Séance de VENDREDI 27/02/2026 à Servel

Le 27 février 1957, Mao lance la campagne des Cent Fleurs pour rétablir son autorité sur le Parti communiste chinois, affaibli depuis son VIIIe congrès, et améliorer les relations entre le Parti et la population dans le contexte international périlleux de l’après-stalinisme. Le principe de cette « campagne de rectification » est de redonner une certaine liberté d’expression à la population, tout particulièrement aux intellectuels, pour critiquer le Parti. Si l’objectif officiel est de s’améliorer, Mao compte bien en profiter pour affaiblir ses adversaires et retrouver un certain ascendant sur ses camarades. La campagne des Cent Fleurs est l’histoire d’« une comédie qui va se muer en tragédie » : peu de temps après son lancement, la contestation explose. Le Parti réagit rapidement et lancera une répression féroce qui fera plusieurs centaines de milliers de victimes, emprisonnées, déportées, et parfois exécutées.

En 1956, pour rallier une population qui a perdu confiance, particulièrement les intellectuels, le Parti avait levé le poids du contrôle politique, accordant davantage de liberté aux écrivains, artistes et chercheurs. C’est dans le cadre de cette campagne de restauration de la confiance qu’est prononcée par Mao, au cours d’un discours, la phrase célèbre venue de la période des Royaumes combattants : « Que cent fleurs s’épanouissent, que cent écoles rivalisent ! », symbolisant la timide libéralisation politique de cette période. Mao parvient à imposer cette idée au sein du Parti à la fin de l’année, malgré les résistances nombreuses. Son discours sur les Cent Fleurs date du 2 mai 1956, mais c’est seulement le 27 février suivant qu’il décide de forcer le cours des choses en prononçant un célèbre discours sur « la juste solution des contradictions au sein du peuple ». Le mot d’ordre des Cent Fleurs, qui jusque-là n’avait constitué qu’une campagne classique de libéralisation, devient un appel à critiquer le Parti, à la stupeur de la plupart de ses membres, qui aperçoivent immédiatement le danger de cet appel, instruits qu’ils sont de l’ampleur du mécontentement dans le pays.

69 ans après, certains adhérents de Parties Civiles, mais pas tous, cherchaient à se rendre populaires.

Table 1, dite « Impasse funeste » : Dom, Younaël, Pierre-Yves et François se dirigent vers les profondeurs d’Abyss, un classique revisité avec plaisir à chaque fois. La compétition est rude sur les seigneurs, chacun usant du pouvoir de ceux qu’ils ont acquis pour en dérouter les autres, augmentant leur coût, raflant les peuples raliés, ou cultivant les perles. François se dévelope à grande vitesse avec ses hippocampes, qui apportent des seigneurs richement dotés, et fait main basse sur un seigneur gratuit que convoitait Dom, après avoir récolté cinq perles. C’est lui qui atteint les 7, mettant fin à la partie, et le voilà qui caracole en tête du poste seigneurs, avec 53 PV, et en tête aussi sur les peuples ralliés: avec 16 PV, le voilà qui culmine à 69. Mais l’impasse sur les monstres (aucun combat) et les lieux (panne de clés) lui sera funeste. Dom, engrangeant 11 et 13 PV sur ces deux postes, le coiffe avec 76. Pierre-Yves, 68, et Younaël, 56, complètent la feuille de marque.

Table 2, dite « Le grand bond en avant » : Tout au bout de la nuit, Xel termine en tête de cette partie d’Ave Roma mais, à la surprise de tous, OlivierL, à la ramasse sur la piste de score, fait un grand bond en avant et la rejoint au décompte des points de fin de partie. Marc, Fred et Olive ont apprécié en connaisseurs.

Table 3, dite « Amélioration collective » : Le destin de la communauté rassemble Nolwenn, François-René, Franck, Faline et Mickaël. Nul doute que, avec de telles individualités, cette fine équipe aura su amlioer ses pratiques collectives pour l’emporter.

Table 4, dite « Ascendant confirmé» : Younaël finit la soirée en initiant Dom à Refuge, un jeu plutôt simple de bag building + prise de risque où il faut éviter de se prendre trop d’orages sur la tête. Au terme des cinq manches, le novice l’emporte 28 à 24.

Séance de VENDREDI 24/10/2025 à Servel

Le jeudi 24 octobre 1929 (« jeudi noir ») commence le krach boursier à New York. En quelques jours, l’indice principal qui avait augmenté de 500 % depuis le début des années 1920 perd presque la moitié de sa valeur. Cet événement marque le début de la Grande Dépression, la plus grande crise économique de l’Histoire, contribuant à déstabiliser l’économie allemande et ainsi favoriser indirectement l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler et du parti nazi à la suite du retrait brutal des capitaux américains d’Allemagne. La crise a également induit des déstabilisations en Amérique latine et ainsi mené à plusieurs coups d’États. La crise de 1929 est consécutive à une bulle spéculative, dont la genèse remonte au début de la décennie, amplifiée par un nouveau système d’achat à crédit d’actions nommé le call loan. Les investisseurs peuvent ainsi acheter des titres avec une couverture de seulement 10 %. Le taux d’emprunt variant selon le taux d’intérêt à court terme, la pérennité du système dépend de la différence entre la hausse des actions et ce taux d’emprunt. A midi, l’indice a perdu 22,6%, mais le marché rebondit à la nouvelle que les banques vont intervenir pour soutenir les cours. Il clôture ainsi sur une perte limitée de 2,1%, mais ce n’est qu’un sursis: le lundi suivant, elles n’interviennent plus et les cours plongent. Le 13 novembre, il aura perdu 40% depuis le jeudi noir.

96 ans après, Parties Civiles reste une valeur sûre, aux effectifs orientés à la hausse ce vendredi avec de nouvelles recrues suite à la bulle ludique du festival Scorfel.

BoardGamesFlix - ThiefdomTable 1, dite « Déjà crack » : Alléchés par la promesse d’un nouveau jeu annoncée par Fred, François et Erwan, nouveau venu dans l’association, s’attablent à Thiefdom. Ce mot-valise entre thief, voleur, et chiefdom (chef-lieu) campe bien le thème: on voit des guildes de voleurs se développer dans un territoire urbain, à l’instar de celle formée en 1420 dans la vallée du Rhin qui sert d’introduction au jeu. Chaque guilde est formée de trois voleurs qui se déploient sur la carte, détroussent les nobles de passage mais aussi les policiers à leur recherche, et revendent ensuite leur butin dans différentes échoppes. En six manches, il s’agit donc d’optimiser ses déplacements, dont on planifie l’ordre au départ, pour éviter les bandes rivales et surtout éviter de se faire voir. François prend un bon départ, engrangeant quelques gains lucratifs sur des ventes de tableaux favorisés par une carte passe-muraille, mais sa voleuse Sylva se fait surprendre par un policier opportunément déplacé par Fred, et perd tous ses biens et son or. Ce coup du sort met un terme brutal à sa progression, il échoue finalement à 46. Fred, 52, le devance de peu, mais c’est Erwan, qui a fait feu de tout bois avec de jolies combinaisons et un crochet auquel les cadenas ne resistent pas, qui rafle la mise avec 58. On ne mettra pas ce triomphe sur le compte de la chance du débutant, ni sur une complaisance de bienvenue de ses adversaires (pas de ça à PC, bien sûr !) : au vu de sa maîtrise sur un jeu inconnu, cette première victoire en appelle d’autres pour notre nouveau crack.

