Séance de VENDREDI 26/06/2026 à Servel

Le 26 juin 1997 l’éditeur anglais Bloomsbury publie un livre pour enfants, Harry Potter and the Philosopher’s Stone. C’est le premier roman d’une inconnue, Joanne Rowling, commencé en 1990 et qu’elle a eu bien du mal à placer, le texte étant jugé trop long. Sa couverture était la première commande reçue par un illustrateur débutant, Thomas Taylor. Le premier tirage fut de 500 exemplaires reliés et quelques milliers brochés, autant dire qu’aujourd’hui ils valent une petite fortune. Le succès fut immédiat, le livre recevant de nombreux prix de littérature enfantine attribués par des jurys d’enfants (la vérité etc.). Très vite sa publication aux USA est organisée, un manager à cravate ayant jugé utile de modifier le titre en Harry Potter and the Sorcerer’s Stone (et le texte ayant été traduit en « anglais américain »). La machine du succès était lancée, avec le tome deux publié un an plus tard et le tournage d’un film lancé en 2000. Vingt-neuf ans plus tard, il y avait probablement quantité d’anciens lecteurs du petit sorcier binoclard présents à la soirée bihebdomadaire.

Table 1, dite « Bièraubeurre » : Thomas propose de revisiter le classique Viticulture enrichi de son extension Bordeaux. Aussitôt dit aussitôt fait en compagnie de Marie-Anne, Baptiste2 et VHN. On retrouve le placement d’ouvriers et l’idée générale des opérations qui vont de la plantation des parcelles à la vente de cuvées pour satisfaire des commandes. Par contre on a maintenant 4 saisons au lieu de 2 chaque année, une gestion refondue de l’ordre du tour et des bonus afférents, et pas mal de modifications visant à ouvrir le jeu et réduire la part de chance : les pioches « Vigne » et « Commande » sont enrichies de 2 cartes visibles chacune, on peut plus facilement vendanger et vinifier, et il y a même une action permettant d’activer n’importe quelle autre action du plateau, même saturée d’ouvriers. Un mécanisme malin est celui des « experts », des petits pouvoirs-bonus associés à chaque action et qu’un unique joueur peut se réserver, de quoi renforcer ses axes stratégiques. Pour ce premier essai, un peu long vu qu’on tâtonnait tous, Thomas a monopolisé la position de premier dans l’ordre du tour, Marie-Anne a misé sur des vins haut de gamme synergisant avec son expert et Dom a ramé après l’argent tout en jouant des saisonniers rapportant des points. La fin de partie est maintenant déclenchée à 25 PV (au lieu de 20 dans le jeu de base) et est atteinte au sixième tour par Dom et Marie-Anne à la lutte. La conversion de leurs vins restants et de leurs lires ne change rien au petit point d’avance du premier et Dom l’emporte par 31 PV contre 30 pour Marie-Anne, puis Thomas et Baptiste à 25.

Table 2, dite « Duel de sorciers » : le mardi ne leur suffit plus, Mickaël et Benjamin enchaînent deux parties de Ark Nova. Le premier gagne la première et le second gagne la seconde. Une forme d’harmonie comme un Yin-Yang ludique.

Table 3, dite « Salle commune » : On ne sait à quelle Maison les rattacher mais un grand groupe (F-R, Fred, Elie, Caroline, Faline, Corentin, Armand) démarre par une longue série de The Gang. Ensuite cela joue à Crack List puis, avec un groupe plus réduit, à So Clover.

Séance de MARDI 09/06/2026 à Servel

Le 9 juin 1975, débutait la carrière des voitures CoRail avec la mise en service des premières rames sur l’axe historique Paris-Austerlitz => Bordeaux. Le nom de baptême « Corail » n’est pas, comme on entend souvent, un mélange de confort et rail, mais viendrait d’une multitude de propositions. Popularisé par la publicité, il évoque la couleur orange vif des portières qui caractérisait la première livrée de ces voitures.

Cinquante et un ans plus tard, les membres de Parties Civiles étaient transportés de différentes manières.

Table 1, dite : « Carte orange » : Cinq joueurs autour de Lords of Vegas, c’est la promesse d’un bel embouteillage au pays du poker. Ce jeu nécessite une stratégie subtile, car, si l’on score des points de casinosconstruits en fonction de leur taille et leur étendue, la table de marque est graduée en seuils qu’il faut franchir (avec un casino unique !), seuil qui grandit au fur et à mesure. Gérard est bien parti, construisant habilement un casino rose lucratif, avant de basculer, au mitan du jeu, sur la couleur orange. Et pour cause, aucune carte de cette couleur n’est encore sortie, c’est donc qu’elles sont encore nombreuses dans le paquet se dit-il,  non sans raison, bientôt imité par ses adversaires et notamment Dom, persuadé d’avoir trouvé la martingale, et qui en use et abuse. Olive, pour sa part, adopte une stratégie opportuniste et belliqueuse, attaquant François le débutant sur ses casinos pour tenter d’en prendre le contrôle, en vain, pendnat que Xel mixe les couleurs, avec ausi un penchant orange. Mais la couleur ne sort toujours pas : aucune carte orange en 28 cartes tirées, comme en témoigne le  cliché ci-contre (on est sur du 2 pour mille en probabilité) ! Finalement les cartes tant attendues arrivent, et Dom progresse à pas de géant avec un casino de trois cases, avec une chance insolente aux dés (François tente de lui ravir son beau casino gris et fait deux jets de 5, et il sort un 6 !). Mais il est trop tard : François a pris trop d’avance avec ses autres couleurs, sans oublier un casino orange à trois étages bâti sur le tard, pour la soif, et porte l’estocade sur la carte Strip « FIN », celle qui clôt la partie, en possédant deux casinos à ses abords, dont un opportun casino bleu de taille 4 juste suffisant à l’approche du seuil 4 sur la table de marque. Il devance donc Gérard et Dom d’un souffle, Olive est un rail plus loin, quand Xel finit avec un wagon de retard. Au fait, que croyez-vous qu’il arrivait après la carte Strip de fin de partie ? Deux cartes orange….

