Séance de VENDREDI 30/01/2026 à Servel

Le 30 janvier 1969, les Beatles donnent leur concert sur le toit (The Rooftop Concert), dernière prestation musicale live du groupe, gangréné par les querelles internes et qui ne s’était pas produit devant un public depuis août 1966. L’événement a lieu  sur le toit des studios Apple Corps, à Londres. Il provoque la stupéfaction des Londoniens présents, mais l’intervention de la police met fin au concert, qui dure en tout 42 minutes. Le lendemain, le tournage se termine avec l’enregistrement en studio des chansons Let It BeThe Long and Winding Road et Two of Us. Le concert sur le toit est devenu un événement majeur de l’histoire des Beatles, qui cesse d’exister en septembre de la même année après la sortie de l’album Abbey Road, lorsque John Lennon annonce son départ définitif. La séparation sera officialisée le 10 avril 1970, par Paul McCartney. Les enregistrements de I’ve Got a FeelingOne After 909 et Dig a Pony, effectués sur le toit, figurent sur l’album Let It Be. Les Beatles n’existent plus lorsque ce disque paraît en mai 1970, simultanément au film homonyme qui présente des passages du concert. Resté inaccessible dans sa totalité, le film du concert est désormais offert en streaming audio depuis le 30 janvier 2022. L’événement, régulièrement parodié, occupe une belle place dans l’histoire du rock et de la culture populaire.

57 ans après, une série d’expériences avait lieu à Servel.

Table 1, dite « Destin contrarié » : Invités par Nolwenn, JérômeC, François, et OlivierL s’unissent pour Le destin de la communauté. Ce jeu coopératif invite à revisiter l’excellent Pandémie dans l’univers du seigneur des anneaux, même si l’analogie ne saut pas au yeux de prime abord. On retrouve en effet des mécanismes communs (rôles, événements, objectifs, propagation), même si l’univers est radicalement différent, et très immersif pour qui connaît un tant soi peu la saga. Après les explications impeccables de Nolwenn, l’équipe enchaîne les succès et vient à bout des trois objectifs intermédiaires ! Reste le dernier, qui concerne Frodon spécifiquement. Mais ce dernier, joué par Jérôme, s’est peut-être trop collé au groupe, et ne voit pas venir le raid ennemi, qui assaille une place forte et fait chuter le moral des troupes au-delà du seuil de perte. Destin contrarié donc pour notre bande des quatre, mais le voyage a valu le coup, entraide et fous-rires compris.

Table 2, dite « Quatre garçons dans le vent » : La fine équipe de ISS Vanguard réunit les habituels François-René, OlivierB, Jérôme et Armand. Leur concert s’est prolongé sans être stoppé par les forces de l’ordre.

Table 3, dite « Jamais vu » : Cette table de Prototypes réunit Franck, Julien, et Erwan. On ne saura pas plus de leur délibréations, couvertes par le sceau du secret.

Table 4, dite « Get back » : C’est le grand retour de Tzolk’in – Le calendrier maya avec une palette de joueurs rompus à l’exercice : Olive, Jibee, Xel et Tristan. C’est ce dernier qui l’emporte, après une razzia sur le maïs. Puis, Xel partie, ils remttent le couvert à trois !

Table 5, dite « Sur le toît ? » : Un autre classique revient, Twilight Imperium. Entre Mickaël, Fred, Elie et Corentin, à quelques encâblures du dénouement, les bookmakers s’acordaient à voir le premier cité sur le toît du monde.

Séance de MARDI 13/01/2026 à Servel

Inauguré en 2006, le navire Costa Concordia fait naufrage le 13 janvier 2012 à proximité de l’île de Giglio, en Italie. Il a heurté un récif qui a ouvert une voie d’eau dans la coque à 21h45 pendant la soirée du capitaine, et provoqué son naufrage qui a causé la mort de 32 personnes. L’approche « révérence », consistant à raser les côtes pour saluer les habitants, le fit heurter un récif le long de la côte orientale de l’île, ce qui crée une brèche sur la carène bâbord de 70 où l’eau de mer va s’engouffrer très rapidement.

14 ans après, les adhérents de Parties Civiles allaient en croisière en tentant d’éviter le naufrage.

Table 1, dite « Sa révérence » : Olive à acquis Amalfi, à un prix scandaleusement bas, et en fait profiter Xel et François, sous l’oeil concupiscent de Mickaël. François prend un mauvais départ, accumulant inutilement les tuiles tissu, mais réussit peu à peu à sortir de la nasse. Ses ouvriers font merveile, avec des combinaisons lucratives et il empoche un joli bonus final de 28 uniquement sur les phares, pour terminer à 150. Olive, parti doucement aussi, se réveille sur la fin avec un beau rush final, et arrive au même score. Les règles échouant à les départager, on les croit vainqueurs, Xel étant recensée juste derrière à 149, avec de beaux coups d’éclat malgré une famine de pain persistante. Mais la nuit a passé, et une missive nous parvient : elle s’est oublié 6 points dans le décompte des objectifs de fin de partie, ce qui la propulse à 155 dans une inattendue révérence !

Table 2, dite « Capitaine de soirée » : à Dune imperium, François-René l’emporte en bon capitaine de soirée et au bout de la nuit avec 12 points. Suivent Corentin et Caroline à 8, puis Faline à 7.

 Table 3, dite « Naufrage sans fin » : Mickaël tente une nouvelle fois sa chance à Orléans…. Va-t-il enfin lever les bras ? Hélas non, mais à 126, il n’était pas loin de Benjamin, 128. Jibee, à 98, était aussi témoin de son quatrième naufrage.

