Séance de VENDREDI 16/07/2021 à Servel

Le 16 juillet 1945 eut lieu dans le désert américain du Nouveau-Mexique, près de Los Alamos, la première explosion atomique. Cet essai en grandeur nature précède de trois semaines le largage meurtrier et sans précédent d’une bombe atomique au-dessus de la ville japonaise d’Hiroshima. Le nom de code Trinity lui fut proposé par le physicien Robert Oppenheimer dirigeant le laboratoire de Los Alamos en référence à un poème de John Donne sur la Trinité.

Dans le cadre du projet Manhattan, les scientifiques avaient développé une arme à fission utilisant du plutonium surnommée « Gadget » mais, en raison de sa complexité, ils n’étaient pas certains qu’elle fonctionnerait. Il fut donc décidé de réaliser un essai dans une région isolée et inhabitée, et le choix se porta à la fin de l’année 1944 sur cette zone désertique au Nouveau-Mexique, la bien nommée Jornada del Muerto.

Bulle de plasma de 266 mètres de diamètre formée par Gadget, lors de l'essai Trinity, après 0,025 seconde.

 

Une répétition fut organisée le 7 mai avec 108 tonnes d’explosifs mélangées à des particules radioactives pour calibrer les instruments. La détonation de Gadget dégagea une énergie d’environ 21 kilotonnes de TNT et fut considérée comme un succès par les observateurs. Bien que l’explosion ait été vue et entendue à des dizaines de kilomètres, le public ne fut informé de l’essai que le 12 août à la publication du rapport Smyth.

76 ans plus tard, une séance de Parties Civiles fit grand bruit à Lannion et aux alentours.

Table 1, dite « Inspecteur Gadget » : Lucas est devenu un pilier de nos soirées, et il ne vient jamais sans gadgets. Pas de grosse valise de Mah-Jong ce soir, mais les jolis cailloux de toutes les couleurs de It’s a wonderful world. Aucune bavure dans cette inspection en règle où Fabrice, un nouveau venu fort sympathique (et que nous appellerons pour plus de simplicité Fabrice-alias-Fabrice), et Olivier firent figure de victimes, expiatoires mais néanmoins admiratives de la maîtrise de leur initiateur. Il tenta ensuite de les mettre de son côté avec le coopératif Enchanteur, mais ils durent déchanter.

Table 2, dite « Sainte Trinité » : Mickaël apporte Blood rage et, au nom du père, récite son sermon, il le connaît par cœur désormais. Elouann, le fils, mesura que, même détenteur d’une liberté de locomotion toute nouvelle, il n’était encore qu’un humain, tout comme Axel, le Saint-Esprit descendu de ses hauteurs avec la légèreté de la colombe

Table 3, dite « Fission de cœur » : Du groupe de six joueurs sans table encore alors que la soirée s’avançait, et qui hésitait à fusionner, Vincent et Thomas provoquèrent une fission de cœur en se retrouvant à Shards of Infinity. Deux joueurs qui s’apprécient, donc, ce qui ne les empêcha pas de croiser le fer. Au bout des ébats, un oxymore: c’est Thomas qui imposa sa « suprépapamacie » sur le score de 2-1.

Table 4, dite « Manhattan Transfer » : Les rescapés de la fission sus-mentionnée se retrouvent à Las Vegas, où Dom joue le caïd (300 k$) devant Xel (290 k$), VHS (270 k$) et François-René (270 k$ également), puis la soirée tourne à la Vendetta sous la double patronage de Bruno Faidutti (l’auteur du jeu) et Gogo Yubari (qui présente la particularité d’être à la fois une écolière japonaise et un tueur à gages), et à un tableau de score inversé (François-René 23, VHS et Xel 21, Dom 16).Vendetta - Vampire : La Mascarade

Table 5, dite « Alerte rouge » : Un Codenames final réunit, comme il est de tradition, deux équipes: Bleus: Xel, VHS, Thomas, Axel Rouges: Dom, Vincent, François-René, Elouann Les bleus furent atomisés dans cette partie qui tourna à l’alerte rouge (4-0). La faute au professeur Tournesol, qu’on croyait être un génie, à Michou, interprète d’une jolie quadrangulation (Paris, Champ, Boîte, Piano), à un siège rotatif mortel, et à une poudre explosive !

 

Séance de VENDREDI 02/07/2021 à Servel

Approchez, approchez ! Parfait dans le costume de M. Loyal, Neox accueille ses ouailles pour la reprise des activités « en présentiel » de Parties Civiles. On s’étire, on se frotte les yeux et on se demande si tout cela est bien réel. Comme si on sortait d’un long sommeil (476 jours selon ceux qui ont coché leur calendrier soir après soir. 476 est d’ailleurs l’année de la chute de l’empire romain d’occident, traditionnellement considérée comme le début du moyen-âge mais c’est une autre histoire).

Le protocole sanitaire a été respecté avec port du masque jusqu’à la fin de la soirée et désinfection des jeux au lance-flammes.

Table 1, dite « Sous le regard des dieux » : Les jeux plantureux sont de retour, la paire François-René/Guillaume affronte Axel/OlivierL à Mythic Battles. Ce sont les seconds qui manoeuvrent le mieux et finissent avec les quatre omphalos de la victoire.

Table 2, dite « Same players shoot again » : Baptiste et Steven ressortent leur cher Warhammer 40k. Ils ont joué longtemps, très longtemps, qui pourra en dire plus ?

Table 3, dite « Fric-frac » : Bien planqués dans une salle périphérique, la bande à Thomas (Nicolas2, Samuel et Jérôme) tente le casse du mois dans Burgle Bros. Ils ont efficacement coopéré et, souples et agiles tels le félin, ont échappé aux rondes des gardes (en se réfugiant dans les toilettes, ça à la SNCF ça ne passe pas). A la fin ils repartent lestés d’un buste de Nefertiti (et de quelques lingots d’or me glisse un commentateur matérialiste).

Table 4, dite « Recrutées » : Non seulement on a eu le plaisir de revoir des (demi) visages connus mais on a découvert de nouvelles têtes, en l’occurence Adriane, Marianna et Chloé. Déjà joueuses et tuyautées par un sympathique adhérent, elles ont enchaîné Splendor (featuring Mikaël) puis Five Tribes pour ensuite rejoindre le Codenames final.