Table 2, dite « Transport fluvial » : à la recherche d’un jeu au hasard dans l’armoire, Mickaël, Corentin et Benjamin font chou blanc, le détenteur des clés, qu’on ne nommera pas par charité, les ayant oubliées. Qu’à celà ne tienne, Mickaël fait un crochet à son domicile d’où il ressort illico, muni, toujours au hasard, d’une boîte de jeu issue de quelque placard.  Par une chance inouïe, il se trouve que c’est Ark Nova, un jeu bien connu des protagonistes. La suite s’est étirée dans la nuit.

Table 3, dite « Par delà plaines, forêts, déserts et montagnes » : Dewan a trouvé son public, Faline attirant à sa table David, Caroline et Virginie. L’invitation est un traquenard: elle remporte deux parties de suite, avec 42 puis 47. Parce que nous aimons aussi la poésie, on ne résiste pas au plaisir de vous conter le pitch du jeu :

“Un nouveau jour commence, mais nos ressources s’épuisent. Nous avons décidé de lever le camp et d’explorer les terres alentour afin de garantir notre survie. Que ce soit au détour d’une rivière ou au cœur des montagnes, nous chercherons les ressources dont nous manquons. Au cours de notre périple à travers forêts et déserts, nous protégerons le feu précieux qui nous réchauffe et éclaire notre chemin. Face à la pression croissante des tribus voisines, nous tiendrons bon et nous efforcerons d’écrire notre propre histoire.”

Séance de MARDI 02/06/2026 à Servel

Johann Weissmüller est né le 2 juin 1904 dans une famille germanophone d’une zone du royaume de Hongrie aujourd’hui rattachée à la Roumanie. Un an plus tard ils émigrent vers les USA et s’installent près de Chicago. A neuf ans il contracte la polio et le médecin suggère qu’il pratique la natation pour récupérer. Il en fait une passion et se révèle très doué, battant ses premiers records du monde à 17 ans. Il sera un nageur de légende, le premier à nager le 100m en moins d’une minute et il ramènera 5 médailles d’or des JO de 1924 et 1928 (plus une de bronze en water-polo). Il enchaîne sur une carrière à Hollywood, créant le rôle de Tarzan en 1932 qu’il tiendra dans onze films, puis tournant après guerre seize (!) films de Jungle Jim. Pour la petite histoire, il figure sur la pochette de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band. Retrouvons-nous 122 ans plus tard à quelques kilomètres d’une plage où on peut nager.

Table 1, dite : « Grands singes » : Mickaël et Benjamin prennent Corentin dans leurs filets pour, what else, Ark Nova. C’est une démonstration de Mickaël qui, non content d’être le seul à croiser, marque encore et encore des points. Les autres l’ont regardé dépités comme un animal en cage pensant à sa liberté perdue.

Table 2, dite « Comme un poisson dans l’eau » : Yokohama comme Iki, un autre jeu japonais situé au Japon, a des jetons de poissons. Il peut aussi rappeler Istanbul par la grille de tuiles sur lesquelles on déplace son personnage en gênant les autres. Le jeu est cependant nettement plus complexe car il y a pas mal de façons de marquer des points : en réalisant des commandes, en plaçant des maisons de commerce, en allant à l’Eglise ou aux Douanes ou encore sur quelques majorités en fin de partie. Olive, Xel, Gérard et VHN s’y lancent sans trop savoir dans quelle direction partir : Xel et Gérard construisent des bâtiments et réalisent des contrats, Dom fait une grosse vente aux Douanes et accumule les technologies et Olive recolle après un départ poussif. Il faut aussi anticiper la fin de partie en étant prêt à maximiser son dernier tour : Xel et Olive montrent l’exemple en allant chercher la majorité l’une à la Douane, l’autre sur la seconde place des technologies. Au final les scores sont assez resserrés avec 126 PV pour Dom, 119 pour Xel, 104 pour Olive et 96 pour Gérard.

Table 3, dite « Moi Tarzan, toi Jane » : Aussitôt arrivé, aussitôt dépunché ! Dewan, sorti le mois dernier, a déjà trouvé sa place sur nos tables. Ce jeu de contrôle de territoires à base d’objectifs et de cartes terrain pour se déplacer, se révèle plutôt bisounours, au moins avec la première carte, la plus facile. Ce soir, pas de baston, chacun étant resté dans son périmètre, et un seul « droit de passage » fut payé dans toute la partie. Marc, avec 37 PV, en sera à jamais le premier vainqueur au départage face à Faline. François, 31, suit de près, quand David, qui découvre l’association à l’occasion de cette partie, culmine à 17.

