Séance de VENDREDI 13/05/2022 à Servel

Le 13 mai 1981, Jean-Paul II fut victime d’une tentative d’assassinat sur la place Saint-Pierre à Rome, le jour de l’apparition de la Vierge de Fátima, qui devait être mentionnée dans son discours de l’audience. Le pape attribue sa miraculeuse survie à son intervention, et il pense que cet attentat correspond à celui évoqué dans la troisième partie du message de Fátima. Bien des années plus tard, le 26 juin 2000, une note de la congrégation pour la doctrine de la foi interprètera cet acte comme le dernier des trois secrets de Fátima. Si les deux premiers, dévoilés depuis longtemps, ne posent pas de problème d’interprétation et « concernent avant tout la vision épouvantable de l’enfer, la dévotion au Cœur immaculé de Marie, la Deuxième Guerre mondiale, ainsi que la prédiction des très graves dommages que la Russie, abandonnant la foi chrétienne et adhérant au totalitarisme communiste, devait apporter à l’humanité », le troisième sera objet de controverse. Il se présente comme une vision allégorique, susceptible de diverses interprétations :

« Nous avons vu sur le côté gauche de Notre Dame, un peu plus en hauteur, un Ange avec une épée de feu dans la main gauche ; elle scintillait et émettait des flammes qui, semblait-il, devaient incendier le monde ; mais elles s’éteignaient au contact de la splendeur qui émanait de la main droite de Notre Dame en direction de lui ; l’Ange, indiquant la terre avec sa main droite, dit d’une voix forte : « Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! ». Et nous vîmes dans une lumière immense qui est Dieu : « Quelque chose de semblable à la manière dont se voient les personnes dans un miroir quand elles passent devant » un évêque vêtu de blanc, « nous avons eu le pressentiment que c’était le Saint-Père ». [Nous vîmes] divers autres évêques, prêtres, religieux et religieuses monter sur une montagne escarpée, au sommet de laquelle il y avait une grande croix en troncs bruts, comme s’ils étaient en chêne-liège avec leur écorce ; avant d’y arriver, le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d’un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu’il trouvait sur son chemin ; parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande croix, il fut tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches ; et de la même manière moururent les uns après les autres les évêques et les prêtres, les religieux et religieuses et divers laïcs, hommes et femmes de classes et de catégories sociales différentes.»

41 ans après, à Lannion, une soirée peuplée de violences, de mystères, de jeunes enfants et d’une triple apparition se conclut sur une très longue attente.

Table 1, dite « Patience et longueur de temps » : première constituée, cette table de Nemesis fut la dernière à partir, après une longue attente de la fin. Neox et François-René en sortirent vivants, au contraire de Xel et Xof.

Table 2, dite « Le péril jeune » : impatient de se livrer à de nouvelles enquêtes, Frank propose Bureau of Investigation, qui utilise le système de Sherlock Holmes Detective Conseil dans un univers inspiré de l’œuvre de Lovecraft. Passant du brouillard londonien à la Nouvelle Angleterre et aux quartiers de Boston, à Arkham & Autres Contrées, les enquêteurs voient également des règles modifiées. Dans cette table où adultes et enfants faisaient numériquement jeu égal à 3-3, on s’est pris au jeu de l’enquête en famille.

Table 3, dite « Stupeur et tremblements » : le trop méconnu Wildlands apporte un lot de baston plutôt inattendu dans l’univers de Martin Wallace. A ce jeu, il faut en effet aller à la recherche de ses diamants, au nombre de 5, mais on peut occire ses adversaires, qui comptent autant. A sa grande stupeur, François fut victime d’emblée de l’humeur belliciste de ses concurrents, laissant trois personnages morts au champ d’honneur faute d’avoir été défendus par son super héros (7 poins de vie), sorti trop tard. Il ne fut pas la seule victime d’une partie qui tourna plus à l’affrontement qu’à l’exploration, à grands coups d’interruptions, la grande originalité de ce jeu qui permet de prendre la main sur un tour d’un adversaire et de profiter sans vergogne des circonstances (typiquement, pour abattre un héros diminué et sans défense). Thomas l’emporte, avec 5 PV par conséquent puisque c’est la condition de victoire, mais Mickaël, JiBee et François terminent en ex-æquo à 3 PV. un petit Die Crew à 3 fait office de digestif sous-marin après ce festin de cadavres.

Table 4, dite « Terre promise » : à cette table de Terraforming Mars prennent place trois nouveaux adeptes : Maureen, Tom et Anaïs, cette dernière en spectatrice. Avec Samuel, ils ont admiré Olivier B qui s’est adjugé une belle victoire, toutefois disputée. Un petit 6 qui prend a servi ensuite d’exutoire aux nouveaux venus, mais on s’autorise à penser qu’on les reverra bientôt sur nos tables !

Séance de MARDI 10/05/2022 à Servel

Le 10 mai 1981 à 20 heures, le visage de François Mitterrand se dévoile lentement, pixel après pixel, sur les écrans de télévision. C’est l’image iconique d’une génération pour les électeurs de gauche, mais, aussi, la signature d’un monde révolu, avant le Minitel et bien sûr Internet. Le bas débit imposait son rythme et les téléspectateurs ont eu le temps fugace de s’interroger sur le propriétaire du crâne dégarni qui apparaissait si lentement devant leurs yeux…Mitterrand : 10 mai 1981, le grand soir - Les Inrocks

41 ans après, les deux protagonistes de cette élection ont disparu, et un parfum de mystère flottait sur une soirée peuplée de fantômes.

Table 1, dite « Le coup de massue » : à la table de Mysterium, Matthieu (alias MacPion) prend les rênes du fantôme. Devant lui, 5 médiums ont pris place : Thomas, Xel, François, Neox et Jimmy. Xel et François, extra-lucides, franchissent facilement les étapes, mais Thomas s’embrouille, échouant à identifier le marteau comme arme du crime, et précipitant par là-même tous les mediums dans les affres de la défaite, un vrai coup de massue.

