Séance de MARDI 12/05/2026 à Servel

T-shirts - Glasgow 76Cinquante ans déjà que les Verts de Saint-Etienne s’inclinaient (0-1) face au Bayern de Munich, lors de la finale mythique de la Coupe d’Europe des clubs champions, après avoir trouvé deux fois les poteaux carrés d’Hampden Park (tir de Bathenay, tête de Santini). Le Bayern, une fois encore bourreau des Verts, après la demi-finale perdue de l’année précédente (0-0, 0-2). Dans sa chronique politique, le journaliste Patrick Cohen rend un bel hommage aux Verts sur France Inter en ce jour du 50e anniversaire de la finale de Glasgow.

« En ce temps-là, 1976, les téléviseurs étaient les cubes et les cuisines en formica. Les joueurs de foot avaient des cheveux longs, les shorts courts et des maillots moulants. L’Ukraine était en URSS, le Dynamo Kiev avec Oleg Blokhine était la meilleure équipe d’Europe. Et après la défaite légendaire du Dynamo à Geoffroy-Guichard en quart de finale, on chantait « Allez les Verts ! » dans tous les recoins du pays, jusque dans les émissions de Guy Lux, là où le foot alors n’avait jamais posé un orteil. »

Les Verts avaient fait rentrer le football dans les foyers français – contaminé, aussi, la politique, avec leur réception à l’Elysée.
Et Patrick Cohen de poursuivre :

« En 1980, François Mitterrand et Georges Marchais se rendent ensemble, mais en s’ignorant, à Geoffroy-Guichard. Défaite de Saint-Étienne. Commentaires séparés de l’un et de l’autre. François Mitterrand  « Je suis désolé du résultat, il faut dire que l’équipe allemande a été excellente, beaucoup plus rapide et plus puissante. Je trouve que Saint-Étienne a souvent mieux joué au milieu de terrain, mais s’est laissé déborder par la vitesse et la puissance. » Georges Marchais : « Je trouve qu’entre Larios et Platini, il y a quelque chose qui n’a pas bien marché. François Mitterrand était également du match ? Et oui mais moi quand je suis tout seul, on gagne. » Ce qui n’a pas changé à 50 ans d’écart, c’est la gauche qui se querelle ! »

PC comme Patrick Cohen, Poteaux Carrés, Parti Communiste, Progamme Commun…..et Parties Civiles, qui, en ce soir anniversaire, leur rendait hommage à sa façon.

Table 1, dite « Presque la même histoire » : Retour sur les tables de Signorie, après un long purgatoire, près de 7 mois. On retrouve trois des protagonistes de la partie jouée le 14 octobre dernier, Gérard, Xel et Olive, plus François qui découvre, c’est l’occasion d’apprécier à sa juste valeur la pédagogie de Gérard. Les premiers tours  se passent à investir dans les assistants, qui rendent les actions plus puissantes, et qui, hasard du tirage des tuiles bonus, font bénéficier d’un boost à l’issue de la manche 6 (2 PV par assistant), ce qui n’a échappé à personne. Encore faut-il choisir les bons, François le découvre à ses dépends qui prend un départ fumeux, qu’un finish de haut vol ne parviendra pas à compenser. Près de minuit, quand la partie prend fin après une embouteillage monstre sur le plateau où toutes les maisons se voient occupées, il termine quand même sur un score à trois chiffres, 111. Olive, 121, et Xel, 139, sont juste devant. Gérard a fait la course en tête et n’est pas rejoint, il réédite son score du 14 octobre dernier, avec 177 ! Mais Dom n’est pas là pour lui voler la vedette cette fois-ci, il engrange donc une victoire méritée.

Table 2, dite « Au poteau » : Pour Mickaël, Benjamin et Corentin, pas de clé de l’armoire, alors ils se rabattent sur Ark Nova. Encore me direz-vous ? Mais c’est comme un party game, rétorque Mickaël, qui a coiffé Corentin sur le poteau, au départage sur le nombre d’animaux !

Table 3, dite « Qui c’est les plus fortes ? » : Faline, Nolwenn et Virginie disputent un The loop où la force de leur collectif s’exprime au moins aussi bien que celui des Verts de 76 : une première partie gagnée, puis une seconde, plus largement encore !

Séance de MARDI 05/05/2026 à Servel

Le royaume des Deux-Siciles a eu une brève existence de 1816 (unification des royaumes de Naples et de Sicile) à 1861 (capitulation du roi François II et exil des Bourbon-Siciles à Rome, ensuite on en perd la trace). Le début de la fin est le 5 mai 1860 qui voit Garibaldi se mettre en route depuis la région de Gênes pour attaquer la Sicile où il débarque quelques jours plus tard et, après quelques mois, conquiert la totalité du royaume qui se retrouve rattaché à l’Italie unifiée. A son départ en campagne avec un millier d’hommes on dit qu’il se serait écrié « ça va barder, là ! ». A Servel 166 ans plus tard, il n’est pas exclu qu’on ait croisé des royaux déchus et des aventuriers va-t-en-guerre.

Table 1, dite « Ach zoo » : Benjamin et Mickaël reviennent du placard avec « un jeu pris au hasard », Ark Nova. Le hasard fait bien les choses, ils se tirent la bourre un bon moment et c’est Benjamin qui sort vainqueur du zoo.

