Séance de MARDI 13/10/2026 à Servel

Raymond Kopaszewski naît le 13 octobre 1931 dans le bassin minier du Nord et une famille de mineurs polonais. Lui même débute à la mine (où il perd deux phalanges dans un accident) tout en jouant au football avec les copains du quartier, puis dans l’équipe locale avec laquelle il décroche en premier titre en cadets. Après la guerre il passe senior et, non retenu par les grands clubs locaux (Lille et Lens) il obtient un premier contrat professionnel au SCO d’Angers où on raccourcit son nom en Kopa. Le club fait deux saisons moyennes mais le jeune attaquant progresse et attire l’attention du Stade de Reims, l’élite de l’époque, où il exprime tout son talent. Reims obtient plusieurs titres de champion ou vice-champion de France et parvient en finale de la coupe d’Europe des clubs champions 1956 qu’il perd 3-4 face au Real de Madrid. Kopa a aussi rejoint l’équipe de France en 1952 et participe aux coupes du Monde 1954 et 1958, cette dernière voyant une équipe de légende battue en demi-finales par le Brésil de Pelé. Entretemps il a été débauché par le Real Madrid en 1956 où il dispute trois saisons d’exception, le meilleur club de l’époque remportant au total cinq titres de champion d’Europe consécutifs. Il souhaite cependant rentrer en France et resigne avec Reims où il fera encore huit saisons. En plus de sa riche carrière de joueur il s’est aussi impliqué dans la défense des droits des footballeurs, participant à la création d’un syndicat et obtenant la fin de contrats inégaux qui en faisaient la propriété des clubs.  Précurseur aussi dans la valorisation commerciale de sa renommée, il a prêté son nom à des gammes d’équipements sportifs ainsi qu’à des boissons sucrées. Enfin il fut le premier footballeur à avoir sa statue au musée Grévin, et a aussi une statue à Reims, érigée en 2017 après sa mort. 95 ans après sa naissance, il y avait plus de cyclistes (3) que de footballeurs (0) dans la salle de Servel.

Table 1, dite « Investissements fructueux » : Olive fait découvrir à Baptiste2 Prosperity, une rare collaboration de Rainer Knizia datant de 2013. On y développe un tableau de tuiles et c’est un peu « croissance verte, le jeu » : il faut équilibrer et optimiser technologies, développement économique et pollutions. Les parties sont souvent serrées et c’est Olive qui s’impose 58 à 55. Ils finissent la soirée avec Deep Sea Adventure.

Table 2, dite « Statufiée » : Partie de Wondrous Creatures pour Faline, Benjamin et VHN. Chacun développe son tableau d’animaux en fonction des objectifs pour la partie et c’est Faline qui, mettant en jeu quatre cartes d’un coup, parvient la première au trophée pour 14 cartes. Benjamin, lui, peste parce qu’il a mal compris une règle sur l’utilisation des œufs. Il y a toujours une accélération en fin de partie et c’est Dom qui la déclenche en prenant le dernier trophée. Après décompte, Faline vire en tête avec 136 PV devant Dom 133 et Benjamin 124, quand le malheureux rédacteur réalise qu’il aurait pu utiliser 2 énergies qui restaient sur  une carte pour obtenir 4 points supplémentaires. Oh well !

Table 3, dite « Parmi l’élite » : Corentin connaît déjà les règles de SETI, en avant pour un gros jeu avec Quentin et Christèle. Ils ne traînèrent pas et finirent en même temps que les autres tables. Quentin domine avec 184 PV devant Christèle 162 et un Corentin qui s’est précipité dans un champ d’astéroïdes, cela lui coûte une douzaine de points et il ferme la marche avec 146.

Séance de MARDI 06/10/2026 à Servel

Etonnante et frénétique que la vie de Roland Garros qui reflète l’effervescence et le drame du début du vingtième siècle. Né à la Réunion en 1888 et passant son enfance en Cochinchine, il est mis à 12 ans dans un paquebot vers la métropole pour aller y étudier. Doué pour le sport (il sera champion cycliste à 18 ans) et la musique, il entre à HEC et devient vendeur de voitures, une toute jeune industrie qui se développe au rythme des progrès des moteurs à essence. Passionné par la vitesse et la mécanique, il découvre l’aviation naissante à 21 ans et se retrouve embarqué dans une tournée de casse-cous en Amérique. Il faut imaginer ce qu’étaient les premiers avions, bricolés avec du bois, du papier, des câbles et des roues de vélo. Et au milieu, un moteur à la fiabilité douteuse et à la conception encore tâtonnante. Comme on dit, « fallait pas s’aimer ». Revenu en France en 1911 il se fait connaître en participant aux principales courses aériennes et établit un record d’altitude. Il repart en Amérique du Sud où il contribue à établir l’armée de l’air brésilienne puis triomphe en juin 1912 au Grand Prix de l’Aéroclub de France. Il devient le pilote officiel du constructeur Morane-Saulnier, se lie avec Ettore Bugatti à qui il commande un magnifique coupé 5 litres Type 18 et atteint la gloire en réalisant la première traversée de la Méditerranée en septembre 2013. Pensons qu’il parcourut 780 km avec son moteur de 60 chevaux, quatre ans après les 38 km de Blériot à travers la Manche.

