Séance de VENDREDI 15/10/2021 à Servel

Le 15 octobre 1783 s’élève pour la première fois une montgolfière -un ballon à air chaud- avec un humain à son bord, Pilâtre de Rozier. Ce vol-là est captif mais dès le 21 novembre il fait un vol libre (25 minutes entre la Muette et la Butte aux Cailles en atteignant 1000 m d’altitude) avec un passager qui se contente d’observer, le marquis d’Arlempdes (comme quoi Elon Musk n’a rien inventé). A noter, il y avait concurrence technologique entre l’air chaud et l’hydrogène poussé par le physicien Alexandre Charles qui avait fait voler un petit ballon un mois plus tôt (pour la petite histoire c’est un autre 15 octobre, en 1928 que le premier vol commercial transatlantique arrive à destination, celui du dirigeable LZ-127 Graf Zeppelin gonflé à … l’hydrogène). On se souviendra aussi que ce proto-transport aérien était renouvelable, utilisant le coton, le papier, l’osier et des cordes végétales pour l’aéronef, et la paille et la laine comme combustible. C’est plus tard que cela s’est gâté. 238 ans plus tard le temps a suspendu son vol le temps d’une soirée.

Table 1, dite « Récriminante » : DocNico apporte Daimyo, attirant à sa table Xel, François et F.R. Ce jeu issu de Kickstarter connaît déjà un beau succès d’estime, et se révèle à la fois riche et fluide. Dans un univers post-apo vaguement japonisant, plusieurs chemins s’offrent aux différents peuples : récolter des reliques, construire des tours radio ou des fermes, et être le plus influent dans chacun des villages, une récompense attribuée à chaque tour et, élément crucial, dont le poids augmente à chaque tour. Chaque peuplade a ses capacités propres et un subtil mécanisme de dès colorés permet de se placer sur les actions, tout en jouant des cartes bonus selon le résultat des dés. Un double mécanisme très efficace quand on arrive à le maîtriser. La gestion de l’ordre du tour revêt une importance certaine, on y reviendra. Etre premier joueur, c’est avoir le meilleur choix de dès, mais aussi ne rien maîtriser sur l’occupation finale dans les villages, qui déterminent la position sur la piste d’influence.

Au début, François entame une razzia sur les reliques, sans négliger ses positions, envoyant ses ombres faire le sale boulot de neutraliser des gouverneurs adverses. F.-R. fait figure de victime expiatoire, chouine à l’envi en se proclamant victime d’une vendetta personnelle, et clame avoir déjà perdu parce qu’il n’a pas tiré le bon peuple. Cette double fake news ne résistera pas à l’examen : il aurait gagné la partie s’il n’y avait eu un dernier coup venu d’ailleurs, on y reviendra aussi. En attendant et à défaut de reliques, il fait feu de tout bois sur les constructions, réalisant l’exploit de construire ses huit bâtiments et d’être partout dans les villages. Pendant  ce temps, DocNico combotte dans son coin avec ses cartes héros et Xel accumule les productions de bols de riz  et donc arrive le dernier tour. François longtemps premier sait déjà que sa position flatteuse à la table de marque ne résistera pas au jugement dernier des bonus de fin de partie, mais veut y croire. Il reste deux dés rouges, qui permettent de dépêcher un nombre infini (point de règle crucial !) de ses gouverneurs. Il paraît évident que F.-R. en prendra un, et plausible que Doc Nico  s’en adjuge un autre, privant Xel, qui joue en dernier, de l’action fatale. François s’emploie à utiliser un dé vert qu’il fera bien fructifier. Contrairement aux attentes, Doc Nico fait de même, laissant la voie libre à Xel, qui, lors de l’ultime action, déploie 7 gouverneurs d’un coup, à la faveur d’un stock de riz inouï accumulé tout au long de la partie.  « Erreur stratégique impardonnable » s’étrangle le Doc, qui a pourtant joué un  dé vert !!  Xel 87, F.-R. 72, Doc Nico 68, François 62 dira la table de marque.

Table 2, dite « Pensante » : Frank, Fred et Nicolas II s’essorent les neurones avec les déductions de Cryptid, puis jouent à un prototype de Frank provisoirement nommé My Last Secret Dungeon. Selon les mots mêmes de l’auteur « ce n’est pas un jeu de bonnes soeurs (parcours, cartes, coup bas et autres vacheries). Il tourne plutôt bien, je suis assez content du test ».

Table 3, dite « Revenante » : Retour d’un grand classique (pas joué depuis 3 ans) avec une partie de Troyes enrichi des cartes de ses extensions Les dames de Troyes (officielle) et Black Champagne (fanmade) rassemblant Guillaume, Dom Neox et Anthony. Un jeu de gestion suscitant plus d’interaction que la moyenne avec le mécanisme excellent de la constitution de lots de dés, y compris à l’aide de ceux des autres joueurs (que l’on rémunère pour, rien n’est gratuit). Au terme du placement initial, Dom se retrouve en force à l’évéché et oriente son jeu pour en tirer quelques deniers. Neox combat un bon paquet d’événements tandis que les deux autres explorent les différentes voies (activités, cathédrale etc.). Au milieu de la partie, alors que les positions dans les 3 bâtiments (hôtel de ville, palais et évêché) étaient stables, on commence à se dégager les meeples tandis que tous les joueurs disposent d’assez de deniers pour ne pas trop crier famine. Dom se distingue par son effacité dans la relance de ses dés (e.g. transformant un 2 en 1 !). Au terme des 6 manches, la révélation des personnages (objectifs de scoring secrets mais qui profitent à tous les joueurs, autre idée astucieuse) créée quelques heureuses surprises (Neox valorises ses cartes Evénement grâce au perso de Guillaume et Dom valorise sa pile de deniers grâce au perso de Neox). Dans l’ordre sur la feuille de score : Dom 50 PV, Neox 43, Guillaume 42 (un nombre qui l’a réjoui !) et Anthony 26.

Table 4, dite « Ensevelissante » : Paul-Jr, Mickaël et Baptiste-II ont joué à l’Auberge Sanglante où le tavernier a une tendance à occire ses clients et les enfouir dans le potager. Baptiste signe son retour d’une victoire avec 129 PV contre 117 à Mickaël et 105 à Paul.