Séance de MARDI 06/01/2026 à Servel

L e 6 janvier 2021, l’assaut du Capitole causait cinq morts, dont un policier. Cette émeute provoquée par Donald Trump, président sortant battu aux élections, qui rejette le résultat des suffrages. Au terme d’une vaste campagne pour conserver le pouvoir, en dépit de la victoire de son adversaire, qu’il conteste de nombreux recours en justice, tous infructueux, il ne reste plus que cette étape symbolique pour soutenir sa demande au Congrès et au vice-président Mike Pence de rejeter la victoire du candidat élu Joe Biden. Lors de son discours, alors qu’il expose sa rhétorique, Trump incite la foule à se lancer à l’assaut du Capitole pour bloquer la certification des résultats du vote du collège électoral et la victoire de son adversaire, alors que le congrès est réuni pour achever le processus électoral. Il les appelle à marcher sur le Capitole, en leur demandant de « se battre de toutes leurs forces », précisant : « Vous ne reprendrez jamais notre pays si vous êtes faibles. Vous devez montrer de la force et vous devez être forts ».

Avant la fin des discours, la manifestation tourne à l’émeute. Une foule de partisans part à l’assaut du Capitole, déborde violemment les forces de l’ordre et pénètre par effraction dans le bâtiment, en pleine session de décompte des voix du collège électoral. Les émeutiers franchissent les dispositifs de sécurité, investissent salles et bureaux, se livrant au saccage et au pillage. La session du Congrès américain reprend dans la nuit et débouche sur la certification des résultats par le vice-président des États-Unis (que certains émeutiers ont promis de « pendre »), officialisant la victoire de Joe Biden par 306 voix contre 232.

La plupart des dirigeants mondiaux tiennent Donald Trump pour responsable de cet événement sans précédent dans l’histoire du pays, et la Chambre des représentants vote le 13 janvier une seconde procédure de destitution pour « incitation à l’insurrection contre le gouvernement des États-Unis ». Le 14 février, le Sénat vote à 57 voix contre 43, sept républicains ayant rejoint les démocrates unanimes, mais il en fallait 67 pour le déclarer coupable. Il sera inculpé par la justice fédérale pour « complot contre les États-Unis » en août 2023, mais les poursuites seront abandonnées lorsqu’il est réélu président des États-Unis en 2024. Une fois investi, il continuera à affirmer qu’il a perdu des « élections totalement truquées », et gracie plus de 1 500 émeutiers qui avaient été condamnés pour leurs actes, les désignant « otages du 6 janvier ».

Political Cartoon U.S. Trump MAGA Capitol riot | The Week

5 ans après, nul discours enflammé n’était nécessaire pour inciter les adhérents de Parties Civiles à prendre d’assaut la maison de quartier de Servel. Etant fort civils, ils l’ont rendue dans le même état qu’à leur entrée.

Table 1, dite « Etranges créatures » : Wondrous Creatures, jeu de placement d’ouvriers et de collection de créatures rassemble des admirateurs ptêts à participer à la création de la première réserve de créatures au monde. Corentin, Nolwenn, Faline et François-René étaient de l’aventure. L’histoire ne dit pas s’ils ont croisé des créatures comme « QAnon Shaman », reconnaissable à sa coiffe à cornes et son corps peint, « Bullhorn Lady », son chapeau rose et son mégaphone, « Fingerman » – au geste offensant les forces de l’ordre, ou « CatSweat » et son sweatshirt Caterpillar.

Table 2, dite « Sans discussion » : Dom, Xel et François s’emploient à forcer leur destin en implorant , et c’est Xel qui s’impose avec 50, devant François, 43, et Dom 39. La somme des disques de vote restés à la fin a fait basculer le résultat, offrant 5 PV à Xel et délestant François d’autant, mais personne ne chercha à le contester.

 Table 3, dite « A l’assaut » : Mickaël aurait-il enfin trouvé la martingale à Orléans ? Pour s’en convaincre, il part à l’assaut de deux joueurs inexpérimentés, mais qui ne s’en laissent pas conter ! Pari perdu car Benjamin survole la partie avec un explosif 147, dont 72 au décompte final avec un niveau multiplicateur 6 ! Mickaël est un dauphin séduisant avec une marque de 120 remarquable, et Nastassia le suit de près avec un 113 très honorable.

 Table 4, dite « Mouvements de foule » : Younaël arrive en fin de soirée, et rejoint la table 2, qui l’accueille à bras ouverts pour une fin de soirée en pente douce et en coopératif, d’abord à Die Crew. puis à The gang. Ce furent autant de victoires pour cette foule aux mouvements très coordonnés.

Séance de VENDREDI 02/01/2026 à Servel

Bien qu’il ait été prévu que le Commonwealth dispose de ses propres timbres-poste, il fallut 12 ans pour que les premiers timbres nationaux australiens voient le jour, le 2 janvier 1913. La mise en circulation des timbres « Kangourou et Carte » ne fut pas sans embûches. Des problèmes de conception, de qualité artistique et des accusations de déloyauté envers l’Empire britannique retardèrent leur apparition. Bien après que le Commonwealth d’Australie ait été établi le 1er janvier 1901 et que tous les bureaux de poste des États fédérés soient passés sous juridiction fédérale, les timbres continuaient d’être émis par chaque État. En 1910, il fut décidé que tous les timbres émis par les États pourraient être utilisés dans toute l’Australie. Mais les timbres nationaux tant attendus n’étaient toujours pas apparus. Ce qui aurait dû être une simple mise en place de nouveaux timbres devint un drame marqué par l’angoisse, les critiques et les querelles politiques. De nombreux conservateurs et royalistes voulaient que les timbres représentent l’image du souverain britannique, conformément à la tradition postale. Les républicains, nationalistes et partisans d’une identité australienne souhaitaient abandonner l’image royale et diversifier les designs. Dans les années précédentes, lorsque la colonie de Tasmanie avait émis des timbres représentant des paysages locaux sans l’effigie du monarque, cela avait déjà suscité des remous, car les colonies australiennes faisaient partie de l’Empire britannique.