Table 2, dite « Une si longue attente » : Jimmy s’éclipse, assommé par l’échec, et les autres goûtent à l’ivresse des profondeurs de Deep Sea Adventure. Un jeu où les aventures individuelles font déraper l’ambition collective. C’est Neox, qu’on n’avait pas connu aussi fortuné depuis longtemps aux jets de dés, qui ressort lesté du plus beau pactole de trésors.

Séance de VENDREDI 01/04/2022 à Servel

Le 1er avril 1939 prenait fin la guerre d’Espagne, qui opposait, depuis le 17 juillet 1936, le camp des républicains, loyaliste à l’égard du gouvernement légalement établi de la IIe République, et celui des nationalistes, les rebelles putschistes menés par le général Franco. Ce conflit, qui mobilisa les opinions et les États européens, peut apparaître comme une préparation de la Seconde Guerre mondiale, permettant de jauger les rapports de force européens (attentisme des démocraties française et britannique, engagement de l’Italie fasciste et de l’Allemagne nazie, tout comme de l’Union soviétique). Il eut un retentissement médiatique et culturel très important et donna notamment lieu à des œuvres telles que L’Espoir d’André Malraux, Hommage à la Catalogne de George Orwell, Pour qui sonne le glas d’Ernest Hemingway ou encore Guernica de Pablo Picasso. L’último parte, le dernier communiqué de guerre de la guerre d’Espagne émis le 1 er avril 1939 par le général Franco, marque la fin officielle de la guerre mais, s’il souligne que les troupes nationalistes ont atteint leurs objectifs militaires, il ne mentionne pas leurs objectifs politiques, annonçant par là les futures années de dictature.

83 ans plus tard, à Lannion, un autre type guerre civile faisait rage entre peuples frères.

Table 1, dite « Guerre éclair » : Revoilà Pax Renaissance avec des joueurs retors (Tristan et Dom) et un troisième qui s’accroche (Christophe, mais l’espace entre chacune de ses parties ralentit sa progression). Ouverture idéale pour Tristan qui, jouant en premier le banquier Jacques Coeur, achète pour 1 Florin une reine ottomane. Christophe (Marchionni) et Dom (Medici) vont se chamailler à l’ouest entre Aragon et Portugal. Bien placé sur les routes de commerce, Tristan s’empare des États papaux et du Saint Empire RG. Dom, au prix d’une combinaison raffinée mais coûteuse (4 Florins) s’empare du Portugal par un vote tandis que Tristan renforce son emprise orientale avec un Jihad en Hongrie. La première comète se présente, Dom remplit les conditions de victoire Renaissance mais Tristan qui joue avant dispose d’assez de fonds pour à la fois acheter la comète à son avantage et à prendre une carte avec un badge Law « au cas où ». Dom et Xof retardent l’inévitable mais Tristan conclut sur une victoire impériale rapide (4 Empires à 2 à 1).

Anno 1800Table 2, dite « Conquête lente » : Julien dévoile en majesté un opus de Martin Wallace, et tous se pressent à sa table. A Anno 1800, basé sur le célèbre jeu vidéo d’Ubisoft, les joueurs développent leurs industries pour faire prospérer leurs îles. Entre planification, gestion, commerce et concurrence,voilà un jeu de développement intense et exponentiel. Les possibilités de développement des îles sont nombreuses, et les joueurs composent avec la qualification de la main-d’œuvre (fermier, ouvrier, artisan, ingénieur, investisseur), les opportunités de commerce avec le Nouveau Monde… mais aussi avec les autres joueurs !
Et il ne s’agira pas tant d’obtenir toutes les industries possibles et imaginables que de développer les plus pertinentes à chaque stratégie, car, moyennant des jetons commerce, on peut utiliser celles des autres ! La mécanique originale de fin de partie déclenche des dénouements potentiellement imprévus. C’est exactement ce qui se passa, car Julien vida sa main de cartes le premier, mettant donc fin à la parte et s’octroyant 7 PV au passage, mais, avec 106, il échoue devant François, 115, qui se voyait pourtant mal parti avec une stratégie de conquête plutôt lente, et une pénurie de cubes rouges, mais qui se révéla lucrative.  A la faveur d’un dernier tour pleinement maîtrisé, ses 74 PV de bâtiments (59 à Julien) lui octroient la victoire. NicolasH fait un premier tour de piste réussi, avec 96, éclipsant Steven, 82.

Table 3, dite « Conquête éclair » : Mickaël, Frank et et Olivier s’essaient à la conquête spatiale à Welcome to the Moon. Dans une première mission, ils décollèrent de la terre, et dans une seconde prirent la route de la lune. Deux succès, et une double victoire pour Mickaël.

Table 4, dite « Guerre lente » : Au fin fond d’une salle déportée, un quarteron de joueurs en goguette prirent part à une guerre lente et oubliée, au point qu’on en perdit le nom. François-René s’en approcha, pour voir, après le démarrage des hostilités, mais le théâtre des opérations n’acceptait pas de supplétifs.

Séance de VENDREDI 18/03/2022 à Servel

Les Beaux Jours de la Commune', 1871. Cartoon from a series on the subject of the Paris Commune of..., Stock Photo, Picture And Rights Managed Image. Pic. HEZ-1153984 | agefotostockLe 18 mars 1871, une émeute éclate à Paris, sur la butte Montmartre. Adolphe Thiers, chef du gouvernement provisoire de la République, renonce à la réprimer et s’enfuit à Versailles avec tous les corps constitués. C’est l’amorce de la « Commune ». Maîtres malgré eux de la capitale, les révolutionnaires et militants socialistes et ouvriers vont offrir à la bourgeoisie républicaine l’occasion de se débarrasser une fois pour toutes de la « question sociale ». Il en coûtera 20 000 victimes.

