Séance de MARDI 30/04/2024 à Servel

En ce jour de fête du Travail le courageux reporter est de service pour vous narrer la soirée de la veille, après tout c’est moins un travail qu’un sacerdoce.

Nous avons récemment évoqué la prise de contrôle par le royaume de France d’immenses territoires au centre de l’Amérique du Nord. Remontons un siècle plus tôt quand, en pleine guerre de religions, l’amiral de Coligny charge un officier réputé, Jean Ribault, d’embarquer 150 huguenots en vue de fonder une colonie en Amérique, loin des persécutions religieuses. Le 30 avril 1562 il débarque sur les côtes de l’actuelle Floride dont il repart pendant l’été après y avoir fondé un petit établissement et avec l’intention de le ravitailler. Diverses péripéties l’empêchent de revenir avant 1565, entre-temps Charlesfort a périclité et il reprend la mer avec des renforts et des provisions en direction de Fort Caroline fondé l’année précédente. Arrivé en fin d’été avec 7 bateaux il va se heurter aux ambitions du roi d’Espagne dont le représentant Pedro Menendez de Aviles attaque le fort et la flotte. S’étant rendus, Ribault et tous ses coreligionnaires, y compris femmes, enfants et malades, sont exécutés comme hérétiques. Ainsi est scellée la fin de la présence française au sud-est de l’Amérique, désormais l’accent sera mis sur la colonisation de l’actuel Québec. Pour finir cette séquence gore, racontons que suite à ce massacre qui émut peu un roi Charles IX sans grande sympathie pour les protestants, un officier expérimenté gascon, Dominique de Gourgues, décida de financer sur ses propres deniers une expédition punitive. Arrivé sur place en 1568, il massacre trois garnisons sans laisser de survivants et rase les installations espagnoles pour faire bonne mesure. Il aurait être pu joueur à Parties Civiles, celui-là !

Nous n’en n’avons pas fini avec les ex-colonies françaises d’Amérique du Nord puisque le 30 avril est aussi la date de la vente de la Louisiane, en 1803. En effet, après que Louis XV a cédé à l’Espagne cet immense territoire (bien plus grand que l’état de Louisiane actuel, il couvrait environ 10 états du Golfe du Mexique au Montana, en fait tout le bassin du Mississippi) en 1762 puis que Napoléon Ier l’a rééchangé contre des morceaux de Toscane en 1800, le président Jefferson souhaitait à la fois agrandir le territoire des jeunes Etats-Unis (limité à 15 états sur la côte Est), acquérir le port de la Nouvelle Orléans et se débarrasser de la présence française. Affaire fut conclue pour 80 millions de francs (environ 371 millions de dollars actuels, cela ne fait pas cher de l’hectare); l’essentiel des territoires plus à l’ouest intégrèrent les Etats-Unis au milieu du XIXe siècle. Mentionnons pour finir que c’est suite à cet agrandissement que les américains lancèrent la mémorable mission d’exploration de Lewis & Clark qui partit depuis Saint-Louis en mai 1804.

Table 1, dite « Pionniers » : En début de soirée, Jean-Luc et Marco démarrent un Azul. Mais voilà qu’apparaissent des visiteurs tardifs : Mélanie et Dany, ce dernier confessant un passé de joueur (Heroquest est cité). Après la victoire de Marco ils prennent place à la table et découvrent Forêt Mixte. Ils surprennent tous deux l’enthousiaste germain, Mélanie en remportant la partie et Dany en passant pas loin d’une combo à 30 PV. Pas rassasiés, après le départ de Jean-Luc ils sortent le bon vieux Carcassonne, le résultat final ne nous étant pas parvenu à cette heure.

Table 2, dite « Ravitaillement » : Mickaël et VHN décident de ressortir On Mars, cette fois dans une configuration à deux joueurs et 2 missions courtes. Ils poursuivent leur exploration du jeu en constatant qu’on se gêne moins sur l’ordre du tour mais qu’il faut faire attention que certaines technologies peuvent se retrouver peu développées, Mickaël en a été victime avec ses propres mines. Celui-ci a joué à fond son rover, parcourant les quatre coins de la planète pour développer ses technologies. Dom a misé sur la construction de complexes de bâtiments qui récompense ceux qui contribuent à rendre Mars plus habitable en produisant les ressources de première nécessité : l’eau, l’oxygène, les plantes, l’énergie et le Nutella. Les deux ont moins eu besoin d’aller refaire le plein dans la station orbitale, les emplacements d’action étaient plus disponibles et les candidats colons abondants. La fin de partie est provoquée par Dom qui achète un dernier Scientifique. Aucun des deux n’a eu le temps de réaliser un contrat, pourtant ils rapportent 9 ou 12 points. Au décompte final Mickaël score 15 PV avec ses colons grâce à un dernier tour bien construit (construction d’abri puis recrutement) et devance sans surprise Dom sur les technologies. Mais il perd les 5 points du plan de niveau 3 qu’il n’a pas réalisé et ne peut rattraper le retard pris en cours de partie sur les constructions : Dom finit avec 100 PV contre 78.

