Séance de VENDREDI 26/01/2024 à Servel

Le 26 janvier 1926, des membres de la Royal Institution assistent à la première séance de télévision. Il ne s’agit que d’une petite image animée en noir et blanc de 30 lignes verticales, mais elle permet de distinguer clairement la silhouette d’un personnage transmise d’un émetteur situé dans la pièce voisine. La séance a lieu à Londres, 22 Frith Street, dans le laboratoire de l’inventeur, un ingénieur et entrepreneur écossais du nom de John Logie Baird. Après de longues recherches, il avait présenté une première fois son procédé en octobre 1924 dans un magasin, mais le résultat avait été trop médiocre pour être pris en considération.

98 ans après, on donnait en simultané sur 4 chaînes une séance de Parties Civiles.

Table 1, dite « Histoires » : Mythic Battles prend du poids et du volume dans les bagages de François-René, venu présenter sa nouvelle acquisition. A la version Ragnarok pour les puristes, il s’impose avec Elie fort d’une collection de runes, se déjouant de Xof et Armand.

Table 2, dite « NRJ » : A la table de Nucleum, déjà de vieux habitués : Olivier L. qui prend un départ compliqué qu’il paiera longtemps, se muant dès lors et selon ses dires en spectateur d’une joute opposant Fred à François. Ce dernier brille en électrifiant et en remplissant des contrats, mais il est défait au décompte final par Fred, qui engrange les points de ses bâtiments fédéraux, sans oublier ses juteuses avancées sur les pistes. Au final, Olivier est juste devant Fred, mais c’est un effet d’optique car il a un tour de retard (78 à 177, donc). François score un honorable 137.

Table 3, dite « Treizième rue» : à La Famiglia Tristan et Franck engrangent une victoire aisée, permise par un butin plantureux mais mal acquis. Marie-Anne et Mickaël n’étaient pas forcément plus honnêtes mais n’ont rien pu faire.

Table 4, dite « Evasion » : Nouveau tour en Nouvelle-Zélande qui réunit cette fois Xel, Neox et Dom à Great Western Trail Nouvelle-Zélande. Les deux premiers ont joué au jeu de base mais il y a bien longtemps, comme l’a fait remarquer Neox on perd des réflexes à moins jouer. Dom tire les leçons du vendredi précédent où il avait peiné après avoir longtemps n’eu qu’une seule bergère. Cette fois c’est Xel, vu le faible nombre mis en jeu et les achats agressifs des deux autres, qui en souffrira. Elle axe sa partie sur les bâtiments et la navigation pendant que Dom et Neox (le premier à augmenter sa taille de main) font des livraisons à Wellington de plus en plus valables. En fin de partie Neox musarde sur la route sans réaliser qu’il fait le jeu de Dom qui, à toute berzingue, fonce faire une ultime livraison à 13 PV et comme on dit « to add insult to injury », rafle le jeton de fin de partie à 5 PV. Il ressort en tête du décompte des points avec 131 PV devant Neox 92 et Xel 72.

Séance de VENDREDI 15/12/2023 à Servel

Le 15 décembre 1840, une grandiose cérémonie marquait le retour des cendres (au sens figuré de « restes mortels ») de Napoléon, à l’initiative d’Adolphe Thiers et du roi Louis-Philippe, après un voyage rocambolesque depuis Sainte-Hélène à bord de La Belle Poule.  Le retour du corps de Napoléon en France avait deux objectifs : améliorer l’image de la monarchie de Juillet et assurer la gloire aux organisateurs, Thiers et Louis-Philippe. Le ministre a perçu le début de l’engouement français pour ce qui va devenir le mythe napoléonien. Il pensait que ramener Napoléon en France scellerait les accords entre la France et la Grande-Bretagne. Le roi souhaitait légitimer plus encore une monarchie bancale et indifférente aux Français. Finalement, ce fut un échec. Les Français, enthousiasmés et émus par le retour de celui qui était devenu un martyr, se sont sentis trahis de ne pouvoir lui rendre l’hommage qu’ils voulaient, seules les personnalités ayant assisté à la cérémonie.

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Le peu de respect qu’ont témoigné la plupart des politiques a choqué l’opinion, révélant une vraie rupture entre le peuple et son gouvernement. De plus, le retour des cendres n’a pas empêché la France de perdre une guerre diplomatique. Elle a été obligée de lâcher son allié égyptien, Thiers s’est aveuglé et s’est ridiculisé, et le roi l’a obligé à démissionner bien avant l’arrivée de La Belle Poule en France à cause de sa politique agressive. Il n’a donc pu profiter de sa victoire, et, au lieu de faire resplendir la monarchie de Juillet, l’enterrement de Napoléon a consacré son déclin.

Cent ans après le retour des cendres de Napoléon Ier, le 15 décembre 1940, l’Allemagne rendra à la France la dépouille de Napoléon II, l’Aiglon. Le corps du fils de l’empereur avait été enterré à Vienne après sa mort en 1832, et repose désormais dans la crypte des Invalides, à côté du sarcophage de son père. La cérémonie franco-allemande, conçue pour coïncider avec le 100e anniversaire du retour des cendres, se déroule dans une atmosphère glaciale, dans tous les sens du terme, en raison de la crise qui vient d’éclater entre le Reich et Vichy après le renvoi de Laval. Goguenards, les Parisiens murmurent : « Ils nous prennent le charbon et ils nous rendent les cendres ! »

Bien des années plus tard, à Lannion, la soirée de Noël battait son plein en ce 15 décembre. On y découvrit les nouveaux jeux commandés par une commission mixte paritaire (merci les gentils membres !), qui fut conclusive et trouva un subtil équilibre entre gros, moyens et petits jeux – des jeux qui vont sortir, assura le Président dans son discours (merci Président !), on dégusta une montagne de crêpes (merci Olive & Co !), de succulents gâteaux de Noël et du vin chaud (merci Marie-Anne !), puis, tandis que notre armoire se garnissait des nouveautés fraîchement acquises, la grande salle de Servel bourdonna de nos murmures.

Table 1, dite « Voyage au long cours » : Louise, Martin et Léo s’adonnent au voyage au long cours de Terraforming Mars. Léo en sort vainqueur.

Table 2, dite « Mort à l’arrivée » : Lestés de crêpes et de vin, 4 joueurs tentent, avec un handicap collectif, à échapper à la mort qui les guettent à Infarkt. Adrianne est la première victime, son cholestérol et son cœur ayant lâché e même temps. François la suit peu après : la fréquentation de filles de joie, si elle améliora son moral, fut fatale à son système cardiovasculaire. Tristan convia ses voisins à un infâme diner (cervelle d’agneau et vodka-orange), et, à force de s’empiffrer, finit obèse et diabétique. Xel le suivit dans la tombe après un accès de dépression, et c’est donc Samuel, dernier survivant, qui sort vainqueur. On enchaîne sur Skull king, un jeu de cartes à plis avec des couleurs, des atouts et d’autres cartes bizarres comme des pirates, sirènes ou le fameux Skull king, et où, en 10 manches (de 1 à 10 plis), il faut prévoir son score à chaque manche, et cela n’a rien d’évident ! Adrianne ressuscite et l’emporte avec 240, devant Tristan, 170, Xel, 70, et François, 10.

