Séance de MARDI 15/07/2025 à Servel

Cette fois on est passés en régime « été » : aucune autre association n’occupe la salle de Servel et le nombre de participants fond comme une glace laissée sous le soleil désormais ardent du Trégor, il faudra s’habituer à avoir régulièrement 30°C.

Table unique, dite « Croustifondante » : Les quatre présent(e)s (Xel, Faline, François et VHN) se préparent à jouer quand une nouvelle tête se présente. Oui c’est bien ici, Corentin est joueur, est récemment arrivé dans le Trégor et a rapidement localisé notre association. Après les inévitables palabres visant à concilier les envies et préférences de chacun (« un jeu fun ! », « pas fan des coop », « du placement d’ouvrier, ah ça non ! »), trois boîtes permettant de jouer à cinq sont extraites du placard. On commence par Pandémie Contagion (malgré son titre ce n’est pas un coop mais un jeu de majorité et de développement tout simple), pas sorti depuis bien longtemps. Il s’agit de se placer habilement et au bon moment sur les différentes villes sachant qu’aux 3 décomptes intermédiaires le joueur majoritaire gagne des points et qu’au décompte qui retire la carte (quand la ville est saturée de cubes) jusqu’à 3 joueurs peuvent scorer. Tout l’art consiste à maximiser les points marqués ramenés au nombre de cubes déployés, et à ce jeu c’est François qui s’avère le plus efficace. Il laisse les autres faire le gros du boulot, par exemple Corentin qui lui offre une ville sur un plateau, et finit détaché avec 50 PV devant le peloton Faline 38, Dom 37, Xel 34 et Corentin 33.

Les mêmes poursuivent avec Faraway (+ extension) : Dom s’attire des commentaires narquois en jouant ses cartes dans l’ordre croissant de leur valeur : « c’est pas comme ça qu’on joue » mais il peut faire son choix parmi de nombreux sanctuaires. Il parvient à scorer chacune de ses cartes et l’emporte avec 103 PV devant Faline 72, François 69, Xel 59 et Corentin 54. La troisième boîte retournera intouchée dans le placard.

Séance de VENDREDI 16/12/2022 à Servel

Il n’est pas rare que la terre tremble le 16 décembre, par exemple en 1575 au Chili, en 1811 au Missouri (USA) et en 1920 au Gansu (Chine). A cette même date en 2022, la terre du Trégor était gelée mais immobile. Faute d’événements tectoniques à l’extérieur, on se réfugia à l’intérieur (où il régnait 19°C, pas plus M’sieur le maire).

Table 1, dite « Champ de ruines » : Retour hivernal de Sherlock Holmes Detective Conseil avec l’enquête « La vallée de la rivière pourpre » de la boîte Les francs-tireurs de Baker Street. On retrouve la fine équipe qui fit les grandes heures des années 2016 et 2019 avec F-R, François, Thomas, VHN, Frank et Fred. Après avoir commencé par analyser un journal qui n’était pas le bon, on peut dire que globalement les pièces du puzzle furent identifiées mais qu’ils ne parvinrent pas à les assembler en une image cohérente. En particulier un contresens sur le rôle d’un des protagonistes les maintint loin de la vérité. Le score final de 45-30=15 reflète bien à la fois nos visites superflues et notre incapacité à répondre à la plupart des questions.

Table 2, dite « Mécanique du solide » : Nous ne savons rien sur le jeu Galileo descendu par la cheminée la semaine dernière. A peine qui y a joué : Mickaël, BenjaminG, Matthieu, OlivierB? Encore moins ce qui s’y est passé et qui a gagné. En revanche nous avons quelques souvenirs des contributions de Galilée à l’astronomie, l’instrumentation scientifique (la lunette) et la cinématique.

Table 3, dite « Désastres » : Il fallait trouver un jeu à cinq et comme certains mardis récents le choix de Xel, Marie-Anne, Baptiste2, Tristan, Xof s’est porté sur . Un jeu où il faut faire attention aux tuiles « désastres » qui garnissent parfois les lots mis aux enchères. Bizarrement, la salle n’a pas résonné du cri habituel invoquant le dieu solaire. Néanmoins Xel (46 PV) a pris le meilleur sur Tristan (44), Xof (30), Baptiste (21) et M-A (18) Ensuite c’est au tour de Pandémie Contagion d’atterir sur la table et l’ordre change : Baptiste 50, Xof 43, M-A 39, Xel 35 et Tristan 31.