Table 5, dite « Ruisselante », Olive OlivierB OlivierL Samuel découvrent l’Antre du roi de le montagne. Le thème est improbable : des Trolls doivent reconquérir leur montagne que des Gobelins usurpateurs ont fait s’effondrer en creusant des tunnels, construisant des salles et érigeant des statues (en fait ça me fait penser au chantier du Grand Paris Express). Une invention dans le mécanisme : un système de pyramide de cartes où en en ajoutant une par le haut on déclenche en cascade la production de celles qui sont en dessous, version ludique de la théorie du ruissellement ! On retrouve sinon des éléments habituels d’un jeu de gestion : optimisation des ressources, planification des actions et course avec les autres joueurs. C’est OlivierL, avec 112 PV, qui est couronné roi des Trolls devant OlivierB (94), Samuel (79) et OlivierT-dit-Olive (50).

Table 6, dite « Hésitante » : des joueurs fatigués finissent sur une partie monomanche de Codenames. Le maître-espion Bleu (Vincent) a du mal à guider ses ouailles (Maiwenn & Guillaume) : son Morpion 2 d’ouverture révèle Puce puis (assez logiquement mais il visait Bout) Membre, et en fin de partie Droite (à cause du jeu). Quant à son Cognac 4, c’était une vraie histoire en images : après la distillation du vin (Feu) il fallait voir la Bouteille transportée en bateau (Cale) vers l’Angleterre (Londres) où cet alcool était autrefois fort apprécié. Bien sûr son équipe a choisi Fut. De son côté, Dom, en chaire pour les Rouges (Fred & Neox), file la métaphore skieuse avec Télésiège 4 (Neige, Banc Appareil et Roue) puis Bâtons 2 (Fond, Plante -cher à JC.Dus-) et encore Virage 2 (Crochet et Droite qui restera incompris et sera finalement révélé par les Bleus). Au final les Rouges l’emportent en finissant à un train de sénateur (Boeuf 1 pour Pavé puis Veau 1 pour Fond). Encore un signe de fatigue, on a pu croire à un moment que ce seraient les Blancs qui gagneraient vu qu’ils dominaient sur la grille !

Séance de VENDREDI 08/10/2021 à Servel

C’était la semaine des prix Nobel. Celui de Chimie, pour l’invention simultanée dans deux labos de la catalyse organique asymétrique est un exemple de belle science qui se diffuse dans l’industrie. Celui de Médecine, pour l’élucidation des mécanismes de la sensibilité au chaud et à la pression, sera apprécié par ceux et celles qui poussent des cubes en se faisant chauffer le cerveau. Quant à Katalin Karikó and Drew Weissman qui ne l’ont pas eu pour leurs travaux sur l’ARN messager, ce n’est qu’une question de temps.

NB : l’étourdi petit reporter ayant égaré ses notes, il invite à la tolérance vis à vis des éventuelles erreurs ou approximations qui pourraient suivre.

Table 1, dite « Heavy Vital » : Du riche, du lourd et du long (2h du matin ?) avec On Mars auquel s’attaquent Xel, Christophe, Mickaël et OlivierB. Les scores sont étonnament serrés au terme de la partie : 81 PV pour Xel à qui un ultime bonus permet de coiffer Xof (80) qui semblait devoir s’imposer, Mickaël et Olivier suivant avec 77.

Table 2, dite « Canal fatal » : Plusieurs jeux de Stefan Feld plus ou moins épuisés, dont le fameux Macao, seront prochainement réédités. Dans la liste il y a Bruges, un jeu poids-moyen où on se construit un tableau à l’aides de cartes multi-usages, et avec juste ce qu’il faut d’événements déplaisants (conséquence maligne du tirage des dés en début de manche) et de croche-pied aux autres joueurs pour ne pas en faire un exercice d’optimisation. Dom y guide Marie-Anne, Neox et Vincent. Le premier aura beaucoup pesté, voire couiné quand Vincent barbote les 3 sous qu’il avait gardés pour améliorer sa réputation en début de manche. Neox joue à fond la carte des canaux, Marie-Anne développe son tableau et Vincent fait un peu de tout. Au final, c’est surpris que VHN (limite drama queen quand même), ayant négligé les canaux, la réputation et les badges d’excellence finit en tête avec 54 PV, grâce à une dernière carte lui ajoutant 8 points. Suivent Neox , Marie-Anne et Vincent avec une bonne quarantaine de points.

Table 3, dite « Marche triomphale » : 3 joueurs de Paladins du royaume de l’Ouest agrémenté de son extension City of crowns : Baptiste, Stéven et Olive. Forcément on se dit que les premiers partent avec un avantage puisqu’ils y ont joué peu avant, mais Olive affirme connaître, même pas peur. C’est pourtant Stéven qui s’impose avec un score implacable.

Table 4, dite « Quadrilatérale » : Deux têtes récentes, Adriane et Marianna, et deux têtes venues voir, Aline et Fathia, pratiquent la géométrie sous le signe du carré. Elles commencent par enchaîner 2 Azul remportés successivement par Adriane puis Marianna. Elles concluent par un Kingdomino qui couronne une joueuse.

Table 5, dite « Temps des cathédrales » : une partie des Architectes du royaume de l’Ouest (la passe de deux pour Shem Phillips) regroupe Fabrice, Fred, Samuel et Vladimir, un nouveau venu déjà expérimenté en jeux (amateurs du Trône de Fer, passez-lui un mot sur Discord). C’est Samuel qui, menant à la fois sur la construction de la cathédrale et la piste de vertu, est canonisé.

Table 6, dite « Bouquet final » : Comme au bon vieux temps, on fusionne les tables 2 et 5 pour conclure sur un Codenames, cela se mange sans faim pendant que les tables 1 et 3 jouent encore et encore. Côté Rouge, juste Fred et Dom, comme ça pas de palabres au sein de l’équipe. En face, les Bleus alignent Vincent, Fabrice et Marie-Anne.

Séance de VENDREDI 17/09/2021 à Servel

Le premier débat officiel sur la peine de mort en France (et le tout premier débat parlementaire au monde sur la question) date du 30 mai 1791, avec la présentation d’un projet de loi visant à l’abolir. Son rapporteur est soutenu notamment par  Robespierre. Cependant, l’Assemblée nationale constituante, promulgue une loi le 6 octobre maintenant la peine de mort en supprimant la torture préalable et uniformisant la méthode d’exécution: le privilège d’être décapité qui était réservé à la noblesse est démocratisé. Selon l’article 3 du Code pénal de 1791, qui classe la peine de mort parmi les peines afflictives et infamantes, « Tout condamné [à mort] aura la tête tranchée ». Cette célèbre phrase restera dans l’article 12 du Code pénal français jusqu’à l’abolition. Le chemin aura été long.  Quand le 17 septembre 1981, Robert Badinter présente le projet de loi à l’Assemblée nationale, la France devient le 36è État du monde à abolir la peine de mort, et l’un des derniers pays d’Europe occidentale avec la Suisse et son Code pénal militaire, la Belgique et le Royaume-Uni.

