Séance de MARDI 03/03/2026 à Servel

Carlo Pietro Giovanni Guglielmo Tebaldo Ponzi est né en Italie le 3 mars 1882 et émigre aux Etats-Unis à 21 ans. A sa descente du bateau il a $2.50 en poche, ayant perdu le reste de ses économies au jeu. Arrivé à la quarantaine, il a déjà fait de la prison et il imagine un schéma tordu exploitant les différences de tarifs postaux entre des pays d’Europe et les USA. Théoriquement on peut gagner de l’argent mais cela nécessiterait de manier des mètres-cubes de timbres pour chaque $1000 de profit, en pratique c’est irréalisable. Cela ne l’arrête pas et il met en place ce qui est désormais nommé une « pyramide de Ponzi » : promettant de doubler leur investissement en 90 jours, il paie les intérêts des anciens pigeons avec le capital des nouveaux pigeons, tout en les encourageant à réinvestir pour ne pas avoir à décaisser l’argent qui à la place nourrit son train de vie. Forcément cela ne peut que mal finir mais le principe a été réappliqué encore et encore et on peut lui prédire un bel avenir. Pas de ça à Parties Civiles où on s’honore de respecter les règles (des jeux), où les seules progressions spectaculaires admises sont sur les pistes de score et où on se garde bien de miser ses économies.

Table 1, dite « Etre Jane Fonda » : Faline, Nolwenn, Benjamin et Corentin se lancent dans un Forêt Mixte. Cela a été très serré et Faline ne l’emporte, semble-t-il, que parce que Nolwenn a commis une erreur à 8 PV en jouant une carte. A noter une certaine créativité taxonomique, un joueur ayant affirmé mettre en jeu une chauve-souris barbarelle !

Table 2, dite « Etre chocolat » : François, Olive, Caroline et VHN s’installent pour un Bruges, joué récemment et apprécié, et toujours avec son extension « bateaux » qui renforce la stratégie des canaux. François s’y consacre et construit la totalité de ses 10 canaux, récupérant au passage 11 PV de statues. Olive et lui parviennent tous les deux à valider deux marqueurs de majorité, voila encore 8 PV de pris alors que Dom reste bredouille. Les lancers de dés fournissent peu de 5/6, les tuiles Menace ne sont pas trop gênantes. A une carte près dans les sabots on joue encore une manche et à la fin on grappille des points en construisant des maisons ou en défaussant des menaces. La belle partie de François se confirme sur la feuille de score : il gagne avec 56 PV devant Olive 52, Dom 49 et Caroline 46.

François parti, ils poursuivent avec un Istanbul (sans extensions) que Caroline découvre. On l’a rappelé, c’est un jeu de course et il faut foncer pour collecter par tous moyens ses cinq rubis. C’est ce que fait Dom qui parcourt les 16 tuiles sans jamais passer par la Fontaine et utilise efficacement ses cartes Bonus. Il emploie quatre moyens différents pour obtenir ses quatre premiers rubis et finit par conclure la partie alors qu’Olive en est à 3 rubis (dont 2 achetés en une fois pour 35 lires) et Caroline 2.

Séance de MARDI 10/02/2026 à Servel

Au moyen-âge, Bagdad reste l’une des plus grandes et plus belles villes de la terre, après avoir été un important centre commercial, intellectuel et scientifique. Créée en 762 c’est la capitale de l’empire Abbasside qui n’est plus aussi florissant qu’à son apogée au IXe siècle et s’est peu à peu affaibli et morcelé. Au début du XIIIe siècle, il est sous la tutelle de sultans d’origine turque et se retrouve menacé par des armées mongoles qui arrivent depuis l’Iran et mènent des raids annuels. Ayant négligé ses troupes et ses fortifications, refusant de prendre parti dans leur combat contre les Assassins, une secte ismaélienne chiite retranchée dans les monts Elbourz et jugeant mal de sa position de négociation, le calife se condamne à la bataille. Fin 1257, menés par Houlagou, petit-fils de Gengis Khan, les Mongols mettent le siège devant la ville et détruisent les canaux l’alimentant en eau précieuse. Ils anéantissent une tentative de sortie et se mettent à bombarder les remparts, en moins de deux semaines Bagdad l’arrogante se rend le 10 février 1258. Houlagou voulant faire un exemple, s’ensuit un gigantesque massacre (plusieurs centaines de milliers de morts ?) et pillage (les bâtiments sont incendiés, les palais pillés et la bibliothèque la plus riche du monde arabo-musulman détruite). Les Mongols seront finalement arrêtés en Palestine en 1260 mais ce ne sera ni la première ni la dernière fois qu’un Empire en déclin est abattu par des nomades venus des steppes.

Table 1, dite « Puissants en lutte » : Parmi les innombrables Shem Phillips, Vicomtes des Royaumes de l’Ouest a fait jusqu’ici un unique passage entre nos murs. Olive le dépile et y convie Xel, JiBee et VHN. On y construit son mini tapis-roulant de trois cartes (qui peut rappeler lointainement Impulse) et on alterne entre 3 actions qui rapportent des points : construire des bâtiments, se placer au château ou collectionner des manuscrits. Le tout avec une interaction limitée et difficile à planifier (la piste individuelle vertu/corruption de chaque joueuse) et, c’est rare chez eux, un livret de règles imprécis. Orienté par son personnage de départ, Dom passe la moitié de la partie à exclusivement récupérer des pierres et construire des bâtiments pendant que Xel va au château sans conviction, Olive récupère des manuscrits et JB fait un peu de tout. La spécialisation semble payer puisque, la fin ayant été déclenchée par l’épuisement de la pile Prospérité, Dom finit en tête avec 72 PV (dont 31 de bâtiments) ; JB obtient 48 grâce au bonus pour le plus grand nombre de dettes réglées tandis que Xel (riche de cartes rouges) et Olive (pénalisé de -10 PV pour dettes non réglées) finissent à 39.