Table 2, dite « Plongée profonde » : Thomas, Xel, Jérôme et Dom se retrouvent pour jouer à Abyss. Après un doute initial (serons-nous 5, ce qui nécessiterait l’extension Leviathan ?) le matériel est trié et c’est parti pour une partie raisonnablement courte. Très vite, Thomas semble avoir pris de l’avance sur le recrutement des Seigneurs (il faut dire que son timing est parfait, il s’ingénie à acheter quand il n’en reste que 3, déclenchant le bonus de 2 perles) tandis que Xel rattrape la quantité par la qualité (un qui rapporte une perle à chaque tour, un autre qui augmente le coût d’achat de 2 pour les adversaires, pourquoi se priver quand on peut nuire ?). Les Ambassadeurs se présentent groupés en fin de partie et ajoutent à un choix de Lieux pléthorique ; c’est Thomas qui siffle la fin en recrutant son septième Seigneur, les autres en ont six. Avec 2 jetons Monstre, il est solide dans tous les compartiments du score, alors que Jérôme est faible sur les lieux et Dom sur les Seigneurs. Il l’emporte logiquement avec 89 PV devant Dom 78, Jérôme 72 et Xel 65.

Ils poursuivent par trois parties de The Gang, un jeu de « poker coopératif » où, avec des possibilités de communication restreintes, il faut classer les mains de cinq cartes de chaque joueur par ordre de force. Chaque partie se joue en 3 manches gagnantes ou perdantes. Pour la première on essuie les plâtres et on apprend un langage commun, on arrive à 2-2 mais on échoue à la manche finale. La seconde partie est un désastre total avec un enchaînement de trois défaites. La dernière parvient de nouveau à 2-2 mais cette fois l’équipe triomphe dans la manche finale. Le jeu fonctionne bien mais frustre parfois quand deux mains de force identique sont départagées par le « kicker », c.a.d les cartes restantes en main, inconnues des autres.

Table 3, dite « Noir c’est noir » : la valse-hésitation de Franck sur Thiefdom l’amène sur cette table de Shards of Infinity, où il retrouve Faline, qui s’est elle dégagée de la table d’Abyss. De cette partie qui n’ira pas au bout, on retient la faillite collective de nos transfuges contre le mal.

Table 4, dite « Pari risqué » : Xof, Caroline, Marie-Christine et Julien osent défier Jack à Scythe. On a vu défi plus paisible, et à quelques encablures du final, il semblait bien que l’expérience allait logiquement prendre le dessus.

Table 5, dite « Panique collective » : Mickaël, hôte du soir, voit des invités indésirables (F.-R., OlivierB) assaillir sa demeure à Terrorscape Au final, ces derniers finissent par s’échapper.

Rock Hard 1977Table 6, dite « Année culte » : Encore un nouveau jeu à cette soirée, qui les inaugure: bienvenue dans Rock hard 1977, qui voit en compétition des musiciens prometteurs. De Younaël, Virginie, Sébastien, Caroline ou Corentin, on ne sait qui a été le maître chanteur, mais dans la vraie année 1977, c’était sans conteste Laurent Voulzy avec son Rockcollection !

Table 7, dite « Nuit blanche » : Les noctambules Fred et Mickaël se lancent entraîner par Dom dans une partie d’Innovation, un jeu qu’on ne présente plus, auquel ils ont joué peu et il y longtemps. La revue des règles et rapide et on démarre avec un Mickaël qui a très vite un tableau avec les cinq couleurs de cartes et riche en icônes. Dom illustre comment utiliser les dogmes de Coopération avec la Monnaie : chacun score au moins 5 points d’influence mais c’est lui qui peut mettre la main dans la foulée sur les âges 1 et 2. Les piles commencent à se décaler et des cartes agressives entrent en jeu : Fred utilise la Poudre pour amoindrir le tableau de Mickaël et récupérer l’âge 5 ; Dom qui n’est fort qu’en Couronnes utilise le Code des Pirates pour enrichir son influence aux dépends de celle des autres et parvenir ainsi à dominer les âges 3 et 4. Mickaël s’y met aussi avec Anatomie puis Emancipation qui l’amènent au-delà des 30 points d’influence. Oui mais s’il domine l’age 6 ainsi, Dom qui a 40 d’influence piochera une 7 et n’aura plus qu’à la mettre en jeu pour atteindre la cinquième domination qui donne la victoire. Refusant l’inéluctable, il tente une autre manœuvre s’appuyant sur la Machine à Vapeur : il faut qu’il pioche une jaune pour scorer l’âge 6 avant Dom. Malheureusement sans succès, et Dom met fin à cette partie de (re)découverte.

Séance de VENDREDI 17/10/2025 à Servel

Le 17 octobre 1968, à Mexico, John Carlos et Tommie Smith lèvent chacun un poing ganté de noir sur le podium de premier et troisième pendant l’hymne américain de leur remise de médailles d’or et de bronze au 200m lors des Jeux olympiques d’été de 1968. Les deux athlètes sont aussi monté sur le podium en chaussettes noires sans chaussures afin de dénoncer le racisme envers les Noirs aux États-Unis. Tommie Smith porte un foulard au cou et John Carlos un collier en référence aux lynchages des Noirs dont ceux du Sud ont été très longtemps victimes. En signe de soutien, Peter Norman, un athlète blanc et médaille d’argent, porte un badge de l’OPHR (Olympic Project for Human Rights, un association dénonçant la ségrégation dans le monde). Les trois athlètes sont hués par les spectateurs. Le président du CIO, Avery Brundage, déclare qu’une protestation concernant la politique intérieure d’un pays n’a pas sa place au sein d’un évènement apolitique tel que les Jeux et ordonne que Smith et Carlos soient suspendus de l’équipe américaine et bannis du village olympique. Les deux athlètes seront suspendus puis exclus à vie des Jeux Olympiques. Ils recevront des menaces de mort contre eux et leur famille.

