Séance de VENDREDI 17/04/2026 au Rusquet

30+ Débarquement De La Baie Des Cochons Photos Photos, taleaux et images libre de droits - iStockLe 17 avril 1961, une poignée d’opposants à Fidel Castro débarquent dans la Baie des Cochons, à l’ouest de l’île de Cuba. Armés par la CIA, ils se donnent pour objectif de renverser le régime castriste, quelques mois après que celui-ci se soit rangé dans le camp soviétique. Mais les partisans de Castro, informés du débarquement, les accueillent avec des armes lourdes. La tentative échoue piteusement et les assaillants se font tuer sur la plage, sous la clarté de la pleine lune. C’est un immense succès pour Fidel Castro, qui se présente devant le tiers monde comme le meilleur opposant à l’impérialisme américain. Le président Kennedy, entré en fonction quatre mois plus tôt, s’en veut d’avoir été mal conseillé par les militaires et la CIA. Mais, contre toute attente, il fait publiquement amende honorable et assume à la radio la pleine responsabilité de l’échec. Les Américains lui en manifesteront de la reconnaissance.

65 ans après, un débarquement bien plus pacifique avait lieu à la salle du Rusquet, pour cette soirée légèrement délocalisée de Parties Civiles.

Table 1, dite « Une chance de cochon » : 3 ans, 4 mois, 3 semaines et 1 jour qu’on n’avait pas vu Inis sur nos tables (l’occasion au passage de s’émerveiller devant des archives si bien tenues). Une disette inexplicable pour ce jeu qui ne ressemble à aucun autre par ses mécanismes et surtout ses trois conditions de victoire, qui toutes comportent un 6… Olive possède ce jeu et Dom, François et Gérard l’en rermcient. Une première partie, courte, voit la victoire de Dom qui, fort d’une main de cartes très puissantes, l’emporte sans coup férir, surpris que son coup décisif n’ait pas été annulé par la carte ad hoc, mais personne ne réagit, soit par léthargie, soit parce que c’est, par chance, la carte écartée du tour (une sur dix-sept). On penche pour la seconde hypothèse et la chance insolente qu’elle suppose, ce qui n’enlève rien ou presque au talent du vainqueur. On remet alors le couvert, et, là, la partie se prolonge, chacun avec des stratégies propres correspondant à l’une des trois conditions. Celle correspondant à une présence dans six territoires semble prisée, mais François vise plutôt « être chef de territoires où se trouvent au moins six clans adverses », et cible le rôle de Brenn dans un territoire disputé. Il en est encore loin, mais, à la faveur d’une carte qui lui permet de remplacer un clan adverse par un des siens, en obtient soudain le contrôle. Cela déclenche un conflit potentiel. Dom, également concerné, le fuit, mais Gérard s’interroge. Sa faible main, que François vient de décimer un instant auparavant en lui prenant une carte (convertie aussitôt en exploit), l’incite à une attitude pacifique. François, qui s’était déclaré prétendant au tour précédant car remplissant les conditions a vu ses forces diminuer, et Gérard ne se méfie pas. Chance ou léthargie encore, il offre le combat à François, et aussitôt la victoire, car s’il ne domine que cinq clans adverses, l’exploit volé juste avant fait le sixième. Dom en est tout marri, qui allait conclure à son tour.

Table 2, dite « Avec armes lourdes » : Les armes sont lourdes à La Famiglia et, dans cette partie à rallonge, on se se hasardera pas à dire qui de Thomas, Marie-Anne, Fred ou Mickaël a le mieux utilisé la mitraille.

Table 3, dite « Piteux échec » : 210 jours de famine pour Battlestar Gallactica qui fait son grand retour. Les cylons (OlivierB et Armand) échouent piteusement, leurs manières évidentes les ayant démasqués et fait embastiller avant qu’ils ne pussent se révêler. Quant à Elie, cylon compatissant, il aida tant et bien les humains (Xel, François-René, Faline), qu’il y eut méprise sur son rôle jusqu’à la fin, car son objectif n’était pas de gagner avec les humains….mais avec les cylons !

Séance de VENDREDI 27/03/2026 à Servel

Un fragment de stèle gravée de l’Égypte antique portant trois versions d’un même texte a permis le déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens au XIXe siècle : la fameuse pierre de Rosette. La stèle est érigée après le couronnement du roi Ptolémée V, et gravée d’un décret qui établit le culte divin du nouveau monarque, édicté par un congrès de prêtres rassemblé à Memphis à la date du 4 Xandicus dans le calendrier macédonien et 18 Méchir du calendrier égyptien, ce qui correspond au 27 mars 196 av. J.-C. Cette année est indiquée comme étant la neuvième du règne de Ptolémée V, ce qui est confirmé par la mention de quatre prêtres qui ont officié cette année-là. Toutefois, une autre date est donnée dans les textes en grec et en hiéroglyphes, qui correspond au 27 mars 197, anniversaire officiel du couronnement de Ptolémée. L’inscription en démotique entre en contradiction avec cette date, mais il est certain que le décret fut publié en 196 et destiné à rétablir le pouvoir des Ptolémées sur l’Égypte.