En fin de soirée, les restants des tables 1 et 3 ont découvert Scout, un petit jeu de cartes japonais et malin. Mais une fois encore, des informations essentielles nous manquent pour en faire un compte-rendu circonstancié.

Séance de MARDI 13/12/2022 à Servel

Suite à l’annonce de pluies verglaçantes, calamité météorologique redoutée des trégorrois, le nombre de participants prévus pour cette soirée de jeux s’amenuisa au fur et à mesure qu’approchait l’heure de rendez-vous.

Table 1, dite « Calamités » : Nous devions être quatre et jouer à Living Forest, nous fûmes cinq et jouâmes à Pandémie Contagion. Comment peut-on s’amuser, après trois ans de Covid, à incarner des maladies qui, telles les sept plaies d’Egypte, s’abattent sur des métropoles pour en anéantir la population ? Nous renvoyons la question à Evan, Matthieu, BenjaminF, Neox et VHN. A ce jeu de majorité et de placement de cubes avec une pincée de hasard, les deux derniers nommés finissent la partie à égalité de points de victoire. Oui mais Nicolas avait un variant de plus, ce qui suffit à rétrograder l’autre sur la marche inférieure du podium. Appelons cela la sélection naturelle en action.

Séance de VENDREDI 25/05/2018 à St-Elivet

Le 25 mai 1720, le Grand-Saint-Antoine entre dans le port de Marseille avec un passager clandestin venu de Syrie: le bacille de la peste. A bord, une dizaine de personnes ont déjà succombé au mal. Les propriétaires du navire, discrètement prévenus par le capitaine, font jouer leurs relations pour éviter une quarantaine brutale qui empêcherait le débarquement de la cargaison.

Les médecins du port prennent l’affaire avec détachement et décident une quarantaine «douce» : les marins sont débarqués et enfermés dans un dispensaire. Mais les hommes, une fois à terre, n’entendent plus s’occuper de leur linge sale. Ils en font des ballots qu’ils confient à des lavandières. Le 20 juin, une lavandière meurt après quelques jours d’agonie sans que quiconque prenne garde aRésultat de recherche d'images pour "peste marseille 1720"u «charbon» apparu sur ses lèvres. C’est seulement le 9 juillet, après quelques autres décès, que deux médecins venus au chevet d’un adolescent donnent enfin l’alerte. L’épidémie va bientôt faire un millier de morts par jour dans la ville. L’évêque, Monseigneur Belsunce, parcourt les rues au mépris de la mort, assiste et secourt les malades. Le chevalier Roze libère des bagnards et, avec eux, incinère les cadavres qui par milliers pourrissent dans les rues. Tâche indispensable et ô combien dangereuse ! Sur 200 forçats, 12 sont encore en vie cinq jours plus tard.

En deux mois, Marseille va perdre la moitié de ses 100.000 habitants. La peste va tuer, dans l’ensemble de la région, pas moins de 220.000 personnes.

Presque 4 siècles après, d’autres voyages au long cours ont eu lieu à Lannion. S’il semble que tous soient sortis intacts de cette soirée de jeu, attendons cependant la fin de la période d’incubation…

Table 1, dite « La prise du bacille » : selon les dires de son vainqueur (Baptiste), cette partie de Pandémie: Contagion se résuma en un « plan à trois assez violent »: on y abusa du bacille et y prit remèdes sans modération. Maïwenn et Quentin y subirent la loi du gardien du coffre.

Table 2, dite « Pars vite et reviens tard » : à Mechs vs. minions, Xel, FR, Paul et Maël commencent en trombe – mode warrior, mais, après un certain cheminement mû par le principe de réalité, se disant que ça va pas être possible, finissent avec le curseur fermement ancré en position bisounours pour se donner le temps d’arriver à bon port.

Table 3, dite « Fatale navale » : à Navegador nous embarquons dans un voyage naval, qui laisse sur le carreau Thomas (54), Xof (63), votre serviteur (63), et même Mickaël qui semblait bien parti avec une église bondée mais échoue à 73. Tristan (80) sera le seul survivant de ce voyage, grâce à des colonies en nombre immodéré.

