AG et séance de VENDREDI 30/09/2022 à Servel

Le 30 septembre 1891, le général Georges Boulanger se suicide sur la tombe de sa maîtresse, à Ixelles, près de Bruxelles. C’est la fin d’une aventure,qui a fait craindre un moment que la République française ne soit renversée par un coup d’État.

En 1886, le leader du parti radical Georges Clemenceau fait de cet officier à la belle prestance un ministre de la Guerre. Le héros est applaudi à la revue du 14 juillet et prend des mesures peu coûteuses et d’un bel effet, comme peindre les guérites en tricolore. Mais il remplace aussi le fusil Gras par le fusil Lebel, réorganise l’état-major, rend la mobilisation en cas de guerre possible en deux jours, refond les services de renseignement, et en sous-main, pose les prémices d’un rapprochement avec la Russie. Ce faisant, il ravive les espérances des ennemis de la République, des citoyens déçus par le régime des partis et de tous ceux qui rêvent d’une revanche militaire sur l’Allemagne.

Mais le sens politique lui fait défaut quand, le chancelier allemand Bismarck ayant fait arrêter un commissaire de police français à la frontière, le ministre en appelle à une mobilisation partielle. Le président de la République Jules Grévy, inquiet de la tournure des événements, se défait du gouvernement et démet Boulanger de ses fonctions ministérielles le 18 mai 1887. Il n’en devient que plus populaire. On le surnomme « général Revanche », ce qui exprime assez bien ce qui fut la préoccupation principale de Boulanger. Il a connu la défaite de 1870, et en tant que militaire, l’humiliation qui l’a accompagnée. Toute sa préoccupation est de préparer la France à l’inéluctable revanche, ou faire en sorte qu’elle n’advienne pas.

Sans qu’il ait posé sa candidature, 100 000 bulletins portent son nom à une élection partielle de la Seine. La popularité du général continuant de croître, le gouvernement le « limoge » en le nommant commandant du 13e corps d’armée. Son départ donne lieu à une démonstration de foule : 10 000 personnes envahissent la gare de Lyon, couvrent le train d’affiches « Il reviendra » et bloquent son départ pendant plus de trois heures et demie. Le lendemain, il se bat en duel contre Charles Floquet, président du Conseil, qui le blesse ! Survient le scandale des décorations dans lequel Boulanger est un temps mis en cause. Cependant, le président Grévy doit démissionner. Boulanger devient un acteur clé des tractations pour élire son successeur, les monarchistes offrant leur voix au candidat s’engageant à prendre Boulanger comme ministre de la Guerre. Mais c’est finalement Sadi Carnot qui est élu, et lui refuse l’entrée au ministère.

Le 1er janvier 1888, le général rencontre secrètement, en Suisse, le prince Napoléon, qui lui apporte le soutien des bonapartistes. Pour l’élection du 26 février , la candidature du général, présenté comme bonapartiste, est posée dans sept départements, où il obtient 54 671 voix. Cependant le général est toujours en activité et de ce fait inéligible. Le 15 mars, le ministre de la Guerre le relève de ses fonctions et, le 24 mars, Boulanger est rayé des cadres de l’armée. En avril, il se présente aux élections en Dordogne et dans le Nord où il reçoit 59 000 et 172 500 voix : il est de nouveau élu à la Chambre. Une foule importante assiste à son entrée à la Chambre des députés. Outre les bonapartistes, Boulanger ne tarde pas à recevoir le soutien des monarchistes, qui ont échoué à restaurer la monarchie et cherchent à affaiblir le régime républicain. En août, Boulanger se présente à plusieurs élections et est élu dans le Nord, la Somme et la Charente-Inférieure. Les boulangistes peuvent bientôt présenter un candidat dans chaque département. En juillet-août 1889, il se présente aux élections cantonales dans 400 cantons sur 1300. Il est élu dans 12, mais l’ensemble de ces élections seront annulées.

La tension est à son comble le 27 janvier 1889 lorsque Boulanger se présente à Paris en remplacement d’un député décédé, sur un programme en trois mots : « Dissolution, révision, constituante ». Il célèbre sa victoire avec son état-major au café Durand, où se rassemblent 50 000 personnes. Une partie de la foule le pousse au coup d’État en scandant « À l’Élysée ! ». Mais Boulanger conseille d’attendre des législatives et choisit de rester sur place. Ce faisant, il déçoit ses partisans sans apaiser les craintes de ses adversaires. « Minuit cinq. Depuis cinq minutes le boulangisme est en baisse. » dit le soir même Georges Thièbaud, compagnon de la première heure de Boulanger, et ce sera en effet son dernier fait d’armes : poursuivi en justice pour complot, prévarication et détournement de fonds publics, il s’exile à Bruxelles avec sa maîtresse, et la rejoint dans la mort trois mois après elle. « Il est mort comme il a vécu: en sous-lieutenant », s’exclamera cruellement Clemenceau.