Pierre de Rosette — Wikipédia

2222 années plus tard, à Parties Civiles, on parlait en toutes les langues.

Table 1, dite « A l’heure allemande » : Younael entraîne de nouveaux adeptes à Libération, autant dire de nouvelles victimes, puisque dans le rôle de l’occupant, il brise encore la frêle résistance du réseau du musée de l’homme (François-René, OlivierL et Franck).

Table 2, dite « Déchiffrement » : Xel, Olive et Dom se lancent dans un Tzolk’in – Le calendrier maya. Seul le dernier n’est pas trop familier. Un jeu assez ouvert aux multiples directions, idéalement il faut tenir compte des tuiles Bâtiment et Monument proposées, comme Olive qui très tôt acquiert une réduction sur le maïs pour nourrir. Xel démarre avec un ouvrier de plus et se concentre sur la roue bleue où elle dépose plusieurs crânes. Dom fait progresser ses technologies et multiplie les ressources et les bâtiments. Les trois se disputent les bonnes positions sur les temples. En fin de partie, Xel utilise la possibilité, une fois par partie, de faire tourner l’engrenage de deux crans ce qui chamboule les plans de Olive qui parvient toutefois, au terme d’une manœuvre compliquée et astucieuse, à poser son dernier crâne et à progresser une dernière fois sur les temples. Il s’impose avec 71 PV devant Xel et Dom à égalité de 62.

Table 3, dite « Babil et Babel » : Venu tardivement d’une assemblée municipale, Vincent se joint à François-René et Younaël pour un babil de fin de soirée à Take time, où les trois compères s’imposent aisément.

Table 4, dite « Couronnement » : Nolwenn invite OlivierB, Faline, Armand et Valentin, un nouvel adepte, à dénouer Le destin de la communauté, et c’est une victoire collective haut la main !

Table 5, dite « Lost in translation » : à Dune Imperium Mickaël et Corentin se livrent de sourds combats, pendant que François développe de lucratives technologies. Quand il fait enfin une incursion sur le champ de bataille, il l’emporte, engrangeant deux planètes d’un coup avec ses technologies et ses cartes Intrigue. Mais son deck est un peu mince, et il doit céder sur la fin, malgré deux nouveaux points glanés sur ses technologies. Mickaël l’emporte avec 9 planètes, au départage sur Corentin, soudain court en traduction de ressources en avantages. Tous deux devancent François, 7.

Table 6, dite « Langue au chat » : à Food Chain Magnate de Thomas, Tristan, Benjamin et JérômeC se sont longuement penchés sur les menus. Qui a pris les meilleures commandes ? Cela nous reste sur le bout de la langue, il n’y a plus qu’à demander au chat.

Séance de VENDREDI 20/03/2026 à Servel

En ce 20 mars, avant-veille d’une élection municipale qui concernait plusieurs de nos influents adhérents, on se souvient que Jacques Chirac devint, en 1977, le premier maire de Paris depuis 1871. Jusqu’alors, on l’a oublié, mais un préfet dirigeait la capitale ! Nous dédions cette séance à sa mémoire, 49 ans après.

Table 1, dite « Paris outragé » : Younael entraîne Élie, Benjamin et François dans Libération, jeu qu’il vient de recevoir et qui a pour thème celle de Paris, à travers la reconstitution de séquences devenues légendaires, chacune étant déployée dans un scénario. Le premier, celui de cette soirée, a trait au réseau du musée de ‘homme. Dans ce jeu asymétrique, où Younaël icarne l’occupant face aux résistants, Paris a été outragé, martyrisé…mais pas libéré !

Table 2, dite « Fracture sociale » : Pas de fracture sociale à cette table ou l’on mène la vie de château dans l’excellent Le château blanc. Corentin l’emporte au dépouillement, d’extrême justesse (1 fer) face à Pierre-Yves, victime d’une pénurie de ce même métal.

