Séance de MARDI 05/05/2026 à Servel

Le royaume des Deux-Siciles a eu une brève existence de 1816 (unification des royaumes de Naples et de Sicile) à 1861 (capitulation du roi François II et exil des Bourbon-Siciles à Rome, ensuite on en perd la trace). Le début de la fin est le 5 mai 1860 qui voit Garibaldi se mettre en route depuis la région de Gênes pour attaquer la Sicile où il débarque quelques jours plus tard et, après quelques mois, conquiert la totalité du royaume qui se retrouve rattaché à l’Italie unifiée. A son départ en campagne avec un millier d’hommes on dit qu’il se serait écrié « ça va barder, là ! ». A Servel 166 ans plus tard, il n’est pas exclu qu’on ait croisé des royaux déchus et des aventuriers va-t-en-guerre.

Table 1, dite « Ach zoo » : Benjamin et Mickaël reviennent du placard avec « un jeu pris au hasard », Ark Nova. Le hasard fait bien les choses, ils se tirent la bourre un bon moment et c’est Benjamin qui sort vainqueur du zoo.

Table 2, dite « Dom-inis » : Leur nouveau chouchou du moment c’est Inis et c’est mérité : un jeu beau, plaisant, subtil et varié où, bien qu’il faille contrôler des territoires avec ses troupes, les actions ne se résument pas à de l’affrontement (ainsi deux joueurs peuvent tout à fait décider de mettre fin immédiatement à un conflit que l’un a déclenché sans tirer un seul coup de feu, il y en a qui pourraient en prendre de la graine). Olive, Gérard, François et VHN l’ont redécouvert il y a peu et plus on y joue plus on maîtrise et apprécie (en particulier on commence à bien connaître les 17 cartes Action qu’on drafte en début de manche). Dans la première partie, personne ne dispute à Olive le rôle de Brenn (premier joueur with benefits) tandis que Dom fait dès le début une manœuvre compliquée (et, osons l’écrire malgré un certain manque d’objectivité, habile) qui lui donne un Exploit (ce dernier abaisse les conditions de victoire, rappelons qu’on peut gagner de trois façons). Il s’échauffoure ensuite avec François sans grand succès mais à la manche suivante il met en jeu 2 clans puis (ayant récupéré la carte avec le Barde) 2 autres. Oh surprise, il est maintenant maître de deux territoires avec un total de 5 clans ennemis. Avec son Exploit cela lui suffit pour l’emporter.

Les lascars sont chauds, ils ne vont pas en rester là et c’est reparti. La seconde partie est plus intense et disputée : cette fois le Brenn est François (qui persiste à se plaindre de ne pas avoir les bonnes cartes, savoureux dans un jeu de draft !). Dom recommence à faire une opération où il sacrifie un clan contre un Exploit. Une escarmouche lui fait perdre un autre clan et le voilà avec un unique clan présent sur le terrain. L’occasion pour Gérard dans le rôle de Maître Capello de rappeler que si un joueur est annihilé il redémarre avec deux clans mais doit défausser un Exploit s’il en détient un. Aussitôt dit aussitôt fait, retour à la case départ mais pourquoi tant de haine ? Cette fois c’est Gérard qui est l’homme fort avec de nombreuses troupes bien réparties et bientôt en position de gagner. Les trois autres font leur part pour le ramener à la modestie. A la manche suivante c’est maintenant François (doté d’un Exploit) qui est le plus menaçant. Gérard lance un grand combat qui tourne court et Olive vient aussi lui rogner les ailes sous les murs de la citadelle. Il parvient néanmoins à obtenir un second Exploit et il faut encore lui taper un peu sur la tête d’autant plus qu’Olive l’a laissé Brenn. En fin de manche, Gérard sort du bois en faisant une exploration et en gagnant un Exploit : il est présent dans 5 territoires et peut gagner, tout comme Dom qui a regagné un Exploit et dispose encore de pas mal de cartes en main (il a démarré avec 3 jaunes et 3 rouges en plus de ses 4 cartes Action vertes). Ce dernier bloque avec le Dagda un renfort de Gérard, l’envahit comme voisin et fait place nette. Il est le seul à pouvoir revendiquer la victoire au début de la manche suivante.

Table 3, dite « Félines & malines » : Nolwenn, Faline, Caroline, Virginie et Corentin enchaînent les jeux. Ils commencent par Extinction où il s’agit coopérativement de sauver les tigres. Ce qu’elles/il ont fait sans trop de difficulté semble-t-il. Ils se lancent ensuite dans Cryptide. La première partie voit une victoire rapide par une Nolwenn clairvoyante. La seconde tourne court suite à une erreur (dans les jeux de déduction, tout indice erroné peut ruiner la partie). La troisième était encore en cours quand minuit approchait.