40 ans après, à Lannion, c’était l’affluence des grands jours (23 joueurs !), et aucune peine infamante ne leur fut infligée, si l’on oublie bien sûr le passage à la case cotisation annuelle, d’ailleurs notre trésorier était là, à une semaine de l’AG (une coïncidence, sûrement).

Table 1, dite « Mort à l’arrivée » : Non seulement Baptiste est de retour mais il n’est pas venu les mains vides. Il emmène Aurore, Neox, Xel et Dom à la découverte des parcs naturels américains dans Parks. Un jeu où on gagne des points en achetant des cartes de Parc avec diverses ressources, en prenant des photos et en atteignant son objectif personnel secret. Les règles sont fluides et la variabilité certaine à travers l’ordre et le tirage des cartes d’action, ainsii que la météo qui saupoudre des ressources en début de tour. La partie se joue en quatre manches-saisons et le mécanisme central est plutôt malin : on déplace un de ses 2 personnages vers le bout du chemin mais on doit arriver sur une case vide (sauf une fois par manche où on peut déroger) pour réaliser son action. Ce n’est pas sans rappeler Tokaido ou Glen More. Le souci c’est qu’à cinq joueurs les emplacements libres sont rares et on se retrouve à bondir à  contre coeur vers l’arrivée. Il serait intéressant de réesayer à 3 ou 4. A la troisième manche, Neox et Aurore se retrouvent alliés objectifs et musardent le long du chemin, sans se presser et en se goinfrant de ressources. Est-ce un hasard si on les retrouve dans cet ordre sur le podium avec 26 et 23 PV ? Dom, Baptiste et Xel les suivent avec 21, 20 et 15 . Une jolie découverte avec de surcroît un matériel de qualité, il faudra ressortir sa musette et repartir randonner aux USA.

Table 2, dite « Erreur judiciaire » : Mickaël, Paul, Adriane et Olivier B. s’attablent autour de Warhammer Quest: la cité maudite. Games Workshop propose ici un jeu de figurines d’une grande beauté mais, pour ce qui est des règles, on se retrouve devant un porte/monstre/trésor en coop plutôt basique, malgré quelques bonnes idées, comme la gestion des dés d’action (on jette 4 dés en début de tour qui vont dicter les actions possibles). En cinq mots: un dungeon crawler old school. Quant à nos aventuriers du soir, ils n’avaient rien compris aux règles, selon leurs propres déclarations, mais ont quand même écrasé les méchants. Après relecture, les vraies règles étaient moins bien, comme quoi parfois la fiction dépasse la réalité.

Table 3, dite « Trois morts sur ordonnance » : Julien, dont on salue le retour sur nos tables, se fait livreur et apporte d’imposants cartons de boîtes de jeu kickstartées pour inaugurer Horizon Zero Dawn. Désignés pour participer à une chasse dangereuse par la prestigieuse Loge des Chasseurs, les joueurs embarquent pour une aventure dans les contrées sauvages où ils incarneront des chasseurs de différentes classes et tribus. Inspiré du jeu vidéo éponyme à succès, le jeu de plateau a tenu en haleine nos amis une bonne partie de la nuit et le résultat était inconnu à l’heure du bouclage.

Table 4, dite « Peine capitale » : Séduits par le pitch de Nicolas II (un jeu d’optimisation en univers post-apo, dit-il), François et Xof embarquent pour Otys. Au milieu du 22e siècle, après 300 ans d’inconscience, la montée des eaux engloutit les dernières terres émergées. Pour survivre, les colonies de rescapés doivent demeurer au-dessus du niveau de la Mer et récupérer les débris des civilisations passées dans les profondeurs. Le futur d’Otys construit ainsi grâce aux explorateurs du passé. A l’examen, le jeu relève plus de la combinatoire à haute dose que de l’optimisation. Il faut régler très finement les mouvements et les actions de ses plongeurs, regarder ce que font les autres, parfois les laisser sous la mer en apnée, tout cela pour remplir des contrats et gagner de la notoriété. La peine capitale aura-t-elle lieu pour l’humanité ? Rendez-vous dans 130 ans pour en juger, mais pour ce qui est du court terme, au final, c’est Nicolas qui s’impose avec 18, devant Xof, 12, et François, 11.

Table 5, dite « Vivre et laisser mourir » : les classiques reviennent en force à Parties Civiles, et à Battlestar Galactica les humains (F.-R., Guillaume, Frank) s’imposent « à l’aise » et laissent aux cylons (Jean, Olivier L) le silence de l’éternel.

Table 6, dite « Colombarium » : à cette table de Wingspan Fred a pris son envol, devançant Vincent et Samuel, et gagne le droit de réserver sa place au colombarium.

Table 7, dite « Remise de peine » : Encore un jeu populaire ces derniers temps, Dig your way out voit un final serré où Aurore finit par s’évader devant Xel et Baptiste.

Table 8, dite « Quatre à quatre » : C’est définitivement la soirée des classiques puisque le traditionnel Codenames ponctue la fin de soirée. Les équipes s’étoffent au fil des manches et des tables qui se terminent, et en fin de compte, on recense pas moins de 11 joueurs Bleus (Dom, Nicolas II, Xof, Jean, F.-R.) et Rouges (François, Samuel, Fred, Guillaume, Vincent et Paul).

  • Rouges 1-0: menés et incapables de rattacher l’indice Hennin à autre chose que Justine ou Beaumont (alors qu’il s’agit d’une coiffe féminine conique très élevée et surmontée d’un voile flottant à son sommet, à la mode en Europe au 15 e siècle), Vincent, François Paul et les autres réussissent l’exploit de s’adjuger cette manche en trouvant 4 mots sur le dernier coup, qui était Col, qu’il fallait, une fois le Sommet trouvé, associer à Fraise et Tissu, et non pas, dans une improbable association d’idées, à Dent et Corne ! La connexion Vincent-François atteignit un pic digne de la 5G sur cette manche !
  • Rouges 2-0 : les Rouges plient le match avec un départ canon sur Eau 4 (Moulin, Goutte, Cours, Courant), profitant d’une erreur stratégique du maître espion adverse qui avait dévoilé le gênant Rivière ! Les Bleus ont fini dans l’ignominie, en choisissant l’assassin Porte dès leur deuxième tour sur l’indice Chaperon.
  • Rouges 2-1: les Bleus sauvent l’honneur sur un joli Noir 4 (Pot, Peau, Film, Trou) !