Table 3, dite « Des français et des veaux » : Déjà presque un an qu’on n’avait pas sorti Great Western trail Nouvelle-Zélande, le voilà de retour avec Mickaël et Dom (qui apprécient) et JiBee (qui découvre mais le garçon est éclectique et apprend vite). Pas de mouton Dorset Horn bon marché sur le marché de départ, et les bâtiments neutres sont disposés dans l’ordre « pédagogique » favorable. Mickaël et Dom commencent par naviguer pour débloquer des lieux de livraison additionnels tandis que JB développe son troupeau et construit des bâtiments. Les stratégies évoluent en cours de partie et JB se spécialise dans la laine : a chaque parcours de la route vers Wellington il tond une ou deux fois ses plus belles bêtes, accumulant un pactole et empilant les disques sur l’emplacement « 13+ ». Mickaël a finalement pivoté vers une stratégie Charpentier, il en fait le plein sur son plateau individuel et construit les bâtiments de plus forte valeur, sans se priver de prélever sa taxe sur les voyageurs de passage. Dom s’en tient à son cabotage, il organise un faisceau serré d’effets se renforçant avec 5 objectifs, 5 certificats permanents et la démultiplication de sa présence dans les différents types de ports. Oubliant les leçons qu’il est censé avoir apprises il fait quasiment toute la partie avec une unique bergère, n’en embauchant une autre que pour convertir 10 sous en 7 PV (un bon taux !). Favorisé par des pioches heureuses il conclut par une livraison à 21 avant que JB ne termine. Au décompte, c’est logiquement que Mickaël domine les bâtiments et JB les brebis. Bien aidé par 16 points d’objectifs et 16 points de tuiles Capitainerie, Dom s’impose avec 145 PV devant Mickaël 124 et JB (dont la navigation a été un peu erratique, il peut faire mieux) 118. Une très belle partie, la première où tout le monde score au delà de 100.

Table 4, dite « Pas de débat » : Pas de débat possible, Xof s’adjuge une victoire de prestige à Crisis, avec 114, devançant Thomas et Olive, tous deux 108, et Marie-Anne. Ils partent ensuite batifoler en campagne à Freshwater fly.

Table 5, dite « Fluctuat nec mergitur » : Iss Vanguard continue, avec François-René, Armand, OlivierB et Jérôme, et il se dit qu’ils ont fini sous l’eau.

Table 6, dite « Cherchez la femme » : Le destin de la communauté voit Nolwenn, Virgine et deux Caroline tenter de s’en sortir, non sans batailler.

Table 7, dite « Mangez des pommes ! » :  Pour le deuxième tour, la table 2  fusionne avec la 1 pour finir avec le délicieux prototype de pierre-Yves A la ferme. Des cartes représentent des animaux et des légumes, avec leurs affinités bien connues (par exemple, le lapin mange les carottes mais pas les choux, dont la chèvre raffole). Chacun en joue une face cachée, et on révèle. Les animaux qui ont mangé et les légumes qui ne l’ont pas été font marquer des points, et l’on joue toutes ses cartes sauf la dernière, qui matérialisera le score si l’on gagne la manche. Un mécanisme subtil qui fait appel à la mémoire et à l’intuition pour ce party game au désign bien léché, et c’est Corentin qui s’impose au final.

Séance de VENDREDI 13/03/2026 à Servel

En 1980, Tim Berners-Lee, 25 ans, informaticien britannique tout juste sorti d’Oxford, est en stage à Genève, au CERN. Pour faciliter la lecture de la base de données du centre, il conçoit une connexion directe entre mot-clé et dossier référent, et ainsi naît le lien hypertexte. Neuf ans plus tard, il y revient au CERN après un détour britannique et s’aperçoit que les chercheurs du monde entier qui travaillent avec le centre genevois  sont confrontés aux pires difficultés pour échanger dossiers et notes. À la demande de son supérieur hiérarchique, il reprend son idée de lien hypertexte et l’applique à la mise en relation non plus seulement des dossiers du CERN mais de toutes les bases de données scientifiques du monde en utilisant le réseau internet, dérivé d’ARPAnet. Le 13 mars 1989, il soumet son projet à son supérieur, lequel le juge « vague but exciting ». Grâce à l’appui efficace d’un collègue belge, Robert Cailliau, il emporte finalement l’adhésion du CERN. Le 12 novembre 1990, les deux amis déposent le nom de la nouvelle interface : World Wide Web. C’est le début d’une révolution planétaire.

37 ans après, Parties Civiles n’en finissait plus de tisser sa toile.

