Le 21 juillet 1861, pour la première fois de leur Histoire, les Américains s’affrontent sur un champ de bataille, de part et d’autre de la rivière Bull Run, en Virginie, à 60 kilomètres au sud de Washington. Les Nordistes, 35.000 hommes inexpérimentés et mal commandés, s’apprêtent à franchir un pont quand, assaillis par les forces sudistes, aussi nombreuses, mais commandées par des officiers plus aguerris, ils doivent se replier sur la capitale. Les Sudistes se prennent à croire à leurs chances de victoire. Bull Run marque le début de la plus terrible guerre qu’aient eu à subir les Américains : la guerre de Sécession, dite aussi «Civil War». Elle a déchiré les États-Unis pendant 4 ans et fait 617.000 morts parmi les combattants, davantage qu’aucune autre des guerres qui ont impliqué le pays. Elle s’est achevée par l’abolition de l’esclavage, la consolidation des institutions américaines… et la ruine du Sud.

Quelques années plus tard, deux tables se faisaient face à Parties Civiles, mais aucune guerre n’éclata, bien au contraire: elles fusionnèrent en une troisième !
Table 1, dite « Historique » : A la table d’Aurignac, on inaugure le jeu, qui se voit dépunché en direct. Dans une ambiance préhistorique, François-René sort vainqueur de Faline et Corentin en campant l’homme de Néandertal.
Table 2, dite « Toucher le fond » : on s’accorde entre Xel, David, Dom et François pour Abyss, jeu qui remplit tous les critères des membres exigeants : fun, pas trop compliqué, compétitif, et qui change (jamais joué depuis février). On note en début de parties des stratégies belliqueuses, ainsi François qui impose une surcharge de 2 à l’achat des seigneurs de ses adversaires (magnaninem, il y renoncera vite), Dom, qui invalide un des seigneurs de son choix pour chacun (manoeuvre cruelle qui prive ses adversaires de clés), ou encore Xel, qui vole des monstres. On touche le fond, donc, mais c’est le thème du jeu. C’est François qui met fin à la partie en achetant un septième seigneur, premièrement pour couper l’achat de lieux à ses concurrents, deuxièmement pour s’assurer un avantage compétitif (illusoire, puisque chacun joue encore une fois et fait des emplettes à bon compte). De plus, il commet une grosse erreur d’opportunité dans son achat. La sanction est imédiate, avec un pâle score de 62. On touche le fond, mais Dom est plus bas encore, à 60. David profite de mesures à foison judicieusement bonifiées et monte à 72, mais c’est Xel, qu’on n’avait pas forcément vue venir, qui l’emporte à 84.
Table 3, dite « Mésentente » : The Gang, nouveau classique des fins de soirée, réunit donc les participants de la soirée, sauf David. C’est une défaite de justesse, 3 à 2, dans une partie où les incompréhensions ont scellé une défaite évitable.
Le 19 juin était l’anniversaire de Mouammar Kadhafi. Officier des forces armées libyennes, il arrive au pouvoir lors du coup d’État de 1969, qui renverse la monarchie, et se distingue d’emblée par une politique panarabiste volontariste. En 1977, il réorganise les institutions de la Libye en faisant du pays une Jamahiriya (
Seuls les enfants changent le monde, et ils étaient là, en ce dimanche, petits et grands enfants à s’ébrouer gentiment dans la salle de la maison de quartier de Servel. Une table tôt formée de Rajas of the Ganges faisait office de comité d’accueil, et les protagonistes s’y plurent tant qu’ils en redemandèrent en fin de journée. A la table d’Inis, on observa un singulier retournement, le vainqueur qui s’avançait étant défait sur une manœuvre tout en nuance d’un autre, qui œuvrait pour un troisième, faiseur de roi à défaut de l’être lui-même. Il s’en fallut d’un défenseur au royaume du Brenn, erreur fatale. Est-ce la force d’être juste qui manquait ? A défaut de nuances, les clans de La Famiglia ne manquaient pas de courage, mais ils s’affrontèrent dans un silence religieux, c’est rare pour la Sicile, tandis que plus loin se jouait Le destin de la communauté. Entre les gros jeux, les amuse-bouches florissaient, de Château Combo à Faraway, et Crack List pour finir. Le soir n’était pas tombé quand il fut temps de coucher petits et grands, et la nuit venue, de méditer à leur jeunesse et la nôtre, à nos vies aussi rapides à se dissiper dans le soir qu’un chagrin d’enfant.