En janvier 1911, le ministre des Postes annonça un concours de design, les gagnants devant être choisis par un comité. Cependant, après la clôture du concours en juin 1911, il douta de la pertinence des visuels gagnants et décida de ne pas les retenir. Son successeur, Charlie Frazer, n’était pas non plus enthousiasmé par les designs gagnants, mais appréciait des éléments de deux propositions : l’une avec un kangourou, l’autre avec une carte de l’Australie. Il contacta la Société des artistes victoriens pour obtenir de l’aide, et elle lui recommanda Blamire Young, un artiste anglais ayant vécu une grande partie de sa vie en Australie, qui créa alors un modèle selon ses spécifications. Frazer voulait « un timbre pittoresque dans lequel la silhouette de l’Australie soit mise en valeur ». Le résultat fut représentait un kangourou au centre d’une silhouette de l’Australie, avec une touffe d’herbe à deux pointes à gauche de l’animal.

Le dessin de Young fut moqué dans les médias : la touffe d’herbe comparée à la tête d’un lapin sortant de son terrier, à un navet ou un encrier. Le design global fut critiqué, jugé trop simpliste, « enfantin », voire « inartistique, d’une laideur crue et inouïe ». Le gouvernement du Royaume-Uni adressa des « protestations emphatiques », par l’intermédiaire du gouverneur général d’Australie, contre l’utilisation du kangourou comme symbole principal sur les timbres nationaux, au lieu de l’effigie du monarque. Il semblait inévitable que la touffe d’herbe offensante soit retirée du design final. Ce changement fut annoncé par le ministre des Postes peu après la publication du choix préliminaire. La version finale du timbre « Kangourou et Carte » sera légèrement différente de l’original, sans la fameuse touffe d’herbe. Il fut vendu en 15 valeurs différentes que Charlie Frazer put voir aboutir avant de succomber à une pneumonie, le 25 novembre 1913. Pour Frazer, cette représentation emblématique de l’Australie avait un sens politique : « Le timbre kangourou montrait la silhouette d’une Australie blanche, essentielle à la politique du pays, et il représentait un animal propre à l’Australie et commun à tous ses États. Nous dépensions 25 000 livres par an pour promouvoir l’Australie, et le timbre kangourou servait de publicité distinctive pour le pays sur chaque lettre envoyée à l’étranger. »

113 ans après, quelques trégorrois passionnés, complètement timbrés mais pas givrés, passaient la soirée dans une maison de quartier chauffée à souhait.

Table 1, dite « Une si longue attente » : Axel remet le couvert avec Galactic Cruise, toujours avec Fred, Elie et Nico, qui en redemandent. Il semblait bien placé pour conclure quand le pigiste de service quittait les lieux.

Table 2, dite « Un seul être vous manque » : la fine bande de ISS Vanguard consttae avec stupeut la défection d’un de ses membres, et une intense cogitation s’poère alors. Elle se reconfigure autour de la proposition de Nolwenn, Le destin de la communauté, qu’elle présente comme une sorte de Pandémie dans l’univers du seigneur des anneaux….A l’heure blème, la fine équipe qui associait François-René, OlivierB, Faline et Erwan, semblait sur la bonne voie.

 Table 3, dite « Same player shoot again » : Mickaël retente sa chance à Orléans. Il convainc facilement François-l’ancien, puis un autre François, dit le neuf, attiré à cette soirée par les récits palpitants lus sur Internet….ici-même donc ! Chacun suivit sa stratégie à ce jeu, qui en comporte de multiples, Mickaël écumant la piste du prestige, le neuf campant sur la piste fermière – et chipant méthodiquement un sou à l’ancien à chaque tour, à la fin des 18, ça compte. Mais ce dernier avait mûri sa stratégie, prenant à froid ses adversaires avec la capture de deux citoyens coup sur coup. Il scellera sa victoire avec deux bâtiments de niveau II lucratifs, qui lui rapportèrent 10 points à chaque tour en fin de partie, et une belle moisson de brocarts, terminant à 110. Pour Mickaël, échoué à 107, c’est une deuxième défaite de rang, quand le neuf termine à un score honorable de 97.

 Table 4, dite « Drame national » : Delphine, Jérôme, Corentin et Younaël jettent leur dévolu sur The loop. Une défaite s’ensuit, après un portail explosé. On les vit ensuite enchaîner à Orbital.

Séance de VENDREDI 19/12/2025 à Servel

Le 19 décembre 1971 sort Orange mécanique, adapté du roman éponyme d’Anthony Burgess, film d’anticipation autant que satire de la société moderne. Dans une cité urbaine futuriste, les jeunes ont pris le pouvoir et font déferler une violence sans contrôle dans un climat malsain, viscéral, souvent plus psychologique que visuel. Le film chronique l’action criminelle d’un gang (Alex et ses « droogies »), puis de la tentative de réhabilitation de son chef par un conditionnement psychologique expérimental et controversé. Alex y narre l’action à la première personne dans le langage nadsat, un argot anglo-russe inventé par Anthony Burgess qui ancre le film dans l’imaginaire teenager (nadsat est le suffixe des nombres de 11 à 19 en russe). Stanley Kubrick décrira son film comme « une satire sociale traitant de la question de savoir si la psychologie comportementale et le conditionnement psychologique sont de nouvelles armes dangereuses pouvant être utilisées par un gouvernement totalitaire qui chercherait à imposer un vaste contrôle sur ses citoyens et en faire à peine plus que des robots. » En 2020, Orange mécanique a été sélectionné par le National Film Registry pour être conservé à la bibliothèque du Congrès pour son « importance culturelle, historique ou esthétique ». Et pour son effet d’anticipation, pourrions-nous ajouter aujourd’hui.

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54 ans après, aucune violence, plutôt un déferlement de douceur dans cette soirée de Parties Civiles à l’approche des fêtes, où l’on glissera quelques échantillons de nadsat pour ajouter au frisson de l’hiver. Tant qu’à se mettre au russe, autant le faire tôt.

