Séance de MARDI 21/05/2024 à Servel

Reprise d’un rythme normal après les grands week-ends de mai, une petite dizaine de volontaires se présentent ce mardi.

Table 1, dite « Chroniques martiennes » : Partie serrée de Terraforming Mars pour Marco, Stéven et Younaël. Ils finissent dans cet ordre avec 85, 82 et 75 PV.

Table 2, dite « Voyage à deux » : Marie-Anne et Xel enchaînent les parties de Faraway. A deux joueuses les scores varient moins et on est incité à des stratégies plus prudentes : avec 3 cartes proposées au marché à chaque tour elles tournent moins qu’avec un effectif plus élevé et on a donc moins de choix pour construire son jeu. Les victoires furent équilibrées entre les deux protagonistes.

Table 3, dite « Phosphore sur le Bosphore » : Double partie d’Istanbul pour Mickaël, Olive, Marc et VHN. Dans les deux cas les 16 tuiles sont placées au hasard, il faut imaginer comment les parcourir efficacement pour parvenir le premier aux 5 rubis de la victoire. Dans la première partie c’est Dom (jouant une carte bonus lui permettant de rester sur place et refaire l’action de sa tuile) qui y arrive, les autres finissant avec 3 ou 4 rubis. Marc se distingue par son goût prononcé pour les cartes Bonus et Mickaël par son manque de réussite aux dés. Dans la seconde partie les tuiles « Fontaine » et « Poste de police » sont excentrées. Une contrainte sur les déplacements ? en fait tous les joueurs ont été plutôt efficaces dans leurs parcours et ont eu peu besoin de récupérer leurs assistants en se rendant à la Fontaine. Olive innove avec une stratégie audacieuse : négligeant l’achat d’éléments pour sa charrette il utilise son argent pour acheter des rubis au Marchand de gemmes. Dom en position de premier joueur déclenche la fin de partie en achetant sa cinquième gemme avec deux cartes Bonus de 5 sous. Olive est à portée pour acheter la gemme suivante (qui serait aussi sa cinquième et qui coûte 1 de plus) mais il lui manque 1 sou, ce jeu est cruel. Les autres ne sont pas en position d’acheter des gemmes et Dom l’emporte de nouveau à ce très bon jeu familial où il faut être le plus efficace et aux fins de partie toujours tendues, décidées à un tour ou un sou près.

Table 4, dite « Rab » : Stéven, Younaël et Xel en demandent encore ; ils jouent à Shards of Infinity en mode coopératif avec la satisfaction de l’emporter.

Séance de VENDREDI 17/05/2024 à Servel

Le 17 mai 1902 Valerios Stais, un archéologue grec, examine au Musée National d’Archéologie d’Athènes un amas de métal corrodé tombant en morceaux qui a été récupéré, avec d’autres artefacts plus intéressants (statues, vaisselle, amphores, objets en verre etc.) dans une épave explorée l’année précédente par 45 m de fond au large de l’île d’Antikythera. Parmi les fragments de bronze il identifie ce qui ressemble à une roue dentée. C’est le début d’une quête scientifique qui va durer plus d’un siècle. Dès 1905 un chercheur allemand suggère qu’il s’agit d’un outil de calcul astronomique mais il va falloir attendre l’utilisation de techniques d’imagerie à rayons X, d’abord en 2D puis en 3D au XXIe siècle, pour avoir une meilleure idée du nombre et de la denture des engrenages préservés, et pour déchiffrer des inscriptions apparaissant sur la face frontale et arrière de l’appareil.

Deux chercheurs anglais élaborent ainsi des hypothèses sur la fonction de l’objet et tentent de reconstituer son fonctionnement, dans les années 1970 puis 1990. L’idée s’impose qu’il s’agit d’un modèle astronomique permettant de simuler, à toute date, la position (par rapport aux étoiles fixes) du soleil, de la lune et des cinq planètes connues, et aussi de prédire les éclipses. Les travaux les plus récents, publiés en 2021, arrivent à une reconstitution d’une rare complexité, faisant appel à 69 engrenages et à des inventions mécaniques remarquables.

Objet extraordinaire, la machine d’Anticythère (datée vers -200/-100) est une manifestation du génie antique et du haut niveau de leur science (astronomie, mathématique) et technique (métallurgie, mécanique de précision). Elle est l’aboutissement de connaissances accumulées et transmises pendant des siècles (les Grecs ayant hérité des observations et des modèles astronomiques des Babyloniens) et il faudra attendre des mécanismes d’horlogerie du XIVe siècle pour retrouver un savoir-faire comparable. 122 ans plus tard, le calendrier numérique Ouimite indiquait « 20:30 : soirée Jeux à Servel ».

Table 1, dite « Antiquité » : Première apparition de Mosaic, un jeu plutôt touffu de civilisation avec à la tête des peuples Fabrice, Xel et Samuel. Le cadre est sans originalité, on va piloter une civilisation antique autour de la Méditerranée en développant ses différents aspects (population, culture, science, ressources) sachant qu’il y une incitation à se spécialiser. Il y a un volet militaire mais sans guerres de conquête/anéantissement sur le plateau, il s’agit plutôt de se répandre dans les différents territoires. Une asymétrie initiale est fournie par le leader avec lequel chacun(e) démarre. Les joueurs orientent aussi leur stratégie en fonction de cartes de scoring qui sont révélées progressivement en cours de partie. Le tour de jeu est relativement simple, on accomplit une action parmi huit possibles. Pour cette partie de découverte Samuel a bien développé les idées et Xel la culture. Au final c’est elle qui s’impose avec 215 PV, une bonne vingtaine de points devant Samuel.