A quelques années de là, Parties Civiles tenait son Assemblée Générale, devant un parterre bien fourni de fidèles. La révolution de palais n’y est pas de mise, le président débonnaire restant réélu par acclamations, fort d’un bilan moral irréprochable et d’un bilan financier au zénith – au point d’envisager un week-end de célébration des 15 ans de l’association en 2023, une affaire à suivre… Après ces agapes, la soirée n’était pas finie, une myriade de tables se constituant sous nos yeux émerveillés.

La première bande-annonce d'un jeu basé sur The Expanse sera présentée à la gamescom 2022. | gagadget.comTable 1, dite « Minuit cinq »  : à bord de The expanse, la guerre fait rage entre Samuel, Jack, Fabrice et Jeff. Ce jeu à base de cartes inspiré de la série télévisée du même nom met l’accent sur la politique, la conquête et l’intrigue, les joueurs représentant les forces terrestres de l’ONU, l’armée de Mars, les rebelles de l’O.P.A., et la mystérieuse corporation Protogen Inc. La nuit n’en vint pas à bout avant le départ du chroniqueur qui n’émarge pas aux heures supplémentaires.

Table 2, dite « Mascarade » : à cette table de Twisted fables on vit s’affronter le Petit chaperon rouge (Baptiste) et Blanche-neige (François-René), et les deux Olivier (Mulan et la belle au bois dormant). Les premiers l’emportèrent sans coup férir. On se prend à rêver de les voir un jour dans les vrais costumes de leurs personnages, ils leur siéraient tant.

Table 3, dite « Duel consenti » : à 7 Wonders Duel Adrianne, victime d’un départ poussif, laisse Dom loin devant, 81 à 47.

Table 4, dite « Général Revanche » : quatre courageux entament un Madeira qui les amènera jusqu’au bout de la nuit, mais une chronique nous en est parvenue en bribes, recensant Evan vers 50, Xel vers 60, Ivan vers 70, et Olive au-delà de 100. Cette fois, le privilège de l’âge a joué et, et l’heure de la revanche a sonné face à une jeunesse naguère sans pitié.

Table 5, dite « Candidatures spontanées » : Thomas ressort sa boîte rutilante de Red 7 en reçoit un flot de candidatures spontanées pour s’encanailler à un jeu qui n’engage pas fort, ni sur le long cours. Tristan s’adjuge une première partie avec 34 (Adélie 18, Thomas 4, François 0), ensuite Thomas triomphe avec 41 (François 20, puis 0-0).

Table 6, dite « Prévarications »  : à Mob big apple, la lliste des prévarications semble infinie. Nicolas II y étrenne le titre du plus mafieux, 13 à 10 devant Mickaël.

Table 7, dite « Au nom du peuple » : un Mot malin clôt avec bonheur cette soirée, sur deux parties ponctuées par les scores mirifiques de 20 et 24 (sur 25), et avec quelques perles comme Adam (Dieu, Chocolat), Salvador Dali (Chocolat, Étrange), Mabuse (Docteur, Étrange), Thor (Dieu, Froid) ou encore l’inattendu Étudiant (Sandwich, Ampoule). On a cru à un joli (Colère, Repas) pour Purée, mais ce n’était pas ça, et le peuple parti-civilien (Adélie, Thomas, Dom, François, Mickaël, Nicolas II)  a frôlé le score parfait de 25, qu’on aurait certainement touché si la langue de François n’avait pas fourché, disant Voyage au lieu de Voyageur pour (Pigeon, Vélo), ce qui fit déraper le pigeon en Italie.

Séance de MARDI 27/09/2022 à Servel

Le 24 septembre 1988, à Séoul, Ben Johnson remporte le 100 mètres olympique en battant le record du monde (9,79) dans un duel homérique avec Carl Lewis. Mais, au petit matin du 27 septembre, le Canadien est contrôlé positif au stanozolol, un stéroïde anabolisant. Il est exclu des Jeux et déchu de son titre, tous ses records effacés des tablettes. Le scandale du siècle en matière de dopage aux Jeux vient d’éclater. Son record invalidé sera battu en 2002 par Tim Montgomery en 9,78 au stade Charléty. Cependant, on apprit plus tard que celui-ci était également dopé, et ce record lui aussi invalidé. C’est finalement Asafa Powell qui battra le record du monde en 9,77 en 2005, avant l’ère d’Usain Bolt.

En 1993, BJ affirmera avoir été victime d’un coup monté. En 1994, il est brièvement chargé de l’entraînement de Diego Maradona. En 1999, il est engagé par le dirigeant libyen Mouammar Khadafi comme préparateur physique de son fils, qui a rejoint le club italien de Pérouse. Mais celui-ci ne disputera qu’un seul match, évoluant durant 15 minutes contre la Juventus, le reste du temps étant au mieux remplaçant, avant d’être à son tour contrôlé positif. Quant à Ben Johnson, il se fera dérober, dans une rue de Rome, la valise contenant sa paie de préparateur physique.