Table 4, dite « Petite peste » : le plan à trois de la table 1 se poursuit à Diamant. Maïwenn convainc sans effort Baptiste de céder à son caprice de lui en offrir une rivière: on ne prête qu’aux riches. Quentin s’interrogera sur le sens de cette libéralité.

Table 5, dite « Cités heureuses » : Eric, Elouann et même Nicolas II le cèdent à Vincent-2 dans une partie de 7 wonders où ils visitent maintes cités heureuses en guise de tour de chauffe avant la version de ce jeu pourvue de toutes ses extensions: nous les retrouverons en effet à la table 9 pour la mère de toutes les batailles.

« Ecoutant, en effet, les cris d’allégresse qui montaient de la ville, Rieux se souvenait que cette allégresse était toujours menacée. Car il savait ce que cette foule en joie ignorait, et qu’on peut lire dans les livres, que le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, qu’il peut rester pendant des dizaines d’années endormi dans les meubles et le linge, qu’il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l’enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse. »

                                                       Albert CAMUS, La Peste, 1947

Table 6, dite « Recherche des coupables » : La table 3 se met à la table des détectives privités new-yorkais de P.I. pour enquêter sur de bien sombres affaires. Votre serviteur brille par ses déductions – arrivant au score historique de 19 (sur 21 possibles), enfonçant une concuurence composée de Mickaël (13), Tristan (9), Xof (7), et Thomas (3).

Table 7, dite « Malédiction » : à Gloomhaven nous retrouvons les enquêteurs patentés. Dom raconte:

Ce soir, notre but est de retrouver un artefact très ancien doté de pouvoirs que nous ne comprenons pas trop mais qui serait la source ultime de la malfaisance magique qui corrompt Gloomhaven. Dom expérimente l’amélioration d’une de ses cartes, un des aspects legacy du jeu. Inévitablement, arrivés au Temple of Elements, on tombe sur un comité d’accueil pas vraiment décidé à nous laisser mettre la main sur sa relique. Plein de démons, de quoi réjouir Neox qui va encore en ajouter deux modèles à son tableau de chasse : il pourrait bien rapidement partir à la retraite après une carrière-éclair de Quartermaster. Il se prend pourtant un mauvais coup qui le fait douter de pouvoir aller au bout du scénario. Mais si ; tout le groupe, s’étant divisé en deux pour accélérer la besogne, ressort bon pied bon œil avec la chose enveloppée dans un tissu. Reste à trouver quelqu’un à qui la montrer.

Table 8, dite « Priez Saint-Antoine » : à Héros à louer Maïwenn s’impose encore: Diamonds are girl’s best friend. Il faudra bien la rendre un jour cette parure de diamants, mais peut-être faudra-t-il convoquer pour cela Saint-Antoine de Padoue (grand voleur, vieux filou, rendez ce qui n’est pas à vous)…

Table 9, dite « Cités radieuses » : Vincent-2 s’impose encore avec 7 wonders-Babel – une version pourvue de toutes les extensions, sortant irradié de cette visite prolongée des cités radieuses.

Table 10, dite « Au charbon » : à cette table, on ne rigole plus: on part au charbon pour tester en mode dry run les nouveautés susceptibles d’être présentées à Scorfel.  Kingdom run est le cobaye du jour, qui voit Xel gagner à son insu devant FR et Maïwenn. On retiendra surtout de cette table la sage maxime de la grand-mère de Dom: « quand un doigt passe, tout passe », car pour la jouabilité à Scorfel, il y eut plus de vraies que de fausses sceptiques !

Kingdom Run

Table 11, dite « A bon chat bon rat » : à Codenames, la soirée finit dans une partie indécise, jouée en mode poursuite entre chats et rats, à savoir pour les Rouges (Xel, Thomas, Dom, Cédric, Nicolas II, Vincent-2) et les Bleus (votre serviteur, Maïwenn, Mael, Paul, François-René):

  • Rouges 1-0: Les bleus sont défaits – chutant sur l’intrépide Lutèce 3 qui voulait faire deviner (Champs, Ville, Lumière) alors que Paris était rouge !! En face, le subtil Montée 3 (Bourse, Echelle, Talon) a fait le job.
  • Bleus 1-1: Le maître-espion rouge s’égare dans des propositions audacieuses qui échouent cruellement à chaque fois (Calculatrice 4 chute sur un blanc Montant et Sodomie 6 sur un troublant Trou blanc !) par manque de logique: on peut en effet sodomiser un trou, mais pas une raie !
  • Rouges 2-1: Les Bleus s’égarent dans un improbable Vente 5 pendant qu’à côté on lance Navire 0 pour signifier que Bateau était l’assassin. Achevé en énonçant un mot présent sur la grille, le naufrage bleu fut vraiment parfait !