Table 1, dite « Connexions huilées » : Thomas entraîne Olive et François dans Crisis, jeu de placement d’ouvriers, où, dans une société en crise, il s’agit de produire des ressources pour survivre, mais aussi faire progresser la planète, chaque manche étant dotée d’un objectif collectif de PV pour la maintenir en bonne santé économique. Choisissant le niveau facile, ils parviennent au bout de la partie sans avoir précipité la société dans un krach économique fatal. Fort d’un dernier tour éblouissant, à 32 PV et 56 pièces, François sort vainqueur avec 131 (score sous-estimé car il s’est oublié des points), devant Thomas, 113, et Olive, 98. François parti, Olive entraîne son compère dans un délicieux Mille Fiori.

Table 2, dite « Des araignées et des hommes » : Mickaël invite Xof et  Dom à un Ark Nova (l’extension est dans la boîte et est plutôt transparente, surtout que les projets de conservation permanents ne poussaient pas vers les poissons). Justement, ces 3 projets concernent des familles d’animaux et assez naturellement chacun va se spécialiser en herbivore/oiseau/primate. Mickaël est le premier à décoller sur la piste de réputation tandis que Dom mène de peu sur la piste d’attrait. En fin de partie Dom remplit son zoo, vite suivi par Mickaël : leurs paires de marqueurs se rapprochent et le croisement est proche. Mickaël et Xof font carton plein sur leur objectif personnel et l’avance prise en cours de partie par Mickaël subsiste : il gagne avec +23 contre +12 et +11 à Dom et Xof. Belle partie où tout le monde finit avec un écart positif.

Table 3, dite « Toile de maître » : Dune Imperium voit Corentin mater sans coup férir Fred et François-le-jeune, notre nouvel adhérent, bienvenue à lui.

Table 4, dite « Vague mais excitante » : Younaël invite Pierre-Yves, JiBee, OlivierL et Faline à un projet excitant, celui de Hard rock 1977, mais ce qu’ils en ont fait nous est resté très vague faute de rapport circonstancié.

Table 5, dite « Réseau local » : Iss Vanguard continue, avec François-René, Armand, OlivierB et Jérôme, voilà un réseau qui ne s’étend guère au fil de la campagne.

Table 6, dite « Réseau étendu » :  la table 5  fusionne avec la 4 pour finir par The gang.

Séance de VENDREDI 27/02/2026 à Servel

Le 27 février 1957, Mao lance la campagne des Cent Fleurs pour rétablir son autorité sur le Parti communiste chinois, affaibli depuis son VIIIe congrès, et améliorer les relations entre le Parti et la population dans le contexte international périlleux de l’après-stalinisme. Le principe de cette « campagne de rectification » est de redonner une certaine liberté d’expression à la population, tout particulièrement aux intellectuels, pour critiquer le Parti. Si l’objectif officiel est de s’améliorer, Mao compte bien en profiter pour affaiblir ses adversaires et retrouver un certain ascendant sur ses camarades. La campagne des Cent Fleurs est l’histoire d’« une comédie qui va se muer en tragédie » : peu de temps après son lancement, la contestation explose. Le Parti réagit rapidement et lancera une répression féroce qui fera plusieurs centaines de milliers de victimes, emprisonnées, déportées, et parfois exécutées.

En 1956, pour rallier une population qui a perdu confiance, particulièrement les intellectuels, le Parti avait levé le poids du contrôle politique, accordant davantage de liberté aux écrivains, artistes et chercheurs. C’est dans le cadre de cette campagne de restauration de la confiance qu’est prononcée par Mao, au cours d’un discours, la phrase célèbre venue de la période des Royaumes combattants : « Que cent fleurs s’épanouissent, que cent écoles rivalisent ! », symbolisant la timide libéralisation politique de cette période. Mao parvient à imposer cette idée au sein du Parti à la fin de l’année, malgré les résistances nombreuses. Son discours sur les Cent Fleurs date du 2 mai 1956, mais c’est seulement le 27 février suivant qu’il décide de forcer le cours des choses en prononçant un célèbre discours sur « la juste solution des contradictions au sein du peuple ». Le mot d’ordre des Cent Fleurs, qui jusque-là n’avait constitué qu’une campagne classique de libéralisation, devient un appel à critiquer le Parti, à la stupeur de la plupart de ses membres, qui aperçoivent immédiatement le danger de cet appel, instruits qu’ils sont de l’ampleur du mécontentement dans le pays.

69 ans après, certains adhérents de Parties Civiles, mais pas tous, cherchaient à se rendre populaires.