Table 2, dite « Dom-inis » : Leur nouveau chouchou du moment c’est Inis et c’est mérité : un jeu beau, plaisant, subtil et varié où, bien qu’il faille contrôler des territoires avec ses troupes, les actions ne se résument pas à de l’affrontement (ainsi deux joueurs peuvent tout à fait décider de mettre fin immédiatement à un conflit que l’un a déclenché sans tirer un seul coup de feu, il y en a qui pourraient en prendre de la graine). Olive, Gérard, François et VHN l’ont redécouvert il y a peu et plus on y joue plus on maîtrise et apprécie (en particulier on commence à bien connaître les 17 cartes Action qu’on drafte en début de manche). Dans la première partie, personne ne dispute à Olive le rôle de Brenn (premier joueur with benefits) tandis que Dom fait dès le début une manœuvre compliquée (et, osons l’écrire malgré un certain manque d’objectivité, habile) qui lui donne un Exploit (ce dernier abaisse les conditions de victoire, rappelons qu’on peut gagner de trois façons). Il s’échauffoure ensuite avec François sans grand succès mais à la manche suivante il met en jeu 2 clans puis (ayant récupéré la carte avec le Barde) 2 autres. Oh surprise, il est maintenant maître de deux territoires avec un total de 5 clans ennemis. Avec son Exploit cela lui suffit pour l’emporter.

Les lascars sont chauds, ils ne vont pas en rester là et c’est reparti. La seconde partie est plus intense et disputée : cette fois le Brenn est François (qui persiste à se plaindre de ne pas avoir les bonnes cartes, savoureux dans un jeu de draft !). Dom recommence à faire une opération où il sacrifie un clan contre un Exploit. Une escarmouche lui fait perdre un autre clan et le voilà avec un unique clan présent sur le terrain. L’occasion pour Gérard dans le rôle de Maître Capello de rappeler que si un joueur est annihilé il redémarre avec deux clans mais doit défausser un Exploit s’il en détient un. Aussitôt dit aussitôt fait, retour à la case départ mais pourquoi tant de haine ? Cette fois c’est Gérard qui est l’homme fort avec de nombreuses troupes bien réparties et bientôt en position de gagner. Les trois autres font leur part pour le ramener à la modestie. A la manche suivante c’est maintenant François (doté d’un Exploit) qui est le plus menaçant. Gérard lance un grand combat qui tourne court et Olive vient aussi lui rogner les ailes sous les murs de la citadelle. Il parvient néanmoins à obtenir un second Exploit et il faut encore lui taper un peu sur la tête d’autant plus qu’Olive l’a laissé Brenn. En fin de manche, Gérard sort du bois en faisant une exploration et en gagnant un Exploit : il est présent dans 5 territoires et peut gagner, tout comme Dom qui a regagné un Exploit et dispose encore de pas mal de cartes en main (il a démarré avec 3 jaunes et 3 rouges en plus de ses 4 cartes Action vertes). Ce dernier bloque avec le Dagda un renfort de Gérard, l’envahit comme voisin et fait place nette. Il est le seul à pouvoir revendiquer la victoire au début de la manche suivante.

Table 3, dite « Félines & malines » : Nolwenn, Faline, Caroline, Virginie et Corentin enchaînent les jeux. Ils commencent par Extinction où il s’agit coopérativement de sauver les tigres. Ce qu’elles/il ont fait sans trop de difficulté semble-t-il. Ils se lancent ensuite dans Cryptide. La première partie voit une victoire rapide par une Nolwenn clairvoyante. La seconde tourne court suite à une erreur (dans les jeux de déduction, tout indice erroné peut ruiner la partie). La troisième était encore en cours quand minuit approchait.

Séance de MARDI 28/04/2026 à Servel

Eugene M. Shoemaker, né le 28 avril 1928, se passionne très jeune pour la géologie et se révèle un étudiant surdoué, obtenant son Bachelor of Science de Caltech à 19 ans. Envoyé dans les années 50 rechercher de l’uranium dans le sud-ouest américain, il s’intéresse aux cratères qu’on y trouve dans le désert. Il y consacre sa thèse et, en comparant la microstructure de quartz choqués à celle qu’il a trouvée dans des cratères créés par des essais atomiques, il démontre que les hautes pressions nécessaires ont été créées par l’impact d’une météorite. Il répète la même preuve avec l’astroblème du Nördlinger Ries et le date de 15 millions d’années, un cratère en Bavière d’une vingtaine de kilomètres de diamètre à peine distinguable car très érodé. Il s’investit ensuite dans le champ naissant de l’astrogéologie, interprétant les images de la lune et formant les astronautes destinés à s’y poser. Plus tard il se consacre à une recherche méthodique des astéroïdes qui pourraient croiser l’orbite de la terre. Leurs enfants grandis, sa femme rejoint son équipe de recherche et devient une collaboratrice précieuse ; c’est en 1993 qu’avec David Levy ils découvrent autour de Jupiter Shoemaker–Levy 9, une comète qui a été capturée par sa gravitation et s’est fragmentée en une vingtaine de morceaux. Sous les yeux fascinés des scientifiques, elle percute la planète géante en juillet 1994. Quant au malheureux Shoemaker, son destin était décidément sous le signe des impacts puisqu’il trouva la mort en 1997 dans une collision frontale sur une route d’Australie.