Doping and an Olympic Crisis of Idealism | The New Yorker

34 ans plus tard, des performances prodigieuses furent remarquées à Lannion lors d’une séance de Parties Civiles.

Table 1, dite « Perturbante »  : à la table de Endeavor, trois piliers de Parties Civiles affrontent le jeune Ewan, qui leur rend plusieurs décennies, autant de centimètres, plus encore de kilogrammes, et est le seul à ne pas connaître les règles. Mais, incroyable surprise, il s’impose avec 53 dans un duel très serré face à Neox (50), Olive (50), et Xel (49) ! Une preuve de plus que les perturbateurs endocriniens massivement présents dans les céréales du petit-déjeuner ont depuis longtemps pénétré les systèmes nerveux centraux de nos jeunes.

Table 2, dite « Survitaminée » : à la table de Super Motherload, un choc de titans oppose François et Nicolas II, tous deux invaincus, Thomas, possesseur du jeu mais à la recherche de sa première breloque, et Adélie, qui découvre et ne demande qu’à bien faire. Une partie où chacun a eu son tour de grâce, celui où les combinaisons s’enchaînent comme dans une réaction chimique. Mention spéciale à Nicolas II qui finit la partie sur un véritable feu d’artifice, 17 points au dernier tour, pour un total supersonique de 53, faisant un usage tout en maîtrise d’un deck de personnages ultra-puissant. Il écrase la concurrence façon Beamon à Mexico : Thomas (42), souvent dans les bons coups, Adélie (24), qui jouait après Thomas, et en fut donc privée plus souvent qu’à son tour, et François (30), qui joua de malchance en n’ayant jamais les bonnes couleurs, tout en officiant après Nicolas, et muni d’un deck faiblard, la triple peine.

Table 3, dite « Raide dingue » : à Red 7 la table 2 se retrouve pour finir la soirée. Avec 35, François explose la concurrence avec un dernier tour de dingo (une suite 4-5-6-7 à 22 points!), montrant que, à ce jeu et contrairement au précédent, l’important est moins les cartes que ce que l’on en fait. Nicolas II (16) obtient un accessit, dont Thomas et Adélie, scotchés à 0, furent privés.

Séance de VENDREDI 23/09/2022 à Servel

Le 23 septembre 1122, le Concordat de Worms mettait fin à la querelle des investitures, conflit qui, au milieu du xie siècle, éclata entre le pape et l’empereur à propos de la pratique de l’investiture accordée aux évêques par les pouvoirs laïcs (investiture ecclésiastique). Des clercs réformateurs, désireux de lutter contre la simonie dans le clergé et contre le concubinage des prêtres, dénoncèrent alors une telle pratique comme la racine du mal. En 1059, Nicolas II promulgua un décret interdisant cet usage. La mesure fut reprise par ses successeurs qui l’inclurent dans un programme plus vaste de réforme de l’Église et de la société. L’empereur Henri IV, qui tenait à contrôler la désignation des évêques de l’Empire parce qu’il leur déléguait des pouvoirs régaliens, s’opposa à ces décisions. Il en résulta un long conflit, qu’on a appelé la querelle des Investitures.

Henri IV ouvrit le feu en faisant déposer le pape par une assemblée d’évêques allemands et italiens. Grégoire VII riposta par l’excommunication et la déposition de l’empereur (1076), contre lequel, profitant de l’occasion, une partie des princes allemands se révolta. À Canossa (1077), le monarque sollicita son pardon en reconnaissant ses péchés, doté d’une faible escorte, attendant pendant trois jours, pieds nus, en costume de pénitent (l’expression « aller à Canossa » tirée de cet épisode de contrition sera popularisée par Bismarck, 8 siècles plus tard). Mais comme le pape le craignait, Henri IV en profite pour restaurer son autorité et reprendre la querelle. L’humiliation de Canossa débouche ainsi sur la victoire de l’empereur : il réunit un concile à sa dévotion afin que celui-ci nomme un nouveau pape plus conciliant.

En 1080, Grégoire VII l’excommunia et le déposa de nouveau. Henri réagit, fit élire un antipape, força Grégoire à quitter Rome et à se retirer à Salerne, où il mourut abandonné. Au début du xiie siècle, le conflit rebondit avec son fils, l’empereur Henri V, qui intimida un moment le pape Pascal II et le força à renoncer aux objectifs fixés par ses prédécesseurs. Finalement, la lassitude aidant et des solutions ayant été suggérées par des canonistes en parlant de la distinction, dans les fonctions de l’évêque, entre la charge temporelle de l’office spirituel, on parvint au Concordat de Worms. Il fut décidé qu’à l’avenir les évêques seraient élus par le clergé en présence d’un représentant du monarque, puis qu’ils prêteraient serment à celui-ci, après quoi ils seraient consacrés par l’archevêque métropolitain. Une procédure du même type entra en vigueur dans le reste de la chrétienté latine.