Table 2, dite « Engrenages » : François et Fred rejoignent VHN pour une partie de Kogge, le second découvre ce jeu opaque,  déroutant et attachant avec ses mécanismes intriqués. La partie s’est déroulée de façon inhabituelle : la disposition initiale des routes  de commerce reliant les ports a permis de suivre pas à pas le premier tour de plateau de l’échevin, ce qui a multiplié les interactions avec ce pion déplacé à chaque tour par le premier joueur. Ainsi 6 jetons (qui donnent des pouvoirs spéciaux) ont été acquis, du jamais vu ! A contrario, les actions de commerce (pour accumuler puis utiliser des cubes) qui en général sont au centre des parties ont peu été utilisées, de même que les comptoirs des joueurs. Après avoir déconseillé de dépenser tous ses cubes, c’est ce que fait aussitôt Dom à son premier coup pour acquérir un jeton Banquier qui lui donne une carte gratuite en début de tour. Rapidement deux types de ressources sur quatre ont été épuisés dans la réserve, elles étaient réparties dans des villes que les joueurs ne visitaient pas. Cela n’a pas été sans conséquence pour Dom qui a raté sa construction de comptoir à Åbo : désireux de s’assurer la première place dans l’ordre du tour pour contrôler la destination de l’échevin, il a misé deux cartes violettes dont la production a vidé la réserve de cubes. Il n’a donc pas pu récupérer auprès de l’échevin le cube violet qui lui manquait ! Il s’est rabattu sur le pillage de villes pour se refaire en cubes, bientôt imité par les deux autres, tel François dont la cale regorge de ressources. Fred rejoint Dom à 4 points de développement avec un joli tour où il construit un comptoir à Dantzig (+1) et y achète un jeton à l’échevin (+1). Mais dans le tour qui suit, les mises modestes à l’enchère pour l’ordre du tour permettent à Dom de jouer en premier : il rejoint l’échevin à Lübeck, récupère auprès de lui le cube gris qui lui manque et y construit un comptoir en épuisant ses ressources ; ce cinquième point lui donne la victoire immédiate dans cette partie courte où l’échevin a tout juste fait un tour de plateau.

Table 3, dite « Inventivité » : Mickaël initie à Farshore Manon et Younael. Ce dernier vient de rejoindre l’association mais a déjà un parcours solide de joueur, il s’est même lancé dans la conception de jeux. C’est lui qui s’en tire le mieux, en utilisant à fond la navigation il marque 51 PV sur un total de 134. Mickaël puis Manon le suivent au score.

Table 4, dite « Rayons X » : Un Marvel Champions où quatre héros (Nico, F-R, OlivierB et Elie) ne parviennent pas à venir à bout de l’Homme Absorbant, pourtant me glissa un Poulidor ludique « ça n’a pas été loin ».  Après une division par deux de l’effectif, Nico prend le meilleur sur F-R à Star Wars Unlimited.

Table 5, dite « Cycles astronomiques » : Les restants des tables 2 et 3 jouent à Forêt Mixte ; dans une configuration à cinq il ne faut pas traîner pour construire ses combos, la fin de partie peut vous surprendre. Les deux ours de Mickaël lui déposent plus de 20 PV dans sa grotte mais c’est la synergie Loirs/Chauve-Souris de Dom qui est la plus efficace, il score 60 points avec ses animaux et l’emporte avec 94 PV devant Younael 72, François 69, Mickaël 64 et Fred 56.

Table 6, dite « Soleil levant » : On finit la soirée en douceur et avec Aurore en jouant quelques parties de Mot Malin où on apprécia Urne (Président et Boite) et un peu moins Ménagère (Chemise et Assiette), mais où le groupe atteignit de forts bons résultats malgré des imaginaires variés. Quelques heures plus tard le soleil se levait.

Séance de DIMANCHE 12/05/2024 à Servel

Certains êtres humains, pendant la période la plus active de leur vie, tentent de s’associer dans des micro-regroupements, qualifiés de famille, ayant pour but la reproduction de l’espèce. Parties Civiles est à sa façon une petite famille de particules élémentaires, s’y reproduit l’atavisme ludique, comme une partie de Golem le montra, le père prenant le pas sur le fils de fort belle manière. Ailleurs, on sortit Ora et Labora, s’activant à prier et travailler. Ce n’est pas étonnant : en vieillissant,  l’athéisme est difficile à tenir, et c’est sa place dans le processus de production qui définit avant tout l’homme occidental.

Un peu plus loin sur le champ de bataille s’étendait le domaine de la lutte : Mythic battle, Quartermaster et Les piliers de la terre livraient leurs lots de jeune chair à canon. Il paraît invraisemblable qu’une vie humaine se réduise à si peu de chose ; on s’imagine malgré soi que quelque chose va, tôt ou tard, advenir. Profonde erreur. Une vie peut fort bien être à la fois vide et brève. La Fiesta de los muertos, en fin de soirée, leur rendit hommage, avec cette séquence incongrue pour camper Hitchcock : (Oiseau, Hirondelle, Gendarme, Policier).

Le buffet faisait dans le partage, avec les cookies maison et les douceurs. Ce sont choses qui se partagent, mais le café n’était point à l’appel, splendeurs et misères de l’autogestion. Un cookie sans café, en solitaire, c’est une expérience ultime, même Françoise Sagan n’aurait pas pu décrire cela. Les rires aussi furent partagés à Insider, où par deux fois les traîtres lurent mal le mot à deviner (motocycle au lieu de monocycle, sous-main pour sous-marin), source de fou-rires enfantins. Je ne crois pas à cette théorie selon laquelle on devient réellement adulte à la mort de ses parents; on ne devient jamais « réellement adulte », se disaient-ils.
Etais-je capable d’être heureux dans la solitude ? Je ne le pensais pas, se dirent deux âmes en quête de soeur. Un Splendor duel régla l’affaire.

Les vétérans étaient revenus, pour le rituel, et ils furent embarqués trés loin, à Faraway, mais dans un jeu très court. Les regards complices et les voix familières ne trompaient pas : au milieu de l’effondrement physique généralisé à quoi se résume la vieillesse, la voix et le regard apportent le témoignage douloureusement irrécusable de la persistance du caractère, des aspirations, des désirs, de tout ce qui constitue une personnalité humaine.

Certaines solitudes semblent sans remède. Pourtant, il en existe : ainsi se passent les dimanches heureux de Parties Civiles, de génération en génération et jusqu’à la nuit des temps.

Nous voulons retourner dans l’ancienne demeure
Où nos pères ont vécu sous l’aile d’un archange,
Nous voulons retrouver cette morale étrange
Qui sanctifiait la vie jusqu’à la dernière heure.

Séance de VENDREDI 10/05/2024 à Servel

undefinedLe 10 mai 1774, La bougie allumée à la nuit, au balcon de la chambre de Louis XV, est éteinte lorsque le souverain meurt suite à une septicémie aggravée de complications pulmonaires. Étant variolique, il n’est pas embaumé et reste le seul roi de France à ne pas avoir reçu cet hommage post-mortem, le seul aussi à naître et mourir au château de Versailles. « Bien-Aimé » en début de règne, resté tel dans la plupart des régions de France à sa fin, il est très impopulaire à Paris, à tel point que sa mort donnera lieu à des fêtes joyeuses dans la capitale.

