Séance de MARDI 24/02/2026 à Servel

La date du 24 février balisa la vie de Charles Quint : il naît le 24 février 1500, remporte une victoire décisive contre François Ier à Pavie le 24 février 1525 et est couronné Empereur par le pape le 24 février 1530. Il décède cependant un 21 septembre, au terme de l’été 1558. Bien plus tard en 2026 il y eut une table de quint et une table de quater.

Table 1, dite « Sérieuse » : Après leur partie récente en demi-teinte, Xel, François et VHN décident de rejouer à Troyes, en s’adjoignant Olive. Le tirage des cartes Activités permet de mieux lancer les joueurs, par exemple Olive et Dom qui finiront avec un joli pécule, les autres n’ayant jamais non plus manqué vraiment d’argent. Par contre, comme la fois précédente, les événements ont été peu combattus, se sont accumulés et ont imposé leurs effets, en particulier le redoutable Siège qui diminue la valeur de n dés –n augmentant à chaque tour- et fait perdre 2 PV si on n’y parvient pas (Xel et Olive l’ont subi et re-subi mais n’ont pas cherché à le combattre, ce n’est pas faute de les avoir mis en garde). Il y a aussi eu une belle foire d’empoigne sur les bâtiments où les meeples se sont chassés et re-chassés (pas surprenant, deux joueurs sur quatre avaient un personnage de fin de partie scorant en fonction de sa présence dans les bâtiments). Xel et Dom ont utilisé copieusement la Dîme (on peut prendre 1 dé jaune à chaque joueur gratuitement) et le Liquoriste (on peut retourner 1 de ses dés), d’aucuns se plaignant que ces cartes sont trop fortes. Ledit d’aucuns a finalement assez peu utilisé sa Catapulte sous prétexte de maximiser sa rentabilité (« qui trop embrasse mal étreint » dirait le sage champenois). Tous comptes faits, Dom qui à la fin de la partie lançait 7 dés (avec un magnifique cornet en peau d’ure) finit détaché avec 42 PV devant Xel 23, François 22 et Olive 21.

Table 2, dite « Joyeuse » : Faline, Caroline, Armand, Benjamin et Erwan commencent par un Faraway remporté par Benjamin. Ils et elles continuent par un Lovecraft Letter dans une ambiance particulièrement bonne, entre cris et rires. Réduits à Faline, Caroline et Erwan ils finissent la soirée avec Harmonies, un jeu où la première nommée est habituellement redoutable mais cette fois c’est Caroline qui prend le dessus, c’est méritoire.

Séance de VENDREDI 30/01/2026 à Servel

Le 30 janvier 1969, les Beatles donnent leur concert sur le toit (The Rooftop Concert), dernière prestation musicale live du groupe, gangréné par les querelles internes et qui ne s’était pas produit devant un public depuis août 1966. L’événement a lieu  sur le toit des studios Apple Corps, à Londres. Il provoque la stupéfaction des Londoniens présents, mais l’intervention de la police met fin au concert, qui dure en tout 42 minutes. Le lendemain, le tournage se termine avec l’enregistrement en studio des chansons Let It BeThe Long and Winding Road et Two of Us. Le concert sur le toit est devenu un événement majeur de l’histoire des Beatles, qui cesse d’exister en septembre de la même année après la sortie de l’album Abbey Road, lorsque John Lennon annonce son départ définitif. La séparation sera officialisée le 10 avril 1970, par Paul McCartney. Les enregistrements de I’ve Got a FeelingOne After 909 et Dig a Pony, effectués sur le toit, figurent sur l’album Let It Be. Les Beatles n’existent plus lorsque ce disque paraît en mai 1970, simultanément au film homonyme qui présente des passages du concert. Resté inaccessible dans sa totalité, le film du concert est désormais offert en streaming audio depuis le 30 janvier 2022. L’événement, régulièrement parodié, occupe une belle place dans l’histoire du rock et de la culture populaire.

57 ans après, une série d’expériences avait lieu à Servel.

Table 1, dite « Destin contrarié » : Invités par Nolwenn, JérômeC, François, et OlivierL s’unissent pour Le destin de la communauté. Ce jeu coopératif invite à revisiter l’excellent Pandémie dans l’univers du seigneur des anneaux, même si l’analogie ne saut pas au yeux de prime abord. On retrouve en effet des mécanismes communs (rôles, événements, objectifs, propagation), même si l’univers est radicalement différent, et très immersif pour qui connaît un tant soi peu la saga. Après les explications impeccables de Nolwenn, l’équipe enchaîne les succès et vient à bout des trois objectifs intermédiaires ! Reste le dernier, qui concerne Frodon spécifiquement. Mais ce dernier, joué par Jérôme, s’est peut-être trop collé au groupe, et ne voit pas venir le raid ennemi, qui assaille une place forte et fait chuter le moral des troupes au-delà du seuil de perte. Destin contrarié donc pour notre bande des quatre, mais le voyage a valu le coup, entraide et fous-rires compris.

Table 2, dite « Quatre garçons dans le vent » : La fine équipe de ISS Vanguard réunit les habituels François-René, OlivierB, Jérôme et Armand. Leur concert s’est prolongé sans être stoppé par les forces de l’ordre.