Henri Iv Dans Le Château De Canossa 1077 Vecteurs libres de droits et plus d'images vectorielles de Roi Henri IV de France - Roi Henri IV de France, Adulte, Château - iStock

Neuf siècles plus tard, une soirée de Parties Civiles se déroulait entre clercs et monarques.

Table 1, dite « Excommuniée »  : à bord de L’insondable, Killian, François-René, Neox, le jeune Evan, Xel et Vincent passent une première moitié de partie en frères. Mais dans la seconde, les deux derniers cités révèlent leur double jeu, et s’il s’en fallut de peu que cette duperie leur profitât, ils finirent excommuniés. N’est pas Henri IV qui veut.

Table 2, dite « Sanctuarisée » : la table de Sanctuary – the keepers era vit s’affronter le duo Xof / Tristan  et les deux Olivier. Sur un mécanisme rappelant Magic, les joueurs invoquent des créatures qui, outre force et points de vie, ont des pouvoirs spécifiques. Le jeu propose une série de decks pré-construits chacun avec ses spécificités et sa manière d’être joué. Xof et Tristan pilotèrent les Antar qui jouent principalement autour de l’exhaust, le fait de taper une carte et de l’empêcher d’agir (attaquer ou défendre) tant qu’elle est tapée et les Wul, qui forcent l’adversaire à défausser des cartes. Les Olivier jouèrent les Ganto, maîtres des sanctuaires, et les Kras, bénéficiant des capacités « last word » qui s’activent lorsque la créature meurt. Ils ont gagné mais, nous dit la partie adverse, en chouinant tout du long.

Table 3, dite « Inexpugnable » : à Super Motherload on explore une planète très lointaine en faisant fi de son empreinte carbone, en forant et faisant exploser des bombes pour découvrir les ressources cachées fossilisées par les ans, et qui permettent de recruter de nouveaux pilotes dans un mécanisme de fuite en avant. Cette quête est récompensée en outre par l’atteinte d’objectifs majeurs (fixes, et qui rappellent ceux de Splendor même si le jeu n’a rien à voir), et mineurs, qui changent régulièrement. A quatre il n’est pas facile d’anticiper sur les régions qui seront explorables, et une bonne tactique reste de garder un œil sur les objectifs mineurs. François s’en attribua pas moins de cinq pour 14 PV (39 PV en tout), surclassant la concurrence (Dom 29, Julien 29, Thomas 25).

Table 4, dite « Esclavagiste » : sur un thème voisin, on explore toujours plus loin à cette table de Terraforming Mars : Expédition Arès (la version cartes du TM original). Les esclaves énergétiques de Samuel (34) ont dépassé ceux d’Olive (25), NicoH (25) et Louan (21).

Table 5, dite « Concordante » : tout concorde à cette table où Mickaël, grand maître d’Iki fait parler son expérience (117), devançant Fred (110) et Ivan (102).

Table 6, dite « Indiscutée »  : avec 9, Olivier L. l’emporte à Peloponnes, devant Tristan (18) et Xof (24) – l’échelle des scores étant inversée.

Table 7, dite « Temporelle » : du Champ d’honneur Olive revint quand Samuel y tomba.

Table 8, dite « Grand clerc » : Découverte de Dale of merchants pour Thomas, qui, comme François, n’arrive pas à suivre le timing imposé par Dom qui s’adjuge une victoire de grand clerc avec deux cases d’avance sur son étal.

Table 9, dite « Versatile » : bon bilan carbone pour cette partie d’Innovation en forme d’équipée en char à voile à travers les âges. Vent dans le dos, François s’adjuge les premiers âges et punit son adversaire en lui détruisant son influence. Mais le vent tourne soudain, et la carte Perspective habilement maniée permet à Dom de remonter la pente, pendant que son concurrent reste bloqué sans pouvoir avancer. Oubliant au passage la domination « 6 cartes comptabilisées ou archivées en un tour » à laquelle il pouvait prétendre, Dom s’impose quand même, poussé par un joyeux zéphyr, laissant François ruminer dans le pot au noir.

Séance de MARDI 20/09/2022 à Servel

Initialement prévu pour 1939, le premier Festival du cinéma de Cannes s’ouvre le 20 septembre 1946. Depuis il décerne chaque année (sauf 1948, 1950, 1968 et 2020) plusieurs prix, le plus prestigieux étant la palme d’or. Flash forward vers 2022 / extérieur nuit / une silhouette lourdement chargée se glisse dans la maison de quartier de Servel.

