Séance de VENDREDI 13/05/2022 à Servel

Le 13 mai 1981, Jean-Paul II fut victime d’une tentative d’assassinat sur la place Saint-Pierre à Rome, le jour de l’apparition de la Vierge de Fátima, qui devait être mentionnée dans son discours de l’audience. Le pape attribue sa miraculeuse survie à son intervention, et il pense que cet attentat correspond à celui évoqué dans la troisième partie du message de Fátima. Bien des années plus tard, le 26 juin 2000, une note de la congrégation pour la doctrine de la foi interprètera cet acte comme le dernier des trois secrets de Fátima. Si les deux premiers, dévoilés depuis longtemps, ne posent pas de problème d’interprétation et « concernent avant tout la vision épouvantable de l’enfer, la dévotion au Cœur immaculé de Marie, la Deuxième Guerre mondiale, ainsi que la prédiction des très graves dommages que la Russie, abandonnant la foi chrétienne et adhérant au totalitarisme communiste, devait apporter à l’humanité », le troisième sera objet de controverse. Il se présente comme une vision allégorique, susceptible de diverses interprétations :

« Nous avons vu sur le côté gauche de Notre Dame, un peu plus en hauteur, un Ange avec une épée de feu dans la main gauche ; elle scintillait et émettait des flammes qui, semblait-il, devaient incendier le monde ; mais elles s’éteignaient au contact de la splendeur qui émanait de la main droite de Notre Dame en direction de lui ; l’Ange, indiquant la terre avec sa main droite, dit d’une voix forte : « Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! ». Et nous vîmes dans une lumière immense qui est Dieu : « Quelque chose de semblable à la manière dont se voient les personnes dans un miroir quand elles passent devant » un évêque vêtu de blanc, « nous avons eu le pressentiment que c’était le Saint-Père ». [Nous vîmes] divers autres évêques, prêtres, religieux et religieuses monter sur une montagne escarpée, au sommet de laquelle il y avait une grande croix en troncs bruts, comme s’ils étaient en chêne-liège avec leur écorce ; avant d’y arriver, le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d’un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu’il trouvait sur son chemin ; parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande croix, il fut tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches ; et de la même manière moururent les uns après les autres les évêques et les prêtres, les religieux et religieuses et divers laïcs, hommes et femmes de classes et de catégories sociales différentes.»

41 ans après, à Lannion, une soirée peuplée de violences, de mystères, de jeunes enfants et d’une triple apparition se conclut sur une très longue attente.

Table 1, dite « Patience et longueur de temps » : première constituée, cette table de Nemesis fut la dernière à partir, après une longue attente de la fin. Neox et François-René en sortirent vivants, au contraire de Xel et Xof.

Table 2, dite « Le péril jeune » : impatient de se livrer à de nouvelles enquêtes, Frank propose Bureau of Investigation, qui utilise le système de Sherlock Holmes Detective Conseil dans un univers inspiré de l’œuvre de Lovecraft. Passant du brouillard londonien à la Nouvelle Angleterre et aux quartiers de Boston, à Arkham & Autres Contrées, les enquêteurs voient également des règles modifiées. Dans cette table où adultes et enfants faisaient numériquement jeu égal à 3-3, on s’est pris au jeu de l’enquête en famille.

Table 3, dite « Stupeur et tremblements » : le trop méconnu Wildlands apporte un lot de baston plutôt inattendu dans l’univers de Martin Wallace. A ce jeu, il faut en effet aller à la recherche de ses diamants, au nombre de 5, mais on peut occire ses adversaires, qui comptent autant. A sa grande stupeur, François fut victime d’emblée de l’humeur belliciste de ses concurrents, laissant trois personnages morts au champ d’honneur faute d’avoir été défendus par son super héros (7 poins de vie), sorti trop tard. Il ne fut pas la seule victime d’une partie qui tourna plus à l’affrontement qu’à l’exploration, à grands coups d’interruptions, la grande originalité de ce jeu qui permet de prendre la main sur un tour d’un adversaire et de profiter sans vergogne des circonstances (typiquement, pour abattre un héros diminué et sans défense). Thomas l’emporte, avec 5 PV par conséquent puisque c’est la condition de victoire, mais Mickaël, JiBee et François terminent en ex-æquo à 3 PV. un petit Die Crew à 3 fait office de digestif sous-marin après ce festin de cadavres.

Table 4, dite « Terre promise » : à cette table de Terraforming Mars prennent place trois nouveaux adeptes : Maureen, Tom et Anaïs, cette dernière en spectatrice. Avec Samuel, ils ont admiré Olivier B qui s’est adjugé une belle victoire, toutefois disputée. Un petit 6 qui prend a servi ensuite d’exutoire aux nouveaux venus, mais on s’autorise à penser qu’on les reverra bientôt sur nos tables !