Il s’engage dès août 1914 et met au point un système de tir de mitrailleuse à travers l’hélice (qui sera perfectionné sur les Fokker allemands, leur donnant une domination temporaire). Il est aussi le premier aviateur à abattre un ennemi aux commandes d’un monoplace (les premières victoires aériennes avaient été obtenues par un équipier tirant à la carabine !). Touché par la DCA, il est fait prisonnier en avril 2015 et il lui faut trois ans pour réussir à s’évader. Il se remet à niveau -les progrès de l’aviation étaient spectaculaires- et reprend le combat dans son unité. La veille de ses 30 ans et un mois avant la fin de la guerre, il est abattu en combat aérien. C’est son ami Émile Lesieur, joueur de rugby, ancien d’HEC et dirigeant du Stade Français, qui insista pour nommer en son honneur le stade de tennis de la porte d’Auteuil.

Table 1, dite « Vie aventureuse » : Partie du Seigneur des Anneaux : le destin de la communauté, coopérative donc, pour Nolwenn, Faline, Armand et Florian. Ils avaient quatre missions à réussir et les ont réussies toutes les quatre, ils repartent donc victorieux.

Table 2, dite « Manœuvres audacieuses » : Quentin et Christelle attirent Benjamin et Mickaël dans un Dune Imperium : Insurrection, un de leurs favoris. Christelle réalise un tour de légende en gagnant 4 points de prestige d’un coup. passant de 5 à 9. Elle est hors jeu dans le dernier combat mais c’est trop tard, elle grappille un dernier point et remporte la partie.

Table 3, dite « Coup fatal » : Olive, Gérard, Marc et VHN ressortent Inis enrichi de son extension. Seul Marc découvre ce jeu fort apprécié des trois autres. La partie est pliée en trois saisons (=manches). Au cours de la troisième, les trois habitués atteignent la condition de victoire « être présent dans des territoires avec 6 sanctuaires ». Gérard étant Brenn, la victoire lui est promise. Mais Olive sort du bois en utilisant habilement le pouvoir de l’été : en défaussant une carte il occupe un 6e territoire et remplit maintenant deux conditions de victoire. Le tout avec juste 6 clans, un par territoire. Mais Gérard utilise la même possibilité pour envoyer aller de la capitale à un territoire voisin où il occit le clan d’Olive. Quant à Dom, il confond sanctuaires et forteresses, une erreur incompréhensible à ce niveau de jeu. Les mains de cartes sont vides, plus personne n’a les moyens d’affaiblir Gérard qui s’impose.

Table 4, dite « Horizons lointains » : Corentin, Nicolas et un visiteur venu humer l’atmosphère jouent à Thunderstone dans une salle lointaine au point que nous ne savons pas ce qui s’y passa.

Assemblée générale du 02/10/2026 à Servel

Forte affluence pour ce rendez-vous annuel de la vie de l’association. L’occasion de revoir des têtes qui se sont faites rares, de nouvelles têtes (dont une venue pour découvrir et repartie sans avoir pu jouer) et des têtes récemment apparues (et bien trop jeunes pour adhérer malgré une curiosité évidente). Si cette AG a duré fort longtemps, c’est parce qu’il y avait plein de sujets à discuter et un CA actif (en partie renouvelé, remercions ici celles et ceux qui s’impliquent). A court terme il y a le festival Scorfel dans deux semaines où les volontaires peuvent animer des tables de jeu, se préparer pour le tournoi de Toy Battle (organisé par la boutique de jeu locale où nous avons droit à une réduction de 10% sur simple présentation d’un meeple réglementaire de notre couleur préférée) ou s’inscrire auprès de l’organisation comme bénévole polyvalent. Grâce aux formats plus courts permis par les jeux de rôle actuels, il est possible que certaines de nos soirées voient leur retour, plusieurs membres étant disposés à masteriser. A moyen terme, il a été question d’un nouvel événement dédié aux jeux -plateau, figurines et JdR-. Les finances sont saines, le rapport moral a été approuvé à l’unanimité et le Président, vêtu d’un fort seyant T-Shirt aux couleurs de l’association -une commande groupée est lancée, manifestez-vous-, continue à présider.

Après quelques libations la soirée finit par des jeux légers avec une table de Lovecraft Letter et un grand Codenames en deux manches où les Rouges (maîtres-espions Frank et François-René) s’imposèrent par deux fois à des Bleus (maîtres-espions Jeff et VHN) qui ne déméritèrent cependant pas.