Table 1, dite « Mâle dominant » :  Dominant species marine plaît, et on y revient avec cette table de malchiks. Avec les forellas qu’il a méthodiquement cultivés, Tristan endosse le rôle du mâle dominant. Il tolchoke soigneusement ses rivaux, Mickaël, Fred et Vincent-de-Dune, de sorte qu’à la fin leurs guttiwuts luisent à l’air sur le trottoir.

Table 2, dite « Very bad trip » : Une petite bande se forme pour un voyage exotique à Istanbul et JérômeC  s’impose sans coup férir à Thomas et Franck. Ce dernier rejoint ensuite son podooshka, laissant les deux « bad guys » en tête-à-tête, et n’assistant donc pas à la deuxième défaite de Thomas à Le seigneur des Anneaux: Duel pour le terre du milieu. Trop oomny pour ses rivaux, mais resté sammy dans l’âme, Jérôme poussera la prévenance jusqu’à la réconciliation autour du coopératif Sky team, évitant à Thomas la perspective d’une soirée en mode very bad trip.

Table 3, dite « Toute première fois » : 4 novembre 2022, c’est la dernière fois que Funkenschlag avait été aperçu sur nos tables, statistique ébouriffante que l’on doit à l’assiduité sans faille de nos chroniqueurs bénévoles, merci à eux ! Jack et François-René en sont des adeptes chevronnés, quand Pierre-Yves et Caroline découvrent. Pour eux, atteindre le podium relèverait déjà d’un snooty éveillé. Mais ce jeu d’enchères n’est pas qu’une question de yarblockos. Pas spoogy pour deux sous devant cette concurrence féroce, Caroline réussit à s’imposer aux malchiks, à la surprise générale. Avec Jack et François-René, elle avait alimenté 17 centrales, mais gagne au départage avec un gros podooshka de billets.

Table 4, dite « Take back control » : Joli rabbit de la part de Corentin à l’inépuisable Ark Nova, où il mystifie Virgine et Faline d’un point, glané en plus avec la carte Europe, sans avoir usé du moindre veloceet.

Table 5, dite « Expérimentation sociale » : Gérard a fait la récente acquisition de Limit – un jeu très réaliste, construit sur la lecture du rapport Meadows, et qui permet de simuler l’impact du développement humain sur les 9 limites planétaires. Le jeu semble complexe mais sa mécanique est simple: à chaque tour, on joue un carte et on en décline les conséquences. Il faut veiller à nourrir la populaton croissante, et sa soif de biens matériels, mais aussi sa popularité, sans oublier de se défendre de quelques voisins belliqueux. Tous adoptent une stratégie assez prudente, sauf François, qui expérimente en mode oddy knocky, poussant les curseurs de la croissance. Un peu trop, le voilà bientôt en crise de colis à livrer à ses ouailles, et en manque de pétrole pour faire tourner ses usines. De plus, avec ses cartes militaires, il joue au prestoupnick et fait mewler ses rivaux. Le retour de shlaga est violent, sa population décline brutalement, et il termine à -33. C’est Gérard qui a le mieux conduit sa barque. Avec 26, il s’impose en starry routier des plateaux, devant Dom, 18, et Xel, 14.

Table 6, dite « Psychologie comportementale » : La soirée se termine par The gang, autour d’une table recomposée avec Xel, François, Thomas, Corentin, François-René et Dom. A six, on rentre dans l’épaisseur du trait des calculs probabilistes des combinaisons au poker, même avec un flot de gavareet théoriquement proscrit à ce jeu silencieux, les droogies essuyèrent quelques échecs. Mais ils furent suivis d’une belle victoire finale à une heure bien peu chrétienne. Il était plus que temps d’aller au zasnoot !

Séance de VENDREDI 12/12/2025 à Servel

Why COP21 musn't go down in flames | RNZ NewsLe 12 décembre 2015, les dernières négociations de la COP 21 manquent d’échouer lorsque l’équipe juridique américaine se rend compte à la dernière minute que « shall » (« doit ») est approuvé au lieu de « should » (« devrait »), ce qui signifie que les pays développés seraient légalement obligés de réduire leurs émissions. Mais les Français résolvent le problème en le traitant comme « erreur typographique ». La formulation finale de l’accord de Paris est alors adoptée par consensus des 195 États membres à la CCNUCC et de l’Union européenne. Dans l’accord, les membres promettent de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre « dès que possible » et de faire de leur mieux pour maintenir le réchauffement climatique « bien en-dessous de °C ». Pour l’histoire, le Nicaragua indique qu’il a voulu s’opposer à l’adoption en dénonçant la faiblesse de l’accord, mais qu’il n’en a pas eu la possibilité.

10 ans après, le monde s’est éloigné de la trajectoire 1,5 °C (seuil déjà franchi en 2024), reste en retard sur celle de 2 °C, tout en ayant évité les scénarios de réchauffement les plus extrêmes envisagés en 2015. Les scientifiques jugent que l’objectif de limiter durablement le réchauffement à 1,5 °C n’est désormais plus atteignable, et que ce seuil devrait être franchi de façon durable un peu avant 2030.

A Lannion aussi, pour la traditionnelle soirée de Noël, on notait un net réchauffement. Le vin chaud, les gâteaux et chocolats, la chaleur humaine en général, ont été identifiés comme ses principaux contributeurs. Sans oublier la descente du père Noël par la cheminée, avec son lot de nouveaux jeux, bientôt (voire déjà pour certains) sur nos tables !

Table 1, dite « Au soleil » :  Un voyage au soleil de l’Alhambra pour Noël, ça ne se refuse pas. Marie-Anne plie le game pour cette partie inaugurale, à l’admiration de Thomas, Caroline et JérômeC.