19 ans plus tard, le 16 octobre 1793, durant la profanation des tombes de la basilique Saint-Denis, après avoir ouvert les cercueils bien conservés de Louis XIII et de Louis XIV, les révolutionnaires trouvent dans celui de Louis XV un cadavre nageant dans une eau abondante due à la perte d’eau du corps non embaumé, enduit de sel marin, et qui tombe rapidement en putréfaction. Les révolutionnaires brûlent de la poudre pour purifier l’air de l’odeur infecte qu’il dégage et le jettent, comme les autres, dans une fosse commune sur de la chaux vive. Le 21 janvier 1817, Louis XVIII fait rechercher les restes de ses ancêtres dans les fosses communes pour remettre leurs ossements dans la nécropole des rois mais aucun corps ne pourra être identifié

250 ans plus tard, Parties civiles réunissait, autour de son roi bien vivant et bien aimé, une assemblée joyeuse.

Table 1, dite « Décomposition finale » : nouvelle sortie de Bruxelles 1893, un jeu récemment ressorti dans une version nouvelle, et qui engrange de nouveaux adeptes. Son mécanisme très bien huilé pourrait en faire un nouveau classique, et l’ambiance art nouveau est parfaitement traduite, ce qui ne gâche rien. Au terme d’une partie haletante, la feuille de score indique Steven 133, Olive, 117 au terme d’une folle remontée, Fred, bien placé partout mais trop éparpillé, et François, à la peine sur ses nobles et systématiquement grillé dans les majorités, 108. Mais ce résultat est immédiatement contesté, entaché de deux grosses erreurs de score : premièrement, les bonus de Notre-Dame ont été comptés à la fin, et non au début, ce qui fausse le calcul ce celui qui octroie 1 PV supplémentaire pour 7 (François et Steven ont un trop perçu), deuxièmement, les bonus finaux des lignes horizontales ont été omis ! Pas de discussion possible pour le vainqueur, mais au vu de ces bévues, François sera éjecté du podium sur tapis vert.

Table 2, dite « Une reine et son dauphin » : Au terme d’un Biathlon crystal globe très disputé, avec des rebondissements tout au long du parcours, Thomas, vu en tête après le premier tour mais victime de mauvais tirs au deuxième s’est fait griller😈et le score final par équipe donne 134 Xel, 124 Thomas et 123 Flavien. Faraway est ensuite une découverte pour Flavien, qui démarre modestement à 39, cédant le pas aux aguerris Thomas, 66 et Xel, 73.

Table 3, dite « Chronique d’une mort annoncée » : Mickaël et Dom retournent sur la planète rouge de On Mars, cette fois accompagnés par le scaphandre de Christophe. Inversant leurs choix précédents Mickaël débute à la surface tandis que Dom commence en orbite. Ce dernier développe rapidement une technologie au maximum ce qui lui permet de scorer 6 points à chaque fois qu’il construit une tuile blanche; par contre il ne parvient pas à acheter le scientifique brun qui irait avec sa carte Plan. En face, Mickaël met la main sur les scientifiques bleus et gris qui lui permettent d’activer gratuitement au choix 5 cartes Plan. Il réussit aussi un très beau coup en utilisant son objectif secret qui lui permet de placer deux bâtiments. Christophe et lui réalisent un contrat à 12 PV, cela va peser lourd alors que la fin de partie approche. Dom foire une combinaison compliquée qui devait permettre l’acheter des Plans et de les construire dans la foulée tandis que comme à son habitude Mickaël, redescendu à la surface en navette privée, construit un abri qu’il garnit d’une horde de colons. Comme on pouvait s’y attendre, l’avance prise par Dom en cours de partie ne résiste pas au décompte final et Mickaël s’impose avec 104 PV devant Dom 87 et Xof 76.

Table 4, dite « Embaumés volontaires » : à Marvel Champions, une victoire de plus pour la fine équipe de Jérôme, OlivierB et François-René. Ce dernier en finit rouge de plaisir, à moins que ce ne soit le soleil. Vite, un tube de baume solaire pour notre roi bien-aimé !

Image illustrative de l’article AnubisTable 5, dite « Embaumement volontaire » : Table haletante de Codenames pour finir, avec les Bleus (François, Thomas, Steven, François-René, Fred), et les Rouges (Dom, Nico77, Mickaël, Élie) :

  • Bleus 1-0 : au terme d’une remontada impressionnante, les Bleus l’emportent par un raisonnement imparable avec 5 mots de suite trouvés ! L’indice Observatoire visait (Mars, Lunette), et ils parviennent à se rattraper sur Notre-Dame (Croix, Lumière, Ville), et triangulent Bec et Dragon pour identifier l’indice vainqueur : Défense (le régiment de dragons avait cheminé dans les têtes)
  • Rouges 1-1 : une manche marquée par l’énigmatique indice Anubis – un dieu funéraire de l’Égypte antique, maître des nécropoles et protecteur des embaumeurs, représenté comme un grand canidé noir couché sur le ventre, sans doute un chacal ou un chien sauvage. Les équipiers de François-René pensent assez logiquement à Vénus pour la divinité et Loup, mais Vénus est faux, et l’indice suivant, Poil 0, leur fait comprendre qu’ils doivent éviter le loup. Hélas, cette valse-hésitation leur sera fatale et ils finissent embaumés volontaires (finalement c’était (Plateau, Palais)).
  • Rouges 2-1 : les Bleus meurent sur le fil, les armes à la main, Steven bloquant à l’instant décisif devant la combinaison (Mouche, Queue) : son indice Prendre échoue sur Pince, alors qu’un Vache aurait fait l’affaire… En face, Dom règle le match avec le joli Stonehenge 2 (Cercle, Ruine), après avoir induit en erreur sur un Krakatoa 2 (Ile, Ruine), qui faisait penser au bouchon du volcan !

Séance de MARDI 07/05/2024 à Servel

Un mardi veille de férié on joue aussi tard qu’un vendredi à Parties-Civiles, les trois tables ont fini le lendemain.