Rejoints par Vincent qui cherche à s’évader, ils lui trouvent un exutoire idéal: le poker, enchaînant plusieurs parties de The Gang, avec des fortunes diverses.

Séance de VENDREDI 29/05/2026 à Servel

Le 29 mai 1453 figure traditionnellement parmi les dates clé de l’Histoire occidentale. Ce jour-là, Constantinople tombe aux mains du sultan ottoman Mehmet II. La ville, vestige de l’empire romain, ultime dépositaire de l’Antiquité classique, faisait aussi office de rempart de la chrétienté face à la poussée de l’islam. Sa chute devient inéluctable lorsque des envahisseurs venus d’Asie, les Turcs ottomans, traversent le détroit du Bosphore, s’emparant de la péninsule des Balkans. Ils installent leur capitale à Andrinople, à un jet de pierre au nord de Constantinople. Réduite à 40 000 habitants et dépourvue d’arrière-pays, elle n’est plus qu’un petit État, en affaires avec les marchés d’Extrême-Orient pour le plus grand bénéfice des marchands de Venise et de Gênes qui s’y approvisionnent en soieries chinoises. Elle ne dispose pour sa défense que de 7 000 soldats grecs et d’un détachement de 700 Génois.

Le siège de Constantinople commence en avril 1453 avec 150 000 hommes. L’empereur Constantin XI se fie aux puissantes fortifications héritées du passé pour résister aux Turcs en attendant d’hypothétiques secours. Devant ce triple cercle de murailles, le sultan Mehmet II fera projeter sans trêve pierres et boulets sur les murailles pendant plusieurs semaines. L’immense flotte du sultan complète le siège de la ville par le Bosphore et la mer de Marmara. Elle arrive à entrer aussi dans le chenal de la Corne d’Or. A l’aube fatale, des dizaines de milliers d’hommes ivres d’impatience entrent dans la ville. Dans la basilique Sainte-Sophie, l’empereur grec meurt les armes à la main, au milieu de ses derniers soldats. Dès la mi-journée, le sultan peut faire son entrée dans la ville.

Les combats ont fait 4.000 morts. Selon la tradition de l’époque, les vainqueurs s’offrent le droit de piller la ville, de violer et de tuer pendant les trois jours qui suivent sa chute. Tous les survivants (25 000) sont réduits en esclavage. Le sultan, qui songe à faire de Constantinople sa propre capitale et veut lui conserver sa grandeur, veille à ce que les pillages ne s’éternisent pas. Il fait venir des immigrants de tout l’empire pour rendre à la cité sa splendeur antique. Il peut enfin déplacer sa capitale à Constantinople, bientôt rebaptisée Istamboul, qui atteindra son apogée sous le règne de Soliman II le Magnifique.

Les historiens datent de cet événement la fin du Moyen Âge. La Renaissance qui lui succède doit beaucoup aux savants et artistes byzantins qui, réfugiés en Italie, ont contribué à la redécouverte de la culture antique par les Occidentaux.

la chute de l'Empire byzantin était-elle inéluctable ? | by Guillaume Henchoz | Quelle histoire ! | MediumQuelques années plus tard, sièges et batailles faisaient rage à Parties Civiles.

Table 1, dite « Pillée » : à Pax Pamir, le tour de table initial voit Gérard, Tristan et Fred choisir la casque russe, quand François fait le pari Afghan. Cette configuration ne changera guère plus, si l’on oublie une bréve incursion de Gérard dans le camp autochtone, vite reniée pour se repaître de la gloire des tsars, fût-elle partagée. Elle le fur pendant les premières dominations, et voici les trois aliés qui engrangent 3 points à chaque tour à coup de Dominance checks réussis (5+3+1/3=3). A l’aube du dernier tour, c’est le grand surplace, car toutes les cartes du tableau portent le blason de sa majesté, et les enrôler, c’est perdre son allégeance ! François en profite pour porter l’estocade, et construit routes et tribus avec des cartes qui combinent bien, offrant des bonus. Il le fait si bien qu’à un moment, compte tenu des points doublés de la dernière domination, il passerait de bon dernier à vainqueur ! Mais hélas, c’est un mirage et les troupes cosaques, Fred en tête à la tête d’un ahurissant cortège de cartes et de cylindres, prend un malin plaisir à détruire ses positions. C’est le même Fred qui finit par mettre fin au faux suspense, allant chercher la carte de la dernière domination qui lui offre un avantage décisif.

Table 2, dite « Familiale » : Les maisons rondes, logements ruraux uniques des zones de montagne du sud-est du Fujian, en Chine, datent de la dynastie Ming (17e siècle). Une maison ronde est grande, multi-étage, et fortifiée. C’est un logement en construction de terre, habituellement un clan entier y loge, fonctionnant comme « un petit royaume pour la famille ». Le jeu Round House qui en dérive déroule son beau plateau circulaire et sa complexité multiple. Férue de l’Asie, Xel finit à 135 et n’a aucun mal à rosser ses adversaires, Dom et Olive, qui franchissent d’un rien la barre des trois chiffres, soit 106 et 102 respectivement.

Table 3, dite « Historique » : On sait peu de choses de cette table dont le récit se perd dans le grand libre de l’Histoire – peut-être le Destin de la Communauté fut joué entre Faline, Nolwenn et d’autres figures.