Table 5, dite « Maxivilles » : Le binôme intergénérationnel Eric-Elouan, adjoints d’OlivierB et instruits par Lucas découvre le Royaume de Valeria, un jeu qui reprend la mécanique de Minivilles : on achète des cartes pour son tableau depuis une rivière et à chaque tour les cartes que l’on peut activer sont déterminées par un lancer de dés. Les protagonistes ont disparu avant d’être inverviewés, on est encore un peu rouillés.

Table 6, dite « Apéritive » : Petite partie intercalaire de Coloretto en attendant Lucas pour Gérard, Thibault, Nicolas-qui-vient-deux-fois-par-an et Dom. Thibault, récompensé de sa prise de risques et malgré les croche-pieds de ses collègues, finit avec une collection de cartes quasi parfaite (3 couleurs seulement et 2 jokers) et l’emporte sans discussion.

Table 7, dite « Plat de résistance » : Lucas (qui a encore pris le temps d’expliquer les règles de Five Tribes, il devrait en faire son métier !) prend place avec son jeu fétiche, It’s a wonderful world, avec Thibault dans le rôle du second expérimenté et Gérard, Vincent et VHN comme candides. La hiérarchie a été respectée et il s’avère qu’il faut utiliser les multiplicateurs de score pour gagner. Aidé du bonus de sa carte de départ, Lucas fait tapis sur les cartes jaunes et finit avec 107 points. Thibaut ne démérite pas avec 72 tandis que les autres naviguent autour de 30. Plus cruel que merveilleux, ce monde !

Table 8, dite « Tête à tête fatal » : Thomas convainc N2 de l’affronter à Shards of Infinity, à la fois excellent jeu à 2 et deck-builder parmi les meilleurs. Mais Nicolas savait-il que que Thomas en mangeait un tous les matins ? A-t-il été croqué tout cru ?

Table 9, dite « Farandole de desserts » : Tous les restants finissent sur la scène pour le numéro final, un Codenames, what else ? Avec tellement de joueurs/joueuses qu’ils tenaient difficilement autour de la table. Unité de temps et de lieu pour une partie en 3 manches belle comme une tragédie et drôle comme une comédie. La première aux Rouges (Axel contre Thibault) avec pas mal d’indices en 1, on était rouillés, et juste ce qu’il faut de chance (Rebelle 2 visait Mêche et Fils, mais Base -à cause de Star Wars- marchait aussi). Les Rouges doublent la mise avec F-R face à Adriane : son Anatomie 5 révèle qu’un an de parties à distance l’ont maintenu surentraîné. Les Bleus prennent leur revanche dans la dernière (Vincent-Jérôme) avec un ace sous la forme de Lacoste 3 (Service, Griffe, Col).

La nuit était chaude quand votre rédacteur se retira dans le respect des gestes barrières, mais les tables 2 et 8 allaient toujours bon train. Le forum semble avoir succombé à la pandémie mais tout élément d’information transmis sera examiné avec soin.

Séance de VENDREDI 13/03/2020 à Servel

L’origine de la superstition associant le vendredi 13 à un jour de malchance reste un mystère. Pour certains, le nombre 13 est une référence au treizième apôtre présent à la Cène, Judas. Avec 20 présents, plus d’une table fut nécessaire pour accueillir les disciples.

Table 1, dite « Jour de chance » : Benjamin, Steven et Baptiste disputent une longue et tendue partie des Paladins du Royaume de l’Ouest. C’est Steven, qu’on voit en général aux tables de figurines, qui l’emporte avec 95 PV, légèrement devant Benjamin et nettement devant Baptiste.

Table 2, dite « Film d’horreur » : une très grande table (9 joueurs : Jimmy, Benoît, Sam, Christophe, Eric, Elouan, Dom, Thomas, François-René) de Zombicide dans sa version Black Ops (censément dans l’esprit d’Alien mais beaucoup de créatures ont des looks Lovecraftiens). Une fois les personnages choisis et équipés, on se lance dans l’exploration de la base spatiale, à la recherche d’oxygène et d’armes qui fonctionneront dans le vide. Poussez-pas derrière. Etait-ce la taille du groupe qui a rendu les monstres top puissants, a-t-on trop pris son temps, a-t-on inutilement voulu éliminer les créatures qui s’en prenaient à l’arrière-garde ? Toujours est-il que les malheureux sortis du sas ont été anéantis par un adversaire supérieur en force et en nombre, en particulier des Abominations trop mobiles et dégommant d’une baffe les frêles humains et leurs machines sophistiquées. Quelques actes d’héroïsme n’ont pas suffi à arrêter le bain de sang qui scelle la défaite collective. On se serait cru dans Vendredi 13, le film, j’en frissonne encore.

Table 3, dite « Mystère » : Mickaël, Alexandre, Frédéric et OlivierL ont inauguré Fuji Koro, une boîte riche de matériel mais dont nous ignorons tout.

Table 4, dite « Scène » : la guilde du Grojeu (Tristan, Xel, Julien et Lucas) entre en scène autour du plateau de Trickerion pour une séance d’illusions qui se termine par la victoire de Tristan.

Table 5, dite « Ce n’est qu’un au revoir » : Pour finir dignement la soirée avant une interruption indéterminée du son et de l’image, la table 2 enchaîne sur un Codenames avec en Bleu Thomas, F-R, Eric et Sam et en Rouge Elouan, Christophe, Jimmy et VHN. On sentait les participants rouillés, les marqueurs blancs ont été nombreux tout au long de la partie.

La première manche voit une victoire serrée mais logique des Bleus malgré leur difficulté à faire trouver Bulle et Gaz avec Champagne 2. En face, le Brouillard 2 est resté trop opaque (il visait Corne -de brume- et Bouchée -la vue-). La seconde manche voit s’affrontre un duo père-et-fils d’artistes surréalistes (utilisant des expressions comme « la surface de réservation »). Après un bon départ (Vacances 4 pour Colonie, Londres, Rome et Manège), Elouan explore des associations d’idées que seul lui peut décoder, et encore ! En face, Poulet 2 visait Aile et Croûte mais a bien failli les mener vers l’assassin Dent. Au final, 2-0 pour les Bleus. La dernière manche a vu les Rouges sauver l’honneur, d’autant plus méritoire que Jimmy était face au redouté F-R. Mais ce dernier n’a pas vu que Sac allait aussi bien avec Constantinople que Banane. Les Rouges, eux, ont eu du mal avec Orchestre 4 (Flûte Canon Tube Boîte mais ni Radio ni Piano) mais ont fini avant des Bleus encore plus confus qu’eux.