En 2005, une statue montrant Carlos et Smith sur le podium est érigée sur le campus de l’université d’État de San José. À la place du numéro 2, on peut voir une plaque qui rend hommage au soutien de Peter Norman pour ses collègues athlètes, et qui invite le passant à prendre parti en prenant la place et en devenant un acteur de la statue. Le 30 septembre 2016, plusieurs décennies après avoir été ignorés, Smith et Carlos sont reçus à la Maison-Blanche par le président Obama. En novembre 2019, ils sont intronisés au Hall of Fame du Comité olympique et paralympique américain au cours d’une cérémonie à Colorado Springs. À cette occasion, John Carlos déclare  : « Nous avons compris après 51 ans que la plus grande invention n’était ni l’avion, ni la télévision, ni le téléphone, mais la gomme : comprendre qu’on peut faire des erreurs dans la vie et qu’il ne doit pas y avoir de honte à les effacer. Je pense que le Comité est arrivé à cette conclusion ».

57 ans après, nombre d’américains ont jeté la gomme. Il leur reste les archives. A Parties Civiles, à la veille du festival Scorfel, on ne baissait pas les bras et 6 tables se mettaient en place.

Table 1, dite « Poing levé » : Après quelques mois de disette, retour sur les tables de Le château blanc. Mickaël grimpe sur le haut du podium, reléguant Corentin, OlivierB et Fred aux affres de l’anonymat.

Table 2, dite « On touche le fond » : Plongée dans Abyss cette table voit la victoire de Sébastien, 93, devant Nolwenn, 82, Faline, 74, Théo, 66 et Caroline, 41.  Ils se lancent ensuite dans un nouveau jeu, Link city.

Table 3, dite « Nuit blanche » : Trois connaisseurs, Xekl, Olive et Marc, s’apprêtent à lancer Obsession, mais surgit le novice Clément, et c’est parti pour une explication de règles, longue, forcément longue. La partie prend fin dans la nuit su rune victoire attendue de Marc, qui se sera bien entraîné à la nuit ludique de Scorfel.

Table 4, dite « Vérité alternative » : Steven, Younaël et Tristan ferraillent à Cyperpunk. Ils ont si bien joué aux hackers que le résultat ne nous est pas parvenu.

Table 5, dite « Pas de gomme » : La fine équipe de Sherlock Holmes: Détective conseil s’apprête à jouer la dernière enquête ! Mais, coup de théâtre, il leur est annoncé que celle-ci est d’un genre un peu spécial et qu’il faudra être patient car elle risque de s’étirer. Ils n’ont du coup pas mis la gomme pour progresser, la soirée s’étirant entre visites convenues et digressions multiples parce-que-l’homme-est-un-animal-social-et-on-n’est-pas-là-que-pour-jouer. A l’orée de la nuit, ils sont parvenus à dénicher une piste prometteuse, et ont noté scrupuleusement leurs trouvailles, pour la revoyure. On retiendra aussi de cette soirée le mémorable échange lors d’un choix au cours d’une visite dans une maison, l’un voulant juste regarder, et l’autre s’introduire. Parce que cette équipe est aussi celle des petites blagues.

Table 6, dite « Meurtres ordinaires » : Par une nuit d’orage, un couple de malheureux voyageurs se précipite dans un manoir abandonné dans les bois pour se mettre à l’abri. Mais, pire que la pluie impitoyable, ils sont en fait entrés sur le terrain de chasse d’un tueur assoiffé de sang. Bienvenue dans Terroscape – encore une nouveauté sur nos tables – que Fred, Mickaël et OlivierB ont espérimentée, sans oser en dévoiler l’issue.

Séance de MARDI 22/07/2025 à Servel

Ce 22 juillet est le deuxième plus court jour de l’année 2025. On sait que la terre tourne sur son axe en 24 heures mais en fait cette durée du jour peut varier de + ou – 1 milliseconde environ. Cependant, depuis 2020 les records sont régulièrement battus, avec un écart de durée maximal de -1,66 ms le 5 août 2024. Cette année, le 10 juillet est le jour le plus court avec -1,36 ms mais ce 22 juillet est proche avec -1,34 ms, le podium devant être complété par le 5 août (-1,25 ms). Aucune explication scientifique unanime n’existe pour ce phénomène mystérieux qui pourrait être lié à des effets gravitationnels avec la lune, ou peut-être aux mouvements du noyau et de l’atmosphère terrestres. Ce qui est sûr c’est que sur la très longue durée les jours terrestres se sont allongés, on était autour de 19 heures par jour au milieu du protérozoïque. Le fait que les journées écourtées récentes se trouvent pendant l’été nourrira probablement des idées complotistes sur une responsabilité du patronat. Quant au grand méchant habituel, le changement climatique, il intervient aussi : la fonte des calottes polaires et la montée des mers qui en découle changent la répartition des masses sur la planète, ce qui accélère la tendance de long-terme à l’allongement de la durée des jours (située entre 0,3 et 1 ms par siècle au cours des siècles passée, elle pourrait doubler).

Table 1, dite « Il n’y a plus de saisons » : Partie de Iki, un jeu qui se joue le temps de quatre saisons, pour Mickaël, Marie-Anne, Marc et BenjaminG. La partie a été serrée et il a fallu attendre le dernier tour pour que Mickaël tourne un poil plus vite que les autres et mette la main sur un bâtiment à 22 PV. Les autres n’ont pas su le bloquer et il finit en tête avec 107 points devant M-A, Benjamin et Marc.

Table 2, dite « Podiums » : Partie de Abyss pour Nolwenn, François, Olive et VHN. La partie est relativement courte avec peu de combats de monstres (un unique jeton gagné … et finalement volé) et peu de Lieux acquis. Deux Seigneurs-clés sont achetés tôt : celui qui permet de prendre deux piles de cartes au lieu d’une par François et celui qui donne une remise de 2 sur les achats de Seigneurs par Dom. Il en use et abuse et achète à bon rythme ses Seigneurs suivants en s’aidant d’une bonne réserve de perles. Inévitablement, il met bientôt fin à la partie avec son septième Seigneur. Nolwenn réussit à sa dernière action à récupérer un deuxième Lieu, ce sera la seule. Le décompte des points fait ressortir une avance de Nolwenn sur les Lieux (19 PV), de Olive sur les alliés engagés (19 PV) et de Dom, logiquement, sur les Seigneurs (50 PV). Au final ce dernier l’emporte avec 73 PV devant Nolwenn 61, François 52 et Olive 51.

