcée, réduite au fil des ans, jusqu’au retrait de ses gardes du corps, et utilise des pseudonymes, comme Joseph Anton, dont il fera une autobiographie remarquable à la troisième personne du singulier. Le 12 août 2022, il est poignardé à dix reprises et grièvement blessé lors d’une conférence aux États-Unis. L’agression lui laisse des séquelles (perte d’un œil, notamment), mais il continue à écrire. Il relatera son expérience dans un ouvrage Le Couteau, paru en 2024.

37 ans après, les religions foisonnaient sur les tables de Parties Civiles dans un étonnant syncrétisme ludique.

Table 1, dite « Dieu reconnaîtra les siens » : Dom, Xel et François se replongent dans le moyen-âge avec Troyes, un classique où les parties ne se ressemblent pas au gré des tirages de cartes. Dans une partie aux auccents funestes, entre guerre de tranchée contre les événements néfastes et cartes peu lucratives, chacun mène sa partition suivant son objectif caché, Xel plaçant ses ouvriers rouges, François recherchant l’influence, Dom voulant être placé sur les bâtiments. François fait une razzia sur le combat des événements et semble avoir pris une belle avance, mais au décompte final, Xel rushe grâce aux objectifs de fin, et Dom n’est pas en reste. Le score incroyable de cette partie serrée donne les trois dans un mouchoir de poche, Dom et François, 33, et Xel 32 ! On notera que François était plus riche, mais la règle ne comporte pas, à son grand dam, de règle de départage !

Table 2, dite « Mauvaise rencontre » : La fine équipe de ISS Vanguard réunit les habituels François-René, OlivierB, Jérôme et Armand. Ils y ont rencontré un prédateur, et s’en sortent avec des séquelles.

Table 3, dite « Evangélisme planétaire » : Cette table de Terraforming Mars réunit Olive, Jibee, Marc et Jeff. De ces durs-à-cuire, on ne saura rien, les communications martiennes étant connues pour leur lenteur insupportable.

Table 4, dite « Satanique » : à Culte puis Horreur à Arkham (version cartes ?)  on vit Faline, Erwan, Cotentin et Younaël plonger dans les ténèbres.

Table 5, dite « Sous les mânes de Neptune » : L’inépuisable Ark Nova réunit une fois encore Mickaël et Steven. Le premier fit appel à Neptune pour infliger une dérouillée au second, écho magistral de la terrible punition infligée par Thésée à son fils, entendue la veille même au Carré magique.

Table 6, dite « Jeux interdits » : The gang réunit les protagonistes de la table 1 et Mickaël, pour des résultats contrastés, mais finissant sur une victoire. C’est du poker, mais avec de la psychologie, et ces quatre-là ont fini par s’entendre.

Séance de VENDREDI 30/01/2026 à Servel

Le 30 janvier 1969, les Beatles donnent leur concert sur le toit (The Rooftop Concert), dernière prestation musicale live du groupe, gangréné par les querelles internes et qui ne s’était pas produit devant un public depuis août 1966. L’événement a lieu  sur le toit des studios Apple Corps, à Londres. Il provoque la stupéfaction des Londoniens présents, mais l’intervention de la police met fin au concert, qui dure en tout 42 minutes. Le lendemain, le tournage se termine avec l’enregistrement en studio des chansons Let It BeThe Long and Winding Road et Two of Us. Le concert sur le toit est devenu un événement majeur de l’histoire des Beatles, qui cesse d’exister en septembre de la même année après la sortie de l’album Abbey Road, lorsque John Lennon annonce son départ définitif. La séparation sera officialisée le 10 avril 1970, par Paul McCartney. Les enregistrements de I’ve Got a FeelingOne After 909 et Dig a Pony, effectués sur le toit, figurent sur l’album Let It Be. Les Beatles n’existent plus lorsque ce disque paraît en mai 1970, simultanément au film homonyme qui présente des passages du concert. Resté inaccessible dans sa totalité, le film du concert est désormais offert en streaming audio depuis le 30 janvier 2022. L’événement, régulièrement parodié, occupe une belle place dans l’histoire du rock et de la culture populaire.

57 ans après, une série d’expériences avait lieu à Servel.

Table 1, dite « Destin contrarié » : Invités par Nolwenn, JérômeC, François, et OlivierL s’unissent pour Le destin de la communauté. Ce jeu coopératif invite à revisiter l’excellent Pandémie dans l’univers du seigneur des anneaux, même si l’analogie ne saut pas au yeux de prime abord. On retrouve en effet des mécanismes communs (rôles, événements, objectifs, propagation), même si l’univers est radicalement différent, et très immersif pour qui connaît un tant soi peu la saga. Après les explications impeccables de Nolwenn, l’équipe enchaîne les succès et vient à bout des trois objectifs intermédiaires ! Reste le dernier, qui concerne Frodon spécifiquement. Mais ce dernier, joué par Jérôme, s’est peut-être trop collé au groupe, et ne voit pas venir le raid ennemi, qui assaille une place forte et fait chuter le moral des troupes au-delà du seuil de perte. Destin contrarié donc pour notre bande des quatre, mais le voyage a valu le coup, entraide et fous-rires compris.

Table 2, dite « Quatre garçons dans le vent » : La fine équipe de ISS Vanguard réunit les habituels François-René, OlivierB, Jérôme et Armand. Leur concert s’est prolongé sans être stoppé par les forces de l’ordre.

Table 3, dite « Jamais vu » : Cette table de Prototypes réunit Franck, Julien, et Erwan. On ne saura pas plus de leur délibréations, couvertes par le sceau du secret.

Table 4, dite « Get back » : C’est le grand retour de Tzolk’in – Le calendrier maya avec une palette de joueurs rompus à l’exercice : Olive, Jibee, Xel et Tristan. C’est ce dernier qui l’emporte, après une razzia sur le maïs. Puis, Xel partie, ils remttent le couvert à trois !

Table 5, dite « Sur le toît ? » : Un autre classique revient, Twilight Imperium. Entre Mickaël, Fred, Elie et Corentin, à quelques encâblures du dénouement, les bookmakers s’acordaient à voir le premier cité sur le toît du monde.