Séance de VENDREDI 19/06/2026 à Servel

Des livres pour combattre l'ignorance instaurée par KadhafiLe 19 juin était l’anniversaire de Mouammar Kadhafi. Officier des forces armées libyennes, il arrive au pouvoir lors du coup d’État de 1969, qui renverse la monarchie, et se distingue d’emblée par une politique panarabiste volontariste. En 1977, il réorganise les institutions de la Libye en faisant du pays une Jamahiriya (« État des masses »). En 1979, il renonce au poste officiel de chef de l’État, mais demeure de facto aux commandes avec le titre de « guide de la Révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste » (ou plus simplement « guide de la Révolution »), exerçant un pouvoir absolu en dehors de tout cadre temporel ou constitutionnel, jusqu’à son renverseemnt et sa mort en 2011 lors des printemps arabes.

L’analogie de sa biographie avec notre séance de Parties Civiles est troublante, jugez plutôt.

Table 1, dite « De l’argent à sortir » : La répression sanglante du printemps arabe de 2011, où le pouvoir répond aux manifestations par des tirs à balles réelles et des frappes aériennes sur la population, n’est pas sans évoquer l’ambiance lugubre de L’auberge sanglante. Les joueurs, tous issus du même clan familial, y accueillent des clients, avant de les occire, dépouiller et enterrer. Tout le jeu se base sur une pile de cartes multi-fonctions, qui servent dans les différentes actions du jey (recruter, tuer, construire et enterrer), et une piste de fortune personnelle, en francs. On y culmine au maximum à 40 francs, loin, très loin des 200 milliards de dollars que le guide lybien aurait sortis de Libye durant les trente années précédant sa chute. C’est d’ailleurs une des clés du jeu, car, quand le portefeuille grossit, il vaut mieux s’en délester contre des chèques, qui eux sont sans limite. A ce propos, Mickaël fit une erreur monumentale au dernier tour de jeu, omettant de convertir son magot en chèques alors qu’il atteignait 40 francs, se privant ainsi des 28 francs qui lui étaient promis en récompense de fin de partie sur une de ses cartes ! Il arrive au total de 80 francs et gagne miraculeusement au départage devant Faline, par 5 cadavres à 2. François, 70, et Thomas, 66, ont pâti de voir arriver la fin trop vite.

Table 2, dite « Un héritage à bâtir » : Avec 9 enfants, le guide lybien avait pensé à sa Descendance, qui exercera souvent des fonctions politiques ou militaires. Au jeu du même nom, Tristan mate sans coup férir l’opposition constituée par Fred, Virginie et Elie. Mais ce dernier prend sa revanche à El Dorado, d’une petite machette. Cet âge est sans pitié, mais pas sans rancune.

Table 3, dite « Des puissants à affronter » : De sa semaine prodigieuse, Xel sort auréolée de deux nouvelles victoire, battant deux hommes puissants,  Marc et Olive à Yamataï, puis Olive seul à Flat iron. Du royaume légendaire de l’archipel du Japon aux tours de Manhattan, les grandes puissances, que Kadhafi avaient villipendées tout au long d’un discours fleuve de 2009 à l’ONU resté célébre, tenaient leur maîtresse.

Table 4, dite « Des géants pour s’inspirer » : Admirateur de Charles de Gaulle, Tito et Mao Zedong, l’enfant de la Tripolitaine se passionnait particulièrement pour l’action de Gamal Abdel Nasser qui, avec le mouvement des officiers libres, a renversé la monarchie égyptienne et se posait en héraut du nationalisme arabe. Et puisqu’on parle de géants de l’histoire, Faline ressort de nouveau First Giants, dans la même configuration que la table 1. Un jeu issu de la refonte d’Elysium des Space Cowboys, selon les connaisseurs, et qui n’est pas inintéressant, même s’il est difficile à contrôler par l’assymétrie des familles de dinos et le rush d’une fin de partie non déterministe. Cette fois, Faline ne s’en laisse pas conter, et mate Mickaël, 43 à 42. François, 35, et Thomas, 32, étaient encore dans la courbe d’apprentissage.

Table 5, dite « Une histoire à marquer » : La fine équipe de ISS Vanguard continue sa campagne au long cours. Dépasseront-ils la longévité du colonel de Triploi au pouvoir (1969-2011) ? On peut en douter, mais qui saurait le dire aujourd’hui ?

Séance de MARDI 16/06/2026 à Servel

Le 16 juin 1858, lors de la campagne électorale à Springfield, Illinois, pour le poste de sénateur des États-Unis, Abraham Lincoln fait son fameux discours A house divided against itself cannot stand, concernant la situation de l’esclavage aux États-Unis. Il y met en évidence le danger de désunion du pays sur le problème de l’esclavage, défendant l’idée que l’esclavage est contraire aux droits de l’homme et qu’à ce titre, cette question ne peut faire l’objet d’un vote démocratique. Bien qu’il perde l’élection, il acquiert avec cet épisode une notoriété nationale qui lui permettra de se présenter à l’élection présidentielle de 1860 malgré une expérience de seulement deux ans à la Chambre des représentants, et de la remporter. Sa désapprobation personnelle de l’esclavage ne valait pas intention de l’interdire : « Je n’ai pas l’intention, insistait-il dans un débat en 1858, d’interférer avec les institutions de l’esclavage dans les États où il existe », ce qu’il répéta lors de sa campagne présidentielle. Il restera dans l’histoire comme l’auteur de la Proclamation d’émancipation des esclaves (1er janvier 1863), et de son abolition dans la Constitution (1er décembre 1865), mais les historiens rappellent que sa priorité en tant que président était liée à la restauration de l’Union, pas aux droits civiques des esclaves.