Table 2, dite « Faibles avancées » :  la fine équipe de ISS Vanguard (F.-R., Armand, Olivier B et Jérôme) continue sa campagne. Echaudée par l’avertissement indiqué en préambule de leur quête du soir (« assurez-vous de commencer de bonne heure »), elle n’a obtenu qu’une faible avancée. Puis, dopés par l’arrivée de Nastassia, ils enchaînent The gang et La communauté de l’anneau.

Table 3, dite « Imprévisible » : Vincent-de-dune s’attable avec sa boîte de Chaos dans le vieux monde, mais les tables sont déjà constituées, ce sera pour la prochaine fois. En attendant, François, retenu ailleurs, arrive tardivement et lui propose charitablement de découvrir Innovation. Il pense n’en faire qu’une bouchée, et en effet, le voilà qui mène 5 dominations à 1. Il a 38 dans son influence et une carte 10 en jeu, sa victoire est donc certaine lors de son prochain coup. C’est ici qu’il faut ressortir la phrase maladroitement prononcée par Emmanuel Macron dans ses voeux aux français du 31 décembre 2022 : « Qui aurait pu prédire la crise climatique ? ». Car oui, qui aurait pu prédire une victoire de Vincent à cet instant ? Presque personne, assurément. Mais François voit passer un cygne noir, contemplant la carte Mathématiques, dont Vincent use et abuse depuis plusieurs tours, et réalise ce qui va se passer: il va l’activer encore, piocher une 10, la comptabiliser, piocher une autre 10….mais la pioche est vide, ce qui met fin à la partie, qu’il remporte à l’influence, 46 à 38.

Table 4, dite « Planètes en danger » : le monde imposant de Andromeda’s edge se déploie pour Marc, Olive, Corentin et Xof. Il aurait fallu veiller bien tard dans la nuit pour en connaître l’issue.

Table 5, dite « Le temps de l’innocence » : Fortunes diverses à Almost innocent pour Gilles, OlivierL, Delphine,  Faline et Erwan. Mais on sait qu’ils se sont amusés.

Table 6, dite « Espèce dominante » : Découverte de Dominant species Marine, encore une table à rallonges, métrique et horaire. Mickaël, Tristan, Fred et Benjamin découvrent cette variante où l’on fait semblant d’être sorti de l’anthropocène.

Table 7, dite « Météorique » : Ici, on teste l’extension aux météorites de Faraway pour un constat mitigé, car la seule qui s’en est servie, Caroline termine à 35, derrière JérômeC, 48, et loin du trio de tête (Thomas 77, Marie-Anne, 75, François, 74). Puis on redécouvre Scout, un achat de Noël, où Jérôme se distingue (23), devant Marie-Anne, 18, François, 14, Caroline, 11, et Thomas 9. Mais entre toutes ces agapes, on a aussi parlé vin chaud : la recette délicieuse de Marie-Anne s’est répandue comme une trainée de poudre.

Table 8, dite « L’avenir dure longtemps » : Vincent-de-dune rejoint Faline et Delphine pour un dernier tour de piste à Take time.

Séance de MARDI 09/12/2025 à Servel

Adopté le 9 décembre 1955 par le Conseil des ministres du Conseil de l’Europe, le drapeau européen est devenu le 1er janvier 1986 le symbole de toutes les institutions des Communautés européennes, puis de la Communauté européenne, et enfin de l’Union européenne. Il est ainsi le drapeau officiel de deux organisations internationales distinctes : le Conseil de l’Europe (46 États membres) et l’Union européenne (27 États membres). Sa genèse s’étalera sur cinq ans où, à la suite d’un processus tortueux, les éléments constitutifs, fond bleu, étoiles, cercle, couleur or, nombre 12, finiront par s’imposer.

Après un appel à projets de 1950 qui reçut plus de cent soumissions, une douzaine de propositions sont retenues par la commission, dont les inspirations principales étaient la croix, symbole de la civilisation chrétienne, présent sur la moitié des drapeaux des États membres, le « E » du Mouvement européen, les étoiles, représentant les États membres, le soleil pour l’espoir naissant, le triangle pour la culture, et le blason de la ville de Strasbourg. En parallèle, une exposition au palais de Tokyo est organisée où un Allemand émigré au Japon, Carl Raymon, a l’idée nouvelle, dès 1950, d’une grande étoile dorée sur fond bleu. L’or est un symbole de paix et le bleu, utilisé par la féodalité, puis par la théologie et la royauté, représente la souveraineté, céleste ou terrestre. L’idée d’étoiles sur fond bleu séduit et la Commission du règlement et des prérogatives donne son accord provisoire.

Fichier:Flag of Europe-Animated.gif — WikipédiaLe 25 septembre 1953, le Conseil de l’Europe adopte pour emblème un fond azur portant un cercle de quinze étoiles d’or (comme ses 15 États membres). Mais les Allemands s’opposent à ce que la Sarre, qui siégeait au Conseil, ait sa propre étoile, ce qui pourrait être un signe en faveur de la pérennisation de son statut. Cette opposition va retarder la décision d’un an et aboutir à la création d’un comité ad hoc. Le 12 novembre 1954, il met au vote huit anneaux d’or, projet retiré en raison des protestations pour la ressemblance avec le drapeau olympique, mais aussi parce que les anneaux évoquent les chaînes de la servitude ou un cadran téléphonique ! Le comité revint alors aux étoiles d’or en en fixant le nombre de façon définitive à douze. Le Conseil de l’Europe ne comportait plus douze membres depuis août 1949 mais le comité préférait fixer un nombre symbolique, le nombre d’États appelés à rejoindre ce Conseil devant varier. Le nombre douze symbolise en effet perfection, plénitude et unité, représentant le « mouvement dans la stabilité ».

70 ans après, le drapeau européen n’a jamais eu autant d’ennemis, ni autant de peuples qui y aspirent.

Table 1, dite « La belle étoile » :  Ils ne se quittent plus : à Ark Nova, Jibee, Corentin, Mickaël et BenjaminG se retrouvent et entament une nouvelle soirée à la belle étoile en compagnie de leurs animaux.