151 ans plus tard, à Lannion, une soirée ludique réunissait les peuples de toutes origines.

Table 1, dite « Le charme discret de la bourgeoisie » : Le retour de Thomas augmente les probabilités de jouer à Brass : Birmingham : Xel et François ne laissent pas passer l’occasion d’une soirée bourgeoise, rejoints par Nicolas III, qui découvre cet opus de Martin Wallace, avec les fameuses bières, « qui volent quand on les possèdent, qui prennent la route si on les prend aux autres ». François fait la course en tête, avec beaucoup de coups opportunistes sur les mines et les aciéries, qui augmentent son pécule au point qu’il n’emprunte pour la première fois qu’au dernier tour de l’ère des canaux. Mais, tapi dans l’ombre, Thomas enchaîne les développements, et les emprunts. Perte de temps ? Que nenni, cette stratégie lui vaudra de construire uniquement des bâtiments de niveau II, et donc d’en doubler les points, avantage qui se révèlera décisif. Xel oublie sa martingale habituelle sur les canaux, mais se rattrape en construisant une ribambelle de rails juteux, mettant à profit la maîtrise du timing que lui octroie une stratégie peu dépensière. C’est là que François cèdera son avance, arrivant souvent avec un temps de retard. Nicolas III apprendra à ses dépends qu’il est dangereux d’offrir une ressource en deuxième action, se faisant voler une bière qui le handicapera sur ses ventes. Au final d’une partie haletante, c’est donc bien Thomas qui s’impose (164, beau score à quatre), suivi de Xel (155), François (146), alors que Nicolas II (111) ferme la marche avec un score plus qu’honorable pour une première.

Table 2, dite « Rouge et blanche »  : Nouvelle partie d’Iki avec l’inévitable Mickaël qui s’entoure de Dom et PaulJr. Les deux ont juste une partie derrière eux, mais cette fois on va tirer les leçons de l’initiation. Ne pas oublier de récupérer des artisans de couleurs variées et faire attention aux bonus de fin de partie des bâtiments, on n’a pas oublié le joli coup de Christophe il y a deux semaines. Et justement Paul a noté le bâtiment qui donne des points en fonction des sandales accumulées. Mickaël semble garder ses options ouvertes en mettant 2 Bois de côté au cas où tandis que Dom prend soin de ne pas se laisser surprendre par le feu et le riz. Il s’oriente vers les poissons, mais n’en collecte que 3 sur les 4 possibles, voilà 5 PV qui feront cruellement défaut. Mickaël combotte savamment avec les blagues à tabac tandis que les incendies ne font que des dégâts limités. En fin de partie, aucun artisan producteur de bois n’entre en jeu, ruinant les possibilités d’achat de bâtiments. Mickaël et Paul trouvent un moyen de convertir en points de victoire leur stock de sandales et de bois. Malgré l’absence de bâtiments, les scores se tiennent bien : 114 PV pour Mickaël, 112 pour Dom et 59 pour Paul qui admet avoir trop négligé le recrutement de personnages.

Les mêmes rejoints par Yannick se lancent dans un Flamme Rouge sur le parcours de la Classicissima. Une étape technique avec une grosse montée initiale puis de petites côtes qui empêchent les sprinters de placer leurs accélérations et réduisent les possibilités d’aspiration. Après une cassure initiale, le peloton se reforme puis lâche les deux coureurs bleus de Yannick. Le rouleur vert de Dom fait la course en tête en, accumulant les cartes Fatigue. Il est rejoint par le rouleur noir de Mickaël dans la seconde moitié. Mais c’est le sprinter rouge de Paul qui, après la dernière difficulté, jaillit en enchaînant deux cartes 9 et remporte une victoire imparable. Le rouleur noir finit second, le rouleur rouge complétant le podium.

Table 3, dite « Ils rêvaient d’un autre monde » : à Terraforming Mars, Olivier L s’impose aux dépends d’Olivier B, et de Samuel, défait, mais qui a trouvé la soirée fort sympathique. Dans le jeu, il n’y a pas que le point d’arrivée, l’expérience vaut aussi par le voyage.

Table 4, dite « Un communard sinon rien » : comme de juste, la campagne de Seigneur des anneaux se poursuit entre Steven, F.-R., Neox et Baptiste, qui se retrouvent comme au bistrot.

Table 5, dite « Huit pieds sous terre » : Petite partie de entre amis pour Vincent (27), Shiqi (28), Cédric (37), et Xof (53), qui a été monumental, dans tous les sens du terme.

Table 6, dite « La mort vous va si bien » : Une partie de Codenames termine cette soirée, qui vit, dit-on, de nombreux assassins sortir du chapeau à la faveur d’indices hasardeux, comme  » Guerre » quand l’assassin est Mars ! On termine sur une pirouette de François qui associe Égypte et Avocat  sur un Israël 2 (Avocat ayant été aussi employé en début de partie mais dans un autre sens, à propos d’un premier ministre en délicatesse avec la justice.

Séance de VENDREDI 11/03/2022 à Servel

1991 Drawing - Gorbachev, 1991 by Edmund ValtmanLe 11 mars 1985, cinq heures seulement après l’annonce de la mort de Constantin Tchernenko (73 ans), Mikhaïl Gorbatchev (54 ans) lui succède à la tête de l’Union soviétique. L’arrivée de ce réformateur jeune au Secrétariat général, après une succession de vieillards valétudinaires (Brejnev, Andropov, Tchernenko), cause la surprise. Elle s’accompagne d’une vaste tentative de modernisation de l’économie et des institutions. Les mots « perestroika » (restructuration) et « glasnost » (transparence) résonnent dans le monde entier. L’opinion publique occidentale, séduite, est prise de « gorbymania ».