« Je dirai donc que je ne suis pas et que n’ai jamais été en faveur de l’égalité politique et sociale de la race noire et de la race blanche, que je ne veux pas et que je n’ai jamais voulu que les noirs deviennent jurés ou électeurs ou qu’ils soient autorisés à détenir des charges politiques ou qu’il leur soit permis de se marier avec des blanches. Dans la mesure où les deux races ne peuvent vivre ainsi, il doit y avoir, tant qu’elles resteront ensemble, une position inférieure et une position supérieure. Je désire, tout autant qu’un autre, que la race blanche occupe la position supérieure. ». Des mots difficiles à entendre 160 ans après, mais, pour les standards et les normes de son époque, ses opinions sur la race et l’égalité étaient progressistes, et ont contribué à changer les esprits.

Quelques années plus tard, à Parties Civiles, machines et usines étaient à pied d’oeuvre pour bâtir un monde nouveau.

Table 1, dite « Est-Ouest, modes d’emploi » : à la table de Nippon, Xel mate par ippon Olive et Mickaël. Ce jeu économique au rythme effréné se déroule à une période charnière de l’histoire du Japon, au moment où une nouvelle grande nation voit le jour. Et dans ce Japon de l’ère Meiji, contemporaine de Lincoln, on construit machines et usines sans avoir besoin d’esclaves.

Séance de DIMANCHE 14/06/2026 à Servel

Seuls les enfants changent le monde, et ils étaient là, en ce dimanche, petits et grands enfants à s’ébrouer gentiment dans la salle de la maison de quartier de Servel. Une table tôt formée de Rajas of the Ganges faisait office de comité d’accueil, et les protagonistes s’y plurent tant qu’ils en redemandèrent en fin de journée. A la table d’Inis, on observa un singulier retournement, le vainqueur qui s’avançait étant défait sur une manœuvre tout en nuance d’un autre, qui œuvrait pour un troisième, faiseur de roi à défaut de l’être lui-même. Il s’en fallut d’un défenseur au royaume du Brenn, erreur fatale. Est-ce la force d’être juste qui manquait ? A défaut de nuances, les clans de La Famiglia ne manquaient pas de courage, mais ils s’affrontèrent dans un silence religieux, c’est rare pour la Sicile, tandis que plus loin se jouait Le destin de la communauté. Entre les gros jeux, les amuse-bouches florissaient, de Château Combo à Faraway, et Crack List pour finir. Le soir n’était pas tombé quand il fut temps de coucher petits et grands, et la nuit venue, de méditer à leur jeunesse et la nôtre, à nos vies aussi rapides à se dissiper dans le soir qu’un chagrin d’enfant.

Séance de MARDI 09/06/2026 à Servel

Le 9 juin 1975, débutait la carrière des voitures CoRail avec la mise en service des premières rames sur l’axe historique Paris-Austerlitz => Bordeaux. Le nom de baptême « Corail » n’est pas, comme on entend souvent, un mélange de confort et rail, mais viendrait d’une multitude de propositions. Popularisé par la publicité, il évoque la couleur orange vif des portières qui caractérisait la première livrée de ces voitures.

Cinquante et un ans plus tard, les membres de Parties Civiles étaient transportés de différentes manières.

Table 1, dite : « Carte orange » : Cinq joueurs autour de Lords of Vegas, c’est la promesse d’un bel embouteillage au pays du poker. Ce jeu nécessite une stratégie subtile, car, si l’on score des points de casinosconstruits en fonction de leur taille et leur étendue, la table de marque est graduée en seuils qu’il faut franchir (avec un casino unique !), seuil qui grandit au fur et à mesure. Gérard est bien parti, construisant habilement un casino rose lucratif, avant de basculer, au mitan du jeu, sur la couleur orange. Et pour cause, aucune carte de cette couleur n’est encore sortie, c’est donc qu’elles sont encore nombreuses dans le paquet se dit-il,  non sans raison, bientôt imité par ses adversaires et notamment Dom, persuadé d’avoir trouvé la martingale, et qui en use et abuse. Olive, pour sa part, adopte une stratégie opportuniste et belliqueuse, attaquant François le débutant sur ses casinos pour tenter d’en prendre le contrôle, en vain, pendnat que Xel mixe les couleurs, avec ausi un penchant orange. Mais la couleur ne sort toujours pas : aucune carte orange en 28 cartes tirées, comme en témoigne le  cliché ci-contre (on est sur du 2 pour mille en probabilité) ! Finalement les cartes tant attendues arrivent, et Dom progresse à pas de géant avec un casino de trois cases, avec une chance insolente aux dés (François tente de lui ravir son beau casino gris et fait deux jets de 5, et il sort un 6 !). Mais il est trop tard : François a pris trop d’avance avec ses autres couleurs, sans oublier un casino orange à trois étages bâti sur le tard, pour la soif, et porte l’estocade sur la carte Strip « FIN », celle qui clôt la partie, en possédant deux casinos à ses abords, dont un opportun casino bleu de taille 4 juste suffisant à l’approche du seuil 4 sur la table de marque. Il devance donc Gérard et Dom d’un souffle, Olive est un rail plus loin, quand Xel finit avec un wagon de retard. Au fait, que croyez-vous qu’il arrivait après la carte Strip de fin de partie ? Deux cartes orange….