Table 3, dite « Le retour du mythe » : convoqués à une séance de Mythic battle, Mickaël, Xof, Élie et Paul en sortent dans les brumes, sans que le voile sur le champ de bataille n’en fût levé.

Table 4, dite « Fils prodigues » : on retrouve de vieux grognards à cette table de Masters of the universe : pour Neox, François-René, Camille et Gilles, ce jeu issu du dessin animé éponyme avait le parfum de l’enfance perdue.

Table 5, dite « Retour de cendres » : Nouveauté de la soirée, Cat in the box vous plonge dans l’univers quantique, avec, selon les joueurs, une stratégie aussi difficile à appréhender que le statut du chat de Schrödinger. Nastassia en sort vivante avec 13, mais pour les les autres, morts (Vincent 12, Olive et Marie-Anne 11), pour ne pas dire désintégrés (Franck, 3), un retour de cendres est à prévoir. Ils enchaînent sur un Mot malin : là, pas de problème de règles, une mention Perfect scelle leur épopée !

Table 6, dite « Mon empire pour une planète » : Un nouvel ami vient nous découvrir à cette table. Eric, car tel est son nom, n’a pas froid aux yeux en s’attaquant à la colonisation de l’espace de Galileo project et il termine second avec 62, à égalité avec Benjamin l’ancien, mais le devançant au départage. Benjamin le jeune a réglé son petit monde, seul devant avec 69.

Table 7, dite « Intrigues dans l’empire » : JérômeC est intéressé par découvrir Dune Imperium. Fred, Dom et OlivierB obligent, avec le jeu de base pour cette partie d’apprentissage. Fred remporte combat sur combat, dès le premier qui valait 1 PV au détriment de Dom, puis en gagnant ceux de rang III qui rapportent 2 PV. Par contre il progresse peu sur l’influence auprès des 4 factions. Pour Dom c’est l’inverse : il perd les quelques combats auxquels il choisit de participer mais, avec le pouvoir de Yuna Moritani, il progresse régulièrement en influence (qui lui rapportera un total de 6 PV, mais au prix de concentrer ses actions sur la production de Crédits. A noter, il n’aura jamais de jeton Eau de toute la partie). Jérôme achète le premier des cartes puissantes et récupère le premier son troisième Agent. Grâce à son Leader Armand Ecaz il peut à la fois prendre gratuitement des « petites » cartes et épurer son deck (il détruira un total de 8 cartes, constituant un deck concentré et puissant). A la fin du 8e ou 9e tour, Dom sort du bois et révèle deux cartes Intrigue qui le font progresser de 2 PV supplémentaires, le propulsant à 9 PV. Jérôme, à la phase Combat, grappille lui aussi un point qui le mène à 10, déclenchant la fin de partie. Dom joue sa dernière carte Intrigue »décompte final » qui rapporte 1 PV compte tenu de son influence sur trois factions. Mais Jérôme, valorisant le fait qu’il est le seul à avoir acheté 2 cartes ‘L’épice doit couler », marque 2 points de plus, scellant sa victoire avec 12 PV devant Dom 10, Fred 8 et Olivier 6.

Table 8, dite « On y revient » : Cat in the box attise les curiosités, et une nouvelle table se forme en fin de soirée, ramassant les joueurs sortis valides de leur champ de bataille. C’est Fred qui sort de la boîte.

Séance de VENDREDI 01/07/2022 à SERVEL

Le 1er juillet 1997, Hong Kong était rétrocédée à la Chine, tout en gardant un statut de Région Administrative Spéciale (RAS). Si le fameux « un pays, deux systèmes » a longtemps octroyé à l’île un régime d’exception en matière de liberté d’opinion et de marché, en ce 25-ième anniversaire, on peine à distinguer le deuxième système tant le premier a pris le pas, avec la fermeture des fameux journaux hong-kongais qui ont longtemps fait sa singularité (comme le fameux Apple daily), le verrouillage des institutions, et les si décriées lois d’extradition vers le continent.

Pendant ce temps, à Lannion, un quarteron de joueurs en goguette se réfugiaient dans l’univers rassurant des mondes imaginaires.

Lisa Benson's Editorial Cartoons - Hong Kong Protest Comics And Cartoons | The Cartoonist Group

Table 1, dite « Envoyé spécial » : nous accueillons à cette soirée un nouveau gentil membre, doté d’un prénom d’évangéliste, mais appelez-le Arakis, comme la planète-désert de Dune, entièrement couverte de sable et de roches, parcourue par les immenses vers des sables.. Ce jeune nouvel adepte, amené à nos tables par Fabrice, survole sa première partie à It’s a wonderful world. Il y devance Fabrice donc, mais aussi Olivier B et Xof. Avec plus de 200 jeux au compteur, notre nouveau venu n’a rien d’un vermisseau de l’année, et les parties avec lui risquent d’avoir un goût épicé  : quelque chose nous dit que cet envoyé spécial apposera une main de fer sur nos parties, même si elle se loge dans un gant de velours.

Table 2, dite « Si proche, si loin » : découvrant Ark Nova Nicolas II échoue à quelques encâblures de Samuel, et déclare avoir apprécié l’expérience de cette première partie à ce jeu, où il s’agit de construire un zoo moderne, géré de manière scientifique, en créant des enclos, hébergeant des animaux et soutenant des projets de protection des espèces dans le monde entier. Fred et Olive, eux, étaient loin sur la table de marque.

Table 3, dite « Libres et égaux » : final à suspense à cette table de Lords of Waterdeep, où Steven, à égalité avec Neox, gagne à la règle de départage. Baptiste-aux-mains-pleines fut l’hôte de ce duel épique.

Table 4, dite « Sous embargo » : une imposante table de Mythic battles emmène Axel, Mickaël, François-René et le jeune Paul jusqu’au bout de la nuit. Le couvre-feu ne nous autorise pas à en dévoiler l’issue.

Table 5, dite « Le péril jaune » : l’issue est restée incertaine jusqu’au décompte final de cette homérique partie de Brass : Birmingham, où, après un départ poussif, le grand timonier Thomas est en grand péril avec les jaunes. Mais il finit par s’imposer dans un mouchoir de poche, en témoigne une feuille de score d’une incroyable densité :  avec 165, il devance Xel, 163, François, 161, et Tristan, 151. L’enchaînement de développements pour construire des manufactures fut la clé d’une réussite construite sur le temps long.

Table 6, dite « Frères d’armes » : à Crypt, enfant d’un roi qui vient de mourir, vous devez récupérer plus de richesse que votre fratrie. Xof et Arakis l’emportent devant Fabrice.