Table 1, dite « Impasse funeste » : Dom, Younaël, Pierre-Yves et François se dirigent vers les profondeurs d’Abyss, un classique revisité avec plaisir à chaque fois. La compétition est rude sur les seigneurs, chacun usant du pouvoir de ceux qu’ils ont acquis pour en dérouter les autres, augmentant leur coût, raflant les peuples raliés, ou cultivant les perles. François se dévelope à grande vitesse avec ses hippocampes, qui apportent des seigneurs richement dotés, et fait main basse sur un seigneur gratuit que convoitait Dom, après avoir récolté cinq perles. C’est lui qui atteint les 7, mettant fin à la partie, et le voilà qui caracole en tête du poste seigneurs, avec 53 PV, et en tête aussi sur les peuples ralliés: avec 16 PV, le voilà qui culmine à 69. Mais l’impasse sur les monstres (aucun combat) et les lieux (panne de clés) lui sera funeste. Dom, engrangeant 11 et 13 PV sur ces deux postes, le coiffe avec 76. Pierre-Yves, 68, et Younaël, 56, complètent la feuille de marque.

Table 2, dite « Le grand bond en avant » : Tout au bout de la nuit, Xel termine en tête de cette partie d’Ave Roma mais, à la surprise de tous, OlivierL, à la ramasse sur la piste de score, fait un grand bond en avant et la rejoint au décompte des points de fin de partie. Marc, Fred et Olive ont apprécié en connaisseurs.

Table 3, dite « Amélioration collective » : Le destin de la communauté rassemble Nolwenn, François-René, Franck, Faline et Mickaël. Nul doute que, avec de telles individualités, cette fine équipe aura su amlioer ses pratiques collectives pour l’emporter.

Table 4, dite « Ascendant confirmé» : Younaël finit la soirée en initiant Dom à Refuge, un jeu plutôt simple de bag building + prise de risque où il faut éviter de se prendre trop d’orages sur la tête. Au terme des cinq manches, le novice l’emporte 28 à 24.

Séance de VENDREDI 20/02/2026 à Servel

Le 20 février 2002, le parc Vulcania était inauguré. En 1986, les époux Krafft, volcanologues de renommée mondiale, avaient imaginé d’installer une attraction touristique et pédagogique au Puy de Dôme, en creusant au cœur même du volcan. En 1990, Valéry Giscard d’Estaing s’oppose à ce projet. Mais les deux volcanologues meurent en 1991, emportés par une nuée ardente sur les pentes du volcan Unzen au Japon et l’année suivante, l’ancien Président reprend finalement l’idée à son compte et relance le projet d’un parc d’ampleur internationale centré sur le volcanisme. Le Conseil régional vote à une forte majorité le lancement du projet d’un « centre européen du volcanisme », aussitôt contesté par une kyrielle d’opposants (plus d’une trentaine de procès, la plupart en appel), puis retardé par l’adoption de travaux visant (au prix d’un budget à la dérive) à en faire un chantier écologiquement irréprochable, sans oublier un accident (effondrement d’une dalle) en 2000.

24 ans après, les adhérents de Parties Civiles (avec deux nouveaux) se livraient à des expéditions exotiques, dont deux tables vers la même destination !

Table 1, dite « Dérapage budgétaire » : Dom, Xel et François se dirigent vers Goa, un classique mais zappé depuis plus de dix années sur nos tables ! Au terme d’une partie où l’on s’est parfois demandé où on en était dans le actions, François s’incline devant Dom, 43 à 38, faute d’avoir à l’esprit que le plus riche s’octroie 3 PV à la fin ! Oublieux de cette règle, il flambe au dernier tour et perd la prime (20 ducats à 18), ce qui suffit à Dom pour sceller une victoire justifiée par une table de marque sasns faiblesse. Xel, à 29, n’a pas démérité.

Table 2, dite « Sous terre » : Tristan ne laisse aucune chance à Thomas, Marie-Anne et Jeff, qu’il enfonce dans la seconde expédition du soir vers Goa. Puis, ils descendent sous terre pour explorer les arcanes du volcanisme de Sub Terra.

Table 3, dite « Sans trembler » : Bienvenue à Jordan qui, pour sa première, se frotte à Fred à la table de Tiletum – un défi démesuré, que Elie ni OlivierL n’ont pas plus relevé, Fred s’imposant sans trembler.

Table 4, dite « Volcanique » : à Black Orchestra, François-René, Virginie, et deux Caroline (bienvenue à la deuxième, qui nous rejoint), se font d’abord arrêter par la Gestapo. Mais ils remettent le couvert, et parviennent à empoisonner Hitler. Ils se détendent ensuite de ces émotions volcaniques à Krapules.

Table 5, dite « Tellurique » : Mystic Vale voit Younaël damer le pion à Steven, Corentin et Faline.