Séance de MARDI 29/09/2026 à Servel

Le 29 septembre 1793 les députés de la Convention votent la loi du « maximum général » qui bloque les salaires et les prix : elle fixe un prix maximum pour les produits de première nécessité (aliments et énergie avant tout, mais aussi certaines matières premières travaillées par les artisans comme des métaux et produits textiles). On peut s’étonner de ne pas trouver dans la liste les farines et grains alors que les protéines animales (lard, beurre, viande, poisson salé) y figurent en bonne place, et d’y trouver les eaux de vie (il faut croire que le pouvoir des alcooliers n’est pas récent). Le contexte de cette décision prise sous la Terreur est une forte inflation causée par des événements géopolitiques (blocus du pays par la marine britannique, désorganisation des transports due à la réquisition des chevaux par les armées révolutionnaires) et climatiques (en 1787-1788 s’enchaînent une année chaude avec de violents orages et un hiver très froid -la Seine gela 56 jours, on ne reverra jamais ça-, causant d’importantes pertes agricoles et des famines). Tiens, cela rappelle quelque chose. La jeune république apprit à ses dépens les bases de la microéconomie : les prix administrés conduisirent à une baisse des quantités mises sur le marché, à du stockage spéculatif et à du marché noir, sans parler de la dévalorisation par l’inflation des assignats, la monnaie papier de l’époque. Difficile à appliquer et détesté par une grande partie de la population, ce contrôle des prix a contribué à la chute des Robespierristes et a été abandonné un an plus tard. 233 ans plus tard, gageons que les leçons en ont été tirées, ou pas.

Table 1, dite « Hypoglycémie » : Mickaël et Benjamin disputent leur traditionnel Ark Nova. Tel un carnivore affamé après une longue sécheresse, Mickaël a mis en pièce son partenaire de jeu. Une sombre affaire de kangourou domestique qui lui rapporta 18 points de réputation.

Table 2, dite « Prix fixes » : Réapparition de Yannick qui se joint à une table de Thunderstone avec Corentin et Nolwenn. Un jeu de deck-building autour d’un thème type Donjons & Dragons, où donc on peut acheter des cartes, à prix fixe, au marché du village. Le propriétaire du jeu s’impose.

Table 3, dite « Protéines animales » : Apparition de Quentin et Christelle, récemment arrivés à Lannion et déjà joueurs aguerris. Ainsi pour eux Terraforming Mars est un jeu d’apéro. Ils jouent souvent à deux avec une dynamique intéressante (de leurs propres propos) : il faut une dizaine de parties pour qu’elle apprenne à le battre, ensuite le jeu est remisé. Ce soir, ils sont sur un pied d’égalité avec des jeux qu’ils découvrent. D’abord Vikings, le classique allemand toujours apprécié, au format parfait pour un mardi. Une fois les règles expliquées c’est parti pour une première partie où rapidement une famine de tuiles « début d’île » complique le développement des villages nordiques. Quentin semble avoir vite saisi les subtilités du jeu même s’il prend probablement trop de drakkars, mais il a négligé la remarque sur l’importance des pêcheurs nécessaires pour nourrir tous les vikings. Au décompte final il recule sur la piste de score et Dom l’emporte avec 46 PV. Olive, longtemps dénué d’argent car sans vikings jaunes et réduit à des achats gratuits qui l’ont doté d’une belle collection de vikings bleus, bondit jusqu’à 41 PV. Suivent Quentin 35 et Christelle 9. On repart pour une revanche maintenant que tout est bien en place. Cette fois Quentin récupère les pêcheurs nécessaires mais surtout fait une OPA sur les vikings gris (+10 points en fin de partie pour le joueur majoritaire) tandis qu’on n’hésite pas à casser sa tirelire pour aller chercher des lots viking+tuile coûteux mais précieux. Quentin remporte cette deuxième partie avec 43 PV devant Dom 36, Christelle 27 et Olive 16.

On n’est pas encore partis et Deep Sea Adventure sort de l’armoire. C’est la seconde manche qui voit tous les plongeurs (qui ne chassent pas les poissons mais les trésors engloutis) se noyer dans leur cupidité. A la troisième, des remontées précoces et une maîtrise de l’ivresse des profondeurs permettent à tous de revenir sains et saufs au sous-marin. Christelle et VHN remontent des trésors aux manches 1 et 3 ; l’assortiment de la première vaut 24 points et lui donne la victoire.