Séance de MARDI 28/04/2026 à Servel

Eugene M. Shoemaker, né le 28 avril 1928, se passionne très jeune pour la géologie et se révèle un étudiant surdoué, obtenant son Bachelor of Science de Caltech à 19 ans. Envoyé dans les années 50 rechercher de l’uranium dans le sud-ouest américain, il s’intéresse aux cratères qu’on y trouve dans le désert. Il y consacre sa thèse et, en comparant la microstructure de quartz choqués à celle qu’il a trouvée dans des cratères créés par des essais atomiques, il démontre que les hautes pressions nécessaires ont été créées par l’impact d’une météorite. Il répète la même preuve avec l’astroblème du Nördlinger Ries et le date de 15 millions d’années, un cratère en Bavière d’une vingtaine de kilomètres de diamètre à peine distinguable car très érodé. Il s’investit ensuite dans le champ naissant de l’astrogéologie, interprétant les images de la lune et formant les astronautes destinés à s’y poser. Plus tard il se consacre à une recherche méthodique des astéroïdes qui pourraient croiser l’orbite de la terre. Leurs enfants grandis, sa femme rejoint son équipe de recherche et devient une collaboratrice précieuse ; c’est en 1993 qu’avec David Levy ils découvrent autour de Jupiter Shoemaker–Levy 9, une comète qui a été capturée par sa gravitation et s’est fragmentée en une vingtaine de morceaux. Sous les yeux fascinés des scientifiques, elle percute la planète géante en juillet 1994. Quant au malheureux Shoemaker, son destin était décidément sous le signe des impacts puisqu’il trouva la mort en 1997 dans une collision frontale sur une route d’Australie.

Table 1, dite « Choquante » : Un pack de seniors (Marc, Gérard, Olive et VHN), tous n’ayant pas un langage de gentlemen, dispute dans le respect des bonnes manières une partie d’Obsession -jeu de base après avoir hésité-. On drafte les 2 invités de départ mais sinon aucune variante de règles n’est utilisée et la cour est « ouverte », c.a.d qu’on connaît à chacune des quatre saisons le type d’aménagement du manoir familial qui séduira les Fairchild. Ce sont d’abord les tuiles « Service » où 3 joueurs se neutralisent puis deux fois de suite les tuiles « Essentiels » qui sont promises à Olive, mais il a du mal à les retourner et se laisse surprendre non préparé par la Fête Nationale; la seconde fois c’est Gérard qui grâce à un monument brun obtient le total le plus élevé. Des monuments, justement, Marc en a deux puis trois ce qui lui permet d’arriver le premier au maximum de réputation. Le dernier tour voit Marc et Gérard accueillir une demi-douzaine d’hôtes de haut de gamme et maximiser leur score final. Marc remporte la cour finale et domine sur les invités, Dom sur les tuiles et les objectifs et Gérard sur les carte « PV ». Ce sont les serviteurs qui font basculer les choses : Dom a utilisé une carte valant 5 PV pour aller chercher une troisième femme de chambre, ce qui lui valide un objectif à 6 PV. Opération quasi-blanche en apparence mais chaque serviteur rapporte aussi 2 points. Il finit ainsi avec 183 PV, juste devant Marc 181 puis Gérard 161 et Olive 105. Nos nobliaux n’en resteront pas là et prévoient de se retrouver prochainement pour une autre garden party, cette fois avec l’extension.

Table 2, dite « Sciences naturelles » : Benjamin et Corentin, en mode grands fauves, attirent Virginie dans le zoo d’Ark Nova. Les allées et les cages résonnent de leur rugissement et à la fin c’est Corentin qui est le roi des animaux.

Table 3, dite « Femmes irremplaçables » : Nolwenn propose un Wyrmspan, enrichi de son extension récente, à Faline (qui connaît bien) et Caroline (qui découvre). L’extension amène un nouveau type, les dragonneaux, des sortes d’ados qu’il faut éduquer et forcer à ranger leur caverne. Elle modifie aussi la fin de manche où plutôt que regagner 6 jetons actions, on choisit parmi un menu de revenus. La lutte entre les mothers of dragons a été serrée et c’est là encore sur une différence de deux points que Nolwenn bat Faline 100 PV à 98, Caroline scorant 68 pour sa première partie.

Table 4, dite « Météoritique » : Des jeunes des tables 2 et 3 restent pour finir avec quelques tours de The Gang.