Table 4, dite « Asymétrique » : Cole Wehrle  est en vue ce soir ! L’auteur de Pax Pamir est aussi honoré à cette table de Root, avec François-René, Corentin, Benjamin, Armand et Pierre-Yves. Certains ont découvert, dans la douleur, toute la difficulté d’appréhender ce jeu asymétrique et ont dû rendre les armes.

Table 5, dite « Antique » : A Ark Nova, Mickaël (qulle surprise !) attire Benjamin, et s’adjuge une victoire belle comme l’Antique.

Séance de MARDI 12/05/2026 à Servel

T-shirts - Glasgow 76Cinquante ans déjà que les Verts de Saint-Etienne s’inclinaient (0-1) face au Bayern de Munich, lors de la finale mythique de la Coupe d’Europe des clubs champions, après avoir trouvé deux fois les poteaux carrés d’Hampden Park (tir de Bathenay, tête de Santini). Le Bayern, une fois encore bourreau des Verts, après la demi-finale perdue de l’année précédente (0-0, 0-2). Dans sa chronique politique, le journaliste Patrick Cohen rend un bel hommage aux Verts sur France Inter en ce jour du 50e anniversaire de la finale de Glasgow.

« En ce temps-là, 1976, les téléviseurs étaient les cubes et les cuisines en formica. Les joueurs de foot avaient des cheveux longs, les shorts courts et des maillots moulants. L’Ukraine était en URSS, le Dynamo Kiev avec Oleg Blokhine était la meilleure équipe d’Europe. Et après la défaite légendaire du Dynamo à Geoffroy-Guichard en quart de finale, on chantait « Allez les Verts ! » dans tous les recoins du pays, jusque dans les émissions de Guy Lux, là où le foot alors n’avait jamais posé un orteil. »

Les Verts avaient fait rentrer le football dans les foyers français – contaminé, aussi, la politique, avec leur réception à l’Elysée.
Et Patrick Cohen de poursuivre :

« En 1980, François Mitterrand et Georges Marchais se rendent ensemble, mais en s’ignorant, à Geoffroy-Guichard. Défaite de Saint-Étienne. Commentaires séparés de l’un et de l’autre. François Mitterrand  « Je suis désolé du résultat, il faut dire que l’équipe allemande a été excellente, beaucoup plus rapide et plus puissante. Je trouve que Saint-Étienne a souvent mieux joué au milieu de terrain, mais s’est laissé déborder par la vitesse et la puissance. » Georges Marchais : « Je trouve qu’entre Larios et Platini, il y a quelque chose qui n’a pas bien marché. François Mitterrand était également du match ? Et oui mais moi quand je suis tout seul, on gagne. » Ce qui n’a pas changé à 50 ans d’écart, c’est la gauche qui se querelle ! »

PC comme Patrick Cohen, Poteaux Carrés, Parti Communiste, Progamme Commun…..et Parties Civiles, qui, en ce soir anniversaire, leur rendait hommage à sa façon.

Table 1, dite « Presque la même histoire » : Retour sur les tables de Signorie, après un long purgatoire, près de 7 mois. On retrouve trois des protagonistes de la partie jouée le 14 octobre dernier, Gérard, Xel et Olive, plus François qui découvre, c’est l’occasion d’apprécier à sa juste valeur la pédagogie de Gérard. Les premiers tours  se passent à investir dans les assistants, qui rendent les actions plus puissantes, et qui, hasard du tirage des tuiles bonus, font bénéficier d’un boost à l’issue de la manche 6 (2 PV par assistant), ce qui n’a échappé à personne. Encore faut-il choisir les bons, François le découvre à ses dépends qui prend un départ fumeux, qu’un finish de haut vol ne parviendra pas à compenser. Près de minuit, quand la partie prend fin après une embouteillage monstre sur le plateau où toutes les maisons se voient occupées, il termine quand même sur un score à trois chiffres, 111. Olive, 121, et Xel, 139, sont juste devant. Gérard a fait la course en tête et n’est pas rejoint, il réédite son score du 14 octobre dernier, avec 177 ! Mais Dom n’est pas là pour lui voler la vedette cette fois-ci, il engrange donc une victoire méritée.

Table 2, dite « Au poteau » : Pour Mickaël, Benjamin et Corentin, pas de clé de l’armoire, alors ils se rabattent sur Ark Nova. Encore me direz-vous ? Mais c’est comme un party game, rétorque Mickaël, qui a coiffé Corentin sur le poteau, au départage sur le nombre d’animaux !

Table 3, dite « Qui c’est les plus fortes ? » : Faline, Nolwenn et Virginie disputent un The loop où la force de leur collectif s’exprime au moins aussi bien que celui des Verts de 76 : une première partie gagnée, puis une seconde, plus largement encore !

Séance de MARDI 05/05/2026 à Servel

Le royaume des Deux-Siciles a eu une brève existence de 1816 (unification des royaumes de Naples et de Sicile) à 1861 (capitulation du roi François II et exil des Bourbon-Siciles à Rome, ensuite on en perd la trace). Le début de la fin est le 5 mai 1860 qui voit Garibaldi se mettre en route depuis la région de Gênes pour attaquer la Sicile où il débarque quelques jours plus tard et, après quelques mois, conquiert la totalité du royaume qui se retrouve rattaché à l’Italie unifiée. A son départ en campagne avec un millier d’hommes on dit qu’il se serait écrié « ça va barder, là ! ». A Servel 166 ans plus tard, il n’est pas exclu qu’on ait croisé des royaux déchus et des aventuriers va-t-en-guerre.