Les mêmes poursuivent en ressortant de l’armoire Cat in the Box. Ce petit jeu de cartes aux mécanismes déroutants (on fait des plis avec des cartes toutes de la même couleur, c’est au moment de la jouer qu’elle prend une couleur, allusion aux principes de la mécanique quantique qui donnent son nom au jeu) et aux règles incroyablement mal écrites (remercions ici Nolwenn qui y avait déjà joué et qui a rectifié une poignée d’erreurs dans les explications du malheureux auteur de ces lignes) est entré dans notre ludothèque à Noël 2023 mais après une partie de découverte entachée de grosses erreurs de règles il avait été étiqueté « injouable et sans intérêt ». C’est donc sa réhabilitation qui est en jeu ce soir. Après les laborieuses explications de règles, on a déjà presque perdu Olive quand Younaël débarque tout frais de sa journée de travail et se joint, rebelote pour lui expliquer. C’est un jeu de plis où on commence par faire un pari sur le nombre de plis qu’on fera dans la manche. Mais on n’est jamais sûr du nombre total de plis car la plupart des manches ne vont pas au bout : elles prennent fin dès qu’un joueur ne peut plus fournir une combinaison valeur/couleur de carte encore disponible (c’est un « paradoxe »). Ainsi sur les 5 manches de la partie, une seule a été à son terme. Il y a peu de contraintes sur le choix des cartes jouées (pas d’obligation de fournir la couleur du pli ni de couper) et les meilleurs plans se voient torpillés par le joueur qui vous précède. Pour rester dans la terminologie quantique, disons qu’une certaine indétermination plane sur la tactique à utiliser. Younaël s’illustre en étant le seul à ne finir aucune manche avec un score négatif ou nul, il s’impose de peu avec 17 PV devant Nolwenn 16, Dom 15, François 9 et Olive 6. A ce stade on ignore si arborer une moustache à la Alain Aspect donne un avantage à ce jeu.

La table moins François finit la soirée avec un jeu récent, Tír na nÓg. Sur un thème irlandais et une mécanique de prise de cartes qui rappelle Spyrium, il s’agit pour chacun de construire sur cinq manches un tableau de 3 x 5 cartes, sachant que tous les joueurs ont à chaque partie les mêmes conditions de scoring variables, une par rangée de son tableau. Les cartes valent de 1 à 8 en quatre couleurs mais certaines disposent de pouvoirs spéciaux qui modifient soit les règles de la phase de prise des cartes, soit la valeur/couleur/position des cartes dans son tableau. Les points marqués à la fin de la partie proviennent d’une part des 3 objectifs des 3 rangées, d’autre part d’une règle de majorité sur les blocs de cartes adjacentes de même couleur. Et sur ce point nous avons joué en pensant que le bonus pour les trois plus grands domaines n’était attribué qu’une fois, indépendamment de leur couleur. Mais au moment du décompte il s’est avéré que c’est couleur par couleur. La contribution de ces bonus au score final est donc beaucoup plus forte, on aurait joué différemment et c’est avec un pauvre domaine vert de deux cartes que Dom prend 13 PV et s’adjuge la partie avec 99 PV devant Olive 92, Nolwenn 88 et Younaël 71. La prochaine fois, on sera prévenus !

Table 3, dite « Mystérieuse » : Une fois n’est pas coutume, un quatuor s’installe au calme pour faire un scénario du jeu de rôles Tactical Reward Student. Ce qui s’y est passé reste un mystère.

Table 4, dite « Nuit raccourcie » : Mickaël et F-R font une paire du court Agent Avenue (les deux fois pour le Président) puis le premier s’en va. Nolwenn, Younaël et F-R continuent après minuit avec un coopératif primitif, Paleo, avec quelques experts autour de la table. Ils réussissent dans le scénario 2 avec les loups.

Séance de VENDREDI 14/03/2025

Fils d’un ancien vice-premier ministre et compagnon de route de Mao Zedong, écarté du pouvoir en 1962 et réhabilité par Deng Xiaoping, Xi Jinping est envoyé à la campagne après la révolution culturelle comme beaucoup d’anciens gardes rouges et va végéter pendant sept ans dans un village troglodyte avant de pouvoir entamer des études d’ingénieur. La mort de Mao et le retour en grâce de son père vont le ramener dans le sérail. Son diplôme en poche, il accède à des responsabilités au Hebei puis devient en 1999 le gouverneur du Fujian, en face de Taiwan. L’élection, le 22 octobre 2007, au Comité permanent du Bureau politique du Parti communiste chinois lui ouvre les portes du pouvoir suprême.

Le 14 mars 2013, l’Assemblée nationale populaire, réunie en session annuelle dans le Grand Palais du peuple place Tiananmen, porte à la présidence de la République Xi Jinping pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois. Le vote a eu lieu sans surprise, conformément à un système de cooptation bien rodé. Mais même les observateurs avertis ont été surpris à l’automne 2017 quand s’est profilée l’éventualité d’une reconduction à vie, qui a pris forme le 5 mars 2018 avec un amendement constitutionnel lui permettant de se représenter indéfiniment.

12 ans après, les adhérents de Parties Civiles faisaient feu de tout bois.

Table 1, dite « Civilisation millénaire » : Czech Games Edition n’en est pas à son coup d’essai, mais l’éditeur tchèque de Codenames ou Tzolk’in, qui fabrique ses jeux en Europe avec un nouveau matériel réalisé à base de déchets de bois, se fait encore remarquer cette année avec Kutna Hora, un jeu de placement de tuiles et de production basé sur la véritable histoire d’une mine d’argent sortie de nulle part et qui donna naissance à une ville (on estime qu’au Moyen Âge, on en extrayait un tiers de la production européenne). Ce jeu de ressources (jambon, pierre, bois), et de produits (argent, charbon, documents), prétend au réalisme par un marché, dont les valeurs vont fluctuer en fonction de l’offre et la demande. En développant la ville on construit des bâtiments qui vont produire, ce qui va attirer la population. Plus la production sera forte, plus les prix chuteront, plus la population grandira, plus les prix augmenteront. Un mécanisme subtil, avec des guildes asymétriques, et plusieurs espaces à investir: la ville, la mine et l’église.

kutnà hora : la cité de l'argent boîte

On marque des points sur des conditions particulières de majorité et d’affinité, et il n’est pas facile de prévoir qui est en tête en cours de partie car le décompte final est le juge de paix. Au final, Mickaël l’emporte d’un point sur Fred (42 à 41), Elie (36) et François (32) suivant de près.

Table 2, dite « Prospère et lointaine » : à la table voisine, Marc, Olive et Younaël découvrent Maladum, son plateau en relief et ses figurines multiples. Il y a du combat et des aventures dans la société fantastique des royaumes d’Enveron, un continent prospère sur un monde lointain.

Table 3, dite « Début de campagne » : dans l’aquarium, OlivierN,  Jérôme, François-René et Armand démarrent leur campage de Vampire chapters. Il leur faudra un peu de temps pour en saisir toutes les facettes, nous y reviendrons.

Table 4, dite « Des peuples » : à Petit père Stéven enfile le rôle-titre, il lui va comme un gant. Jacques, Caroline et Pierre-Yves ont apprécié.

Table 5, dite « L’année du dragon » : En ce début d’année, Wyrmspan ne cesse de faire des nouveaux adeptes. Ainsi ce soir, Jeff, 82, et Morgane, 88, découvrent et tiennent la dragée haute à Nolwenn. Avec 92, la maîtresse des lieux s’est sortie des flammes de l’enfer.

Table 6, dite « Retour d’oubli » : dans les profondeurs d’Abyss , il est dangereux de végéter, mais Thomas s’en extrait, devant Xel, Fabrice et JérômeC.

Table 7, dite « Si lointaine » : un Faraway réunit les protagonistes des tables précédentes, et c’est encore Stéven qui tire les marrons du feu.