Table 3, dite « Jamais vu » : Cette table de Prototypes réunit Franck, Julien, et Erwan. On ne saura pas plus de leur délibréations, couvertes par le sceau du secret.

Table 4, dite « Get back » : C’est le grand retour de Tzolk’in – Le calendrier maya avec une palette de joueurs rompus à l’exercice : Olive, Jibee, Xel et Tristan. C’est ce dernier qui l’emporte, après une razzia sur le maïs. Puis, Xel partie, ils remttent le couvert à trois !

Table 5, dite « Sur le toît ? » : Un autre classique revient, Twilight Imperium. Entre Mickaël, Fred, Elie et Corentin, à quelques encâblures du dénouement, les bookmakers s’acordaient à voir le premier cité sur le toît du monde.

Séance de VENDREDI 07/11/2025 à Servel

Du monde en ce premier vendredi de novembre, avec une grande variété de jeux sur les tables de l’association. Dans les couloirs les membres chargés de garnir la hotte de Noël (qui sera révélée le 12/12) menaient de discrets conciliabules.

Table 1, dite « Terre brûlée » : La nouvelle campagne de ISS Vanguard bat son plein avec F-R, OlivierB, Armand et Jérôme. Pour leur quatrième sortie ils découvrent et foulent une nouvelle planète mais à la suite de manœuvres malheureuses ils l’endommagent au point de se dire qu’il vaut mieux la quitter (toute ressemblance avec une planète existante etc.). Ils étaient pessimistes mais finissent par se tirer d’affaire en laissant la désolation derrière eux.

Table 2, dite « Kaiser » : Des joueurs sérieux (Tristan, Mickaël, Stéven, JérômeC) disputent deux parties de Hansa Teutonica. La première, sur la carte orientale de l’Allemagne, les déroute et aboutit à des scores plus faibles que d’habitude mais aussi à une victoire de Stéven. Retour sur le terrain familier pour la seconde avec trois joueurs resserrés au score mais une victoire de Stéven avec 69 PV.

Table 3, dite « Matent des boss » : La table du jeu coopératif accueille des habitués (Julien & MC) et des nouveaux (Cindy et Bérenger, Scorfel est passé par là dans le recrutement) qui disputent deux parties de Aeon’s End, un jeu de deckbuilding coopératif où on doit venir à bout d’un boss. Le premier (Rage Incarnée) ne leur résiste pas mais le second (Reine Carapace) avait l’air plutôt coriace.

Table 4, dite « Electrique » : Agricola, un classique s’il en est, n’était pas sorti récemment (il faut dire que Jack se fait rare) et se retrouve extrait du placard au profit de Xel, Thomas, Virginie (qui découvre) et VHN. Partie débutée par un draft maintenant classique, prolongée par un joueur prenant son temps comme un bestiau laissé dans une pâture appétissante et qui a vu une lutte intense pour la position de premier joueur. Xel et Virginie privilégient l’élevage et finissent avec une ferme de 3 pièces en pierre mais au décompte final la seconde est pénalisée par ses nombreuses parcelles restées en jachère. Comme toujours à ce jeu la diversification est récompensée et Dom l’emporte avec 43 PV devant Xel 35, Thomas 29 et Virginie 17. Ils finissent la soirée avec un Odin qui voit Xel mettre fin à la partie avec 23 points et Dom mettre fin à une série de dernières places avec 12 points (ce sont des points de pénalité, il en faut le moins possible).

Table 5, dite « Eclectique » : Nolwenn, Faline, Jeff et Corentin varient les plaisirs. Début de soirée avec The Loop, jeu coopératif qui les voit réussir. Poursuite avec Harmonies, un jeu où Faline confirme qu’elle est dure à détrôner.

Table 6, dite « Chaudron de la création » : Encore des visages récents à une table « protozone » où Frank, Younaël et Pierre-Yves partagent leurs créations avec Jules et Erwan. On y a joué à « Ah la ferme », « A la volée » et « Faut qu’j’achète », titres provisoires de ces jeux évolutifs au fil des semaines et des itérations de mise au point. Ils avaient l’air très satisfaits de leurs échanges et sont convenus de renouveler ces sessions entre auteurs ludiques.

Séance de MARDI 21/10/2025 à Servel

Le 21 octobre 1945 on vote en France pour la première fois depuis la fin de la guerre. Au programme, élections législatives mais aussi un référendum sur le maintien de la IIIe République ou bien le fait de confier à la nouvelle assemblée la rédaction d’une nouvelle constitution. Grande nouveauté, les femmes votent pour la première fois et il y aura 33 élues sur 586 sièges, la route est longue. Le scrutin (à la proportionnelle) révèle une forte poussée de la gauche et un hémicycle dominé par trois blocs sans majorité : le PCF (159 sièges), le MRP (démocrates-chrétiens centristes, 151 sièges) et la SFIO (ancêtre du PS, 146 sièges). Le Parti Radical (centre gauche, à l’intéressant sigle PRRRS), qui était au cœur de la vie politique avant-guerre, est marginalisé. On peut noter que dans la ménagerie des partis élus, seul le PCF existe encore aujourd’hui. La suite est troublée : une première proposition de constitution pour la IVe République, soutenue seulement par PC et SFIO, est rejetée par 53% des voix au référendum du 5 mai 1946. L’assemblée est dissoute et une nouvelle assemblée constituante est élue le 2 juin 1946. Quatre-vingt années plus tard, le sigle « PC » évoque surtout une association, l’assemblée nationale est divisée en plusieurs blocs sans majorité et la valse des gouvernements rappelle la IVe République -que le rédacteur n’a pas connue-.