Table 2, dite « Victoire mémorable » : Marie-Anne et Nastassia jouent d’abord à Forêt Mixte + extension. Marie-Anne développe une combo de fouines mémorable qui lui rapporte 160 PV sur un total à peine croyable de 591 PV, environ 200 points devant son adversaires. Elles poursuivent avec Faraway et s’en adjugent chacun un.

Table 3, dite « Au pied des murailles » : Après les fouines, les renards des plateaux. Mickaël et Benjamin délaissent temporairement Ark Nova pour un Château Blanc + extension Matcha. Corentin les rejoint pour une configuration à trois idéale. C’est ce dernier qui réussit à s’imposer avec une vingtaine de points d’avance.

Table 4, dite « A travers les steppes » : F-R, Nolwenn, Faline et Caroline inaugurent un nouveau jeu coopératif dans le monde de Tolkien (cela n’arrête pas ces temps-ci, une histoire de fin de droits ?) : La Communauté de l’Anneau – Le Jeu de Plis Coopératif. Le peu qu’on sait est que c’est plutôt un petit jeu de cartes, avec à chaque manche des objectifs individuels à la The Crew.

Séance de VENDREDI 30/01/2026 à Servel

Le 30 janvier 1969, les Beatles donnent leur concert sur le toit (The Rooftop Concert), dernière prestation musicale live du groupe, gangréné par les querelles internes et qui ne s’était pas produit devant un public depuis août 1966. L’événement a lieu  sur le toit des studios Apple Corps, à Londres. Il provoque la stupéfaction des Londoniens présents, mais l’intervention de la police met fin au concert, qui dure en tout 42 minutes. Le lendemain, le tournage se termine avec l’enregistrement en studio des chansons Let It BeThe Long and Winding Road et Two of Us. Le concert sur le toit est devenu un événement majeur de l’histoire des Beatles, qui cesse d’exister en septembre de la même année après la sortie de l’album Abbey Road, lorsque John Lennon annonce son départ définitif. La séparation sera officialisée le 10 avril 1970, par Paul McCartney. Les enregistrements de I’ve Got a FeelingOne After 909 et Dig a Pony, effectués sur le toit, figurent sur l’album Let It Be. Les Beatles n’existent plus lorsque ce disque paraît en mai 1970, simultanément au film homonyme qui présente des passages du concert. Resté inaccessible dans sa totalité, le film du concert est désormais offert en streaming audio depuis le 30 janvier 2022. L’événement, régulièrement parodié, occupe une belle place dans l’histoire du rock et de la culture populaire.

57 ans après, une série d’expériences avait lieu à Servel.

Table 1, dite « Destin contrarié » : Invités par Nolwenn, JérômeC, François, et OlivierL s’unissent pour Le destin de la communauté. Ce jeu coopératif invite à revisiter l’excellent Pandémie dans l’univers du seigneur des anneaux, même si l’analogie ne saut pas au yeux de prime abord. On retrouve en effet des mécanismes communs (rôles, événements, objectifs, propagation), même si l’univers est radicalement différent, et très immersif pour qui connaît un tant soi peu la saga. Après les explications impeccables de Nolwenn, l’équipe enchaîne les succès et vient à bout des trois objectifs intermédiaires ! Reste le dernier, qui concerne Frodon spécifiquement. Mais ce dernier, joué par Jérôme, s’est peut-être trop collé au groupe, et ne voit pas venir le raid ennemi, qui assaille une place forte et fait chuter le moral des troupes au-delà du seuil de perte. Destin contrarié donc pour notre bande des quatre, mais le voyage a valu le coup, entraide et fous-rires compris.

Table 2, dite « Quatre garçons dans le vent » : La fine équipe de ISS Vanguard réunit les habituels François-René, OlivierB, Jérôme et Armand. Leur concert s’est prolongé sans être stoppé par les forces de l’ordre.

Table 3, dite « Jamais vu » : Cette table de Prototypes réunit Franck, Julien, et Erwan. On ne saura pas plus de leur délibréations, couvertes par le sceau du secret.

Table 4, dite « Get back » : C’est le grand retour de Tzolk’in – Le calendrier maya avec une palette de joueurs rompus à l’exercice : Olive, Jibee, Xel et Tristan. C’est ce dernier qui l’emporte, après une razzia sur le maïs. Puis, Xel partie, ils remttent le couvert à trois !

Table 5, dite « Sur le toît ? » : Un autre classique revient, Twilight Imperium. Entre Mickaël, Fred, Elie et Corentin, à quelques encâblures du dénouement, les bookmakers s’acordaient à voir le premier cité sur le toît du monde.

Séance de VENDREDI 31/10/2025 à Servel

Entre le 4 octobre 1927 et le 31 octobre 1941, Gutzon Borglum et 400 ouvriers sculptent les quatre visages hauts de 18 mètres du mont Rushmore, commémorant les 150 premières années de l’histoire des États-Unis. Les présidents sont choisis par Borglum pour leurs rôles dans la sauvegarde et l’expansion du territoire national. George Washington représente la naissance de la nation, Thomas Jefferson l’expansion de la nation à la suite de l’achat de la Louisiane à la France en 1803, Abraham Lincoln la préservation de la nation pour son rôle dans la Guerre de Sécession et Theodore Roosevelt le développement de la nation, notamment la construction du canal de Panama. Le coût total de l’œuvre s’élèva à 989 992,32 dollars. Aucun ouvrier n’a trouvé la mort lors de la réalisation de l’œuvre, ce qui est remarquable pour l’époque.