Séance de VENDREDI 28/08/2026 à Servel

Léopoldine Hugo, fille de Victor et ainée après la mort en bas âge d’un frère, naquit le 28 août 1824. A 14 ans, elle est demandée en mariage par Victor Hennequin mais elle lui préfère Charles Vacquerie. Tous deux ont sept ans de plus et le papa estime qu’elle est un peu jeune pour se marier. L’union a lieu à ses 18 ans. Quelques mois plus tard, le 2 septembre 1843, le couple embarque à Villequier avec l’oncle du mari, marin expérimenté, pour un court trajet sur la Seine dans le canot qu’il vient d’acquérir. Hélas un coup de vent (d’autres évoquent un mascaret) retourne le canot. Léopoldine est coincée sous le canot et par ses vêtements, son mari tente de l’extraire en plongeant mais la voyant se noyer il finit par se laisser lui-même couler. L’oncle périt aussi. Ce drame bouleverse le destin de la famille : Victor, qui était en voyage, n’apprend que quatre jours plus tard la mort de sa fille adorée et on dit que le choc contribua aux problèmes de santé mentale dont souffrit toute sa vie sa petite sœur Adèle. Victor Hugo, changé à jamais, cesse de publier pendant dix ans et se lance dans le spiritisme. Plusieurs de ses poèmes évoquent Léopoldine, comme Demain dès l’aube et A Villequier dont voici un quatrain :

Le monde est sombre, ô Dieu ! l’immuable harmonie
Se compose des pleurs aussi bien que des chants ;
L’homme n’est qu’un atome en cette ombre infinie,
Nuit où montent les bons, où tombent les méchants.

Table 1, dite « Bateaux capricieux » : Caroline, Mickaël et Dom se lancent dans une partie de Bruges, un jeu que la première apprécie particulièrement (et recherche désespérément à un prix raisonnable) et que le deuxième découvre. Comme depuis un an, on inclut le module « Bateaux » tiré de l’extension et conseillé pour améliorer l’équilibrage. Mickaël commence par un joli premier coup qui lui assure deux tuiles Excellence à 4 PV. Les Désastres issus des lancers de dés font quelques dégâts, Caroline se focalise sur les canaux, Dom les utilise opportunistiquement pour avancer sur la place de la ville (il en atteindra le bout, une première en ces murs) et tout le monde développe son tableau de personnages. Le dernier tour fait grincer des dents : les dés sont tous de faible valeur ce qui limite les possibilités de récupérer de l’argent ; Dom grince parce que Mickaël a fait main basse sur les cartes jaunes, le privant d’un personnage scorant 5 PV tandis que Mickaël grince que la disette financière le prive de mettre en jeu un personnage scorant 10 PV. Tous décomptes faits, Dom l’emporte avec 60 PV devant Mickaël 50 et Caroline 38. Tout le monde est enthousiaste pour recommencer. Caroline se relance dans une stratégie « canaux » mais surtout fait dès l’entame main basse sur les ouvriers des autres avec son Mendiant. Il est probable que si elle les avait ensuite utilisés plus efficacement elle aurait remporté la partie. Ce qui est agréable c’est que les parties se développent toujours différemment, il n’y a pas de recette figée pour bien se débrouiller. Cette fois on aura vu un lancer de dés cruel avec uniquement des 5 et des 6 :  certes il permet de récupérer pas mal d’argent mais les Désastres tombent dru. Ayant obtenu deux tuiles Excellence, Dom s’arrache en tête avec 48 PV devant Caroline 44 et Mickaël 35. Le jeu a été réédité sous le nom de Hamburg avec des symboles remplaçant le texte des 165 cartes toutes différentes, bon courage.

Ils finissent la soirée en découvrant Botswana, un jeu tout simple remontant à l’âge d’or de Knizia (1994), récemment réédité avec un matériel de qualité limite excessif. Simple mais pas simpliste, tout est dans la façon et l’ordre dans lequel on joue ses cartes, quel message on envoie à travers ses choix et combien on essaie de bluffer. Malgré son thème de safari animalier, c’est en fait un jeu de manipulation de marché boursier. Au terme de trois manches, Dom repart les poches pleines avec 77 PV devant Caroline avec 64 puis Mickaël 56, victime de sa « girafe fatale » à la dernière manche.

Table 2, dite « Demain dès l’aube » : Dans l’espace on ne les entend pas surchauffer. Fred, Elie, Jack et Vincent se sont lancés il y a quelques semaines dans ARCS (déjà pas un jeu court) en mode campagne. Les cerveaux tournaient en mode overclocking pour prendre en compte les nouvelles règles et ils n’ont pas dû se coucher tôt. Peut-être ont-ils vu l’aube à Servel, ou même y sont-ils encore.

Table  3, dite « Sombre monde » : Battlestar Galactica a ici ses fans (dont notre vénéré Président) et la partie de ce soir n’a pas déçu si on en croit les cris et les rires qui ont débordé vers les autres tables. L’équipage était composé de F-R, donc, et de Faline, Nolwenn, Frank, Armand, Corentin et Nicolas. Corentin a été repéré tôt comme cylon et a passé l’essentiel de la partie à l’infirmerie, surveillé par un F-R dont le personnage avait dit-on une ressemblance troublante avec DSK (encore plus troublant, à mi-chemin entre BSG et DSK il y CSI, que cela signifie-t-il ?). Armand s’est révélé bien plus tard être aussi un cylon et a trouvé jouissif de tromper son monde. Arrivé minuit, un sous-ensemble du groupe finit plus calmement en déminant quelques rounds de Bomb Busters.

