Le 29 septembre 1793 les députés de la Convention votent la loi du « maximum général » qui bloque les salaires et les prix : elle fixe un prix maximum pour les produits de première nécessité (aliments et énergie avant tout, mais aussi certaines matières premières travaillées par les artisans comme des métaux et produits textiles). On peut s’étonner de ne pas trouver dans la liste les farines et grains alors que les protéines animales (lard, beurre, viande, poisson salé) y figurent en bonne place, et d’y trouver les eaux de vie (il faut croire que le pouvoir des alcooliers n’est pas récent). Le contexte de cette décision prise sous la Terreur est une forte inflation causée par des événements géopolitiques (blocus du pays par la marine britannique, désorganisation des transports due à la réquisition des chevaux par les armées révolutionnaires) et climatiques (en 1787-1788 s’enchaînent une année chaude avec de violents orages et un hiver très froid -la Seine gela 56 jours, on ne reverra jamais ça-, causant d’importantes pertes agricoles et des famines). Tiens, cela rappelle quelque chose. La jeune république apprit à ses dépens les bases de la microéconomie : les prix administrés conduisirent à une baisse des quantités mises sur le marché, à du stockage spéculatif et à du marché noir, sans parler de la dévalorisation par l’inflation des assignats, la monnaie papier de l’époque. Difficile à appliquer et détesté par une grande partie de la population, ce contrôle des prix a contribué à la chute des Robespierristes et a été abandonné un an plus tard. 233 ans plus tard, gageons que les leçons en ont été tirées, ou pas.
Table 1, dite « Hypoglycémie » : Mickaël et Benjamin disputent leur traditionnel Ark Nova. Tel un carnivore affamé après une longue sécheresse, Mickaël a mis en pièce son partenaire de jeu. Une sombre affaire de kangourou domestique qui lui rapporta 18 points de réputation.
Table 2, dite « Prix fixes » : Réapparition de Yannick qui se joint à une table de Thunderstone avec Corentin et Nolwenn. Un jeu de deck-building autour d’un thème type Donjons & Dragons, où donc on peut acheter des cartes, à prix fixe, au marché du village. Le propriétaire du jeu s’impose.
Table 3, dite « Protéines animales » : Apparition de Quentin et Christelle, récemment arrivés à Lannion et déjà joueurs aguerris. Ainsi pour eux Terraforming Mars est un jeu d’apéro. Ils jouent souvent à deux avec une dynamique intéressante (de leurs propres propos) : il faut une dizaine de parties pour qu’elle apprenne à le battre, ensuite le jeu est remisé. Ce soir, ils sont sur un pied d’égalité avec des jeux qu’ils découvrent. D’abord Vikings, le classique allemand toujours apprécié, au format parfait pour un mardi. Une fois les règles expliquées c’est parti pour une première partie où rapidement une famine de tuiles « début d’île » complique le développement des villages nordiques. Quentin semble avoir vite saisi les subtilités du jeu même s’il prend probablement trop de drakkars, mais il a négligé la remarque sur l’importance des pêcheurs nécessaires pour nourrir tous les vikings. Au décompte final il recule sur la piste de score et Dom l’emporte avec 46 PV. Olive, longtemps dénué d’argent car sans vikings jaunes et réduit à des achats gratuits qui l’ont doté d’une belle collection de vikings bleus, bondit jusqu’à 41 PV. Suivent Quentin 35 et Christelle 9. On repart pour une revanche maintenant que tout est bien en place. Cette fois Quentin récupère les pêcheurs nécessaires mais surtout fait une OPA sur les vikings gris (+10 points en fin de partie pour le joueur majoritaire) tandis qu’on n’hésite pas à casser sa tirelire pour aller chercher des lots viking+tuile coûteux mais précieux. Quentin remporte cette deuxième partie avec 43 PV devant Dom 36, Christelle 27 et Olive 16.
On n’est pas encore partis et Deep Sea Adventure sort de l’armoire. C’est la seconde manche qui voit tous les plongeurs (qui ne chassent pas les poissons mais les trésors engloutis) se noyer dans leur cupidité. A la troisième, des remontées précoces et une maîtrise de l’ivresse des profondeurs permettent à tous de revenir sains et saufs au sous-marin. Christelle et VHN remontent des trésors aux manches 1 et 3 ; l’assortiment de la première vaut 24 points et lui donne la victoire.

Table 1, dite : « Carte orange » : Cinq joueurs autour de Lords of Vegas, c’est la promesse d’un bel embouteillage au pays du poker. Ce jeu nécessite une stratégie subtile, car, si l’on score des points de casinosconstruits en fonction de leur taille et leur étendue, la table de marque est graduée en seuils qu’il faut franchir (avec un casino unique !), seuil qui grandit au fur et à mesure. Gérard est bien parti, construisant habilement un casino rose lucratif, avant de basculer, au mitan du jeu, sur la couleur orange. Et pour cause, aucune carte de cette couleur n’est encore sortie, c’est donc qu’elles sont encore nombreuses dans le paquet se dit-il, non sans raison, bientôt imité par ses adversaires et notamment Dom, persuadé d’avoir trouvé la martingale, et qui en use et abuse. Olive, pour sa part, adopte une stratégie opportuniste et belliqueuse, attaquant François le débutant sur ses casinos pour tenter d’en prendre le contrôle, en vain, pendnat que Xel mixe les couleurs, avec ausi un penchant orange. Mais la couleur ne sort toujours pas : aucune carte orange en 28 cartes tirées, comme en témoigne le cliché ci-contre (on est sur du 2 pour mille en probabilité) ! Finalement les cartes tant attendues arrivent, et Dom progresse à pas de géant avec un casino de trois cases, avec une chance insolente aux dés (François tente de lui ravir son beau casino gris et fait deux jets de 5, et il sort un 6 !). Mais il est trop tard : François a pris trop d’avance avec ses autres couleurs, sans oublier un casino orange à trois étages bâti sur le tard, pour la soif, et porte l’estocade sur la carte Strip « FIN », celle qui clôt la partie, en possédant deux casinos à ses abords, dont un opportun casino bleu de taille 4 juste suffisant à l’approche du seuil 4 sur la table de marque. Il devance donc Gérard et Dom d’un souffle, Olive est un rail plus loin, quand Xel finit avec un wagon de retard. Au fait, que croyez-vous qu’il arrivait après la carte Strip de fin de partie ? Deux cartes orange….
Quelques années plus tard, sièges et batailles faisaient rage à Parties Civiles.
Cinquante ans déjà que les Verts de Saint-Etienne s’inclinaient (0-1) face au Bayern de Munich, lors de la finale mythique de la Coupe d’Europe des clubs champions, après avoir trouvé deux fois les poteaux carrés d’Hampden Park (tir de Bathenay, tête de Santini). Le Bayern, une fois encore bourreau des Verts, après la demi-finale perdue de l’année précédente (0-0, 0-2). Dans sa chronique politique, le journaliste Patrick Cohen rend un bel hommage aux Verts sur France Inter en ce jour du 50e anniversaire de la finale de Glasgow.
Le 24 avril 1967, 3 mois après l’accident d’Apollo 1, le soviétique Vladimir Mikhaïlovitch Komarov devient le premier cosmonaute à mourir lors d’une mission spatiale, à bord de Soyouz 1. Commandant du premier vaisseau emportant un équipage de trois hommes, Voskhod 1, le 12 octobre 1964, et à son bord, en orbite, un portrait de Karl Marx, un autre de Lénine, et un fragment d’un drapeau de la Commune de Paris, il termine sans problème cette première mission, avec l’atterrissage du vaisseau le lendemain.