En partant, un adhérent prit avec lui Pandémie Contagion, un choix bien thématique pour occuper les enfants les prochaines semaines.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 20/12/2019 à Servel

Résultat de recherche d'images pour "Experimental Breeder Reactor"

Le 20 décembre 1951 avait lieu la mise en service de la première centrale nucléaire du monde (l’Experimental Breeder Reactor I (EBR-I)), construite au laboratoire national de l’Idaho. Il s’agit du premier réacteur nucléaire ayant produit de la chaleur convertie en électricité, suffisamment pour illuminer quatre ampoules de 200 Watts ce jour-là !
Ce réacteur de recherche à neutrons rapides utilisait dans un premier temps de l’uranium enrichi à plus de 90 %, refroidi par un alliage sodium-potassium, échangeant avec un circuit secondaire véhiculant du métal liquide et cédant ses calories à un circuit tertiaire d’eau par l’intermédiaire d’un générateur de vapeur. La vapeur produite alimentait une turbine, était condensée et renvoyée au générateur de vapeur par des pompes alimentaires. Il a été utilisé pour des travaux de recherche jusqu’en 1964, date à laquelle il a été définitivement arrêté.

68 ans après, pas besoin de nucléaire pour produire de la chaleur à cette séance de Parties Civiles: le Père Noël et ses cadeaux, le vin chaud et autres douceurs y ont suffi.

Table 1, dite « Air liquide » : Dom fait de nouvelles recrues à Clank dans l’espace ! où il revient après avoir appris les leçons de mardi: bien penser à remonter (avec un artefact) faute de rester enfoui sous la terre, car ce jeu de quêtes est aussi une course. Logiquement il remonte à peine entré. Votre serviteur fait de belles récoltes et musarde sous terre avant de pointer le museau à la surface, mais entretemps, Vincent est sorti lui aussi. La déferlement de Clank survient logiquement et met fin à la partie, au grand désespoir de Gérard, coincé sous terre et affublé pour cette cause du score de 0 (62*0). Votre narrateur se croyait vainqueur officiel avec un beau score de 60+0, mais il n’en fut que vainqueur moral, n’ayant pas pris en compte le bonus de 20 (pas expliqué au départ ?) généreusement octroyé en liquide à ceux qui remontent à l’ait libre, et qui fit de Dom un vainqueur de papier (47+20), et donna à Vincent l’accessit (24+20).

Table 2, dite « Production énergétique » : on produit de l’énergie à revendre à cette table de Food chain magnate . Xel, Oliver, Elouann et Tristan assistent à la victoire de Thomas.

Tables 3 et 4, dite « Atomes crochus » : pas besoin d’observer longtemps les protagonistes de ces tables de Warhammer 40K pour constater que Baptiste, Steven, Benjamin et consorts ont des atomes crochus. On n’entrera pas dans leur intimité en dévoilant l’issue de ces parties.

Table 5, dite « Electron libre » : à Azul: les vitraux de Sintra (une déclinaison plus complexe que l’original) comme à Welcome, le professeur Jeff la joue électron libre, et fait la leçon à Jack, Marie-Anne et Benjamin. Chapeau l’artiste !

Table 6, dite « Réactions en chaîne » : unis comme les doigts de la main, Franck, le petit Paul, Olivier-3 et Alexandre provoquent des réactions en chaînes qui leur donnent une victoire imparable à Zombicide.

Table 7, dite « Vapeurs condensées » : à Batman, on retrouve Doc Nico mais aussi Nourdine, Neox, François-René, Camille, Mickaël et Olive. Autant dire qu’avec cet aréopage, il y avait beaucoup de vapeur condensée dans les cranes qui ne demandait qu’à se détendre !

Table 8, dite « Fusion des cœurs » : à Codenames, les Rouges (Jeff, Vincent, Marie-Anne, Gérard), affrontaient les Bleus (François-René, Dom, VHS) pour une partie épique:

  • Rouges 1-0: les Bleus se perdent en route sur un Randonneurs incompris (Guide, Lien, Mule) tandis que les Rouges étalent leur culture avec Jules Verne (Ile, Rayon, Canon)
  • Les Bleus égalisent avec des indices étranges (Trompette pour Piano, Belge pour Suisse…), profitant de l’errance des Rouges dans un bois inextricable (Noix, Volet)
  • Bleus 2-1: les Bleus l’emportent dans une manche d’anthologie où s’affrontèrent tour à tour Cupidon (Tir, Vénus, Pince) et Cœur (Pompe, Veine, Reine), mais c’est un joli Coup (Feu, Pouce, Double) qui scella la partie, et on s’en voudrait de ne pas aussi mentionner le subtil Département (Aube, Côte)

Table 9, dite « Générateurs de vapeurs » : à Bohnanza, on plante des haricots, futurs générateurs de vapeurs. Une partie entre amis avec Tristan, Xel et Thomas, et remportée de justesse par ce dernier.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 29/11/2019 à Servel

Résultat de recherche d'images pour "howard carter cartoon"

Après 20 ans de fouilles, le 29 novembre 1922, Howard Carter ouvre officiellement la tombe de Toutankhamon. L’archéologue a invité, pour y assister, plusieurs invités de marque dont la reine Élisabeth de Belgique et son fils. Tous sont sous le choc. La pièce qui se révèle à eux regorge d’un nombre inimaginable d’objets. Il y a là des conserves funéraires, des bouquets de fleurs, un trône doré, des grands lits en forme d’animaux, des chars démontés, des vases en albâtre.

97 ans après, à Lannion, petits et grands s’émerveillaient de la richesse inépuisable des jeux des adhérents de Parties Civiles. Jugez plutôt.

Table 1, dite : « Un rêve de princesse » : cette table de Dreamscape fut marquée par la présence de Joan, qui faisait un passage impromptu dans le Trégor. C’est vrai après tout, comment résister à l’attrait d’une séance de Parties Civiles et d’un fest-noz ? La néo-chartraine fut en tous cas la princesse de la soirée, et, à ce jeu, on peut dire qu’elle a rêvé vraiment trop fort ! En l’occurrence, son rêve aquatique (les falaises, du plongeon au bord de l’eau) s’est orné de sapins qui l’ont propulsée au 48 ème ciel. 19 étages plus bas, excusez du peu, on retrouvait Mickaël, puis, quelques marches encore en dessous, Frank et Dom.