Mais il est tard pour une réforme en douceur du communisme. La catastrophe nucléaire de Tchernobyl (26 avril 1986), le défi d’un Cessna sur la Place Rouge et l’embourbement de l’Armée rouge en Afghanistan révèlent les failles du régime. Quand surviennent les premières révoltes, Gorbatchev s’abstient, sauf exception (Vilnius), de faire tirer la troupe. Tout s’accélère en 1989. Début mai, les dirigeants hongrois annoncent leur intention d’ouvrir leur frontière avec l’Autriche. Des milliers d’Allemands de l’Est se précipitent pour profiter de l’aubaine et passer à l’Ouest. Le 9 novembre, des premiers coups de pioche sont donnés au Mur qui coupe Berlin en deux. Les gardes demeurent l’arme au pied. La liesse est générale en Europe. Des deux côtés de l’ex-rideau de fer hérité de la guerre froide, on se prend à rêver d’une Maison commune européenne, de l’Atlantique à l’Oural.

Confronté aux rébellions des vassaux de l’Union soviétique, Mikhaïl Gorbatchev assure les dirigeants occidentaux qu’il n’utilisera pas la force pour les réprimer. En contrepartie, ils lui promettent de ne jamais étendre l’alliance de l’OTAN vers l’Europe centrale, ce qui pourrait être perçu comme une provocation en URSS. À vrai dire, ils ne feront aucun cas de cette promesse, jusqu’à proposer à la lointaine Géorgie d’entrer dans l’alliance militaire en 2008. Gorbatchev éprouve une ultime désillusion quand, déstabilisé par la crise économique, il se rend auprès des dirigeants occidentaux réunis à Londres en juillet 1991 et sollicite le soutien financier qui pourrait encore lui sauver la mise. Mais le G7, trop heureux d’abaisser définitivement l’URSS, lui oppose une fin de non-recevoir. Le 19 août, pendant que Gorbatchev prend du repos en Crimée, un quarteron de hiérarques commet un coup d’État au Kremlin. Il échoue au bout de trois jours grâce à l’audace d’un nouveau-venu, Boris Eltsine (60 ans), président du Parlement de Russie. C’est la fin d’une histoire, qui débouchera, 8 ans plus tard, sur l’avènement de Vladimir Poutine, un homme du FSB aux liaisons dangereuses, comme la suite le montrera.

37 ans plus tard, à Lannion, de l’Égypte à l’espace, utopies et dystopies avaient la part belle.

Table 1, dite « Négociations vaines » : Olivier L apporte un Super Fantasy Bowl avec 4 des figurines peintes de sa main, une vraie prouesse pour cet artiste dans l’âme, d’autant qu’il a pris soin d’en laisser 2 vierges de tout ornement, le contraste n’en est que plus saisissant. Nous sommes dans un jeu d’arène, pas de négociations ici : on se déplace, on tir, et on inflige des dégats. Simple, basique ? Pas tant que ça, car il existe aussi des cartes-objectif, qui permettent aussi de gagner de précieux points, et qui changent sensiblement la stratégie. Olivier L fait équipe avec Mickaël, et joue en premier. En face, François enchaîne, équipier avec Olivier B, qui ne tarde pas à protester contre cet ordonnancement qui le met, selon lui, en position défensive. En vrai, il ne s’interdit pas de riposter, et la partie d’équilibre, jusqu’à 6-6 dans les derniers instants (victoire à 7). C’est le duo Olivier – Mickaël qui finit par l’emporter, d’un cheveu, leurs adversaires ayant manqué d’avoir la bonne carte au bon moment.

Table 2, dite « Triomphe de la justice »  : Fred déballe d’un air gourmand sa boîte d’Everdell en s’entourant d’Adélie, NicolasH et Dom, seul ce dernier ayant disputé une partie (contre un Paul passé maître des combos et du tempo de ce jeu). Après un faux départ dû à une erreur de règles, c’est parti pour 4 saisons de conversion de ressources en constructions & créatures de la forêt. Fred et Nicolas suivent une stratégie proche, commençant par des bâtiments de production puis bifurquant vers des bâtiments de prestige riches en points. Dom vise les événements et en collecte 4 sur toute la partie, et voit une épouse inespérée lui tomber du ciel au tout dernier instant. On retiendra que Fred a utilisé magistralement la combo Palais de Justice/Juge pour construire toujours plus. Il a aussi habilement utilisé le Fou que Dom lui a mis entre les pattes (probablement trop tôt, -2 PV et le blocage d’un des 15 emplacements de son tableau de cartes) pour grappiller encore des points. Avec 52 PV, il finit à égalité de points avec NicolasH, mais l’emporte car il a 1 événement de plus. Dom est juste derrière avec 50 PV, Adélie fermant la table de score.

Table 3, dite « Reconstruction » : à Terraforming Mars, Yannick, Nicolas II, Adriane et Gilles ont creusé jusqu’au bout de la nuit.

Table 4, dite « Comité central » : avec la régularité de la réunion d’un comité central, la campagne de Seigneur des anneaux se poursuit entre Steven, F.-R., Neox et Baptiste. Le résultat de ce soir fut globalement positif.

Table 5, dite « Souterraine  » : Petite partie de entre amis pour Samuel, Thomas et Xel, qui l’emporte. On enchaîne ensuite sur Die Crew II.

Table 6, dite « Liaisons dangereuses » : Une partie de Codenames termine cette soirée : le rituel est de retour. Reste à se bien comprendre, ce qui n’est pas toujours facile avec les nouveaux venus. Un joli Cône 3 (Pic, Glace, Iris) a été entrevu, mais l’iris a été délaissé, à raison car il n’était pas du trio. Un Scie 3 a produit son effet (Coupure, Arbre, Fer), mais le Ski 2 (Pied, Neige) est resté incompris devant le tentant Club, tout comme le Laurent Cantet 2 final lancé par François (Film, Pion). Au final les bleus gagnent 2-1, et Dom 3-0, ayant été transféré en fin de match.