Séance de VENDREDI 16/07/2021 à Servel

Le 16 juillet 1945 eut lieu dans le désert américain du Nouveau-Mexique, près de Los Alamos, la première explosion atomique. Cet essai en grandeur nature précède de trois semaines le largage meurtrier et sans précédent d’une bombe atomique au-dessus de la ville japonaise d’Hiroshima. Le nom de code Trinity lui fut proposé par le physicien Robert Oppenheimer dirigeant le laboratoire de Los Alamos en référence à un poème de John Donne sur la Trinité.

Dans le cadre du projet Manhattan, les scientifiques avaient développé une arme à fission utilisant du plutonium surnommée « Gadget » mais, en raison de sa complexité, ils n’étaient pas certains qu’elle fonctionnerait. Il fut donc décidé de réaliser un essai dans une région isolée et inhabitée, et le choix se porta à la fin de l’année 1944 sur cette zone désertique au Nouveau-Mexique, la bien nommée Jornada del Muerto.

Bulle de plasma de 266 mètres de diamètre formée par Gadget, lors de l'essai Trinity, après 0,025 seconde.

 

Une répétition fut organisée le 7 mai avec 108 tonnes d’explosifs mélangées à des particules radioactives pour calibrer les instruments. La détonation de Gadget dégagea une énergie d’environ 21 kilotonnes de TNT et fut considérée comme un succès par les observateurs. Bien que l’explosion ait été vue et entendue à des dizaines de kilomètres, le public ne fut informé de l’essai que le 12 août à la publication du rapport Smyth.

76 ans plus tard, une séance de Parties Civiles fit grand bruit à Lannion et aux alentours.

Table 1, dite « Inspecteur Gadget » : Lucas est devenu un pilier de nos soirées, et il ne vient jamais sans gadgets. Pas de grosse valise de Mah-Jong ce soir, mais les jolis cailloux de toutes les couleurs de It’s a wonderful world. Aucune bavure dans cette inspection en règle où Fabrice, un nouveau venu fort sympathique (et que nous appellerons pour plus de simplicité Fabrice-alias-Fabrice), et Olivier firent figure de victimes, expiatoires mais néanmoins admiratives de la maîtrise de leur initiateur. Il tenta ensuite de les mettre de son côté avec le coopératif Enchanteur, mais ils durent déchanter.

Table 2, dite « Sainte Trinité » : Mickaël apporte Blood rage et, au nom du père, récite son sermon, il le connaît par cœur désormais. Elouann, le fils, mesura que, même détenteur d’une liberté de locomotion toute nouvelle, il n’était encore qu’un humain, tout comme Axel, le Saint-Esprit descendu de ses hauteurs avec la légèreté de la colombe

Table 3, dite « Fission de cœur » : Du groupe de six joueurs sans table encore alors que la soirée s’avançait, et qui hésitait à fusionner, Vincent et Thomas provoquèrent une fission de cœur en se retrouvant à Shards of Infinity. Deux joueurs qui s’apprécient, donc, ce qui ne les empêcha pas de croiser le fer. Au bout des ébats, un oxymore: c’est Thomas qui imposa sa « suprépapamacie » sur le score de 2-1.

Table 4, dite « Manhattan Transfer » : Les rescapés de la fission sus-mentionnée se retrouvent à Las Vegas, où Dom joue le caïd (300 k$) devant Xel (290 k$), VHS (270 k$) et François-René (270 k$ également), puis la soirée tourne à la Vendetta sous la double patronage de Bruno Faidutti (l’auteur du jeu) et Gogo Yubari (qui présente la particularité d’être à la fois une écolière japonaise et un tueur à gages), et à un tableau de score inversé (François-René 23, VHS et Xel 21, Dom 16).Vendetta - Vampire : La Mascarade

Table 5, dite « Alerte rouge » : Un Codenames final réunit, comme il est de tradition, deux équipes: Bleus: Xel, VHS, Thomas, Axel Rouges: Dom, Vincent, François-René, Elouann Les bleus furent atomisés dans cette partie qui tourna à l’alerte rouge (4-0). La faute au professeur Tournesol, qu’on croyait être un génie, à Michou, interprète d’une jolie quadrangulation (Paris, Champ, Boîte, Piano), à un siège rotatif mortel, et à une poudre explosive !

 

Séance de VENDREDI 02/07/2021 à Servel

Approchez, approchez ! Parfait dans le costume de M. Loyal, Neox accueille ses ouailles pour la reprise des activités « en présentiel » de Parties Civiles. On s’étire, on se frotte les yeux et on se demande si tout cela est bien réel. Comme si on sortait d’un long sommeil (476 jours selon ceux qui ont coché leur calendrier soir après soir. 476 est d’ailleurs l’année de la chute de l’empire romain d’occident, traditionnellement considérée comme le début du moyen-âge mais c’est une autre histoire).

Le protocole sanitaire a été respecté avec port du masque jusqu’à la fin de la soirée et désinfection des jeux au lance-flammes.

Table 1, dite « Sous le regard des dieux » : Les jeux plantureux sont de retour, la paire François-René/Guillaume affronte Axel/OlivierL à Mythic Battles. Ce sont les seconds qui manoeuvrent le mieux et finissent avec les quatre omphalos de la victoire.

Table 2, dite « Same players shoot again » : Baptiste et Steven ressortent leur cher Warhammer 40k. Ils ont joué longtemps, très longtemps, qui pourra en dire plus ?

Table 3, dite « Fric-frac » : Bien planqués dans une salle périphérique, la bande à Thomas (Nicolas2, Samuel et Jérôme) tente le casse du mois dans Burgle Bros. Ils ont efficacement coopéré et, souples et agiles tels le félin, ont échappé aux rondes des gardes (en se réfugiant dans les toilettes, ça à la SNCF ça ne passe pas). A la fin ils repartent lestés d’un buste de Nefertiti (et de quelques lingots d’or me glisse un commentateur matérialiste).

Table 4, dite « Recrutées » : Non seulement on a eu le plaisir de revoir des (demi) visages connus mais on a découvert de nouvelles têtes, en l’occurence Adriane, Marianna et Chloé. Déjà joueuses et tuyautées par un sympathique adhérent, elles ont enchaîné Splendor (featuring Mikaël) puis Five Tribes pour ensuite rejoindre le Codenames final.

Table 5, dite « Maxivilles » : Le binôme intergénérationnel Eric-Elouan, adjoints d’OlivierB et instruits par Lucas découvre le Royaume de Valeria, un jeu qui reprend la mécanique de Minivilles : on achète des cartes pour son tableau depuis une rivière et à chaque tour les cartes que l’on peut activer sont déterminées par un lancer de dés. Les protagonistes ont disparu avant d’être inverviewés, on est encore un peu rouillés.