Table 2, dite « Pharaonique » : Pharaonique, cette table de Age of steam le fut par sa dimension, sa longueur, et son podium de barbons barbus (Jack, Jeff, Neox), une dynastie à lui tout seul. Thomas et Jérémie ont mesuré le chemin qu’il leur restait à parcourir pour figurer à ce panthéon.

Table 3, dite « Toute en carton » : à Keyforge un face-à-face opposa Lucas et Nicolas II, qui ont passé toute la nuit à taper le carton.

Table 4, dite « Le futur du passé » : L’Humanité, par son comportement irresponsable, a rendu la Terre inhabitable. Face à l’urgence de la situation, les grandes Nations sont contraintes de partager leurs connaissances pour réaliser le plus vaste vaisseau spatial jamais construit : le Black Angel. Sa mission : transporter le patrimoine génétique de l’Humanité vers une nouvelle planète d’accueil. Une perspective que n’a pas effrayé RomJé, qui avec 31, eut le redoutable honneur de faire passer notre monde du passé au futur. Le Doc (28) et Audrey (25) n’en étaient pas loin.

Table 5, dite « La main d’un Dieu » : à cette table de Batman, un méchant (Olivier, qui incarne Bane), et des gentils (Benjamin, François-René, petit Paul). La main d’un Dieu a fait basculer le destin de cette partie que les gentils ont gagné à un jeu de dés près.

Table 6, dite « Hiéroglyphique » : pour finir, à Codenames, les Rouges (Dom, VHS, François-René) ont vaincu sans faiblesse des Bleus (Xel, Joan, Mickaël, Doc Nico), qui se sont complus à abuser d’indices hiéroglyphiques, à l’image de cet énigmatique Urologue 3 (Colon, Guide, Centre), pour ne rien dire de certaines attitudes gestuelles ou langagières très très limites et pas du tout impassibles. En face, les Bleus ont gagné la deuxième manche en répétant trois fois de suite l’indice Mario, que chacun interpréta à sa guise (Super Mario, Mario Kart, et Mario Draghi étant successivement convoqués à l’appel).
Cette soirée fut pour certains l’occasion de découvrir le Carbonifère (indice pour Tronc et Gaz). Cinquième et avant dernière période du paléozoïque, le Carbonifère débuta il y a 360 Ma, après l’extinction de masse du Dévonien qui a entraîné la mort de 70% des animaux marins, et va durer à peu près 60 Ma. Il vit apparaître les premiers arbres à écorce, qui lors d’incendie ou d’inondation seront enterrés. Leur sédimentation provoquera leur transformation en charbon. Enterré, sans air et soumis à une forte pression, au cours des siècles, ces éléments organiques se muent en composés carbonés: dans un premier temps en tourbe (55/60% de carbone), après en lignite (60/77%), puis en houille  (77/87%), encore après en anthracite (87/95%) et finalement en graphite (100%). La plupart de ces éléments nous donnent du charbon, lequel des millions d’années plus tard, sera utilisé à outrance lors de la révolution industrielle.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 11/10/2019 à Servel

Le vendredi 11 octobre 1963, s’éteignaient à quelques heures d’intervalle Édith Piaf et Jean Cocteau. Par cette étrange journée de « double deuil national » qui allait bouleverser la France entière, s’achevait – à la vie à la mort – une amitié tissée depuis plus de vingt ans. Les décès quasi-simultanés, 7 heures du matin pour la « Môme de Paris », 13 heures pour le « Funambule de tous les Arts » sont pourtant autant prématurés qu’attendus.

Résultat d’images pour cocteau piaf cartoon

Au printemps 1963, prématurément vieillie, épuisée et malade, c’est très affaiblie qu’Édith Piaf était partie en convalescence dans le sud de la France. Tombée dans le coma en avril 1963, elle meurt au Plascassier, près de Grasse le jeudi 10 octobre 1963. Mais comme elle avait formulé le désir de mourir à Paris, son corps est ramené secrètement dans la nuit dans son hôtel particulier du boulevard Lannes où son décès d’une hémorragie interne, à l’orée de ses 48 ans, est constaté officiellement le lendemain.

Afficher l’image source

Dans sa retraite de Milly-la-Forêt, Jean Cocteau, ménagé par sa cuisinière qui connaît parfaitement la fragilité de son état de santé, apprend la mort quelques heures plus tôt de sa grande amie Edith Piaf qu’il avait fait débuter au théâtre dans sa pièce « Le Bel Indifférent » (1940).
Au même moment, à Paris, nombre d’artistes et de personnalités s’étonnent que l’écrivain et académicien, si proche de la chanteuse défunte, mette autant de temps à témoigner ses souvenirs et à lui rendre hommage. Peu de personnes savent en réalité que, déjà victime de deux crises cardiaques et trop ému, il vient de déclarer à son entourage : « C’est le bateau qui achève de couler. C’est ma dernière journée sur cette terre. »

Quelques heures après, il s’éteint à son tour sans avoir eu la force d’écrire l’article que le magazine Paris-Match venait de lui commander pour être publié dès le lendemain. Dans tous les kiosques de France et des pays francophones, le Parisien Libéré publia le lendemain un gros titre évocateur du départ crépusculaire de la somnambule du grand public et du funambule du Tout-Paris : « La mort d’Édith Piaf a tué Jean Cocteau ».

56 ans plus tard à Parties Civiles, de longues amitiés ont aussi pris fin dans de troubles circonstances.

Table 1, dite « Passé défini » : à cette table de découverte de Montana – un jeu qui revisite un passé défini – on vit Xel collectionner vaches et gourdes, mais c’est François-René qui a posé en premier ses campements et est déclaré vainqueur. Céline, réente recrue depuis le forum des associations, obtient l’accessit sur le podium (en même temps, notez, ils étaient trois).

Table 2, dite « Plus bleu que tes yeux » : la table 1 enchaîne à Azul – un jeu qui nécessite une petite courbe d’apprentissage. Xel la maîtrise parfaitement, qui enquille deux victoires, devançant François-René puis Céline par deux fois (81/66/38 puis 83/62/47). La môme conclut, dévisageant son dauphin: « Azul, c’est plus bleu que tes yeux ».