Table 1, dite « Girl power » : Une table de Wallace avec Xel, Marie-Anne, Thomas et JérômeC qui jouent à Mythotopia. Qui a dit que c’était un jeu simple, il y a 14 actions possibles et il a fallu un moment pour expliquer les règles. Combinant deck-building et affrontements sur une carte, il est connu pour des fins de partie qui peuvent traîner en longueur. En effet il faut déclarer sa victoire par une action explicite et dès que quelqu’un est un position de l’emporter, les autres concentrent leur feux dessus. Il peut donc y avoir du kingmaking par erreur de calcul ou par lassitude. C’est un peu ce qui se produisit ce soir là quand Marie-Anne, observant les luttes sans fin entre les deux gars, fit pencher la balance en faveur de Xel.

Table 2, dite « Youth power » : La paire Fred/Elie propose à la paire Dany/Mélanie de découvrir Darwin’s Journey. La valeur n’attend pas le nombre des années et c’est Elie qui donne une leçon à ses aînés. Le conseil du vainqueur est que c’est un jeu où il faut faire un peu de tout. De plus il a exploré avec profit les îles jusqu’au bout. Elie s’impose donc avec 168 PV devant Dany (148), Fred (135) et Mélanie (86).

Table 3, dite « Mars power » : On poursuit l’exploration de On Mars, cette fois à trois astronautes (la configuration optimale, la partie de vendredi à quatre ayant montré que cela devient dur de planifier ses actions et qu’on se gêne pas mal) : Mickaël, Stéven et VHN. Dom est le dernier à démarrer : voyant ses deux acolytes bien positionnés dans la station orbitale il préfère démarrer sur Mars. Il y construit coup sur coup deux mines, on entend grincer des dents en orbite mais il est ensuite moins inspiré : il achète le scientifique blanc qui permettra d’utiliser une carte chez Mickaël, carte que ce dernier prend son temps pour construire. Pendant ce temps Stéven qui détient à la fois la carte et le scientifique correspondant en use et abuse pour très vite construire un complexe de 5 abris : si on n’y prend pas garde il sera en position de scorer 10 points à chaque fois qu’il ajoutera une tuile verte. Détenant la Technologie augmentant le déplacement du rover, il sillonne la carte en accumulant les tuiles-bonus. Dom séjourne plus longtemps sur Mars que ses acolytes qui font plusieurs allers-retours en orbite et y accumule régulièrement des points (y compris avec ses cubes qu’il finit par déployer tous les cinq). L’objectif relatif aux bâtiments construits est atteint et Dom déclenche la fin de partie en montant la station au niveau 4, contrariant les plans de Stéven qui aurait bien aimé un tour de jeu de plus. Mickaël fait un superbe dernier tour en faisant le plein de colons (en utilisant une carte de Dom avec son scientifique bleu, un des côtés intéressants du jeu est ses actions bénéficiant aux deux parties impliquées). Quasiment les 4 types de tuiles ont donné lieu à des complexes de taille 4 ce qui permet de scorer des contrats à 12 points (2 pour Stéven et 1 pour Dom). Après le décompte de la demi-douzaine de source de points de victoire on constate que Dom a pu conserver l’avance prise en cours de partie : il finit avec 126 PV devant Stéven 101 (qui reste avec un Plan non construit mais a fait le plein de points sur les Technologies) et Mickaël 89.

Séance de VENDREDI 03/05/2024 à Servel

Le 3 mai 1791, la Pologne se dote d’une constitution, deuxième acte juridique de ce type en Europe (après la Constitution corse du 18 novembre 1755) et troisième au monde (après la Constitution américaine de 1789). Inspirée de la pensée politique et sociale des Lumières européennes ainsi que de la Constitution américaine de 1787, elle dispose en ses onze articles que le gouvernement doit donner la priorité à la nation plutôt que de défendre les intérêts de privilégiés. Son premier article accorde un statut dominant à la religion catholique mais, en même temps, garantit la liberté de croyance et de pratique des autres religions, confirmant la tradition de tolérance du pays. Acte législatif majeur dans l’histoire de la république des Deux Nations (Pologne et Lituanie), elle est la première constitution adoptée par la voie démocratique en Europe, et le symbole de la mutation pacifique d’un système politique.

Dans les faits, sa principale innovation est d’abolir le liberum veto. Cet usage, fondé sur l’idée de l’égalité des nobles polonais entre eux, d’où ils tiraient le principe de l’unanimité du vote, autorisait un seul député à la Diète à imposer un arrêt immédiat de la session en cours en criant « Je n’autorise pas ! », reportant toutes les mesures prises à la tenue d’une nouvelle diète. Le principe du liberum veto, élément essentiel du système politique de la république des Deux Nations, instaurait un pouvoir de contrôle illimité du pouvoir central par la noblesse, à l’opposé des systèmes de monarchie absolue en France, Espagne, Autriche, Prusse ou Russie, et du système britannique, où le contrôle du pouvoir exécutif par le Parlement était fondé sur le vote à la majorité.

Les historiens voient dans le liberum veto la cause principale de la déliquescence de l’appareil politique de la république des Deux Nations et de son démembrement lors des trois partages de la Pologne (1772, 1793 et 1795). En effet, la turbulente noblesse polono-lituanienne, de moins en moins capable de s’entendre pour former un gouvernement, va en faire un usage croissant, au point de paralyser toute action gouvernementale. Durant la période 1573–1763, sur les 150 diètes qui ont été tenues, près d’un tiers ont échoué à passer une quelconque législation, principalement à cause du liberum veto. À partir de 1736, plus aucune diète n’arriva à son terme normal ! De plus, les puissances voisines, principalement l’Empire russe et la Prusse, ont profité du chaos pour s’immiscer dans les affaires internes de l’Union. Le liberum veto était un moyen idéal car il suffisait de soudoyer un seul député pour faire échouer toute mesure contraire à leurs intérêts. Selon l’historien Michel Mourre, « le plus extraordinaire est que, avec une disposition constitutionnelle aussi absurde, l’État polonais ait encore réussi à survivre pendant plus d’un siècle »

Moins révolutionnaire que celle dont se dotera la France cinq mois plus tard, la Constitution du 3 mai 1791 est un texte novateur, perçu comme dangereux par les monarchies absolues. Supprimée avec la Pologne elle-même en 1793 à la suite du partage du pays par ses voisins, elle devint un symbole de l’indépendance du pays. Aujourd’hui, le 3 mai est célébré comme fête nationale en Pologne.