Table 6, dite « Apéritive » : Petite partie intercalaire de Coloretto en attendant Lucas pour Gérard, Thibault, Nicolas-qui-vient-deux-fois-par-an et Dom. Thibault, récompensé de sa prise de risques et malgré les croche-pieds de ses collègues, finit avec une collection de cartes quasi parfaite (3 couleurs seulement et 2 jokers) et l’emporte sans discussion.

Table 7, dite « Plat de résistance » : Lucas (qui a encore pris le temps d’expliquer les règles de Five Tribes, il devrait en faire son métier !) prend place avec son jeu fétiche, It’s a wonderful world, avec Thibault dans le rôle du second expérimenté et Gérard, Vincent et VHN comme candides. La hiérarchie a été respectée et il s’avère qu’il faut utiliser les multiplicateurs de score pour gagner. Aidé du bonus de sa carte de départ, Lucas fait tapis sur les cartes jaunes et finit avec 107 points. Thibaut ne démérite pas avec 72 tandis que les autres naviguent autour de 30. Plus cruel que merveilleux, ce monde !

Table 8, dite « Tête à tête fatal » : Thomas convainc N2 de l’affronter à Shards of Infinity, à la fois excellent jeu à 2 et deck-builder parmi les meilleurs. Mais Nicolas savait-il que que Thomas en mangeait un tous les matins ? A-t-il été croqué tout cru ?

Table 9, dite « Farandole de desserts » : Tous les restants finissent sur la scène pour le numéro final, un Codenames, what else ? Avec tellement de joueurs/joueuses qu’ils tenaient difficilement autour de la table. Unité de temps et de lieu pour une partie en 3 manches belle comme une tragédie et drôle comme une comédie. La première aux Rouges (Axel contre Thibault) avec pas mal d’indices en 1, on était rouillés, et juste ce qu’il faut de chance (Rebelle 2 visait Mêche et Fils, mais Base -à cause de Star Wars- marchait aussi). Les Rouges doublent la mise avec F-R face à Adriane : son Anatomie 5 révèle qu’un an de parties à distance l’ont maintenu surentraîné. Les Bleus prennent leur revanche dans la dernière (Vincent-Jérôme) avec un ace sous la forme de Lacoste 3 (Service, Griffe, Col).

La nuit était chaude quand votre rédacteur se retira dans le respect des gestes barrières, mais les tables 2 et 8 allaient toujours bon train. Le forum semble avoir succombé à la pandémie mais tout élément d’information transmis sera examiné avec soin.

Séance de VENDREDI 13/03/2020 à Servel

L’origine de la superstition associant le vendredi 13 à un jour de malchance reste un mystère. Pour certains, le nombre 13 est une référence au treizième apôtre présent à la Cène, Judas. Avec 20 présents, plus d’une table fut nécessaire pour accueillir les disciples.

Table 1, dite « Jour de chance » : Benjamin, Steven et Baptiste disputent une longue et tendue partie des Paladins du Royaume de l’Ouest. C’est Steven, qu’on voit en général aux tables de figurines, qui l’emporte avec 95 PV, légèrement devant Benjamin et nettement devant Baptiste.

Table 2, dite « Film d’horreur » : une très grande table (9 joueurs : Jimmy, Benoît, Sam, Christophe, Eric, Elouan, Dom, Thomas, François-René) de Zombicide dans sa version Black Ops (censément dans l’esprit d’Alien mais beaucoup de créatures ont des looks Lovecraftiens). Une fois les personnages choisis et équipés, on se lance dans l’exploration de la base spatiale, à la recherche d’oxygène et d’armes qui fonctionneront dans le vide. Poussez-pas derrière. Etait-ce la taille du groupe qui a rendu les monstres top puissants, a-t-on trop pris son temps, a-t-on inutilement voulu éliminer les créatures qui s’en prenaient à l’arrière-garde ? Toujours est-il que les malheureux sortis du sas ont été anéantis par un adversaire supérieur en force et en nombre, en particulier des Abominations trop mobiles et dégommant d’une baffe les frêles humains et leurs machines sophistiquées. Quelques actes d’héroïsme n’ont pas suffi à arrêter le bain de sang qui scelle la défaite collective. On se serait cru dans Vendredi 13, le film, j’en frissonne encore.

Table 3, dite « Mystère » : Mickaël, Alexandre, Frédéric et OlivierL ont inauguré Fuji Koro, une boîte riche de matériel mais dont nous ignorons tout.

Table 4, dite « Scène » : la guilde du Grojeu (Tristan, Xel, Julien et Lucas) entre en scène autour du plateau de Trickerion pour une séance d’illusions qui se termine par la victoire de Tristan.

Table 5, dite « Ce n’est qu’un au revoir » : Pour finir dignement la soirée avant une interruption indéterminée du son et de l’image, la table 2 enchaîne sur un Codenames avec en Bleu Thomas, F-R, Eric et Sam et en Rouge Elouan, Christophe, Jimmy et VHN. On sentait les participants rouillés, les marqueurs blancs ont été nombreux tout au long de la partie.

La première manche voit une victoire serrée mais logique des Bleus malgré leur difficulté à faire trouver Bulle et Gaz avec Champagne 2. En face, le Brouillard 2 est resté trop opaque (il visait Corne -de brume- et Bouchée -la vue-). La seconde manche voit s’affrontre un duo père-et-fils d’artistes surréalistes (utilisant des expressions comme « la surface de réservation »). Après un bon départ (Vacances 4 pour Colonie, Londres, Rome et Manège), Elouan explore des associations d’idées que seul lui peut décoder, et encore ! En face, Poulet 2 visait Aile et Croûte mais a bien failli les mener vers l’assassin Dent. Au final, 2-0 pour les Bleus. La dernière manche a vu les Rouges sauver l’honneur, d’autant plus méritoire que Jimmy était face au redouté F-R. Mais ce dernier n’a pas vu que Sac allait aussi bien avec Constantinople que Banane. Les Rouges, eux, ont eu du mal avec Orchestre 4 (Flûte Canon Tube Boîte mais ni Radio ni Piano) mais ont fini avant des Bleus encore plus confus qu’eux.

En partant, un adhérent prit avec lui Pandémie Contagion, un choix bien thématique pour occuper les enfants les prochaines semaines.