Le mont Rushmore est un sujet de controverse pour les Lakotas, qui ont perdu leurs terres à la suite de la guerre les opposant à l’État fédéral entre 1876 et 1877 et considèrent ces collines comme sacrées même si les historiens pensent qu’ils avaient conquis la région par la force en chassant les tribus Cheyennes en 1776. Le monument a pour certains un caractère raciste en représentant les quatre présidents en fonction lors de l’acquisition des terres ancestrales appartenant aux autochtones. Il pourrait donc être interprété comme indication de la supériorité des Blancs sur la nation autochtone. Gutzon Borglum lui-même est sujet à controverse, car il fut membre du Ku Klux Klan. En réponse à ce monument, un autre mémorial est en construction un peu plus loin, représentant le célèbre chef autochtone Crazy Horse regardant en direction de l’Est par-dessus la crinière de son mustang vers la terre où ses guerriers sont morts. La réalisation de cette œuvre, qui devrait dépasser en taille le mont Rushmore, a débuté en 1948. Mais le sculpteur meurt en 1982 à 77 ans sans voir son œuvre achevée. Ses descendants continuent le travail, qui pourrait durer encore cinquante ans.

Il a été affirmé que la sculpture était définitive et que la roche ne permettait plus l’ajout d’un nouveau visage au mont Rushmore, même si le progrès technique rendrait la chose concevable. Plusieurs présidents ont été proposés comme cinquième visage du mont Rushmore. Le nom le plus demandé est celui de Franklin Roosevelt, souvent considéré comme l’un des meilleurs présidents des États-Unis. Il a aussi été envisagé d’ajouter l’effigie de John Fitzgerald Kennedy, puis celle de Ronald Reagan avant que le locataire actuel de la Miason blanche ne s’interroge à voix haute sur l’opportunité sa propre présence.

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84 ans après, il n’a pas été nécessaire de mobiliser les carrières de granit du Trégor pour réunir les membres de Parties Civiles.

Table 1, dite « Mimétique » : Quatre explorateurs partent cultiver le thé à Ceylan. Un jeu totalement thématique qui permet de planter, récolter, commercer la célèbre herbe, et de sceller des alliances lucratives avec les chefs locaux. Très bien construit autour de peu d’actions, le jeu offre en plus la rare faculté à tous de jouer en même temps, car à son tour, le joueur actif expose une des cartes de sa main comportant son action d’un côté, et de l’autre celle que ses adversaires peuvent jouer à la suite, ce qui neutralise les temps morts. Marie-Anne et Jérome C colonisent la région du centre tandis que Thomas et François parcourent la carte, pourchassant le bonus accordé au joueur qui établit sa présence dans les qutre régions (c’est Thomas qui réussit le premier). Autre originalité, le jeu comporte un décompte final identique sur tous les postes avec les mêmes PV (10 au premier, 6 au deuxième, 3 au troisième, 1 au quatrième). La fin de partie arrive vite : alors que François s’apprêtait à conclure une alliance dans une région qu’il contrôle, ce qui lui offrait une victoire certaine, Thomas lui coupe une fois de plus l’herbe sous le pied en la déclenchant ! La feuille de score est un mimétisme surprenant du Mont Rushmore: Marie-Anne s’impose avec 43 devant Thomas, 43 également mais battu au départage. Juste un peu plus bas, on trouve JérômeC, 42, et François, 41.

Ils essaient ensuite Forêt mixte Dartmoor, une déclinaison de l’original très semblable par ses mécanismes mais très différente par ses options de scoring, ce qui en désarçonne plus d’un, à commencer par François, lancé dans une vaine chasse aux libellules (79). Thomas a assuré (101), tandis que, sur le haut du pavé, JérômeC (112) et Marie-Anne (120) faisaient merveille par leurs combinaisons. Celle-ci jouant avant, celui-là fut privé de plusieurs opportunités qui scellèrent le sort de la partie.

Ils enchaînent enfin avec le récréatif Mojo, petit jeu de cartes où le hasard des tirages tient le premier rôle, et qui voit les perdants de la soirée, Thomas et François, s’assurer une victoire chacun.

Table 2, dite « Leçon d’histoire » : Delphine, Xel et Marc se mesurent à Benjamin pour Civilization. Ce dernier a l’air tout gentil, mais il a éclaté ses adversaires, seulon un témoignage resté anonyme.

Table 3, dite « A jamais les premiers » : Encore un spin-off à cette table, avec Ark Nova Sanctuary, sitôt reçu et derechef dépunché en direct ! Pour cette première historique, Stéven, 133, mate Mickaël, 104, et Jeff, 100. L’effet du hasard ? Une deuxième partie incline à penser le contraire, qui voit le même ordre d’arrivée sur des scores respectifs de 133, 128 et 88.

Table 4, dite « Double mixte » : ici, on joue à l’original de Forêt mixte. Au contraire du mont Rushmore, ce quatuor était mixte, Olivier B, Faline, Clément et Caroline étant au casting, mais l’ordre dans le monument nous est inconnu.

Table 5, dite « Colonisation » : F.-R., Caroline et Sébastien prennent une leçon à Dune insurrection. Leur maître ? Le redoutable Corentin.