Table 2, dite « Longue attente » :  Vincent-de-dune s’attable avec sa boîte de Chaos dans le vieux monde. Pour l’instant, il potasse les règles dans l’attente d’attirer des compères.

Table 3, dite « Indémodable » : A cette table, les jeux d’enchères de Reiner Knizia sont à l’honneur, avec pas moins de deux de ses plus belles créations ! On commence avec Modern art, où chacun cherche la martingale de l’artiste indémodable, comme le design épuré du drapeau européen, et surtout dont la cote sur me marché ne faiblit pas. C’est Xel (421) qui s’impose à force d’achats judicieusement opportunistes, devant Dom (340), qui rata de peu plusieurs achats, Faline (243), François (180), et Olive (92). Les mêmes continuent sur un autre jeu d’enchères, Medici, où il s’agit de monnayer des vaches. Un terrain conquis pour Xel, qui s’impose encore et toujours avec opportunisme (102), avec un lot valant 30 mais payé seulement 1. Suivent François, 80, Dom, 72, et Olive, 50.

Table 4, dite « Grand continent » : Last Bastion est un jeu coopératif où les héros tentent de défendre le dernier bastion contre une horde de monstres afin de sauver l’humanité. Une belle allégorie de l’Europe, et une defaite pour François-René, Delphine, Caroline et Nolwenn, morte 4 fois dans la même soirée.

Table 5, dite « Plénitude et unité » : Unité de temps, de lieu et d’action à Mysterium : les morts-vivants de la table 4 se retrouvent pour une fin de soirée empreinte de plénitude.

Séance de VENDREDI 28/11/2025 à Servel

Le 28 novembre 1582, William Shakespeare se réveille mari. La veille, âgé de dix-huit ans, il a convolé avec Anne Hathaway, la fille d’un yeoman de Shottery, âgée de vingt-six ans. Le consistoire du diocèse de Worcester émit un certificat de mariage ce même jour, autorisant la célébration des noces après seulement une publication des bans au lieu de trois, et alors que l’époux est encore mineur au regard de la loi. Et le 28, deux voisins de Hathaway certifient qu’il n’existe aucun empêchement légal à cette union, la rendant indéfectible. Cette précipitation s’explique par l’état de son épouse, qui accouche six mois plus tard d’une fille, Susanna.

Dans son testament, William Shakespeare n’a légué à son épouse que son « deuxième meilleur lit avec les meubles » quand, légalement, elle avait droit au tiers de ses biens. On a longtemps pris cela comme un camouflet et la preuve qu’il n’aimait pas sa femme, mais, dans les foyers élisabéthains, si le “best bed” était souvent le lit d’apparat, réservé aux invités importants, le “second-best bed” était généralement le lit conjugal, où le couple avait vécu. Ce legs est aujourd’hui interprété non comme un camouflet, mais comme un legs sentimental, un souvenir du lit conjugal — peut-être celui où ils avaient commencé leur vie commune.

Quelques années plus tard, pas moins de huit unions ludiques étaient célébrées à Parties Civiles.

Table 1, dite « La comédie des erreurs » : Petite table entre amis à The Gang avec Gilles, OlivierB, Armand, Xel et Jérôme. Ils ont connu des fortunes diverses, perdant plus de parties qu’ils n’en gagnèrent.

Table 2, dite « Beaucoup de bruit pour rien » : Younaël, Corentin et Cindy s’attablent à Culte. L’issue nous en est incertaine.

Table 3, dite « Jules César » : Notre ancien Président se remet à fréquenter nos tables, et, en tout seigneur tout honneur, se voit gratifié d’une offrande à sa mesure: une partie de Caylus, qu’il s’adjuge (106) comme il se doit, devançant Tristan, 93, et Mickaël, 85. Une victoire impériale, donc, mais à El Dorado, il cède le pas au divin Tristan. « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » pourrait être la morable biblique de cette table.

Table 4, dite « Comme il vous plaira » : à cette table, on multiplie les plaisirs.  OlivierL, Nolwenn et Lionel se font hacher menu par Elie à Scythe, puis tentent de prendre leur revanche à Aeon’s end, mais sans succès, car leur vainqueur a bifurqué.

Table 5, dite « La tempête » : Pierre, Faline, et Elie tentent de sauver le monde d’une tempête d’épidémies à Pandemic, jeu coopératif à l’issue risquée.

Table 6, dite « Le conte d’hiver » : Dans cette soirée bucolique comme un conte d’hiver, entre forêts et plantations, Marie-Anne s’impose à Ceylan devant Thomas, Olive et Marc, puis offre une revanche à Forêt mixe Dartmoor.

Table 7, dite « Le songe d’une nuit d’été » : Fred, Delphine et quelques autres rêvent de conquètes à Dune.

Table 8, dite « Tout est bien qui finit bien » : La dernière enquête de la dernière campagne de Sherlock Holmes : Détective conseil est annoncée, mais certains tardent à venir, rendant la tenue incertaine. Finalement, le miracle de leur arrivée se produit, on occupe une seule annexe, et l’équipe se reconstitue, sauf Thomas, exilé dans la grande salle. Il aura l’occasion de participer au grand final, car, malgré des efforts méritoires et le craquage de codes énigmatiques, l’équipe n’a pas conclu, et se réunira une dernière fois, avec lui, car on n’imagine pas d’autre fin. Tout sera bien qui finit bien.