Séance de VENDREDI 13/08/2021 à Servel

Le funambule Philippe Petit est né un 13 août, en 1949. Esprit libre, touche-à-tout de talent et organisateur méthodique, il s’est fait connaître par ses marches non autorisées entre les tours de Notre-Dame (1971) et celles du World Trade Center (1974) pour ensuite monter des événements uniques comme la fameuse liaison entre le Trocadéro et le premier étage de la tour Eiffel en 1989. Pratiquant aussi la magie, le jonglage et la menuiserie, il est auteur de l’intéressant ouvrage « L’art du pickpocket ».

Table 1, dite « Perte d’équilibre » : OlivierL a convaincu Neox, Xel, F-R et Camille de découvrir Solomon Kane, un jeu coopératif de la famille « Kickstarter, grosse boîte, plein de figurines ». Il est dérivé d’un personnage de Robert Howard, le créateur de Conan, qui parcourt le monde et se bat contre le Mal. Le jeu, très narratif, est construit autour de nombreux scénarios et son système, très souple, permet aux joueurs de se retrouver face à des situations très variées. Ce soir il semble que le récit ait mené à pas mal de combats. Chaque personnage ayant ses forces, ceux qui n’étaient pas très guerriers en ont été réduits à donner leurs dés aux autres bien souvent. Les mines étaient un peu déconfites à la fin de la partie, certains ayant finalement peu participé à l’action.

Table 2, dite « Corde raide, piano volant » : encore une nouveauté avec Marvel Champions, un jeu sous licence comme FFG en fait beaucoup. Là encore c’est coopératif et il s’agit d’affronter un méchant accompagné de sa bande, les gentils état Frank & fils, OlivierB et Mickaël. Chaque personnage utilise un deck de cartes relativement épais, préconstruit avant la partie, qui donne à chacun aptitudes et personnalité. Pour cet essai le boss s’appelait Rhino et était féroce. Le jeune du groupe a bien cru sa dernière heure venue, Olivier a fait le tank et ils ont collectivement fini par l’emporter avec un petit coup de pouce de la chance.

Table 3, dite « Sur le fil » : c’est avec plaisir que nous retrouvons Paul après un certain nombre de mois. Cela tombe bien, Lucas est chaud pour disputer un Innovation en équipe (2×2, bien meilleur qu’un affrontement à 4 qui est excessivement chaotique). Ce sera donc Paul & Dom vs. Lucas & François. Eh bien le plus rouillé des quatre a fait fort bonne figure tout en semblant prendre grand plaisir à chercher les combinaisons favorisant son partenaire et bousculant les adversaires. Dom et François font la course aux points mais c’est le premier qui a tendance à arriver le premier aux seuils d’influence permettant les Dominations. Le tout à un rythme pépère, on était à l’âge 5 qu’aucune Domination n’avait été réalisée. Lucas, comme souvent, développe un tableau pléthorique et remporte d’ailleurs la Domination « 5 couleurs décalées à droite ou en haut ». On retiendra aussi une action d’un Lucas un peu insouciant qui permit à la fois à Dom de chiper une Domination et au ton de monter autour de la table, suivi d’un « Voile » tardif de Dom qui recouvrit, la chance étant de la partie, exactement la carte sur laquelle François comptait pour renverser la situation. Au final, la paire Paul & Dom, protégée par quelques horloges de la toute-puissance lucasienne, conclut sur le score de 6 à 2.

Entretemps était apparu Axel, arrivé directement de son lieu de travail, qui fut convié à rejoindre une table de The Crew (ou pour certains, Die Crew). La configuration a 5 joueurs n’avait jamais été essayée et il s’avère qu’elle complique pas mal les choses, au point que dès les premières missions il a fallu s’y reprendre à plusieurs fois. Parfois dès la distribution des cartes nous nous sommes regardés déconfits sur le thème « est-ce possible de réussir ? » Qu’importe, on passe toujours un bon moment avec cette création simple et originale, grand succès de l’année 2020.

Après le départ de Lucas, un dernier tour de piste pour essayer Oriflamme que la moitié de la table connaissait. Jeu rapide de cartes où chacun part avec la même main mais où la défausse intitiale de 3 cartes sur 10 crée une asymétrie aléatoire. Le mécanisme de pose des cartes au début ou à la fin de la rangée puis d’activation de la rangée est intéressant mais les nombreuses cartes d’attaque reconfigurent rapidement la situation, difficile de planifier une stratégie. Paul se retrouva régulièrement taxé par Dom tandis qu’Axel sut à la fois bluffer et protéger sa carte Complot qui rapporta 6 PV à la fin. Avec 18 points contre 4 au dernier c’est lui qui l’emporte et baisse le rideau sur cette soirée.