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Séance de VENDREDI 20/12/2019 à Servel

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Le 20 décembre 1951 avait lieu la mise en service de la première centrale nucléaire du monde (l’Experimental Breeder Reactor I (EBR-I)), construite au laboratoire national de l’Idaho. Il s’agit du premier réacteur nucléaire ayant produit de la chaleur convertie en électricité, suffisamment pour illuminer quatre ampoules de 200 Watts ce jour-là !
Ce réacteur de recherche à neutrons rapides utilisait dans un premier temps de l’uranium enrichi à plus de 90 %, refroidi par un alliage sodium-potassium, échangeant avec un circuit secondaire véhiculant du métal liquide et cédant ses calories à un circuit tertiaire d’eau par l’intermédiaire d’un générateur de vapeur. La vapeur produite alimentait une turbine, était condensée et renvoyée au générateur de vapeur par des pompes alimentaires. Il a été utilisé pour des travaux de recherche jusqu’en 1964, date à laquelle il a été définitivement arrêté.

68 ans après, pas besoin de nucléaire pour produire de la chaleur à cette séance de Parties Civiles: le Père Noël et ses cadeaux, le vin chaud et autres douceurs y ont suffi.

Table 1, dite « Air liquide » : Dom fait de nouvelles recrues à Clank dans l’espace ! où il revient après avoir appris les leçons de mardi: bien penser à remonter (avec un artefact) faute de rester enfoui sous la terre, car ce jeu de quêtes est aussi une course. Logiquement il remonte à peine entré. Votre serviteur fait de belles récoltes et musarde sous terre avant de pointer le museau à la surface, mais entretemps, Vincent est sorti lui aussi. La déferlement de Clank survient logiquement et met fin à la partie, au grand désespoir de Gérard, coincé sous terre et affublé pour cette cause du score de 0 (62*0). Votre narrateur se croyait vainqueur officiel avec un beau score de 60+0, mais il n’en fut que vainqueur moral, n’ayant pas pris en compte le bonus de 20 (pas expliqué au départ ?) généreusement octroyé en liquide à ceux qui remontent à l’ait libre, et qui fit de Dom un vainqueur de papier (47+20), et donna à Vincent l’accessit (24+20).

Table 2, dite « Production énergétique » : on produit de l’énergie à revendre à cette table de Food chain magnate . Xel, Oliver, Elouann et Tristan assistent à la victoire de Thomas.

Tables 3 et 4, dite « Atomes crochus » : pas besoin d’observer longtemps les protagonistes de ces tables de Warhammer 40K pour constater que Baptiste, Steven, Benjamin et consorts ont des atomes crochus. On n’entrera pas dans leur intimité en dévoilant l’issue de ces parties.

Table 5, dite « Electron libre » : à Azul: les vitraux de Sintra (une déclinaison plus complexe que l’original) comme à Welcome, le professeur Jeff la joue électron libre, et fait la leçon à Jack, Marie-Anne et Benjamin. Chapeau l’artiste !

Table 6, dite « Réactions en chaîne » : unis comme les doigts de la main, Franck, le petit Paul, Olivier-3 et Alexandre provoquent des réactions en chaînes qui leur donnent une victoire imparable à Zombicide.

Table 7, dite « Vapeurs condensées » : à Batman, on retrouve Doc Nico mais aussi Nourdine, Neox, François-René, Camille, Mickaël et Olive. Autant dire qu’avec cet aréopage, il y avait beaucoup de vapeur condensée dans les cranes qui ne demandait qu’à se détendre !

Table 8, dite « Fusion des cœurs » : à Codenames, les Rouges (Jeff, Vincent, Marie-Anne, Gérard), affrontaient les Bleus (François-René, Dom, VHS) pour une partie épique:

  • Rouges 1-0: les Bleus se perdent en route sur un Randonneurs incompris (Guide, Lien, Mule) tandis que les Rouges étalent leur culture avec Jules Verne (Ile, Rayon, Canon)
  • Les Bleus égalisent avec des indices étranges (Trompette pour Piano, Belge pour Suisse…), profitant de l’errance des Rouges dans un bois inextricable (Noix, Volet)
  • Bleus 2-1: les Bleus l’emportent dans une manche d’anthologie où s’affrontèrent tour à tour Cupidon (Tir, Vénus, Pince) et Cœur (Pompe, Veine, Reine), mais c’est un joli Coup (Feu, Pouce, Double) qui scella la partie, et on s’en voudrait de ne pas aussi mentionner le subtil Département (Aube, Côte)

Table 9, dite « Générateurs de vapeurs » : à Bohnanza, on plante des haricots, futurs générateurs de vapeurs. Une partie entre amis avec Tristan, Xel et Thomas, et remportée de justesse par ce dernier.

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Séance de VENDREDI 29/11/2019 à Servel

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Après 20 ans de fouilles, le 29 novembre 1922, Howard Carter ouvre officiellement la tombe de Toutankhamon. L’archéologue a invité, pour y assister, plusieurs invités de marque dont la reine Élisabeth de Belgique et son fils. Tous sont sous le choc. La pièce qui se révèle à eux regorge d’un nombre inimaginable d’objets. Il y a là des conserves funéraires, des bouquets de fleurs, un trône doré, des grands lits en forme d’animaux, des chars démontés, des vases en albâtre.

97 ans après, à Lannion, petits et grands s’émerveillaient de la richesse inépuisable des jeux des adhérents de Parties Civiles. Jugez plutôt.

Table 1, dite : « Un rêve de princesse » : cette table de Dreamscape fut marquée par la présence de Joan, qui faisait un passage impromptu dans le Trégor. C’est vrai après tout, comment résister à l’attrait d’une séance de Parties Civiles et d’un fest-noz ? La néo-chartraine fut en tous cas la princesse de la soirée, et, à ce jeu, on peut dire qu’elle a rêvé vraiment trop fort ! En l’occurrence, son rêve aquatique (les falaises, du plongeon au bord de l’eau) s’est orné de sapins qui l’ont propulsée au 48 ème ciel. 19 étages plus bas, excusez du peu, on retrouvait Mickaël, puis, quelques marches encore en dessous, Frank et Dom.

Table 2, dite « Pharaonique » : Pharaonique, cette table de Age of steam le fut par sa dimension, sa longueur, et son podium de barbons barbus (Jack, Jeff, Neox), une dynastie à lui tout seul. Thomas et Jérémie ont mesuré le chemin qu’il leur restait à parcourir pour figurer à ce panthéon.

Table 3, dite « Toute en carton » : à Keyforge un face-à-face opposa Lucas et Nicolas II, qui ont passé toute la nuit à taper le carton.