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Séance de MARDI 27/03/2018 à St-Elivet

Il y a exactement 80 ans, Juan-Manuel Fangio disputait sa première course automobile. Malgré son palmRésultat de recherche d'images pour "fangio cartoon"arès et son talent, il a couru pendant toute sa carrière sans avoir le permis de conduire. Il ne l’a obtenu qu’en 1961, plusieurs années après sa retraite. Un paradoxe pour celui qui roulait plus souvent qu’à son tour à tombeau ouvert, expression qui s’applique parfaitement ici, puisque, 20 ans après sa mort, il fut exhumé de son caveau pour des tests ADN en vue de deux recherches en paternité. Les tests furent positifs. C’est dire que l’argentin, décidément, en avait sous la capote.

A Lannion, le mardi, c’est un peu la course pour occuper les places de parking disponibles. On en connaît même qui font le tour du quartier plus d’une fois avant de se garer…

Table 1, dite « La maison rouge » : Olive, Quentin, Jean-Yves et Xel débarquent (mais pas en Ferrari) à L’auberge sanglante, et, par deux fois c’est Xel, qui met tout le monde dehors.

Table 2, dite « Tombeau ouvert » : à cette table de Pandémie Contagion figuraient Baptiste, Dom, Victor et Cédric – au final, Dom finit juste devant Baptiste.

Table 3, dite « Méthode Ogino » : à Kingdomino nous retrouvons Cécile, Dom, Victor et Cédric. Victor l’emporte grâce à un marais juteux.

Table 4, dite « Train d’enfer » : j’ai l’honneur de faire découvrir ce grand classique qu’est Brass à mes camarades d’un soir, mais, dans la précipitation, j’oublie une règle importante (pour développer, il faut du fer) – qui ne sera dévoilée que tardivement dans la partie (oubli qui me causa d’ailleurs la perte d’une aciérie). De l’avis général, la table de marque n’en aurait pas été bouleversée, et il faut ici saluer la victoire brillante de Julien-2 (108), qui mena un train d’enfer tout du long, qu’on ne lui fera pas l’affront d’attribuer à la chance du débutant. Malgré quelques belles ventes en fin de partie, et un alignement de rails conséquent, j’échoue au port avec 103 (il me resta en effet un port non retourné), tandis que Vincent-2, avec 90, fit une erreur de débutant (ouvrir le marché extérieur sur sa deuxième action), qui lui coûta quelques ventes. Thibault (80), quant à lui, essaya beaucoup, mais joua de malchance, à l’exemple d’une vente inaboutie, et de sa dernière action qu’il ne put mener à bien à 1£ près.

Table 5, dite « Did Not Finish » : à Summoner wars il y avait Jérôme, François-René, Nicolas II et Olivier, pas mal de matériel, et de longues heures de joute avant de prononcer un verdict qui ne nous est pas parvenu: pour ce qui nous concerne, c’est donc un DNF, sauf si le forum s’y oppose.

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Festival SCORFEL 21-22/10/2017 aux Ursulines

Cette année encore, Parties Civiles est devenu, le temps d’un week-end, le partenaire très particulier du festival Scorfel !

Impossible de recenser toutes les tables jouées lors de ce week-end, mais de l’univers post-apo de Dead of Winter aux laboratoires de Bios: genesis ou Pandémie:contagion, de l’univers écarlate de Mission: planète rouge aux lueurs rougeoyantes de Flamme rouge en passant par l’incontournable tournoi de Kingdominos, ou encore les tables à rallonge d’un Nosferatu ou un Lien de sang nocturnes, la ludopathie de nos chers et tendres membres a accusé une sévère rechute !