Séance de VENDREDI 04/03/2022 à Servel

Image illustrative de l’article Séismes de VranceaLe dernier séisme de grande magnitude de Vrancea s’est produit le 4 mars 1977, et a duré une minute et douze secondes. Il a frappé une partie de la Roumanie, de la Moldavie et de la Bulgarie, avec un lourd bilan humain (1 570 morts et 11 000 blessés) et matériel.

Les séismes de Vrancea sont une série de tremblements de terre dont l’épicentre, dans les «Carpates de courbure», se trouve à la jonction de plusieurs micro-plaques tectoniquement actives. La plaque transylvaine avance en direction du sud-est et chevauche les plaques mœsique et scythique à la vitesse d’environ 12 mm par an. Cette configuration est propice à des phénomènes sismiques fréquents, mais également à de violents séismes, comme ce tremblements de terre de 1977, d’une magnitude de 7.2 sur l’échelle de Richter).

45 ans après, à Lannion, la terre se dérobait sous les pieds des joueurs de Parties Civiles.

Table 1, dite « Stupeur et tremblements» : une grande table de Room 25 se met en place avec Shiqi, Cédric, Nicolas II, François et François-René, rejoints in extremis par Adrianne et Marianne. Nicolas II attire les soupçons en mettant un jeton danger sur la tuile sortie à a stupeur des prisonniers ! Démasqué derechef, il trouve en Marianne une gardienne experte à éloigner les prisonniers de la sortie. La partie devient tendue dans les derniers tours qui voient les gardiens trembler, puis prend un tour définitif quand une case rouge imprudemment accédée fait galoper le chronomètre, scellant la victoire inéluctable des gardiens par crise de temps.

Table 2, dite « Géoxologique»  : Samuel, Fred et Adélie s’essaient à Terraforming Mars, pour un résultat imprévisible dans ce lieu incertain.

Table 3, dite « Aux héros de la terre » : à Marvel United, jeu coopératif au rythme effréné où les joueurs prennent le contrôle de super-héros Marvel, on vit Xel et les deux Oliviers faire triompher les avengers.

Table 4, dite « Riche terre » : Sa boite d’Iki ne quitte plus le sac de Mickaël et ce soir encore il trouve des joueurs consentants (Christophe, Thomas et Dom) pour le joindre à ce jeu beau et au thème original, la vie d’un quartier commerçant au Japon médiéval. Chacun a exploré les multiples façons de marquer des points et de résoudre les multiples contraintes rencontrées au fil des mois (nourrir ses personnages, financer ses actions, se protéger contre les incendies qui se déclarent périodiquement parmi les constructions de bambou, de bois et de papier). Au final Dom pointe bon dernier avec 73 PV. Son choix de mobiliser ses ressources pour construire le bâtiment à 26 PV ne paie pas et il est pénalisé par la variété insuffisante de ses artisans. Thomas pointe à 93 PV, distancé par Christophe qui construit au dernier tour un bâtiment qui combote avec ses poissons à hauteur de 19 PV. Avec 111 PV, il échoue à un point de Mickaël, inévitable vainqueur avec 112. A noter, les deux premiers ont chacun perdu un personnage dans un incendie, ce n’est donc pas fatal.

Table 5, dite « Si loin, si près » : Skyjo est un petit jeu amusant, pas dénué de profondeur malgré sa simplicité apparente, et très interactif,  où il s’agit de faire le moins de points possibles. La table 1 s’y adonne et Adrianne s’impose avec 47, devant Marianne, 48.

Table 6, dite « A côté de la plaque » : Codenames est de retour, avec de nouveaux joueurs, qui doivent apprendre à se connaître. Une partie qui montre qu’à ce jeu on peut souvent être à côté de la plaque, cherchant par exemple Madame Tussaud dans un palais.

Séance de VENDREDI 18/02/2022 à Servel

Après la mort prématurée du roi François II en décembre 1560, Catherine de Médicis, régente du Royaume, mène une politique de tolérance envers le culte réformé. Lieutenant général du royaume, le duc François de Guise, dit le Balafré, avait repris Calais aux Anglais cinq ans plus tôt, ce qui l’a rendu immensément populaire auprès des catholiques français. Mais, opposés à cette politique, lui et son parti, qui étaient jusque là les véritables maîtres du royaume, sont écartés de la cour et du pouvoir. Le 1er mars 1562, sur les terres du duc en Champagne, des affrontements ont lieu entre ses troupes et des protestants qui célébraient leur culte (interdit) dans une grange. Plus de 30 protestants sont tués et 100 sont blessés. Cette affaire, le massacre de Wassy, provoque une prise d’armes des protestants et déclenche la première des guerres de Religion. Commandant l’armée du roi, le duc est vainqueur des huguenots à Rouen, à Dreux, puis tente de reprendre Orléans. Pendant le siège d’Orléans, un gentilhomme protestant, lui tire un coup de pistolet le 18 février 1563. Grièvement blessé, le duc de Guise meurt quelques jours plus tard.

Capturé, le tueur déclare sous la torture avoir agi sur ordre des chefs protestants. Il est écartelé un mois plus tard, le 18 mars 1563, en place de Grève, à Paris. Cet attentat est le premier d’une longue série, jusqu’à la mort d’Henri IV. Il illustre la faveur dont jouit à cette époque le « tyrannicide », présenté comme légitime par des penseurs catholiques espagnols.

Aucun tyrannicide en vue cette soirée de Parties Civiles : qui songerait à en vouloir à notre président débonnaire ?