Séance de VENDREDI 21/08/2026 à Servel

Il y a quarante ans se produisit la catastrophe naturelle du lac Nyos au Cameroun, un événement dramatique, spectaculaire et toujours en partie incompris. Son point de départ est un lac profond dont les eaux sont saturées en CO2 dissous, peut-être en partie issue de volcanisme. Il faut aussi que les eaux de surface et profondes (plus froides, dépourvues d’oxygène et en l’occurrence riches en fer) se mélangent très peu, une situation très rare qualifiée de « méromictique ». On ignore ce qui déclencha le phénomène mais ce qui est certain c’est qu’une fois que des bulles de CO2 se forment, elle montent à la surface (comme quand on ouvre une bouteille de soda) et provoquent un dégazage de plus en plus rapide qui, arrivé à la surface, prend la forme d’une colonne d’eau et de gaz qui déclenche un petit tsunami. De plus, le CO2 étant plus lourd que l’air, la bulle formée à la surface stagne et asphyxie les êtres vivants présents alentours. Le 21 août 1986, il y eut plus de 1700 morts jusque dans un rayon de 25 km et on estime que 100 à 300 millions de tonnes de CO2 furent relâchées. Le niveau du lac se retrouva plus bas d’un mètre et il prit une couleur rouge profond due à l’oxydation du fer. Depuis, un système de dégazage captant le CO2 au fond du lac a été mis en place, stabilisant à un seuil sûr la concentration en gaz dissous.

Table 1, dite « Destructions successives » : Frank était désireux de découvrir Innovation, on ne se l’est pas fait dire deux fois et le voila attablé avec deux moustachus, François et VHN. Très belle partie où le novice s’est bien défendu et à pu goûter au côté « montagnes russes » du jeu. François utilise comme souvent l’Agriculture pour démarrer fort puis récupère la domination spéciale Sciences par une habile manœuvre. Dom s’attribue les âges 3 et 4 en faisant parler la Poudre au détriment des tableaux adverses. Frank, lui, a dominé les âges 2 et 5 sans se laisser impressionner. En milieu de partie, arrêt des dominations car on détruit gaiement l’influence adverse, qui avec la Vaccination qui avec l’Anatomie. Une situation peu fréquente se présente : on pioche dans les âges 8 et 9 mais les trois joueurs ont zéro d’influence ! En fin de partie, Dom met en jeu une série des cartes 10 toutes plus inutiles les unes que les autres. François et Frank alternent entre des comptabilisations spectaculaires et une destruction enthousiaste de l’influence de l’autre. François (a-t-il vu qu’il allait faire le kingmaker ?) active la Bio-Ingénierie alors que Dom et Frank sont à égalité avec 5 icônes Pommier contre 2 pour François. Il prend une carte jaune à Frank, s’attendant à donner la victoire à son compère mais surprise, la carte du dessous a autant de Pommiers et la partie se poursuit (si un joueur en avait strictement plus, il gagnait). La pile des cartes 10 est vide, il faut faire attention à ses pioches car sinon la victoire peut échoir à celui qui a plus d’influence (qui change de tour en tour, F & F persistant dans leur nihilisme tandis que Dom reste scotché à 0 points). François active les Mass-Media, dogme de coopération utilisé par les trois joueurs qui vide de nouveau les influences. Mais puisque le dogme a été partagé, il a droit à un bonus de coopération : en piochant il met fin au jeu et Frank avec 18 points d’influence remporte sa première partie grâce à la mauvaise anticipation de son collègue.

Table 2, dite « Retombées dangereuses » : Fred, Elie, Corentin et Armand jouent à Fallout. Jeu compétitif tiré du jeu vidéo du même nom. Après trois heures la situation restait indécidée, peut-être que les participants pourront nous en dire plus ?

Table 3, dite « Forces surnaturelles » : Faline et Mickaël commencent par un Dewan remporté par la première. Ils poursuivent, rejoints par François-René, avec Cthulhu Death May Die. C’est un jeu coopératif mais la première partie tourne court : un Mickaël schizophrène tue F-R, Faline trépasse rapidement et Mickaël ne fait pas le poids seul face à Cthulhu. Ils repartent mais nous restons en attente du récit de cette deuxième vague.