Table 1, dite « Ach zoo » : Benjamin et Mickaël reviennent du placard avec « un jeu pris au hasard », Ark Nova. Le hasard fait bien les choses, ils se tirent la bourre un bon moment et c’est Benjamin qui sort vainqueur du zoo.

Table 2, dite « Dom-inis » : Leur nouveau chouchou du moment c’est Inis et c’est mérité : un jeu beau, plaisant, subtil et varié où, bien qu’il faille contrôler des territoires avec ses troupes, les actions ne se résument pas à de l’affrontement (ainsi deux joueurs peuvent tout à fait décider de mettre fin immédiatement à un conflit que l’un a déclenché sans tirer un seul coup de feu, il y en a qui pourraient en prendre de la graine). Olive, Gérard, François et VHN l’ont redécouvert il y a peu et plus on y joue plus on maîtrise et apprécie (en particulier on commence à bien connaître les 17 cartes Action qu’on drafte en début de manche). Dans la première partie, personne ne dispute à Olive le rôle de Brenn (premier joueur with benefits) tandis que Dom fait dès le début une manœuvre compliquée (et, osons l’écrire malgré un certain manque d’objectivité, habile) qui lui donne un Exploit (ce dernier abaisse les conditions de victoire, rappelons qu’on peut gagner de trois façons). Il s’échauffoure ensuite avec François sans grand succès mais à la manche suivante il met en jeu 2 clans puis (ayant récupéré la carte avec le Barde) 2 autres. Oh surprise, il est maintenant maître de deux territoires avec un total de 5 clans ennemis. Avec son Exploit cela lui suffit pour l’emporter.

Les lascars sont chauds, ils ne vont pas en rester là et c’est reparti. La seconde partie est plus intense et disputée : cette fois le Brenn est François (qui persiste à se plaindre de ne pas avoir les bonnes cartes, savoureux dans un jeu de draft !). Dom recommence à faire une opération où il sacrifie un clan contre un Exploit. Une escarmouche lui fait perdre un autre clan et le voilà avec un unique clan présent sur le terrain. L’occasion pour Gérard dans le rôle de Maître Capello de rappeler que si un joueur est annihilé il redémarre avec deux clans mais doit défausser un Exploit s’il en détient un. Aussitôt dit aussitôt fait, retour à la case départ mais pourquoi tant de haine ? Cette fois c’est Gérard qui est l’homme fort avec de nombreuses troupes bien réparties et bientôt en position de gagner. Les trois autres font leur part pour le ramener à la modestie. A la manche suivante c’est maintenant François (doté d’un Exploit) qui est le plus menaçant. Gérard lance un grand combat qui tourne court et Olive vient aussi lui rogner les ailes sous les murs de la citadelle. Il parvient néanmoins à obtenir un second Exploit et il faut encore lui taper un peu sur la tête d’autant plus qu’Olive l’a laissé Brenn. En fin de manche, Gérard sort du bois en faisant une exploration et en gagnant un Exploit : il est présent dans 5 territoires et peut gagner, tout comme Dom qui a regagné un Exploit et dispose encore de pas mal de cartes en main (il a démarré avec 3 jaunes et 3 rouges en plus de ses 4 cartes Action vertes). Ce dernier bloque avec le Dagda un renfort de Gérard, l’envahit comme voisin et fait place nette. Il est le seul à pouvoir revendiquer la victoire au début de la manche suivante.

Table 3, dite « Félines & malines » : Nolwenn, Faline, Caroline, Virginie et Corentin enchaînent les jeux. Ils commencent par Extinction où il s’agit coopérativement de sauver les tigres. Ce qu’elles/il ont fait sans trop de difficulté semble-t-il. Ils se lancent ensuite dans Cryptide. La première partie voit une victoire rapide par une Nolwenn clairvoyante. La seconde tourne court suite à une erreur (dans les jeux de déduction, tout indice erroné peut ruiner la partie). La troisième était encore en cours quand minuit approchait.

Séance de MARDI 28/04/2026 à Servel

Eugene M. Shoemaker, né le 28 avril 1928, se passionne très jeune pour la géologie et se révèle un étudiant surdoué, obtenant son Bachelor of Science de Caltech à 19 ans. Envoyé dans les années 50 rechercher de l’uranium dans le sud-ouest américain, il s’intéresse aux cratères qu’on y trouve dans le désert. Il y consacre sa thèse et, en comparant la microstructure de quartz choqués à celle qu’il a trouvée dans des cratères créés par des essais atomiques, il démontre que les hautes pressions nécessaires ont été créées par l’impact d’une météorite. Il répète la même preuve avec l’astroblème du Nördlinger Ries et le date de 15 millions d’années, un cratère en Bavière d’une vingtaine de kilomètres de diamètre à peine distinguable car très érodé. Il s’investit ensuite dans le champ naissant de l’astrogéologie, interprétant les images de la lune et formant les astronautes destinés à s’y poser. Plus tard il se consacre à une recherche méthodique des astéroïdes qui pourraient croiser l’orbite de la terre. Leurs enfants grandis, sa femme rejoint son équipe de recherche et devient une collaboratrice précieuse ; c’est en 1993 qu’avec David Levy ils découvrent autour de Jupiter Shoemaker–Levy 9, une comète qui a été capturée par sa gravitation et s’est fragmentée en une vingtaine de morceaux. Sous les yeux fascinés des scientifiques, elle percute la planète géante en juillet 1994. Quant au malheureux Shoemaker, son destin était décidément sous le signe des impacts puisqu’il trouva la mort en 1997 dans une collision frontale sur une route d’Australie.