Table 8, dite « Ivressse des profondeurs » : plusieurs parties de Deep sea adventure rythment la fin de soirée. dans la troisième, Stéven, grisé par l’ivresse des profondeurs, remonte lesté de trois trésors. Il lui faut faire un 6 pour remonter…et il l’obtient, c’est sa soirée !

Table 9, dite « Histoire à écrire » : On croit savoir qu’un Crack List était au programme pour ne pas se quitter comme ça….mais vous n’en saurez pas plus ici !

Séance de VENDREDI 31/01/2025

Le Brexit, le 31 janvier 2020, fait suite au référendum britannique du 23 juin 2016, par lequel 51,89 % des électeurs se sont prononcés pour un retrait de leur pays de l’Union européenne. Selon la procédure prévue par l’article 50 du traité sur l’Union européenne, il devait débuter le 29 mars 2017, lorsque le gouvernement britannique annonce formellement au Conseil européen son intention de quitter l’Union. La sortie effective était prévue pour le 29 mars 2019, mais elle sera repoussée trois fois jusqu’au 31 janvier 2020. A défaut d’être une bonne idée, Brexit est une invention lexicale, calquée sur le Grexit, qui désigna le même phénomène pour la Grèce – qui n’eut pas lieu. Le Collins English Dictionary le consacre comme le mot de l’année 2016 et estime qu’un tel phénomène de floraison autour d’un mot-valise n’avait plus été observé depuis celui forgé autour du Watergate. Boris Johnson réussira l’exploit d’être impliqué à la fois dans le Brexit et le Partygate.

Brexit-EU-referendum-Cameron-cartoon

5 ans plus tard, tous les joueurs de Parties Civiles étaient unanimes pour rester ensemble.

Table 1, dite « Purification » : Partie découverte de Mystic vale, un jeu où des clans druidiques essayent de purifier la terre de sa malédiction. Dans un exercice aussi difficile que faire revenir le RU dans l’UE, on vit Tristan (47) rouler sur Nolwenn (14) Olivier L (16). Mais ils remirent le couvert, et ce dernier eut sa revanche.

Table 2, dite « Coulée à pic» : dans les eaux sombres d’Abyss, Xel s’impose avec 87, grâce à ses cartes alliance puissantes mises de côté en fin de partie, laissant François médusé à 85, Dom, 78, un peu court, et Virginie (59), plongée dans le noir. Dom s’impose ensuite sans coup férir à Odin.

Table 3, dite « Stronger together» : Le tableau imposant de S.E.T.I accueille Mickaël, Fred, Elie et Olive. Ambiance extraterrestre et terrestres extra, pour une issue toujours incertaine à l’heure où nous écrivons ces lignes, mais on sait au moins qu’ils ont fini ensemble.

Table 4, dite « Mort à l’arrivée » : Dans l’aquarium, on joue au Vampire. Un jeu de rôle qui, vu de l’extérieur, avec sa salle surchauffée et ses profusions de confiseries à portée de main, tenait de l’expérience alchimiste. On se sait pas s’ils ont poussé la fusion jusqu’au caramel.

Table 5, dite « Same player shoot again » : Azul clôt la soirée de la lose pour Nolwenn, battue de 5 points par Tristan. Mais elle reviendra et pas besoin de référendum pour ça !

Séance de VENDREDI 17/01/2025

Il n’y a pas de jour pour les catastrophes naturelles qui peuvent survenir n’importe quand. Le 17 janvier est associé à plusieurs d’entre elles en une semaine où Los Angeles a été dévastée par des feux dont le côté naturel peut être débattu, depuis les règles d’urbanisme permettant un étalement de la ville vers les collines jusqu’à la contribution humaine aux changements du climat qui y multiplie les épisodes de sécheresse. Citons donc le tremblement de terre de Kobe en 1995 et celui de Los Angeles (déjà) en 1994.

Table 1, dite « Engloutissement » : Nolwenn, Armand et Sébastien jouent d’abord à Abyss (victoire d’Armand) puis à Shards of Infinity après le départ d’Armand.

Table 2, dite « Tremblement de terre » : Tristan, Olive, JérômeC et Mickaël ressortent Hansa Teutonica. Un excellent achat de Noël sur lequel deux parties sont disputées. Dans la première Mickaël construit un comptoir-clé qui lui rapport plein de points, il gagne avec 48 PV devant Tristan 37. Dans la seconde, Jérôme reprend et selon ses mots « sublime » cette stratégie gagnante et s’impose 53 PV devant Tristan 51. Ce dernier n’a toujours pas réussi à gagner une partie depuis l’arrivée officielle du jeu en décembre, il faut le noter. Il prend cependant sa revanche avec le souvent cruel Peloponnes avec les mêmes moins Olive.

Table 3, dite « Sauve qui peut » : Fred et Dom rejouent à Evacuation, cette fois avec un troisième joueur, Elie. Il s’agit d’abandonner la terre en emmenant la population et quelques infrastructures nécessaires à sa survie (du pain, de l’énergie et des jeux). Les règles sont maitrisées sur le bout des doigts et comme prévu c’est une course à l’efficacité. Elie a accumulé les vaisseaux spatiaux mais a eu du mal à développer sa production sur la nouvelle planète. Dans la quatrième et dernière manche Fred (qui a multiplié les cartes bonus Structures) et Dom tutoient les conditions de victoire, le tour va-t-il aller à son terme ou bien une fin anticipée se déclencher (auquel cas certaines actions de fin de tour sur lesquelles comptait Fred n’ont pas lieu) ? Dom appuie sur le bouton ; il prend -1 de pénalité en laissant un jeton sur la planète A, compensée par les +2 de sa majorité sur les smileys. Il finit avec 8 points tout comme Fred (c’est le plus bas des 3 marqueurs sur la piste de production qui détermine le score, il faut être bon partout) mais le départage aux smileys lui attribue une victoire serrée.

La table poursuit la soirée avec deux parties de Course vers El Dorado, un autre achat de Noël bien apprécié avec sa course toujours haletante et motorisée par un deckbuilding simple. Dans la première partie Fred utilise deux Boussoles pour progesser à toute allure. Dom lui cherche à piocher plus avec une Scientifique et un Cartographe. Les deux finissent dans le même tour et doivent être départagés par les barrières : 2 à 2 mais Fred à celle de plus forte valeur, la victoire est donc pour lui. Dans la seconde partie, à 4 avec Nolwenn, Dom prend un bon départ mais à mi-parcours s’essoufle, n’ayant pas assez acheté de cartes puissantes. Fred a fait tout l’inverse, riche de deux Pionniers et deux Capitaines et ayant épuré son deck des petites cartes, il avale les hexagones à un rythme de fou puis se retrouve bizarrement encalminé devant un plan d’eau sur la dernière tuile. Il voit fondre sur lui Elie qui a vu le raccourci habile qu’il pouvait prendre avec son Indigène (et que Dom avait raté) qui finit dans le même tour. Mais avec 3 barrières à 0 la victoire de Fred est sans appel.