Table 7, dite « Mort à l’arrivée » : soirée 100% Wallace pour les protagonistes de la table 5, qui se retrouvent à In Flanders field. Sur la ligne d’arrivée, Xel, à égalité avec François, doit gagner, mais ses dés ne lui autorisent aucune carte ! Mais elle sort de sa manche une carte de relance de dés, et le sort lui est favorable, contrairement à François, qui eut la rare infortune de faire un triple 1 qui l’obligea à perdre un tour ! Les deux autres furent déclarés morts au combat.

Séance de VENDREDI 25/03/2022 à Servel

Le 25 mars 1896 s’ouvrent les premiers jeux olympiques modernes à Athènes. 285 athlètes (tous des hommes) s’affrontent sportivement dans 9 disciplines (dont le cyclisme alors nommé vélocipédie, qui remonte comme chacun sait à la plus haute antiquité). A contrario pas d’équitation ce qui démontre bien la suprématie de la machine sur la bête.

Table 1, dite « Affrontement » : cela faisait un moment que Fred voulait partager son Pax Pamir (2e edition en français). Un jeu à part qui a lancé la carrière de Cole Wehrle, magnifiquement produit sans tomber dans la vulgarité injectée de plastique, au thème improbable mais richement documenté (la lutte entre puissances étrangères et locales dans l’Afghanistan du XIXe siècle) et qui se retrouve étonnamment en 45e position du classement BGG alors que c’est clairement un jeu de niche. Les autres partants sont Tristan, Dom (dont l’oeil s’allume quand il entend « Pax ») et Neox (toujours curieux et éclectique bien que pas encore converti à Pax Renaissance, personne n’est parfait). Les alignements initiaux sont équilibrés (Neox+Dom russes, Fred+Tristan afghans) et le plateau en tissu se recouvre de pièces colorées sans qu’une faction ne prenne l’avantage au fil des escarmouches et des dépositions. Côté individuel, Tristan parvient comme à son habitude à composer une sélection judicieuse et puissante de cartes (dont l’achat gratuit à Herat dont il usera et abusera), imité à ce petit jeu par Neox. Les deux autres en sont réduits à de petits tableaux et un marché constamment asséché d’argent par les précédents.

Le scoring à ce jeu est très particulier : il survient 4 fois dans la partie à l’achat d’une carte spéciale et le décompte suit deux logiques très différentes selon si une faction domine ou non. Les deux premières fois, Dom oriente les choses pour partager les points avec Neox, officiellement son allié. Les voilà tous deux à 6 PV. Après une dominance russe 12 à 7, La carte est nettoyée de toutes ses pièces alors que Fred, faute d’options viables, a choisi de rallier le camp anglais. Le troisième décompte se résout au nombre de pièces déployées, Neox prend 1 PV et Tristan 3. La fin est haletante : Dom dans le rôle de l’idiot utile met en jeu 3 soldats anglais au Penjab, le fief imprenable de Tristan, lui graissant généreusement la patte au passage et rejoignant la faction anglaise. L’espoir renaît chez Fred. Avec seulement 5 anglais déployés, Neox et Tristan, sans alliés, estiment qu’il est préférable de rejoindre le camp des nouveaux maîtres. Ils parviennent rapidement qui à acheter des patriotes, qui à capturer des mis à prix (parfois en dynamitant ses propres cartes, un joli coup encore jamais vu et permis par leurs nombreuses actions Trahir).  Dom toujours à court de monnaie n’arrive pas à acheter un deuxième trophée et le dernier décompte (où les points sont doublés) voit donc Fred (3 d’influence anglaise) s’octroyer 10 PV tandis que les 3 autres, à égalité à 2 d’influence, récupèrent chacun 2 PV. Fred passe de 0 à 10 points et l’emporte sous le nez de Neox 9, Dom 8 et Tristan 6. Superbe partie où chacun a été en position de gagner et où toute la richesse et les retournements de situation du jeu ont été mis en lumière. Comme les autres jeux de la série Pax, il a aussi une immense rejouabilité grâce au mécanisme de rivière de cartes où seule une fraction du deck est utilisée à chaque partie.

Table 2, dite « Affrontement » : choc entre Dionysos (F-R) et Helios (Mickaël) à Mythic Battles. Le premier a envoyé de jeunes satyres, le second n’a pas pu résister.

Table 3, dite « Affrontements » : double confrontation entre Gilles et OlivierL à Super Fantasy Brawl. Manche aller pour Olivier 5-4 mais cela a été très tendu. Manche retour pour Gilles 5-4 mais cela a été très très tendu.

Table 4, dite « Affrontements » : OlivierB, Fabrice et Samuel jouent à Gloomhaven Jaws of the Lion. En thèorie c’est plus court que le papa (parmi les bonnes idées, noter le livret de scénarios-plateau, on joue directement sur la page ouverte). En pratique à minuit et demi ils étaient encore là à ouvrir des portes, combattre des monstres et empocher des trésors. Oui mais c’est parce qu’ils ont enchainé trois scénarios, une autre bonne idée pour rendre le jeu plus accessible est que les règles sont introduites progressivement sur les 5 premiers.

Table 5, dite « Affrontement » : Xel, Adélie, Thomas et Matthieu (une nouvelle recrue déjà bien immergée dans le jeu de plateau) disputent d’abord un Amyitis, les deux derniers finissent à égalité. Ils poursuivent par In Flanders Fields et c’est Xel (qualifiée à tort d’artillerie lourde de l’association) qui ressort gagnante de la boue des tranchées.

Séance de VENDREDI 02/07/2021 à Servel

Approchez, approchez ! Parfait dans le costume de M. Loyal, Neox accueille ses ouailles pour la reprise des activités « en présentiel » de Parties Civiles. On s’étire, on se frotte les yeux et on se demande si tout cela est bien réel. Comme si on sortait d’un long sommeil (476 jours selon ceux qui ont coché leur calendrier soir après soir. 476 est d’ailleurs l’année de la chute de l’empire romain d’occident, traditionnellement considérée comme le début du moyen-âge mais c’est une autre histoire).

Le protocole sanitaire a été respecté avec port du masque jusqu’à la fin de la soirée et désinfection des jeux au lance-flammes.

Table 1, dite « Sous le regard des dieux » : Les jeux plantureux sont de retour, la paire François-René/Guillaume affronte Axel/OlivierL à Mythic Battles. Ce sont les seconds qui manoeuvrent le mieux et finissent avec les quatre omphalos de la victoire.

Table 2, dite « Same players shoot again » : Baptiste et Steven ressortent leur cher Warhammer 40k. Ils ont joué longtemps, très longtemps, qui pourra en dire plus ?

Table 3, dite « Fric-frac » : Bien planqués dans une salle périphérique, la bande à Thomas (Nicolas2, Samuel et Jérôme) tente le casse du mois dans Burgle Bros. Ils ont efficacement coopéré et, souples et agiles tels le félin, ont échappé aux rondes des gardes (en se réfugiant dans les toilettes, ça à la SNCF ça ne passe pas). A la fin ils repartent lestés d’un buste de Nefertiti (et de quelques lingots d’or me glisse un commentateur matérialiste).