Table 6, dite « Bâtisseurs » : Fred, Elie, OlivierL et Dom se lancent dans Kutna Hora, un jeu de développement économique caractérisé par un marché des ressources (chacun n’en produit que 3 sur 6) fluctuant à la hausse comme à la baisse. Le père et le fils donnent une leçon de maîtrise. Elie profite de la naïveté de Dom -en construisant une scierie il fait baisser le prix du bois- pour construire rapidement 3 bâtiments. Il s’assure ainsi un revenu conséquent qui alimente son moteur (des sous pour construire des bâtiments ou des mines qui augmentent le revenu). Il utilise aussi avec habileté l’action « Cathédrale » dont il obtient en particulier un double revenu énorme au bon moment (112 sous !). Fred de son côté tire parti du fait qu’il est longtemps le seul avec une mine dans les 4 niveaux pour accumuler 2 PV par manche. Il produit aussi des ressources (argent, bière et certificats) bien valorisées. Olivier, quant à lui, ne se remet pas d’un choix malheureux de premier bâtiment. Au terme des 5 manches le décompte final voit Elie conserver son avance avec 57 PV devant Fred 52, Dom 40 et Olivier 14.

Table 7, dite « Un train de sénateur » : après les premières parties, un grand groupe se réunit pour un Codenames. Parmi les Bleus (F-R, Sébastien, Caroline, Faline) et les Rouges (CarolineTh, Elie, Clément, Dom), il y a des habitués et des novices. Aux deux parties les Rouges qui jouent en second se trouvent face à un dilemme : avec 5 mots révélés ils doivent tenter de trouver d’un coup les 3 derniers, sinon l’adversaire risque de gagner en proposant des indices en 2. A la première partie, Dom a du mal à suivre le rythme du maître-espion F-R qui fait trouver ses mots trois par trois. Un inattendu prend la forme d’une main trop active qui touche « Base« , un mot rouge. Dom-le-veinard n’a plus qu’à conclure avec « Pyramide 2 » pour Château et Afrique. A la seconde partie (Fred vs. Clément), chaque équipe trouve un mot de l’autre et elles se retrouvent  à 5-5. Les maître-espions passent en mode « sauve qui peut », ne parvenant à faire trouver qu’un mot par tour et c’est Clément qui redonne la victoire aux Rouges avec l’audacieux « Gérard Larcher 2 » pour Cochon et Egalité.

Table 8, dite « En nage indienne » : Mickaël et Dom finissent la soirée autour de Agent Avenue : un jeu avec une dimension psychologique où on joue une carte visible et une carte retournée, l’adversaire en choisit une puis le joueur actif met en jeu l’autre. Si la carte visible a l’air trop alléchante, on se demande toujours s’il faut prendre ou pas l’autre. A ce petit jeu Mickaël est le plus psychologue des deux et l’emporte dans deux des trois parties.

Séance de MARDI 14/10/2025 à Servel

Deux 14 octobre encadrent le projet de construction de la Cité Radieuse de Le Corbusier à Marseille : pose de la première pierre en 1947, inauguration en 1952. Elle sera suivie de quatre projets similaires à Rézé, Briey, Firminy et Berlin. Rapidement surnommée par les locaux « la maison du fada », elle est à la convergence du besoin de reconstruction de l’après-guerre et de la vision sans concessions de l’architecture de Le Corbusier qui y applique ses principes : construction sur pilotis, technique du béton armé, appartements lumineux et traversants en duplex,  aménagements modernes et fonctionnels -dont une cuisine intégrée conçue par Charlotte Perriand-, espaces collectifs favorisant les rencontres. L’immeuble de sept étages, tout en longeur, fait face à la Méditerranée. Prévu pour loger 1600 personnes, il se distingue par sa polyvalence en mêlant logements, hôtel, commerces et services (dont une école maternelle et une piste d’athlétisme sur le toit).  Ce « village vertical » est maintenant classé monument historique et en voie de gentrification.

Table 1, dite « Méditerranée » : Retour sur les tables de Signorie, déjà joué mardi dernier. On retrouve trois protagonistes de cette partie, Gérard VHN et Olive, plus Xel. Les deux premiers, en tirant les leçons, décident d’investir en début de partie dans les assistants qui rendent les actions plus puissantes, ceci au détriment de la collecte rapide de tuiles Alliance. Effectivement ils finiront avec 8-10 assistants au lieu de 4-5 précédemment. La stratégie est payante : après un démarrage poussif au score, Gérard s’envole au score tandis que Dom, tel un diesel nécessitant de chauffer, revient irrésistiblement sur lui. Les lancers de dés ont fait moins grincer les dents que la semaine dernière et Olive estime avoir mieux mené sa partie, seule Xel regrette de s’être méprise sur les objectifs qui sont scorés aux deux dernières manches. Au final Dom (qui a placé un maximum d’hommes dans les villes) s’impose détaché avec 215 (le meilleur score vu en nos murs) devant Gérard 177, Xel 138 et Olive 137.

Table 2, dite « Polyvalence » : Nolwenn, Sébastien et les deux Caroline jouent d’abord à Res Arcana (victoire de Nolwenn) puis à un nouveau jeu, Tisseur de Rêves.

Table 3, dite « Radieuse » : Faline, Marc et Nastassia disputent un Forêt Mixte où Faline montre une fois encore sa maîtrise : grâce à un bestiaire comprenant un autour des palombes et des daims, elle atteint le score de 276 contre 195 pour Marc et 175 pour Nastassia. Ensuite c’est un Faraway que Faline remporte avec 69 PV. Echange de Marc pour Younaël et ils repartent pour un Pandémie où ils réussisent rapidement avec le trio Médecin/Répartiteur/Chercheuse. Faline a donc gagné toutes ses parties et est repartie radieuse.