Certains se sont même compromis dans une murder party très réussie revisitant l’univers de Mysterium, ou dans un escape game dont ils ont été libérés, à leur détriment.

Une question se pose donc à l’issue de ce week-end de joutes enflammées: c’est grave, docteur ? On en jugera par soi-même dès mardi, où nos parties reprendront leur cours. Nous y serons rejoints par une poignée de cobayes dûment contaminés à notre contact durant leur passage au festival. Qu’ils viennnent, nous les attendons, et que la force soit avec eux !

Festival Scorfel

Séance de VENDREDI 09/06/2017 à St-Elivet

Le 9 juin 1672 naissait Piotr Alekseïevitch Romanov connu par son surnom de Pierre le Grand, tsar de Russie. Wikipedia étant notre ami, vous aurez les bases de sa vie et de son œuvre ici. Rappelons juste qu’il a fait édifier la ville de Saint-Pétersbourg dans les marais bordant la mer Baltique.

Table 1, dite « Peterhof » : le palais d’été de Peterhof déploie sa façade sur presque 300 m. On peut donc parier qu’il a plus de 25 pièces, oui mais elles ne coulissent pas. Xel, François-René, Cécile, Jérôme, Nicolas-2 et Axel sortent Room 25, récemment enrichi d’une extension permettant de jouer un mode « escape room » : coopération et énigmes au menu. Tout le monde a gagné mais ne s’éloigne-t-on pas beaucoup du jeu initial ?

Table 2, dite « Travaux de terrassement » : l’édification d’une ville nouvelle sur des marécages fut le défi d’un autocrate qui y engloutit les richesses du royaume et la vie de plus de 100 000 serfs. Ainsi, la construction de bâtiments en pierre demeura interdite jusqu’en 1714 dans toute la Russie, tant que les travaux sur les fondations de la ville étaient en cours. Dans le calme de l’ancienne bibliothèque, des pionniers (Christophe, Jack, Jeff, Mickaël et Nourdine) fuyant le chaos écolo-climatique de notre planète s’installent, avec Terraforming Mars (en VF), sur la planète rouge pour la rendre habitable.  Au bout de cette partie de découverte c’est Jack qui finit avec 54 PV, devant Jeff, Christophe, Nourdine et Mickaël dans cet ordre.

Table 3, dite « Modernisation » : Pierre essaya de réformer en s’inspirant de l’occident de nombreux aspects de son pays : monnaie, armée, industrie et commerce, etc. Intéressés par ces deux mamelles industrielles que sont la briquèterie et de la verrerie, par ailleurs fort utiles à qui veut construire des palais, Tristan, Baptiste, Thomas et VHN étrennent une boîte de La Route du Verre, un jeu de l’auteur d’Agricola à la fois classique (conversion de ressource en bâtiments en PV), original (le mécanisme malin de la « roue de ressources » qui permet de jouer à un jeu de gestion sans cubes !) et interactif (le choix de ses cartes d’action à chaque tour dont l’effet dépendra du choix des autres joueurs). C’est un jeu relativement court, et en conséquence les scores sont toujours modestes et proches. Pour cette première partie, c’est Tristan qui finit en tête (19,5 PV) devant VHN (15), Baptiste (12) et Thomas (11).

Table 4, dite « Géant navigateur » : Pierre mesurait près de 2 m et acquit adolescent une passion pour la navigation dont il tira peut être sa vision de développer des ouvertures maritimes en échappant aux puissances qui contrôlaient la mer Noire et la Baltique. Quelle relation avec l’archéologie ? très peu en fait. Julien-de-Lannion et Joan (featuring Robin) jouent avec Paul à Archeologia, un jeu financé sur Ulule en 2014 et qui permet aux candidats à l’exploration du passé de mettre dans des caisses le produit de leurs fouilles. Joan en achevant son dinosaure a fini à 49 PV, loin devant les deux gars avec respectivement 32 et 30.