Séance de MARDI 04/08/2026 à Servel

Le traité de la Grande Paix de Montréal est signé le 4 août 1701 par le gouverneur de la Nouvelle-France, et par 39 nations amérindiennes. C’est un succès diplomatique car il assure la paix entre les nations (en particulier iroquoises) qui partageront leurs territoires de chasse, évite l’implication des indiens dans les conflits avec les colons anglais et garantit l’économie des comptoirs français qui repose sur le commerce des fourrures. Il a fallu plusieurs années d’approches et de négociations pour parvenir à ce résultat. Les français peuvent reprendre leur poussée vers l’ouest avec la fondation en 1701 du fort Pontchartrain qui deviendra la ville de Detroit. Les bases posées par le traité tiendront jusqu’à la conquête du Canada par les anglais en 1760. 325 ans plus tard, la poussée vers l’ouest finit à Servel.
Table 1, dite « Amérindiens » : Olive, François et VHN se penchent sur le cas de Cuzco, un des fameux de Kramer & Kiesling où il s’agit de construire et contrôler des temples avec un tour construit autour d’un budget de « points d’action ». Ici on peut en plus travailler en 3D puisqu’on peut empiler des tuiles de formes diverses (façon Taluva), le contrôle échéant au meeple placé le plus haut dans la ville. Les trois font de jolis coups avec les bassins d’irrigation (aka mégabassines) mais c’est Dom qui est le plus retors, utilisant ses indiens (en fait des incas) pour gêner les constructions et les déplacements des autres et surélevant à qui mieux mieux les temples. François, lui, dépense trop tôt ses tuiles personnelles. Jusqu’au décompte final les trois scores se tiennent mais Dom, en 1ère ou 2ème position pour quasiment tous les temples, se détache alors et finit avec 98 PV contre 63 à François et 56 à Olive (qui regrette amèrement d’avoir oublié d’organiser une fête qui lui aurait rapporté quelques points).

Olive et Dom poursuivent par un Alhambra, petit jeu de pose de tuiles et classique des jeux familiaux. Une difficulté est de prêter attention au mur d’enceinte présent sur 0 à 3 côtés de la tuile qu’on pose : il faut à la fois garantir qu’elle est connectée au centre de son domaine et maximiser la longueur du mur. Olive qui est habitué regarde goguenard Dom se mettre peu à peu dans une position bloquée. Pourtant le second, véritable Houdini de Parties Civiles, parvient à s’en sortir et éviter de ne plus pouvoir poser de tuiles, le tout en maximisant son mur (33 segments contre 19 à Olive). On score aussi en fonction de la majorité en 6 couleurs de tuiles et dès le second décompte, Dom mène dans 4 couleurs sur 6 et prend une telle avance au score qu’ils ont renoncé à compter.

Table 2, dite « Chefs à plumes » : F-R, Armand et Axel font la mini-campagne coopérative de Shards of Infinity qui consiste à triompher de trois boss. Après un premier échec ils enchainent les trois succès nécessaires à nos félicitations.

Table 3, dite « Animaux totems » : Nolwenn, Faline et Corentin enchaînent deux jeux poids-moyen : Forêt Mixte d’abord, où une combinaison Papillons/Orties emmène d’un battement d’ailes Corentin au-delà des 250 points. Nouvelle ambiance avec Wyrmspan enrichi de son extension avec les dragonneaux. C’est justement ces ados dragons que Faline utilise habilement pour s’imposer largement avec 126 PV contre moins de 100 pour ses deux adversaires dépités.

Séance de VENDREDI 31/07/2026 à Servel

Le 31 juillet 1451 est le jour de la chute de Jacques Cœur, personnage remarquable du XVe siècle. Né dans un milieu commerçant prospère, il déploie très tôt dans les affaires ses qualités et son énergie, avec aussi un peu de chance quand le dauphin (futur roi Charles VII) vient se réfugier dans sa ville de Bourges. Actif dans la monnaie et la banque, il développe des activités commerciales en Méditerranée et conçoit un plan audacieux de mise en place d’une flotte marchande pour court-circuiter les cités italiennes dans le commerce avec le Levant. Il établit des comptoirs de négoce, crée un chantier naval et obtient le monopole de l’importation des épices. Il utilise son immense fortune pour racheter de multiples seigneuries, construire de magnifiques demeures -dont le palais portant son nom à Bourges- et prêter de l’argent aux nobles et aux politiques. Ayant la confiance de Charles VII, il devient son Argentier, finance ses projets et se voit confier des missions diplomatiques. Anobli, il devient l’un des conseillers du roi. En 1450, suite à la mort de la maîtresse du roi Agnès Sorel dont il était proche c’est le début de la fin. Il a fait trop d’envieux et a trop de débiteurs qui voient l’occasion de ne pas le rembourser. Abandonné par le roi, il est accusé du crime de lèse-majesté ce funeste 31 juillet. Emprisonné, il voit ses ennemis lancer le dépeçage de ses biens ; son procès inique dure deux ans, il est torturé, sa femme meurt de chagrin et il finit par être condamné en 1453. Il réussit cependant à s’échapper en 1454 et rejoint Rome où le pape l’apprécie ; il s’y soigne et récupère des bribes de sa fortune pour finalement mourir en 1456 au cours d’une expédition qu’il a organisée contre les Ottomans (qui ont conquis Constantinople en 1453).