Table 1, dite « Choquante » : Un pack de seniors (Marc, Gérard, Olive et VHN), tous n’ayant pas un langage de gentlemen, dispute dans le respect des bonnes manières une partie d’Obsession -jeu de base après avoir hésité-. On drafte les 2 invités de départ mais sinon aucune variante de règles n’est utilisée et la cour est « ouverte », c.a.d qu’on connaît à chacune des quatre saisons le type d’aménagement du manoir familial qui séduira les Fairchild. Ce sont d’abord les tuiles « Service » où 3 joueurs se neutralisent puis deux fois de suite les tuiles « Essentiels » qui sont promises à Olive, mais il a du mal à les retourner et se laisse surprendre non préparé par la Fête Nationale; la seconde fois c’est Gérard qui grâce à un monument brun obtient le total le plus élevé. Des monuments, justement, Marc en a deux puis trois ce qui lui permet d’arriver le premier au maximum de réputation. Le dernier tour voit Marc et Gérard accueillir une demi-douzaine d’hôtes de haut de gamme et maximiser leur score final. Marc remporte la cour finale et domine sur les invités, Dom sur les tuiles et les objectifs et Gérard sur les carte « PV ». Ce sont les serviteurs qui font basculer les choses : Dom a utilisé une carte valant 5 PV pour aller chercher une troisième femme de chambre, ce qui lui valide un objectif à 6 PV. Opération quasi-blanche en apparence mais chaque serviteur rapporte aussi 2 points. Il finit ainsi avec 183 PV, juste devant Marc 181 puis Gérard 161 et Olive 105. Nos nobliaux n’en resteront pas là et prévoient de se retrouver prochainement pour une autre garden party, cette fois avec l’extension.

Table 2, dite « Sciences naturelles » : Benjamin et Corentin, en mode grands fauves, attirent Virginie dans le zoo d’Ark Nova. Les allées et les cages résonnent de leur rugissement et à la fin c’est Corentin qui est le roi des animaux.

Table 3, dite « Femmes irremplaçables » : Nolwenn propose un Wyrmspan, enrichi de son extension récente, à Faline (qui connaît bien) et Caroline (qui découvre). L’extension amène un nouveau type, les dragonneaux, des sortes d’ados qu’il faut éduquer et forcer à ranger leur caverne. Elle modifie aussi la fin de manche où plutôt que regagner 6 jetons actions, on choisit parmi un menu de revenus. La lutte entre les mothers of dragons a été serrée et c’est là encore sur une différence de deux points que Nolwenn bat Faline 100 PV à 98, Caroline scorant 68 pour sa première partie.

Table 4, dite « Météoritique » : Des jeunes des tables 2 et 3 restent pour finir avec quelques tours de The Gang.

Séance de VENDREDI 24/04/2026 à Servel

Timbre postal.Le 24 avril 1967, 3 mois après l’accident d’Apollo 1, le soviétique Vladimir Mikhaïlovitch Komarov devient le premier cosmonaute à mourir lors d’une mission spatiale, à bord de Soyouz 1. Commandant du premier vaisseau emportant un équipage de trois hommes, Voskhod 1, le 12 octobre 1964, et à son bord, en orbite, un portrait de Karl Marx, un autre de Lénine, et un fragment d’un drapeau de la Commune de Paris, il termine sans problème cette première mission, avec l’atterrissage du vaisseau le lendemain.

Il est ensuite affecté au programme Soyouz, aux côtés de Youri Gagarine et d’Alexeï Leonov. Durant la mise au point du vaisseau, les cosmonautes s’inquiètent de plusieurs anomalies dans sa conception (dont la taille de l’écoutille, trop petite pour permettre la sortie d’un cosmonaute en combinaison). Les plaintes des cosmonautes n’étant pas entendues, Youri Gagarine en vient à envoyer une lettre à Léonid Brejnev pour lui faire part de ses inquiétudes. Komarov est sélectionné pour commander Soyouz 1, conscient que le vaisseau présente de nombreuses défaillances qui mettent grandement en péril la mission. Sachant qu’en cas de refus de partir, Youri Gagarine serait envoyé à sa place, il décide de la conduire, mais, avant le vol, prend des dispositions pour que ses funérailles se déroulent à cercueil ouvert, afin que les dirigeants soviétiques se rendent compte des conséquences de leurs décisions.

Durant le vol, les panneaux solaires ne se déploient pas. La capsule n’est alors plus alimentée en électricité, entraînant un dérèglement de l’équipement de navigation. Vladimir Komarov s’acharne pendant 5 heures à essayer d’orienter le vaisseau vers le soleil, en vain. Les communications rompues, malgré les avaries, il parvient finalement à orienter le vaisseau, et commence à effectuer la rentrée. Pendant la descente, le parachute principal ne s’ouvre pas correctement. Komarov déploie celui de secours qui se met en torche avec le parachute principal. La capsule heurte le sol à 140 km/h, puis prend feu. Il est inhumé dans la nécropole du mur du Kremlin, le panthéon russe, sa mémoire est honorée par l’astéroïde (1836) Komarov, sur la plaque accompagnant la sculpture Fallen Astronaut déposée sur la Lune en 1971 par l’équipage d’Apollo 15, un timbre commémorant la mission Voskhod, et un cratère lunaire qui porte son nom.