Table 4, dite « Le futur du passé » : L’Humanité, par son comportement irresponsable, a rendu la Terre inhabitable. Face à l’urgence de la situation, les grandes Nations sont contraintes de partager leurs connaissances pour réaliser le plus vaste vaisseau spatial jamais construit : le Black Angel. Sa mission : transporter le patrimoine génétique de l’Humanité vers une nouvelle planète d’accueil. Une perspective que n’a pas effrayé RomJé, qui avec 31, eut le redoutable honneur de faire passer notre monde du passé au futur. Le Doc (28) et Audrey (25) n’en étaient pas loin.

Table 5, dite « La main d’un Dieu » : à cette table de Batman, un méchant (Olivier, qui incarne Bane), et des gentils (Benjamin, François-René, petit Paul). La main d’un Dieu a fait basculer le destin de cette partie que les gentils ont gagné à un jeu de dés près.

Table 6, dite « Hiéroglyphique » : pour finir, à Codenames, les Rouges (Dom, VHS, François-René) ont vaincu sans faiblesse des Bleus (Xel, Joan, Mickaël, Doc Nico), qui se sont complus à abuser d’indices hiéroglyphiques, à l’image de cet énigmatique Urologue 3 (Colon, Guide, Centre), pour ne rien dire de certaines attitudes gestuelles ou langagières très très limites et pas du tout impassibles. En face, les Bleus ont gagné la deuxième manche en répétant trois fois de suite l’indice Mario, que chacun interpréta à sa guise (Super Mario, Mario Kart, et Mario Draghi étant successivement convoqués à l’appel).
Cette soirée fut pour certains l’occasion de découvrir le Carbonifère (indice pour Tronc et Gaz). Cinquième et avant dernière période du paléozoïque, le Carbonifère débuta il y a 360 Ma, après l’extinction de masse du Dévonien qui a entraîné la mort de 70% des animaux marins, et va durer à peu près 60 Ma. Il vit apparaître les premiers arbres à écorce, qui lors d’incendie ou d’inondation seront enterrés. Leur sédimentation provoquera leur transformation en charbon. Enterré, sans air et soumis à une forte pression, au cours des siècles, ces éléments organiques se muent en composés carbonés: dans un premier temps en tourbe (55/60% de carbone), après en lignite (60/77%), puis en houille  (77/87%), encore après en anthracite (87/95%) et finalement en graphite (100%). La plupart de ces éléments nous donnent du charbon, lequel des millions d’années plus tard, sera utilisé à outrance lors de la révolution industrielle.

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Séance de VENDREDI 11/10/2019 à Servel

Le vendredi 11 octobre 1963, s’éteignaient à quelques heures d’intervalle Édith Piaf et Jean Cocteau. Par cette étrange journée de « double deuil national » qui allait bouleverser la France entière, s’achevait – à la vie à la mort – une amitié tissée depuis plus de vingt ans. Les décès quasi-simultanés, 7 heures du matin pour la « Môme de Paris », 13 heures pour le « Funambule de tous les Arts » sont pourtant autant prématurés qu’attendus.

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Au printemps 1963, prématurément vieillie, épuisée et malade, c’est très affaiblie qu’Édith Piaf était partie en convalescence dans le sud de la France. Tombée dans le coma en avril 1963, elle meurt au Plascassier, près de Grasse le jeudi 10 octobre 1963. Mais comme elle avait formulé le désir de mourir à Paris, son corps est ramené secrètement dans la nuit dans son hôtel particulier du boulevard Lannes où son décès d’une hémorragie interne, à l’orée de ses 48 ans, est constaté officiellement le lendemain.

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Dans sa retraite de Milly-la-Forêt, Jean Cocteau, ménagé par sa cuisinière qui connaît parfaitement la fragilité de son état de santé, apprend la mort quelques heures plus tôt de sa grande amie Edith Piaf qu’il avait fait débuter au théâtre dans sa pièce « Le Bel Indifférent » (1940).
Au même moment, à Paris, nombre d’artistes et de personnalités s’étonnent que l’écrivain et académicien, si proche de la chanteuse défunte, mette autant de temps à témoigner ses souvenirs et à lui rendre hommage. Peu de personnes savent en réalité que, déjà victime de deux crises cardiaques et trop ému, il vient de déclarer à son entourage : « C’est le bateau qui achève de couler. C’est ma dernière journée sur cette terre. »

Quelques heures après, il s’éteint à son tour sans avoir eu la force d’écrire l’article que le magazine Paris-Match venait de lui commander pour être publié dès le lendemain. Dans tous les kiosques de France et des pays francophones, le Parisien Libéré publia le lendemain un gros titre évocateur du départ crépusculaire de la somnambule du grand public et du funambule du Tout-Paris : « La mort d’Édith Piaf a tué Jean Cocteau ».

56 ans plus tard à Parties Civiles, de longues amitiés ont aussi pris fin dans de troubles circonstances.

Table 1, dite « Passé défini » : à cette table de découverte de Montana – un jeu qui revisite un passé défini – on vit Xel collectionner vaches et gourdes, mais c’est François-René qui a posé en premier ses campements et est déclaré vainqueur. Céline, réente recrue depuis le forum des associations, obtient l’accessit sur le podium (en même temps, notez, ils étaient trois).

Table 2, dite « Plus bleu que tes yeux » : la table 1 enchaîne à Azul – un jeu qui nécessite une petite courbe d’apprentissage. Xel la maîtrise parfaitement, qui enquille deux victoires, devançant François-René puis Céline par deux fois (81/66/38 puis 83/62/47). La môme conclut, dévisageant son dauphin: « Azul, c’est plus bleu que tes yeux ».

Table 3, dite « Descente aux enfers » : table savamment planifiée, Pax Pamir accueille, aux côtés des afficionados habituels (Dom, votre serviteur), deux curieux motivés (Tristan et Thomas) et un couple de nouveaux adeptes (Thibault et Chi-Xhue) qui jouèrent en duo. C’est parti pour une explication de règles une mise en place, et une double faute: vénielle dans la mise en place (une carte manquait dans chaque paquet), mortelle dans l’explication (le rang 0 ne disparaît que s’il ne contient que des événements). Le double effet de ces erreurs fut d’accélérer subitement la partie – ce qui n’est pas si mal dans une partie à 6 pour un jeu « best with » à 3 ou 4. A 5, le joueur qui fait la route en solitaire prend un risque: c’est celui que votre serviteur prit avec les afghans, et il lui fut fatal. La fin de partie fut comme une partie d’échec, ou chacun semblait avoir une chance de gagner (rappelons que le dernier « dominance check » compte double), et où Dom sortit du chapeau sans forcément l’avoir provoqué. Un vainqueur certifié développement durable pour un tapis vert, c’était dans le thème, mais cela ne doit pas nous empêcher d’aller rechercher Orphée des enfers des erreurs de règles pour la ramener au monde des vivants: verdict d’une partie honnête la semaine prochaine !