Table 6, dite « Projet abouti » : Bomb busters réunit la table 1 avec Faline et Corentin, et leur logique collective, moyennant des conseils avisés des uns aux autres, fit merveille.

Table 7, dite « Echo lointain » : pour Olive et Mickaël, c’est une expédition vers Space Corps 2025-2300 lointaine dans l’espace comme dans le temps. L’écho de leur histoire nous parviendra peut-être un jour…

Séance de VENDREDI 13/02/2026 à Servel

Le 14 février 1989, le régime iranien appelle au meurtre de Salman Rushdie, l’auteur du roman Les Versets sataniques, jugé sacrilège, condamnation à mort assortie d’une récompense financière d’un million de dollars. L’écrivain américano-britannique d’origine indienne est devenu un symbole de la lutte pour la liberté d’expression et contre l’obscurantisme religieux. Depuis la publication de ce « contrat », il fit l’objet d’une protection policière renforcée, réduite au fil des ans, jusqu’au retrait de ses gardes du corps, et utilise des pseudonymes, comme Joseph Anton, dont il fera une autobiographie remarquable à la troisième personne du singulier. Le 12 août 2022, il est poignardé à dix reprises et grièvement blessé lors d’une conférence aux États-Unis. L’agression lui laisse des séquelles (perte d’un œil, notamment), mais il continue à écrire. Il relatera son expérience dans un ouvrage Le Couteau, paru en 2024.

37 ans après, les religions foisonnaient sur les tables de Parties Civiles dans un étonnant syncrétisme ludique.

Table 1, dite « Dieu reconnaîtra les siens » : Dom, Xel et François se replongent dans le moyen-âge avec Troyes, un classique où les parties ne se ressemblent pas au gré des tirages de cartes. Dans une partie aux auccents funestes, entre guerre de tranchée contre les événements néfastes et cartes peu lucratives, chacun mène sa partition suivant son objectif caché, Xel plaçant ses ouvriers rouges, François recherchant l’influence, Dom voulant être placé sur les bâtiments. François fait une razzia sur le combat des événements et semble avoir pris une belle avance, mais au décompte final, Xel rushe grâce aux objectifs de fin, et Dom n’est pas en reste. Le score incroyable de cette partie serrée donne les trois dans un mouchoir de poche, Dom et François, 33, et Xel 32 ! On notera que François était plus riche, mais la règle ne comporte pas, à son grand dam, de règle de départage !

Table 2, dite « Mauvaise rencontre » : La fine équipe de ISS Vanguard réunit les habituels François-René, OlivierB, Jérôme et Armand. Ils y ont rencontré un prédateur, et s’en sortent avec des séquelles.

Table 3, dite « Evangélisme planétaire » : Cette table de Terraforming Mars réunit Olive, Jibee, Marc et Jeff. De ces durs-à-cuire, on ne saura rien, les communications martiennes étant connues pour leur lenteur insupportable.

Table 4, dite « Satanique » : à Culte puis Horreur à Arkham (version cartes ?)  on vit Faline, Erwan, Cotentin et Younaël plonger dans les ténèbres.

Table 5, dite « Sous les mânes de Neptune » : L’inépuisable Ark Nova réunit une fois encore Mickaël et Steven. Le premier fit appel à Neptune pour infliger une dérouillée au second, écho magistral de la terrible punition infligée par Thésée à son fils, entendue la veille même au Carré magique.

Table 6, dite « Jeux interdits » : The gang réunit les protagonistes de la table 1 et Mickaël, pour des résultats contrastés, mais finissant sur une victoire. C’est du poker, mais avec de la psychologie, et ces quatre-là ont fini par s’entendre.

Séance de VENDREDI 30/01/2026 à Servel

Le 30 janvier 1969, les Beatles donnent leur concert sur le toit (The Rooftop Concert), dernière prestation musicale live du groupe, gangréné par les querelles internes et qui ne s’était pas produit devant un public depuis août 1966. L’événement a lieu  sur le toit des studios Apple Corps, à Londres. Il provoque la stupéfaction des Londoniens présents, mais l’intervention de la police met fin au concert, qui dure en tout 42 minutes. Le lendemain, le tournage se termine avec l’enregistrement en studio des chansons Let It BeThe Long and Winding Road et Two of Us. Le concert sur le toit est devenu un événement majeur de l’histoire des Beatles, qui cesse d’exister en septembre de la même année après la sortie de l’album Abbey Road, lorsque John Lennon annonce son départ définitif. La séparation sera officialisée le 10 avril 1970, par Paul McCartney. Les enregistrements de I’ve Got a FeelingOne After 909 et Dig a Pony, effectués sur le toit, figurent sur l’album Let It Be. Les Beatles n’existent plus lorsque ce disque paraît en mai 1970, simultanément au film homonyme qui présente des passages du concert. Resté inaccessible dans sa totalité, le film du concert est désormais offert en streaming audio depuis le 30 janvier 2022. L’événement, régulièrement parodié, occupe une belle place dans l’histoire du rock et de la culture populaire.