Table 4, dite « Fadas » : Sans se lasser, Stéven, Mickaël et BenjaminG jouent encore et encore à Ark Nova.

Séance de MARDI 07/10/2025 à Servel

A l’automne 1870, la situation de la France est désastreuse : Napoleon III a été capturé à Sedan et les prussiens assiègent Paris. Le député Léon Gambetta a proclamé le retour de la république début septembre et, chargé de la défense nationale, il souhaite rejoindre Tours pour organiser la résistance et lever des armées. Ce n’est pas à la nage mais par les airs, à bord d’une montgolfière, qu’il organise une audacieuse évasion. Il a d’abord fallu mettre à contribution les fabriques et ateliers de la ville pour construire trois ballons. Le 7 octobre au matin, il décolle par beau temps accompagné d’un collègue, de pigeons voyageurs et d’un pilote expérimenté. Victor Hugo assiste à la scène et rapporte « On chuchotait dans la foule: Gambetta va partir. J’ai aperçu, en effet, dans un gros paletot, sous une casquette de loutre, près du ballon jaune, dans un groupe, Gambetta. Il s’est assis sur un pavé et a mis des bottes fourrées« . Le voyage n’est pas de tout repos : ils commencent par se poser trop tôt, en territoire ennemi. Le pilote, effrayé d’essuyer des tirs, dirige mal l’aérostat et se réconforte un peu trop avec sa flasque de rhum. Ils finissent par atterrir dans l’Oise et gagnent Tours par le train. 155 ans plus tard, Gambetta figure dans le top 10 des noms de rue les plus communs en France (merci rédacteur, c’est vraiment très intéressant !), les grands hommes se font rares et on est restés sobres à Servel.

Table 1, dite « Entre les mailles du filet » : Les indécrottables -ou accros à tables- (Stéven, Mickaël et BenjaminG) se font leur dose hebdomadaire de Ark Nova. Avec des joueurs aussi affûtés les parties sont serrées. Et comme la semaine passée le dernier tour est à rebondissements : Benjamin, à la traîne aux points, améliore sa situation en réalisant un projet de conservation. Ce faisant il prive Stéven des points correspondants et ce dernier en conçoit une certaine amertume. Mickaël se glisse devant aux points, profitant de ce kingmaking involontaire. Son mérite n’en n’est pas moindre.

Table 2, dite « Envolée » : Olive a invité Gérard à amener Signorie, s’y joignent Sébastien et VHN. Après le rappel des règles c’est parti pour les 7 manches de ce jeu où on développe les actions sur son plateau individuel tout en essayant de tirer le meilleur du pool de dés et des 8 tuiles de valeur variable qui se renouvellent. Gérard réussit à acheter 3 assistants au premier tour, c’est un gros investissement mais qui va rendre ses actions plus puissantes. Sébastien, lui, investit dans le capital humain en produisant à la chaîne des descendants. Dom, à l’inverse, se contente d’une famille resserrée et (aléas de la procréation) composée essentiellement de filles alors que l’un des bonus de fin de partie récompenses les mâles. Olive de son côté a décidé de ne rien céder sur l’ordre du tour, il jouera en premier le plus souvent. En milieu de partie Gérard place 2 fistons à 13 PV pièce et prend quelques encablures d’avance au score. Dom réduit l’écart en mariant quelques résidentes de son gynécée mais reste à distance aux points. La dernière manche est un festival de frustration : Dom ne peut faire que 2 actions (sur un maximum de 4) tandis que Gérard ne peut pas activer son assistant rapportant 5 PV. Dom refait son retard en décomptant ses tuiles Alliance (42 PV) et coiffe Gérard 145 PV à 143 devant Sébastien 123 et Olive 107 (qui ne se pardonne pas d’avoir laissé une tuile valant 5 PV à Dom, encore un kingmaking involontaire).

Table 3, dite « Loutre » : Un Forêt Mixte regroupe Nolwenn, Marc, CarolineTh, NicolasII et Stéphanie. Dans ce jeu, pas d’animaux ni de plantes de rivière, ce sera peut-être l’objet d’une future extension. Chacun(e) choisit une stratégie centrée sur un groupe d’espèces différent, dans une belle symbiose qui débouche sur un podium disputé : Marc (papillons) 86, Nicolas (arbres) 85, Nolwenn (oiseaux) 82. En seconde partie de soirée le duo Nolwenn/Caroline se lance dans Paleo : elles reviennent victorieuses de la piste du mammouth au scénario 1 puis échouent au scénario 2.

Séance de VENDREDI 12/09/2025 à Servel

Le 12 septembre 1983, Arnold Schwarzenegger était naturalisé américian. Surnommé le « Chêne autrichien » pendant ses années de culturisme, puis « Schwarzy » pendant sa carrière d’acteur, et enfin « Governator » (Governor et Terminator), il se fit d’abord connaître en devenant avec cinq titres de Mister Univers et sept de Monsieur Olympia, devenant l’un des culturistes les plus titrés de tous les temps. Son père voulait qu’il devienne policier, sa mère qu’il fasse une école de commerce, mais un jour, il remarque dans une vitrine la couverture d’un magazine où pose un homme musclé déguisé en guerrier des temps anciens. Il retrace la vie de Reg Park, un ancien culturiste anglais devenu Mister Univers, puis acteur ayant fait fortune en fondant un empire dans le sport. Il le prend comme modèle et décide de suivre la même voie, mais y ajoutera la carrière politique. En 2003, il transformera le scrutin qui l’a porté au pouvoir en Californie suite à la destitution du gouverneur démocrate (recall), en spectacle entièrement basé sur son statut de star du cinéma hollywoodien, argent, célébrités et marketing ayant dominé la campagne électorale, au détriment des idées politiques – essentiellement, la dénonciation des excès de dépenses et de taxes attribués au gouvernement sortant. La procédure du recall, une manœuvre des républicains pour prendre le contrôle du poste de gouverneur d’un des États les plus importants de l’Union, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2004 est la seconde dans l’histoire à avoir abouti, après celle contre le gouverneur du Dakota du Nord en 1921. Réélu, devenu pionnier de l’environnement, il se détachera peu à peu du parti Républicain tel qu’il évoluera sous l’emprise de Donald Trump.