Les tables se recomposent en seconde partie de soirée : l’essentiel de la table 1 a poursuivi par un Secret Hitler (au moins 2 manches ont été jouées, avec une victoire des libéraux et une des fascistes. On peut aussi noter qu’après que Jérôme a fait l’effort de fabriquer sa version Star Wars, Secret Palpatine, il n’a pas encore réussi à y faire jouer) puis un Codenames où Axel a pu réviser son vocabulaire en prévision du bac de français. En bas, Ju & Jo se joignent à Baptiste et VHN pour un Pandémie Contagion où le hasard de la pioche des villes a pas mal nui, partie au final remporté par Julien. En haut, Tristan, Thomas et Paul avaient un petit creux vespéral qu’ils ont décidé de combler avec Food Chain Magnate. Tristan, après avoir pas mal patiné en début de partie, a fait une de ces remontées dont il a le secret pour engloutir toute la banque dans un dernier tour victorieux. Il semble que cela soit resté sur l’estomac de Paul…

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Séance de VENDREDI 21/04/2017 à St-Elivet

Le 21 avril 2002, un second tour inattendu comme une coup de tonnerre sortait des urnes de l’élection présidentielle française. 15 ans après, l’orage gronde depuis longtemps et une configuration similaire ne surprendrait plus personne à l’occasion du scrutin à venir. C’est l’occasion de rappeler que la démocratie, comme la liberté de la presse, ne s’use que lorsqu’on ne s’en sert pas. Voilà le fil rouge idéal pour relier les tables de cette belle soirée ensoleillée, comme un avant-goût d’été.

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Table 1, dite « Du sang et des larmes » : le monde a été détruit par les grands anciens, tel est le fait marquant de cette table de Cthulhu wars. Une partie survolée par Neox, devant FR, 27. Doc Nicolas, Franck et Anthony seront aussi crédités au générique de cette superproduction.

Table 2, dite « Peste brune » : Camille, Xel, Sophie, Baptiste et Jérôme défendent le monde à Pandémie: contagion. En l’absence de docteur diplômé, c’est Xel qui revêt le costume de super-infirmière.

Table 3, dite « Au berceau » : nous retrouvons le berceau de la démocratie pour un voyage dans le temps sur les terres d’Olympos, un jeu que Nicolas II tente de nous expliquer, malgré les multiples interrogations des autres joueurs, pinaillant sur tel ou tel point. Lorsqu’il y parvient enfin, l’heure est déjà bien avancée, et comme le mécanisme du jeu prévoit que la partie ne prend fin qu’avec l’arrivée du dernier joueur, nous pressentons que la nuit sera longue comme une renégociation de dette grecque. C’est finalement le jeune possesseur du jeu qui s’impose avec 42, coiffant Tristan (40), Dom (39), Thomas (36), et votre modeste narrateur (31), qui scella une paix des braves avec Tristan suite à un emmanchement de partie belliqueux.

Table 4, dite « Le pouvoir des idées » : à The big idea vous êtes un inventeur à la recherche de l’idée géniale qui va, bien évidemment, changer la face du monde. Votre but : le proposer à un public incrédule. Une bonne partie de rigolade (à ne pas confondre avec une élection) pour ces rescapés de la table 2.

Table 5, dite « Inside job » : les tables se recomposent, et, tandis que votre modeste narrateur part chercher une caisse d’aspirine, les survivants restent parcourir l’univers de Secret Hitler, autrement dit la destruction de la démocratie de l’intérieur. 4 manches en furent jouées.

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Séance de VENDREDI 14/04/2017 à St-Elivet

Dans la dernière heure du 14 avril 1912, le RMS Titanic, fleuron de la White Star Line, en route vers New York pour son voyage inaugural, heurtait un iceberg et coulait après quelques heures. Plus grand navire de son temps, réputé insubmersible et doté des derniers perfectionnements techniques, ses canots de sauvetage ne purent néanmoins accueillir qu’une partie de ses passagers et de son équipage. Sa perte fut l’une des plus grandes catastrophes maritimes en temps de paix. 115 ans plus tard, c’est avec un équipage réduit (mais en présence de son Capitaine) que Parties Civiles se réunissait.

Table 1, dite « Insubmersibles » : sur le pont supérieur de St-Elivet, Neox, Baptiste et Jean-Baptiste fêtent le retour de ce dernier avec un classique, les Voyages de Marco Polo. Partie serrée sans croiser d’iceberg entre Venise et Pékin, mais où le bonheur parfois ne tient qu’à un coup de dé. Et une fois la poussière retombée, c’est Nicolas qui finit devant de 3 points.