Table 2, dite « Transport fluvial » : à la recherche d’un jeu au hasard dans l’armoire, Mickaël, Corentin et Benjamin font chou blanc, le détenteur des clés, qu’on ne nommera pas par charité, les ayant oubliées. Qu’à celà ne tienne, Mickaël fait un crochet à son domicile d’où il ressort illico, muni, toujours au hasard, d’une boîte de jeu issue de quelque placard.  Par une chance inouïe, il se trouve que c’est Ark Nova, un jeu bien connu des protagonistes. La suite s’est étirée dans la nuit.

Table 3, dite « Par delà plaines, forêts, déserts et montagnes » : Dewan a trouvé son public, Faline attirant à sa table David, Caroline et Virginie. L’invitation est un traquenard: elle remporte deux parties de suite, avec 42 puis 47. Parce que nous aimons aussi la poésie, on ne résiste pas au plaisir de vous conter le pitch du jeu :

“Un nouveau jour commence, mais nos ressources s’épuisent. Nous avons décidé de lever le camp et d’explorer les terres alentour afin de garantir notre survie. Que ce soit au détour d’une rivière ou au cœur des montagnes, nous chercherons les ressources dont nous manquons. Au cours de notre périple à travers forêts et déserts, nous protégerons le feu précieux qui nous réchauffe et éclaire notre chemin. Face à la pression croissante des tribus voisines, nous tiendrons bon et nous efforcerons d’écrire notre propre histoire.”

Séance de VENDREDI 29/05/2026 à Servel

Le 29 mai 1453 figure traditionnellement parmi les dates clé de l’Histoire occidentale. Ce jour-là, Constantinople tombe aux mains du sultan ottoman Mehmet II. La ville, vestige de l’empire romain, ultime dépositaire de l’Antiquité classique, faisait aussi office de rempart de la chrétienté face à la poussée de l’islam. Sa chute devient inéluctable lorsque des envahisseurs venus d’Asie, les Turcs ottomans, traversent le détroit du Bosphore, s’emparant de la péninsule des Balkans. Ils installent leur capitale à Andrinople, à un jet de pierre au nord de Constantinople. Réduite à 40 000 habitants et dépourvue d’arrière-pays, elle n’est plus qu’un petit État, en affaires avec les marchés d’Extrême-Orient pour le plus grand bénéfice des marchands de Venise et de Gênes qui s’y approvisionnent en soieries chinoises. Elle ne dispose pour sa défense que de 7 000 soldats grecs et d’un détachement de 700 Génois.

Le siège de Constantinople commence en avril 1453 avec 150 000 hommes. L’empereur Constantin XI se fie aux puissantes fortifications héritées du passé pour résister aux Turcs en attendant d’hypothétiques secours. Devant ce triple cercle de murailles, le sultan Mehmet II fera projeter sans trêve pierres et boulets sur les murailles pendant plusieurs semaines. L’immense flotte du sultan complète le siège de la ville par le Bosphore et la mer de Marmara. Elle arrive à entrer aussi dans le chenal de la Corne d’Or. A l’aube fatale, des dizaines de milliers d’hommes ivres d’impatience entrent dans la ville. Dans la basilique Sainte-Sophie, l’empereur grec meurt les armes à la main, au milieu de ses derniers soldats. Dès la mi-journée, le sultan peut faire son entrée dans la ville.

Les combats ont fait 4.000 morts. Selon la tradition de l’époque, les vainqueurs s’offrent le droit de piller la ville, de violer et de tuer pendant les trois jours qui suivent sa chute. Tous les survivants (25 000) sont réduits en esclavage. Le sultan, qui songe à faire de Constantinople sa propre capitale et veut lui conserver sa grandeur, veille à ce que les pillages ne s’éternisent pas. Il fait venir des immigrants de tout l’empire pour rendre à la cité sa splendeur antique. Il peut enfin déplacer sa capitale à Constantinople, bientôt rebaptisée Istamboul, qui atteindra son apogée sous le règne de Soliman II le Magnifique.

Les historiens datent de cet événement la fin du Moyen Âge. La Renaissance qui lui succède doit beaucoup aux savants et artistes byzantins qui, réfugiés en Italie, ont contribué à la redécouverte de la culture antique par les Occidentaux.

la chute de l'Empire byzantin était-elle inéluctable ? | by Guillaume Henchoz | Quelle histoire ! | MediumQuelques années plus tard, sièges et batailles faisaient rage à Parties Civiles.