Table 1, dite « Underground, E.Kusturica, 1995″ : Thomas déballe un intéressant deckbuilder, Super Motherload, sous les regards alléchés de Nicolas-2 et d’Evan, venu pour voir mais déjà bien rôdé aux jeux de plateau bien qu’encore jeune. Le jeu aux relents extractivistes vise à envoyer des pilotes de vaisseaux exploiter les ressources minières de Mars (représentées par un plateau de jeu central, et avec quelques inventions géologiques comme  la présence de plaques d’acier enfouies sous le régolithe). Deux méthodes d’accès : en finesse en forant et en force en faisant sauter des explosifs. Les minéraux récupérés sont la monnaie avec laquelle acheter des cartes. Sur ce point on est assez contraint : chacun a 4 piles de cartes devant lui et ne peut acheter que l’une des cartes au sommet de ses piles. Nicolas presse la fin de la partie et l’emporte avant que les deux autres ne reviennent sur lui aux points. Il gagne une place parmi le premier contingent de colons de la Musk Corp.

Table 2, dite « La chambre du fils, N.Moretti, 2001″ : Olive et Dom sont partants pour le match retour du mardi précédent. Finalement Neox et Jules se joignent à leur table de Grand Austria Hotel. Cette fois c’est sûr, Olive fera gaffe à viser les 3 objectifs qui rapportent 15/10/5 PV aux trois premiers à les atteindre. Et il le démontre en étant le premier à avoir 12 chambres dans son Gasthaus. Pendant ce temps, Neox se lamente car il a accueilli 3 convives qui attendent leur content de tartes à la crème (des cubes blancs, quoi) avant de monter dans leur chambre, ceci alors que les dés refusent obstinément de produire ces cubes, même en les relançant. Quant au Dom, il jongle avec les combos et finit 2e/1er/1er sur les 3 objectifs sous le regard déconfit des adversaires. C’était sans compter avec un dernier tour spectaculaire d’Olive et Neox qui font monter les derniers convives attardés à leur café-restaurant, atteignent in extremis les objectifs et bondissent sur la piste de l’empereur. Ce dernier les récompense de 8 PV tout en en retirant 8 à Dom (et 0 à Jules qui a un salarié qui le protège). Assez pour donner au terme d’une magnifique partie la victoire à Nicolas avec 130 devant Dom 128 et Olive 119.

Séance de VENDREDI 16/09/2022 à Servel

L’association fait le plein pour cette soirée amicale, n’oubliez pas que dans deux semaines c’est l’assemblée générale.

Table 1, dite « Animale »  : Xof et Fred accueillent Tom et une nana qui sont déjà venus, et tous ensemble ils jouent à Everdell, un jeu avec des animaux de la forêt choupinous. Les deux renards luttent pour la victoire qui revient à Fred sur un coup bas final.

Table 2, dite « Occidentale » : Oui un jeu à deux cela peut être long, ainsi Baptiste et Steven qui assortissent Paladins du Royaume de l’Ouest de son extension. Si on a bien compris la stratégie du gagnant Steven, il est monté sur la piste de la cathédrale en trucidant des gens ce qui lui a permis de développer le commerce. Son adversaire a plus classiquement poursuivi la voie de la diplomatie.

Table 3, dite « Inaugurale » : Découverte de Cloudspire pour Arakis, Olivier B, Olive tout court et Samuel. Il y a du matos en anglais et une belle boite faite à la découpeuse laser. A ce jeu par équipes, la paire Olive/Samuel a joué de malchance en explorant et c’est Olivier/Arakis qui l’emporte.

Table 4, dite « Sale » : Table polymorphe qui débute par une partie de Dig Your Way Out pour F-R, Thomas, Killian, OlivierL et Yann. C’est le retors F-R qui s’en sort le mieux. Après le départ de Yann, petit Shadow Hunters qui voit la victoire des Shadows F-R et Killian. Après le départ de Kilian et l’arrivée de Xof et Fred en provenance de la table 1, ils finissent sur un Sub Terra. Cela a été « sale » me dit-on, avec deux personnages qui défaillent tôt dans la partie et Frédéric qui est le seul à revoir le jour.

Table 5, dite « Spatiale » : Malgré le dynamisme de la création et de l’édition de jeu en France, le pays a peu contribué depuis Caylus à la famille des gros jeux de gestion. Jusqu’à Fédération de Dimitri Perrier et Matthieu Verdier. Une jeu aux choix multiples qui propose une variation sur la pose d’ouvriers, avec une iconographie claire, un plateau géant et un thème anecdotique. Les ouvriers sont des jetons et s’ils exécutent toujours l’action de la case choisie, les effets secondaires sont différentes selon la face du jeton jouée. Ajoutez un système de majorité à la fin de chacune des cinq manches et chaque décision de placement sur une grille de 3×6 commence à bien faire chauffer les neurones, d’autant plus qu’on peut se placer aussi pour nuire aux petits copains. Autrement dit, cela ajoute une sauce piquante à cette « salade de points ». Au terme de cette séance de découverte c’est très serré au point que Neox et Dom finissent à égalité à 133 PV, juste devant Tristan avec 130, Mickaël totalisant 104. A posteriori, un élément déterminant a été le scoring ou pas des 5 planètes sur lesquelles chaque joueur avait plus ou moins d’influence : avec 16/8/4 PV pour les trois premiers, la contribution au score est importante et ce soir seules 3 sur 5 ont été décomptées, probablement qu’à une prochaine partie ce point sera mieux pris en compte.