Table 1, dite « Mener une vie aventureuse » : F-R, Mickaël, Axel et Nico font trois parties de Mythic Battles en 2+2. On sait que la première fut rapide mais on sait peu d’autres choses. Aux protagonistes de compléter.

Table 2, dite « Se méfier de tous » : Fred, Xel, François et VHN forment l’autre table. Après un faux départ (« no new rules! ») il s’accordent sur le bien connu Evolution Climate que Fred découvre cependant. Il apprend à ses dépens que la sélection naturelle est cruelle envers les carnivores qui ne trouvent pas de proies. Il faut dire que les autres s’ingénient à bien se défendre, qui en grimpant dans les arbres, qui avec la symbiose ou bien les cris d’alarme. Malgré une canicule sévère le climat reste dans des limites supportables, tandis que le pot commun de nourriture est étonnamment bien approvisionné sauf en fin de partie où quelques espèces voient leur population sévèrement rabotée. Au final un score ultra serré : 71 PV pour Dom, 70 François, 69 Xel et 45 Fred, il se rattrapera la prochaine fois qu’il jouera à Bios Genesis.

Après départ de Xel, Dom fait découvrir aux autres Arboretum, un jeu de cartes aux règles simples mais aux choix déchirants : avec des cartes allant de 1 à 8, on est constamment en train de peser si on augmente ses points potentiels en jouant une carte devant soi ou si on la garde en main pour avoir le droit de scorer son espèce d’arbre en fin de partie, sans parler de la carte qu’on défausse en fin de tour et avec laquelle il faut éviter les beaux cadeaux aux autres. Pour cette initiation François score 3 espèces sur 8 mais avec des petits chemins pour un total de 11 PV. Il pense bloquer Dom sur les saules avec 4+8 en main, mais on l’a vu venir : Dom révèle 3+5+6 -à ce jeu il faut bien savoir où est chaque carte- et l’emporte avec 17 PV pour deux espèces, Fred ne scorant qu’une seule espèce pour 3 PV, il s’est laissé surprendre par la fin de la partie.

Séance de VENDREDI 24/07/2026 à Servel

Le 24 juillet est la date de naissance à la fois de Yves Duteil et de Hervé Vilard mais nous avons choisi de vous épargner. Nous parlerons plutôt des kitchen debates qui se tinrent le 24 juillet 1959 à Moscou. Les Etats-Unis et l’URSS, motivés par relâcher un peu la tension de la guerre froide après le choc de Spoutnik, étaient convenus d’organiser des expositions grand-public pour faire mieux faire se connaître les deux nations. L’exposition soviétique ouvrit en juin 1959 à New York tandis que Richard Nixon, le vice-président, fit le mois suivant le voyage à Moscou pour inaugurer l’exposition américaine. Il la fit visiter au premier secrétaire Nikita Khrouchtchev, faisant étalage des merveilles que la société de consommation proposait au plus humble travailleur, et eut avec lui plusieurs échanges sous les caméras des télévisions. Le plus fameux eut lieu devant une réplique de cuisine équipée (avec réfrigérateur, cuisinière et lave-vaisselle). Khrouchtchev ironisa sur l’inutilité de certains gadgets, promit que sous dix ans l’URSS aurait dépassé les USA et affirma poker face que les petits-enfants de Nixon vivraient sous un régime communiste. En fait c’est son propre fils Sergei qui émigra aux USA en 1991 où il se fit naturaliser. Cet épisode joua en faveur de la notoriété de Nixon qui fut désigné candidat Républicain pour l’élection présidentielle de 1960.

Table 1, dite « American way of life » : Après une découverte en décembre, retour de Limit sur nos tables avec Gérard, Xel, François, Vincent et VHN. Maintenant que la réalité est devenue une dystopie au long d’un été qui est une litanie de canicules, de sécheresse et d’incendies, on se replonge sur la question des limites planétaires au développement humain. Le jeu a un côté ouvert, « bac à sable », mais on a beau vouloir optimiser la trajectoire de sa nation on reste exposé aux conséquences des choix des autres, que ce soit des agressions directes (le Terroriste se reconnaîtra) ou les crises (financière, militaire ou écologique) qui tôt ou tard vont se produire. Comme diraient les économistes, le développement a des « externalités négatives ». Dom a tenté une croissance lente dans l’harmonie sociale, retardant l’augmentation des niveaux de vie et stabilisant la population à 30. Xel et Vincent ont résolu le problème d’épuisement des fossiles l’une par la colonisation, l’autre par « Drill Baby ». Gérard et Vincent, en bons élèves du FMI, ont investi rapidement dans l’éducation et la robotisation, avec des voies divergentes en terme de palier de population (20 et 50 respectivement). Inévitablement (?) dans la période 2000-2030 cela finit par craquer avec une triple crise entraînant la fin de la partie. Le décompte valide la stratégie singapourienne de Vincent qui gagne avec 54 PV (grâce à sa richesse) devant Dom 46, François 40, Xel (pénalisée par sa pollution) 26 et Gérard (qui a fait un Cuba, le niveau de vie de sa population est redescendu au plus bas) 22 points.