Table 1, dite « Ménagerie » : Le trio de zoologues est réduit à deux (Mickaël, BenjaminG) qui jouent néanmoins à Ark Nova, on ne change pas les habitudes. Mickaël construit un zoo réduit mais un moteur puissant avec des mécènes et pas mal de projets de conservation. Il met fin à la partie avec un requin (ajoutant 15 points de Réputation) qui dévore tout cru son adversaire.

Table 2, dite « Pouvoir féminin » : Nolwenn accueille successivement Delphine puis Stéphanie puis Nastassia en leur proposant un Last Bastion. Il s’agit d’une nouvelle édition avec un autre thème (médiéval-fantastique plutôt que Japon) et quelques ajustements de règles de Ghost Stories, le jeu coopératif réputé pour sa difficulté à sauver son village des fantômes puis du boss. De l’avis général les révisions donnent un peu plus de contrôle aux joueuses mais cela reste difficile : à la première partie l’équipe va loin mais ne parvient pas à conclure ; dans la seconde la défaite est rapide. Essaie encore, petit scarabée. Les deux premières nommées continuent la soirée avec Harmonies où Delphine remporte une nette victoire (146 vs. 116 ?) grâce à ses nombreuses montagnes.

Table 3, dite « Faux départ » : F-R, Xof et VHN démarrent (en danseuse) avec un Flamme Rouge disputé sur le circuit du Ballon : 3 montées ponctuent le parcours où Christophe part en tête mais comprend vite que la fatigue va se payer. F-R, en fin renard des pelotons, économise son énergie et profite de l’aspiration. Une cassure a lieu après la première difficulté, les deux rouleurs de F-R et Xof s’échappent tandis que le sprinter de Dom est déjà décroché. Le rouleur de Dom qui a démarré doucement recolle sur la deuxième colline et c’est lui qui prend la tête et accumule les Fatigue. Il continue à faire l’effort, suivi par le rouleur du toujours opportuniste F-R et accumule un total de 6 Fatigue. Aidé par une pioche heureuse, il arrive à jouer son dernier « 7 » qui lui permet de garder son avance jusqu’à la ligne, suivi par les rouleurs de F-R et Xof qui complètent le podium. Le sprinter de Dom, toujours à contre-temps, n’arrive pas à utiliser efficacement ses « 9 » et finit bon dernier. Ils poursuivent par un Château Blanc où les lancers de dés ont souvent donné des valeurs faibles. Xof joue en premier et gardera la prééminence sur l’ordre du tour tandis que F-R (affûté par ses nombreuses parties sur BGA) et Dom se disputeront la seconde position. Peu de points sont marqués en cours de partie, c’est le décompte final qui va faire la différence. Xof a réussi à atteindre 10 PV avec sa grue ; les trois marquent des points similaires avec leur samouraïs et leurs courtisans, ce sont ses jardiniers qui donnent la victoire à Dom (qui a placé tous ses personnages sauf 3) avec 72 PV devant Xof 64 et F-R 62.

Séance de VENDREDI 29/08/2025 à Servel

Le 29 août 1965 la mission spatiale Gemini V revient sur terre avec son équipage de deux (Gordon Cooper, Charles Conrad). Lancée par une fusée Titan II (dérivée d’un missile intercontinental), la capsule était plus grosse que les Mercury et la mission battit le record de l’époque en durant presque 8 jours. Ceci grâce à l’utilisation de piles à combustible, une première technique améliorant nettement la production d’énergie par rapport à des batteries. Suite à des incidents, une partie des activités prévues dut être annulée, en particulier une manœuvre de rendez-vous spatial au point que Conrad avoua plus tard s’être bien ennuyé en orbite. Si seulement ils avaient emmené des jeux ! Soixante ans plus tard c’est 5 tables qui sont mises en orbite en une soirée, c’est loin d’être un record.

Table 1, dite « Action et réaction » : Une nouvelle tête pousse la porte. C’est Louis qui souhaite voir comment cela se passe. Il est déjà joueur et il ne faut pas le pousser beaucoup pour qu’il rejoigne une table de Ark Nova avec Mickaël, BenjaminG et Stéven. Rapidement il s’avère qu’il n’a jusque là pas connu les vraies règles, chose que les rigoureux membres de l’association rectifient aussitôt. Lors de la visite du rédacteur, il ne fut pas surpris de constater que Stéven mettait fin à la partie en croisant les deux pistes de score. Ce qu’il ignorait, c’est qu’une fois tous les points de fin de partie ajoutés, c’est Louis qui avait le meilleur écart, voilà un début en fanfare.

Il était presque minuit mais l’appétit des fauves a été aiguisé et les quatre décident de recommencer. L’issue de la partie est la même avec un déroulement différent : Louis a croisé le premier; il avait des points de fin de partie supérieurs aux autres et il fait le doublé. De l’avis général belle partie où ça c’est bien battu tout du long.