Table 1, dite « Pillée » : à Pax Pamir, le tour de table initial voit Gérard, Tristan et Fred choisir la casque russe, quand François fait le pari Afghan. Cette configuration ne changera guère plus, si l’on oublie une bréve incursion de Gérard dans le camp autochtone, vite reniée pour se repaître de la gloire des tsars, fût-elle partagée. Elle le fur pendant les premières dominations, et voici les trois aliés qui engrangent 3 points à chaque tour à coup de Dominance checks réussis (5+3+1/3=3). A l’aube du dernier tour, c’est le grand surplace, car toutes les cartes du tableau portent le blason de sa majesté, et les enrôler, c’est perdre son allégeance ! François en profite pour porter l’estocade, et construit routes et tribus avec des cartes qui combinent bien, offrant des bonus. Il le fait si bien qu’à un moment, compte tenu des points doublés de la dernière domination, il passerait de bon dernier à vainqueur ! Mais hélas, c’est un mirage et les troupes cosaques, Fred en tête à la tête d’un ahurissant cortège de cartes et de cylindres, prend un malin plaisir à détruire ses positions. C’est le même Fred qui finit par mettre fin au faux suspense, allant chercher la carte de la dernière domination qui lui offre un avantage décisif.

Table 2, dite « Familiale » : Les maisons rondes, logements ruraux uniques des zones de montagne du sud-est du Fujian, en Chine, datent de la dynastie Ming (17e siècle). Une maison ronde est grande, multi-étage, et fortifiée. C’est un logement en construction de terre, habituellement un clan entier y loge, fonctionnant comme « un petit royaume pour la famille ». Le jeu Round House qui en dérive déroule son beau plateau circulaire et sa complexité multiple. Férue de l’Asie, Xel finit à 135 et n’a aucun mal à rosser ses adversaires, Dom et Olive, qui franchissent d’un rien la barre des trois chiffres, soit 106 et 102 respectivement.

Table 3, dite « Historique » : On sait peu de choses de cette table dont le récit se perd dans le grand libre de l’Histoire – peut-être le Destin de la Communauté fut joué entre Faline, Nolwenn et d’autres figures.

Table 4, dite « Asymétrique » : Cole Wehrle  est en vue ce soir ! L’auteur de Pax Pamir est aussi honoré à cette table de Root, avec François-René, Corentin, Benjamin, Armand et Pierre-Yves. Certains ont découvert, dans la douleur, toute la difficulté d’appréhender ce jeu asymétrique et ont dû rendre les armes.

Table 5, dite « Antique » : A Ark Nova, Mickaël (qulle surprise !) attire Benjamin, et s’adjuge une victoire belle comme l’Antique.

Séance de MARDI 12/05/2026 à Servel

T-shirts - Glasgow 76Cinquante ans déjà que les Verts de Saint-Etienne s’inclinaient (0-1) face au Bayern de Munich, lors de la finale mythique de la Coupe d’Europe des clubs champions, après avoir trouvé deux fois les poteaux carrés d’Hampden Park (tir de Bathenay, tête de Santini). Le Bayern, une fois encore bourreau des Verts, après la demi-finale perdue de l’année précédente (0-0, 0-2). Dans sa chronique politique, le journaliste Patrick Cohen rend un bel hommage aux Verts sur France Inter en ce jour du 50e anniversaire de la finale de Glasgow.

« En ce temps-là, 1976, les téléviseurs étaient les cubes et les cuisines en formica. Les joueurs de foot avaient des cheveux longs, les shorts courts et des maillots moulants. L’Ukraine était en URSS, le Dynamo Kiev avec Oleg Blokhine était la meilleure équipe d’Europe. Et après la défaite légendaire du Dynamo à Geoffroy-Guichard en quart de finale, on chantait « Allez les Verts ! » dans tous les recoins du pays, jusque dans les émissions de Guy Lux, là où le foot alors n’avait jamais posé un orteil. »

Les Verts avaient fait rentrer le football dans les foyers français – contaminé, aussi, la politique, avec leur réception à l’Elysée.
Et Patrick Cohen de poursuivre :

« En 1980, François Mitterrand et Georges Marchais se rendent ensemble, mais en s’ignorant, à Geoffroy-Guichard. Défaite de Saint-Étienne. Commentaires séparés de l’un et de l’autre. François Mitterrand  « Je suis désolé du résultat, il faut dire que l’équipe allemande a été excellente, beaucoup plus rapide et plus puissante. Je trouve que Saint-Étienne a souvent mieux joué au milieu de terrain, mais s’est laissé déborder par la vitesse et la puissance. » Georges Marchais : « Je trouve qu’entre Larios et Platini, il y a quelque chose qui n’a pas bien marché. François Mitterrand était également du match ? Et oui mais moi quand je suis tout seul, on gagne. » Ce qui n’a pas changé à 50 ans d’écart, c’est la gauche qui se querelle ! »

PC comme Patrick Cohen, Poteaux Carrés, Parti Communiste, Progamme Commun…..et Parties Civiles, qui, en ce soir anniversaire, leur rendait hommage à sa façon.