Table 4, dite « Recrutées » : Non seulement on a eu le plaisir de revoir des (demi) visages connus mais on a découvert de nouvelles têtes, en l’occurence Adriane, Marianna et Chloé. Déjà joueuses et tuyautées par un sympathique adhérent, elles ont enchaîné Splendor (featuring Mikaël) puis Five Tribes pour ensuite rejoindre le Codenames final.

Table 5, dite « Maxivilles » : Le binôme intergénérationnel Eric-Elouan, adjoints d’OlivierB et instruits par Lucas découvre le Royaume de Valeria, un jeu qui reprend la mécanique de Minivilles : on achète des cartes pour son tableau depuis une rivière et à chaque tour les cartes que l’on peut activer sont déterminées par un lancer de dés. Les protagonistes ont disparu avant d’être inverviewés, on est encore un peu rouillés.

Table 6, dite « Apéritive » : Petite partie intercalaire de Coloretto en attendant Lucas pour Gérard, Thibault, Nicolas-qui-vient-deux-fois-par-an et Dom. Thibault, récompensé de sa prise de risques et malgré les croche-pieds de ses collègues, finit avec une collection de cartes quasi parfaite (3 couleurs seulement et 2 jokers) et l’emporte sans discussion.

Table 7, dite « Plat de résistance » : Lucas (qui a encore pris le temps d’expliquer les règles de Five Tribes, il devrait en faire son métier !) prend place avec son jeu fétiche, It’s a wonderful world, avec Thibault dans le rôle du second expérimenté et Gérard, Vincent et VHN comme candides. La hiérarchie a été respectée et il s’avère qu’il faut utiliser les multiplicateurs de score pour gagner. Aidé du bonus de sa carte de départ, Lucas fait tapis sur les cartes jaunes et finit avec 107 points. Thibaut ne démérite pas avec 72 tandis que les autres naviguent autour de 30. Plus cruel que merveilleux, ce monde !

Table 8, dite « Tête à tête fatal » : Thomas convainc N2 de l’affronter à Shards of Infinity, à la fois excellent jeu à 2 et deck-builder parmi les meilleurs. Mais Nicolas savait-il que que Thomas en mangeait un tous les matins ? A-t-il été croqué tout cru ?

Table 9, dite « Farandole de desserts » : Tous les restants finissent sur la scène pour le numéro final, un Codenames, what else ? Avec tellement de joueurs/joueuses qu’ils tenaient difficilement autour de la table. Unité de temps et de lieu pour une partie en 3 manches belle comme une tragédie et drôle comme une comédie. La première aux Rouges (Axel contre Thibault) avec pas mal d’indices en 1, on était rouillés, et juste ce qu’il faut de chance (Rebelle 2 visait Mêche et Fils, mais Base -à cause de Star Wars- marchait aussi). Les Rouges doublent la mise avec F-R face à Adriane : son Anatomie 5 révèle qu’un an de parties à distance l’ont maintenu surentraîné. Les Bleus prennent leur revanche dans la dernière (Vincent-Jérôme) avec un ace sous la forme de Lacoste 3 (Service, Griffe, Col).

La nuit était chaude quand votre rédacteur se retira dans le respect des gestes barrières, mais les tables 2 et 8 allaient toujours bon train. Le forum semble avoir succombé à la pandémie mais tout élément d’information transmis sera examiné avec soin.

Séance de VENDREDI 25/10/2019 à Servel

Le 25 octobre 1415 se déroulait la bataille d’Azincourt. Les troupes françaises, fortes de 15 000 hommes, y tentent de barrer la route aux 8 000 de l’armée du roi d’Angleterre Henri V, qui veut regagner Calais, devenue anglaise depuis 1347, et donc, par là même, l’Angleterre.

La bataille se solde par une défaite importante pour le camp français : la cavalerie lourde, rendue moins efficace par un terrain boueux et les retranchements anglais, est transpercée par les archers anglais et gallois, équipés de grands arcs à très longue portée. Cette bataille, où la chevalerie française est mise en déroute par des soldats anglais inférieurs en nombre, est souvent considérée comme la fin de l’ère de la chevalerie et le début de la suprématie des armes à distance sur la mêlée, qui se renforcera avec l’invention des armes à feu. Elle est, en réaction, une cause majeure de l’épopée de Jeanne d’Arc, puis de l’investissement dans l’artillerie qui deviendra une spécialité française.

Les pertes des Anglais sont de 13 chevaliers et une centaine de simples soldats. Les Français perdent 6 000 chevaliers dont le connétable, et de nombreux grands seigneurs. La débâcle de la chevalerie française d’Azincourt, qui fait suite à celles de Crécy et de Poitiers, prive la France de cadres administratifs et militaires en grand nombre du fait des nombreux tués chez les baillis et les sénéchaux du roi. Elle met également en évidence la conception dépassée que se font de la guerre les armées françaises en particulier une partie de la chevalerie, alors qu’Anglais et Ottomans ont déjà organisé des armées unies et disciplinées : les Français, supérieurs en nombre, mais incapables d’obéir à un chef unique et placés dans l’impossibilité de faire manœuvrer les chevaux, comme à la bataille de Poitiers, soixante ans auparavant, auraient eu intérêt à négocier avec Henri V, qui avait abandonné son rêve de revendiquer la couronne de France.

Cette bataille marque un tournant dans l’art de la guerre en Europe : des armées plus maniables et plus articulées (comme l’était déjà celle d’Édouard III, dont la composition et le comportement permettaient de préfigurer le déroulement des batailles intervenant dès la fin du XIVe siècle) défont des masses hétéroclites pleines d’inutile bravoure. Enfin, cette bataille fait naître dans la population française un sentiment anti-anglais, qui nourrit un patriotisme préexistant en France depuis la bataille de Bouvines, et qui s’amplifiera au cours de la guerre de Cent Ans.

604 ans après Azincourt, la pluie tombait dru sur Lannion, et, si aucun cheval ne s’y embourba, la soirée fut peuplée de fantômes.

Table 1, dite « Planification défaillante » : sorti tout droit du moyen-âge, Hermagor, qui fait son retour après 3 ans de purgatoire sur nos tables, est le premier fantôme de cette soirée. Votre narrateur y initie Gérard, un homme d’expériences, et Benoît, nouveau venu chez nous. Une partie étrange que votre serviteur sembla dominer largement tandis que Gérard paraissait en perdition, peinant à établir ses citadelles. Mais tout se détraqua dans le dernier tour: ayant épuisé toutes mes citadelles, je me retrouvai à l’arrêt, et la machine s’enraya. Et Benoît s’impose largement avec 133, devant Gérard, 109, suite à une remontada de folie, et je termine dernier avec 95 !

Table 2, dite « Au champ d’honneur » : à l’issue de cette table de V Commandos les fantômes de Camille, Olivier, Jérôme, Nicolas II flottaient dans l’air. Les quatre terminent sur le carreau, malgré un premier objectif atteint.