59 ans plus tard, les missions périlleuses s’enchaînaient à Parties Civiles.

Table 1, dite « Malgré lui » : Corentin n’aime pas l’extension d’un jeu qu’il apprécie, Le château blanc. Le voilà pourtant embarqué dans une telle partie, et, malgré lui, il la termine très en avance, devançant Fred, Elie et Virginie.

Table 2, dite « La chance du débutant » : Pour sa première misison à Wyrmspan, Marc n’en mène pas large, se voit surveillé quant au respect des règles, joue le novice. mais apprend vite. Il conteste une interprétation des points de fin de partie, s’en voit débouté, mais y engrange quand même 13 points ! Son score final, 95, le propulse grand vainqueur, avec une régularité de rouleur (toujours premier ou deuxième aux décomptes). Face à lui, Xel et François se neutralisent roue dans roue pour le premier accessit à 77, croit-on savoir, mais Xel en récupère 10 de plus sur tapis vert quelques jours plus tard. Olive, qui excelle sur le circuit arpenté de la guilde dragonnique (15 points), faiblit dans les autres cols et échoue à 70.

Table 3, dite « Réalité augmentée» :  A Ark Nova, Benjamin sort grand vainqueur d’un duel homérique avec Mickaël et Jeff. Serait-ce parce qu’il avait le plateau dénommé Intelligence artificielle ?

Table 4, dite « Plus dure fut la chute » : tels Komarov, François-René, Armand, Jérôme et OlivierB ont, selon leurs propres termes, souffert à l’atterissage de leur misison ISS Vanguard.

Table 5, dite « Dernier soupir » : Pierre-Yves se joue de Faline, qui rend son dernier soupir à Extinction, jeu qui fait sa première apparition sur nos tables.

Table 6, dite « En vos grades et qualités » : La table 4 est rejointe par Faline, puis Xel, dans des parties de The Gang, où l’on discuta, pour commander la mission, des grades et qualités au poker. Certains finirent la soirée en explosant en vol sur une partie de Bomb Busters.

Séance de MARDI 14/04/2026 à Servel

Suite à la ruée vers l’or de 1848, la Californie se développe rapidement et devient officiellement un Etat de l’union. Située à l’autre bout du continent et sans aucune infrastructure terrestre à travers les Rocheuses et les déserts du Nevada (le chemin de fer ne va pas plus loin que le Mississippi), les liaisons postales se font par bateau avec traversée à cheval de l’isthme de Panama : il faut bien quatre semaines pour acheminer une lettre. Au début des années 1860, un demi-million de personnes habitent sur la côte ouest et il y a une volonté d’améliorer les choses. Un contrat est attribué à un consortium de grosses entreprises de transport (ayant des milliers d’employés et des dizaines de milliers de bœufs) pour organiser un nouveau service, le Pony Express. En un temps record début 1860 ils mettent sur pied une chaîne logistique reliant Saint Joseph (Missouri) à Sacramento (Californie) en s’appuyant sur 186 stations-relais, 400 chevaux et 80 coursiers (des adolescents poids-léger en général). Les cavaliers, transportant une dizaine de kilos de courrier, faisaient nuit et jour des relais de quelques dizaines de miles en changeant de monture à chaque station. Le trajet inaugural arriva dans un Sacramento en liesse le 14 avril 1860, après un parcours de près de 2000 miles. Le temps de livraison du courrier tomba à 10 jours mais les prix étaient élevés, c’était un peu le FedEx de l’époque. Ce qu’on sait moins c’est que le projet ne dura que 18 mois : en octobre 1861, la mise en service du télégraphe transcontinental précipita la faillite de la société. 166 ans plus tard, on vit quelques participants chevaucher des montures métalliques (vélo = marc’h houarn en breton c.a.d cheval de fer).

Table 1, dite « Légende de l’Ouest » : Faline, Virginie et Caroline, sur un thème « nature », jouent successivement à Forêt Mixte puis à Harmonies. Avec le premier, enrichi des deux extensions Lisière et Alpes, Faline est sans pitié pour ses deux adversaires qu’elle assomme avec 489 PV. Les deux acolytes prennent leur revanche dans une partie serrée d’Harmonies où Caroline s’impose avec 92 PV devant Virginie 90 et Faline 85.

Table 2, dite « Bêtes de somme » : Les addicts d’Ark Nova (Mickaël, Benjamin, Corentin), eux aussi amateurs d’animaux tous mignons, se font leur fix hebdomadaire. C’est Benjamin qui croise mais c’est Mickaël qui l’emporte ; il a amélioré tôt sa carte Association et il a multiplié les dons, c’était la recette gagnante ce soir.

Table 3, dite « Nuit et jour » : Deux revenant(e)s à cette table de Cthulhu Death May Die : Marc et Maiwenn. Ils se joignent à Elie et F-R mais personne ne sera épargné dans ce scénario : c’est une débâcle collective avec trois morts sur quatre. Ils passent ensuite à du plus paisible avec l’Ile des Mots, un coopératif asymétrique où un joueur guide les autre à travers l’île en fournissant comme indices des … mots, vous l’aviez deviné. F-R réussit puis Marc échoue puis cela a continué.