Table 4, dite « Prédation » : un groupe de rôlistes (Julien & Marie-Christine, F-R, Younaël, Stéven) finit la soirée avec La Bête (incarnée par Younaël) dont l’issue reste à ce jour incertaine.

Séance de VENDREDI 03/01/2025

Description de cette image, également commentée ci-aprèsPréoccupé par les questions de la mort et du Salut qui caractérisent le christianisme du Moyen Âge tardif, Martin Luther puise des réponses dans la Bible, particulièrement dans l’épître de Paul aux Romains. Selon Luther, le salut de l’âme est un libre don de Dieu, reçu par la repentance sincère et la foi authentique en Jésus-Christ comme le Messie, sans intercession possible de l’Église. Il défie l’autorité papale en tenant la Bible pour seule source légitime d’autorité chrétienne.

Scandalisé par le commerce des indulgences instauré par les papes Jules II et Léon X pour financer la construction de la basilique Saint-Pierre de Rome, le 31 octobre 1517, Luther écrit à l’archevêque et joint à sa lettre les 95 thèses, principalement inspirées par les abus du dominicain Johann Tetzel, qu’il aurait placardées sur les portes de l’église de la Toussaint de Wittemberg. Dès lors, cette controverse entre théologiens devient une affaire publique et politique. Luther est dénoncé à Rome par l’archevêque Albrecht. Sommé le 15 juin 1520 par Léon X de se rétracter, il brûle en public la lettre que le pontife lui a envoyée. Il sera excommunié, le 3 janvier 1521, par la bulle pontificale Decet romanum pontificem.

A Parties Civiles, nous avons de grandes indulgences pour les faiblesses de nos fidèles, et elles ne se monnaient jamais, n’essayez même pas.

SETI - Jeu de Société - Iello - Photo 1/3Table 1, dite « Le ciel ne peut attendre » : Découverte de SETI, acronyme anglais de Recherche d’Intelligence Extraterrestre, jeu où vous dirigez une institution scientifique chargée de sonder l’univers à la recherche de signes de vie. Lancer des sondes dans l’espace, explorer le ciel avec des télescopes et combiner de multiples technologies pour briller dans le monde de l’astronomie sont le lot de nos aventuriers, et, le salut n’attendant pas le nombre des années, c’est le jeune Elie qui excommunie ses adversaires, laissant Fred, Mickaël et Jeff mesurer comme la terre est basse.

Table 2, dite « Pain quotidien » : Poursuite de l’odyssée des Chroniques de Drunagor avec toujours F-R, JérômeLG, Armand et OlivierB. Ils récitent par cœur leur mission sans même ouvrir leur missel.

Table 3, dite « Zu Hause » :  Hommage à Luther, avec ses petites rivalités et ses coups tordus, une visite de la ligue hanséatique au moyen-âge attire des marchands calculateurs à Hansa Teutonica. Touché par la grâce, Mickaël s’impose au départage, devançant Steven crédité du même score, laissant très loin derrière Tristan, et surtout Thomas, proche de l’abandon et qui va rejoindre les bras de Morphée sitôt la partie terminée. Les trois autres remettent le couvert, et Steven s’impose cette fois sans discussion, comme à la maison.

Table 4, dite « Ivresse à deux » : Course aux profondeurs pour les explorateurs d’Abyss, avec un finish irrespirable qui voit Marc, 110, devancer Marie, 108, laissant Sébastien, 58, et Julien, 58 une bonne palanquée derrière.

KnarrTable 5, dite « Autres mondes » : Voyages dans d’autres univers pour Caroline, Jack et Younaël, qui découvrent Knarr. Younaël y fut le meilleur viking, puis ils prolongent la soirée dans l’univers féérique de l’inusable Faraway. Ils étirent enfin leurs agapes avec un Decrypto.

Table 6, dite « Terre Adélie » : à Res Arcana la lutte fait rage dans les derniers instants, comme souvent à ce jeu, où chacun a habilement construit sa stratégie. Adélie est la première à 10 avec une carte qui transforme la vie en mort. Nolwenn, 9, n’était pas loin, François, alchimiste transformant tout en or, se voyait vainqueur mais termine à 7, et Morgane, 4, a apprécié. Alors que François rejoint d’autres univers, Adélie inflige une nouvelle défaite à ses rivales à Harmonies, les explosant pour sa première partie (87, contre 70 et 53).

Table 7, dite « Premières communions » : Flavien, Xel et Dom se préparent à découvrir Kraftwagen : L’Ère de l’Ingénierie, réédition récente d’un jeu de 2015. On se glisse dans la peau d’un entrepreneur à l’âge bouillonnant du début de l’industrie automobile étasunienne, c’était les hots startups de l’époque (plus près de nous, c’est à ça que doit ressembler le marché de la voiture électrique en Chine avec ce mélange frénétique d’innovation technique et marketing et un darwinisme implacable entre les entreprises). Ils sont bientôt rejoints par Claire, déjà joueuse et venue chercher des horizons nouveaux (en voilà une bonne résolution de nouvel an !). Sur ces entrefaites arrive Marie, amie d’icelle, et les deux s’installent en mode bicéphale, le jeu étant limité à quatre participant(e)s. Le principe est du développement assez classique, on progresse en R&D sur les carrosseries et les moteurs, on les assemble sous forme de voitures qu’on met en vente en en choisissant le prix. Là où cela devient intéressant, c’est qu’il faut aussi choisir des acheteur.euses aux goûts divers (pouvant préférer qui un gros moulin qui des courbes séduisantes qui un prix serré). On n’est donc jamais sûr de vendre sa production, auquel cas on aura gâché plusieurs actions de jeu. L’autre aspect original est justement le choix des actions : comme à Glen More du même auteur on tourne sur un cercle de tuiles et c’est toujours le dernier qui choisit librement de se porter sur une tuile, la renvoyant en tête de file. Il n’y a donc pas d’ordre du tour et on est constamment à arbitrer entre choisir une tuile proche mais moins adaptée (qui fera rejouer plus vite) où aller chercher plus loin en avant la tuile idéale (quitte à en priver les autres).

Pour cette première partie (qui se joue en trois manches), Dom commence par favoriser la R&D tandis que les autres investissent plus dans la compétition et que Flavien parvient à vendre deux autos. Inversion des rôles à la deuxième manche où Dom enchaîne les tours de circuits tandis que Xel recrute à tour de bras et que Flavien accumule les tuiles à pouvoir spécial. La dernière manche prend tout le monde de vitesse, en particulier Flavien qui avait sous le coude un coup d’enfer à 30 points en réalisant une double vente au détriment de Dom. Mais Claire & Marie en ont décidé autrement, déclenchant la fin de partie avant qu’il ne puisse finir d’assembler son modèle. Dom s’adjuge ainsi la victoire avec 70 PV devant Xel 55, Flavien 43 et Claire+Marie 31. Ces dernières, enchantées, décident derechef d’adhérer et de revenir.