Table 4, dite « Tant qu’il y aura des jours » : tant qu’il y aura des jours Descent déploiera son univers. Olivier, Franck et le petit Pauly ont succombé cette fois-ci.

Table 5, dite « Les enfants terribles » : deux grands enfants, Mickaël et Olive, découvrent la tumultueuse histoire des guerres d’antan de Joan of Arc. Duguesclin libéra Rennes, puis Condate fut affamée par les Anglais. Autrement dit, une victoire partout entre France et Angleterre, ces enfants terribles de l’histoire.

Kemet

Table 6, dite « Mon légionnaire » : à Kermet vous incarnez un peuple de l’Egypte Antique et utilisez les pouvoirs mystiques des Dieux et leurs puissantes armées. Un rôle sur mesure pour Jérôme, qu’on imagine volontiers dans le costume du légionnaire sans merci. Il l’emporte avec le score magique de 10, devant deux demi-Dieux, Doc Nico et Yannick (dont le score est un carré parfait suivant un cube parfait, seul cas de puissances parfaites consécutives selon l’hypothèse de Catalan), et une odalisque, Audrey (qui score le plus petit nombre parfait pair).

Table 7, dite « Les monstres sacrés » : à Warhammer 40 000 Benjamin et sa bande redonnent vie à des monstres sacrés et refont l’histoire. Alors, qui a gagné ? On ne sait, mais, peu importe le score: à ce jeu comme dans la vie, ce qui importe n’est pas la destination, mais le voyage.

Table 8, dite « Non, je ne regrette rien » : pour ce Codenames final nous retrouvons les Rouges (François-René, Dom, Thomas, Xel) affronter les Bleus (Thibault, Tristan, Doc Nico, et votre serviteur).

  • Rouges 1-0 : le maître espion l’a joué trop subtil pour son public avec un Morsure 2 (Serpent, Crochet) et l’audacieux Philibert 2 (Facteur, Tuile)..
  • Bleus 1-1 : les Bleus égalisent dans des circonstances rocambolesques: menant 8 à 4 et avec un seul mot à trouver, les Rouges choisissent l’Assassin faisant la terrible confusion entre Sciences et Etudes pour l’indice trompeur Faculté !
  • Rouges 2-1: les Rouges ne regrettent rien de rien et se reprennent en concluant de manière implacable.

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Séance de VENDREDI 04/10/2019 à Servel

Le 4 octobre 1945, une ordonnance créait la sécurité sociale, organisation destinée à « garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent. »

74 ans plus tard à Parties Civiles, aucune garantie sur la capacité de gain n’était disponible.

Table 1, dite « Le grand houblon » : pour ce classique revisité, Brass: Birmingham, Thomas a apporté de la bière, mais il est interdit de l’utiliser pour vendre ses marchandises. On apprend à ce propos que brass, en anglais, n’a rien à voir avec les brasseries, mais se traduit par laiton. Le houblon aidant, Thomas est survitaminé, et s’offre une victoire de prestige avec 176, juste devant Xel, 170. Votre serviteur termine à 132 sur un dernier tour splendide (2 aciéries retournées derechef à la suite !), et Eric fait un début honorable avec 109.

Table 2, dite « Couverture universelle » : à Root on s’encanaille à jouer avec deux vagabonds, et ce sont eux qui tinrent le haut du pavé, Doc Nico devançant Jérôme pour tirer à lui une couverture universelle. François-René, avec l’alliance de la forêt, Vivien, avec les chats, et Nicolas II, lézard de service, avaient un domicile fixe mais pas les points qui vont avec.

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Aristeia

Table 3, dite « Humains, sinon rien » : voici Aristéia, un jeu de plateau type MOBA qui permet aux joueurs de devenir managers d’une équipe dans le plus grand show télévisé de la Sphère Humaine. Tout un programme, dont on ne sait malheureusement rien sinon que Frédéric et Olivier.L en furent les protagonistes.

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Table 4, dite « Ombre déportée » : encore une découverte à cette table dans une soirée riche en surprises. Il s’agit de l’ombre de Kilforch – la réédition du jeu Gloom of Kilforth, de Tristan Hall, 3ème Kickstarter de la compagnie (la première édition de GoK donc, et un jeu de carte sur la bataille d’Hastings 1066, Tears to many mothers). Jouable en mode coopératif ou compétitif il permet aux joueurs de vivre une aventure épique, avec en prime les splendides illustrations de l’artiste polonaise Anna Kryczkowska. On meuble, on meuble, car, pour tout vous dire, de Mickaël, Frank et le petit Paul, nous ignorons qui a eu le dessus.

Table 5, dite « Mineur accompagné » : Dom initie à la Gloire de Rome Elouan, Frédéric, Audrey et Olive (le seul à déjà avoir joué). Le tuteur finit par sortir une combo de cartes typique de ce jeu : disposant d’une clientèle doublée, il recrute 11 clients d’un coup ! A 5 joueurs, la pioche descend vite : la partie prend fin juste après, et si Dom l’emporte c’est avec un modeste 14 PV devant 11 pour Frédéric (le seul à avoir une ressource dans sa chambre forte, qui lui rapporte 6 PV), puis 10, 9 et 7. Et en complément : les mêmes jouent ensuite à The Boss. Partie courte (en 3 manches) dominée par le retors Elouan suivi par Dom et Audrey à égalité. Il faudra garder un œil sur ce jeune-là.

Table 6, dite « Parcours de soin » : à Trône de fer Maxime le sauvageon a tant pris soin de Jeff Lannister qu’il l’a laissé, lui offrant une égalité alors que tout indiquait qu’il devait gagner.

Table 7, dite « Docteurs non conventionnés » : à Trône de fer encore, c’est Jacques – Stark qui joute avec Christophe le gardien de nuit. Deux docteurs en jeu certifiés, mais ne leur demandez pas de ticket modérateur, ce sont des passionnés ! L’un d’eux dévoilera-t-il l’issue sur le forum ?

Table 8, dite « Salle d’attente » :pour ce Codenames final nous retrouvons les Rouges (Doc Nico, Nicolas II, Thomas, Xel) affronter les Bleus (Dom, Vivien, François-René, et votre serviteur).

Rouges 1-0 : les Bleus foncent sur le mot assassin Cercle pour un pourtant indiscutable Militant 2 qui visait Colle et Route.

Bleus 1-1 : les Bleus égalisent mais sont contestés dans leur choix douteux de l’indice Bonduelle visant Casse + Grain !

Rouges 2-1 : victoire à longue maturation des Rouges qui finissent par un petit digestif sur un Williams 1

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