Table 1, dite « Arcanes et pouvoirs » : Partie de Res Arcana pour Adélie, Samuel, Vincent et Dom. Les 3 premiers ont déjà joué (mais semble-t-il pas avec les mêmes règles…) et Dom découvre. A partir d’une main de 8 cartes, l’idée est de les mettre en jeu progressivement en construisant une machine à produire des ressources pour acheter des cartes spéciales qui rapportent des pouvoirs et des points, le premier à 10 PV l’emporte. Adélie y réussit le mieux, ce sera la seule à mettre en jeu l’ensemble de ses 8 cartes. Samuel a la chance de commencer avec des petites cartes en main, rapides à construire et démarre aussi plutôt bien. Le hasard a garni le deck de Dom de 3 Dragons sur 4, des cartes chères qui peuvent attaquer les autres joueurs en détruisant leurs ressources. Il les introduit peu à peu, mettant de sérieux bâtons dans les roues de Samuel et surtout de Vincent qui voit ses maigres ressources s’envoler avant qu’il ait le temps de les utiliser. Une fois qu’Adélie a mis en jeu une carte qui rapport 2 PV par tour, la partie est pliée. Elle l’emporte avec 11 PV devant Dom avec 7. L’impression globale a été mitigée. Le nombre limité de cartes, leur coût de construction très variable et les synergies plus ou moins efficaces qu’elles permettent laissent assez peu de latitude aux joueurs dans leurs choix de début de partie, et ensuite ils peuvent difficilement pivoter.

La table réduite à Adélie et Dom dispute ensuite une partie de Jaipur, bon jeu à 2 rarement vu aux soirées. Il se joue en deux manches gagnantes et la partie a été équilibrée : Adélie remporte les manches 1 (75-71) et 3 (71-54) tandis que Dom s’adjuge la n°2 (65-82).

Table 2, dite « Relique barbare » : on célèbre le retour de Tristan à nos table par une partie Schwarzer Freitag  – ce qui ne veut pas dire que sa venue soit synonyme de vendredi noir, au contraire ! A ce jeu de marché, il s’agit d’acheter et de vendre au bon moment les ressources sur le marché, sans oublier de convertir son gain en lingots d’argent et d’or, car ce sont eux qui détermine le vainqueur. Mais comme leur prix va croissant au long du jeu (de 20 à 100), il faut les acquérir au bon moment en préservant des subsides pour le marché, ou en ayant recours à des subventions publiques, qui permettent d’accroître son pouvoir d’intervention. C’est François qui maîtrise le mieux l’ensemble de ces contraintes, avec une stratégie équilibrée et un sens du market timing que n’aurait pas renié Warren Buffet. Et comme disait ce dernier, c’est quand la mer se retire que l’on voit ceux qui nageaient sans maillot… Avec 14 lingots, il devance nettement Xel, 11, et Tristan, 9.

Un Die Crew 2 rassemble ensuite les participants, rejoints par François-René, pour une partie qui enchaîna les victoires spectaculaires.

Table 3, dite « Pichenettes et intrigues » : à cette table de party games, on vit Frank, Nicolas II et Louane s’exercer à Pinch out puis à Cartaventura. Selon de bonnes sources, ils ont tous gagné, sous vos applaudissements.

Table 4, dite « Moines et soldats » : il n’y a pas que l’ex Facebook pour rêver Méta : à Roll Player le jeu consiste à créer un personnage de jeu de rôle ! A l’exercice, Xof se révèle le meilleur en réalisant un personnage de Moine dragon (libre traduction). Avec 34, il devance Jack, Paul, et Olivier B.

Tables 5 et 6, dites « Au long cours » : Neox, Baptiste, Steven et François-René continuent leur campagne au long cours : Le seigneur des anneaux – il en va de même pour Olivier L et Mickaël à Infinity Code One

Séance de VENDREDI 11/02/2022 à Servel

Le 11 février de l’an 660 av. J.-C., Jimmu Tennô, un descendant de la déesse du Soleil, Amaterasu Omikami, érige le premier palais du Japon. De ce jour date la naissance de l’Empire du Soleil levant. C’est du moins ce qui ressort de deux livres sacrés rédigés au VIIIe siècle de notre ère, le Kojiki et son complément, le Nihongi. Ils racontent comment plusieurs générations de divinités se succédèrent dans le ciel et sur la terre jusqu’à l’avènement d’Izanagi et de sa soeur Izanami. De leur union naquirent l’archipel nippon et les esprits divins qui l’habitent (les Kami).

Izanami étant morte en couches, Amaterasu Omikami naît peu après de l’oeil droit d’Izanagi. Un temps malmenée par son frère Susano, elle choisit de se cacher dans une grotte, privant le monde de sa lumière et de sa beauté. Les divinités réussissent par ruse à l’en faire sortir en proclamant qu’elles ont déniché une déesse qui surpasse en beauté toute la création. Curieuse, Amaterasu consent à sortir pour s’en rendre compte et que voit-elle en fait de beauté suprême ? Elle-même dans le reflet d’un miroir ! Réconciliée avec son frère, elle prolonge avec lui la lignée divine jusqu’à un humain d’essence divine, Jimmu Tennô, premier empereur nippon.

En 1872, l’empereur Meiji a fait officiellement du 11 février l’anniversaire de la fondation de l’empire selon la tradition shintô. Abolie par les Américains en 1945, la fête nationale a été rétablie en 1966.

En cet anniversaire, le Japon et d’autres empires étaient à l’honneur pour cette soirée de Parties Civiles.