Table 2, dite « Factions » : F-R, Armand, Julien et Sébastien partent pour un Dune Imperium avec l’extension. Une partie plus orientée développement avec peu de batailles homériques. Armand progresse efficacement dans son alliance avec les factions et, après avoir été en retrait, met toutes ses forces dans une dernière bataille à 2 points. Il finit le tour avec 13 PV devant Ju & F&R à 10 et s’impose donc.

Table 3, dite « Dé-ification » : Olive, Fred et VHN disputent un Coimbra, un de ces jeux de gestion bien faits avec des dés. Le premier lancer par Olive sort surtout des grosses valeurs qui mettent à rude épreuve les finances des joueurs. Au fil des quatre manches, Dom grappille ça et là des PV et prend une belle avance au score mais il reste constamment en manque de moyens (argent et gardes) pour acheter des cartes, au point de ne pouvoir en récupérer qu’une à la dernière manche. Fred multiplie les voyages (il finira avec 5 sur 6 possibles, qui scoreront solidement à la fin) et déplace efficacement son pèlerin, tout comme Dom. Au décompte final, Fred et Olive accumulent les points et l’avance de Dom fond comme neige au soleil. Etant en tête sur deux pistes d’influence il parvient à garder de l’avance et gagne par 160 PV contre 152 à Fred et 123 à Olive.

Table 4, dite « Spécialisation » : Un Forêt Mixte à cinq (Faline, Oliviers B & L, Elie et Corentin). La partie est longue car la troisième carte Hiver est la dernière du paquet. OlivierB et Corentin partent sur une spécialisation poussée en scorant chacun 0 sur un des trois domaines (arbres, droite/gauche, haut/bas) et cela leur réussit puisqu’ils prennent les deux premières places. OlivierB finit en tête avec 199 PV (dont 179 pour ses animaux droit/gauche, avec une puissante combo loup+cerf) et Corentin avec 178, puis Faline 144, Elie 101 et OlivierL 78.

Table 5, dite « Expansion » :  Faline, Olive et Dom finissent par un rapide Harmonies. Dom, au mépris du ZAN, construit plus en s’étalant qu’en hauteur et est le premier à remplir son territoire. Plutôt bien vu, il finit premier avec 99 PV contre 93 à Faline et 81 à Olive.

Séance de VENDREDI 08/08/2025 à Servel

Le 8 août 1786, le binôme Jacques Balmat-Michel Paccard, parti la veille des Bossons et ayant passé la nuit dans une grotte d’altitude, parvient pour la première fois au sommet du Mont-Blanc (qui à l’époque n’est pas français mais appartient au royaume de Sardaigne). Cette montagne, la plus élevée d’Europe, est crainte pas les habitants de la vallée de Chamonix qui la considèrent comme menaçante et maudite plus que comme une beauté de la nature. D’un autre côté, le savant suisse Horace-Bénédict de Saussure a promis depuis 1760 une belle récompense au premier à en réussir l’escalade ; les tentatives et les échecs se multiplient mais l’itinéraire se dessine peu à peu. Balmat connait bien la montagne qu’il parcourt à la recherche de beaux cristaux à revendre. Paccard est lui médecin. Ils atteignent le sommet dans des conditions qui font frissonner, sans cordes, piolets, crampons ni gel protéiné mais avec un bâton de 3m qui sert à sonder les ponts de neige et franchir les crevasses. Balmat remontera à plusieurs reprises sur le mont Blanc, y compris avec de Saussure l’année suivante. La montagne s’ouvre au tourisme et l’alpinisme est né. Quant à Balmat, à 72 ans il trouvera la mort en montagne. 239 années plus tard, les glaciers alpins fondent et les joueurs trégorois se retrouvent.

Table 1, dite « Toucher le ciel » : Poursuite de l’épopée de ISS Vanguard pour Fabrice, Xel, OlivierL, Samuel et Stéven. La vitesse de la lumière étant finie, le message informant de leurs aventures n’a pas encore atteint notre voie lactée.

Table 2, dite « Etre le premier » : Cela faisait un bon moment que Deus n’avait pas été vu sur nos tables, pourtant il mérite d’être connu et certains parmi Mickaël, Benjamin, Younaël et VHN apprécient ces jeux d’une autre époque où les mécanismes étaient limpides, le matériel limité à ce que l’industrie savait produire (essentiellement des disques et des cubes en bois) et les règles tenaient en 6 pages (on peut s’alarmer de voir l’auteur de ces lignes trahir son âge en dérivant irrémédiablement vers le « c’était mieux avant »). Il s’agit principalement d’un jeu de développement d’un tableau de cartes avec deux mais : on n’active pas une famille de cartes à volonté mais uniquement quand on y ajoute une carte ; de plus chaque famille peut en comporter au maximum 5 donc le plus efficace des moteurs ne pourra pas suffire pour toute la partie. L’autre volet est une expansion sur une carte modulaire où on ne se fait pas vraiment la guerre mais où on peut bloquer les autres vu qu’un unique joueur peut occuper un territoire. Ajoutez-y enfin une petite dose de contrôle de majorité autour de la demi-douzaine de « villages barbares » qui rapportent chacun une poignée de PV.