Table 1, dite « Choquante » : Un pack de seniors (Marc, Gérard, Olive et VHN), tous n’ayant pas un langage de gentlemen, dispute dans le respect des bonnes manières une partie d’Obsession -jeu de base après avoir hésité-. On drafte les 2 invités de départ mais sinon aucune variante de règles n’est utilisée et la cour est « ouverte », c.a.d qu’on connaît à chacune des quatre saisons le type d’aménagement du manoir familial qui séduira les Fairchild. Ce sont d’abord les tuiles « Service » où 3 joueurs se neutralisent puis deux fois de suite les tuiles « Essentiels » qui sont promises à Olive, mais il a du mal à les retourner et se laisse surprendre non préparé par la Fête Nationale; la seconde fois c’est Gérard qui grâce à un monument brun obtient le total le plus élevé. Des monuments, justement, Marc en a deux puis trois ce qui lui permet d’arriver le premier au maximum de réputation. Le dernier tour voit Marc et Gérard accueillir une demi-douzaine d’hôtes de haut de gamme et maximiser leur score final. Marc remporte la cour finale et domine sur les invités, Dom sur les tuiles et les objectifs et Gérard sur les carte « PV ». Ce sont les serviteurs qui font basculer les choses : Dom a utilisé une carte valant 5 PV pour aller chercher une troisième femme de chambre, ce qui lui valide un objectif à 6 PV. Opération quasi-blanche en apparence mais chaque serviteur rapporte aussi 2 points. Il finit ainsi avec 183 PV, juste devant Marc 181 puis Gérard 161 et Olive 105. Nos nobliaux n’en resteront pas là et prévoient de se retrouver prochainement pour une autre garden party, cette fois avec l’extension.

Table 2, dite « Sciences naturelles » : Benjamin et Corentin, en mode grands fauves, attirent Virginie dans le zoo d’Ark Nova. Les allées et les cages résonnent de leur rugissement et à la fin c’est Corentin qui est le roi des animaux.

Table 3, dite « Femmes irremplaçables » : Nolwenn propose un Wyrmspan, enrichi de son extension récente, à Faline (qui connaît bien) et Caroline (qui découvre). L’extension amène un nouveau type, les dragonneaux, des sortes d’ados qu’il faut éduquer et forcer à ranger leur caverne. Elle modifie aussi la fin de manche où plutôt que regagner 6 jetons actions, on choisit parmi un menu de revenus. La lutte entre les mothers of dragons a été serrée et c’est là encore sur une différence de deux points que Nolwenn bat Faline 100 PV à 98, Caroline scorant 68 pour sa première partie.

Table 4, dite « Météoritique » : Des jeunes des tables 2 et 3 restent pour finir avec quelques tours de The Gang.

Séance de VENDREDI 24/04/2026 à Servel

Timbre postal.Le 24 avril 1967, 3 mois après l’accident d’Apollo 1, le soviétique Vladimir Mikhaïlovitch Komarov devient le premier cosmonaute à mourir lors d’une mission spatiale, à bord de Soyouz 1. Commandant du premier vaisseau emportant un équipage de trois hommes, Voskhod 1, le 12 octobre 1964, et à son bord, en orbite, un portrait de Karl Marx, un autre de Lénine, et un fragment d’un drapeau de la Commune de Paris, il termine sans problème cette première mission, avec l’atterrissage du vaisseau le lendemain.

Il est ensuite affecté au programme Soyouz, aux côtés de Youri Gagarine et d’Alexeï Leonov. Durant la mise au point du vaisseau, les cosmonautes s’inquiètent de plusieurs anomalies dans sa conception (dont la taille de l’écoutille, trop petite pour permettre la sortie d’un cosmonaute en combinaison). Les plaintes des cosmonautes n’étant pas entendues, Youri Gagarine en vient à envoyer une lettre à Léonid Brejnev pour lui faire part de ses inquiétudes. Komarov est sélectionné pour commander Soyouz 1, conscient que le vaisseau présente de nombreuses défaillances qui mettent grandement en péril la mission. Sachant qu’en cas de refus de partir, Youri Gagarine serait envoyé à sa place, il décide de la conduire, mais, avant le vol, prend des dispositions pour que ses funérailles se déroulent à cercueil ouvert, afin que les dirigeants soviétiques se rendent compte des conséquences de leurs décisions.