Table 4, dite « Chaîne logistique » : Suite à la « petite » erreur sur l’argent de départ commise vendredi à Container, une partie des mêmes armateurs rejoue, cette fois dans une configuration à quatre (Olive, Gérard, Fred et VHN). L’économie du jeu est effectivement plus intéressante et tout le monde s’est endetté à un moment où un autre (certain même à un point où il a dû faire défaut sur une échéance de remboursement). Dom mise à fond sur la production et accumule une belle collection de conteneurs, revalorisée in extremis par l’achat de la couleur bleue qui lui manquait. Fred construit 4 entrepôts et est le bénéficiaire de ce dernier achat pour une belle somme (34 M$ doublés par la banque). Les conteneurs de Dom valent plus de 120 M$ mais il doit rembourser ses deux emprunts : c’est Fred qui gagne avec 131 M$ devant Dom 116, Gérard 77 et Olive 75.

Table 5, dite « Courte vie » : certains des tables 2 et 4 finissent par un Lovecraft Letter qui laisse une impression mitigée. Par exemple à Olive qui quasiment à chaque manche meurt de folie à sa deuxième carte. Ou à Dom qui, à un jeton de la victoire, voit Fred remporter la partie par une combinaison improbable.

Séance de VENDREDI 13/03/2026 à Servel

En 1980, Tim Berners-Lee, 25 ans, informaticien britannique tout juste sorti d’Oxford, est en stage à Genève, au CERN. Pour faciliter la lecture de la base de données du centre, il conçoit une connexion directe entre mot-clé et dossier référent, et ainsi naît le lien hypertexte. Neuf ans plus tard, il y revient au CERN après un détour britannique et s’aperçoit que les chercheurs du monde entier qui travaillent avec le centre genevois  sont confrontés aux pires difficultés pour échanger dossiers et notes. À la demande de son supérieur hiérarchique, il reprend son idée de lien hypertexte et l’applique à la mise en relation non plus seulement des dossiers du CERN mais de toutes les bases de données scientifiques du monde en utilisant le réseau internet, dérivé d’ARPAnet. Le 13 mars 1989, il soumet son projet à son supérieur, lequel le juge « vague but exciting ». Grâce à l’appui efficace d’un collègue belge, Robert Cailliau, il emporte finalement l’adhésion du CERN. Le 12 novembre 1990, les deux amis déposent le nom de la nouvelle interface : World Wide Web. C’est le début d’une révolution planétaire.

37 ans après, Parties Civiles n’en finissait plus de tisser sa toile.

Table 1, dite « Connexions huilées » : Thomas entraîne Olive et François dans Crisis, jeu de placement d’ouvriers, où, dans une société en crise, il s’agit de produire des ressources pour survivre, mais aussi faire progresser la planète, chaque manche étant dotée d’un objectif collectif de PV pour la maintenir en bonne santé économique. Choisissant le niveau facile, ils parviennent au bout de la partie sans avoir précipité la société dans un krach économique fatal. Fort d’un dernier tour éblouissant, à 32 PV et 56 pièces, François sort vainqueur avec 131 (score sous-estimé car il s’est oublié des points), devant Thomas, 113, et Olive, 98. François parti, Olive entraîne son compère dans un délicieux Mille Fiori.

Table 2, dite « Des araignées et des hommes » : Mickaël invite Xof et  Dom à un Ark Nova (l’extension est dans la boîte et est plutôt transparente, surtout que les projets de conservation permanents ne poussaient pas vers les poissons). Justement, ces 3 projets concernent des familles d’animaux et assez naturellement chacun va se spécialiser en herbivore/oiseau/primate. Mickaël est le premier à décoller sur la piste de réputation tandis que Dom mène de peu sur la piste d’attrait. En fin de partie Dom remplit son zoo, vite suivi par Mickaël : leurs paires de marqueurs se rapprochent et le croisement est proche. Mickaël et Xof font carton plein sur leur objectif personnel et l’avance prise en cours de partie par Mickaël subsiste : il gagne avec +23 contre +12 et +11 à Dom et Xof. Belle partie où tout le monde finit avec un écart positif.

Table 3, dite « Toile de maître » : Dune Imperium voit Corentin mater sans coup férir Fred et François-le-jeune, notre nouvel adhérent, bienvenue à lui.

Table 4, dite « Vague mais excitante » : Younaël invite Pierre-Yves, JiBee, OlivierL et Faline à un projet excitant, celui de Hard rock 1977, mais ce qu’ils en ont fait nous est resté très vague faute de rapport circonstancié.

Table 5, dite « Réseau local » : Iss Vanguard continue, avec François-René, Armand, OlivierB et Jérôme, voilà un réseau qui ne s’étend guère au fil de la campagne.

Table 6, dite « Réseau étendu » :  la table 5  fusionne avec la 4 pour finir par The gang.

Séance de VENDREDI 13/02/2026 à Servel

Le 14 février 1989, le régime iranien appelle au meurtre de Salman Rushdie, l’auteur du roman Les Versets sataniques, jugé sacrilège, condamnation à mort assortie d’une récompense financière d’un million de dollars. L’écrivain américano-britannique d’origine indienne est devenu un symbole de la lutte pour la liberté d’expression et contre l’obscurantisme religieux. Depuis la publication de ce « contrat », il fit l’objet d’une protection policière renforcée, réduite au fil des ans, jusqu’au retrait de ses gardes du corps, et utilise des pseudonymes, comme Joseph Anton, dont il fera une autobiographie remarquable à la troisième personne du singulier. Le 12 août 2022, il est poignardé à dix reprises et grièvement blessé lors d’une conférence aux États-Unis. L’agression lui laisse des séquelles (perte d’un œil, notamment), mais il continue à écrire. Il relatera son expérience dans un ouvrage Le Couteau, paru en 2024.