Table 1, dite « In cauda venenum » : Dom et François invitent Guillaume à Glory to Rome, l’excellent jeu de Carl Chudyk. Dom prend de l’avance sur les premiers tours, montant notamment sa main à 7 cartes, pendant que Guillaume construit le Forum et choisit la stratégie audacieuse qu’elle permet, surtout pour une première partie : gagner en ayant tous les types de patrons dans ses clients et tous les types de matériaux dans ses stocks, ce que personne n’a encore jamais réussi sur nos tables. François enchaîne les constructions, sans qu’aucune n’apporte d’éclat particulier. Guillaume accumule matériaux et patrons, et il devient peu à peu évident qu’il va bientôt gagner : il ne lui manque que quelques exemplaires à accumuler dans ses stocks, ce qui grippe la fin de partie, puisque aucun de ses adversaires ne peut jouer les rôles en questions, faute de les offrir sur un plateau dans le pot commun. C’est alors que François révèle la carte maîtresse, longtemps fomentée : le Colisée, qu’il parvient à construire in extremis, permet de piocher dans les clientèles des adversaires en jouant le rôle Légionnaire, les cartes alimentant la chambre forte du joueur actif. Quelques tours de « Rome exige » permettent donc de faire main basse sur les clientèles adverses, et de gonfler la chambre fore de François, avec deux conséquences: réduire à néant la stratégie de Guillaume, et gonfler le magot de François, qui finit par l’emporter avec 45, contre 35 à Dom, et 10 à Guillaume, dont le faible score s’explique par sa stratégie de tout ou rien.

Table 2, dite « Lignée divine » : à la table d’Iki on célèbre bien sûr la fête nationale, pour confirmer que Mickaël est bien d’une lignée divine à ce jeu: il l’emporte avec 107, devant Olivier B., 103, et Nicolas III (notre gentil nouveau membre, qui a survécu à sa première séance de mardi), 66.

Table 3, dite « Soleil levant » : à Parks, Adélie se révèle bien meilleure randonneuse que Xel, Neox et Vincent, et voit la première le soleil se lever au terme de son voyage.

Table 4, dite « Empire en devenir » : à Pillards de la mer du Nord les vikings assoient leur emprise sur un empire en devenir. A l’issue d’une joute disputée, Vincent, 57, domine Xel, 51, Neox, 46, et Adélie, 37.

Table 5, dite « Le rouge vous va si bien » : sur un circuit italien tourmenté de Flamme rouge le sprinteur rouge de Dom l’emporte d’une longueur face au sprinter vert de François, et place son rouleur sur la troisième marche du podium. Mickaël et Guillaume y ont connu la fringale.

Séance de VENDREDI 04/02/2022 à Servel

Le 4 février 2004, sur le campus de Harvard (Massachusetts), les étudiants découvrent un système internet baptisé The Facebook (« Le Trombinoscope ») qui a vocation à permettre les échanges virtuels entre ses abonnés. 1200 étudiants s’inscrivent dans la journée sur le site.

Mark Zuckerberg designs, themes, templates and downloadable graphic elements on DribbbleCette initiative est le prolongement d’un projet de l’étudiant Mark Zuckerberg apparu en octobre 2003 sous le nom de Facemash : deux photos aléatoires d’étudiant(e)s étaient présentées aux internautes et ceux-ci étaient invités à les juger « hot » ou « not » ! Il s’ensuit un scandale et le site est fermé au bout de quelques jours. Mark Zuckerberg se rapproche alors d’un autre étudiant, Aaron Greenspan, à l’origine d’un outil virtuel baptisé The Face Book et déjà utilisé par 7 000 étudiants, puis lance son propre site et dépose en janvier 2004 le nom de domaine « thefacebook.com ».

18 ans ont passé depuis ces débuts qui nous semblent si lointains aujourd’hui. Par une heureuse coïncidence, le trombinoscope de Parties Civiles s’enrichissait ce soir de plusieurs nouvelles têtes. Nos nouveaux amis ont l’air gentils, et, ce qui ne gâte rien, très joueurs.

Table 1, dite « Vous avez un message » : retrouvailles à Pax viking, pour Dom et François, rejoints par Samuel et Fred. Nous passons du mode novice au mode standard, ce qui veut dire notamment qu’il y a quatre façons différentes de gagner la partie, qui sont autant d’occasions de surveiller ses voisins. La configuration du début est particulière: tout le monde se retrouve dans le quart Nord-Ouest, sauf Samuel qui a son port d’attache plein Est. Les trois premiers se tirent dans les pattes, Fred n’hésitant pas dès son premier mouvement à venir envahir le poste de départ de François, ce qui lui en cuira. A la façon d’un retraité allemand, Dom tente de se faire une place au soleil du Sud, et multiplie les voyages. Il s’y enrichit, dégrade son bilan carbone, mais surtout, s’éloigne du théâtre des opérations: l’Est, bien sûr. Au bout de quelques tours, avec une stratégie à faire pâlir les tsars de toutes le Russies, Samuel a mis sous sa coupe les pays frères. Hé, les gars vous avez un message : Samuel est en train de gagner cette partie, faites quelque chose, se disent tous ses voisins. Chacun tente alors une initiative solitaire : François, parti vers l’Orient compliqué avec des idées trop simples, s’établit en Sarkozye, et s’en trouve dépossédé le tour d’après, offrant un gain facile : n’est pas de Gaulle qui veut. Dom fait mine d’aider, convertissant un jeton ennemi dans sa couleur, mais il revient à son propriétaire en un battement d’ailes : il s’était surtout aidé lui-même. Fred a essayé lui aussi un truc, on ne sait plus bien quoi, mais c’était de toutes façons too little, too late. On vit batailles plus âprement disputées que celle-ci.

Table 2, dite « Pendaison de crémaillère » : beaucoup de nouveaux amis à la table d’Iki : trois pour être précis, qui se voient invités par Mickaël à parcourir les marchés japonais à la recherche de denrées pour leur crémaillère. Ils tinrent ma foi fort bien leur rang (Elsa: 97, Adélie: 102, Killian: 78), face à l’indétrônable et honorable maître, qui culmina à 108, à dix petites longueurs du record.

Table 3, dite « Petit rêve entre amis » : à Etherfields, Olivier B., Jack, Fabrice et Gilles continuent leur campagne, et, ce soir, ils ont résolu leur rêve.