Table 1, dite « Presque la même histoire » : Retour sur les tables de Signorie, après un long purgatoire, près de 7 mois. On retrouve trois des protagonistes de la partie jouée le 14 octobre dernier, Gérard, Xel et Olive, plus François qui découvre, c’est l’occasion d’apprécier à sa juste valeur la pédagogie de Gérard. Les premiers tours  se passent à investir dans les assistants, qui rendent les actions plus puissantes, et qui, hasard du tirage des tuiles bonus, font bénéficier d’un boost à l’issue de la manche 6 (2 PV par assistant), ce qui n’a échappé à personne. Encore faut-il choisir les bons, François le découvre à ses dépends qui prend un départ fumeux, qu’un finish de haut vol ne parviendra pas à compenser. Près de minuit, quand la partie prend fin après une embouteillage monstre sur le plateau où toutes les maisons se voient occupées, il termine quand même sur un score à trois chiffres, 111. Olive, 121, et Xel, 139, sont juste devant. Gérard a fait la course en tête et n’est pas rejoint, il réédite son score du 14 octobre dernier, avec 177 ! Mais Dom n’est pas là pour lui voler la vedette cette fois-ci, il engrange donc une victoire méritée.

Table 2, dite « Au poteau » : Pour Mickaël, Benjamin et Corentin, pas de clé de l’armoire, alors ils se rabattent sur Ark Nova. Encore me direz-vous ? Mais c’est comme un party game, rétorque Mickaël, qui a coiffé Corentin sur le poteau, au départage sur le nombre d’animaux !

Table 3, dite « Qui c’est les plus fortes ? » : Faline, Nolwenn et Virginie disputent un The loop où la force de leur collectif s’exprime au moins aussi bien que celui des Verts de 76 : une première partie gagnée, puis une seconde, plus largement encore !

Séance de VENDREDI 08/05/2026 à Servel

Pope Leo Stock Illustrations – 32 Pope Leo Stock Illustrations, Vectors & Clipart - DreamstimeIl y a un an exactement que le cardinal américano-péruvien Robert Francis Prevost est pape sous le nom de Léon XIV. Sa devise, « In illo uno unum », que l’on peut traduire par « En Celui qui est Un, soyons un », puise son inspiration dans la pensée de saint Augustin. Elle exprime un appel profond à l’unité des croyants dans le Christ, seul fondement véritable de la communion ecclésiale.

Un an après,  Parties Civiles honorait son Dieu unique: le jeu, et ses nombreux créateurs.

Table 1, dite « Deux éminences » : Xel, Olive, Gérard et Dom débutent la soirée avec Lancaster, dont nous vous invitons à relire la présentation dans un CR de 2024 : on place des ouvriers-chevaliers de force variable sur des emplacements en pouvant chasser un chevalier adverse moins gradé. Il y a aussi de résolues à chaque manche 3 « lois » (tuile condition => gain) et tous les joueurs votent pour ou contre de nouvelles lois ce qui permet à la fois d’en faire entrer en jeu de plus favorables et de chasser celles qui profitent trop aux autres. Chacun a développé sa chevalerie et son château mais à la fin Dom dominait à la fois sur la force totale (grâce au départage par ses nombreux écuyers), sur le développement de son château et sur la brochette de nobles recrutés. Il l’emporte avec 88 PV devant Xel 48, Gérard 41 et Olive 35.

Puis sort un nouveau jeu « fun et interactif » : Lords of Vegas où il s’agit par des manœuvres douteuses de développer des casinos le long de la célèbre artère The Strip. Un jeu avec des dés et donc plus ou moins de chance quand on les lance. Une originalité du jeu est sa piste de score qui, si elle démarre classiquement 1 2 3 4 etc. voit ensuite les valeurs s’espacer : 16 18 20 23 26. Comme on score un par un une fraction des casinos au début du tour, cela met une pression pour les agrandir puisqu’au bout d’un moment un casino rapportant 1 PV ne permet plus d’avancer au score. Pour cette partie de découverte, les autres se sont ingéniés à venir perdre leur argent sur les tables de jeu de Gérard qui n’en demandait pas tant. Il se détache rapidement avec Xel qui occupe efficacement des emplacements coûteux le long de l’avenue. Olive fait un coup habile lui donnant le contrôle d’un casino de Gérard mais celui-ci est trop devant : quand la carte mettant fin à la partie est piochée, il mène par 44 PV devant Xel 36, Dom 32 et Olive 20. On va sûrement y rejouer, peut-être à 5, et en explorant les négociations et les deals entre joueurs qui ajoutent encore du plaisir et des possibilités.