On poursuit avec du plus léger, un jeu de pli innovant nommé Fishing (et pas encore traduit). L’astuce est qu’on garde les cartes gagnées qui constitueront notre main de la manche suivante, sauf si on n’a pas assez de cartes auquel cas on en met en jeu de nouvelles depuis une pioche stratifiée par puissance croissante. Autrement dit si on score peu à une manche on récupère de quoi bien scorer à la suivante et on peut préférer soit de gagner soit de perdre les plis. C’est toutefois assez chaotique ce que reflètent finalement peu les scores : 79 PV pour Claire devant Xel 75, Flavien 71, Dom 70 et Marie 68. On finit à quatre sans Claire par un Deep Sea Adventure : malgré les mises en garde habituelles du sage de service, les deux premières manches finissent avec quatre noyades. Dans la dernière, Dom pousse trop loin le bouchon tandis que Xel sombre dans l’ivresse des profondeurs. Flavien et Marie, lestés de 3 trésors et progressant à un rythme de mollusque tout en pompant goulûment le précieux oxygène finissent par revenir à la surface. C’est la seconde qui a fait la meilleure pêche et qui l’emporte par 20 points à 13.

Table 8, dite « Messe de minuit » : Parce qu’après minuit, le rituel est aux mots, François initie les protagonistes de la table 4 à So clover pour quelques bonnes parties de rire qui mériteraient d’être remboursées par la sécurité sociale. Traditionnellement pas de décompte à ce jeu, où le voyage dans l’espace mental de son congénère importe plus que sa traduction chiffrée.

Séance de VENDREDI 20/09/2024 à Servel

Fernand de Magellan, issu d’une famille noble portugaise, embarque à 25 ans pour participer au développement des possessions en Inde. Il y passe 8 ans, participe à diverses batailles et s’intéresse au commerce des épices, allant jusqu’à Malacca. De retour en Europe il se retrouve sur la touche et finit par partir proposer ses services au roi d’Espagne. Le plan qu’il élabore vise à atteindre les Moluques, seul endroit produisant le clou de girofle, en partant vers l’ouest, ce qui respecterait les termes du fameux traité de Tordesillas qui partageait le globe entre les deux royaumes ibériques. Le futur Charles Quint lui confie 5 bateaux qui partent le 20 septembre 1519. Ils longent les côtes du Brésil et de Patagonie et s’arrêtent pour hiverner 5 mois. Il affronte une mutinerie, perd un navire qui rejoint les profondeurs océaniques  puis un autre qui déserte pour rentrer a casa. En octobre-novembre 1520 les 3 équipages restants découvrent le détroit de Magellan et atteignent le Pacifique.

Pensant qu’il n’y a que quelques jours de navigation avant d’atteindre leur but, leur traversée du Pacifique dure en fait plus de trois mois et demi et c’est assoifés, affamés et au bout du rouleau qu’ils atteignent Guam. Mi-mars 1521 ils explorent différentes îles des Philippines où ils nouent des contacts, se retrouvent impliqués dans la politique locale et n’oublient pas d’ériger des croix et d’essayer de convertir les dirigeants locaux, le prosélytisme n’y allait pas avec le dos de la cuiller. Parti avec une cinquantaine d’hommes remonter les bretelles du roi Lapu-Lapu il tombe sur plus fort que lui : les espagnols sont repoussés et Magellan, touché par une flèche empoisonnée, est ensuite massacré. C’est Juan Sebastian Elcano qui, aux commandes du dernier vaisseau survivant, achève la première circumnavigation en atteignant l’Espagne le 6 septembre 1522 avec 18 hommes sur les 270 qui étaient partis trois ans plus tôt. Les expéditions suivantes, lancées en 1525, 1527 et 1542, finiront plutôt mal en particulier à cause de la difficulté à retraverser le Pacifique vers l’Est.

Table 1, dite « Circumnavigation » :  JérômeC a affonté des routes inondées, des animaux en divagation et des cyclistes inconscients pour venir depuis le sud du territoire jusqu’à Servel. Il est récompensé par une partie de Dune Imperium proposée par Fred, Elie faisant le troisième. Il repartira pourtant avec des regrets : à la lutte avec Fred au dernier tour, il aurait pu acquérir un pouvoir de remporter les égalités. Il ne le fit pas et il se retrouve à la fin du tour à égalité avec Fred, à la fois en PV et en épice qui départage les égalités. C’est le second critère de départage, l’argent, qui donne la victoire à l’expérimenté Fred. Le ciel se déchaîna alors sous la forme d’un orage inattendu.

Table 2,  dite « Plus fort que soi » : Poursuite de la campagne des Chroniques de Drunagor – L’Âge des Ténèbres pour OlivierB, François-René, Armand et Jérôme. C’était le chapitre 4 mais à minuit ils étaient encore en train de se casser les dents sur le Commandant, le boss du soir.

Table 3, dite « Profondeurs » : Nolwenn attire Xel, Thomas et Dom à une table sous-marine de Abyss accompagné de ses extensions Léviathan et Kraken qui ajoutent une nouvelle façon de mener les combats, des Lieux qui offrent des PV sous forme de trésors « stop ou encore » et des perles noires dont il vaut mieux se débarasser. Il ne faut pas traîner car la partie prend fin quand une joueuse achète son septième Seigneur. C’est Dom qui y arrive le premier mais c’est Xel qui, lestée de clés gagnées lors de combats menés opportunément, est la seule avec deux Lieux. De plus, elle a les 5 PV du Fléau d’Abyss car, à égalité sur le nombre de Léviathan vaincus, c’est la dernière à y être parvenue, la fine mouche. Nolwenn, elle, mène sur la valeur de ses Seigneurs mais cela ne suffit pas au global. Avec respectivement 80 et 66 PV, elles encadrent Dom avec 74 et Thomas avec 69. Ils poursuivent la soirée avec plusieurs parties de Skull King, la première remportée par Thomas avec 28 PV.

Table 4, dite « Prosélytisme » : Difficile pour Axel et Mickaël de résister à l’appel d’une bande de dieux prêts à en découdre à Mythic Battles – Pantheon. Ils s’adjoignent respectivement Marie-Anne et Younaël, composent avec soin leurs forces et se lancent pour assurer la domination de leurs dieux. La paire MA-Axel, malgré sa perte d’Athéna victime d’une flèche fatale, manoeuvre avec Scylla pour attirer les forces adverses et les tailler finalement en pièces. A elle la victoire, donc.