Table 3, dite « Descente aux enfers » : table savamment planifiée, Pax Pamir accueille, aux côtés des afficionados habituels (Dom, votre serviteur), deux curieux motivés (Tristan et Thomas) et un couple de nouveaux adeptes (Thibault et Chi-Xhue) qui jouèrent en duo. C’est parti pour une explication de règles une mise en place, et une double faute: vénielle dans la mise en place (une carte manquait dans chaque paquet), mortelle dans l’explication (le rang 0 ne disparaît que s’il ne contient que des événements). Le double effet de ces erreurs fut d’accélérer subitement la partie – ce qui n’est pas si mal dans une partie à 6 pour un jeu « best with » à 3 ou 4. A 5, le joueur qui fait la route en solitaire prend un risque: c’est celui que votre serviteur prit avec les afghans, et il lui fut fatal. La fin de partie fut comme une partie d’échec, ou chacun semblait avoir une chance de gagner (rappelons que le dernier « dominance check » compte double), et où Dom sortit du chapeau sans forcément l’avoir provoqué. Un vainqueur certifié développement durable pour un tapis vert, c’était dans le thème, mais cela ne doit pas nous empêcher d’aller rechercher Orphée des enfers des erreurs de règles pour la ramener au monde des vivants: verdict d’une partie honnête la semaine prochaine !

Table 4, dite « Tant qu’il y aura des jours » : tant qu’il y aura des jours Descent déploiera son univers. Olivier, Franck et le petit Pauly ont succombé cette fois-ci.

Table 5, dite « Les enfants terribles » : deux grands enfants, Mickaël et Olive, découvrent la tumultueuse histoire des guerres d’antan de Joan of Arc. Duguesclin libéra Rennes, puis Condate fut affamée par les Anglais. Autrement dit, une victoire partout entre France et Angleterre, ces enfants terribles de l’histoire.

Kemet

Table 6, dite « Mon légionnaire » : à Kermet vous incarnez un peuple de l’Egypte Antique et utilisez les pouvoirs mystiques des Dieux et leurs puissantes armées. Un rôle sur mesure pour Jérôme, qu’on imagine volontiers dans le costume du légionnaire sans merci. Il l’emporte avec le score magique de 10, devant deux demi-Dieux, Doc Nico et Yannick (dont le score est un carré parfait suivant un cube parfait, seul cas de puissances parfaites consécutives selon l’hypothèse de Catalan), et une odalisque, Audrey (qui score le plus petit nombre parfait pair).

Table 7, dite « Les monstres sacrés » : à Warhammer 40 000 Benjamin et sa bande redonnent vie à des monstres sacrés et refont l’histoire. Alors, qui a gagné ? On ne sait, mais, peu importe le score: à ce jeu comme dans la vie, ce qui importe n’est pas la destination, mais le voyage.

Table 8, dite « Non, je ne regrette rien » : pour ce Codenames final nous retrouvons les Rouges (François-René, Dom, Thomas, Xel) affronter les Bleus (Thibault, Tristan, Doc Nico, et votre serviteur).

  • Rouges 1-0 : le maître espion l’a joué trop subtil pour son public avec un Morsure 2 (Serpent, Crochet) et l’audacieux Philibert 2 (Facteur, Tuile)..
  • Bleus 1-1 : les Bleus égalisent dans des circonstances rocambolesques: menant 8 à 4 et avec un seul mot à trouver, les Rouges choisissent l’Assassin faisant la terrible confusion entre Sciences et Etudes pour l’indice trompeur Faculté !
  • Rouges 2-1: les Rouges ne regrettent rien de rien et se reprennent en concluant de manière implacable.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 04/10/2019 à Servel

Le 4 octobre 1945, une ordonnance créait la sécurité sociale, organisation destinée à « garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent. »

74 ans plus tard à Parties Civiles, aucune garantie sur la capacité de gain n’était disponible.

Table 1, dite « Le grand houblon » : pour ce classique revisité, Brass: Birmingham, Thomas a apporté de la bière, mais il est interdit de l’utiliser pour vendre ses marchandises. On apprend à ce propos que brass, en anglais, n’a rien à voir avec les brasseries, mais se traduit par laiton. Le houblon aidant, Thomas est survitaminé, et s’offre une victoire de prestige avec 176, juste devant Xel, 170. Votre serviteur termine à 132 sur un dernier tour splendide (2 aciéries retournées derechef à la suite !), et Eric fait un début honorable avec 109.

Table 2, dite « Couverture universelle » : à Root on s’encanaille à jouer avec deux vagabonds, et ce sont eux qui tinrent le haut du pavé, Doc Nico devançant Jérôme pour tirer à lui une couverture universelle. François-René, avec l’alliance de la forêt, Vivien, avec les chats, et Nicolas II, lézard de service, avaient un domicile fixe mais pas les points qui vont avec.

Résultat d’images pour aristeia jeu
Aristeia

Table 3, dite « Humains, sinon rien » : voici Aristéia, un jeu de plateau type MOBA qui permet aux joueurs de devenir managers d’une équipe dans le plus grand show télévisé de la Sphère Humaine. Tout un programme, dont on ne sait malheureusement rien sinon que Frédéric et Olivier.L en furent les protagonistes.

Résultat d’images pour ombre de kilforth

Table 4, dite « Ombre déportée » : encore une découverte à cette table dans une soirée riche en surprises. Il s’agit de l’ombre de Kilforch – la réédition du jeu Gloom of Kilforth, de Tristan Hall, 3ème Kickstarter de la compagnie (la première édition de GoK donc, et un jeu de carte sur la bataille d’Hastings 1066, Tears to many mothers). Jouable en mode coopératif ou compétitif il permet aux joueurs de vivre une aventure épique, avec en prime les splendides illustrations de l’artiste polonaise Anna Kryczkowska. On meuble, on meuble, car, pour tout vous dire, de Mickaël, Frank et le petit Paul, nous ignorons qui a eu le dessus.

Table 5, dite « Mineur accompagné » : Dom initie à la Gloire de Rome Elouan, Frédéric, Audrey et Olive (le seul à déjà avoir joué). Le tuteur finit par sortir une combo de cartes typique de ce jeu : disposant d’une clientèle doublée, il recrute 11 clients d’un coup ! A 5 joueurs, la pioche descend vite : la partie prend fin juste après, et si Dom l’emporte c’est avec un modeste 14 PV devant 11 pour Frédéric (le seul à avoir une ressource dans sa chambre forte, qui lui rapporte 6 PV), puis 10, 9 et 7. Et en complément : les mêmes jouent ensuite à The Boss. Partie courte (en 3 manches) dominée par le retors Elouan suivi par Dom et Audrey à égalité. Il faudra garder un œil sur ce jeune-là.