42 années plus tard, Parties Civiles vivait une soirée à grand spectacle et fort contenu environnemental, attirant à l’occasion plusieurs nouveaux venus attirés par le bouche à oreille, le forum des associations ou la lecture de son blog.

Table 1, dite « Forts comme personne » : Séance de spiritisme avec Nolwenn à la manoeuvre pour Mysterium qui tente de convaincre une fine équipe de médiums, où trois nouveaux (Delphine, Théo, et Julien alias Bubble) côtoient des habitués (Faline, François, Mickaël). Comme habitual, il y a eu quelques quiproquos, comme ces images d’ours qui envoient derechef vers un salon garni d’une pelure du plantigarde, fausse piste, ou des engrenages étrangements ressemblants à ceux d’un personnage, enfin oui mais non…Au bout du compte, chacun finit par résoudre son énigme et on se retrouve avec trois indices pour résoudre l’enquête finale, un luxe. Le choix 6 semble évident à tous, sauf un qui parie sur le 4, et c’était……le 1, donc un gros fail pour l’équipe et son médium qui, c’est le cas de le dire, n’avait pas les cartes.

Table 2, dite « A l’ancienne » : à New revolution, quatre vieux routiers s’affrontent et de l’avis général, à l’heure du décompte, Tristan s’imposerait à Pierre-Yves, Olive et Julien.

Table 3, dite « Toujours vert » : à Earth, un vent de fraîcheur souffle avec l’arrivée pour la soirée de Gabriel et Gabin, peut-être de futurs adeptes ! Ils ont eu à expérimenter la diversité de la nature pour créer le plus parfait des écosystèmes, mais n’ont rien pu faire face à l’expérience du toujours vert Xof (238). Suivent Gabriel 189, Corentin 157, et Gabin (116).

Table 4, dite « Le dernier rempart » : Les habitués de Nemesis (F.-R., Olivier B, Armand, Julien, Jérôme) ont ils été le dernier rempart de l’humanité ? Impossible de le savoir mais il est certain en revanche que le spectacle et l’horreur étaient au rendez-vous.

Table 5, dite « La fin des temps » : Clap de fin pour l’équipe ISS Vanguard, Samuel, Fabrice, Olivier L et Steven. En attendant un remake ?

Table 6, dite « See you » : à Forêt mixte, Gabriel pulvérise Corentin sur la marque de 393 contre 219. Hasta la vista, baby !

Table 7, dite « Total recall » : la table 1 se reconfigure à Codenames pour une manche unique, les Rouges (Théo, Nolwenn, François) matant les Bleus (Mickaël, Delphine, Faline) grâce à leur persévérance, sélectionnant enfin le mot Pêche après avoir tourné autour toute la partie et l’avoir évité deux fois sur les  indices Approvisionnement et Agriculture.

Table 8, dite « Destin à construire » : à Courtisans, la mécanique est simple: on place trois cartes à chaque tour, qui vont rapporter des points, positifs ou négatifs, mais la stratégie est largement soumise aux impondérables, aussi difficiles à maîtriser qu’une campagne électorale. C’est Delphine qui clôt la soirée (13), devant Théo (8), François (6), Faline et Mickaël (5).

Séance de VENDREDI 29/08/2025 à Servel

Le 29 août 1965 la mission spatiale Gemini V revient sur terre avec son équipage de deux (Gordon Cooper, Charles Conrad). Lancée par une fusée Titan II (dérivée d’un missile intercontinental), la capsule était plus grosse que les Mercury et la mission battit le record de l’époque en durant presque 8 jours. Ceci grâce à l’utilisation de piles à combustible, une première technique améliorant nettement la production d’énergie par rapport à des batteries. Suite à des incidents, une partie des activités prévues dut être annulée, en particulier une manœuvre de rendez-vous spatial au point que Conrad avoua plus tard s’être bien ennuyé en orbite. Si seulement ils avaient emmené des jeux ! Soixante ans plus tard c’est 5 tables qui sont mises en orbite en une soirée, c’est loin d’être un record.

Table 1, dite « Action et réaction » : Une nouvelle tête pousse la porte. C’est Louis qui souhaite voir comment cela se passe. Il est déjà joueur et il ne faut pas le pousser beaucoup pour qu’il rejoigne une table de Ark Nova avec Mickaël, BenjaminG et Stéven. Rapidement il s’avère qu’il n’a jusque là pas connu les vraies règles, chose que les rigoureux membres de l’association rectifient aussitôt. Lors de la visite du rédacteur, il ne fut pas surpris de constater que Stéven mettait fin à la partie en croisant les deux pistes de score. Ce qu’il ignorait, c’est qu’une fois tous les points de fin de partie ajoutés, c’est Louis qui avait le meilleur écart, voilà un début en fanfare.

Il était presque minuit mais l’appétit des fauves a été aiguisé et les quatre décident de recommencer. L’issue de la partie est la même avec un déroulement différent : Louis a croisé le premier; il avait des points de fin de partie supérieurs aux autres et il fait le doublé. De l’avis général belle partie où ça c’est bien battu tout du long.