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233 ans plus tard, Parties civiles réunissait une assemblée de membres égaux entre eux, qui avaient fait de leur présence consentement unanime.

Table 1, dite « Consensus unanime » : à la suite d’une missive reçue, notre noble assemblée reçoit en grand équipage un druide, pardon, l’auteur d’un jeu, venu trouver des cobayes pour tester son prototype. Son nom était Younael et son œuvre prenait le fier nom An Drouiz Meur – c’est-à-dire le grand druide en bon français. Nico777, Camille, Franck et Paul étaient les bêta-testeurs, les deux derniers nommés trustant les deux premières places. Le consensus fut unanime sur la qualité du jeu parmi la noble assemblée, personne n’ayant usé du liberum veto

Table 2, dite « Deux nations, un maître » : Nico77 et Younael se retrouvent seuls pour ferrailler à Star Wars Unlimited. Notre visiteur du soir a l’air doux et gentil comme le druide de son jeu, mais ne vous y fiez pas : dans le costume de Dark Vador, il fut impitoyable, et, dans cette lutte entre deux Nations, le seigneur Sith a par deux fois mis l’empire à sa botte.

Table 3, dite « Habitude séculaire » : par delà les siècles des siècles, la fine équipe de Gloomhaven (Jérôme, François-René, OlivierB, Armand) engrange un gain par la force de l’habitude.

Table 4, dite « Une si longue attente » : de nouveaux adeptes rejoignent la confrérie de Vital Lacerda pour un nouvel opus de On Mars, Mickaël et Steven initiant Xof et Tristan. Une fois encore, l’attente de la feuille de score a dépassé largement le budget d’heures supplémentaires alloué à nos pigistes.

Table 5, dite « Nouvelle ère » : le grand grimoire de Parties Civiles fait foi : voilà presque 8 ans que Bruxelles 1893 n’était pas venu sur nos tables. S’il fait son retour, c’est dans une réédition récemment acquise par Fred, qui échoue cependant à honorer cette rédemption d’une victoire. Avec 115, il sort dauphin d’un duel avec Gilles, 130 et meilleur architecte, dans un podium que complète Olive, 103.

Table 6, dite « Le grand siècle » : soirée grand siècle à cette table de larrons en foire, qui enchaîne pas moins de 4 jeux dans une joyeuse effervescence. Grâce à de judicieux achats de cartes, le loyaliste Thomas s’adjuge le gain à A study in Emerald avec 15 PV, suivi de François, 9 PV et loyaliste également, qui doit sa médaille à une attaque venue de nulle part sur Marie-Anne, prélude à une sourde lutte à deux qui laissera son adversaire restauratrice à un score nul et vierge. Xel, l’autre restauratrice, a tenté de combattre les monstres avec vaillance et, engrangeant 6 PV, complète le podium. S’ensuit un Ticket gagnant, un jeu nouvellement acquis et étrenné mardi, qui enchaîne les courses hippiques aux déroulements imprévisibles. François tient le haut du pavé avec 24, grâce à une merveilleuse troisième manche où il prédit le premier et le troisième. Avec 24, il explose la concurrence, Marie-Anne, 11, Xel, 8, et Thomas, 7 se contentant des accessits. A Scout, Thomas prend sa revanche de peu, 41 contre 36 à François, Marie-Anne 29 et Xel 25. Et c’est Marie-Anne qui, grâce aux desserts (ce qui n’étonnera personne), s’impose à Sushi Go : 41 contre 39 à François, 31 à Thomas, 26 à Xel.

Table 7, dite « Univers mentaux » : à Mot malin, il s’agit de faire coïncider divers univers mentaux, et ce n’est pas toujours mince affaire, à l’image de cette partie entre François-René, Fred, Nico77 et Jérôme. Ainsi, quand l’indice Mont-Blanc, pour les aristocrates de cette table, évoquait un « Joli crayon », pour la noblesse, elle faisait plutôt penser à un « Joli dessert » !

Séance de MARDI 30/04/2024 à Servel

En ce jour de fête du Travail le courageux reporter est de service pour vous narrer la soirée de la veille, après tout c’est moins un travail qu’un sacerdoce.

Nous avons récemment évoqué la prise de contrôle par le royaume de France d’immenses territoires au centre de l’Amérique du Nord. Remontons un siècle plus tôt quand, en pleine guerre de religions, l’amiral de Coligny charge un officier réputé, Jean Ribault, d’embarquer 150 huguenots en vue de fonder une colonie en Amérique, loin des persécutions religieuses. Le 30 avril 1562 il débarque sur les côtes de l’actuelle Floride dont il repart pendant l’été après y avoir fondé un petit établissement et avec l’intention de le ravitailler. Diverses péripéties l’empêchent de revenir avant 1565, entre-temps Charlesfort a périclité et il reprend la mer avec des renforts et des provisions en direction de Fort Caroline fondé l’année précédente. Arrivé en fin d’été avec 7 bateaux il va se heurter aux ambitions du roi d’Espagne dont le représentant Pedro Menendez de Aviles attaque le fort et la flotte. S’étant rendus, Ribault et tous ses coreligionnaires, y compris femmes, enfants et malades, sont exécutés comme hérétiques. Ainsi est scellée la fin de la présence française au sud-est de l’Amérique, désormais l’accent sera mis sur la colonisation de l’actuel Québec. Pour finir cette séquence gore, racontons que suite à ce massacre qui émut peu un roi Charles IX sans grande sympathie pour les protestants, un officier expérimenté gascon, Dominique de Gourgues, décida de financer sur ses propres deniers une expédition punitive. Arrivé sur place en 1568, il massacre trois garnisons sans laisser de survivants et rase les installations espagnoles pour faire bonne mesure. Il aurait être pu joueur à Parties Civiles, celui-là !