Durant le vol, les panneaux solaires ne se déploient pas. La capsule n’est alors plus alimentée en électricité, entraînant un dérèglement de l’équipement de navigation. Vladimir Komarov s’acharne pendant 5 heures à essayer d’orienter le vaisseau vers le soleil, en vain. Les communications rompues, malgré les avaries, il parvient finalement à orienter le vaisseau, et commence à effectuer la rentrée. Pendant la descente, le parachute principal ne s’ouvre pas correctement. Komarov déploie celui de secours qui se met en torche avec le parachute principal. La capsule heurte le sol à 140 km/h, puis prend feu. Il est inhumé dans la nécropole du mur du Kremlin, le panthéon russe, sa mémoire est honorée par l’astéroïde (1836) Komarov, sur la plaque accompagnant la sculpture Fallen Astronaut déposée sur la Lune en 1971 par l’équipage d’Apollo 15, un timbre commémorant la mission Voskhod, et un cratère lunaire qui porte son nom.

59 ans plus tard, les missions périlleuses s’enchaînaient à Parties Civiles.

Table 1, dite « Malgré lui » : Corentin n’aime pas l’extension d’un jeu qu’il apprécie, Le château blanc. Le voilà pourtant embarqué dans une telle partie, et, malgré lui, il la termine très en avance, devançant Fred, Elie et Virginie.

Table 2, dite « La chance du débutant » : Pour sa première misison à Wyrmspan, Marc n’en mène pas large, se voit surveillé quant au respect des règles, joue le novice. mais apprend vite. Il conteste une interprétation des points de fin de partie, s’en voit débouté, mais y engrange quand même 13 points ! Son score final, 95, le propulse grand vainqueur, avec une régularité de rouleur (toujours premier ou deuxième aux décomptes). Face à lui, Xel et François se neutralisent roue dans roue pour le premier accessit à 77, croit-on savoir, mais Xel en récupère 10 de plus sur tapis vert quelques jours plus tard. Olive, qui excelle sur le circuit arpenté de la guilde dragonnique (15 points), faiblit dans les autres cols et échoue à 70.

Table 3, dite « Réalité augmentée» :  A Ark Nova, Benjamin sort grand vainqueur d’un duel homérique avec Mickaël et Jeff. Serait-ce parce qu’il avait le plateau dénommé Intelligence artificielle ?

Table 4, dite « Plus dure fut la chute » : tels Komarov, François-René, Armand, Jérôme et OlivierB ont, selon leurs propres termes, souffert à l’atterissage de leur misison ISS Vanguard.

Table 5, dite « Dernier soupir » : Pierre-Yves se joue de Faline, qui rend son dernier soupir à Extinction, jeu qui fait sa première apparition sur nos tables.

Table 6, dite « En vos grades et qualités » : La table 4 est rejointe par Faline, puis Xel, dans des parties de The Gang, où l’on discuta, pour commander la mission, des grades et qualités au poker. Certains finirent la soirée en explosant en vol sur une partie de Bomb Busters.

Séance de MARDI 14/04/2026 à Servel

Suite à la ruée vers l’or de 1848, la Californie se développe rapidement et devient officiellement un Etat de l’union. Située à l’autre bout du continent et sans aucune infrastructure terrestre à travers les Rocheuses et les déserts du Nevada (le chemin de fer ne va pas plus loin que le Mississippi), les liaisons postales se font par bateau avec traversée à cheval de l’isthme de Panama : il faut bien quatre semaines pour acheminer une lettre. Au début des années 1860, un demi-million de personnes habitent sur la côte ouest et il y a une volonté d’améliorer les choses. Un contrat est attribué à un consortium de grosses entreprises de transport (ayant des milliers d’employés et des dizaines de milliers de bœufs) pour organiser un nouveau service, le Pony Express. En un temps record début 1860 ils mettent sur pied une chaîne logistique reliant Saint Joseph (Missouri) à Sacramento (Californie) en s’appuyant sur 186 stations-relais, 400 chevaux et 80 coursiers (des adolescents poids-léger en général). Les cavaliers, transportant une dizaine de kilos de courrier, faisaient nuit et jour des relais de quelques dizaines de miles en changeant de monture à chaque station. Le trajet inaugural arriva dans un Sacramento en liesse le 14 avril 1860, après un parcours de près de 2000 miles. Le temps de livraison du courrier tomba à 10 jours mais les prix étaient élevés, c’était un peu le FedEx de l’époque. Ce qu’on sait moins c’est que le projet ne dura que 18 mois : en octobre 1861, la mise en service du télégraphe transcontinental précipita la faillite de la société. 166 ans plus tard, on vit quelques participants chevaucher des montures métalliques (vélo = marc’h houarn en breton c.a.d cheval de fer).

Table 1, dite « Légende de l’Ouest » : Faline, Virginie et Caroline, sur un thème « nature », jouent successivement à Forêt Mixte puis à Harmonies. Avec le premier, enrichi des deux extensions Lisière et Alpes, Faline est sans pitié pour ses deux adversaires qu’elle assomme avec 489 PV. Les deux acolytes prennent leur revanche dans une partie serrée d’Harmonies où Caroline s’impose avec 92 PV devant Virginie 90 et Faline 85.

Table 2, dite « Bêtes de somme » : Les addicts d’Ark Nova (Mickaël, Benjamin, Corentin), eux aussi amateurs d’animaux tous mignons, se font leur fix hebdomadaire. C’est Benjamin qui croise mais c’est Mickaël qui l’emporte ; il a amélioré tôt sa carte Association et il a multiplié les dons, c’était la recette gagnante ce soir.