Séance de MARDI 13/09/2022 à Servel

Jusque là Henry Bliss avait à New York la vie placide d’un agent immobilier sexagénaire. Le 13 septembre 1899 il entra dans l’histoire. Descendant d’un tramway, il fut percuté par un taxi (mû par l’énergie électrique, si vous voulez savoir) et mourut le lendemain, devenant le premier américain tué par une automobile. 123 ans plus tard on prit soin de regarder à gauche et à droite avant de traverser devant la maison de quartier de Servel.

Table 1, dite « Un tramway nommé Soupirs » : Olive et Dom s’installent pour disputer un Grand Austria Hotel. A deux le jeu est fluide mais vu qu’il y a moins de dés on peut moins facilement faire une action très puissante. Dom n’avance pas sur la piste de l’empereur et se résout à subir ses foudres. En revanche son salarié rapportant 2 florins pour chaque client rouge logé est le bienvenu. Olive quant à lui a du mal à ouvrir des chambres et à y mettre des clients de la bonne couleur, ceci alors qu’il perd un peu de vue les 3 cartes objectifs de la partie (chacune rapportant 15 PV au premier à l’atteindre et 10 PV au suivant). Au terme des 7 tours l’écart aux points est creusé, 109 PV pour Dom contre 56 pour Olive à qui le strudel reste sur l’estomac.

Table 2, dite « Birthday in New York » : Neox, Fred et Adélie jouent à Pillards de la Mer du Nord. L’expérimenté Président se construit un équipage solide et parvient à cibler les juteuses forteresses sans grande opposition de ses adversaires. Avec quelque chose comme 69 PV il remporte une victoire incontestée.

Table 3, dite  « Victime de l’insécurité » : Thomas-l’unique, Nicolas-2 et Julien-2 se lancent dans un Burgle Bros. Trois cambrioleurs moustachus qui se sont répartis les étages de manière à mieux contrôler les gardes. De plus, les braqueurs ont synchronisé l’ouverture des coffres pour ne pas alerter les gardes trop tôt (le garde de l’étage concerné et ceux des étages supérieurs augmentent leur déplacement de 1 après l’ouverture d’un coffre). Avec une telle organisation, le coup a réussi et les braqueurs se sont retrouvés sur le toit pour fuir en hélicoptère. En toute impunité.

Séance de VENDREDI 09/09/2022 à Servel

Cinq tables et plus de vingt joueurs et joueuses en ce vendredi, de quoi dépasser les capacités de compte-rendu de l’organe semi-officiel de Parties Civiles.

Table 1, dite « Attrition » : Neox, F-R, Gilles et Steven jouent à Nemesis Lockdown. Quelques heures plus tard, il n’en restait que la moitié (plus quelques créatures non invitées) dans les coursives de la base spatiale. Selon certains acteurs du drame,  cette version est encore plus chaotique que le jeu de base.

Table 2, dite « Confrontation » : Thomas, Tristan, Nicolas2 et OlivierB jouent à Dune Imperium, du gros jeu (mais bien foutu). Le premier nommé l’emporte. On les (moins un) a ensuite vus devant Shards of Infinity, un deck-builder (mais bien foutu).

Table 3, dite « Investigation » : Frank, PaulJr, Lucie, Malo, Jules, Annick (qui est venue voir) et Guillaume se plongent dans la dernière aventure de Bureau of Investigation. Cela ne s’est pas très bien passé.

Table 4, dite « Exploration » : Encore un gros jeu, Dead Reckoning pour Samuel, JiBee, Julien et son invité Mathieu.

Table 5, dite « Donations » : Encore un gros jeu, Carnegie pour Mickaël, Oliver, VHN et Yvan. Pas mal de choix dans les axes de développement mais une concurrence qui fait couiner sur les donations qui donnent des bonus de fin de partie. Olive est le seul à partir de San Francisco tandis que les 3 autres réseautent dans l’Est. La mécanique d’envoi des ouvriers en mission sur le terrain, qui les rend indisponibles mais qui fournissent des revenus quand ils reviennent au siège social est un élément essentiel à maîtriser. Le jeu se joue en 20 tours, ni plus ni moins, et Yvan est le seul à bien anticiper la fin de la partie qui laisse les autres sur leur faim. Il finit 1 point derrière Mickaël (120 PV), puis Dom 110 et Olive 90.

Séance de MARDI 06/09/2022 à Servel

« Voyage en Italie » avec Ingrid Bergman et George Sanders sort sur les écrans le 6 septembre 1954, récit d’un couple anglais en crise et aux caractères opposés alors qu’il séjourne en Italie pour une affaire d’héritage. 68 ans plus tard, c’est en Bretagne que nos pas nous mènent.