Table 2, dite « Résurrection » : la table 1 étant bouclée, restent 9 joueurs à se répartir et, après quelques atermoiements, Mickaël sort Orléans du placard, ce qui recueile l’assentiment général, et permet d’exfiltrer Younaël de la table 3. On joue donc à 5, et donc, c’est une foire d’empagne aussi bien sur les pistes de recrutement (quand il n’y a plus de jetons, c’est épuisé) que sur le plateau des déplacements (quand les domaines sont créés, c’est cuit). Marc fonde sa stratégie presque uniquement sur ce plateau, pour maximiser la formule Niveau de développement * (Comptoirs + Citoyens) et score bien sur ce critère, mais se voit pénalisé sur le reste des décomptes et culmine à 92. Younaël le rejoint sur ce même score, et François échoue  à 84, se voyant privé au dernier tour des trois actions qu’il visait, prises par les trois premiers joueurs, après avoir chouiné toute la partie contre Mickaël qui empruntait le même parcours sur la carte mais établissait systématiquement ses comptoirs avant lui ! Mickaël, donc, qui avait essuyé récemment quelques échecs cuisants, a de la mémoire et met fin à sa série noire de défaites, en copiant la stratégie gagnante de François lors sa partie mémorable du 2 janvier  Nanti de lucratifs brocarts, il l’emporte avec 117 sur un ultime coup de collier qui booste son niveau de développement à 6, en acquérant un des deux jetons Université, miraculeusement revenus en jeu après un épisode de peste (ceux-là même que convoitait François). Il coiffe Xof, qui avec 114, se voyait vainqueur, fort d’un beau trésor de guerre amassé au cours d’un habile chemin alternatif sur la carte où personne ne l’embêtait.

Faline remplace ensuite François pour une partie de Mythologies – dont l’écho ne nous est pas parvenu.

Table 3, dite « Soyons un » :  Après quelques conciliabules, c’est finalement le coopératif The loop qui réunit Faline, Franck, OlivierB et Corentin. Ils ne font qu’un mais leur communion sera inachevée, et ils essuient une défaite après avoir mené à bien trois chapîtres.

Séance de VENDREDI 01/05/2026 à Servel

Le 1er mai était autrefois, en Europe, dédié à l’amour. Ce jour-là, il était coutumier de se coiffer d’une couronne de feuillages et de fleurs ou d’en offrir une à la personne aimée. Justement, le 1er mai 1707, sous le règne de la reine Anne, un Acte d’Union proclame le Royaume-Uni d’Angleterre et d’Écosse (United Kingdom of Great-Britain). Au siècle précédent, les deux pays avaient appris à vivre ensemble avec un même drapeau, l’Union Jack, et des gouvernements distincts. Avec l’Act of Union, ils n’ont plus qu’un gouvernement et un Parlement, à Londres, régime qui a pris fin avec la loi de dévolution (1979) qui a restitué aux Écossais un Parlement et un début d’autonomie…

Le duc de Queensbury présente l'Acte d'Union de 1707 à la reine Anne

Quelques années plus tard, en cette autre 1er mai à Parties Civiles, on célébrait de toutes parts l’Union Jack.

Table 1, dite « Un couronnement » : Retour dans la campagne anglaise pour les quatre Lords (Olive, Marc, Gérard et Dom) qui rejouent à Obsession, cette fois avec l’extension Upstairs Downstairs et un marché un peu plus dynamique (1 tuile est recyclée au début de chaque tour). Surtout, l’extension amène 4 nouveaux rôles de serviteurs qui multiplient les options tactiques et donnent plus de liberté d’action. Pour la première saison, Gérard s’empare de la seule tuile Prestige disponible et se voit déjà valser avec la charmante Elizabeth Fairchild. Mais au dernier tour Dom, financé par une héritière américaine voyante, met la main sur une tuile coûteuse qui vient d’entrer au marcher et le coiffe. Servi par une chance (que certains qualifieront d’outrancière), la seconde saison est sous le signe des tuiles Sport que justement il a accumulées et dont l’absence au marché empêche les autres de lui contester la domination. Pour la troisième saison, c’est le tour des tuiles Service … et Dom a le seul Monument de cette couleur, inutile d’essayer de lutter. Marc avec ses Monuments et Gérard avec son personnel et ses soirées nombreuses (6 ou 7 invités, mais il a été contrait de passer le jour de la Fête Nationale, un certain handicap) finissent ensemble au score avec 175 et 176 PV. Olive riche de cartes PV rattrape sa contre-performance de mardi avec 196 et Dom atteint le très beau score de 246.

Table 2, dite « Mémoires d’outre-Manche » : à cette table, on voyage outre-Manche. Tout d’abord à gérér des compagnies ferroviaires en Irlande, à Irsih Gauge, qui se solde par un score tres serré (Tristan 112, Xof 105, Marie-Anne 103, François 100, et Thomas 63). François construit une stratégie patiente, s’appuyant sur le réseau bleu de sa voisine, et qui lui promettait la victoire. Mais il rate complètement le coche trois tours de suite: à l’antépénultième, dépensant une livre de plus que nécessaire, sur l’avant-dernier, omettant de lancer une enchère qui lui était promise, et peut-être même au dernier, refusant de déclencher un versement de dividendes car il n’avait que trois compagnies. C’était largement assez pour voir Tristan triompher, avec une stratégie économe et le calme des vieilles troupes. On décide ensuite de passer en Ecosse à Glen More, pour y construire des domaines, recruter des hommes de main, produire du whisky et acquérir les plus beaux lochs et châteaux. A rebours de sa partie précédente, François prend un départ fumeux, dépassé sur les productions de ressources, tandis que Xof fait des merveilles, mais se rattrape en fin de partie avec une tuile providentielle qui lui fera scorer 10 PV au final, masquant l’indigence de sa prestation qui culmine à un total de 27. Un peu plus haut sur la table de marque, Thomas, 31, Marie-Anne, 32, et Tristan, 33, forment un joli trio, loin, très loin de l’inaccessible Xof qui, bien que pénalisé par son domaine très fourni (l’économie de tuiles étant récompensée), les coiffe tous avec le score rondelet de 60 PV.