Table 6, dite « Parcours de soin » : à Trône de fer Maxime le sauvageon a tant pris soin de Jeff Lannister qu’il l’a laissé, lui offrant une égalité alors que tout indiquait qu’il devait gagner.

Table 7, dite « Docteurs non conventionnés » : à Trône de fer encore, c’est Jacques – Stark qui joute avec Christophe le gardien de nuit. Deux docteurs en jeu certifiés, mais ne leur demandez pas de ticket modérateur, ce sont des passionnés ! L’un d’eux dévoilera-t-il l’issue sur le forum ?

Table 8, dite « Salle d’attente » :pour ce Codenames final nous retrouvons les Rouges (Doc Nico, Nicolas II, Thomas, Xel) affronter les Bleus (Dom, Vivien, François-René, et votre serviteur).

Rouges 1-0 : les Bleus foncent sur le mot assassin Cercle pour un pourtant indiscutable Militant 2 qui visait Colle et Route.

Bleus 1-1 : les Bleus égalisent mais sont contestés dans leur choix douteux de l’indice Bonduelle visant Casse + Grain !

Rouges 2-1 : victoire à longue maturation des Rouges qui finissent par un petit digestif sur un Williams 1

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 13/09/2019 à Servel

Afficher l’image source

Le 13 septembre 1592, on rapporte que Montaigne fit convoquer par écrit dans sa chambre sa femme et quelques gentilshommes du voisinage et que, pendant qu’on disait la messe en leur présence, il rendit l’âme au moment de l’élévation. Les idées de Montaigne sur la mort ont évolué depuis 1572 quand il pensait, en stoïcien, que la grande affaire de l’homme est de se préparer à bien mourir. Il pense maintenant en épicurien qu’il faut suivre la nature : « Nous troublons la vie par le souci de la mort. Je ne vis jamais un paysan de mes voisins réfléchir pour savoir dans quelle attitude et avec quelle assurance il passerait cette heure dernière. » « La mort est bien le bout, non pas le but de la vie. » Et les Essais s’achèvent sur une invitation au bonheur de vivre : « C’est une perfection absolue et pour ainsi dire divine que de savoir jouir de son être. Nous cherchons d’autres manières d’être parce que nous ne comprenons pas l’usage des nôtres, et nous sortons hors de nous parce que nous ne savons pas quel temps il y fait. De même est-il pour nous inutile de monter sur des échasses, car sur des échasses il faut encore marcher avec nos jambes. Et sur le trône le plus élevé du monde, nous ne sommes encore assis que sur notre cul.»

427 ans ont passé depuis que le moraliste a quitté ce monde, et à Parties Civiles, où jouir de son être n’est pas un vain mot, nous avons toujours beau jeu, soirée après soirée, de chercher d’autres manières d’être. En témoigne le récit de cette soirée où cohabitèrent différents arts de jouer et de vivre.

Table 1, dite « Occupation comique » : à Sherlock Holmes: Détective conseil la fine équipe des enquêteurs (Camille, Maïwenn, Vincent, Elouan, Franck, Paul, Thomas, Dom, François-René et votre humble serviteur) se retrouvent à Queen’s Park pour explorer le deuxième opus de ce spin off. Montaigne nous a incités à ne pas nous prendre au sérieux (« La plupart de nos occupations sont comiques. Il faut jouer notre rôle comme il faut, mais comme le rôle d’un personnage emprunté. »), et c’est heureux au vu d’une journée qui prête surtout à rire, et dont le fruit apparaît bien maigre, laissant notamment derrière nous un code resté énigmatique.

Table 2, dite « Occasion à saisir » : rien n’a filtré de cette partie de Black Angel où Olivier-3, Jérôme-2, Vivien et Frédéric se disputaient la part des anges. L’un d’entre eux a pourtant gagné, peut-être à son détriment tout comme Montaigne devint maire de Bordeaux: « Messieurs de Bordeaux m’élurent maire de leur ville alors que j’étais éloigné de la France et encore plus éloigné d’une telle pensée. Je refusai, mais on m’apprit que j’avais tort, l’ordre du roi intervenant aussi en l’affaire. »

Table 3, dite « Esprit libre » : découverte de Barrage – du neuf, du lourd, du calculateur, et avec des clients costauds pour une table dominée par Tristan, sous les yeux de Xel, Neox et Mickaël. « Mon opinion est qu’il faut se prêter à autrui et ne se donner qu’à soi-même », conclut en esprit libre le vainqueur, paraphrasant les Essais.

Table 4, dite « Règle immuable » : un duel entre le bien et le mal oppose Audrey à Olivier-L à Claustrophobia 1643. L’équilibre éternel des forces fut encore une fois vérifié, chacun s’octroyant une victoire. C’est injustice de détériorer les règles de la nature, nous avait enseigné le philosophe.

Table 5, dite « Affaire de famille » : Kristell, Gérard, Yannick et Olive s’essaient à Inis – une victoire de la fille précédent une autre du père. « Parce que c’était lui, parce que c’était moi  » aura-t-elle pu conclure, à l’instar de Montaigne parlant de La Boétie. Ou peut-être parce que le talent se cultive en famille, et que bon sang ne saurait mentir.

Tables 6 et 7, dite « Maison de tolérance » : « Je ne partage point cette erreur commune de juger d’un autre d’après ce que je suis » lit-on sous la plume de Montaigne. Reconnaissons donc que Julien, Baptiste, Benjamin et les autres protagonistes de ces tables imposantes, de ces livrets touffus, de ces règles pour initiés de Warhammer 40 000 ont, aussi, le droit à la tolérance. Et peut-être même, disons le mot, à l’admiration devant un monde que nous regardons sans le voir. Parties Civiles est aussi une grande maison de tolérance.

Table 8, dite « Bouts de vie » : interprétant à contresens le précepte du philosophe devenu épicurien, « La mort est bien le bout, non pas le but de la vie », les protagonistes de ce Codenames final ont réussi l’exploit inédit de convoquer trois fois l’assassin dans les trois premières manches ! Cette partie historique voyait donc les Rouges (Gérard, Dom, François-René, Maïwenn, Xel) affronter les Bleus (Kristell, Yannick, Olive et votre serviteur).

Rouges 1-0 : les Bleus foncent sur le mot assassin Entrée pour un Pancarte 2 qui visait Carré et Carton. C’était Pancarte et non Panneau, notez bien !

Rouges 2-0 : les Bleus sont encore une fois punis par le choix de l’assassin Coupure pour l’indice Electricité (au lieu de Tableau: il fallait dire plutôt électrique !