Table 1, dite « Crise à surmonter » : Olive invite Xel, Thomas, VHN et Jules, un nouveau venu (pas d’Italie mais presque) à une partie de Crisis. Un jeu plutôt classique de placement d’ouvriers et de conversion de ressources où tout l’art consiste à en faire assez pour ne pas sombrer collectivement et pouvoir jouer sa carte personelle. Avec les cartes Corruption on a souvent de l’énergie qui vous tombe du ciel à des conditions préférentielles, autant dire que ce n’est pas une simulation fidèle de la réalité. Thomas a usé et abusé desdites cartes (on avait été prévenus) en particulier pour priver ses adversaires de forces de travail, version ludique de la « grande démission ». En jouant au premier niveau de difficulté, on n’a pas eu de mal à maintenir à flot notre pays en crise. Thomas monopolise les moyens de production en achetant des entreprises qu’il laisse à l’arrêt, Xel peste pour une conversion ratée et contre des adversaires « qui achètent ce qu’elle voulait », Jules se spécialise dans la chimie et Dom garnit son compte en banque après avoir vérifié que 5 crédits valent 1 PV en fin de partie. Après les 7 tours de jeu, Dom l’emporte sur Thomas (120 vs. 104), avec ensuite Olive (76) puis Xel et Jules (64 et 62). La prochaine partie sera avec un niveau de difficulté relevé.

Table 2, dite « Ménage à quatre » : F-R, Nicolas-2, Julien-2 et Adélie (qui rime avec Italie) jouent en mode coopératif le niveau 3 de Harry Potter, bataille à Poudlard. Malgré quelques frayeurs, la petite troupe d’apprenties sorcières (Luna, Ginny et Hermione accompagnant Harry) triomphe des forces du mal. Allez, une bièraubeurre pour tout le monde ! Les mêmes moins Adélie continuent par un Mot Malin où il semble qu’il y ait eu plus de mots que de malins.

Séance de VENDREDI 02/09/2022 à Servel

Les 2 et 3 septembre 1792, à l’instigation de meneurs comme le journaliste Jean-Paul Marat, qui agitent la crainte des complots et celle, bien réelle, de l’invasion, des dizaines de sans-culottes envahissent les prisons parisiennes. À l’Abbaye, la Force, la Conciergerie, Bicêtre, ils massacrent les prisonniers prétendument contre-révolutionnaires. Au total, un millier de victimes : aristocrates, prêtres réfractaires, mais aussi droit commun et citoyens ordinaires. Parmi les victimes figure la princesse Marie-Thérèse de Lamballe (42 ans), ancienne confidente de la reine, connue pour être aussi belle que vertueuse, et qui avait été enfermée à la prison de la Force après avoir accompagné la famille royale à la prison du Temple. Son corps est mis en lambeaux par les émeutiers. Sa tête, plantée au bout d’une pique, sera promenée sous la fenêtre de la cellule de la reine. Avec ces massacres, la Révolution française entre dans sa phase la plus violente.

230 années plus tard, à Lannion, complots et invasions faisaient rage.

Table 1, dite « Invasion annoncée » : à la table de The thing Fabrice, alias la chose, vit son parcours finir dans la cuisine, cerné par Gilles, Killian, Thomas, François-René, Tristan et Matthieu.

Table 2, dite « Contre-révolutionnaire » : à Pax Pamir Fred, François et Xof sont rejoints par Yann. Ce dernier démarre russe comme François, face à deux britanniques. Mais Fred change d’allégeance et passe russe pour éviter de perdre son unique tribu. Xof se retrouve isolé, même s’il emporte la première domination, provoquée abruptement par l’irruption de deux de ces cartes au marché, avec François. Ce dernier assoit son  emprise, avec trois tribus et un bel empire russe sur les terres du royaume d’Afghanistan. Mais la petite histoire rejoint la grande et tous les britanniques changent de casaque, laissant François unique russe, qui déclenche avec fierté la troisième domination et prend la tête. La dernière domination se joue à peu, mais François est surpris par Xof, qui, fort d’un inépuisable trésor de guerre, achète pour 5 roupies la carte fatale, celle qui compte double ! Au final, l’oligarque l’emporte avec 9, devant Yann et Fred à 6. François, dernier avec 5, boit le calice jusqu’à la lie, mais il aura défendu jusqu’au bout l’honneur des cosaques.

DefaultTable 3, dite « Un jour sans fin » : bien que formée de joueurs rapides, cette table qui découvre Madeira – un jeu qui transporte – s’étira jusqu’au petit jour, avec l’impression curieuse des joueurs d’avoir eu assez de bois – ressource critique du jeu –  sans vraiment le mériter ni jouer au bûcheron. Mickaël (78) y devance d’une écharde Xel (77), Yvan (73) et Olive (72) au terme d’un voyage forcément exotique.