Table 3, dite « Jaune canari » : à Wingspan c’est le jaune canari de Thomas, 86, qui sort en tête, un battement d’ailes devant Vincent, 82, et Julien, 81. Un vol d’hirondelles plus loin, Xel nous fait comprendre que son score lui rappelle l’Orne.

Table 4, dite « Maillot jaune » : à Shards of Infinity la table 3 refait le match, mais enregistre le même vainqueur !

Table 5, dite « Ghostbusters » : à Demeures de l’épouvante, les fantômes étaient omniprésents. La fin en fut déroutante Y a-t-il une vie dans l’au-delà se demandèrent Neox, François-René, Olivier et Thomas_2nd ? Une chose est sûre, Anthony, qui a collectionné les indices, ne s’y ennuiera pas.

Table 6, dite « Triangle isocèle » : un Mythic Battle à trois, c’est chacun pour soi. Mais comme dans tout bon triangle amoureux, il faut que deux s’y chamaillent: ce fut le cas d’Axel et Mickaël, permettant à Armand, le troisième larron qui jouait Artémis, de tirer les marrons du feu sans effort.

Table 7, dite « Ni grâce ni pardon » : on résumera cette partie de A song of ice and fire dans l’univers de GOT à l’équation suivante: Stark.Jack > Lannister.Jeff. Ni grâce ni pardon, comme l’a chanté Cabrel à propos d’Azincourt.

Table 8, dite « Lucas crâna » : Lucas était désireux de découvrir Race for the Galaxy, Dom l’initie en compagnie de Thibault. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’initié s’en est bien tiré ! A la première partie, il déroule une stratégie quasi-parfaite basée sur les ressources brunes et finit avec 62 PV (contre 34 et 21 respectivement). Tout le monde repart pour une seconde partie que Lucas, avec 4 mondes de production et 4 développements de valeur 6, remporte de nouveau avec 50 PV.

Table 9, dite « Fantômes de nuit » : comme la soirée ne finit toujours pas, nous abandonnons Camille, François-René et Neox à Greenville 1989 – un jeu narratif, où les joueurs incarnent une bande d’adolescents coincés dans un univers parallèle et cauchemardesque. Les fantômes de la nuit enveloppent l’issue de cette quête.

Table 10, dite « Ombres de nuit .» : c’est notre dernier revenant de la soirée: Shadow hunters n’était pas sorti sur nos tables depuis un an. Jérôme était bien sûr à la manœuvre ! Les ombres de la nuit enveloppent l’issue de cette joute.

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum


Séance de VENDREDI 30/08/2019 à Servel

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En ce 30 août, le milliardaire américain Warren Buffet entrait dans sa quatre-vingt dixième année. Lui qu’on surnomme l’oracle d’Omaha a prodigué nombre de conseils aux investisseurs, et qui pourraient aussi concerner les joueurs invétérés de Parties Civiles, comme on va le voir.

Table 1, dite « Patience et longueur de temps » : A l’orée de cette soirée, Dom n’a qu’une idée en tête: amener des joueurs à sa table de Grand Austria Hotel, un jeu de gestion dans l’univers de l’hôtellerie viennoise, très bien conçu mais qui comporte des pièges, on y reviendra. Si votre serviteur est d’emblée conquis, les autres chalands ne se bousculent pas, mais notre homme fait avec tant d’ardeur son numéro de réclame que la table se peuple finalement de deux joueurs supplémentaires: Pierre et Yannick. Ce dernier, réticent au départ, enchaîne les combinaisons gagnantes, et termine avec un score magnifique de 164, seulement coiffé par Dom qui réalise un historique 174, grâce à des artisans aux mains d’or qui multiplient vins, cafés et autres strudel. Pierre a été clairvoyant et aboutit à 92. Quant à votre narrateur, bien parti, et en tête à mi-parcours, il est foudroyé par un choix de chambres malheureux, misant à la fois sur les jaunes et les rouges. A courir deux lièvres, il n’arriva jamais à sécuriser leurs bonus, et mourut de famine d’argent et de prestige sur la piste de l’empereur. Les derniers tours lui furent un chemin de croix (pour un score final de 55) avec un tirage de dés catastrophiques qui l’incita à passer par deux fois, espérant un retour à meilleure fortune (un tirage de dés différent), si ses collègues faisaient de même. Mais ceci n’arriva pas, les tours s’effilochaient et la partie s’étira en une infinie langueur, chacun prenant le temps qu’il faut pour mesurer toutes ses options, car, comme le dit Warren Buffet, « On ne peut pas faire un bébé en un mois en mettant neuf femmes sur l’affaire « . Au dernier tour, votre narrateur perdit même une carte artisan, sur laquelle Yannick misait pour la copier, lui ôtant 18 points de bonus final et presque la victoire (mais, selon les calculs à chaud de Dom, il aurait perdu quand même de 1 point !).

Table 2, dite « Sur le carreau » : trois joueurs en goguette pour une sympathique table de Azul, dans sa deuxième version où l’on construit à la fois en vitraux et céramiques. Maxime, Julien et Camille s’adjugent chacun une partie, tandis que Jack reste sur le carreau et repart bredouille, faute d’avoir respecté l’adage de Warren Buffet: “Les tournois sont gagnés par les gens qui se concentrent sur le jeu, pas sur le tableau des scores.”

Table 3, dite « Oeuvre utile » : dans cette aventure de Mythic battles, le petit Paul, associé à Mathieu, nous rapporte qu’ils ont « gagné comme des vieux », face à Axel et Mickaël. La sagesse n’attend pas le nombre des années, à l’instar de cette pensée de l’oracle d’Omaha au soir de sa vie: “Si je voulais, je pourrais engager 10 000 personnes pour ne faire rien d’autre que peindre mon portrait toute la journée pendant le reste de leur vie. Et le PIB du pays augmenterait. Mais l’utilité du produit fini serait de zéro, et j’empêcherais ces 10 000 personnes de se consacrer à la recherche contre le SIDA, la santé, ou l’éducation ».

Table 4, dite « Force de l’habitude » : La campagne continue pour Le seigneur des anneaux, où LN, Baptiste, Neox et F.-R. ont engrangé une victoire, pas totale cependant car il leur manquait des bonus. La force de l’habitude leur a manqué, mais cela viendra: selon Buffet, “Les chaines de l’habitude sont trop légères pour être senties jusqu’à ce qu’elles soient trop lourdes pour être brisées.”

Table 5, dite « Les gens normaux n’ont rien d’exceptionnel » : à Brass: Birmingham Thomas a roulé sur Xel et Tristan, culminant avec le score prodigieux de 203 ! Un score extraordinaire obtenu par une manière ordinaire, ce n’est pas une mauvaise méthode. “Pour que tout se passe bien, vous n’aurez à faire que peu de choses bien dans votre vie du moment que vous ne faites pas trop de choses mal. Il n’est pas nécessaire de faire les choses de manière extraordinaire pour obtenir des résultats extraordinaires.”