57 ans après, une série d’expériences avait lieu à Servel.

Table 1, dite « Destin contrarié » : Invités par Nolwenn, JérômeC, François, et OlivierL s’unissent pour Le destin de la communauté. Ce jeu coopératif invite à revisiter l’excellent Pandémie dans l’univers du seigneur des anneaux, même si l’analogie ne saut pas au yeux de prime abord. On retrouve en effet des mécanismes communs (rôles, événements, objectifs, propagation), même si l’univers est radicalement différent, et très immersif pour qui connaît un tant soi peu la saga. Après les explications impeccables de Nolwenn, l’équipe enchaîne les succès et vient à bout des trois objectifs intermédiaires ! Reste le dernier, qui concerne Frodon spécifiquement. Mais ce dernier, joué par Jérôme, s’est peut-être trop collé au groupe, et ne voit pas venir le raid ennemi, qui assaille une place forte et fait chuter le moral des troupes au-delà du seuil de perte. Destin contrarié donc pour notre bande des quatre, mais le voyage a valu le coup, entraide et fous-rires compris.

Table 2, dite « Quatre garçons dans le vent » : La fine équipe de ISS Vanguard réunit les habituels François-René, OlivierB, Jérôme et Armand. Leur concert s’est prolongé sans être stoppé par les forces de l’ordre.

Table 3, dite « Jamais vu » : Cette table de Prototypes réunit Franck, Julien, et Erwan. On ne saura pas plus de leur délibréations, couvertes par le sceau du secret.

Table 4, dite « Get back » : C’est le grand retour de Tzolk’in – Le calendrier maya avec une palette de joueurs rompus à l’exercice : Olive, Jibee, Xel et Tristan. C’est ce dernier qui l’emporte, après une razzia sur le maïs. Puis, Xel partie, ils remttent le couvert à trois !

Table 5, dite « Sur le toît ? » : Un autre classique revient, Twilight Imperium. Entre Mickaël, Fred, Elie et Corentin, à quelques encâblures du dénouement, les bookmakers s’acordaient à voir le premier cité sur le toît du monde.

Séance de MARDI 13/01/2026 à Servel

Inauguré en 2006, le navire Costa Concordia fait naufrage le 13 janvier 2012 à proximité de l’île de Giglio, en Italie. Il a heurté un récif qui a ouvert une voie d’eau dans la coque à 21h45 pendant la soirée du capitaine, et provoqué son naufrage qui a causé la mort de 32 personnes. L’approche « révérence », consistant à raser les côtes pour saluer les habitants, le fit heurter un récif le long de la côte orientale de l’île, ce qui crée une brèche sur la carène bâbord de 70 où l’eau de mer va s’engouffrer très rapidement.

14 ans après, les adhérents de Parties Civiles allaient en croisière en tentant d’éviter le naufrage.

Table 1, dite « Sa révérence » : Olive à acquis Amalfi, à un prix scandaleusement bas, et en fait profiter Xel et François, sous l’oeil concupiscent de Mickaël. François prend un mauvais départ, accumulant inutilement les tuiles tissu, mais réussit peu à peu à sortir de la nasse. Ses ouvriers font merveile, avec des combinaisons lucratives et il empoche un joli bonus final de 28 uniquement sur les phares, pour terminer à 150. Olive, parti doucement aussi, se réveille sur la fin avec un beau rush final, et arrive au même score. Les règles échouant à les départager, on les croit vainqueurs, Xel étant recensée juste derrière à 149, avec de beaux coups d’éclat malgré une famine de pain persistante. Mais la nuit a passé, et une missive nous parvient : elle s’est oublié 6 points dans le décompte des objectifs de fin de partie, ce qui la propulse à 155 dans une inattendue révérence !

Table 2, dite « Capitaine de soirée » : à Dune imperium, François-René l’emporte en bon capitaine de soirée et au bout de la nuit avec 12 points. Suivent Corentin et Caroline à 8, puis Faline à 7.

 Table 3, dite « Naufrage sans fin » : Mickaël tente une nouvelle fois sa chance à Orléans…. Va-t-il enfin lever les bras ? Hélas non, mais à 126, il n’était pas loin de Benjamin, 128. Jibee, à 98, était aussi témoin de son quatrième naufrage.