Table 2, dite « L’autre pays du communisme »  : Mickaël, Benjamin et Fred jouent à Gugong. La partie a été serrée mais c’est Mickaël qui, optimisant les synergies entre ses dés, s’est détaché d’une tête et l’emporte avec 45 PV devant Ben & Freddy. A l’entendre, à trois joueurs il faut vraiment être attentif à ce que font les autres et anticiper les conséquences de ses propres actions; en tout cas un bon moment pour les participants.

Table 3, dite « Bloc contre bloc » : F-R déballe les Nominés de Neombre, un jeu tout neuf acquis à Parthenay. C’est une campagne d’aventure coopérative basée principalement sur des cartes. La mécanique est plus proche d’un Aeon’s End que d’un Gloomahaven vu que c’est avant tout du combat de monstres avec deckbuilding. Chaque épisode est relativement court (de l’ordre d’une heure) mais, à entendre les échos de la table, le taux de mortalité semble ne pas être négligeable.

Table 4, dite « Poker face » : Tous les restant(e)s finissent par une partie de The Gang à six où, la fatigue aidant, les manches perdues l’ont finalement emporté sur les manches gagnées.

Séance de MARDI 30/06/2026 à Servel

Blondin, né en 1824 dans le nord de la France, est un des grands funambules de l’histoire. Ses parents exerçaient déjà cette activité hors normes et le jeune se retrouve très vite sur la corde raide. Il parcourt un moment la France avec sa troupe mais vit son rêve américain en partant pour les Etats-Unis en 1851. Il découvre le site des chutes du Niagara en 1858 et l’idée d’en effectuer la traversée ne le quitte plus. Chose faite l’année suivante, le 30 juin 1859. Il renouvellera plusieurs fois l’exploit devant des foules nombreuses, ajoutant selon les fois diverses facéties : pousser une brouette, se faire cuire une omelette ou encore transporter son manager sur son dos (voilà un entrepreneur qui savait se mouiller !). Il s’installe ensuite à Londres et continue d’attirer les foules dans des représentations spectaculaires, au Crystal Palace et lors de multiples tournées qui l’ont mené en Australie, en Inde, en Russie et en Amérique du Sud. Un an avant son décès à 72 ans, il s’était encore donné en spectacle. 167 ans plus tard, chaque partie (civile) est un équilibre subtil entre tension, plaisir, imagination et frustration.

Table 1, dite « Un pied devant l’autre » : Partie de Age of Champagne pour Xel, Gérard, Olive et VHN. Après Viticulture vendredi, une autre approche d’un jeu de placement d’ouvrier autour du cycle production-commercialisation de vins. Ici il y a 4 emplacements pour chaque action, on se gêne mais pas trop. Pas de cartes Saisonniers pour des surprises et des coups de boost mais des événements de début de tour qui affectent tous les joueurs. Deux stratégies s’affrontèrent : le lièvre (Dom) produisit rapidement des vins bas de gamme (« le Meunier c’est pas fameux », dixit une connaisseuse) écoulés en grande surface et se dépêcha de rafler des contrats de vente apportant des jetons bonus. Les tortues (Xel et Gérard) passèrent plus de la moitié de la partie à investir patiemment dans le marketing pour créer une marque désirable. En quelques ventes dans les derniers tours, avec un bonus de +6 PV par cube jaune, ils rattrapèrent à grandes enjambées l’infortuné léporidé et prirent la tête au score. Malgré une piste d’empreinte écologique poussée à son maximum, Dom constata son positionnement prix-produit défavorable et la partie se termina par la victoire de Xel avec 85 PV, Gérard 80, Dom 73 et Olive 54.

Table 2, dite « Que d’eau, que d’eau » : Faline, Caroline et Virginie jouent deux fois à Dewan, en introduisant des règles supplémentaires (déluges) à la seconde. C’est Virginie puis Faline qui s’impose.

Table 3, dite « Plein le dos » : Un jeu pas vu depuis longtemps, Gugong, ressort avec Mickaël, Benjamin, Marc et Corentin. La partie est gagnée par Marc qui a fait un choix de décret qui lui a bien servi : quand il envoyait un serviteur construire la muraille, il pouvait en mettre un autre gratuitement. Il est le seul à ne pas être allé à la course au jade. Suivi par Mickaël à quelques points près, puis Benjamin et Corentin .