Table 6, dite « Métier à risque » : les deux Olivier, Frank et un quatrième s’essaient à Négociateur prise d’otages – un jeu coopératif qu’ils ont deux fois gagné, la première fois avec 50% de pertes humaines, la seconde en préservant tous les otages. La prise d’otages est un métier parfois lucratif, mais déconseillé pour l’investisseur car il ne répond pas aux critères énoncés par le sage américain: “J’essaie d’investir dans des sociétés d’une qualité telle qu’elles fonctionneraient même si un idiot les dirigeait. Car tôt ou tard cela arrive toujours.”

Table 7, dite « Futur incertain » : un Shards of Infinity rassemble les joueurs de la table 6, rejoints par Olivier-3. Un jeu où il faut bien anticiper les actions de ses adversaires, car, c’est clair, « Dans le monde des affaires, le rétroviseur est toujours plus clair que le pare-brise.« 

Table 8, dite « Maillot jaune » : à Deep sea adventures on plonge pour pêcher de lucratifs trésors, mais il faut savoir se retirer à temps. Thomas l’emporte, mettant à profit la célèbre maxime “C’est quand la mer se retire que l’on voit ceux qui se baignent sans maillot.”

Table 9, dite « Le sens de l’histoire » : à Kobayakawa une poignée de joueurs se retrouvent plongés dans le Moyen-âge japonais, où les clans samouraïs se battent pour la domination des terres de l’archipel. Mais être le plus fort ne suffit pas toujours car les alliances du puissant clan changent comme le vent, accordant parfois la victoire au plus faible. Un jeu tactique où il faut savoir misé avec un optimisme raisonné, car, tout bon investisseur le sait, « L’optimisme est l’ennemi de l’acheteur rationnel.”. François-René et votre serviteur ont su garder leurs nerfs et l’emportent de concert.

Table 10, dite « L’histoire sans fin » : encore un Mythic battles final en mode duel entre Axel (qui fait le plein avant de nous quitter pour d’autres rivages) et Mickaël. Le profit peut être au coin de la rue de l’ennui, nous apprend Buffet, qui exposa un jour sa méthode ainsi: “Notre approche est de tirer profit du manque de changement plutôt que du changement. Lorsque j’investis dans les chewing gums Wrigley, c’est le manque de changement qui m’intéresse.”

Table 11, dite « Mouvements de foule » : à Time bomb, il faut savoir observer ses adversaires. Comme le disait le milliardaire, “Vous devez séparer votre opinion de celle de la foule. Les comportements grégaires conduisent les cerveaux à la paralysie. » Un précepte mis à l’oeuvre avec succès par les terroristes qui s’adjugent deux parties, chaque fois avec François-René à la manœuvre.

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Séance de VENDREDI 23/08/2019 à Servel

Le 23 août 1939, le monde apprend avec stupéfaction la signature au Kremlin, à Moscou, d’un pacte germano-soviétique de «non-agression». Staline soupçonne les Occidentaux de vouloir détourner vers l’Est les appétits de conquête de Hitler. Il croit voir dans le lâchage de la Tchécoslovaquie à la conférence de Munich de septembre 1938 la confirmation de ses craintes. Hitler commence à émettre des revendications sur la Pologne et réclame en particulier Dantzig, «ville libre» selon les termes du traité de Versailles de 1919. Le «couloir de Dantzig» assure à la Pologne un accès à la mer mais présente pour les Allemands l’inconvénient de séparer la Prusse orientale du reste de leur pays. 

Le 15 mars 1939, la Wehrmacht entre à Prague et transforme ce qui reste de la Tchécoslovaquie en une colonie allemande. Le 23, elle occupe le district de Memel, en Lituanie, petit territoire germanophone derechef rattaché à la Prusse orientale. Pour circonvenir la menace allemande, Staline négocie d’abord un rapprochement avec Français et Britanniques. Un projet d’accord est bouclé le 22 juillet, mais le dictateur refuse de le signer car les Occidentaux n’autorisent pas ses troupes à entrer en Pologne et en Roumanie en cas d’agression allemande.

Résultat de recherche d'images pour "pacte germano sovietique cartoon"De dépit, Staline change son fusil d’épaule et, le soir du 19 août, annonce à son Politburo son intention de signer un pacte de «non-agression» (et non une alliance qui implique un engagement militaire commun) avec son turbulent voisin. À Berlin, Joachim von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères, convainc Hitler que les Occidentaux sont trop timorés pour répondre aux provocations allemandes, et l’entraîne dans un rapprochement avec Staline, en vue du dépeçage de l’Europe centrale. Lui-même se propose d’aller à Moscou négocier un partage de la Pologne et des pays baltes.

Le 21 août 1939, Berlin propose officiellement à l’URSS un pacte de non-agression sous le prétexte de mettre un terme aux provocations… de la Pologne ! Le pacte est conclu pour une durée de dix ans. Il inclut une aide économique de l’URSS à l’Allemagne avec d’importantes livraisons de blé, pétrole et matières premières. Deux clauses secrètes prévoient le partage de la Pologne en zones d’influence allemande et soviétique, et la livraison à l’Allemagne nazie de militants communistes allemands réfugiés en URSS. Hitler, débarrassé de la crainte d’avoir à combattre sur deux fronts, envahit la Pologne dès le 1er septembre. Les dirigeants  français et britanniques comprennent alors que la guerre est devenue inéluctable.

50 ans plus tard, « La Voie balte » secouait le monde : une immense chaîne humaine relia Estonie, Lettonie et Lituanie dans une lutte non violente pour la liberté. Entre 1,5 et 2 millions de personnes, soit le quart de l’ensemble de la population des trois pays participèrent à cette manifestation qui amènera un durcissement de l’attitude de Moscou vis-à-vis de ces républiques soviétiques. Le choix de la date est dû à la célébration du cinquantenaire du pacte germano-soviétique, qui annulait l’indépendance Baltique par un protocole secret définissant la répartition des territoires situés entre les frontières des deux pays, dont les trois États baltes. C’est seulement le 23 août 1988 que le contenu de cet accord a été rendu public. Une année plus tard, un rassemblement massif est organisé par les mouvements nationaux des trois pays baltes.

Ainsi naquit la voie balte, spectaculaire et pacifique acte de solidarité qui interpella le monde. Elle montra que les trois pays baltes, indépendamment de leur identité nationale propre, pouvaient unir leurs forces pour trouver le chemin de la liberté. L’impressionnante chaîne humaine, associée à la pression internationale grandissante en faveur de la révélation de la vérité historique, a donné une impulsion décisive au rétablissement de l’indépendance nationale de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie (qui survint en septembre 1991), encourageant dans le même temps les mouvements démocratiques dans toute l’ancienne Union soviétique.

80 ans plus tard, à Hong Kong, les contestataires formèrent une « chaîne humaine » en se tenant par la main dans différents districts de la ville semi-autonome, sur le modèle de la voie balte.