37 ans après, les religions foisonnaient sur les tables de Parties Civiles dans un étonnant syncrétisme ludique.

Table 1, dite « Dieu reconnaîtra les siens » : Dom, Xel et François se replongent dans le moyen-âge avec Troyes, un classique où les parties ne se ressemblent pas au gré des tirages de cartes. Dans une partie aux auccents funestes, entre guerre de tranchée contre les événements néfastes et cartes peu lucratives, chacun mène sa partition suivant son objectif caché, Xel plaçant ses ouvriers rouges, François recherchant l’influence, Dom voulant être placé sur les bâtiments. François fait une razzia sur le combat des événements et semble avoir pris une belle avance, mais au décompte final, Xel rushe grâce aux objectifs de fin, et Dom n’est pas en reste. Le score incroyable de cette partie serrée donne les trois dans un mouchoir de poche, Dom et François, 33, et Xel 32 ! On notera que François était plus riche, mais la règle ne comporte pas, à son grand dam, de règle de départage !

Table 2, dite « Mauvaise rencontre » : La fine équipe de ISS Vanguard réunit les habituels François-René, OlivierB, Jérôme et Armand. Ils y ont rencontré un prédateur, et s’en sortent avec des séquelles.

Table 3, dite « Evangélisme planétaire » : Cette table de Terraforming Mars réunit Olive, Jibee, Marc et Jeff. De ces durs-à-cuire, on ne saura rien, les communications martiennes étant connues pour leur lenteur insupportable.

Table 4, dite « Satanique » : à Culte puis Horreur à Arkham (version cartes ?)  on vit Faline, Erwan, Cotentin et Younaël plonger dans les ténèbres.

Table 5, dite « Sous les mânes de Neptune » : L’inépuisable Ark Nova réunit une fois encore Mickaël et Steven. Le premier fit appel à Neptune pour infliger une dérouillée au second, écho magistral de la terrible punition infligée par Thésée à son fils, entendue la veille même au Carré magique.

Table 6, dite « Jeux interdits » : The gang réunit les protagonistes de la table 1 et Mickaël, pour des résultats contrastés, mais finissant sur une victoire. C’est du poker, mais avec de la psychologie, et ces quatre-là ont fini par s’entendre.

Séance de MARDI 03/02/2026 à Servel

Le 3 février 1790 voit la naissance de Gideon Mantell dans la petite ville de Lewes au sud de l’Angleterre (qui détient le record bizarre de l’avalanche la plus tueuse du pays, en 1836). Très jeune il s’intéresse à la géologie et traîne dans les carrières alentours. Il perd son père à 17 ans qui lui laisse assez d’argent pour aller au bout de ses études de médecine. A 26 ans il est installé comme généraliste, vient de se marier et a entamé une correspondance scientifique où il partage ses découvertes de fossiles (des ammonites en particulier) avec des naturalistes. Il parcourt les collines de craie locales, restes d’une mer chaude du crétacé riches en fossiles de vie marine. Son ardeur grandit après qu’avec sa femme ils découvrent de grands os et des dents de belle taille. Il est cependant refroidi quand Cuvier, la vedette de l’époque, les attribue à un rhinocéros. Mais il persiste et en comparant les dents à des espèces vivantes il estime qu’elles appartenaient à une sorte d’iguane, oui mais version XXL : dix-huit mètres de long (voyons, ça n’existe pas !) pour cet animal fantastique. Après quelques années son opinion s’impose parmi les scientifiques et la nouvelle espèce est appelée Iguanodon, le premier dinosaure identifié. Son activité de médecin finit par souffrir de sa passion dévorante et il vend en 1838 sa collection de fossiles au British Museum pour se renflouer. Dans les années 1840, installé à Londres, sa femme le quitte et il souffre constamment suite à un accident de carriole qui a endommagé sa colonne vertébrale. Il se met à soigner sa douleur à l’opium et succombe à une overdose en 1852. L’établissement d’un catalogue d’espèces disparues, grossièrement datées par stratigraphie, fut un point de départ de la réflexion sur l’évolution des espèces.

Dinosaures

Table 1, dite « Grande ardeur » : Jack, Caroline, F-R, Baptiste et Vincent jouent à Funkenschlag (sur la carte allemande de base, nous semble-t-il). Les jeux n’étaient pas faits quand la rédaction plia ses gaules en fin de soirée.