Séance de MARDI 14/04/2026 à Servel

Suite à la ruée vers l’or de 1848, la Californie se développe rapidement et devient officiellement un Etat de l’union. Située à l’autre bout du continent et sans aucune infrastructure terrestre à travers les Rocheuses et les déserts du Nevada (le chemin de fer ne va pas plus loin que le Mississippi), les liaisons postales se font par bateau avec traversée à cheval de l’isthme de Panama : il faut bien quatre semaines pour acheminer une lettre. Au début des années 1860, un demi-million de personnes habitent sur la côte ouest et il y a une volonté d’améliorer les choses. Un contrat est attribué à un consortium de grosses entreprises de transport (ayant des milliers d’employés et des dizaines de milliers de bœufs) pour organiser un nouveau service, le Pony Express. En un temps record début 1860 ils mettent sur pied une chaîne logistique reliant Saint Joseph (Missouri) à Sacramento (Californie) en s’appuyant sur 186 stations-relais, 400 chevaux et 80 coursiers (des adolescents poids-léger en général). Les cavaliers, transportant une dizaine de kilos de courrier, faisaient nuit et jour des relais de quelques dizaines de miles en changeant de monture à chaque station. Le trajet inaugural arriva dans un Sacramento en liesse le 14 avril 1860, après un parcours de près de 2000 miles. Le temps de livraison du courrier tomba à 10 jours mais les prix étaient élevés, c’était un peu le FedEx de l’époque. Ce qu’on sait moins c’est que le projet ne dura que 18 mois : en octobre 1861, la mise en service du télégraphe transcontinental précipita la faillite de la société. 166 ans plus tard, on vit quelques participants chevaucher des montures métalliques (vélo = marc’h houarn en breton c.a.d cheval de fer).

Table 1, dite « Légende de l’Ouest » : Faline, Virginie et Caroline, sur un thème « nature », jouent successivement à Forêt Mixte puis à Harmonies. Avec le premier, enrichi des deux extensions Lisière et Alpes, Faline est sans pitié pour ses deux adversaires qu’elle assomme avec 489 PV. Les deux acolytes prennent leur revanche dans une partie serrée d’Harmonies où Caroline s’impose avec 92 PV devant Virginie 90 et Faline 85.

Table 2, dite « Bêtes de somme » : Les addicts d’Ark Nova (Mickaël, Benjamin, Corentin), eux aussi amateurs d’animaux tous mignons, se font leur fix hebdomadaire. C’est Benjamin qui croise mais c’est Mickaël qui l’emporte ; il a amélioré tôt sa carte Association et il a multiplié les dons, c’était la recette gagnante ce soir.

Table 3, dite « Nuit et jour » : Deux revenant(e)s à cette table de Cthulhu Death May Die : Marc et Maiwenn. Ils se joignent à Elie et F-R mais personne ne sera épargné dans ce scénario : c’est une débâcle collective avec trois morts sur quatre. Ils passent ensuite à du plus paisible avec l’Ile des Mots, un coopératif asymétrique où un joueur guide les autre à travers l’île en fournissant comme indices des … mots, vous l’aviez deviné. F-R réussit puis Marc échoue puis cela a continué.

Table 4, dite « Chaîne logistique » : Suite à la « petite » erreur sur l’argent de départ commise vendredi à Container, une partie des mêmes armateurs rejoue, cette fois dans une configuration à quatre (Olive, Gérard, Fred et VHN). L’économie du jeu est effectivement plus intéressante et tout le monde s’est endetté à un moment où un autre (certain même à un point où il a dû faire défaut sur une échéance de remboursement). Dom mise à fond sur la production et accumule une belle collection de conteneurs, revalorisée in extremis par l’achat de la couleur bleue qui lui manquait. Fred construit 4 entrepôts et est le bénéficiaire de ce dernier achat pour une belle somme (34 M$ doublés par la banque). Les conteneurs de Dom valent plus de 120 M$ mais il doit rembourser ses deux emprunts : c’est Fred qui gagne avec 131 M$ devant Dom 116, Gérard 77 et Olive 75.

Table 5, dite « Courte vie » : certains des tables 2 et 4 finissent par un Lovecraft Letter qui laisse une impression mitigée. Par exemple à Olive qui quasiment à chaque manche meurt de folie à sa deuxième carte. Ou à Dom qui, à un jeton de la victoire, voit Fred remporter la partie par une combinaison improbable.

Séance de VENDREDI 10/04/2026 à Servel

La journée du 10 avril 1815 finit par un grand boum : le volcan indonésien Tambora, un impressionnant cône culminant à 4300 m d’altitude et qui est en éruption depuis quelques jours, explose. C’est probablement la plus importante éruption volcanique documentée dans l’histoire humaine même si, le télégraphe n’existant pas encore, l’information mit du temps à parvenir en Europe (on peut aussi estimer qu’elle fut plus puissante que les plus grosses bombes thermonucléaires). Le Tambora projette une quantité de matière estimée à 40 kilomètres cubes dont une partie atteint sous forme de poussières la stratosphère, à plus de 40 km d’altitude. Les habitats autour du volcan sont dévastés et un tsunami cause quelques autres milliers de morts dans les îles environnantes. Quand cela se calme le 15 avril, le sommet du cône a été remplacé par une caldera de 6 km de diamètre dont les bords ne sont plus qu’à 2580 m d’altitude. Le nuage de poussières s’étale peu à peu en direction des pôles. Il va modifier profondément le climat sur toute la terre pendant les trois années suivantes, au point que 1816 a été nommée « l’année sans été » : les températures baissent, les précipitations se dérèglent, le soleil est obscurci. Les rendements agricoles chutent, provoquant famine, migrations et épidémies (choléra, typhus). Certains artistes ont laissé des traces de cet événement : des peintres ont représenté les ciels jaunâtres et les couchers de soleil rouges dus à la présence d’aérosols soufrés dans l’atmosphère ; quant à Mary Shelley, coincée par les pluies continuelles avec sa bande d’amis dans une villa suisse et peut-être influencée par l’atmosphère lugubre de l’époque, elle écrit son roman Frankenstein. 211 ans plus tard, on continue sur tous les continents à modifier le climat sans faire de vagues.

Table 1, dite « Quatre cavaliers de l’apocalypse » : Tristan, Mickaël, JérômeC et OlivierL (re)découvrent un classique (un sommet diraient certains) du maître Knizia : Tigre & Euphrate qui va sur ses 30 ans (le jeu, pas le maître qui doit être septuagénaire). Tristan se glisse à la première place de la confrontation avec 7 PV devant Mickaël & Jérôme 6 et Olivier 3.

Table 2, dite « Climat ingrat » : A Dune Imperium Insurrection, c’est F-R qui, fort d’un personnage qui permet de supprimer une carte devant soi, affine et optimise son deck et remporte une belle victoire face à Pierre-Yves, Corentin et Elie en finissant avec 13 points -il en faut 10 pour gagner-.

Table 3, dite « Stratosphérique » :  A ARCS c’est Fred qui donne une leçon aux autres (Jack, Virginie, Caroline). Bien que sa flotte spatiale ait été réduite à pas grand chose, il a su manipuler à son profit les conditions de victoire.

Table 4, dite « Vague scélérate » : Une table complète de Container avec Gérard, Olive, Thomas, Xof et VHN. Malgré les difficultés de navigation actuelles, tous sont motivés par ce jeu économique très ouvert où une compétence-clé est de savoir évaluer les lots de conteneurs mis aux enchères. En général il vaut mieux se spécialiser un minimum entre les trois activités principales (produire/acheter/transporter), en particulier parce que les deux premières nécessitent des investissements qu’il faut ensuite rentabiliser. Ainsi Xof et Olive ont investi dans les usines et Thomas dans les entrepôts. Cependant, une politique de prix un peu excessive du dernier a fait que la rotation de ses marchandises a été faible, un lot restant coincé sans preneur pendant un bon moment. Cela ne l’a pas empêché d’accumuler une belle collection de conteneurs et de réaliser aussi quelques belles ventes de cargaisons. En fin de partie seul Gérard ne dispose pas des 5 couleurs de conteneurs (ce qui améliore la valorisation du stock). Avec 233 M$ (dont 132 pour son stock), Thomas l’emporte nettement devant Dom 178, Xof 151, Olive 144 et Gérard 136. Pourtant il faudra rejouer car une « minime » erreur de règles a alloué aux joueurs bien trop de capital de départ, ce qui a éliminé la nécessité d’emprunter en cours de partie et considérablement allégé la contrainte monétaire au cœur du jeu.

Table 5, dite « Balayé » : Olive et Dom poursuivent avec deux sessions de Splendor Duel que Olive ne connait pas encore. La version 2J impose des contraintes sur les lots de jetons qu’on prend et crée trois conditions de victoire différentes (20 points, 10 couronnes ou 10 cartes de la même couleur). Il y a aussi des minis-bonus qui modifient le cours du jeu et ajoutent un côté tactique, on retrouve bien la patte de Bruno Cathala. Dans la première partie, Dom accumule les couronnes et conclut avec 10. Pour la seconde Olive fait de même : il en a 5 puis 8 et Dom ne peut que réserver une carte de niveau 3 avec encore 2 couronnes ; il se retrouve à viser les 20 PV qu’il finit par atteindre avec une carte coûtant 8 Blancs, bien aidé par l’asséchement en couronnes du marché des cartes à ce moment.

Table 6, dite « Dé-cône-age » : Un assemblage de joueurs des tables 1, 2 et 4 joue à QE. Les mêmes, ou d’autres, finissent la soirée par une partie de Bomb Busters.

Séance de MARDI 07/04/2026 à Servel

François Xavier naît le 7 avril 1506 dans une famille noble du royaume de Navarre, situé à cheval sur les Pyrénées occidentales. C’est une période troublée car la Castille l’annexe en 1512 ; son père meurt et les possessions familiales sont saisies. François, le plus jeune des fils, part étudier à Paris où il reste onze ans, commençant à y enseigner. Mais il a fait des rencontres déterminantes dont Ignace de Loyola, plus âgé, et décide pour une carrière religieuse. Il est prêtre en 1537, cofonde en 1539 la société de Jésus et se retrouve envoyé comme missionnaire par le roi du Portugal vers ses récentes possessions de l’océan Indien. Certes il y a un évêque à Goa mais la religion n’est pas au cœur des préoccupations locales. Xavier tente d’évangéliser à la fois les portugais et les populations vivant le long de la côte, fondant des églises, catéchisant les enfants et consacrant du temps aux malades dans les hôpitaux. Il se demande s’il vaut mieux cibler les notables (à valeur d’exemple et pouvant utiliser leur influence) ou bien les masses -question toujours d’actualité sur d’autres sujets- et finit par vouloir aller plus loin. En 1845 il part à l’est et poursuit son action quelques années aux Moluques, les précieuses îles aux épices. Ayant rencontré un japonais et fasciné par le pays, il l’atteint en 1549 mais s’il reçoit un accueil poli son action se heurte à une interdiction de la conversion au christianisme. De plus la langue est un obstacle et beaucoup pratiquent déjà des rites bouddhiques ou shinto. Revenu à Goa en 1552 c’est en Chine qu’il décide de repartir mais il oublie sa lettre d’introduction officielle et se retrouve contraint de continuer à l’économie ; il tombe malade et meurt fin 1552 dans une petite île en face de la côte du Guangdong. Son corps est exhumé et ramené à Goa en 1554 ; divers morceaux en sont démontés dont l’avant-bras qui finit à l’église du Gesù de Rome, sa principale église jésuite. 520 ans plus tard, c’est plus vers les Amériques et le Moyen-Orient qu’on pérégrina.

Table 1, dite « Evangéliste » : Jean-Baptiste, Benjamin, Corentin et François2 se lancent dans un Tzolk’in sous la houlette du premier qui leur enseigne les principes d’un des plus anciens jeux de l’association. L’expérience et la vision du jeu de l’ex-Président, nourri aux galettes de maïs hyperprotéinées, se reflète sur la feuille de score qu’il domine avec 65 PV devant François 41, Corentin 40 et Benjamin un peu moins.

Table 2, dite « Pérégrinations » : Jeux à deux pour Olive et VHN qui commencent par deux parties de Watergate (comme journalistes et Nixon respectivement) assez différentes. Dans la première Nixon se bat pour les marqueurs Opinion (s’il en gagne 5 il gagne) mais néglige un peu le tableau des informateurs où Olive contourne le blocage initial. Dans la dernière manche les deux camps peuvent remplir leur condition de victoire mais Olive manque de chance et ne peut obtenir un dernier jeton Preuve jaune. Le même est beaucoup plus agressif sur les deux marqueurs Opinion et Initiative dans la seconde partie, au point qu’Olive joue presque toujours le premier (avec l’avantage d’une carte en main de plus). Arrivés à 4-4 en Opinion, Dom neutralise les trois derniers informateurs en une manche, Olive n’a plus de possibilité de jeu sur le tableau des preuves et doit concéder. Ils finissent avec un Five Tribes où Olive prend un départ canon dans la collection de ressources pendant que Dom multiplie les Djinns. Au décompte Olive accumule les points avec les meeples jaunes et blancs mais Dom a un écart de 31 PV sur les ressources, il finit en tête avec 223 à 199.

Séance de MARDI 24/03/2026 à Servel

Le 24 mars 1973 sort Dark Side of the Moon, ou bien le 16, ou le 1er, ou le 23, personne ne semble savoir d’autant que la date diffère entre les Etats-Unis et l’Europe. Disons qu’il est sorti en mars 1973 pour ne fâcher personne. Que dire de cet album-concept mythique qui évoque la vie sous pression des membres du groupe, y compris les problèmes de santé mentale de leur ancien chanteur et guitariste Syd Barrett ? Faisons plutôt silence, appuyez sur Play et laissez vous porter.

Table 1, dite « On the run » : Xel et Olive jouent à Barcelona. Petit mémo du second : « Départ canon de Xel qui a dû visiter la ville comment expliquer autrement la chose, elle marque presque 50 points en 2 tours. Le jeu est toujours aussi plaisant, mais il faut garder toute sa concentration sous peine de se faire distancer. Nous n’avons pas du tout utilisé l’action tramway (sans doute en panne ! comme le téléphérique de Brest NDLR). Au final je remonte au score en valorisant les scoring Cerda de la seconde et de la troisième manches. Malgré tout la victoire est pour Xel 278 à 261 », score serré finalement.

Table 2, dite « Money » : JiBee continue à découvrir les jeux de l’asso acquis avant son retour. Ce soir c’est le tour de Grand Austria Hotel, où il est rejoint par Vincent et VHN. Après avoir expliqué les règles, Dom les met en application en fermant rapidement trois chambres, puis en étant le premier à atteindre 2 des 3 objectifs de la partie. Sans se laisser démonter, Vincent et JB mettent en place les éléments d’un moteur puissant. Arrivé au milieu de la partie, celui de Dom s’enraye : incapable de progresser sur la piste de l’empereur, il subit ses punitions (-17 PV). Descendu à 0 couronnes, il se retrouve englué avec no money sans pouvoir faire d’action puissante et paradoxalement accumule les cubes en cuisine (il finira avec quatorze et osera la formule « mourir de faim le ventre plein »). JB a déjà pris la tête sur la piste de score et ouvre la dernière manche par un lancer de dés miraculeux (cinq « 2 » sur 12 dés !) qui lui permet de faire monter in extremis deux convives de poids (+24 PV). Au décompte final Dom perd encore 10 points pour ses deux convives restés en salle et JB ressort vainqueur avec 150 PV devant Vincent 98 et Dom 80. « Manque un peu d’interactivité » conclut sobrement le gagnant.

Table 3, dite « Eclipse » : Faline fait découvrir Vale of Eternity, jeu de cartes aux mécanismes intéressants, et avec des pièces (mais qui ne rend pas la monnaie), à Corentin et François. Ce dernier s’empare avec opportunisme d’une carte qui le fera gagner en doublant la valeur de ses pièces. Qui plus est, il la couple avec une autre carte qui transforme les pièces en PV, et avec une troisième qui permet de récupérer la deuxième de tour en tour. Il s’envole sur la piste de score et se voit grand vainqueur, quand, à la (sa ?) surprise générale, Faline l’éclipse sur le dernier tour. Avec 70, elle dame le pion à François, 66, et Corentin, 48. Les mêmes entament ensuite un Cat in the box, mais la matou accouche d’une souris et se voit remisé dans sa boîte en attendant des jours meilleurs, illustrant à merveille le paradoxe de son absence et sa présence simultanées.

Table 4, dite « Time » : Ou plutôt tea time, car Marie-Anne, Thomas et Nastassia jouent à faire briller des plantations de thé à Ceylan, et c’est Thomas qui l’emporte devant la plus versée de la table dans l’art du thé.

En cette nuit de premier croissant de la lune, un nombre de joueurs égal aux musiciens de l’album (si on inclut le saxophoniste présent sur deux titres) finit la soirée avec un The Gang où le groupe fit merveille.

Séance de MARDI 17/03/2026 à Servel

Le 17 mars est le jour de la Saint-Patrick, supposément la date de sa mort en 460 (ou peut-être 493, les récits liés à sa vie sont incertains et mêlent réalité et hagiographie). Dans la tradition, c’est lui qui a évangélisé l’Irlande où il est devenu évêque, utilisant à l’occasion un trèfle (shamrock) comme aide visuelle pour expliquer la Sainte Trinité. Fils d’un  notable dans la (Grande) Bretagne romaine, c’est après avoir été enlevé adolescent par des pirates irlandais et maintenu en esclavage six ans qu’il suit la voie de Dieu. Sa fête est devenue une date importante dans les diasporas irlandaises, en particulier aux USA. Il est d’usage d’y porter la couleur verte et, les restrictions du carême étant suspendues, de manger et boire (stout, whiskey etc.) copieusement. Pas de ça à PC où le règlement intérieur décourage d’approcher des tables avec liquides et solides.

Table 1, dite « Incertitude » : Xel et Olive découvrent au calme Round House, qualifié par une protagoniste de « joli jeu combinatoire et fluide » aux règles pas forcément claires, on n’en saura pas plus.

Table 2, dite « Verdure » : Benjamin, Caroline, Corentin, Faline et Virginie commencent par Forêt Mixte. Autour de la table, quelques beaux spécimen sylvestres qui maîtrisent bien les combos de ce jeu. Au terme du décompte, c’est Corentin qui l’emporte de 11 points sur Faline. Ils continuent avec deux parties de Maudit Mot Dit, un jeu d’association d’idées qui écouté de loin évoquait Linq : pour ces rounds de découverte c’est d’abord Caroline puis Corentin qui a gagné.

Table 3, dite « Shamrock » : François et VHN se font une madeleine de Proust avec une soirée Innovation + Echos, un de leurs jeux favoris. Ce n’est pas souvent qu’on sort l’extension et c’est l’occasion d’expérimenter les effets des nouvelles cartes et des nouveaux mécanismes (les échos et les projets principalement). La première partie est à sens unique : François arrive à rester devant en Influence et enchaîne les Dominations, en particulier par un usage répété des Ciseaux (« choisissez deux cartes de votre main : mettez en jeu l’une et comptabilisez l’autre »). C’est d’autant plus méritoire qu’il a un tableau riquiqui et non décalé alors que Dom est maître sur quasiment toutes les icônes. La victoire 7 Dominations à 2 est sans appel.

Pour la seconde manche c’est Dom qui prend le meilleur départ en dominant les âges 1 et 2 (plus la Domination spéciale de Maçonnerie) mais François ne tarde pas à réagir grâce à une de ses cartes fétiches, Agriculture. En milieu de partie, ce sont les points d’influence qui souffrent après que Dom s’est attribué les âges 5 et 6 : François (qui a re-dominé l’âge 3, une autre des nouveautés d’Echos) aspire 5 cartes d’un coup avec Horloge tandis que Dom, incapable de comptabiliser et ne souhaitant pas piocher ce qui accélérerait les dominations de François, recycle méthodiquement les cartes d’influence de l’adversaire avec Anatomie. Mais François finit par trouver comment scorer tout en neutralisant Anatomie par la réapparition d’Agriculture : avec plus de cinquante points d’influence, il domine successivement les âges 7, 8 et 9. Les voilà à 6-6, il manque une Domination pour gagner mais il n’y a plus d’âge à dominer. Si on épuise les pioches la partie sera pour François grâce à son influence. L’autre option est d’aller chercher une des 7 Dominations spéciales restantes. Dom vise « avoir toutes ses cartes décalées à droite ou en haut » mais il n’a qu’une rouge, tandis que François vise « avoir 5 cartes actives de niveau 8+ ». A cette fin, il met en jeu Ecologie qui permet de piocher des 10 mais Dom le déstabilise en lui subtilisant. Alors que ce dernier se prépare à gagner avec Biotechnologies, François active un Dogme partagé permettant de décaler ses cartes rouges et Dom gagne immédiatement 7-6. Peut-être avait-il un trèfle à quatre feuilles dans la poche ?

Séance de MARDI 10/03/2026 à Servel

Le 10 mars 1899 est publié un décret dédié à la règlementation administrative de la circulation des véhicules terrestres à moteur, les automobiles. Il était temps d’encadrer un nouveau moyen de transport qui se développait dans l’espace public et dont la technologie et les performances progressaient rapidement. Ainsi sont instaurés des normes techniques (double système de freinage, solidité des réservoirs, vérification par le service des Mines des éléments essentiels de sécurité, etc.), la formation des conducteurs (création d’un certificat de capacité à la conduite dont le retrait est prononcé après deux contraventions dans l’année), l’identification des véhicules par une plaque et un code de la route régulant la cohabitation entre piétons, cyclistes (eh oui, déjà !), animaux et automobiles (dont la vitesse se voit limitée à 30 km/h en campagne et 20 km/h en agglomération). Au cours du XXe siècle l’automobile s’est généralisée dans les pays riches au point de structurer profondément l’urbanisme et l’occupation du territoire, au prix d’une profonde dépendance aux importations pétrolières (et d’un litre de gazole à 2,20€ le jour même selon des sources bien informées -et navrées-) et d’un lourd tribut en vies humaines (plus de 18000 morts sur la route en 1972). Outil difficilement remplaçable d’une mobilité aisée et libérée, il lui reste à se réinventer dans un XXIe siècle aux contraintes toutes différentes. En voiture pour notre compte-rendu ludique !

Table 1, dite « Faux départ » : Moins connu que Viticulture mais sur le même thème, voici de retour Age of Champagne avec comme maîtres de cave Xel, Olive, Benjamin et François qui vient faire connaissance. Un jeu de placement d’ouvrier qui décrit fidèlement tout le cycle de production et de vente des cuvées du roi des vins. Avaient-ils forcé sur l’apéro ? on ne sait mais il s’avère qu’une erreur majeure de règles déclara la partie nulle. Pas lassés, Xel et Olive en redémarrent une à 23h passées. Cette fois-ci cela devrait être bon.

Table 2, dite « A toute berzingue » : Faline, Delphine, Corentin et VHN jouent à Wondrous Creatures, seul le dernier découvre. Un jeu où on construit un tableau de cartes en cherchant à la fois à les faire comboter et à se positionner en vue d’une demi-douzaine d’objectifs, un peu comme à Grand Austria Hotel. Classiquement, les effets des cartes sont soit à la pose, soit permanents, soit de scoring final mais il y a aussi deux types plus originaux : « Recharge » qui s’active quand on récupère ses 3 ouvriers du plateau où on obtient des ressources et des œufs, « Energie » qu’on active en défaussant un des quelques jetons qui sont arrivés au moment de la pose (un peu comme les cartes à effet différé de Troyes). Ce sont ces cartes que Corentin multiplie et active de façon croisée, donnant lieu à des tours acrobatiques qu’il prolonge à l’envi. Il est le premier à atteindre l’objectif de 14 cartes, Delphine celui de 8 œufs pendant que Dom vise les objectifs liés aux familles d’animaux. En fin de partie on voit arriver des cartes qui rapportent immédiatement des points et le rythme s’accélère (c’est l’épuisement des jetons Trophée, qu’on gagne en général en remplissant un objectif, qui déclenche la fin de partie). C’est Dom qui l’emporte avec 132 PV et une feuille de score équilibrée, devant Faline 115, Corentin 114 et Delphine 100.

Delphine partie, les trois restants finissent avec deux parties de The Gang, toutes deux gagnées (et la seconde avec une carte de handicap permanent). Certes c’est plus facile avec moins de joueurs mais on a vu pas mal de configurations inhabituelles (3 doubles paires ou 2 brelans de « 3 ») qui dans l’ensemble ont été intuitées avec succès.