Table 3, dite « Nuit et jour » : Deux revenant(e)s à cette table de Cthulhu Death May Die : Marc et Maiwenn. Ils se joignent à Elie et F-R mais personne ne sera épargné dans ce scénario : c’est une débâcle collective avec trois morts sur quatre. Ils passent ensuite à du plus paisible avec l’Ile des Mots, un coopératif asymétrique où un joueur guide les autre à travers l’île en fournissant comme indices des … mots, vous l’aviez deviné. F-R réussit puis Marc échoue puis cela a continué.

Table 4, dite « Chaîne logistique » : Suite à la « petite » erreur sur l’argent de départ commise vendredi à Container, une partie des mêmes armateurs rejoue, cette fois dans une configuration à quatre (Olive, Gérard, Fred et VHN). L’économie du jeu est effectivement plus intéressante et tout le monde s’est endetté à un moment où un autre (certain même à un point où il a dû faire défaut sur une échéance de remboursement). Dom mise à fond sur la production et accumule une belle collection de conteneurs, revalorisée in extremis par l’achat de la couleur bleue qui lui manquait. Fred construit 4 entrepôts et est le bénéficiaire de ce dernier achat pour une belle somme (34 M$ doublés par la banque). Les conteneurs de Dom valent plus de 120 M$ mais il doit rembourser ses deux emprunts : c’est Fred qui gagne avec 131 M$ devant Dom 116, Gérard 77 et Olive 75.

Table 5, dite « Courte vie » : certains des tables 2 et 4 finissent par un Lovecraft Letter qui laisse une impression mitigée. Par exemple à Olive qui quasiment à chaque manche meurt de folie à sa deuxième carte. Ou à Dom qui, à un jeton de la victoire, voit Fred remporter la partie par une combinaison improbable.

Séance de VENDREDI 13/03/2026 à Servel

En 1980, Tim Berners-Lee, 25 ans, informaticien britannique tout juste sorti d’Oxford, est en stage à Genève, au CERN. Pour faciliter la lecture de la base de données du centre, il conçoit une connexion directe entre mot-clé et dossier référent, et ainsi naît le lien hypertexte. Neuf ans plus tard, il y revient au CERN après un détour britannique et s’aperçoit que les chercheurs du monde entier qui travaillent avec le centre genevois  sont confrontés aux pires difficultés pour échanger dossiers et notes. À la demande de son supérieur hiérarchique, il reprend son idée de lien hypertexte et l’applique à la mise en relation non plus seulement des dossiers du CERN mais de toutes les bases de données scientifiques du monde en utilisant le réseau internet, dérivé d’ARPAnet. Le 13 mars 1989, il soumet son projet à son supérieur, lequel le juge « vague but exciting ». Grâce à l’appui efficace d’un collègue belge, Robert Cailliau, il emporte finalement l’adhésion du CERN. Le 12 novembre 1990, les deux amis déposent le nom de la nouvelle interface : World Wide Web. C’est le début d’une révolution planétaire.

37 ans après, Parties Civiles n’en finissait plus de tisser sa toile.

Table 1, dite « Connexions huilées » : Thomas entraîne Olive et François dans Crisis, jeu de placement d’ouvriers, où, dans une société en crise, il s’agit de produire des ressources pour survivre, mais aussi faire progresser la planète, chaque manche étant dotée d’un objectif collectif de PV pour la maintenir en bonne santé économique. Choisissant le niveau facile, ils parviennent au bout de la partie sans avoir précipité la société dans un krach économique fatal. Fort d’un dernier tour éblouissant, à 32 PV et 56 pièces, François sort vainqueur avec 131 (score sous-estimé car il s’est oublié des points), devant Thomas, 113, et Olive, 98. François parti, Olive entraîne son compère dans un délicieux Mille Fiori.

Table 2, dite « Des araignées et des hommes » : Mickaël invite Xof et  Dom à un Ark Nova (l’extension est dans la boîte et est plutôt transparente, surtout que les projets de conservation permanents ne poussaient pas vers les poissons). Justement, ces 3 projets concernent des familles d’animaux et assez naturellement chacun va se spécialiser en herbivore/oiseau/primate. Mickaël est le premier à décoller sur la piste de réputation tandis que Dom mène de peu sur la piste d’attrait. En fin de partie Dom remplit son zoo, vite suivi par Mickaël : leurs paires de marqueurs se rapprochent et le croisement est proche. Mickaël et Xof font carton plein sur leur objectif personnel et l’avance prise en cours de partie par Mickaël subsiste : il gagne avec +23 contre +12 et +11 à Dom et Xof. Belle partie où tout le monde finit avec un écart positif.

Table 3, dite « Toile de maître » : Dune Imperium voit Corentin mater sans coup férir Fred et François-le-jeune, notre nouvel adhérent, bienvenue à lui.

Table 4, dite « Vague mais excitante » : Younaël invite Pierre-Yves, JiBee, OlivierL et Faline à un projet excitant, celui de Hard rock 1977, mais ce qu’ils en ont fait nous est resté très vague faute de rapport circonstancié.

Table 5, dite « Réseau local » : Iss Vanguard continue, avec François-René, Armand, OlivierB et Jérôme, voilà un réseau qui ne s’étend guère au fil de la campagne.

Table 6, dite « Réseau étendu » :  la table 5  fusionne avec la 4 pour finir par The gang.