Séance de MARDI 18/11/2025 à Servel

Le 18 novembre 2006 à Opglabbeek, petite commune située près de la frontière avec les Pays-Bas, Els Van Doren, épouse de Jan De Wilde, bijoutier d’Anvers et mère de trois enfants, meurt lors d’un saut en parachute  Ses deux parachutes, le principal et celui de réserve, n’ont pas réussi à se déployer et elle finit sa chute dans un jardin. Le drame est filmé par une caméra vidéo montée sur son casque. Lors des analyses, la police constate que les cordons reliant l’extracteur des parachutes ont été coupés. L’entourage de la victime est auditionné. Els Clottemans, une institutrice flamande de 22 ans et parachutiste, devient suspecte quand elle tente de se suicider juste avant une nouvelle déclaration à la police un mois après le drame, alors que son amant l’a quittée. La police apprend l’existence d’un triangle amoureux, entre Van Doren, Clottemans et leur amant commun Marcel Somers, hollandais d’Eindhoven également parachutiste du même club et instructeur des deux femmes. Clottemans aurait eu l’occasion de saboter le parachute de Van Doren une semaine avant le saut fatal quand le trio avait passé une nuit dans le même appartement et qu’elle avait été contrainte de dormir sur un matelas dans le salon, alors que Somers et Els Van Doren faisaient l’amour dans la chambre à côté.

Au procès, alors que la jeune femme clame son innocence, les douze jurés la condamnent, le 21 octobre 2010, à une peine d’emprisonnement de trente ans. En l’absence de preuve matérielle la confondant, il s’est fondé sur un faisceau de présomptions et a retenu comme circonstance atténuante la personnalité fortement perturbée de l’accusée. Ce « meurtre au parachute », nécessitant un dispositif spécial de sécurité à l’audience, fut le procès de l’année pour la presse belge.

19 ans après, à Parties Civiles, duos, trios et quatuors se formaient, sans faire de victime.

Table 1, dite « Serial winner » : on n’a pas l’issue de ce duel à  Ark Nova smais on met notre billet que Mickaël, gagnant en série à ce jeu en l’absence du GOAT Steven, s’est imposé face à Benjamin.

Table 2, dite « Au septième ciel » : Très haut dans le ciel, une explortaion spatiale regroupe Corentin, François, et Lionel, un nouvel adepte, récent trégorrois mais joueur chevronné, bienvenue à lui ! Pour sa première partie, sur un jeu inconnu, Luna Capital, il ne s’en laisse pas conter et avec, le score brillant de 114 (non loin de la meilleur performance de tous les temps, qui ressort à 131 selon le carnet de jeu), assomme la concurrence (Corentin, 100, François, 78).

Table 3, dite « Envoyés en l’air » : à Terraforming Mars, on tentait de coloniser la planète rouge. C’est Dom qui s’impose avec 89, devant Bérenger 69, CarolineTh 66, et Sébastien 62. Avec la corporation « qui plante des arbres », il réussit à avoir 3x 5 PV sur les objectifs en arrivant à prendre tout le monde de vitesse, et bien aidé par l’inattention de Bérenger qui aurait pu en revendiquer un avant lui.

Table 4, dite « Entre amis » : Petite table entre amis, avec Thomas, Marie-Anne, Olive et Jibee, qui honore nos table d’un retour après une longue absence. A Londres, on parierait, sans certitude aucune, que l’expérience de Thomas a payé.

Séance de VENDREDI 31/10/2025 à Servel

Entre le 4 octobre 1927 et le 31 octobre 1941, Gutzon Borglum et 400 ouvriers sculptent les quatre visages hauts de 18 mètres du mont Rushmore, commémorant les 150 premières années de l’histoire des États-Unis. Les présidents sont choisis par Borglum pour leurs rôles dans la sauvegarde et l’expansion du territoire national. George Washington représente la naissance de la nation, Thomas Jefferson l’expansion de la nation à la suite de l’achat de la Louisiane à la France en 1803, Abraham Lincoln la préservation de la nation pour son rôle dans la Guerre de Sécession et Theodore Roosevelt le développement de la nation, notamment la construction du canal de Panama. Le coût total de l’œuvre s’élèva à 989 992,32 dollars. Aucun ouvrier n’a trouvé la mort lors de la réalisation de l’œuvre, ce qui est remarquable pour l’époque.

Le mont Rushmore est un sujet de controverse pour les Lakotas, qui ont perdu leurs terres à la suite de la guerre les opposant à l’État fédéral entre 1876 et 1877 et considèrent ces collines comme sacrées même si les historiens pensent qu’ils avaient conquis la région par la force en chassant les tribus Cheyennes en 1776. Le monument a pour certains un caractère raciste en représentant les quatre présidents en fonction lors de l’acquisition des terres ancestrales appartenant aux autochtones. Il pourrait donc être interprété comme indication de la supériorité des Blancs sur la nation autochtone. Gutzon Borglum lui-même est sujet à controverse, car il fut membre du Ku Klux Klan. En réponse à ce monument, un autre mémorial est en construction un peu plus loin, représentant le célèbre chef autochtone Crazy Horse regardant en direction de l’Est par-dessus la crinière de son mustang vers la terre où ses guerriers sont morts. La réalisation de cette œuvre, qui devrait dépasser en taille le mont Rushmore, a débuté en 1948. Mais le sculpteur meurt en 1982 à 77 ans sans voir son œuvre achevée. Ses descendants continuent le travail, qui pourrait durer encore cinquante ans.

Il a été affirmé que la sculpture était définitive et que la roche ne permettait plus l’ajout d’un nouveau visage au mont Rushmore, même si le progrès technique rendrait la chose concevable. Plusieurs présidents ont été proposés comme cinquième visage du mont Rushmore. Le nom le plus demandé est celui de Franklin Roosevelt, souvent considéré comme l’un des meilleurs présidents des États-Unis. Il a aussi été envisagé d’ajouter l’effigie de John Fitzgerald Kennedy, puis celle de Ronald Reagan avant que le locataire actuel de la Miason blanche ne s’interroge à voix haute sur l’opportunité sa propre présence.

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84 ans après, il n’a pas été nécessaire de mobiliser les carrières de granit du Trégor pour réunir les membres de Parties Civiles.