Table 2, dite « White Star Line » : Bruno, Olive et Nicolas-2 s’attaquent à un jeu de gestion récent par les auteur(e)s de Zhang Guo : Railroad Revolution. Un jeu où on revit la rivalité entre sociétés de chemin de fer pour construire une liaison transcontinentale aux Etats-Unis. C’est tout ce que nous pouvons dire.

Table 3, dite « Les femmes et les enfants d’abord » : Frank, Xel, Tristan, Nourdine, Mickaël et VHN démarrent la soirée par une partie d’essai de Trésors et Dragons, un work in progress de Frank. C’est un jeu familial coopératif, au matériel superbe, et où la réflexion domine sur l’aventure (il s’agit de bien lire le positionnement de chacun sur la grille des cases et anticiper les mouvements possibles). Les règles sont simples, tournent bien et devraient plaire aux femmes, aux enfants et aux autres. Comme dans le Pac-Man de ma jeunesse, les monstres sont irrésistiblement attirés par les personnages qu’ils ont en ligne de vue, avec l’astuce supplémentaire qu’ils peuvent aussi s’envoler (ben oui, ce sont des dragons) pour venir se poser sur une case adjacente. Il y a intérêt de rester dispersé et ce n’est pas si simple de gagner, comme le montre notre partie (toute l’équipe perd dès qu’un personnage est éliminé).

Puis le groupe se coupe en 2 : Les uns (Xel et Nourdine) font un Pandémie Contagion où le jeu les malmène sévèrement. Les autres poursuivent en s’essayant à Unlock, jeu d’énigmes augmenté d’une app sur téléphone. Ils ont eu l’immodestie de s’attaquer directement à la 3e aventure : bien mal leur en a pris, ils ont bien pataugé dans l’île et le gong a sonné sans que les deux moitiés du groupe aient été réunies au terme de leur naufrage ludique.

Comme une bande de vieux rockers, le groupe se reforme et Tristan, Mickaël, Xel et VHN découvrent Fourberies, un jeu récent. Sur le thème improbable de troupes d’acteurs à tête d’animaux cherchant à plaire à un monarque à l’humeur variable, doté d’un matériel inutilement riche, ce jeu familial repose sur une mécanique de choix secret et simultané (comme à Mission Planète Rouge, mais où les choix de plusieurs joueurs ayant fait le même s’annulent). De l’avis général, en y ajoutant des cartes de pouvoir qui permettent de changer les règles et un scoring qui dépend sensiblement d’objectifs secrets, le chaos qui en découle affaiblit le plaisir ludique, et le jeu pâlit de la comparaison avec MPR. Ce soir c’est Tristan qui, ayant le mieux surnagé avec ses cartes de scoring personnelles, l’emporte devant Xel.

L’affluence réduite dans la dernière heure de ce mardi n’a pas permis de lancer le Codenames habituel, nous nous en excusons auprès de nos lecteurs à qui nous proposons en consolation de chercher « Titanic 4 ».

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Séance de MARDI 29/11/2016 à St-Elivet

Le 29 novembre 1945, l’assemblée constituante à majorité communiste proclamait la république fédérale populaire de Yougoslavie. Pierre II s’exile, Josip Broz, héros de la résistance contre les nazis et futur maréchal Tito, devient premier ministre. La Yougoslavie est le seul régime communiste d’Europe qui ne passe aucun accord avec l’URSS et garde son entière indépendance, si bien que Tito sera considéré comme un véritable traître par les Soviétiques. Après sa mort, la Yougoslavie se disloquera au début des années 1990 dans des guerres fratricides, soldant dans le sang le rêve brisé d’une fédération harmonieuse de peuples hétérogènes unis par une communauté de destin, et Tito grossira la cohorte des héros nationaux devenus tyrans, à l’exemple de Fidel Castro.

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71 ans plus tard, à St-Elivet, il n’était plus question de slaves du Sud, mais de celtes du Nord, que rejoignirent quelques sylphides pour une assemblée inhabituellement féminisée (et on ne s’en plaindra pas).