Table 4, dite « La collectionneuse » : en recherche d’une table, Nicolas II, Xel et XoF s’accordent sur Mariposas. On y collectionne et balade des papillons, qui vont aller vers le nord au printemps, se déployer en été, et revenir vers le sud en automne. Combien seront-ils vos amis à la fin du voyage ? Ce soir, c’est Xel qui fit la plus jolie collection.

Table 5, dite « Groupe fermé » : à la table du Seigneur des anneaux on retrouve sans surprise le groupe fermé formé par Neox, Baptiste, Steven et François-René. Un scénario où il s’agissait de fuir Balrog a été gagné facilement.

Table 6, dite « Algorithme déjoué » : les tables 4 et 5 fusionnent dans un Room 25, où les innocents prisonniers ont déjoué l’algorithme malfaisant des gardiens. Les lanceurs d’alerte ont veillé. Puis les mêmes, ou presque, enchaînent sur un 6 qui prend dont François-René sort victorieux.

Table 7 , dite « Réseau social » :  avant Facebook, l’homme était déjà un animal social: un livre intitulé Comment se faire des amis ? fit la fortune de son auteur. Pour finir cette soirée, c’est enfin le retour de Codenames, un jeu où il faut bien connaître le réseau social de son côté de table pour réussir. La feuille de match révéla des compositions d’équipes inédites :
Les Bleus : Gilles, Dom, Mickaël, Nicolas II
Les Rouges: François-René, François, Adélie, Killian, Xel

Bleus 1-0 : sur une grille infernale, l’assassin est choisi d’entrée par les partenaires de François, qui se ruent sur Formule pour l’indice Voiture, négligeant Coffre ou Piston. Le maître espion avait pris soin pourtant de ne pas dire Automobile. Mais il faut bien que jeunesse se passe.

Bleus 2-0 : victoire sur fil des Bleus après une hésitation fatale des Rouges sur le double indice Oiseau / Forêt donné par Adélie: c’était Tir et pas Côte, et tant pis pour les préjugés de genre.

Bleus 2-1 : les Rouges profitent à bon compte de la confusion mentale des Bleus, qui tapent Tour pour Tamise (et non Rivière), Corde pour Flèche (au lieu de Signe), et Champignon pour Invasion (oubliant Entrée).

Bleus 3-1 : les Rouges ont eu la balle de match mais n’ont su profiter de l’instant décisif, échouant à regrouper les indices Souris et Avocat.

Séance de VENDREDI 28/01/2022 à Servel

Miniature en couleurs représentant une salle richement décorée, avec une assistance d'apparence noble et au milieu quatre personnages enflammés qui se tordent de douleur.Le 28 janvier 1393, un charivari organisé à Paris dans le but de distraire le roi de France Charles VI prit une tournure funeste, et restera désigné par l’histoire comme le Bal des ardents. Le spectacle tourna à la tragédie lorsque quatre membres de la noblesse périrent dans l’incendie causé par une torche apportée par Louis, duc d’Orléans, frère du roi. Seuls Charles et l’un des danseurs en réchappent. Déjà très fragile mentalement, le monarque sombrera définitivement dans la folie après cet épisode.

L’événement achève de saper la crédibilité du souverain dans sa capacité à assurer le gouvernement du royaume. Symbole de la décadence de la cour, il suscite la colère des Parisiens qui menacent de se rebeller contre les régents et les membres les plus importants de la noblesse. L’indignation de la population contraint le roi et son frère, le duc d’Orléans, qu’un chroniqueur contemporain accuse de tentative de régicide et de sorcellerie, à faire pénitence à la suite de l’évènement.

L’épouse de Charles, Isabeau de Bavière, avait organisé le bal en l’honneur du remariage de l’une de ses dames de compagnie. Les universitaires considèrent qu’il pourrait s’agir d’un charivari traditionnel, au cours duquel les danseurs sont déguisés en sauvages, créatures mythologiques couramment associées à la démonologie, représentées au cours de la période médiévale en Europe et documentées lors des festivités de l’époque des Tudor en Angleterre.

Quelques années plus tard, calme et concentration régnaient à Servel.

Acheter Pax Viking - Ion Game Design - Jeux de société

Table 1, dite « In cauda venenum » : belle trouvaille que ce Pax viking, un nouvel opus de la saga des Pax, qui nous transporte à l’époque des conquêtes des vaillants vikings, aux quatre coins de l’Europe. Le jeu semble d’un abord complexe, mais, une fois les premiers tours enchaînés, il se révèle fluide. Pour cette partie découverte, les conditions de victoire étaient simples: vider un de ses quatre tableaux d’icônes, que l’on gagne en conquérant des positions sur les territoires. Xel et François jetèrent leur dévolu sur le même, ce qui entraîna un épisode belliqueux où chacun perdit son énergie et son momentum. Pendant ce temps, Dom semblait bien parti, seul sur son objectif « Maisons ». Mais c’est Neox, qui, tel un Deus ex machina, régla l’affaire en évangélisant un territoire qui lui rapporta deux croix, dont l’une était cachée par un jeton, ce qui trompa son monde et notamment Dom, tapi dans l’ombre pour rafler la mise à son tour. On a hâte d’y revenir avec des règles plus musclées que pour cette partie découverte !

Table 2, dite « Jeunesse ardente » : à Cryptid on vit Frank, le petit Paul, Fabrice et Baptiste, remplacé ensuite par Guillaume. Le benjamin se distingue encore en damant le pion à ses aînés.

Table 3, dite « Fête galante » : à Infinity Code One, nous retrouvons Olivier L et Mickaël, qui poursuivent leur campagne en offrant, dans le décor somptueux de ce jeu, le spectacle de leur cordiale entente.

Table 4, dite « Mythe et légende » : à Res Arcana, Marianna, pour sa première, mystifie ses rivaux: Adrianne, Olivier B et Vincent. On les vit ensuite s’essayer à Die Crew 2,qui fait souvent office de digestif ludique ces derniers temps.