Table 2, dite « Factions » : F-R, Armand, Julien et Sébastien partent pour un Dune Imperium avec l’extension. Une partie plus orientée développement avec peu de batailles homériques. Armand progresse efficacement dans son alliance avec les factions et, après avoir été en retrait, met toutes ses forces dans une dernière bataille à 2 points. Il finit le tour avec 13 PV devant Ju & F&R à 10 et s’impose donc.

Table 3, dite « Dé-ification » : Olive, Fred et VHN disputent un Coimbra, un de ces jeux de gestion bien faits avec des dés. Le premier lancer par Olive sort surtout des grosses valeurs qui mettent à rude épreuve les finances des joueurs. Au fil des quatre manches, Dom grappille ça et là des PV et prend une belle avance au score mais il reste constamment en manque de moyens (argent et gardes) pour acheter des cartes, au point de ne pouvoir en récupérer qu’une à la dernière manche. Fred multiplie les voyages (il finira avec 5 sur 6 possibles, qui scoreront solidement à la fin) et déplace efficacement son pèlerin, tout comme Dom. Au décompte final, Fred et Olive accumulent les points et l’avance de Dom fond comme neige au soleil. Etant en tête sur deux pistes d’influence il parvient à garder de l’avance et gagne par 160 PV contre 152 à Fred et 123 à Olive.

Table 4, dite « Spécialisation » : Un Forêt Mixte à cinq (Faline, Oliviers B & L, Elie et Corentin). La partie est longue car la troisième carte Hiver est la dernière du paquet. OlivierB et Corentin partent sur une spécialisation poussée en scorant chacun 0 sur un des trois domaines (arbres, droite/gauche, haut/bas) et cela leur réussit puisqu’ils prennent les deux premières places. OlivierB finit en tête avec 199 PV (dont 179 pour ses animaux droit/gauche, avec une puissante combo loup+cerf) et Corentin avec 178, puis Faline 144, Elie 101 et OlivierL 78.

Table 5, dite « Expansion » :  Faline, Olive et Dom finissent par un rapide Harmonies. Dom, au mépris du ZAN, construit plus en s’étalant qu’en hauteur et est le premier à remplir son territoire. Plutôt bien vu, il finit premier avec 99 PV contre 93 à Faline et 81 à Olive.

Séance de MARDI 26/08/2025 à Servel

Par bien des aspects, Antoine-Laurent de Lavoisier était un pur produit de la classe dominante d’ancien régime. Fils d’un riche avocat parisien et né en 1743, il étudie aussi le droit mais son intérêt le pousse vers les sciences naturelles (météorologie, géologie) ce qui le mène (à 24 ans !) à une élection à l’Académie des Sciences. Il achète une charge de Fermier Général, c’est à dire des parts dans une société privée à qui le roi a délégué la collecte des impôts (sans trop s’interroger sur les méthodes employées). C’est une fonction au carrefour de la vie politique et économique, et il utilise le temps et l’argent qu’elle lui laisse pour mener des recherches scientifiques, en particulier sur la combustion et la composition de l’air où il identifie oxygène et azote. Représentant d’une noblesse éclairée et influencée par les Lumières, il s’intéresse aussi aux questions d’économie et de financement du pays. En 1775 il s’ajoute la casquette de régisseur des poudres, poste qui combine la science et la gestion d’une activité industrielle. Ayant acquis un domaine agricole près de Blois c’est tout naturellement que ce notable représente la noblesse aux Etats Généraux convoqués en 1788. A la Révolution, il s’engage en faveur d’une monarchie constitutionnelle mais son rôle détesté de fermier général le rattrape sous la Terreur : il est arrêté et guillotiné en 1794. Son oeuvre scientifique est considérable : travaux sur la chaleur et l’oxydation, étude physiologique de la respiration, classification des éléments et établissement de bilans de masse précis de réactions chimiques démontrant que si les espèces chimiques changent, la masse de matière globale est préservée. A ce titre il est souvent présenté comme un fondateur de la chimie moderne.

Il faut aussi parler de sa femme, Marie-Anne Pierrette Paulze. épousée à 13 ans (le mariage arrangé d’une préadolescente, qui est condamné quand c’est aujourd’hui et ailleurs, était dans l’ordre des choses ici et il y a deux siècles…). En plus de tenir salon, elle est une véritable assistante scientifique. Elle se forme à la chimie et aux langues, réalise d’innombrables dessins pour les publications de son mari, consigne le résultat des expériences et traduit la littérature scientifique étrangère. Le couple est représenté sur un fameux tableau de David aujourd’hui au Met tandis que certains des instruments de Lavoisier sont encore visibles au musée des Arts & Métiers.