Table 3, dite « Sous le feuillage » :  A Forêt mixte, Mickaël fut le seul à dépsser 200 PV, faisant combiner à merveille sous le feuillage une ribambelle de loups, marcassins et cervidés. Elie, Faline, Pierre-Yves et Corentin n’ont pu que s’incliner.

Table 4, dite « L’union est un combat » : François-René, Armand, Jérôme et OlivierB ont connu une vraie galère dans leur mission ISS Vanguard: une partie ni gagnée ni perdue, mais, disent-ils, « on n’est pas morts, et c’est déjà bien ».

Table 5, dite « Heureux mariage » : La table 4 se décompose et fusionne avec la 3 pour terminer la soirée par une partie de Bomb Busters.

Séance de VENDREDI 24/04/2026 à Servel

Timbre postal.Le 24 avril 1967, 3 mois après l’accident d’Apollo 1, le soviétique Vladimir Mikhaïlovitch Komarov devient le premier cosmonaute à mourir lors d’une mission spatiale, à bord de Soyouz 1. Commandant du premier vaisseau emportant un équipage de trois hommes, Voskhod 1, le 12 octobre 1964, et à son bord, en orbite, un portrait de Karl Marx, un autre de Lénine, et un fragment d’un drapeau de la Commune de Paris, il termine sans problème cette première mission, avec l’atterrissage du vaisseau le lendemain.

Il est ensuite affecté au programme Soyouz, aux côtés de Youri Gagarine et d’Alexeï Leonov. Durant la mise au point du vaisseau, les cosmonautes s’inquiètent de plusieurs anomalies dans sa conception (dont la taille de l’écoutille, trop petite pour permettre la sortie d’un cosmonaute en combinaison). Les plaintes des cosmonautes n’étant pas entendues, Youri Gagarine en vient à envoyer une lettre à Léonid Brejnev pour lui faire part de ses inquiétudes. Komarov est sélectionné pour commander Soyouz 1, conscient que le vaisseau présente de nombreuses défaillances qui mettent grandement en péril la mission. Sachant qu’en cas de refus de partir, Youri Gagarine serait envoyé à sa place, il décide de la conduire, mais, avant le vol, prend des dispositions pour que ses funérailles se déroulent à cercueil ouvert, afin que les dirigeants soviétiques se rendent compte des conséquences de leurs décisions.

Durant le vol, les panneaux solaires ne se déploient pas. La capsule n’est alors plus alimentée en électricité, entraînant un dérèglement de l’équipement de navigation. Vladimir Komarov s’acharne pendant 5 heures à essayer d’orienter le vaisseau vers le soleil, en vain. Les communications rompues, malgré les avaries, il parvient finalement à orienter le vaisseau, et commence à effectuer la rentrée. Pendant la descente, le parachute principal ne s’ouvre pas correctement. Komarov déploie celui de secours qui se met en torche avec le parachute principal. La capsule heurte le sol à 140 km/h, puis prend feu. Il est inhumé dans la nécropole du mur du Kremlin, le panthéon russe, sa mémoire est honorée par l’astéroïde (1836) Komarov, sur la plaque accompagnant la sculpture Fallen Astronaut déposée sur la Lune en 1971 par l’équipage d’Apollo 15, un timbre commémorant la mission Voskhod, et un cratère lunaire qui porte son nom.

59 ans plus tard, les missions périlleuses s’enchaînaient à Parties Civiles.

Table 1, dite « Malgré lui » : Corentin n’aime pas l’extension d’un jeu qu’il apprécie, Le château blanc. Le voilà pourtant embarqué dans une telle partie, et, malgré lui, il la termine très en avance, devançant Fred, Elie et Virginie.

Table 2, dite « La chance du débutant » : Pour sa première misison à Wyrmspan, Marc n’en mène pas large, se voit surveillé quant au respect des règles, joue le novice. mais apprend vite. Il conteste une interprétation des points de fin de partie, s’en voit débouté, mais y engrange quand même 13 points ! Son score final, 95, le propulse grand vainqueur, avec une régularité de rouleur (toujours premier ou deuxième aux décomptes). Face à lui, Xel et François se neutralisent roue dans roue pour le premier accessit à 77, croit-on savoir, mais Xel en récupère 10 de plus sur tapis vert quelques jours plus tard. Olive, qui excelle sur le circuit arpenté de la guilde dragonnique (15 points), faiblit dans les autres cols et échoue à 70.