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A Parties Civiles, pas besoin de se tenir la main pour se sentir libres de batifoler sous les yeux de notre président débonnaire. Nous saisissons ce double anniversaire devenu universel pour clamer notre alliance libre et indéfectible !

Table 1, dite « Le partage des eaux » : Tel un bateleur de foire, voici Jack qui nous présente Underwater cities : « c’est comme Terraforming Mars, mais sous l’eau ! » Alléchés par ce programme de choix, deux visiteurs, Jérôme et Chloé, rejoignent Olivier-3 dans l’aventure. A l’heure du compte, cinq longues heures ont passé, et les eaux n’ont pas été partagées: c’est bien le possesseur du jeu qui sort vainqueur. A tout seigneur tout honneur.

Table 2, dite « Tout ira bien et si tu veux » : un petit Taluva rassemble Jeff et Neox, qui la jouent cool. Ce dernier se fait battre, tend la joue gauche, puis se fait battre encore. Mais il est débonnaire, on vous dit.

Table 3, dite « Lutte inégale » : dans cette aventure de Mythic battles, le Sphinx (Mickaël) est venu se venger d’œdipe (Axel), mais s’est fait rouler dessus, à cause, dixit le vainqueur, d’un scénario très déséquilibré.

Table 4, dite « Chaîne de valeur » : Gérard invite à se plonger dans l’Italie de la Renaissance: à Signorie, il faut gérer les hommes et les femmes de votre famille, envoyant les uns se former aux carrières politiques, cléricales et militaires et mariant les autres à des membres de nobles familles. Une partie que Xel conclut avec 181, devant Nicolas II, 161, Gérard, 156, et la méritante Yona, 139, pour une feuille de marque d’un niveau historique !

Table 5, dite « Histoire à écrire » : dans la dernière ligne droite, la fine équipe d’enquêteurs de Sherlock Holmes: Détective conseil se déplace à Queens Park. Ce quartier du Nord de Londres est le théâtre d’un opus inédit se déroulant sur trois jours, et dont les questions ne sont posées qu’à la fin du troisième jour. Mécanisme retors, le temps de chaque journée est compté: déplacements et visites prennent un temps qui grignote peu à peu le budget. Nous repartons un peu frustrés de cette première journée qui a déroulé deux pistes parallèles, sans vraiment aboutir sur aucune, et qui nous laisse avec des questions sans réponses !

Table 6, dite « Le sens de l’histoire » : le Codenames final-même -sil-est-tard-mais-ça-fait-longtemps voit donc les Rouges (Gérard, Dom, VHS) affronter les Bleus (Xel, Nicolas II, François-René).

Bleus 1-0; : malgré un beau début avec Harpon 3; (Baleine, Pêche, Pointe), les Rouges calent au dernier tour, hésitant sur l’association Noix / Note: l’indice proposé, Riche visant à la fois les calories et l’argent, de manière trop sybilline. Un habile Muscadé aurait fait l’affaire, suggéra avec à-propos un espion. En face, les Bleus; confient à leur joker de luxe (Nicolas II bien sûr) le soin de trancher entre Course et Salade pour l’indice Champ, ce qu’il fit avec un zeste de réussite en choisissant Salade (il semble que mettre Champ à tout bout de champ soit un bretonnisme, mais la question n’est pas tranchée nettement il me semble)

Rouges 1-1 : tandis que les Bleus s’égarent dans des plans Drague mal barrés, les Rouges déroulent, à l’image du joli Week-end 3 (Temps, Londres, Langue). L’inquiétude change de camp.

Rouges 2-1 : Un très bel enchaînement thématique Dépression 3 (Bar, Noir, Cafard) et Torricelli 2 (Bar, Appareil) permet aux Rouges de conclure victorieusement en suivant le sens de l’histoire. C’est à ma connaissance la première fois que Bar est pris dans son sens atmosphérique: il ne faut jamais oublier qu’à ce jeu, les mots à trouver ont toujours plusieurs sens, et parfois même les indices comme ici !

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Séance de VENDREDI 16/08/2019 à Servel

Ce soir était la dernière séance pour Alice et Lucas qui, leurs vacances dans le Trégor terminées, repartaient le lendemain avec leurs caisses de jeux et leurs recettes de cookies. Mais chut ! on pourrait bien les revoir dans quelques mois.

Le 16 août 1884 naissait à Bonnevoie (Luxembourg. Le 16 août 1845, c’est Gabriel Lippmann, prix Nobel de physique 1908, qui y naissait. Etonnant, non ?) Hugo Gernsback qui créa le terme de « science-fiction » et, à travers les magazines qu’il publia installé aux Etats-Unis, joua un rôle-clé dans le développement de cette forme de littérature. C’est en son honneur qu’est attribué chaque année le prix Hugo à un roman de SF en anglais.

Table 1, dite « La voix des morts, Orson Scott Card 1987″ : Frank, Olivier3, Nicolas2 et Eric jouent à Zombicide, je crois en version Black Plague. Le résultat est resté mystérieux.

Table 2, dite « Les dieux eux-mêmes, Isaac Asimov 1973″ : prenant leurs aises dans une salle dédiée, Mickaël, Elouan, Axel et Paul-Jr étalent Mythic Battles Pantheon (depuis la livraison de la v1.5, attendez-vous à revoir ce jeu apprécié). Ce soir pas de dieux mais des titans. Atlas qui est sorti sans sa petite laine dans la fraîcheur lannionnaise se fait sérieusement enrhumer par la paire Mickaël/Paul qui l’emporte avec facilité, selon les propose immodestes du jeune participant. Il se pourrait même qu’une seconde session ait été lancée.

Table 3, dite « Le serpent du rêve, Vonda McIntyre 1979″ : les visiteurs du soir accueillent Neox, Xel et un F-R réticent autour de Imaginarium, jeu de gestion poids-moyen dans un univers steampunk et onirique. Neox l’emporte sans faire de déclaration à la presse.

Table 4, dite « Mars la verte , Kim Stanley Robinson 1994″ : Thomas, Camille et Dom se lancent dans un Terraforming Mars, les deux premiers découvrant. Histoire d’accélérer le début de partie, l’extension Prélude est ajoutée. Partie équilibrée entre les cartes et les tuiles pour les trois joueurs. La fin de partie arrive d’un coup, les 3 critères de terraformation se trouvant atteints presque simultanément et le plateau étant finalement pas très rempli. Avec 2 objectifs et 1 récompense, Dom finit à 65 PV, détaché devant Thomas (55) et Camille (41).

Table 5, dite « Un cas de conscience, James Blish 1959″ : la fin de soirée débute avec un Time Bomb (Neox, N2, F-R, Xel, Thomas, VHN). Les Bleus déroulent avec aisance, coupant 1 à 2 fils par manche. Mais un malheureux cri « ne viens pas chez moi ! » de F-R donne des idées aux Rouges. Dom choisit la mauvaise carte parmi les 2 de Thomas qui n’a plus qu’à cueillir la victoire avec son acolyte Neox.