Table 1, dite : « Carte orange » : Cinq joueurs autour de Lords of Vegas, c’est la promesse d’un bel embouteillage au pays du poker. Ce jeu nécessite une stratégie subtile, car, si l’on score des points de casinosconstruits en fonction de leur taille et leur étendue, la table de marque est graduée en seuils qu’il faut franchir (avec un casino unique !), seuil qui grandit au fur et à mesure. Gérard est bien parti, construisant habilement un casino rose lucratif, avant de basculer, au mitan du jeu, sur la couleur orange. Et pour cause, aucune carte de cette couleur n’est encore sortie, c’est donc qu’elles sont encore nombreuses dans le paquet se dit-il, non sans raison, bientôt imité par ses adversaires et notamment Dom, persuadé d’avoir trouvé la martingale, et qui en use et abuse. Olive, pour sa part, adopte une stratégie opportuniste et belliqueuse, attaquant François le débutant sur ses casinos pour tenter d’en prendre le contrôle, en vain, pendnat que Xel mixe les couleurs, avec ausi un penchant orange. Mais la couleur ne sort toujours pas : aucune carte orange en 28 cartes tirées, comme en témoigne le cliché ci-contre (on est sur du 2 pour mille en probabilité) ! Finalement les cartes tant attendues arrivent, et Dom progresse à pas de géant avec un casino de trois cases, avec une chance insolente aux dés (François tente de lui ravir son beau casino gris et fait deux jets de 5, et il sort un 6 !). Mais il est trop tard : François a pris trop d’avance avec ses autres couleurs, sans oublier un casino orange à trois étages bâti sur le tard, pour la soif, et porte l’estocade sur la carte Strip « FIN », celle qui clôt la partie, en possédant deux casinos à ses abords, dont un opportun casino bleu de taille 4 juste suffisant à l’approche du seuil 4 sur la table de marque. Il devance donc Gérard et Dom d’un souffle, Olive est un rail plus loin, quand Xel finit avec un wagon de retard. Au fait, que croyez-vous qu’il arrivait après la carte Strip de fin de partie ? Deux cartes orange….
Quelques années plus tard, sièges et batailles faisaient rage à Parties Civiles.
Cinquante ans déjà que les Verts de Saint-Etienne s’inclinaient (0-1) face au Bayern de Munich, lors de la finale mythique de la Coupe d’Europe des clubs champions, après avoir trouvé deux fois les poteaux carrés d’Hampden Park (tir de Bathenay, tête de Santini). Le Bayern, une fois encore bourreau des Verts, après la demi-finale perdue de l’année précédente (0-0, 0-2). Dans sa chronique politique, le journaliste Patrick Cohen rend un bel hommage aux Verts sur France Inter en ce jour du 50e anniversaire de la finale de Glasgow.
Le 24 avril 1967, 3 mois après l’accident d’Apollo 1, le soviétique Vladimir Mikhaïlovitch Komarov devient le premier cosmonaute à mourir lors d’une mission spatiale, à bord de Soyouz 1. Commandant du premier vaisseau emportant un équipage de trois hommes, Voskhod 1, le 12 octobre 1964, et à son bord, en orbite, un portrait de Karl Marx, un autre de Lénine, et un fragment d’un drapeau de la Commune de Paris, il termine sans problème cette première mission, avec l’atterrissage du vaisseau le lendemain.