Rouges 2-1 : Dom fonce à bras raccourcis sur l’assassin Bulle pour l’indice Abraracourcix, y voyant le personnage de BD qu’il est pourtant en effet !

Rouges 3-1 : voyages en tous genre avec Maïwenn à la manœuvre, qui enchaîne Fe….tion, Marco Polo et Taj Mahal ! En face les Bleus doivent rendre les armes malgré le joli Poule 2 (Oeuf, Peau).

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 06/09/2019 à Servel

Cela sent la rentrée au vu de l’animation dans les salles et des joueurs enthousiastes qui se pressent avec quelques nouvelles boîtes en main. Et c’est avant que les colonnes recrutées au forum des associations ne viennent grossir nos rangs !

Table 1, dite « Deux Wallace sinon rien » : Brass serait-il addictif ? le voilà de nouveau de sortie (en version Birmingham) avec les inévitables Xel, Thomas et Tristan et accompagné d’une Chimay bleue. Partie de haute volée, on n’en attendait pas moins de ce casting velu et c’est Thomas qui finit 3 points devant Xel et 10 devant Tristan. Puis les mêmes accompagnés de Camille jouent à Wildlands puis encore à Chakra.

Table 2, dite « Survivants silencieux » : avec Outlive, Mickaël invite Frédéric, Olivier3 et Eric à du placement d’ouvrier post-apocalyptique. Cela a duré longtemps puis ils sont partis discrètement, on laissera donc le forum nous en dire plus.

Table 3, dite « Celtes de table » : belle partie d’Inis pour Olive, VHN, Yannick et Gérard (mode découverte pour les deux derniers mais ils apprennent vite !). Elle a offert son lot de coups habiles, de surprises et de grognements. Yannick part sur les ailes chercher la condition de victoire « être présent dans 6 territoires », sans être inquiété. Pendant ce temps au centre, Gérard et Dom se disputent le jeton de Brenn (premier joueur, avec quelques avantages) tout en se frottant aux troupes nombreuses d’Olive. Ces trois là arrivent quasiment simultanément à la condition de victoire « être présent dans des territoires avec 6 sanctuaires ». Yannick couine sur le thème « mais alors je ne pourrai jamais gagner » mais se reprend vite. Il s’étend en direction des sanctuaires et obtient sa deuxième condition de victoire. Olive le voyait venir et dans un mouvement tardif, envahit la capitale ce qui lui octroie la condition de victoire « être Chef de territoires avec 6 troupes ennemies » avec la perspective d’un départage à son profit. Oui mais il avait oublié que ce mouvement astucieux créait un conflit avec Dom et Gérard. Ces derniers ne se laissant pas faire ne purent que constater trop tard qu’ils l’avaient affaibli au point que la victoire ne pouvait plus échapper à Yannick. La partie a été longue mais bien appréciée, voilà un jeu à la fois beau et présentant des combinaisons et des rebondissements réjouissants.

Table 4, dite « Contes à jouer assis » : aucun retour de la table de Paper Tales qui regroupait Vincent, la jeune Yona, Nicolas2, Sébastien et Maxime. Ensuite il y eut une partie serrée de Honshu avec les trois premiers, remportée d’un petit point par Yona.

Table 5, dite « Bonne nuit les petits » : on trouve l’autre jeune de la soirée, Elouan, à une table de Histoires de Peluches avec OlivierL, François-René, Frank et PaulJr. Le marchand de sable est passé avant qu’un compte-rendu ne soit fourni.

Table 6, dite « Fous volants dans leurs drôles de machines » : au calme, Steven et Romain ont fait vrombir Aeronautica Imperialis, un jeu de la grande famille de W40K proposant, à grand renfort de figurines, de vivre le combat aérien au 41e siècle. Steven a gagné « grâce aux orcs ».

Table 7, dite « Du grand n’importe quoi » : partie bizarre et monomanche de Codenames qui voit le maître-espion bleu, PAR DEUX FOIS, donner des indices pour des mots rouges. Un agent double ? Quant à son homologue, son indice Opposés 2 pour faire trouver Souris et Baleine aurait dû être invalidé avec la plus grande sévérité. Seul un Antilles 4 (Plage, Pirate, Canne, Pointe (-à-Pître)) surnage dans ce naufrage-sabordage ludique.

Table 8, dite « Jeu de massacre » : fin de soirée en douceur pour F-R, Gérard et Olive qui disputent un Snow Time. On a suivi scrupuleusement le livret de règles : aucuns des présents n’avaient jusqu’alors joué ainsi ! F-R, que sa façon de penser comme Dom devrait alarmer, se détache irrésistiblement et gagne la partie.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 23/08/2019 à Servel

Le 23 août 1939, le monde apprend avec stupéfaction la signature au Kremlin, à Moscou, d’un pacte germano-soviétique de «non-agression». Staline soupçonne les Occidentaux de vouloir détourner vers l’Est les appétits de conquête de Hitler. Il croit voir dans le lâchage de la Tchécoslovaquie à la conférence de Munich de septembre 1938 la confirmation de ses craintes. Hitler commence à émettre des revendications sur la Pologne et réclame en particulier Dantzig, «ville libre» selon les termes du traité de Versailles de 1919. Le «couloir de Dantzig» assure à la Pologne un accès à la mer mais présente pour les Allemands l’inconvénient de séparer la Prusse orientale du reste de leur pays. 

Le 15 mars 1939, la Wehrmacht entre à Prague et transforme ce qui reste de la Tchécoslovaquie en une colonie allemande. Le 23, elle occupe le district de Memel, en Lituanie, petit territoire germanophone derechef rattaché à la Prusse orientale. Pour circonvenir la menace allemande, Staline négocie d’abord un rapprochement avec Français et Britanniques. Un projet d’accord est bouclé le 22 juillet, mais le dictateur refuse de le signer car les Occidentaux n’autorisent pas ses troupes à entrer en Pologne et en Roumanie en cas d’agression allemande.

Résultat de recherche d'images pour "pacte germano sovietique cartoon"De dépit, Staline change son fusil d’épaule et, le soir du 19 août, annonce à son Politburo son intention de signer un pacte de «non-agression» (et non une alliance qui implique un engagement militaire commun) avec son turbulent voisin. À Berlin, Joachim von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères, convainc Hitler que les Occidentaux sont trop timorés pour répondre aux provocations allemandes, et l’entraîne dans un rapprochement avec Staline, en vue du dépeçage de l’Europe centrale. Lui-même se propose d’aller à Moscou négocier un partage de la Pologne et des pays baltes.