Table 2, dite « Mer chaude » : Après avoir récemment navigué en Baltique, c’est pour la mer de Chine qu’embarquent Xel, Olive, François et VHN en jouant à Macao. Un jeu grand format habilement reconstitué où on doit développer un tableau de cartes avec les bonnes combos, de façon à pouvoir convertir des sous en PV à la fin des tours où le taux de change (variable) est favorable. Dom met en jeu rapidement l’Oisif qui le dispense de l’obligation contraignante de prendre 1 carte au début de chaque tour, carte qu’il faut réussir à mettre en jeu faute de quoi elle vous pénalisera en fin de partie. La mise en jeu coûtant de 1 à 4 cubes, on voit l’importance de l’ordre du tour qui permet d’avoir un meilleur choix. François, lui, contournera la contrainte en jouant l’Abbé en fin de partie qui dispense de la pénalité pour les cartes restantes. Xel de son côté met la main à bon compte sur un pâté de maisons de la ville. Olive dévoile tôt son jeu en déployant un personnage qui double le montant de ses ventes de porcelaine. Il fait aussitôt main basse sur 3 tuiles de porcelaine qu’il finira par vendre pour 20 PV, ma foi une très bonne affaire. François fera de même en fin de partie avec la laque, on aurait probablement dû les priver d’une telle cargaison. François, toujours lui, utilise encore et encore la Cathédrale qui permet de convertir des lots de cubes en PV à la fin de chaque tour. Et des cubes il en a ! Sa stratégie s’avère gagnante, il l’emporte après avoir pris soin de priver Dom de Baronne avec 75 PV pour 67 à Dom, 46 à Xel et 43 à Olive.

Table 3, dite « Animaux fantastiques » : Faline, Nolwenn, Delphine et Corentin jouent à Wondrous Creatures où Nolwenn s’impose avec 150 PV, elle a bien scoré sur les objectifs.

Table 4, dite « Overdose » : Mickaël et BenjaminG, une fois n’est pas coutume (quoique…) s’installent dans le bocal pour leur habituel Ark Nova.

Séance de MARDI 27/01/2026 à Servel

Le 27 janvier 1983 dans la soirée, Louis de Funès est victime d’un infarctus dont il meurt dans l’heure. Ce n’est pas la première fois que son cœur le lâche, à 61 ans en mars 1975 il en avait déjà fait deux qui avaient conduit à sa mise en retrait de sa carrière d’acteur de cinéma et de théâtre. Cette pause ne dure qu’un an et il reprend les tournages avec un rythme toutefois bien plus modéré, d’autant plus que les assurance sont réticentes à s’engager sur ses projets. Deux des films de cette période figurent dans le top 10 de son box-office, l’Aile ou la Cuisse où il est en duo avec un comique bien plus jeune, Coluche, et le Gendarme et les Extra-Terrestres. A son décès, il travaillait avec le producteur Christian Fechner à l’adaptation de la pièce Papy fait de la résistance qui aboutira sans lui. Travelling avant de quarante-trois ans : à la maison de quartier, pas de papys (malgré un retraité-dans-dix-jours) mais une pensée pour son abondante filmographie couvrant 35 ans. On notera qu’il n’a commencé comme acteur qu’à 30 ans et qu’il a enchaîné les seconds rôles pendant dix ans, jusqu’à la Traversée de Paris en 1956.

Table 1, dite « Les Dents longues (1952) » : JiBee et BenjaminG, deux adhérents aux dents longues et aimant jouer et rejouer à leurs favoris se retrouvent face-à-face pour un Ark Nova (probablement avec l’extension). C’est finalement l’ex-Président qui l’emporte. « La faute aux cartes » selon son adversaire qui pourtant à ce stade devrait être familier avec le jeu.

Table 2, dite « Le Château de la dernière chance (1947) » : Corentin, Faline et F-R sortent Le Château Blanc et déballent son extension Matcha récemment arrivée dans le placard. Elle apporte, sous forme modulaire, un plateau secondaire, une nouvelle couleur de dé, de nouveaux ouvriers en bois -les Geishas- et de nouvelles actions. Chaque tour comprend 4 actions par joueur au lieu de 3 et de l’avis général élargit les stratégies possibles. Cependant l’apprentissage des règles a eu lieu dans la confusion et la victoire de Corentin n’a pas été jugée totalement concluante. La maîtrise sera au rendez-vous la prochaine fois.

Table 3, dite  » Fripouillard et Cie (1959) » : Olive, Caroline et VHN se lancent dans un Bruges récemment amélioré du module « bateaux » issu de l’extension La Ville sur le Zwin (pour la petite histoire c’est une marée catastrophique de tempête qui en 1134 ouvre le Zwin, un chenal qui relie Bruges à la mer et autour duquel elle va construire sa richesse de ville marchande , jusqu’à ce que son ensablement progressif la mène au déclin). Ce module est réputé améliorer l’équilibre du jeu en renforçant la stratégie « canaux » : on bénéficie désormais d’une action bonus si on paie un ouvrier de la bonne couleur. Et justement des canaux Olive en fait plein, il construit ses 10 sections à grande vitesse tandis que Dom, équipé d’un personnage permettant une construction gratuite par manche, peine à récupérer les cartes de la bonne couleur. Caroline, la seule à découvrir, tâtonne dans l’apprentissage des règles mais apprend vite. Les deux autres subissent les vilenies de cette fripouille de Dom dont le voleur les ponctionne chacun de 6 sous. Mais au décompte il s’avère que Caroline a construit une belle galerie de personnages de valeur et ne concède que 3 points à VHN qui gagne 55 PV à 52, et 36 à Olive. Le jeu est relativement court et fluide, on décide d’en refaire un. Cette fois Caroline sait anticiper et éviter les désastres, Olive fait de nouveau des canaux mais la carte jaune qui le débloquerait lui échappe longtemps, pendant que Dom se focalise exclusivement sur ses personnages, posant 0 canal et avançant à peine sur la piste de réputation. Son pari paie : avec 21 points de personnages et encore 12 points pour ceux qui scorent à la fin, il termine à 62 PV devant Caroline 57 et Olive 54.