Mickaël et Dom démarrent proches, au grand dam du second qui se retrouve bloqué et pris en tenaille par Benjamin qui, malin, tarde à conquérir ses deux villages proches et les utilise comme source de pièces d’or. Younaël, lui, protégé par un grand plan d’eau, s’étend peu mais accumule à la fois les bâtiments et surtout les ressources qu’il parvient à transformer en lots de 6 PV. Mickaël l’a souligné au début, c’est un jeu de cartes où il ne faut pas hésiter à défausser toute sa main dans une action « Dieu » pour en piocher cinq nouvelles, le paquet tourne pas mal au risque de mettre dans la main des adversaires les puissantes cartes Temple qui rapportent jusqu’à 12 PV en fin de partie. De l’avis général, Deus provoque une bonne frustration : les quatre compères se sont plaints à un moment qui d’un manque de ressources, qui d’une trésorerie asséchée, qui de l’absence de la couleur de carte providentielle. Dom déclenche la fin de la partie en construisant le septième temple et au décompte il finit en tête avec 62 PV, aidé par les 28 points de ses 3 temples. Younaël remporte 4 des 5 majorités sur les ressources et est à égalité avec Benjamin avec 57, Mickaël terminant à 45.

Table 3, dite « Menaçant et maudit » : Nolwenn, F-R, Faline et Corentin jouent à The Loop, un jeu coopératif où ils sont opposés au redoutable Dr. Foo (sans son acolyte habituel, Mr. Bar). Cette fois c’est l’affreux qui a le dernier mot, il provoque un deuxième vortex dans un monde post-apocalyptique et condamne l’humanité. Au moins ils ont essayé d’éviter le chaos.

Table 4, dite « Beauté de la nature » : Recomposition des tables en seconde partie de soirée, Faline fait jouer Corentin, Mickaël et Dom à Harmonies, c’est la première partie pour les deux derniers, on joue sans les cartes Esprit de la Nature. Corentin construit 3 arbres tandis que Dom a une grande rivière ; tout cela débouche sur des scores serrés : 99 PV pour Corentin devant Faline et Mickaël à 97 et Dom à 95.

Table 5, dite « Exploit en groupe » : La seconde équipe de restants, Nolwenn, Younaël et F-R, se lance dans une partie coopérative de Harry Potter, Death Eaters Rising. Younaël se retrouve à la tête d’une sacrée équipe d’apprentis-magiciens et autres personnages et enchaîne les lancers de dés qui scotchent les deux autres. Tout ceci débouche sur une victoire collective contre Voldemort, cela efface l’échec de la table 3.

Séance de VENDREDI 01/08/2025 à Servel

Moins connue que Trafalgar, la bataille navale d’Aboukir du 1er août 1798 fut une défaite napoléonienne majeure face aux anglais. Elle s’inscrit dans le cadre de la campagne d’Egypte qui visait à la fois à lancer un affrontement périphérique avec l’Angleterre en s’attaquant à ses routes commerciales, à éloigner le jeune (28 ans) général Bonaparte, déjà fameux mais dont le pouvoir se méfiait, et aussi à mener des travaux scientifiques et archéologiques, un groupe de 167 savants et artistes de haut niveau accompagnant l’armée de 40 000 soldats et 400 navires. Cette flotte impressionnante quitte Toulon en mai 1798 sous les yeux d’espions anglais qui ne savent pas trop où elle va. Elle débarque en Egypte au début de l’été et remporte de premières victoires contre les mamelouks. Pendant ce temps une flotte anglaise commandée par un autre fameux militaire, Lord Nelson (à 39 ans, c’est le plus jeune contre-amiral de la Royal Navy), vient de passer deux mois à sillonner l’est de la Méditerranée à la recherche des français (elle les a même croisés sans les voir dans la nuit brouillardeuse du 22 juin). Le 1er août la poursuite prend fin quand ses éclaireurs découvrent les vaisseaux français à l’ancre dans la rade d’Aboukir, alignés le long de la côte et protégés par des batteries d’artillerie à terre. Les forces en présence sont équilibrées, 17 contre 14 navires. Nelson attaque à la nuit tombante alors que de nombreux marins sont à terre et ses capitaines font une manœuvre audacieuse en se glissant entre les haut-fonds côtiers et les bateaux français, prenant ces derniers à revers et attaquant les moins bien armés. C’est un massacre et les navires français sont démâtés les uns après les autres. La bataille culmine dans l’explosion du vaisseau-amiral français, l’Orient, tuant plus de 1000 marins et précipitant la déroute. Seuls quatre navires français (dont deux petites frégates) parviennent à s’échapper ; les autres sont coulés ou capturés alors que seuls deux bateaux anglais ont été gravement endommagés. Le corps expéditionnaire est désormais coincé en Egypte et le reste de la campagne, s’il conduit à de riches récoltes culturelles dont l’obélisque de Luxor et la pierre de Rosette, s’enlise sur les plans militaires et politiques et finit par une reddition en 1801.

Table 1, dite « Jeunesse fougueuse » : F-R accueille un jeune intéressé, Ewen, qui passe la tête par la porte de la salle et le joint à sa table où ils essaient Wonder Book avec Faline et Frank. Un jeu d’aventures coopératif, découpé en six chapitres et scénarisé à travers une pile de cartes pré-triées qui entrent progressivement en jeu. Ils ont passé un bon moment, on réussi le premier chapitre et pourraient très bien rejouer prochainement. Après le départ des couche-tôt F-R et Faline jouent à Harmonies, un des jeux favoris de cette (jeune) dernière qui s’impose 95 à 82.