Table 6, dite « La grande porte, Frederik Pohl 1978″ : après le départ de Neox, c’est un Deep Sea Adventure à cinq. On se souviendra du pragmatisme hostile de F-R (je fais demi-tour tout de suite et me leste de trésors en remontant, tant pis si ceux qui suivent y restent) et le panache de Xel (jouant tout pour le tout dans la dernière manche, elle palme vers le fond. Las, Camille et Thomas lui chipent sous le tuba les 2 piles de trésors qu’elle convoitait). Thomas (16) et Dom (12) sont les dauphins du requin F-R (35 PV); les autres quittent la partie par la petite porte, noyés.

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Séance de VENDREDI 09/08/2019 à Servel

Le 9 août 1974, Richard Nixon, devançant un impeachment inéluctable, démissionnait de la présidence des Etats-Unis où il avait été triomphalement réélu deux ans plus tôt (face à un candidat démocrate qu’il présenta comme défendant l’« amnistie, l’avortement et l’acide »), suite au scandale du Watergate, terme qui a fini par regrouper un grand nombre d’activités clandestines et souvent illégales entreprises par les membres de son administration, des dirty tricks (« coups tordus ») : pose de micros dans les bureaux d’opposants politiques et de personnes jugées suspectes, harcèlement de groupes d’activistes et de personnalités politiques.

Ces activités furent révélées par l’arrestation de cinq hommes ayant pénétré par effraction dans les bureaux du parti démocrate dans le complexe du Watergate à Washington le 17 juin 1972. Le Washington Post s’empara de l’affaire et les journalistes Carl Bernstein et Bob Woodward s’appuyèrent sur les informations fournies par « Deep Throat » (« gorge profonde »), qui se révéla plus tard être le directeur adjoint du FBI, pour lier les cambrioleurs à l’administration Nixon.

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L’un des enregistrements des conversations internes à l’administration, réalisé peu après le cambriolage, démontra que Nixon avait été informé du lien entre la Maison-Blanche et les cambrioleurs peu après l’effraction et avait approuvé des plans pour entraver l’enquête. Dans le communiqué accompagnant la publication du Smoking Gun Tape (« enregistrement de l’arme du crime »), il assuma sa responsabilité pour avoir menti au pays sur le moment où on l’avait informé de la vérité sur le cambriolage du Watergate et déclara qu’il avait eu un trou de mémoire. Lorsqu’on lui dit que, même à la fin de sa carrière, la plupart des Américains ne pensaient pas bien le connaître, Nixon répondit : « Oui, c’est vrai. Et il n’est pas nécessaire pour eux de savoir ».

A Parties Civiles, 45 ans après, la soirée a failli ne pas commencer, le Président porteur des clés étant momentanément « empêché ». Mais après quelques instants de flottements, coups tordus, gorges profondes et trous de mémoire n’ont pas manqué, jugez plutôt.

Table 1, dite « Espionnage en masse » : exactement 18 mois après sa dernière apparition sur nos tables, l’excellent A study in Emerald fait son grand retour. Les restaurateurs (François et Thomas) sont dominés en nombre pas les loyalistes (Xel, Thomas et Eric). Une partie où Eric eut quelques trous de mémoires sur les règles et les appartenances des uns et des autres. Pourtant, pas besoin de poser de micros pour camper le décor: les deux attaques de monstre perpétrées par François laissaient peu de place au doute. Faisant la course en tête, votre vaillant narrateur s’en trouva pilonné par les agents loyalistes et une armée de zombies déployés par Eric, et, à un ou deux agents près, échoua de ce fait à acquérir la carte qui lui aurait à coup sûr accordé la victoire (carte qui, outre ses points, offrait un bonus en agents idéal pour chasser de nouveaux monstres). Les marrons furent tirés du feu par un sprint final de Tristan, qui, rushant la fin de partie, ponctua, à son profit, une course d’équipe.

Table 2, dite « Transferts d’informations » : Partie de Innovation en tête à tête pour Nicolas-2 (2e essai après son coup d’éclat initial) et Dom. Le tableau initial se développe plus vite chez Nicolas qui n’hésite pas à vider la main (avec Rames) et le tableau (avec Théologie) adverses. Il a rapidement les 5 couleurs avec des décalages intéressants tandis que Dom n’arrive à dominer que les icônes Usines. C’est pourtant dans cet interstice qu’il arrive à répéter la carte Emancipation (comptabilisez une carte de la main adverse) qui finira par le mener à une victoire 6-1.

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Yggdrasil

Table 3, dite « Ennemis corrompus » : Dom et Nicolas-2 étrennent ensuite Yggdrasil, un jeu coopératif dans la mythologie nordique où il faut faire reculer des ennemis qui progressent au rythme d’une pioche de cartes, si trop d’ennemis avancent trop on a perdu. Les combats sont réglés par des dés, des jetons défaussés permettant de moduler la probabilité de succès. La pioche des jetons, elle, utilise un mécanisme de bag-building mélangeant les jetons utiles et stériles dans 4 sac différents. Le jeu permet de moduler sa difficulté en jouant sur la composition de la pioche de cartes. Pour cette partie de découverte, il a été jugé presque trop facile (d’autant que la difficulté augmentant avec le nombre de joueurs, il aurait fallu s’infliger un handicap initial à deux) : les Dieux ont triomphé sans jamais s’être sentis en difficulté.

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Table 4, dite « Gorges profondes » : Une nouvelle fois, Alice et Lucas arrivent avec une préparation maison, en l’occurrence des muffins au chocolat et aux noix de pécan, qui tombent dans quelques gorges profondes. Mais aussi, un jeu, Black rose wars, de conspiration et destruction: combinaison idéale pour Neox qui l’emporte avec 38, devant Alice, 35, Olivier-L, 24, et Lucas, 23.

Table 5, dite « Les hommes du Président » : C’est la pleine saison de Mythic battles: le Président Mickaël (s’il y a un jeu où il mérite ce titre c’est bien celui-là) régale encore, et cette fois paie de sa personne: le duo qu’il compose avec Elouan s’impose sans coup férir devant Axel et Olivier-3.

Table 6, dite « Fric-frac » : également en pleine bourre, Deep sea adventure revient de nouveau en guise de trou normand. Xel y triomphe avec 47 trésors suite à un fructueux fric-frac en troisième manche, devant Tristan, 35, François, 23, Thomas, 18, et Eric, trois fois noyé pour avoir trop tardé à remonter.

Table 7, dite « Coups tordus » : réunis de nouveau pour un Flamme rouge, les protagonistes de la table 6 mènent une course haletante, ponctuée de quelques coups tordus, et que François lança avec ardeur. Ses poursuivants restèrent souvent bloqués dans le peloton quand ils ne chutaient pas, mais Xel sut s’en extraire au bon moment, et plaça à la fois son sprinter et son rouleur en tête, un exploit rare, d’autant qu’ils furent les seuls à franchir la ligne d’arrivée !

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