Séance de MARDI 23/12/2025 à Servel

Le 23 décembre 1947, une petite équipe de physiciens des Bell Labs obtient des résultats concluants à une série d’expériences qu’elle mène depuis un mois sur les jonctions à semiconducteur. Ils viennent de fabriquer le premier prototype fonctionnel d’un transistor, un dispositif électronique qui permet d’amplifier ou de commuter un signal électrique. Un tel dispositif n’est pas nouveau en soi : la triode, une forme de tube à vide, a été inventée au début du XXe siècle et a permis une première révolution dans la radio et les télécommunications longue-distance. La promesse du transistor est de disposer d’un composant solid-state plus petit, plus fiable et consommant moins  (et donc chauffant moins). Un personnage-clé de cette quête est Julius Lilienfeld, un juif allemand qui émigre aux USA dans les années 20. Non seulement a-t-il inventé le condensateur électrolytique et observé l’émission d’électrons par effet de champ mais il dépose à partir de 1925 plusieurs brevets sur le principe d’un transistor à effet de champ. Cependant la maîtrise des matériaux semiconducteurs était à l’époque insuffisante pour qu’il parvienne à démontrer expérimentalement ses idées, il échoue donc dans sa quête du transistor.

Revenons à MM. John Bardeen et Walter Brattain qui travaillaient dans l’équipe de recherche de William Shockley. Ce qu’ils ont inventé en plaçant deux films d’or au contact d’un bloc de germanium est le transistor à point de contact, qui sera rapidement remplacé par le transistor à jonction bipolaire, lui-même inventé par Shockley l’année suivante. Cela suffit à leur valoir le prix Nobel de physique en 1956. A partir de là la machine est lancée : les premiers postes de radio portables à transistor sont lancés au milieu des années 50 et feront le succès initial de Sony qui en vendra des millions. Côté science, l’amélioration continue est en marche, la technique MOS (metal-oxide semiconductor) et les transistors planaires en silicium sont mis au point dans la seconde moitié des années 50. La route était ouverte aux circuits intégrés qui ont permis la révolution informatique. Pensez, quand vous confiez votre vie à ChatGPT, que tout ceci est parti de l’humble transistor du trio américain. Un dernier mot sur John Bardeen : il poursuivit ses travaux scientifiques dans le domaine de la supraconductivité ce qui lui valut un second prix Nobel de physique en 1972 (avec John Schrieffer et Leon Cooper qui étaient à l’époque de ces travaux respectivement thésard et postdoc, sacré début de carrière). Chapeau, seules trois autres personnes ont obtenu 2 prix Nobel en sciences : Marie Curie (physique et chimie), John Sanger et Barry Sharpless (chimie et chimie).

Table 1, dite « Amélioration continue » : Mickaël et Benjamin jouent à Ark Nova, qui s’en étonnera ? Pour eux l’extension va de soi et chaque partie affûte leur expérience du jeu. Mickaël a gagné de peu, avec notamment 9 points de fin de partie, un record selon lui. Ce fut une course ou il fallait optimiser chaque tour.

Table 2, dite « Voies de recherche » : Fred, François et VHN font une escapade de Noël à Vienne avec Grand Austria Hotel. Chacun essaie d’optimiser la gestion de son Gasthaus et d’y attirer les convives frigorifiés les mieux en ligne avec sa stratégie. Sur ce point Fred et Dom prennent des voies opposées. Le premier accumule les clients de valeur et les PV grâce notamment à une paire de personnels qui lui rapportent 6 points quand il prend un dé « 4 ». Son avance au score culmine à près de 40 points. Le second vise tel un monomaniaque les 3 objectifs variables de la partie mais ne loge quasiment que des convives à 0 point. A la surprise générale il arrive à 20 couronnes (pas facile dans un jeu où l’argent est cruellement rare), et est le premier à fermer 4 chambres rouges + 3 jaunes ainsi qu’à finir deux colonnes de chambres. Le voilà avec 45 PV en poche et seul Fred prendra une seconde place rapportant 10 points. Personne ne passe durant la partie, même pas François pourtant pénalisé par l’absence de dés « 2 » dont il avait besoin pour nourrir des convives réclamant café et vin. François et Fred finissent à l’extrémité de la piste de l’Empereur, là encore une configuration pas fréquente. Les personnels scorant en fin de partie ne réduisent pas l’écart entre Fred et Dom (14 PV chacun), Fred perd 5 points pour son convive resté attablé en fin de partie et finalement c’est d’une courte tête  que Dom coiffe Fred, 147 PV à 139, François qui s’était depuis longtemps résigné finissant avec 78.

Table 3, dite « Echecs et succès » : Nolwenn, Faline et François-René s’accordent pour jouer à The Loop. Ils sont arrivés au bout malgré quelques péripéties causées par Nolwenn. En milieu de soirée ils sont rejoints par Younaël et font deux missionx de Take Time, avec un succès puis un échec. Ils finissent par une partie de Cthulhu Death May Die ; le jeu a l’air impressionnant déployé sur la table mais selon eux ils se coucheraient à une heure raisonnable car « on y meurt vite » !