Table 2, dite « Enlisement » : Longue partie de The Witcher animée par OlivierB avec Armand, Julien et Marie. Ont-ils fini avant d’être vaincus par le sommeil ou que l’aube pointe son nez rosé ? à ce stade nous ne le savons.

Table 3, dite « Défaite mémorable » : Pierre-Yves, BenjaminG et Corentin s’affrontent sur le Château Blanc. Benjamin qui pourtant apprécie le jeu réalise une contre-performance inhabituelle en finissant dernier avec 18 points, c’est Corentin qui l’emporte devant P-Y. Ils choisissent ensuite un nouveau jeu de construction de tableau, Luna Capital. Benjamin prend sa revanche et gagne avec 80 points, notamment grâce aux objectifs communs, devant Corentin 74 et Pierre-Yves 60, ayant ignoré complètement les objectifs susmentionnés. A son tour, le joueur choisit un lot (terrain + bâtiments) et place devant lui un terrain et les bâtiments récupérés. Tout ça en trois manches où chaque joueur sélectionne tour à tour quatre lots ; chaque joueur termine avec douze cartes devant lui et une trentaine de bâtiments. Ces derniers déclenchent des combos de points (et des objectifs communs aux joueurs) qui sont décomptés en fin de partie, tout ceci semble assez classique.

Table 4, dite « Haut niveau » : Olive, Xel et VHN ont prévu une partie de Rajas of the Ganges. Un jeu de placement d’ouvrier où pas mal d’actions sont assistées par la consommation d’un dé. Il faut échapper au double écueil de ne plus avoir de dés (refaire son stock est laborieux) et de ne pas avoir la bonne valeur (on peut assez aisément en retourner un mais sinon il faut avoir de la chance à la relance). Une bonne valeur par exemple est le « 2 » que Olive et Dom ont copieusement utilisé, il fournit deux nouveaux dés et un petit bonus. Dom, initialement dernier dans l’ordre du tour, prend et conserve la première position et construit son domaine à base de tuiles plutôt bon marché tandis que Xel est la première à débloquer son cinquième ouvrier en descendant à grande vitesse le fleuve. Rappelons que ce jeu a innové avec la mécanique des deux pistes contra-rotatives (l’argent et la réputation) où la fin de partie est déclenchée dès qu’un joueur croise ses deux marqueurs1. En seconde moitié Dom met le turbo sur les actions de revenus (lots de ressources différentes + 3 puis 4 tuiles de Soie). L’achat de quelques bâtiments le fait aussi bien progresser sur la piste de réputation et dans la dernière action de son tour il met fin à la partie avec une très confortable avance sur ses deux adversaires estomaqués.

Ils poursuivent avec un nouveau jeu, Scoville, où il s’agit de faire pousser des piments de toutes les couleurs pour remplir des contrats fournissant des points de victoire. Trois éléments intéressants ici : l’enchère pour la position dans l’ordre du tour (pas forcément pour être le premier car on plante dans l’ordre du tour mais on récolte dans l’ordre inverse), les déplacements pour récolter où on peut habilement gêner les autres et la table des croisements génétiques qui détermine la couleur de l’hybride entre deux piments. Le tout est relativement rapide et avec un beau matériel. Pour cette découverte, Xel et Dom finissent avec deux contrats chacun et le même total de 67 PV, Olive étant à 49 (avec en main un précieux piment « cristal » qu’il n’a pas eu le temps de planter). L’argent restant départage les deux premiers en donnant la victoire à Xel. Il faut vraiment surveiller les autres (et l’ordre de jeu) car si on se fait chiper le contrat qu’on visait on a perdu beaucoup de temps à accumuler les piments correspondants.

Table 5, dite « Poursuite sur terre et sur les eaux » : Avec une pensée pour les naufragés de la table 2, F-R, Dom, Faline et Olive disputent une petite Course vers El Dorado. Dom fait la course quasiment en tête malgré deux brefs dépassements par F-R, mais à chaque fois il a la chance de piocher les cartes permettant de repasser devant. Derrière, la paire Faline/Olive se bloque joyeusement au point parfois de devoir passer son tour. En tête, Dom négocie un passage technique avec sa Millionnaire ; malgré un deck solide F-R ne parvient pas à terminer dans le même tour et concède la victoire.

  1. Cette idée a été largement popularisée par Ark Nova. L’érudit de service mentionnera le jeu de 2014 Rattlebones où un pion partagé parcourt la piste de score en sens inverse, mais c’est plutôt un mécanisme de gestion du timing de fin de partie puisque c’est classiquement le joueur en tête qui gagne quand il est rejoint.