Table 4, dite « Le petit prince » : à Ark Nova c’est le très juvénile Tom qui se joue d’une concurrence essentiellement adulte. Seul Samuel (17) fut en mesure de lui résister, mais il dut céder. Une performance, car ce jeu n’est pas des plus simples, et la soirée ne fut pas des plus courtes, mais le petit Prince n’y a pas fait que dessiner des moutons.Acheter Dale of Merchants - Jeu de société - Snowdale Design

Table 5, dite « Expéditive » : découverte d’une autre nouveauté, le deck builer aux mécanismes originaux qu’est Dale of merchants. Cette partie inaugurale en format duo voit la vengeance de François qui surprend Fred en construisant, par le biais d’une carte spéciale, les niveaux 7 et 8 de son étal dans la même action.

Séance de MARDI 30/08/2022 à Servel

Le 30 août 1794, un message en provenance de Lille parvient en quelques minutes à Paris grâce au télégraphe optique, développé par les frères Chappe, pour annoncer à la Convention une victoire des troupes de la République sur les Autrichiens. La nouveauté de ce moyen de communication, dont la première ligne opérationnelle (Paris-Lille) est ouverte depuis juillet 1794, est de combiner  un code formé de mots, de chiffres ou de phrases, un réseau de relais et le recrutement et la formation de personnes chargées de surveiller en permanence le relais précédent et de transmettre les messages reçus. Ce dispositif n’est rendu possible que par le développement d’une optique de qualité, qui permet d’observer à plusieurs kilomètres de distance, et par le financement public. Le système de Chappe se développera rapidement en France et sera copié en Europe.  À son apogée, à la fin des années 1840, le télégraphe optique couvre, en France, plus de 5 000 kilomètres. Mais le développement du télégraphe électrique et l’essor du chemin de fer mettront rapidement un terme à ce premier véritable réseau de communication, réservé toutefois à l’administration.

Quelques années plus tard, à Lannion, dans une soirée qui faisait la part belle à l’univers des contes, de joyaux lurons s’envoyaient des messages à la vitesse de la lumière.

Table 1, dite « Bruit blanc » : dans l’ambiance feutrée des tête-à-tête de Twisted fables Gilles, campant Blanche neige, se défait d’Olivier, sous les traits du petit chaperon rouge. On n’y a entendu que du bruit blanc, même quand les deux compères s’encanaillèrent ensuite à Mind bug.

Table 2, dite « Zone blanche » : peuplè de bêtes des bois, l’univers d’Everdell a tout de la zone blanche où le pied humain n’a pas déposé son empreinte. Et c’est en père Castor que Xof s’impose devant Thomas et Xel.

Acheter Almanac : La Route du Dragon - Kolossal Games - Jeux de société - Le Passe Temps

Table 3, dite « Réseau à découvrir » : fraîchement acquis par François-René, Almanac : la route du Dragon est sans conteste la sensation de la soirée. Voici un jeu qui se présente comme un livre d’aventures, où l’on navigue de page en page, qui ne sont jamais toujours les mêmes ! Nous avons là le premier opus de la série Almanac du célèbre auteur Scott Almes. Les Pics de Cristal en sera le 2ème volet. La particularité de la série consiste à ne pas posséder un unique plateau de jeu, mais dix-sept en tout ! Ces derniers sont regroupés dans un livre à spirale aux pages plastifiées très épaisses. Un jeu que l’on peut aborder sous un angle très narratif qui nous fera parcours les contrées imaginaires du royaume de Baeloria, aec comme objectif de rejoindre Dragonville et participer au marché final pour devenir le marchand le plus riche du continent. Au cours d’une partie complète, vous ne parcourrez que 6 tableaux sur 17, ce qui rendra unique chacun des voyages. Chaque tour de jeu se jouant sur une page différente du livre, chaque étape possède un twist de pose d’ouvrier – une nouvelle mini-règle – et du matériel additionnel. Vous visiterez des lieux étranges. Vous achèterez et vendrez des marchandises, et ferez face à un ensemble de rencontres imprévisibles au cours de votre voyage, certaines vous offrant des opportunités de commerce, d’autres représentant des périls dont seuls vos gardiens sauront vous protéger. Last but not Least, le Guide qui vous amène de page en page est un titre qui se monnaye aux enchères, avec la suprême originalité que le vainqueur de l’enchère paie seulement le prix offert par le moins-disant ! Ce rôle permet de choisir la prochaine destination mais il est surtout déterminant pour l’ordre du tour. Au terme du voyage, on recensa à la table de marque une victoire sur le fil de Fred (253), devançant François-René (249), François (248) – qui peut se mordre les doigts d’avoir souvent trop peu enchéri, sans quoi il l’aurait emporté – et Adélie (212). Mais le score étant très imprévisible, c’est surtout le voyage et la découverte du réseau et ses méandres qui font le plaisir de ce jeu.

Table 4, dite « Communications brouillées » : la soirée se finit autour d’un Die Crew marqué par un excellent départ, réussi au premier coup sur une mission difficile, suivi de constants échecs, la communication entre les membres de l’équipage s’étant soudain brouillée.