Table 1, dite « Mimétique » : Quatre explorateurs partent cultiver le thé à Ceylan. Un jeu totalement thématique qui permet de planter, récolter, commercer la célèbre herbe, et de sceller des alliances lucratives avec les chefs locaux. Très bien construit autour de peu d’actions, le jeu offre en plus la rare faculté à tous de jouer en même temps, car à son tour, le joueur actif expose une des cartes de sa main comportant son action d’un côté, et de l’autre celle que ses adversaires peuvent jouer à la suite, ce qui neutralise les temps morts. Marie-Anne et Jérome C colonisent la région du centre tandis que Thomas et François parcourent la carte, pourchassant le bonus accordé au joueur qui établit sa présence dans les qutre régions (c’est Thomas qui réussit le premier). Autre originalité, le jeu comporte un décompte final identique sur tous les postes avec les mêmes PV (10 au premier, 6 au deuxième, 3 au troisième, 1 au quatrième). La fin de partie arrive vite : alors que François s’apprêtait à conclure une alliance dans une région qu’il contrôle, ce qui lui offrait une victoire certaine, Thomas lui coupe une fois de plus l’herbe sous le pied en la déclenchant ! La feuille de score est un mimétisme surprenant du Mont Rushmore: Marie-Anne s’impose avec 43 devant Thomas, 43 également mais battu au départage. Juste un peu plus bas, on trouve JérômeC, 42, et François, 41.

Ils essaient ensuite Forêt mixte Dartmoor, une déclinaison de l’original très semblable par ses mécanismes mais très différente par ses options de scoring, ce qui en désarçonne plus d’un, à commencer par François, lancé dans une vaine chasse aux libellules (79). Thomas a assuré (101), tandis que, sur le haut du pavé, JérômeC (112) et Marie-Anne (120) faisaient merveille par leurs combinaisons. Celle-ci jouant avant, celui-là fut privé de plusieurs opportunités qui scellèrent le sort de la partie.

Ils enchaînent enfin avec le récréatif Mojo, petit jeu de cartes où le hasard des tirages tient le premier rôle, et qui voit les perdants de la soirée, Thomas et François, s’assurer une victoire chacun.

Table 2, dite « Leçon d’histoire » : Delphine, Xel et Marc se mesurent à Benjamin pour Civilization. Ce dernier a l’air tout gentil, mais il a éclaté ses adversaires, seulon un témoignage resté anonyme.

Table 3, dite « A jamais les premiers » : Encore un spin-off à cette table, avec Ark Nova Sanctuary, sitôt reçu et derechef dépunché en direct ! Pour cette première historique, Stéven, 133, mate Mickaël, 104, et Jeff, 100. L’effet du hasard ? Une deuxième partie incline à penser le contraire, qui voit le même ordre d’arrivée sur des scores respectifs de 133, 128 et 88.

Table 4, dite « Double mixte » : ici, on joue à l’original de Forêt mixte. Au contraire du mont Rushmore, ce quatuor était mixte, Olivier B, Faline, Clément et Caroline étant au casting, mais l’ordre dans le monument nous est inconnu.

Table 5, dite « Colonisation » : F.-R., Caroline et Sébastien prennent une leçon à Dune insurrection. Leur maître ? Le redoutable Corentin.

Table 6, dite « Bâtisseurs » : Fred, Elie, OlivierL et Dom se lancent dans Kutna Hora, un jeu de développement économique caractérisé par un marché des ressources (chacun n’en produit que 3 sur 6) fluctuant à la hausse comme à la baisse. Le père et le fils donnent une leçon de maîtrise. Elie profite de la naïveté de Dom -en construisant une scierie il fait baisser le prix du bois- pour construire rapidement 3 bâtiments. Il s’assure ainsi un revenu conséquent qui alimente son moteur (des sous pour construire des bâtiments ou des mines qui augmentent le revenu). Il utilise aussi avec habileté l’action « Cathédrale » dont il obtient en particulier un double revenu énorme au bon moment (112 sous !). Fred de son côté tire parti du fait qu’il est longtemps le seul avec une mine dans les 4 niveaux pour accumuler 2 PV par manche. Il produit aussi des ressources (argent, bière et certificats) bien valorisées. Olivier, quant à lui, ne se remet pas d’un choix malheureux de premier bâtiment. Au terme des 5 manches le décompte final voit Elie conserver son avance avec 57 PV devant Fred 52, Dom 40 et Olivier 14.

Table 7, dite « Un train de sénateur » : après les premières parties, un grand groupe se réunit pour un Codenames. Parmi les Bleus (F-R, Sébastien, Caroline, Faline) et les Rouges (CarolineTh, Elie, Clément, Dom), il y a des habitués et des novices. Aux deux parties les Rouges qui jouent en second se trouvent face à un dilemme : avec 5 mots révélés ils doivent tenter de trouver d’un coup les 3 derniers, sinon l’adversaire risque de gagner en proposant des indices en 2. A la première partie, Dom a du mal à suivre le rythme du maître-espion F-R qui fait trouver ses mots trois par trois. Un inattendu prend la forme d’une main trop active qui touche « Base« , un mot rouge. Dom-le-veinard n’a plus qu’à conclure avec « Pyramide 2 » pour Château et Afrique. A la seconde partie (Fred vs. Clément), chaque équipe trouve un mot de l’autre et elles se retrouvent  à 5-5. Les maître-espions passent en mode « sauve qui peut », ne parvenant à faire trouver qu’un mot par tour et c’est Clément qui redonne la victoire aux Rouges avec l’audacieux « Gérard Larcher 2 » pour Cochon et Egalité.

Table 8, dite « En nage indienne » : Mickaël et Dom finissent la soirée autour de Agent Avenue : un jeu avec une dimension psychologique où on joue une carte visible et une carte retournée, l’adversaire en choisit une puis le joueur actif met en jeu l’autre. Si la carte visible a l’air trop alléchante, on se demande toujours s’il faut prendre ou pas l’autre. A ce petit jeu Mickaël est le plus psychologue des deux et l’emporte dans deux des trois parties.