Le 21 août 1939, Berlin propose officiellement à l’URSS un pacte de non-agression sous le prétexte de mettre un terme aux provocations… de la Pologne ! Le pacte est conclu pour une durée de dix ans. Il inclut une aide économique de l’URSS à l’Allemagne avec d’importantes livraisons de blé, pétrole et matières premières. Deux clauses secrètes prévoient le partage de la Pologne en zones d’influence allemande et soviétique, et la livraison à l’Allemagne nazie de militants communistes allemands réfugiés en URSS. Hitler, débarrassé de la crainte d’avoir à combattre sur deux fronts, envahit la Pologne dès le 1er septembre. Les dirigeants  français et britanniques comprennent alors que la guerre est devenue inéluctable.

50 ans plus tard, « La Voie balte » secouait le monde : une immense chaîne humaine relia Estonie, Lettonie et Lituanie dans une lutte non violente pour la liberté. Entre 1,5 et 2 millions de personnes, soit le quart de l’ensemble de la population des trois pays participèrent à cette manifestation qui amènera un durcissement de l’attitude de Moscou vis-à-vis de ces républiques soviétiques. Le choix de la date est dû à la célébration du cinquantenaire du pacte germano-soviétique, qui annulait l’indépendance Baltique par un protocole secret définissant la répartition des territoires situés entre les frontières des deux pays, dont les trois États baltes. C’est seulement le 23 août 1988 que le contenu de cet accord a été rendu public. Une année plus tard, un rassemblement massif est organisé par les mouvements nationaux des trois pays baltes.

Ainsi naquit la voie balte, spectaculaire et pacifique acte de solidarité qui interpella le monde. Elle montra que les trois pays baltes, indépendamment de leur identité nationale propre, pouvaient unir leurs forces pour trouver le chemin de la liberté. L’impressionnante chaîne humaine, associée à la pression internationale grandissante en faveur de la révélation de la vérité historique, a donné une impulsion décisive au rétablissement de l’indépendance nationale de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie (qui survint en septembre 1991), encourageant dans le même temps les mouvements démocratiques dans toute l’ancienne Union soviétique.

80 ans plus tard, à Hong Kong, les contestataires formèrent une « chaîne humaine » en se tenant par la main dans différents districts de la ville semi-autonome, sur le modèle de la voie balte.

Résultat de recherche d'images pour "hong kong voie balte"

A Parties Civiles, pas besoin de se tenir la main pour se sentir libres de batifoler sous les yeux de notre président débonnaire. Nous saisissons ce double anniversaire devenu universel pour clamer notre alliance libre et indéfectible !

Table 1, dite « Le partage des eaux » : Tel un bateleur de foire, voici Jack qui nous présente Underwater cities : « c’est comme Terraforming Mars, mais sous l’eau ! » Alléchés par ce programme de choix, deux visiteurs, Jérôme et Chloé, rejoignent Olivier-3 dans l’aventure. A l’heure du compte, cinq longues heures ont passé, et les eaux n’ont pas été partagées: c’est bien le possesseur du jeu qui sort vainqueur. A tout seigneur tout honneur.

Table 2, dite « Tout ira bien et si tu veux » : un petit Taluva rassemble Jeff et Neox, qui la jouent cool. Ce dernier se fait battre, tend la joue gauche, puis se fait battre encore. Mais il est débonnaire, on vous dit.

Table 3, dite « Lutte inégale » : dans cette aventure de Mythic battles, le Sphinx (Mickaël) est venu se venger d’œdipe (Axel), mais s’est fait rouler dessus, à cause, dixit le vainqueur, d’un scénario très déséquilibré.

Table 4, dite « Chaîne de valeur » : Gérard invite à se plonger dans l’Italie de la Renaissance: à Signorie, il faut gérer les hommes et les femmes de votre famille, envoyant les uns se former aux carrières politiques, cléricales et militaires et mariant les autres à des membres de nobles familles. Une partie que Xel conclut avec 181, devant Nicolas II, 161, Gérard, 156, et la méritante Yona, 139, pour une feuille de marque d’un niveau historique !

Table 5, dite « Histoire à écrire » : dans la dernière ligne droite, la fine équipe d’enquêteurs de Sherlock Holmes: Détective conseil se déplace à Queens Park. Ce quartier du Nord de Londres est le théâtre d’un opus inédit se déroulant sur trois jours, et dont les questions ne sont posées qu’à la fin du troisième jour. Mécanisme retors, le temps de chaque journée est compté: déplacements et visites prennent un temps qui grignote peu à peu le budget. Nous repartons un peu frustrés de cette première journée qui a déroulé deux pistes parallèles, sans vraiment aboutir sur aucune, et qui nous laisse avec des questions sans réponses !

Table 6, dite « Le sens de l’histoire » : le Codenames final-même -sil-est-tard-mais-ça-fait-longtemps voit donc les Rouges (Gérard, Dom, VHS) affronter les Bleus (Xel, Nicolas II, François-René).

Bleus 1-0; : malgré un beau début avec Harpon 3; (Baleine, Pêche, Pointe), les Rouges calent au dernier tour, hésitant sur l’association Noix / Note: l’indice proposé, Riche visant à la fois les calories et l’argent, de manière trop sybilline. Un habile Muscadé aurait fait l’affaire, suggéra avec à-propos un espion. En face, les Bleus; confient à leur joker de luxe (Nicolas II bien sûr) le soin de trancher entre Course et Salade pour l’indice Champ, ce qu’il fit avec un zeste de réussite en choisissant Salade (il semble que mettre Champ à tout bout de champ soit un bretonnisme, mais la question n’est pas tranchée nettement il me semble)

Rouges 1-1 : tandis que les Bleus s’égarent dans des plans Drague mal barrés, les Rouges déroulent, à l’image du joli Week-end 3 (Temps, Londres, Langue). L’inquiétude change de camp.

Rouges 2-1 : Un très bel enchaînement thématique Dépression 3 (Bar, Noir, Cafard) et Torricelli 2 (Bar, Appareil) permet aux Rouges de conclure victorieusement en suivant le sens de l’histoire. C’est à ma connaissance la première fois que Bar est pris dans son sens atmosphérique: il ne faut jamais oublier qu’à ce jeu, les mots à trouver ont toujours plusieurs sens, et parfois même les indices comme ici !

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum