Séance de MARDI 04/08/2026 à Servel

Le traité de la Grande Paix de Montréal est signé le 4 août 1701 par le gouverneur de la Nouvelle-France, et par 39 nations amérindiennes. C’est un succès diplomatique car il assure la paix entre les nations (en particulier iroquoises) qui partageront leurs territoires de chasse, évite l’implication des indiens dans les conflits avec les colons anglais et garantit l’économie des comptoirs français qui repose sur le commerce des fourrures. Il a fallu plusieurs années d’approches et de négociations pour parvenir à ce résultat. Les français peuvent reprendre leur poussée vers l’ouest avec la fondation en 1701 du fort Pontchartrain qui deviendra la ville de Detroit. Les bases posées par le traité tiendront jusqu’à la conquête du Canada par les anglais en 1760. 325 ans plus tard, la poussée vers l’ouest finit à Servel.
Table 1, dite « Amérindiens » : Olive, François et VHN se penchent sur le cas de Cuzco, un des fameux de Kramer & Kiesling où il s’agit de construire et contrôler des temples avec un tour construit autour d’un budget de « points d’action ». Ici on peut en plus travailler en 3D puisqu’on peut empiler des tuiles de formes diverses (façon Taluva), le contrôle échéant au meeple placé le plus haut dans la ville. Les trois font de jolis coups avec les bassins d’irrigation (aka mégabassines) mais c’est Dom qui est le plus retors, utilisant ses indiens (en fait des incas) pour gêner les constructions et les déplacements des autres et surélevant à qui mieux mieux les temples. François, lui, dépense trop tôt ses tuiles personnelles. Jusqu’au décompte final les trois scores se tiennent mais Dom, en 1ère ou 2ème position pour quasiment tous les temples, se détache alors et finit avec 98 PV contre 63 à François et 56 à Olive (qui regrette amèrement d’avoir oublié d’organiser une fête qui lui aurait rapporté quelques points).

Olive et Dom poursuivent par un Alhambra, petit jeu de pose de tuiles et classique des jeux familiaux. Une difficulté est de prêter attention au mur d’enceinte présent sur 0 à 3 côtés de la tuile qu’on pose : il faut à la fois garantir qu’elle est connectée au centre de son domaine et maximiser la longueur du mur. Olive qui est habitué regarde goguenard Dom se mettre peu à peu dans une position bloquée. Pourtant le second, véritable Houdini de Parties Civiles, parvient à s’en sortir et éviter de ne plus pouvoir poser de tuiles, le tout en maximisant son mur (33 segments contre 19 à Olive). On score aussi en fonction de la majorité en 6 couleurs de tuiles et dès le second décompte, Dom mène dans 4 couleurs sur 6 et prend une telle avance au score qu’ils ont renoncé à compter.

Table 2, dite « Chefs à plumes » : F-R, Armand et Axel font la mini-campagne coopérative de Shards of Infinity qui consiste à triompher de trois boss. Après un premier échec ils enchainent les trois succès nécessaires à nos félicitations.

Table 3, dite « Animaux totems » : Nolwenn, Faline et Corentin enchaînent deux jeux poids-moyen : Forêt Mixte d’abord, où une combinaison Papillons/Orties emmène d’un battement d’ailes Corentin au-delà des 250 points. Nouvelle ambiance avec Wyrmspan enrichi de son extension avec les dragonneaux. C’est justement ces ados dragons que Faline utilise habilement pour s’imposer largement avec 126 PV contre moins de 100 pour ses deux adversaires dépités.

Séance de VENDREDI 31/07/2026 à Servel

Le 31 juillet 1451 est le jour de la chute de Jacques Cœur, personnage remarquable du XVe siècle. Né dans un milieu commerçant prospère, il déploie très tôt dans les affaires ses qualités et son énergie, avec aussi un peu de chance quand le dauphin (futur roi Charles VII) vient se réfugier dans sa ville de Bourges. Actif dans la monnaie et la banque, il développe des activités commerciales en Méditerranée et conçoit un plan audacieux de mise en place d’une flotte marchande pour court-circuiter les cités italiennes dans le commerce avec le Levant. Il établit des comptoirs de négoce, crée un chantier naval et obtient le monopole de l’importation des épices. Il utilise son immense fortune pour racheter de multiples seigneuries, construire de magnifiques demeures -dont le palais portant son nom à Bourges- et prêter de l’argent aux nobles et aux politiques. Ayant la confiance de Charles VII, il devient son Argentier, finance ses projets et se voit confier des missions diplomatiques. Anobli, il devient l’un des conseillers du roi. En 1450, suite à la mort de la maîtresse du roi Agnès Sorel dont il était proche c’est le début de la fin. Il a fait trop d’envieux et a trop de débiteurs qui voient l’occasion de ne pas le rembourser. Abandonné par le roi, il est accusé du crime de lèse-majesté ce funeste 31 juillet. Emprisonné, il voit ses ennemis lancer le dépeçage de ses biens ; son procès inique dure deux ans, il est torturé, sa femme meurt de chagrin et il finit par être condamné en 1453. Il réussit cependant à s’échapper en 1454 et rejoint Rome où le pape l’apprécie ; il s’y soigne et récupère des bribes de sa fortune pour finalement mourir en 1456 au cours d’une expédition qu’il a organisée contre les Ottomans (qui ont conquis Constantinople en 1453).

Table 1, dite « Mener une vie aventureuse » : F-R, Mickaël, Axel et Nico font trois parties de Mythic Battles en 2+2. On sait que la première fut rapide mais on sait peu d’autres choses. Aux protagonistes de compléter.

Table 2, dite « Se méfier de tous » : Fred, Xel, François et VHN forment l’autre table. Après un faux départ (« no new rules! ») il s’accordent sur le bien connu Evolution Climate que Fred découvre cependant. Il apprend à ses dépens que la sélection naturelle est cruelle envers les carnivores qui ne trouvent pas de proies. Il faut dire que les autres s’ingénient à bien se défendre, qui en grimpant dans les arbres, qui avec la symbiose ou bien les cris d’alarme. Malgré une canicule sévère le climat reste dans des limites supportables, tandis que le pot commun de nourriture est étonnamment bien approvisionné sauf en fin de partie où quelques espèces voient leur population sévèrement rabotée. Au final un score ultra serré : 71 PV pour Dom, 70 François, 69 Xel et 45 Fred, il se rattrapera la prochaine fois qu’il jouera à Bios Genesis.

Après départ de Xel, Dom fait découvrir aux autres Arboretum, un jeu de cartes aux règles simples mais aux choix déchirants : avec des cartes allant de 1 à 8, on est constamment en train de peser si on augmente ses points potentiels en jouant une carte devant soi ou si on la garde en main pour avoir le droit de scorer son espèce d’arbre en fin de partie, sans parler de la carte qu’on défausse en fin de tour et avec laquelle il faut éviter les beaux cadeaux aux autres. Pour cette initiation François score 3 espèces sur 8 mais avec des petits chemins pour un total de 11 PV. Il pense bloquer Dom sur les saules avec 4+8 en main, mais on l’a vu venir : Dom révèle 3+5+6 -à ce jeu il faut bien savoir où est chaque carte- et l’emporte avec 17 PV pour deux espèces, Fred ne scorant qu’une seule espèce pour 3 PV, il s’est laissé surprendre par la fin de la partie.

Séance de VENDREDI 24/07/2026 à Servel

Le 24 juillet est la date de naissance à la fois de Yves Duteil et de Hervé Vilard mais nous avons choisi de vous épargner. Nous parlerons plutôt des kitchen debates qui se tinrent le 24 juillet 1959 à Moscou. Les Etats-Unis et l’URSS, motivés par relâcher un peu la tension de la guerre froide après le choc de Spoutnik, étaient convenus d’organiser des expositions grand-public pour faire mieux faire se connaître les deux nations. L’exposition soviétique ouvrit en juin 1959 à New York tandis que Richard Nixon, le vice-président, fit le mois suivant le voyage à Moscou pour inaugurer l’exposition américaine. Il la fit visiter au premier secrétaire Nikita Khrouchtchev, faisant étalage des merveilles que la société de consommation proposait au plus humble travailleur, et eut avec lui plusieurs échanges sous les caméras des télévisions. Le plus fameux eut lieu devant une réplique de cuisine équipée (avec réfrigérateur, cuisinière et lave-vaisselle). Khrouchtchev ironisa sur l’inutilité de certains gadgets, promit que sous dix ans l’URSS aurait dépassé les USA et affirma poker face que les petits-enfants de Nixon vivraient sous un régime communiste. En fait c’est son propre fils Sergei qui émigra aux USA en 1991 où il se fit naturaliser. Cet épisode joua en faveur de la notoriété de Nixon qui fut désigné candidat Républicain pour l’élection présidentielle de 1960.

Table 1, dite « American way of life » : Après une découverte en décembre, retour de Limit sur nos tables avec Gérard, Xel, François, Vincent et VHN. Maintenant que la réalité est devenue une dystopie au long d’un été qui est une litanie de canicules, de sécheresse et d’incendies, on se replonge sur la question des limites planétaires au développement humain. Le jeu a un côté ouvert, « bac à sable », mais on a beau vouloir optimiser la trajectoire de sa nation on reste exposé aux conséquences des choix des autres, que ce soit des agressions directes (le Terroriste se reconnaîtra) ou les crises (financière, militaire ou écologique) qui tôt ou tard vont se produire. Comme diraient les économistes, le développement a des « externalités négatives ». Dom a tenté une croissance lente dans l’harmonie sociale, retardant l’augmentation des niveaux de vie et stabilisant la population à 30. Xel et Vincent ont résolu le problème d’épuisement des fossiles l’une par la colonisation, l’autre par « Drill Baby ». Gérard et Vincent, en bons élèves du FMI, ont investi rapidement dans l’éducation et la robotisation, avec des voies divergentes en terme de palier de population (20 et 50 respectivement). Inévitablement (?) dans la période 2000-2030 cela finit par craquer avec une triple crise entraînant la fin de la partie. Le décompte valide la stratégie singapourienne de Vincent qui gagne avec 54 PV (grâce à sa richesse) devant Dom 46, François 40, Xel (pénalisée par sa pollution) 26 et Gérard (qui a fait un Cuba, le niveau de vie de sa population est redescendu au plus bas) 22 points.

Table 2, dite « L’autre pays du communisme »  : Mickaël, Benjamin et Fred jouent à Gugong. La partie a été serrée mais c’est Mickaël qui, optimisant les synergies entre ses dés, s’est détaché d’une tête et l’emporte avec 45 PV devant Ben & Freddy. A l’entendre, à trois joueurs il faut vraiment être attentif à ce que font les autres et anticiper les conséquences de ses propres actions; en tout cas un bon moment pour les participants.

Table 3, dite « Bloc contre bloc » : F-R déballe les Nominés de Neombre, un jeu tout neuf acquis à Parthenay. C’est une campagne d’aventure coopérative basée principalement sur des cartes. La mécanique est plus proche d’un Aeon’s End que d’un Gloomahaven vu que c’est avant tout du combat de monstres avec deckbuilding. Chaque épisode est relativement court (de l’ordre d’une heure) mais, à entendre les échos de la table, le taux de mortalité semble ne pas être négligeable.

Table 4, dite « Poker face » : Tous les restant(e)s finissent par une partie de The Gang à six où, la fatigue aidant, les manches perdues l’ont finalement emporté sur les manches gagnées.

Séance de MARDI 30/06/2026 à Servel

Blondin, né en 1824 dans le nord de la France, est un des grands funambules de l’histoire. Ses parents exerçaient déjà cette activité hors normes et le jeune se retrouve très vite sur la corde raide. Il parcourt un moment la France avec sa troupe mais vit son rêve américain en partant pour les Etats-Unis en 1851. Il découvre le site des chutes du Niagara en 1858 et l’idée d’en effectuer la traversée ne le quitte plus. Chose faite l’année suivante, le 30 juin 1859. Il renouvellera plusieurs fois l’exploit devant des foules nombreuses, ajoutant selon les fois diverses facéties : pousser une brouette, se faire cuire une omelette ou encore transporter son manager sur son dos (voilà un entrepreneur qui savait se mouiller !). Il s’installe ensuite à Londres et continue d’attirer les foules dans des représentations spectaculaires, au Crystal Palace et lors de multiples tournées qui l’ont mené en Australie, en Inde, en Russie et en Amérique du Sud. Un an avant son décès à 72 ans, il s’était encore donné en spectacle. 167 ans plus tard, chaque partie (civile) est un équilibre subtil entre tension, plaisir, imagination et frustration.

Table 1, dite « Un pied devant l’autre » : Partie de Age of Champagne pour Xel, Gérard, Olive et VHN. Après Viticulture vendredi, une autre approche d’un jeu de placement d’ouvrier autour du cycle production-commercialisation de vins. Ici il y a 4 emplacements pour chaque action, on se gêne mais pas trop. Pas de cartes Saisonniers pour des surprises et des coups de boost mais des événements de début de tour qui affectent tous les joueurs. Deux stratégies s’affrontèrent : le lièvre (Dom) produisit rapidement des vins bas de gamme (« le Meunier c’est pas fameux », dixit une connaisseuse) écoulés en grande surface et se dépêcha de rafler des contrats de vente apportant des jetons bonus. Les tortues (Xel et Gérard) passèrent plus de la moitié de la partie à investir patiemment dans le marketing pour créer une marque désirable. En quelques ventes dans les derniers tours, avec un bonus de +6 PV par cube jaune, ils rattrapèrent à grandes enjambées l’infortuné léporidé et prirent la tête au score. Malgré une piste d’empreinte écologique poussée à son maximum, Dom constata son positionnement prix-produit défavorable et la partie se termina par la victoire de Xel avec 85 PV, Gérard 80, Dom 73 et Olive 54.

Table 2, dite « Que d’eau, que d’eau » : Faline, Caroline et Virginie jouent deux fois à Dewan, en introduisant des règles supplémentaires (déluges) à la seconde. C’est Virginie puis Faline qui s’impose.

Table 3, dite « Plein le dos » : Un jeu pas vu depuis longtemps, Gugong, ressort avec Mickaël, Benjamin, Marc et Corentin. La partie est gagnée par Marc qui a fait un choix de décret qui lui a bien servi : quand il envoyait un serviteur construire la muraille, il pouvait en mettre un autre gratuitement. Il est le seul à ne pas être allé à la course au jade. Suivi par Mickaël à quelques points près, puis Benjamin et Corentin .

Séance de VENDREDI 26/06/2026 à Servel

Le 26 juin 1997 l’éditeur anglais Bloomsbury publie un livre pour enfants, Harry Potter and the Philosopher’s Stone. C’est le premier roman d’une inconnue, Joanne Rowling, commencé en 1990 et qu’elle a eu bien du mal à placer, le texte étant jugé trop long. Sa couverture était la première commande reçue par un illustrateur débutant, Thomas Taylor. Le premier tirage fut de 500 exemplaires reliés et quelques milliers brochés, autant dire qu’aujourd’hui ils valent une petite fortune. Le succès fut immédiat, le livre recevant de nombreux prix de littérature enfantine attribués par des jurys d’enfants (la vérité etc.). Très vite sa publication aux USA est organisée, un manager à cravate ayant jugé utile de modifier le titre en Harry Potter and the Sorcerer’s Stone (et le texte ayant été traduit en « anglais américain »). La machine du succès était lancée, avec le tome deux publié un an plus tard et le tournage d’un film lancé en 2000. Vingt-neuf ans plus tard, il y avait probablement quantité d’anciens lecteurs du petit sorcier binoclard présents à la soirée bihebdomadaire.

Table 1, dite « Bièraubeurre » : Thomas propose de revisiter le classique Viticulture enrichi de son extension Bordeaux. Aussitôt dit aussitôt fait en compagnie de Marie-Anne, Baptiste2 et VHN. On retrouve le placement d’ouvriers et l’idée générale des opérations qui vont de la plantation des parcelles à la vente de cuvées pour satisfaire des commandes. Par contre on a maintenant 4 saisons au lieu de 2 chaque année, une gestion refondue de l’ordre du tour et des bonus afférents, et pas mal de modifications visant à ouvrir le jeu et réduire la part de chance : les pioches « Vigne » et « Commande » sont enrichies de 2 cartes visibles chacune, on peut plus facilement vendanger et vinifier, et il y a même une action permettant d’activer n’importe quelle autre action du plateau, même saturée d’ouvriers. Un mécanisme malin est celui des « experts », des petits pouvoirs-bonus associés à chaque action et qu’un unique joueur peut se réserver, de quoi renforcer ses axes stratégiques. Pour ce premier essai, un peu long vu qu’on tâtonnait tous, Thomas a monopolisé la position de premier dans l’ordre du tour, Marie-Anne a misé sur des vins haut de gamme synergisant avec son expert et Dom a ramé après l’argent tout en jouant des saisonniers rapportant des points. La fin de partie est maintenant déclenchée à 25 PV (au lieu de 20 dans le jeu de base) et est atteinte au sixième tour par Dom et Marie-Anne à la lutte. La conversion de leurs vins restants et de leurs lires ne change rien au petit point d’avance du premier et Dom l’emporte par 31 PV contre 30 pour Marie-Anne, puis Thomas et Baptiste à 25.

Table 2, dite « Duel de sorciers » : le mardi ne leur suffit plus, Mickaël et Benjamin enchaînent deux parties de Ark Nova. Le premier gagne la première et le second gagne la seconde. Une forme d’harmonie comme un Yin-Yang ludique.

Table 3, dite « Salle commune » : On ne sait à quelle Maison les rattacher mais un grand groupe (F-R, Fred, Elie, Caroline, Faline, Corentin, Armand) démarre par une longue série de The Gang. Ensuite cela joue à Crack List puis, avec un groupe plus réduit, à So Clover.

Séance de MARDI 23/06/2026 à Servel

Ce mardi 23 juin a été la journée la plus chaude jamais mesurée en France alors que la deuxième canicule de l’année va être particulièrement longue et intense. Globalement l’année 2026, avec le retour de El Niño, promet de voir des records de chaleur battus sur tout le globe. Pourtant, si on prend du recul et on se permet une simplification grinçante, 2026 est destinée à être l’une des années les plus froides du reste de notre vie. La physique du réchauffement climatique est bien connue depuis longtemps : les gaz à effet de serre (GES) dont la concentration dans l’atmosphère augmente depuis plusieurs siècles interceptent une partie du rayonnement infrarouge émis par la terre et le renvoient vers sa surface. Ce flux d’énergie supplémentaire provoque de multiples changements dans les climats et réchauffe l’atmosphère et surtout l’océan. Cette mécanique implacable se poursuivra tant que les émissions de GES dues aux activités des humains n’auront pas fortement baissé. Les lois de la physique, qui ne se votent pas au parlement, sont plus fortes que les discours de tous les décideurs qui n’ont d’autre ressource que de faire de la com ou feindre la surprise (« Qui aurait pu prédire […] la crise climatique aux effets spectaculaires ? », E. Macron 2022). De quoi se demander si homo est si sapiens que ça.

Retour au ludique après ce message de service public.

Table unique, dite « 2 inscrits, 3 annoncés, 4 présents » : Dans une salle tempérée par un courant d’air, F-R, Faline, Baptiste2 et VHN, après avoir confronté leurs préférences, décident de jouer à Istanbul. Faline le découvre et F-R y a perdu plusieurs fois contre des adversaires experts à Parthenay. Comme lors d’une partie récente, les tuiles Salon de thé » et « Marchant de gemmes » sont proches ce qui permet de dépenser sur l’une l’argent gagné sur l’autre, ce qui n’échappe pas à certain(e)s. F-R prend un départ tonitruant en accumulant les tuiles des mosquées pendant que Faline se constitue un joli pactole. Dom utilise avant les autres le « Palais du Sultan » pour convertir ses ressources en rubis mais, contrairement à d’autres, ne peut pas améliorer ses lancers de dés plus ou moins réussis. Utilisant efficacement son membre de famille qui bondit à l’autre bout du plateau, il obtient son cinquième rubis en complétant sa charrette, un tour avant que F-R, victime de rencontres répétées avec le marchand de Baptiste, puisse conclure en achetant le sien. Ils poursuivent avec un So Clover qui voit un grand chelem victorieux tout autant qu’une succession d’échecs.

Séance de VENDREDI 12/06/2026 à Servel

Le baron Karl Drais est issu d’une noblesse éduquée mais pas très argentée, évoluant parmi l’administration des nombreux duchés et principautés de l’Allemagne du XIXe siècle. Après des études techniques il débute une carrière dans les Eaux & Forêts mais ce qu’il aime vraiment c’est inventer des machines. Ainsi la « machine à courir », ou draisienne, deux roues et 25 kg de bois et de métal qu’on propulse en poussant des pieds sur le sol. Pour démontrer ses performances, il parcourt le 12 juin 1817 une quinzaine de kilomètres en une heure. C’est une première mais son vélocipède, peu compatible avec l’état des routes de l’époque, reste plus une curiosité qu’un moyen de transport. De plus il est rapidement copié et Drais ne parvient pas à protéger ses droits d’inventeur. Il faudra attendre un demi-siècle d’améliorations, en particulier l’ajout de pédales, pour voir émerger les première bicyclettes en France et en Angleterre. 189 ans plus tard il n’est pas rare de croiser des joueurs trégorois à bicyclette.

Table 1, dite « Transports » : Retour de Martin Wallace sur nos tables, avec l’excellent Steam, bien dans la veine du profilique auteur de Brass, P.I., Londres, Auztralia et on en passe. Thomas est fan, et attire autour de lui Mickaêl, Tristan et François à ce jeu de construction ferroviaire. Le cœur de la stratégie consiste à transporter des marchandises sur le réseau construit précédemment (idéalement, en empruntant ses rails…), en respectant la couleur du produit et celle de la ville ciblée. On est limité dans son déplacement par une taille de locomotive, que l’on peut agrandir en perdant un coup de déplacement. Sa taille fait tout, disent les connaisseurs. Et comme chacune des manches (8 à quatre joueurs) débute par une phase d’enchères permettant de fixer l’ordre du tour qui ets aussi celui du choix de tuiles bonus, l’une permettant de faire grandir gratuitement sa loco, une bataille homérique oppose rapidement les joueurs, sauf François, vite découragé par les sommes en jeu. Cette enchère culmina dans un duel légendaire entre Tristan et Mickaël au mitan du jeu (le vainqueur y acquit pour un prix exorbitant la première place, avant de se demander qu’en faire). Les déplacements de marchandises rapportent selon leur distance, des sous ou, au choix, des points de victoire. Il y a donc un subtil équilibre à gérer, car si l’on n’est jamais à court d’argent puisque on peut toujours emprunter en début de manche, cela se paie par des intérêts conséquents en fin de manche. Au final, ce n’est qu’à la manche 6 que les joueurs optèrent pour les PV. A grands coups de déplacements lucratifs (jusqu’à 6), Tristan et Thomas se sont livré un duel mémorable, le premier l’emportant d’un souffle, 49 à 47. Mickaël se cantonna à 32, faute d’avoir assez construit (car les rails rapportent aussi), et de s’être consitué des fiefs lucratifs. François, à 29, a rattrapé une erreur de débutant (livraison en circuit court) en construisant un réseau complexe dont il a bien profité sur la fin. On retiendra aussi de cette superbe partie l’esprit de coopération inhabituel qui y régna, chacun s’échinant à prodiguer des conseils de jeu aux autres, dans un esprit d’émulation réciproque. Au jeu du meilleur CGPF (Conseiller en Gestion de Patrimoine Ferroviaire), Tristan et Thomas ont fait merveille, faisant de cette soirée un moment de camaraderie partagée, le mot n’est pas trop fort.
Ils enchaînent ensuite Voodoo Prince, jeu de cartes retors, où François prend un excellent départ. Hélas, à la dernière manche, il joue de malchance avec trois coups forcés qui le font sortir en premier du jeu et lui coûtent la victoire. Avec 25 PV, il est devancé par Tristan, 29, grand triomphateur de la soirée. Thomas suit avec 21, quant à Mickaël, qui termine à 6, le terme de chat noir reflète son infortune.

Table 2, dite « Transpiration » : Cinq furieux sur la ligne de départ (Marie-Anne, Fred, Gérard, JérômeC et VHN) pour une partie de Keyflower, un jeu qui mérite sa réputation de classique. Rappelons qu’on active des tuiles avec des meeples mais que ces meeples servent aussi à enchérir pour acquérir des tuiles, on se frictionne toujours et certains n’hésitent pas à chouiner. Marie-Anne a joué la carte des meeples verts, suffisamment rares pour de facto se réserver certaines tuiles. Elle accumule aussi  Dom et Gérard ont suivi des voies parallèles, investissant dans la logistique et produisant de l’or, jusqu’à se retrouver en concurrence sur la tuile d’hiver (= dernier tour) qui transformait l’or en PV. Avec 5 meeples Gérard assomme Dom qui ne peut plus rien faire d’utile de son groupe insécable de 4 meeples rouges. Un hiver marqué par un nombre limité de tuiles en jeu (ce sont les joueurs qui décident d’un proposer 1 ou 2, et tous n’en n’ont choisi qu’une). Fred et Jérôme construisent des outils de production de ressources, en particulier Jérôme avec sa configuration simple et efficace : une mine de charbon à côté d’une tuile convertissant chaque charbon en 3 PV. Arrivé au décompte, elle lui rapport 36 PV sur 60 et il coiffe d’un point Fred, puis suivent Gérard 53, Dom 50 et Marie-Anne 47.

Table 3, dite « La bicyclette bleue » : F-R sort un nouveau jeu, Occupation, avec Armand, Elie, Pierre-Yves et Vincent. C’est un jeu en équipe avec une dimension narrative qui oppose les troupes d’occupation et les résistants, mais parmi qui peut se dissimuler un agent double collaborateur. Les occupants (Vincent et F-R) ont gagné en tuant le chef de la résistance (Elie) et en mettant en prison assez de partisans.

Table 4, dite « Une heure douche comprise » : Faline ressort First Giants, cette fois avec à sa table Corentin et François2. La partie s’est terminée sur une victoire de Corentin. Les novices ont trouvé le jeu intéressant mais ont regretté une profondeur un peu limitée.

Table 5, dite « Inspiration » : Comme aux grandes heures de St Elivet, la soirée se termine par un Codenames regroupant les restant(e)s. S’y opposent des Bleus (Dom, Faline, Marie-Anne puis Thomas) et des Rouges (F-R, P-Y, Corentin puis François). Peu inspirés, les Bleus sont battus 0-2, victimes d’un assassin à la première partie et d’un indice « Eau 3 » trop polysémique à la seconde.

Séance de VENDREDI 05/06/2026 à Servel

Le 5 juin 1883, le premier train Orient-Express prend le départ de Paris à destination de Constantinople (Istanbul). Derrière le projet, l’homme d’affaires belge Georges Nagelmackers : ayant découvert les wagons-lits lors d’un voyage aux Etats-Unis en 1867 et inspiré par le luxe des cabines des paquebots, il promeut l’idée d’un train de nuit prestigieux et international, ce qui nécessite de résoudre des difficultés techniques, administratives et diplomatiques. Il commence par accrocher des voitures-couchettes à des trains existants entre Paris et Vienne et fonde la Compagnie Internationale des Wagons Lits (CIWL) pour porter son projet. En 1882, elle fait circuler son propre train (4 couchettes, 1 voiture-restaurant, 2 fourgons pour les bagages -ceux qui avaient les moyens ne voyageaient pas léger-). Le voyage prend quatre jours, un gros progrès par rapport à la liaison maritime Marseille-Constantinople en une quinzaine. Pourtant la section finale, en l’absence d’un pont sur le Danube, nécessite de changer pour un bac, un train classique et un vapeur. Ce n’est qu’en 1889 que l’achèvement de travaux ferroviaires en Bulgarie et Serbie permet une liaison continue. Le luxe du train et sa clientèle « fortunée mais variée » crée sa légende alors que certains voyages ne sont pas de tout repos (attaque de bandits, épidémie de choléra etc.). La CIWL ouvre d’autre liaisons ferroviaires, construit des hôtels et devient une des grandes entreprises européennes. Le parcours de l’Orient-Express évoluera en fonction des vicissitudes historiques et du développement des réseaux, notamment en adoptant entre deux guerres une route plus au sud (Lausanne-Venise-Belgrade) après l’ouverture du tunnel du Simplon. La ligne ne survit pas à la guerre froide, aux progrès des trains de jour et aux liaisons aériennes ; elle disparaît dans les années 1970 après un long déclin. L’Orient-Express est évoqué dans de nombreuses œuvres littéraires, de Bram Stoker (Dracula) à Paul Theroux et d’Agatha Christie à Graham Greene en passant par Ian Fleming (Bons baisers de Russie).

Table 1, dite « Voyages aventureux » : Fidèles à leur campagne, le quatuor de ISS Vanguard (F-R, Armand, Jérôme, OlivierB) embarque pour de nouvelles aventures. Parmi les bribes de communication qui nous sont parvenues on parle de cérémonie du thé et d’une certaine perplexité vis à vis de leur mission et de son succès. Dans l’espace aussi, tôt ou tard on se pose la question du sens de la vie.

Table 2, dite « Destination Constantinople » : Il y a une éternité que Roll for the Galaxy n’avait pas été vu, Mickaël y met bon ordre avec Corentin, Fred et VHN. Corentin et Dom partent dans des directions opposées, le premier construisant des tuiles de forte valeur (dont un monde à 9 points) pendant que le second exploite un moteur production/expédition basé sur des dés bleus. La partie prend fin par épuisement du pool de PV et c’est une courte victoire du commerçant avec 50 PV contre 47 à Corentin, 37 à Fred et 35 à Mickaël.

Les mêmes continuent avec Istanbul. Corentin observe que les tuiles « Salon de thé » (où on gagne de l’argent) et « Marchant de gemmes » (où on achète les rubis qui font gagner) sont voisines. De plus le Poste de police (d’où l’on envoie son oncle agir à sa place) et Caravansérail (où on récupère des cartes Bonus, par exemple celle qui permet de refaire l’action de sa tuile, sans bouger) sont proches. Il déploie une stratégie habile et efficace, à défaut d’être créative, en naviguant entre ces quatre tuiles. Dom, lui, obtient ses 5 rubis du Marchand de charrettes, de la Mosquée et du Palais du Sultan où il est en concurrence avec Mickaël pour l’échange de lots de ressources contre un rubis. Il est le premier à y parvenir mais Corentin, calculant au plus juste et touché par la chance des dés en lançant un « 10 », atteint la condition de victoire dans le même tour et l’emporte grâce à sa livre restante. Mickaël et Fred finissent avec respectivement 4 et 2 rubis. Une belle victoire concluant une partie serrée, tranchée par un malheureux sou !

Table 3, dite « Monde disparu » : L’adhérent Nico77 réapparaît après une longue absence et se joint à Faline et Virginie qui rejouent à Dewan, déjà vu mardi et qui finit sur une victoire de la première. Ensuite ils inaugurent First Giants qui est en fait une nouvelle version simplifiée de Elysium (qui, selon nos archives, apparut sur nos tables une unique fois en 2018). En une phrase, on acquiert des cartes qu’on utilise soit pour développer son moteur soit pour scorer, le tout enveloppé dans un thème paléontologique et des règles simples. Il y eut deux parties, l’une pour Faline, l’autre pour Nico.

Les restants concluent avec plusieurs sympathiques manches de So Clover.

Séance de MARDI 02/06/2026 à Servel

Johann Weissmüller est né le 2 juin 1904 dans une famille germanophone d’une zone du royaume de Hongrie aujourd’hui rattachée à la Roumanie. Un an plus tard ils émigrent vers les USA et s’installent près de Chicago. A neuf ans il contracte la polio et le médecin suggère qu’il pratique la natation pour récupérer. Il en fait une passion et se révèle très doué, battant ses premiers records du monde à 17 ans. Il sera un nageur de légende, le premier à nager le 100m en moins d’une minute et il ramènera 5 médailles d’or des JO de 1924 et 1928 (plus une de bronze en water-polo). Il enchaîne sur une carrière à Hollywood, créant le rôle de Tarzan en 1932 qu’il tiendra dans onze films, puis tournant après guerre seize (!) films de Jungle Jim. Pour la petite histoire, il figure sur la pochette de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band. Retrouvons-nous 122 ans plus tard à quelques kilomètres d’une plage où on peut nager.

Table 1, dite : « Grands singes » : Mickaël et Benjamin prennent Corentin dans leurs filets pour, what else, Ark Nova. C’est une démonstration de Mickaël qui, non content d’être le seul à croiser, marque encore et encore des points. Les autres l’ont regardé dépités comme un animal en cage pensant à sa liberté perdue.

Table 2, dite « Comme un poisson dans l’eau » : Yokohama comme Iki, un autre jeu japonais situé au Japon, a des jetons de poissons. Il peut aussi rappeler Istanbul par la grille de tuiles sur lesquelles on déplace son personnage en gênant les autres. Le jeu est cependant nettement plus complexe car il y a pas mal de façons de marquer des points : en réalisant des commandes, en plaçant des maisons de commerce, en allant à l’Eglise ou aux Douanes ou encore sur quelques majorités en fin de partie. Olive, Xel, Gérard et VHN s’y lancent sans trop savoir dans quelle direction partir : Xel et Gérard construisent des bâtiments et réalisent des contrats, Dom fait une grosse vente aux Douanes et accumule les technologies et Olive recolle après un départ poussif. Il faut aussi anticiper la fin de partie en étant prêt à maximiser son dernier tour : Xel et Olive montrent l’exemple en allant chercher la majorité l’une à la Douane, l’autre sur la seconde place des technologies. Au final les scores sont assez resserrés avec 126 PV pour Dom, 119 pour Xel, 104 pour Olive et 96 pour Gérard.

Table 3, dite « Moi Tarzan, toi Jane » : Aussitôt arrivé, aussitôt dépunché ! Dewan, sorti le mois dernier, a déjà trouvé sa place sur nos tables. Ce jeu de contrôle de territoires à base d’objectifs et de cartes terrain pour se déplacer, se révèle plutôt bisounours, au moins avec la première carte, la plus facile. Ce soir, pas de baston, chacun étant resté dans son périmètre, et un seul « droit de passage » fut payé dans toute la partie. Marc, avec 37 PV, en sera à jamais le premier vainqueur au départage face à Faline. François, 31, suit de près, quand David, qui découvre l’association à l’occasion de cette partie, culmine à 17.

Rejoints par Vincent qui cherche à s’évader, ils lui trouvent un exutoire idéal: le poker, enchaînant plusieurs parties de The Gang, avec des fortunes diverses.

Séance de MARDI 05/05/2026 à Servel

Le royaume des Deux-Siciles a eu une brève existence de 1816 (unification des royaumes de Naples et de Sicile) à 1861 (capitulation du roi François II et exil des Bourbon-Siciles à Rome, ensuite on en perd la trace). Le début de la fin est le 5 mai 1860 qui voit Garibaldi se mettre en route depuis la région de Gênes pour attaquer la Sicile où il débarque quelques jours plus tard et, après quelques mois, conquiert la totalité du royaume qui se retrouve rattaché à l’Italie unifiée. A son départ en campagne avec un millier d’hommes on dit qu’il se serait écrié « ça va barder, là ! ». A Servel 166 ans plus tard, il n’est pas exclu qu’on ait croisé des royaux déchus et des aventuriers va-t-en-guerre.

Table 1, dite « Ach zoo » : Benjamin et Mickaël reviennent du placard avec « un jeu pris au hasard », Ark Nova. Le hasard fait bien les choses, ils se tirent la bourre un bon moment et c’est Benjamin qui sort vainqueur du zoo.

Table 2, dite « Dom-inis » : Leur nouveau chouchou du moment c’est Inis et c’est mérité : un jeu beau, plaisant, subtil et varié où, bien qu’il faille contrôler des territoires avec ses troupes, les actions ne se résument pas à de l’affrontement (ainsi deux joueurs peuvent tout à fait décider de mettre fin immédiatement à un conflit que l’un a déclenché sans tirer un seul coup de feu, il y en a qui pourraient en prendre de la graine). Olive, Gérard, François et VHN l’ont redécouvert il y a peu et plus on y joue plus on maîtrise et apprécie (en particulier on commence à bien connaître les 17 cartes Action qu’on drafte en début de manche). Dans la première partie, personne ne dispute à Olive le rôle de Brenn (premier joueur with benefits) tandis que Dom fait dès le début une manœuvre compliquée (et, osons l’écrire malgré un certain manque d’objectivité, habile) qui lui donne un Exploit (ce dernier abaisse les conditions de victoire, rappelons qu’on peut gagner de trois façons). Il s’échauffoure ensuite avec François sans grand succès mais à la manche suivante il met en jeu 2 clans puis (ayant récupéré la carte avec le Barde) 2 autres. Oh surprise, il est maintenant maître de deux territoires avec un total de 5 clans ennemis. Avec son Exploit cela lui suffit pour l’emporter.

Les lascars sont chauds, ils ne vont pas en rester là et c’est reparti. La seconde partie est plus intense et disputée : cette fois le Brenn est François (qui persiste à se plaindre de ne pas avoir les bonnes cartes, savoureux dans un jeu de draft !). Dom recommence à faire une opération où il sacrifie un clan contre un Exploit. Une escarmouche lui fait perdre un autre clan et le voilà avec un unique clan présent sur le terrain. L’occasion pour Gérard dans le rôle de Maître Capello de rappeler que si un joueur est annihilé il redémarre avec deux clans mais doit défausser un Exploit s’il en détient un. Aussitôt dit aussitôt fait, retour à la case départ mais pourquoi tant de haine ? Cette fois c’est Gérard qui est l’homme fort avec de nombreuses troupes bien réparties et bientôt en position de gagner. Les trois autres font leur part pour le ramener à la modestie. A la manche suivante c’est maintenant François (doté d’un Exploit) qui est le plus menaçant. Gérard lance un grand combat qui tourne court et Olive vient aussi lui rogner les ailes sous les murs de la citadelle. Il parvient néanmoins à obtenir un second Exploit et il faut encore lui taper un peu sur la tête d’autant plus qu’Olive l’a laissé Brenn. En fin de manche, Gérard sort du bois en faisant une exploration et en gagnant un Exploit : il est présent dans 5 territoires et peut gagner, tout comme Dom qui a regagné un Exploit et dispose encore de pas mal de cartes en main (il a démarré avec 3 jaunes et 3 rouges en plus de ses 4 cartes Action vertes). Ce dernier bloque avec le Dagda un renfort de Gérard, l’envahit comme voisin et fait place nette. Il est le seul à pouvoir revendiquer la victoire au début de la manche suivante.

Table 3, dite « Félines & malines » : Nolwenn, Faline, Caroline, Virginie et Corentin enchaînent les jeux. Ils commencent par Extinction où il s’agit coopérativement de sauver les tigres. Ce qu’elles/il ont fait sans trop de difficulté semble-t-il. Ils se lancent ensuite dans Cryptide. La première partie voit une victoire rapide par une Nolwenn clairvoyante. La seconde tourne court suite à une erreur (dans les jeux de déduction, tout indice erroné peut ruiner la partie). La troisième était encore en cours quand minuit approchait.