Nous n’en n’avons pas fini avec les ex-colonies françaises d’Amérique du Nord puisque le 30 avril est aussi la date de la vente de la Louisiane, en 1803. En effet, après que Louis XV a cédé à l’Espagne cet immense territoire (bien plus grand que l’état de Louisiane actuel, il couvrait environ 10 états du Golfe du Mexique au Montana, en fait tout le bassin du Mississippi) en 1762 puis que Napoléon Ier l’a rééchangé contre des morceaux de Toscane en 1800, le président Jefferson souhaitait à la fois agrandir le territoire des jeunes Etats-Unis (limité à 15 états sur la côte Est), acquérir le port de la Nouvelle Orléans et se débarrasser de la présence française. Affaire fut conclue pour 80 millions de francs (environ 371 millions de dollars actuels, cela ne fait pas cher de l’hectare); l’essentiel des territoires plus à l’ouest intégrèrent les Etats-Unis au milieu du XIXe siècle. Mentionnons pour finir que c’est suite à cet agrandissement que les américains lancèrent la mémorable mission d’exploration de Lewis & Clark qui partit depuis Saint-Louis en mai 1804.

Table 1, dite « Pionniers » : En début de soirée, Jean-Luc et Marco démarrent un Azul. Mais voilà qu’apparaissent des visiteurs tardifs : Mélanie et Dany, ce dernier confessant un passé de joueur (Heroquest est cité). Après la victoire de Marco ils prennent place à la table et découvrent Forêt Mixte. Ils surprennent tous deux l’enthousiaste germain, Mélanie en remportant la partie et Dany en passant pas loin d’une combo à 30 PV. Pas rassasiés, après le départ de Jean-Luc ils sortent le bon vieux Carcassonne, le résultat final ne nous étant pas parvenu à cette heure.

Table 2, dite « Ravitaillement » : Mickaël et VHN décident de ressortir On Mars, cette fois dans une configuration à deux joueurs et 2 missions courtes. Ils poursuivent leur exploration du jeu en constatant qu’on se gêne moins sur l’ordre du tour mais qu’il faut faire attention que certaines technologies peuvent se retrouver peu développées, Mickaël en a été victime avec ses propres mines. Celui-ci a joué à fond son rover, parcourant les quatre coins de la planète pour développer ses technologies. Dom a misé sur la construction de complexes de bâtiments qui récompense ceux qui contribuent à rendre Mars plus habitable en produisant les ressources de première nécessité : l’eau, l’oxygène, les plantes, l’énergie et le Nutella. Les deux ont moins eu besoin d’aller refaire le plein dans la station orbitale, les emplacements d’action étaient plus disponibles et les candidats colons abondants. La fin de partie est provoquée par Dom qui achète un dernier Scientifique. Aucun des deux n’a eu le temps de réaliser un contrat, pourtant ils rapportent 9 ou 12 points. Au décompte final Mickaël score 15 PV avec ses colons grâce à un dernier tour bien construit (construction d’abri puis recrutement) et devance sans surprise Dom sur les technologies. Mais il perd les 5 points du plan de niveau 3 qu’il n’a pas réalisé et ne peut rattraper le retard pris en cours de partie sur les constructions : Dom finit avec 100 PV contre 78.

Table 3, dite « Tir au pigeon » : Des membres expérimentés (Thomas, Xel, F-R, Stéven) ouvrent de nouvelle boîtes et en essaient le contenu. Pour commencer Biathlon Crystal Globe, un jeu sportif où il faut patiner et tirer, a priori peu adapté au climat de la Floride. François-René prend la première marche du podium en commentant sobrement « pour gagner il faut savoir tirer ». On change de discipline ensuite avec Ticket Gagnant, un jeu où on multiple les épreuves de course hippique. On parie sur qui va gagner et on fait avancer les chevaux avec des cartes (un peu comme à Downforce ?). C’est Xel qui a le mieux trotté et galopé mais il n’y avait semble-t-il pas que des gentlemen à l’hippodrome, en témoigne un vilain coup dans les jarrets dont s’est plaint Stéven.

Séance de VENDREDI 26/04/2024 à Servel

Guernica : L'histoire immédiate - Roubaix La PiscineLe 26 avril 1937, 44 avions de la légion Condor allemande nazie et 13 de l’Aviation Légionnaire italienne fasciste bombardent Guernica, en appui du coup d’État nationaliste contre le gouvernement de la Seconde République espagnole. Cet événement majeur et hautement symbolique de la guerre d’Espagne contribua à la médiatisation internationale du conflit, par l’intermédiaire d’une intense propagande, notamment au sujet du nombre de victimes et des responsables du massacre, aussi bien par les nationalistes que les républicains. Pablo Picasso y a joué un rôle important avec son célèbre tableau présenté à l’Exposition internationale de Paris de 1937.

La ville avait une faible valeur stratégique militaire, même si elle hébergeait la fabrique d’armes à l’origine du célèbre pistolet Ruby, mais une certaine valeur symbolique, l’autonomie juridique et fiscale étant représentée par l’arbre de Guernica (un chêne multi-centenaire) où les rois de Castille allaient prêter serment de respecter les fors basques. En raison de l’énorme disproportion entre les capacités de riposte des défenseurs et la violence de l’attaque, ce bombardement a souvent été considéré comme un des premiers raids de l’histoire de l’aviation militaire moderne sur une population civile sans défense, et dénoncé pour cela comme un acte terroriste. Il est aussi célèbre pour avoir été le premier tapis de bombes et le premier alternant bombes explosives et incendiaires. Comme pour les autres interventions de la Luftwaffe pendant la guerre d’Espagne, un des objectifs avoués des dirigeants nazis était d’y tester les nouveaux matériels avant de lancer de plus amples offensives en Europe.

Outre Picasso, le sculpteur français René Iché réalisa son Guernica. Indigné par l’horreur de ce massacre de civils, Iché travailla sans relâche toute la journée et la nuit suivant le drame, sa fille Hélène, âgée de six ans, lui servant de modèle. Par la suite, Iché refusa de l’exposer. Elle fut dévoilée au public, en 1997, lors des expositions commémorant le centième anniversaire de la naissance de l’artiste. Le musée de l’histoire européenne, à Bruxelles, la présente dans l’exposition permanente.

87 ans plus tard, à Parties Civiles, il était questions de meurtres et d’expéditions lointaines.

Table 1, dite « Le jour le plus long » : à Heroes of might and magic, Camille, François-René, Jérôme, Olivier B et Neox étaient partis pour une soirée marathon. Aux complies, ils venaient, nous dirent-ils, d’achever le premier tour. Ils n’est pas sûr qu’ils en soient sortis avant les laudes.