Séance de SAMEDI 23/11/2019 à la MJC de Bégard

En ce samedi, Parties Civiles était en goguette à Bégard, à l’invitation d’associations ludiques du département. De Saint-Brieuc à Paimpol, de Lannion à Pléguien, d’Armor à Argoat, le (petit) peuple des joueurs du 22 s’est déployé dans la majestueuse MJC de Bégard. Répondant à l’appel des crieurs et sans craindre le fléau du jeu, de Lannion, nous sommes partis vite, et de Bégard, revenus tard.

La soirée fut longue et intense, la qualité des parties et des joueurs étant au rendez-vous. On relèvera un Macao fiévreux, où Dom fit feu de tout bois avec de mirifiques combinaisons et un tableau de cartes actives à faire pâlir un joueur de casino. Un cake citron-pavot de sa confection était-il à l’origine de cette transe ludique ? On peut en douter, car votre serviteur n’en donna pas sa part au chien mais connut l’infortune, victime de choix hasardeux et de tirages funestes, terminant même dernier sur l’effet des pénalités de fin de partie. A ce jeu, retenez la carte Mendiant, qui a fait gagner Dom, et la carte Oisif, qui évita à Vincent de perdre !

En face, il se déployait un Zombicide promptement perdu. Le temps de faire un arrêt-pizza, et volà Thomas, Xel, Camille et F.-R. qui enchaînent sur un Mythotopia. Une partie que Xel, qui pouvait gagner, eut la courtoisie de laisser à Thomas (car Xel aime jouer, plus que gagner). Pendant ce temps, à Die Crew, nous relevions des défis toujours plus ardus d’une conquête spatiale en allemand dans le texte ! Grâce à l’aide de Dom, vaillant commandant (parfois) mais surtout fidèle traducteur (toujours), nous parvînmes à la 25ème étape, alors qu’il était temps de sonner les mâtines. Que les francophones se rassurent, on me chuchote dans l’oreillette que Iello prépare une version française !

Séance de MARDI 05/11/2019 à Servel

Une séance du mardi à une douzaine, chaleureuse, automnale et doublement arrosée (à l’extérieur et dans nos gosiers, anniversaire aidant).

Table 1, dite « Frères d’armes » : Baptiste et Neox déballent Paladins du Royaume de l’Ouest en VO et en se léchant les babines. Le jeu, toujours illustré par le talentueux TheMico, se déroule en partie sur un plateau individuel et s’avère plus touffu que son petit frère Architectes. En toute confraternité, Nicolas l’emporte 69 à 49 PV.

Table 2, dite « Space Oddity » : Dom recrute deux autres astronautes, Thomas et Nicolas-2, pour embarquer dans Die Crew: Reist gemeinsam zum 9. Planeten. Un jeu à la mécanique originale puisque c’est un jeu de plis coopératif, à la communication limitée (à la Hanabi), où les joueurs doivent réaliser des « contrats » de plus en plus difficiles. Quatre couleurs plus un atout, il était aisé d’en bricoler un exemplaire avec des morceaux de DUC et de UNO. Bon, le thème de la mission spatiale est totalement artificiel et, si Thomas est visiblement un vétéran de la belote ou du tarot, Nicolas manquait un peu d’automatismes.

Nous sommes arrivés au terme de la mission n°16 (sur 50), seules les missions 5, 7, 10 et 16 ayant nécessité deux tentatives. Pas si mal mais l’équipage avait un peu le mal de l’espace et a commencé à réclamer son rapatriement sur terre en tambourinant sur les parois de son frêle vaisseau. Pourtant, souvenez-vous que c’est ici que vous avez entendu parler de ce jeu quand il sera nominé pour le Spiel des Jahres 2020 !

Ensuite, plongée dans Deep Sea Adventure. L’ivresse des profondeurs fait des victimes et le seul un peu raisonnable, Nicolas, l’emporte.

Table 3, dite « Jeunes pousses » : deux paires de nouvelles recrues, Lucas-Alice et Thibault-Justine, jouent d’abord à arroser et grignoter des bambous en téléguidant un panda vorace, limite obèse (Takenoko), avec (encore) une victoire de Lucas. Puis ils lancent de gros dés multicolores en faisant des combos de cartes (Seasons). Il y avait de l’expérience autour de la table, qui a sorti cette fois son épingle du jeu ?

Table 4, dite « Bling bling » : non ce n’était pas la tenue des participants (DocNico, François-René et Benjamin) mais l’objet de leurs attentions : Tapestry. La dernière production de Stegmaier Games aux méthodes marketing bien rodées. Le pitch ? un jeu de développement de civilisation en 2 heures et 4 pages de règles, avec 20 bâtiments uniques en plastique peints à la main par des petits nenfants asiatiques. Bon, apparemment ce n’était pas si simple que cela, cela dura et F-R l’emporta.

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