Table 1, dite « Ça, c’est vraiment toi » : Une explication populaire – non avérée – dit que le nom Tito vient de la concaténation de deux mots ti (c’est-à-dire toi) et to (c’est-à-dire ça). Il aurait utilisé ces mots pour donner des ordres en pointant une personne puis une tâche à accomplir. C’est aussi ce que l’on peut faire à Bios:Genesis, jeu qui revisite l’histoire de la genèse de la vie sur terre. Une partie découverte ayant eu lieu précédemment en mode coopératif, Dom, Xel et VHS invitent Julien à jouer en mode compétitif et en terre inconnue !  Julien n’avait en effet jamais joué à ce jeu, mais il entra de plain pied dans l’histoire, et finalement en terrain connu, car, outre ses connaissances étendues des organismes vivants, il avait déniché et bûché avec assiduité une vidéo explicative très bien faite ! Au final, il réussit même à l’emporter avec 22 PV, confirmant que ça, c’est vraiment un jeu pour lui ! Je finis second, m’étant incrusté dans un macro-organisme que nous avons développé à deux, une longueur devant Dom, Xel fermant la marche avec 7 PV faute d’avoir créé la vie, toutes les productions viables ayant été effectuées entre hommes… Un jeu très réaliste (y compris avec sa part de hasard, les fameux « jets darwiniens » jouant un rôle majeur) pour qui connaît la biologie et la genèse de la vie sur terre, peut-être un peu long (il faut dire que chaque tour est censé durer 200 millions d’années), et où on peut entendre des phrases étonnantes sorties de leur contexte, comme:

  • « Stop, stop, j’ai du sexe ! » (le sexe a des propriétés miraculeuses contre les jets darwiniens, mais, bon, je vous laisserai les découvrir…)
  • « Les cerveaux vieillissent mieux que que les anus, j’ai l’impression »
  • « Quand on est parasite d’un maquereau, il se passe quoi ? » (en phonétique, car il faut en fait entendre macro pour macro-organisme)

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Table 2, dite « Contaminée » : À l’instar de Staline en URSS, Tito remplira les fonctions de Premier ministre fédéral et de chef du Parti communiste, puis de président de la République à partir de 1953. Rejouant cette contagion des fonctions, David et Baptiste, probablement en bonne compagnie (mais nous n’avons pas la feuille de présence), s’attaquèrent à une table de Pandémie:Contagion. Par suite d’une erreur de contamination, nous ne sommes pas en mesure d’en présenter le résultat.

Table 3, dite « Mélangée » : En proclamant un état fédéral en 1946, Tito crée de nouvelles entités territoriales et en 1963, il va plus loin en promulguant une nouvelle constitution qui crée de toute pièce une nouvelle « nation musulmane » (auparavant, les Yougoslaves musulmans étaient considérés selon leur ethnie) dont la caractéristique est qu’elle n’a d’assise ni ethnique ni linguistique et qu’elle est géographiquement mélangée aux autres. Nicolas-Neox, Frank, François-René, Marion, Camille et Nicolas II formèrent à cette table un groupe aux morphotypes mélangés, mais qui aborda uni, en mode facile et coopératif, Le signe des Anciens. Et bien sûr, ils ont gagné.

Table 4, dite « Irremplaçable » : En 1978, Tito déclare que sa succession se fera sous la forme d’une présidence collective au sein du Parti, ce qui le fait apparaître comme irremplaçable. Nicolas-Neox, lui, montre qu’il est difficile à remplacer à 7 wonders: Duel, obtenant une victoire militaire fort martiale devant Vincent.

Table 5, dite « Mouvement  perpétuel » : Tito fit coïncider le jour de son anniversaire avec celui de la fête nationale et en 1974, la nouvelle constitution déclara dans son article 333 que c’est « en raison de son rôle historique dans la libération nationale » que Tito est nommé président à vie. Un rôle qui irait comme un gant à Bruno, qui entraîna Audrey et Jean-Yves dans deux voyages au long cours, aussi exotiques que maritimes: Marco Polo, et Isle of Skye.

Table 6, dite « Prise à rebours » : Toute la philosophie de Tito est résumée par sa phrase : « La Yougoslavie a six républiques, cinq nations, quatre langues, trois religions, deux alphabets et un seul parti », un compte à rebours qui se passe de commentaires, et bien dans l’esprit belliqueux de V.Commandos, nouvelle acquisition de François-René à laquelle Marion et Camille succombèrent.

vcommandos

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