Table 2, dite « Vue du ciel » : excursion sur la planète rouge pour Mickaël, Marc et Dom qui installent On Mars, les deux premiers découvrant. Du Lacerda costaud mais thématique sans être ampoulé. On retrouve les mécanismes qui peuvent donner des coups de boost à son tour (sinon plutôt simple), une gestion de tempo intéressante (on voyage entre la surface et le vaisseau en orbite) couplée à un choix d’ordre du tour où on arbitre entre un bénéfice immédiat et la position dans l’ordre. Également intéressante la coopétition (sic) où on peut renchérir le coût d’une action pour les autres (sans jamais les bloquer, ce n’est pas du placement d’ouvrier) et où on peut utiliser les technologies des autres joueurs en les aidant au passage.

Dom démarre un peu perdu sur Mars tandis que M&M pillent les technologies et l’entrepôt. Son petit mineur initial lui rapporte finalement pas mal de ressources et il développe abondamment ses techs, ce qui va bien avec les objectifs collectifs dits « LSS ». Mickaël produit des cristaux en abondance pendant que Marc développe un complexe agricole. La montée eu niveau 4 de la colonie déclenche la fin de partie, une Mission ayant déjà été réalisée. Finalement les plans de niveau 3 n’ont pas eu le temps d’être beaucoup utilisés. Mickaël reste en orbite après avoir assuré 24 PV avec ses bâtiments améliorés (dont 12 bêtement offerts par Dom) tandis que Dom en assure 12 gentiment offerts par Marc. Après le décompte de la demi-douzaine de sources de points c’est Dom qui s’impose avec 118 PV devant Mickaël 92 et Marc 76. Cette partie de découverte a fini tard mais a bien permis de se familiariser avec le jeu, à ressortir y compris dans une configuration à deux joueurs.

Table 3, dite « Mortelle randonnée » : Thomas sort Lettres de Whitechapel et se propose de jouer Jack. Usant de multiples fiacres et lanternes, il balade son petit monde (Xel, François, Nico77, Steven, Armand) dans la première nuit, puis prend la tangente dans la deuxième. Mais il en vient à s’engluer dans le sud de la carte, faisant l’erreur fatale de revenir sur ses pas. Par deux fois, Steven lui demande s’il est passé par la case où, en fait, il se trouve. Hésitation doublement fatale à l’heure où le fugitif était dans la nasse, mais la troisième sera la bonne, et c’est François qui l’arrête au 142 dans un geste d’autorité décisif, car l’éventreur filait vers le Nord où il allait vite retrouver son foyer (99) pour commettre de nouveaux crimes. On enchaîne ensuite sur un Faraway, nouvelle star du moment que beaucoup découvrent, et Steven s’impose sans crier gare avec 79, devançant Xel, 67, Thomas, 63, François, 62, et Nico77, 55.

Table 4, dite « Destin scellé » : Thomas, Xel et François enchaînent deux parties de Mot malin, couronnées de scores flatteurs. On y remarqua le brillant Buffet de Thomas (Sandwich, Armoire) et le tortueux Paul Deschanel de Xel (Président, Petit), indice qui reflète surtout la culture de l’anecdote de notre époque. Paul Deschanel tint en échec le favori de l’élection présidentielle, Georges Clemenceau en personne, « père la Victoire » de la guerre et fut élu avec le plus grand nombre de voix jamais obtenu pour ce type d’élection sous la Troisième République. Mais victime d’un état anxio-dépressif et du syndrome d’Elpénor, il fait une chute de train nocturne le 23 mai 1920, qui lui vaut cette malsaine notoriété, et dut, sept mois après son investiture, alors que sa santé ne s’améliorait pas et qu’il faisait l’objet de rumeurs de folie (infondées), démissionner de l’Élysée. Homme de lettres, académicien, considéré comme l’un des plus grands orateurs de la Troisième République, il fut, plus qu’un petit Président, un dirigeant écrasé par sa charge. Xel se rattrape heureusement ensuite avec Macron (Président, Tête), qui, lui, ne souffrait aucune discussion. Quant à François, le judicieux Xérès (Doux, Espagne) trouva son connaisseur.

Table 5, dite « Ange et démon » : dans cet autre spin-off de la table 3, un duel se profile à Star Wars Unlimited. Nico77 enfile le costume sombre de Dark Vador, qui va à merveille avec son rire sardonique. Il défie Luke, alias Steven et sa gueule d’ange, raccord à son costume du soir de marcheur du ciel, et qui l’emporte après avoir manqué de succomber à un dégât près, accomplissant ainsi dans cette soirée un hat trick historique !

Séance de MARDI 23/04/2024 à Servel

Le 23 avril 1988, le cycliste grec Kanellos Kanellopoulos réalise un exploit de la propulsion humaine en parcourant à la force de ses jambes 115 km en 4 heures dans l’avion à pédales Daedalus, un projet du MIT. L’avion a été nommé en l’honneur de Dédale, créateur antique et mythologique de génie, architecte, ingénieur et artisan qui réalisa, dit-on, des statues prodigieuses et toutes sortes d’inventions dont le fameux labyrinthe abritant le Minotaure. Ce vol historique n’a toutefois pas été le premier, son prédécesseur le Gossamer Albatross avait fameusement traversé la Manche en 1979. Sur terre, les records en propulsion humaine (sur des vélos qui ressemblent plus à des suppositoires qu’à nos engins du quotidien) comprennent l’atteinte d’une vitesse maximale de 144 km/h et 24 heures parcourues à la vitesse moyenne de 45 km/h. 36 ans plus tard ça pédale de plus en plus (3 joueurs sur 11, pas si mal) à Servel. Mais si on peut se débrouiller avec moins d’énergies fossiles !

Table 1, dite « Envol » :  Jeu idéal pour une soirée entre amis et sans chichis, Faraway rassemble Xel et François, qui font découvrir le jeu à François-René. Ce dernier passe une partie éprouvante, avec 6 points sur les 7 premières cartes, et culmine à 31. François à peine mieux, à 39, quand Xel s’envole à 57. Le mécanisme retors du jeu, on compte à rebours de ce qu’on pose, appelle la revanche. C’est encore Xel qui s’impose, mais à la lutte avec le novice, 65 à 63, alors que François plonge dans les abysses (tel Icare, fils de Dédale), 0 PV après 7 cartes mais 36 à la fin. Les mêmes enchaînent sur un So Clover digestif, avec son lot de trouvailles, tel l’inattendu Singe (zoo, banque), l’incompris ZZ TOP (barbe, démarche), le subtil Effeuillage (tomate, miroir) ou encore l’indiscutable Rayon (laser, terre).