Séance de MARDI 06/01/2026 à Servel

L e 6 janvier 2021, l’assaut du Capitole causait cinq morts, dont un policier. Cette émeute provoquée par Donald Trump, président sortant battu aux élections, qui rejette le résultat des suffrages. Au terme d’une vaste campagne pour conserver le pouvoir, en dépit de la victoire de son adversaire, qu’il conteste de nombreux recours en justice, tous infructueux, il ne reste plus que cette étape symbolique pour soutenir sa demande au Congrès et au vice-président Mike Pence de rejeter la victoire du candidat élu Joe Biden. Lors de son discours, alors qu’il expose sa rhétorique, Trump incite la foule à se lancer à l’assaut du Capitole pour bloquer la certification des résultats du vote du collège électoral et la victoire de son adversaire, alors que le congrès est réuni pour achever le processus électoral. Il les appelle à marcher sur le Capitole, en leur demandant de « se battre de toutes leurs forces », précisant : « Vous ne reprendrez jamais notre pays si vous êtes faibles. Vous devez montrer de la force et vous devez être forts ».

Avant la fin des discours, la manifestation tourne à l’émeute. Une foule de partisans part à l’assaut du Capitole, déborde violemment les forces de l’ordre et pénètre par effraction dans le bâtiment, en pleine session de décompte des voix du collège électoral. Les émeutiers franchissent les dispositifs de sécurité, investissent salles et bureaux, se livrant au saccage et au pillage. La session du Congrès américain reprend dans la nuit et débouche sur la certification des résultats par le vice-président des États-Unis (que certains émeutiers ont promis de « pendre »), officialisant la victoire de Joe Biden par 306 voix contre 232.

La plupart des dirigeants mondiaux tiennent Donald Trump pour responsable de cet événement sans précédent dans l’histoire du pays, et la Chambre des représentants vote le 13 janvier une seconde procédure de destitution pour « incitation à l’insurrection contre le gouvernement des États-Unis ». Le 14 février, le Sénat vote à 57 voix contre 43, sept républicains ayant rejoint les démocrates unanimes, mais il en fallait 67 pour le déclarer coupable. Il sera inculpé par la justice fédérale pour « complot contre les États-Unis » en août 2023, mais les poursuites seront abandonnées lorsqu’il est réélu président des États-Unis en 2024. Une fois investi, il continuera à affirmer qu’il a perdu des « élections totalement truquées », et gracie plus de 1 500 émeutiers qui avaient été condamnés pour leurs actes, les désignant « otages du 6 janvier ».

Political Cartoon U.S. Trump MAGA Capitol riot | The Week

5 ans après, nul discours enflammé n’était nécessaire pour inciter les adhérents de Parties Civiles à prendre d’assaut la maison de quartier de Servel. Etant fort civils, ils l’ont rendue dans le même état qu’à leur entrée.

Table 1, dite « Etranges créatures » : Wondrous Creatures, jeu de placement d’ouvriers et de collection de créatures rassemble des admirateurs ptêts à participer à la création de la première réserve de créatures au monde. Corentin, Nolwenn, Faline et François-René étaient de l’aventure. L’histoire ne dit pas s’ils ont croisé des créatures comme « QAnon Shaman », reconnaissable à sa coiffe à cornes et son corps peint, « Bullhorn Lady », son chapeau rose et son mégaphone, « Fingerman » – au geste offensant les forces de l’ordre, ou « CatSweat » et son sweatshirt Caterpillar.

Table 2, dite « Sans discussion » : Dom, Xel et François s’emploient à forcer leur destin en implorant , et c’est Xel qui s’impose avec 50, devant François, 43, et Dom 39. La somme des disques de vote restés à la fin a fait basculer le résultat, offrant 5 PV à Xel et délestant François d’autant, mais personne ne chercha à le contester.

 Table 3, dite « A l’assaut » : Mickaël aurait-il enfin trouvé la martingale à Orléans ? Pour s’en convaincre, il part à l’assaut de deux joueurs inexpérimentés, mais qui ne s’en laissent pas conter ! Pari perdu car Benjamin survole la partie avec un explosif 147, dont 72 au décompte final avec un niveau multiplicateur 6 ! Mickaël est un dauphin séduisant avec une marque de 120 remarquable, et Nastassia le suit de près avec un 113 très honorable.

 Table 4, dite « Mouvements de foule » : Younaël arrive en fin de soirée, et rejoint la table 2, qui l’accueille à bras ouverts pour une fin de soirée en pente douce et en coopératif, d’abord à Die Crew. puis à The gang. Ce furent autant de victoires pour cette foule aux mouvements très coordonnés.