Séance de MARDI 03/03/2026 à Servel

Carlo Pietro Giovanni Guglielmo Tebaldo Ponzi est né en Italie le 3 mars 1882 et émigre aux Etats-Unis à 21 ans. A sa descente du bateau il a $2.50 en poche, ayant perdu le reste de ses économies au jeu. Arrivé à la quarantaine, il a déjà fait de la prison et il imagine un schéma tordu exploitant les différences de tarifs postaux entre des pays d’Europe et les USA. Théoriquement on peut gagner de l’argent mais cela nécessiterait de manier des mètres-cubes de timbres pour chaque $1000 de profit, en pratique c’est irréalisable. Cela ne l’arrête pas et il met en place ce qui est désormais nommé une « pyramide de Ponzi » : promettant de doubler leur investissement en 90 jours, il paie les intérêts des anciens pigeons avec le capital des nouveaux pigeons, tout en les encourageant à réinvestir pour ne pas avoir à décaisser l’argent qui à la place nourrit son train de vie. Forcément cela ne peut que mal finir mais le principe a été réappliqué encore et encore et on peut lui prédire un bel avenir. Pas de ça à Parties Civiles où on s’honore de respecter les règles (des jeux), où les seules progressions spectaculaires admises sont sur les pistes de score et où on se garde bien de miser ses économies.

Table 1, dite « Etre Jane Fonda » : Faline, Nolwenn, Benjamin et Corentin se lancent dans un Forêt Mixte. Cela a été très serré et Faline ne l’emporte, semble-t-il, que parce que Nolwenn a commis une erreur à 8 PV en jouant une carte. A noter une certaine créativité taxonomique, un joueur ayant affirmé mettre en jeu une chauve-souris barbarelle !

Table 2, dite « Etre chocolat » : François, Olive, Caroline et VHN s’installent pour un Bruges, joué récemment et apprécié, et toujours avec son extension « bateaux » qui renforce la stratégie des canaux. François s’y consacre et construit la totalité de ses 10 canaux, récupérant au passage 11 PV de statues. Olive et lui parviennent tous les deux à valider deux marqueurs de majorité, voila encore 8 PV de pris alors que Dom reste bredouille. Les lancers de dés fournissent peu de 5/6, les tuiles Menace ne sont pas trop gênantes. A une carte près dans les sabots on joue encore une manche et à la fin on grappille des points en construisant des maisons ou en défaussant des menaces. La belle partie de François se confirme sur la feuille de score : il gagne avec 56 PV devant Olive 52, Dom 49 et Caroline 46.

François parti, ils poursuivent avec un Istanbul (sans extensions) que Caroline découvre. On l’a rappelé, c’est un jeu de course et il faut foncer pour collecter par tous moyens ses cinq rubis. C’est ce que fait Dom qui parcourt les 16 tuiles sans jamais passer par la Fontaine et utilise efficacement ses cartes Bonus. Il emploie quatre moyens différents pour obtenir ses quatre premiers rubis et finit par conclure la partie alors qu’Olive en est à 3 rubis (dont 2 achetés en une fois pour 35 lires) et Caroline 2.

Séance de MARDI 24/02/2026 à Servel

La date du 24 février balisa la vie de Charles Quint : il naît le 24 février 1500, remporte une victoire décisive contre François Ier à Pavie le 24 février 1525 et est couronné Empereur par le pape le 24 février 1530. Il décède cependant un 21 septembre, au terme de l’été 1558. Bien plus tard en 2026 il y eut une table de quint et une table de quater.

Table 1, dite « Sérieuse » : Après leur partie récente en demi-teinte, Xel, François et VHN décident de rejouer à Troyes, en s’adjoignant Olive. Le tirage des cartes Activités permet de mieux lancer les joueurs, par exemple Olive et Dom qui finiront avec un joli pécule, les autres n’ayant jamais non plus manqué vraiment d’argent. Par contre, comme la fois précédente, les événements ont été peu combattus, se sont accumulés et ont imposé leurs effets, en particulier le redoutable Siège qui diminue la valeur de n dés –n augmentant à chaque tour- et fait perdre 2 PV si on n’y parvient pas (Xel et Olive l’ont subi et re-subi mais n’ont pas cherché à le combattre, ce n’est pas faute de les avoir mis en garde). Il y a aussi eu une belle foire d’empoigne sur les bâtiments où les meeples se sont chassés et re-chassés (pas surprenant, deux joueurs sur quatre avaient un personnage de fin de partie scorant en fonction de sa présence dans les bâtiments). Xel et Dom ont utilisé copieusement la Dîme (on peut prendre 1 dé jaune à chaque joueur gratuitement) et le Liquoriste (on peut retourner 1 de ses dés), d’aucuns se plaignant que ces cartes sont trop fortes. Ledit d’aucuns a finalement assez peu utilisé sa Catapulte sous prétexte de maximiser sa rentabilité (« qui trop embrasse mal étreint » dirait le sage champenois). Tous comptes faits, Dom qui à la fin de la partie lançait 7 dés (avec un magnifique cornet en peau d’ure) finit détaché avec 42 PV devant Xel 23, François 22 et Olive 21.

Table 2, dite « Joyeuse » : Faline, Caroline, Armand, Benjamin et Erwan commencent par un Faraway remporté par Benjamin. Ils et elles continuent par un Lovecraft Letter dans une ambiance particulièrement bonne, entre cris et rires. Réduits à Faline, Caroline et Erwan ils finissent la soirée avec Harmonies, un jeu où la première nommée est habituellement redoutable mais cette fois c’est Caroline qui prend le dessus, c’est méritoire.