Table 1, dite « Réaction explosive » : La table de F-R fait le plein pour un Quartermaster General. On y rejoue la deuxième guerre mondiale entre deux équipes. L’axe (Italie: Nicolas II, Allemagne: François-René, Japon: Elie) s’oppose ainsi aux alliés (URSS: François, USA: Steven, Angleterre: Armand), à coup d’occupation de territoires, batailles, de manœuvres de guerre économique et de cartes ripostes. Mais surtout, on joue avec les cartes Prélude. Antérieure à la guerre, comme son nom l’indique, cette phase de jeu permet surtout de se constituer, pour les plus chanceux, un puissant arsenal de cartes utilisables à loisir dans la vraie bataille comme une action gratuite moyennant la défausse d’une carte, et vont l’orienter de manière décisive. Italie et URSS sont les perdants de cette phase, la faute à une attaque de l’Italie qui oblige les soviétiques à réagir et chacun amincit son deck de trois cartes. Mais pour les autres c’est un festival, et notamment l’Angleterre qui bâtit une forteresse de cartes Riposte digne de Fort Knox, réduisant à zéro les velléités allemandes. L’armée rouge s’installe rapidement en Ukraine puis en Inde, engrangeant tranquillement 6 PV à chaque tour, le Japon en fait presque autant à la faveur d’un pacte mutuel de non-agression dans le Pacifique. Mais l’américain, entré tardivement en ordre de marche, grignote lentement les bastions nippons, et comme l’Allemagne étouffe sous le joug anglais et que l’Italie rend vite les armes, broyée qu’elle est par la double tenaille britannico-soviétique, l’hallali ne tarde pas à tomber peu après la mi-partie. Avec 39 PV (contre 30 requis), les alliés emportent une victoire inéluctable.

Table 2, dite « Éléments métalliques » : Ewen se jette à l’eau (ou au fond de la mine) et rejoint le gros jeu du soir : Kutna Hora avec Xel et Fred. Voyage vers l’Est et le passé, politique et énergétique : plutôt que d’aller au charbon à la recherche d’énergies fossiles, Xel préfére se consacrer à une ressource renouvelable: la bière (aka bioéthanol). Elle vit cette option stratégique validée par une victoire sur le fil, 69 à 68 contre Fred. Le jeune Ewen n’a pas démérité avec 59.

Table 3, dite « Cherchez la femme » : Caroline, Faline et VHN enchaînent deux parties de Forêt Mixte que la première ne connaît pas encore. Faline ne fait pas de quartiers et domine les deux fois, en arrivant à scorer correctement dans les trois domaines (arbres, haut/bas, droite/gauche). Dans la première partie, ce sont les marronniers et la combo lynx/chevreuil qui l’amène à 216 PV devant Dom 171 et Caroline 111. Cette dernière jure qu’elle ne fera plus ses erreurs de débutante mais la seconde partie est bien plus courte compte tenu de la position des cartes Hiver. Les trois joueuses visent les papillons, jamais une bonne idée de chasser les mêmes cartes, et c’est encore Faline qui vire en tête avec 6 espèces différentes car on joue avec l’extension. Quant à Dom , il a bien 3 chauves-souris mais réalise au décompte qu’il y en a 2 identiques, celui-ci il vieillit mal. Tout compte fait, le boulevard collé par Faline est encore plus long, 162 PV pour la reine de la forêt contre 98 à Dom et 88 à Caroline.

Table 4, dite « Intuitions et déductions » : En fin de soirée, la table 3 choisit de terminer par un So Clover qui attire successivement François puis François-René. Certains y avaient joué vendredi, cette fois on n’a pas vu les mêmes errances : toutes les grilles ont été trouvées en 1 ou 2 essais après quelques intéressantes et joyeuses discussions, par exemple sur le ruissellement et la vraie nature du mois de février.

Séance de MARDI 10/06/2025 à Servel

Le 10 juin 1793, dans le bouillonnement de la Révolution, voit la fondation du Muséum national d’histoire naturelle, un des plus anciens établissements scientifiques de ce type. Il est surtout connu par son ensemble de collections présentées au sein du jardin des Plantes à Paris et par la longue série de savants qu’il a hébergés, mais il est aussi présent en Bretagne par les stations de recherche de Dinard et Concarneau. On peut noter qu’à sa fondation il devait à la fois développer et diffuser la connaissance des sciences naturelles et les appliquer à « l’avancement de l’agriculture, du commerce et des arts ». 232 années plus tard une étrange ménagerie prend ses quartiers à Servel. 

Table 1, dite « Lutte pour la vie » : Olive, Mickaël, Stéven et Pierre jouent à Vindication. On y est un naufragé sur une île étrange où on va tenter de survivre et devenir un héros. A ce stade on ne sait pas qui a le plus héroïsé même si on peut avoir une idée.

Table 2, dite « Jardin des plantes » : Faline, BenjaminG et Nastassia jouent à Forêt Mixte. Une partie longue et aux scores élevés car ils ont gardé un peu trop de cartes dans la pioche. Cela finit serré avec Benjamin devant avec 209 PV, Faline 201 et Nastasia 194. A la mi-temps Younaël entre en jeu à la place de Benjamin et ils repartent pour une partie de Origine dont nous savons généralement peu et précisément rien.

Table 3, dite « Cafétéria » : Dom propose à JérômeC de découvrir le jeu de dés Grand Austria Hotel. Après l’explication des règles ils enchaînent les sept manches à bon rythme. Au cours du draft des Personnels Jérôme se construit une combo puissante quand il prend un dé « 4 », ce qu’il fait un peu au détriment du coeur du jeu qui est de nourrir ses clients et de les loger dans des chambres confortables. Il choisit aussi d’aller jusqu’au bout de la piste de l’empereur et mène sur la piste de score tout au long de la partie. Dom quant à lui goupille bien ses actions et finit avec plein de chambres fermées et exactement 0 sous, il connait bien le jeu. A la dernière action du dernier tour Jérôme joue le tout pour le tout et tente deux relances, la chance lui octroie les deux « 1 » dont il avait besoin pour faire monter ses deux derniers convives en évitant une pénalité. Au moment du décompte final Dom rattrape son retard de points en engrangeant sur les objectifs variables (30 PV contre 10), la valeur des chambres (36 PV contre 21) et ses 3 Personnels scorant en fin de partie (36 PV contre 0). Il s’impose avec 203 PV contre 124.