Séance de MARDI 13/05/2025 à Servel

Le 13 mai 1940, Winston Churchill, nouvellement nommé comme premier ministre, prend la parole devant la house of commons pour demander la confiance à son gouvernement d’union nationale. C’est que la guerre vient d’entrer dans une phase aigue : après avoir envahi le Danemark et la Norvège un mois plus tôt, l’armée allemande a lancé le 10 mai sa guerre-éclair sur le front ouest et est entrée simultanément en France, en Belgique et aux Pays-Bas (pendant ce temps la marine anglaise avait envahi l’Islande). Son discours est resté dans l’histoire pour ses formules, ben, churchilliennes :

 Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur  » […]

Vous demandez, quelle est notre politique ? Je peux vous dire : c’est d’engager le combat sur terre, sur mer et dans les airs, avec toute la puissance, la force que Dieu peut nous donner ; […]

Vous demandez, quel est notre but ? Je peux répondre en un mot : la victoire, la victoire à tout prix, la victoire en dépit de la terreur, la victoire aussi long et dur que soit le chemin qui nous y mènera

C’était il y a 85 ans, les acteurs de cette époque sont en train de disparaître mais vous pouvez toujours lire Churchill qui, on l’oublie, a eu le prix Nobel de littérature.

Table 1, dite « Du labeur » : Nouvelle séance de Viticulture (précisons que c’est l’édition Essentielle rééquilibrée qui ajoute le grand ouvrier sans lequel le jeu ne tourne pas si bien) pour les mêmes (Thomas, JérômeC, BenjaminG et VHN) que la semaine passée, maintenant ils savent jouer et ne commettront plus les petites erreurs vues alors. Benjamin et Thomas démarrent avec un ouvrier supplémentaire, c’est d’ailleurs les seuls qui les mettront tous en jeu et ils vont tous travailler dur sous le cagnard toscan. Dom commence tôt à avancer pas à pas au score mais à la mi-partie tous sont regroupés vers 10-12 PV. Thomas enchaîne une jolie combinaison en remplissant sa main de cartes puis en jouant un saisonnier du printemps pour récupérer une lire par carte, aussitôt réinvesties en bâtiments pour son vignoble. Dom a lui la chance de pouvoir faire vieillir de deux ans tous ses vins en cave, il n’en a que deux mais ils arrivent pile à l’âge auquel un acheteur les réclame en agitant un bon de commande, le voilà presque à 15 PV. Au tour suivant il vend sa plus belle cuvée puis un saisonnier automnal lui fait gagner 3 points, le voilà sur le chemin de la victoire avec 21 PV. Benjamin est à 16 PV, a une cave pleine de bouteilles âgées et quatre cartes Commande en main. Mais celle qu’il honore vaut 4 PV, il finit un point dernière Dom tandis que Thomas est à 15 et Jérôme à 14.

Table 2, dite « Des larmes » : Faline, Jack et Caroline commencent par Harmonies, un jeu bien maîtrisé par Faline qui l’emporte. Ils poursuivent avec Living Forest, attention à la victoire-éclair qui peut arriver à ce jeu sur un coup habile et qui laisse les autres en désarroi.

Table 3, dite « De la sueur » : Olive, Stéven et Julien s’attablent autour de Paladins du Royaume de l’Ouest. Lors d’un vol de reconnaissance Olive semblait avoir une bonne position mais c’est un jeu de longue haleine et il ne faut jamais miser contre Stéven qui s’escrimait à construire son économie de guerre en déployant ses ateliers. [Plus tard] Nous avons en effet intercepté un câble chiffré qui laisse entendre que Julien et Stéven finissent à égalité, 71 PV contre 59 à Olive.

Table 4, dite « Du sang » : François-René et Younaël s’allient face à un boss de type moine retors à Shards of Infinity. Personne n’en sortira indemne.

Séance de MARDI 22/04/2025 à Servel

Le 22 avril 1500, une sérieuse flotte de 13 caravelles portugaises parties six semaines plus tôt et menée par le jeune noble Pedro Álvares Cabral qui s’est écartée de la route habituelle découvre une terre inconnue. Un peu grande pour une île, il finira par réaliser que c’est un nouveau continent. Mais ce n’est pas du tout ce qu’il visait : il était sensé poursuivre dans le sillage de Vasco de Gama qui l’année précédente avait réussi à atteindre le port de Calicut aux Indes et y établir un comptoir commercial pour se fournir en poivre et autres épices. Mais il s’écarta trop à l’ouest du Cap Vert et finit en Amérique du Sud. Cabral repartit, dit-on avec des cadeaux échangés avec les indigènes rencontrés, donc un bois précieux de couleur connu au Portugal sous le nom de pau brasil , le pays en tirera son nom. Son aventure ne s’arrête pas là : ayant renvoyé un bateau pour annoncer la nouvelle à son roi, il retraverse l’Atlantique, y perdant 4 bateaux, s’arrête dans plusieurs ports de la côte est-africaine pour finalement arriver à Calicut. La place manquant ici (pourtant la suite est pleine de bruit et de fureur), nous sauterons directement au happy end -si l’on peut dire- : sur 13 bateaux, 6 furent perdus, 2 rentrèrent vide et 5 les cales pleines à l’été 1501, assurant un profit financier de 800% pour cet investissement en capital-risque façon Renaissance.