Table 5, dite « Commerce des épices » : Tristan sort de son sac à malices Glen More où il convie Stéven et Pierre-Yves. C’est Stéven qui l’emporte en partie grâce à un monopole implacable sur la ressource Bois. Tristan propose ensuite innocemment une initiation à Food Chain Magnate, un jeu éducatif avec des pièces en bois sur le management d’employés Gen-Z, les dangers de la malbouffe et la manipulation des foules par la propagande publicitaire. Il fait une démonstration de son talent et l’emporte dans une partie où l’excès de réclame a provoqué un déséquilibre entre l’offre et la demande. Y a-t-il un microéconomiste dans la salle ? Retour à des affrontements plus frontaux avec une partie finale de 7 Wonders Duel contre Stéven, dont nous attendons encore le résultat.

Séance de VENDREDI 17/08/2018 à Servel

Résultat de recherche d'images pour "zidane brésil cartoon"

Le 17 août 2005, à Montpellier, Zinédine Zidane revient sur son retrait de l’équipe de France (qu’il avait annoncé un an auparavant), et joue son match de retour contre la Côte d’Ivoire en tant que capitaine. Dans cette rencontre, qui se joue à guichets fermés et est suivie par près de dix millions de téléspectateurs, la France s’imposera 3-0, avec notamment un but de Zidane. La suite de l’histoire d’amour avec les Bleus connaîtra des épisodes heureux à la coupe du monde 2006, avec notamment sa monumentale prestation contre le Brésil, mais, comme les histoires d’amour en général, elle se terminera mal, sur le coup de boule fatal de Berlin. Mais comme il y a toujours un bien pour un mal, ce fait donnera lieu à une oeuvre d’art aussi monumentale que le fut le geste, et qui fait la joie de la collection Lambert à Avignon, où elle accueille le visiteur.

13 ans après, et alors que Zidane amorce une nouvelle phase de retrait, les onze tables de cette soirée à rallonge à Lannion nous permettront de revisiter certains des plus grands joueurs de l’histoire à travers notre équipe idéale.

Table 1, dite « Dino Zoff » : à Descendance, le pouvoir de l’église permet à Maël (68) d’imposer sa loi, face à Sophie (61) et Nicolas II (54). C’est ce qui s’appelle, comme ne disaient pas les Italiens avant d’apprendre cette expression par l’entremise de Rudi Garcia, remettre l’église au centre du village. En attendant, si, champion du monde en 1982 à 40 ans, Dino Zoff reste le joueur le plus âgé à avoir gagné un Mondial, pour notre jeune vainqueur, la valeur n’attend pas le nombre des années.

Table 2, dite « Benjamin Pavard » : à Abyss surgit, venu de nulle part, Paul (85), qui étourdit d’une frappe de batard Xel (73) et Jérôme (68), qui coulent dans les profondeurs.

Table 3, dite « Marcelo » : à Troyes, Dom avait fière allure avec sa Chevalerie. Ce moteur dont le dé rouge est un carburant puissant a des airs de défenseur, mais il se révèle, comme Marcelo, redoutable en attaque. Et, comme, à l’instar du latéral du Réal, Dom n’est pas gauche dans ses jets,  il nous a roulés dessus avec le score surréel de 65, devant votre serviteur (39) et Gérard (32).

Table 4, dite « Fabio Cannavaro » : aussi brutal et imposant que le libéro italien Ballon d’or 2006, Doc Nico a fait la loi à Scythe dans une partie où Xof, Jack et Gérald ont surtout évité le un-contre-un. Une entrée en scène musclée pour Gérald, qui découvrait Parties Civiles, mais qui a eu l’air d’aimer ça !.

Table 5, dite « Franz Beckenbauer » : à Conan, Neox se risque à l’auto-analyse de sa contre-performance, car il ne joua pas le Kaiser – merci à lui :

« Alors que se déroule une conspiration dans le but de mettre Valerius sur le trône d’Aquilonie, Conan à disparu en voulant récupérer le coeur d’ahriman. Mais un petit groupe d’aventuriers composé de Neox, Hélène, François-René et Maiwenn, fidèles au roi Conan, ont suivi sa piste. Guidés par Ikhmet le renégat Stygien, les aventuriers ont découvert l’entrée d’un réseau souterrain complexe le long des berges du Styx… C’est là que Conan serait détenu. Le groupe nettoie tranquillement la grotte tout en cherchant le puits qui permettrait de descendre à l’étage inférieur. Une fois découvert, l’overlord (Mickaël) réveilla le gardien ultime de ses lieux, la reine scorpion! Elle commenca par pondre de nombreuses unités dans le but de nous freiner, mais rien ne pouvait plus arrêter les aventuriers qui mirent les têtes de ces arthropodes sur des piques. »

Table 6, dite « Andrès Iniesta » : Sea of clouds voit une issue proche de la table 2: Paul (88) remet le couvert face à Xel (65) et Jérôme (42). A l’instar du roi de la passe, avec Paul, tout casse, tout passe, sauf les baffes.

Table 7, dite « Dominique Rocheteau » : Baptiste, Hélène et un accolyte se la jouent comme Rocheeau à Warhammer 40,000. Ils ont été précis. Le bon ailier droit, c’est celui qui a de la craie sur les chaussures.

Table 8, dite « Claude Makelele » : à Innovation votre serviteur ramasse les châteaux chez Dom et Gérard, comme le fit Claude Makelele en France et en Espagne, grâce à la combinaison machiavélique des cartes Monothéisme et Ingénierie. Cette destruction en règle fut le fruit d’une incroyable erreur de Dom qui me permit de dominer les âges 2 et 3 et d’infliger un incroyable 5-1-0 à mes adversaires (c’est Dom qui sauve l’honneur) !

Table 9, dite « Delio Onnis » : malins comme de vieux renards des surfaces (dont Delio Onnis reste à jamais l’éternel modèle), Xel, Paul, Jérôme, Nicolas II, Maël et François-René ont arpenté celle bien glissante du tableau de Room 25. Les gardiens (Maël et Jérôme) ont été aussi efficaces qu’Arconada en finale de l’Euro 1984 !

Table 10, dite « Diego Maradona » : comme le stade Monumental de Buenos-Aires qui fit les beaux jours de l’argentin, cette partie d’Innovation restera dans les annales pour son incroyable final et son suspense digne du récent France-Argentine de la coupe du monde. Pourtant Doc Nico découvrait le jeu, mais c’est qu’il apprend vite ! Par la grâce de la main de Dieu, la victoire se joua à un tour près en ma faveur (6 dominations à 5) dans une partie qui monta très haut dans les tours et restera à jamais dans les annales. Frustré, le Doc remit son billet, mais il y fut défait cette fois nettement, 6 dominations à 1. Comme les deux buts si différents du Pibe de Oro lors du fameux Angleterre-Argentine de la coupe du monde 1986, à ce jeu, aucune partie ne se ressemble.

Table 11, dite « Garrincha » : à Codenames on a fait un petit tour en mer avec le commandant Cousteau et Tabarly, mais c’était surtout des ronds dans l’eau. Cette partie chaloupée comme un dribble de Garrincha aura au moins permis à quelqu’un à faire connaissance avec les Helvètes, dans une partie plutôt underground.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum