En cette fête de l’indépendance américaine, quel meilleur symbole de liberté que l’actrice Eva Marie-Saint, qui partage avec l’état fédéral sa date de naissance et fêtait en cette soirée son cent-unième anniversaire. Etonnament, les tables jouées ce soir se reflètent dans sa filmographie, jugez plutôt.
Table 1, dite « La mort aux trousses » : Nolwenn, Xel, F.-R., Armand, Jérôme, Vincent et Elouann embarquent pour un long voyage à bord de Battlestar Gallactica. Les deux derniers sont cylons, Elouann vite démasqué et sitôt embastillé, Vincent révélé sur le tard. Face à une équipe expérimentée, les deux novices ont eu le mérite de retarder l’inexorable jusqu’à une heure déraisonnable.
Table 2, dite « Les russes arrivent » : Dom, Olive et François revisitent Russian Railroads. Une partie rondement menée par Dom, qui déploie une myriade de rails richement valorisés par des étoiles qui doublent leurs points, et Olive, qui multiplie les actions supplémentaires. François axe sa stratégie sur la piste de construction, mais patine sur ses lignes, échouant à 186, devancé largement par Olive, 246. Tout en haut, le tsar Dom, à 342, n’a laissé aucune chance aux camarades cheminots.
Table 3, dite « Rien en commun » : Toujours aussi populaire, Ark Nova attire toujours les foules. Mickaël et olivier B se sont inclinés face à l’inévitable Steven, qui réussit à l’emporter par l’alliance de deux pensionnaires qui n’ont rien en commun sinon la rime: le lapin et le requin.
Table 4, dite « Don’t come knocking » : Mickaël et Stéven ferment la porte à clé pour un rendez-vous rapide aux chandelles dans les dédales de Agent Avenue. Leur étreinte fut aussi brève qu’intense, on n’a pas osé les déranger avant de leur donner rendez-vous en table 5.
Table 5, dite « Superman returns » : Les tables 2 et 4 se retrouvent donc à Râ. Un jeu fièrement propulsé par Dom à la gloire du génial Reiner Knizia et qui vit son lot habituel de surprises (le Nil brusquement privé de crues, les arrivées intempestives du Dieu égyptien), dont Steven sut jouer avec une habileté diabolique et une chance insolente, notamment en faisant main basse sur une ligne pleine de tuiles magnifiques alors qu’il restait seul en piste à la fin de la première manche. Mais à ce niveau de fréquence, la chance n’est-elle pas une forme de talent ? Le tableau final parle de lui-même, avec Steven à 45, Mickaël, 36, Dom, 27, Olive, 22, et François 18.
Table 6, dite « Exodus » : Quelques rescapés de la table 1 tentent l’aventure à Die Crew. Une expérience mitigée, et pourtant, à ce jeu coopératif, il n’y a aucun cylon.
Ceci par une enchère simple suivie d’une phase-clé où l’un des joueurs, dans le rôle de l’irrigateur (qu’il faut traiter avec déférence vu qu’il contrôle les canaux), va déterminer quelles parcelles gardent leur valeur et lesquelles se déssèchent et s’étiolent. Ça se joue en neuf tours et c’est un jeu où on se parle : on prend le temps d’argumenter, de négocier, de supplier, de dénoncer les autres, de promettre voire de menacer. Au dernier tour, Dom fait une enchère désastreuse (12 escudos -soit 12 PV- en échange de … 0 PV) et voit Thomas et Vincent payer encore plus, mais au moins en échange d’un nombre correct de points. Les trois lascars prennent le podium avec 92 pour Vincent, 88 pour Thomas, 83 pour Dom, puis M-A 79 et Nastassia 70. Pour la postérité on se souviendra du moment où, alors qu’une parcelle de bananes allait succomber à la sécheresse faute d’irrigation, Vincent et Dom ont entonné au même instant « Elle va mourir, laaa banaaaane » !
Les Languedociens réclament l’abrogation de la loi de 1903 sur la « chaptalisation » et une surtaxe sur le sucre pour décourager les importations. Mais le Président du Conseil, l’inflexible Georges Clemenceau, ne veut rien entendre. Marcelin Albert, cafetier et vigneron d’Argeliers, dans l’Aude, prend la tête de la révolte. Le 12 mai 1907, il avertit le gouvernement que si rien n’est fait avant le 10 juin, il décrétera la grève de l’impôt et appellera les municipalités à démissionner./pic3052392.jpg)