Table 2, dite « Créateur de génie » : Des piliers de PC (Marie-Anne, Mickaël et VHN) accueillent Jean-Luc dont c’est la première visite. Mickaël propose de découvrir Fresco, un jeu « familial + » comme disent les marketeurs qui remonte à 2010 ; un peu oublié, il n’a été joué qu’une seule fois dans l’histoire de cette noble assemblée. On prend quand même soin de l’équiper des mini-extensions qui en renforcent l’intérêt. Au coeur du jeu un mécanisme classique de contrats à réaliser (des morceaux de fresque à peindre) avec des ressources (des pigments, des cubes de couleur quoi) qu’on va obtenir et tranformer, le tout en étant plus efficace que les autres. L’idée maligne est celle de l’ordre de jeu variable : au début de chaque tour, dans l’ordre inverse des points (cf. le lièvre et la tortue pour une analyse stratégique), on choisit si on jouera tôt ou tard sachant que le premier arrivé aura meilleur choix de couleurs au marché et de contrats à réaliser (on a entendu pendant la partie quelques couinements sur le thème « on a pris MON contrat »). Là où c’est habile c’est que plus on joue tôt plus on est pénalisé, en particulier en augmentant le prix d’achat des couleurs au marché. Et à quatre joueurs, avec 5 emplacements le dernier à choisir n’est pas maître de son destin. Le stock de couleurs de chaque joueuse est dissimulé, à moins d’avoir très bonne mémoire on n’est jamais sûr des contrats que les autres sont en position de réaliser.

Parmi nos petits Michel-Ange, dès le second tour Dom réalise un double contrat et alternera avec Mickaël en pôle position. Ce dernier, fidèle à une vision de long terme, accumule les pouvoirs permanents qui lui garantissent des revenus renforcés. Marie-Anne, initialement décrochée avec Jean-Luc, fait une belle vente et recolle aux hommes de tête tout en laissant Dom profiter en fin de partie d’un double achat orange+vert. La fin de partie se déclenche quand il ne reste plus que 6 contrats sur 25. Celui à 24 PV ne sera réalisé par personne, Mickaël ayant privé Dom des cubes bleus qui lui manquaient au dernier tour. Un dernier tour à la cathédrale et une conversion de l’argent restant en points et les résultats s’égrènent : Dom 96  PV, Mickaël 86, Marie-Anne 77 et Jean-Luc 56.

Table 3, dite « Transpiration » : Fred, Olive, Elie et Benjamin2 disputent un Tiletum. Etonnamment, on finit avec une double égalité : le père et le fils avec 169 PV, puis B&O avec nettement moins. A notre micro Fred indique qu’il a peu développé son plateau individuel mais s’est concentré sur le plateau central tandis que Elie est bien remonté par des constructions tardives.

Séance de VENDREDI 19/04/2024 à Servel

Grace Kelly A4 Print , princesse star de cinéma hollywoodienne, actrice vintage des années 1950 art mural numérique dotwork - Etsy FranceLe 19 avril 1956, Grace Kelly disait oui au prince Rainier III de Monaco. Sa robe de mariée, constituée d’une jupe de faille de soie ivoire soutenue par trois jupons, d’un corsage au col rond ras de cou en dentelle rose de Bruxelles entièrement rebrodé et agrémenté de perles de culture, les perles et dentelle couvrant également le missel, les chaussures et le voile, est reste célèbre.

78 ans plus tard, Parties Civiles lui rendait un vibrant hommage.

Table 1, dite « De haut en bas » : si la robe de la future princesse scintillait telle une Forêt mixte de broderies et joyaux, au jeu éponyme, Marco fut étincelant à habiller son domaine de haut en bas (61 points !), et de gauche à droite (29). Avec un grand total de 136, il s’impose à la surprise de François, étincelant sur les arbres (62 points !) avec une forêt complète de toutes les essences, et un habillage haut et bas très seyant (56 points). Mais, laissant les bras nus, il en reste à 118 et perd le match ! Olive, 92, a mieux que résisté, et Franck a été bien partout, mais partout un peu court (75), et s’éclipse. Un Die Crew réconforte les compères restés, avec son lot de fortunes et de mésententes.

Table 2, dite « Grand prix » : F-R, Camille, OlivierB, JérômeLG et Dom s’alignent sur la grille de départ d’une partie de Formule Dé sur le circuit de Buenos Aires, un circuit long mais intéressant surtout sur trois tours de course. Comme d’habitude F-R le vétéran dispense ses conseils de réglages de l’auto. Le premier tour est mouvementé : les voitures restent relativement proches, beaucoup de contacts ont lieu, dégradant les carrosseries et semant des débris sur la piste. Les places changent et rechangent et la ligne droite des stands est abordée groupée. Côté météo, après un temps variable le soleil s’impose, validant le choix de gommes dures effectué par les 5 pilotes. F-R qui a épargné sa monture est le seul à faire un arrêt court et repart en bonne position. Mais dans la seconde moitié du tour c’est Olivier qui est touché par la grâce : réalisant des lancers idéaux il enchaîne les virages toujours dans la bonne vitesse et se détache nettement. De plus il est le seul avec Dom (très fier de sa double aspiration qui lui fait gagner 6 cases) à ne pas faire de second arrêt au stand, on reconnaît là les hommes économes de leurs pneus. En queue de peloton Jérôme dont la voiture se dégrade suite à quelques virages un peu chauds lutte avec Camille mais c’est elle qui prend le meilleur. L’expérience de F-R parle : il fait quelques passages audacieux en sixième vitesse et dans l’avant-dernier virage il double un Dom peu inspiré en fin de course. Devant Olivier était irrattrapable et l’ordre d’arrivée est donc : Olivier / F-R / Dom / Camille / Jérôme.(tout de même content d’avoir fini, à la précédence course il avait cassé).

Table 3, dite « Famille nouvelle » : à La Famiglia deux nouveaux couples se sont formés : Marie-Anne et Thomas d’un côté, Mickaël et JérômeC de l’autre. Il faudra patienter pour la publication des bans, qui ne nous sont jamais parvenus.