Table 1, dite « Bois précieux » : Marie-Anne, Christel et Faline sont invitées par cette dernière à découvrir Harmonies. La propriétaire & tutrice affirme sa maîtrise du jeu. Elles sont ensuite rejointes par un courageux Younaël arrivant directement depuis sa journée de travail en horaires décalés. Les quatre se lancent dans un Forêt Mixte enrichi de son extension Lisière de Forêt (de nouvelles cartes, pas de changement de fond). Partie serrée au terme de laquelle Younaël s’impose de peu devant Marie-Anne.

Table 2, dite « Jeunes nobles » : En voilà trois (Stéven, BenjaminG et Clément) qui ont du mal à résister à jouer encore et encore au Château Blanc et croyez-moi il y a du niveau. Pour cette partie c’est Benjamin qui se glisse d’un point devant Clément, 67 PV contre 66, avec Stéven à 54.

Table 3, dite « Iles tropicales » : Olive, Marc et Dom embarquent pour Archipelago, les deux premiers ont déjà joué il y a deux semaines. L’objectif commun récompense les cubes « viande » et Marc se lance dans une accumulation qui frise l’excès. D’un autre côté, il faut reconnaître qu’il a eu une déveine particulière en explorant (pose de nouvelles tuiles), y compris après avoir acquis le personnage permettant de choisir entre 3 tuiles. L’archipel se développe ainsi en deux moitiés : à l’est Olive et Dom sur des terrains tropicaux produisant bois et fruits, à l’est Marc et Dom sur des terrains montagneux produisant bovins, pierre et fer (qui n’a joué quasiment aucun rôle dans la partie). Dom joue un vilain tour à Olive en s’emparant d’un de ses temples, Olive rend immédiatement la pareille en assassinant (pour un unique sou !) le personnage de Dom  qui a permis cette vilainie. La semi-coopération fonctionne entre les joueurs et toutes les crises sont déjouées tandis que le risque de Rébellion (défaite collective) reste maîtrisé. Nous avions choisi de jouer avec les objectifs personnels « durée moyenne », la partie a quand même duré 3h30 et c’est Dom qui en déclenche la fin en construisant un cinquième marché. Olive se félicite d’avoir acheté de la viande au dernier tour, elle lui rapporte 2 PV et il finit à égalité avec Marc avec 7 PV, devant il y a Dom avec 11 PV qui a eu la chance de marquer 3 PV sur l’objectif de Marc grâce aux deux marchés qu’il a construit coup sur coup pour mettre fin à la partie.

Séance de VENDREDI 14/02/2025

En cette Saint-Valentin, Parties Civiles célébrait l’amour à plusieurs, celui du jeu évidemment, mais aussi les lointaines expéditions romantiques à l’ombre des cerisiers en fleurs du Japon.

Table 1, dite « Grandes vertus » : Quatre garçons dans le vent se lancent dans l’univers de Bitoku (vertu en japonais, et rien d’autre qui pourrait venir aux esprits mal tournés),  incarnant des esprits dignes d’assumer les fonctions de grand esprit de la forêt. Leur but ultime : être choisi nouveau protecteur et gardien de cet endroit aussi mystique que merveilleux. Olive, Fred, Elie et Gilles ont déployé un immense plateau et, à l’heure où nous quittions les lieux, leur quête de la vertu se poursuivait encore.

Twilight InscriptionTable 2, dite « Duo aux chandelles » : nous accueillons Pierre, nouvel adhérent, qui entame aussitôt une soirée en tête-à-tête avec Pierre-Yves. Ils commencent par Twilight Inscription, aventure épique au fin fond de la galaxie directement inspirée du jeu de plateau Twilight Imperium et où, après l’effondrement de l’Empire de Lazax, il faut œuvrer à fonder un nouvel empire galactique. Puis ils enchaînent sur Harmonies, un fin parfaite pour un duo aux chandelles.

Table 3, dite « Love is love » : à la table de Ark Nova, tous les animaux sont embarqués sans discrimination dans le grand arche qui doit les sauver de la fin du monde. Nous retrouvons Olivier L, Steven, Jeff et Xel. Cette dernière voit le sort s’acharner contre elle, ne piochant que des ruminants ou des animaux australiens, inadaptés aux récompenses des bienfaiteurs. Ses deux compères connaissent semblables infortunes, et c’est évidemment Steven qui s’impose sans difficultés. Tous les joueurs sont égaux, mais certains sont plus égaux que les autres, et on croit avoir déjà usé de cette citation célèbre au sujet du joueur en question.

Table 4, dite « L’amour à mort » : soirée d’un nouveau genre avec Dossiers criminels. Cette enquête façon escape game rassemble plusieurs univers différents, à découvrir en suivant ce lien et, pour celle du soir, le mystère des Yakuzas, nous emmène au Japon dans l’univers interlope de la mafia locale. Mickaël apporte le jeu, et a déjà fait l’enquête, ce qui permet à ses trois équipiers (Adélie, François et Marc), de se reposer sur ces précieuses orientations lors des quelques moments de flottement. Au final, ils réussissent à répondre à trois des quatre questions posées, mais pas à la principale: l’auteur du crime. Le jeu est très immersif, et la résolution des pistes suit une forme de logique agréable: ici, pas de pistes tordues ou d’énigmes insondables, il faut rester simple et user de son sens de l’observation. Une très belle soirée qui donne envie de se plonger dans les autres opus de la série….et de faire un tour au Japon, ou plus simplement d’entamer une partie de shogi.