Table 3, dite « Réalité augmentée» :  A Ark Nova, Benjamin sort grand vainqueur d’un duel homérique avec Mickaël et Jeff. Serait-ce parce qu’il avait le plateau dénommé Intelligence artificielle ?

Table 4, dite « Plus dure fut la chute » : tels Komarov, François-René, Armand, Jérôme et OlivierB ont, selon leurs propres termes, souffert à l’atterissage de leur misison ISS Vanguard.

Table 5, dite « Dernier soupir » : Pierre-Yves se joue de Faline, qui rend son dernier soupir à Extinction, jeu qui fait sa première apparition sur nos tables.

Table 6, dite « En vos grades et qualités » : La table 4 est rejointe par Faline, puis Xel, dans des parties de The Gang, où l’on discuta, pour commander la mission, des grades et qualités au poker. Certains finirent la soirée en explosant en vol sur une partie de Bomb Busters.

Séance de VENDREDI 17/04/2026 au Rusquet

30+ Débarquement De La Baie Des Cochons Photos Photos, taleaux et images libre de droits - iStockLe 17 avril 1961, une poignée d’opposants à Fidel Castro débarquent dans la Baie des Cochons, à l’ouest de l’île de Cuba. Armés par la CIA, ils se donnent pour objectif de renverser le régime castriste, quelques mois après que celui-ci se soit rangé dans le camp soviétique. Mais les partisans de Castro, informés du débarquement, les accueillent avec des armes lourdes. La tentative échoue piteusement et les assaillants se font tuer sur la plage, sous la clarté de la pleine lune. C’est un immense succès pour Fidel Castro, qui se présente devant le tiers monde comme le meilleur opposant à l’impérialisme américain. Le président Kennedy, entré en fonction quatre mois plus tôt, s’en veut d’avoir été mal conseillé par les militaires et la CIA. Mais, contre toute attente, il fait publiquement amende honorable et assume à la radio la pleine responsabilité de l’échec. Les Américains lui en manifesteront de la reconnaissance.

65 ans après, un débarquement bien plus pacifique avait lieu à la salle du Rusquet, pour cette soirée légèrement délocalisée de Parties Civiles.

Table 1, dite « Une chance de cochon » : 3 ans, 4 mois, 3 semaines et 1 jour qu’on n’avait pas vu Inis sur nos tables (l’occasion au passage de s’émerveiller devant des archives si bien tenues). Une disette inexplicable pour ce jeu qui ne ressemble à aucun autre par ses mécanismes et surtout ses trois conditions de victoire, qui toutes comportent un 6… Olive possède ce jeu et Dom, François et Gérard l’en remercient. Une première partie, courte, voit la victoire de Dom qui, fort d’une main de cartes très puissantes, l’emporte sans coup férir, surpris que son coup décisif n’ait pas été annulé par la carte ad hoc (le Geis), mais personne ne réagit, soit par léthargie, soit parce que c’est, par chance, la carte écartée du tour (une sur dix-sept), soit qu’elle a bien été jouée avant et qu’il n’y a pas de carte riposte en mains qui puisse la contrer. On penche pour la seconde hypothèse et la chance insolente qu’elle suppose, ce qui n’enlève rien ou presque au talent du vainqueur. On remet alors le couvert, et, là, la partie se prolonge, chacun avec des stratégies propres correspondant à l’une des trois conditions. Celle correspondant à une présence dans six territoires semble prisée, mais François vise plutôt « être chef de territoires où se trouvent au moins six clans adverses », et cible le rôle de Brenn dans un territoire disputé. Il en est encore loin, mais, à la faveur d’une carte qui lui permet de remplacer un clan adverse par un des siens, en obtient soudain le contrôle. Cela déclenche un conflit potentiel. Dom, également concerné, le fuit, mais Gérard s’interroge. Sa faible main, que François vient de décimer un instant auparavant en lui prenant une carte (convertie aussitôt en exploit), l’incite à une attitude pacifique. François, qui s’était déclaré prétendant au tour précédant car remplissant les conditions a vu ses forces diminuer, et Gérard ne se méfie pas. Chance ou léthargie encore, il offre le combat à François, et aussitôt la victoire, car s’il ne domine que cinq clans adverses, l’exploit volé juste avant fait le sixième. Dom en est tout marri, qui pensait conclure. Il remplissait en effet les conditions, présent dans cinq territoires et avec un exploit, mais n’était pas Brenn, et donc perd au départage !

Table 2, dite « Avec armes lourdes » : Les armes sont lourdes à La Famiglia et, dans cette partie à rallonge, on se se hasardera pas à dire qui de Thomas, Marie-Anne, Fred ou Mickaël a le mieux utilisé la mitraille.

Table 3, dite « Piteux échec » : 210 jours de famine pour Battlestar Gallactica qui fait son grand retour. Les cylons (OlivierB et Armand) échouent piteusement, leurs manières évidentes les ayant démasqués et fait embastiller avant qu’ils ne pussent se révêler. Quant à Elie, cylon compatissant, il aida tant et bien les humains (Xel, François-René, Faline), qu’il y eut méprise sur son rôle jusqu’à la fin, car son objectif n’était pas de gagner avec les humains….mais avec les cylons !