Table 3, dite « Tir au pigeon » : Des membres expérimentés (Thomas, Xel, F-R, Stéven) ouvrent de nouvelle boîtes et en essaient le contenu. Pour commencer Biathlon Crystal Globe, un jeu sportif où il faut patiner et tirer, a priori peu adapté au climat de la Floride. François-René prend la première marche du podium en commentant sobrement « pour gagner il faut savoir tirer ». On change de discipline ensuite avec Ticket Gagnant, un jeu où on multiple les épreuves de course hippique. On parie sur qui va gagner et on fait avancer les chevaux avec des cartes (un peu comme à Downforce ?). C’est Xel qui a le mieux trotté et galopé mais il n’y avait semble-t-il pas que des gentlemen à l’hippodrome, en témoigne un vilain coup dans les jarrets dont s’est plaint Stéven.

Séance de VENDREDI 19/05/2023 à Servel

Le 19 mai 1635, Richelieu, au nom de la France, déclare la guerre à l’Espagne. La France entre de cette façon dans la guerre de Trente Ans (aussi appelée « la guerre allemande » car elle menaçait son équilibre interne et qu’elle voyait se battre des Allemands dans les deux camps), qui ravage l’Europe depuis 17 ans. Elle va y gagner l’Alsace, prenant le risque d’une invasion espagnole qui n’est évitée que par la victoire de Rocroi, 8 ans plus tard grâce à un général de 22 ans (« le grand Condé »), et sortira grande gagnante de la guerre, comme un prélude au règne de Louis XIV. On s’accorde aujourd’hui sur le chiffre de trois à quatre millions de morts en trente ans pour une population initiale de 17 millions d’habitants.

Les traités de Westphalie qui la terminent en 1648 initient la nécessité d’un équilibre politique « par et dans la pluralité des États », révélant la fin d’un monde et l’établissement progressif d’un nouvel ordre qui met fin à l’idée d’une paix terrestre perpétuelle administrée par un Empire renvoyant à l’idée d’une autorité pastorale. Désormais, les principes d’administration des hommes se baseront  sur le primat de la raison d’État. Ces traités apparaissent donc comme un pivot temporel, seuil de passage d’un ordre autoritaire de type pastoral vers une rationalité politique privilégiant l’État souverain, fondement du droit international moderne.

A Parties Civiles, quelques années plus tard, on enregistra quelques morts dans de vastes contrées.

Eclipse (2011) - Jeu de société - Tric TracTable 1, dite « Retour d’enfer » : L’affaire avait été planifiée : pour son grand retour sur nos tables, le défi lancé par Arakis à Eclipse (le jeu lui aussi est de retour, son apparition sur nos grimoires relevant justement de l’irrégularité des éclipses : deux fois en 9 ans), n’était pas en l’air. Avec 37, il triomphe en conduisant les Plantes, devançant Jeff (29), Olivier B. (27) et Gilles (23).

Table 2, dite « Riche lieu » : à Ark nova on apprend qu’un zoo, sous la houlette de Mickaël, peut être un riche lieu foisonnant d’espèces. Avec +30, il domine sans peine une partie que Xel (-30) et Olivier L. (-21) terminent sur des scores négatifs !

Table 3, dite « Pastorale » : Fred et Dom sont motivés par rejouer à Great Western Trail dont la richesse est loin d’avoir été épuisée, ils récupèrent Baptiste-au-poil-ras comme troisième joueur novice. Au début on se marche un peu sur les pieds, tout le monde veut construire dans les emplacements « forêt ». Dom recrute des machinistes pendant que Fred recrute des vaches et parcourt rapidement la piste qui mène à Kansas City où il fait de lucratives livraisons qu’il transforme en recrutements multiples. Baptiste s’interroge à voix haute sur les multiples choix possibles et empile les tuiles Danger tout en parvenant à faire avancer sa loco au rythme de ses livraisons. Dom accumule tranquillement des Objectifs dont il remplit ensuite méthodiquement les conditions. Il enchaine 3 arrêts dans des gares, à chaque fois y larguant un machiniste en échange de « certificats permanents » qui améliorent la valeur de sa main lors de la livraison au terminal ferroviaire de Kansas City. Il joue un coup vache à Fred la troisième fois : n’ayant pas assez d’argent pour aller chercher la tuile bonus, il s’arrête dans la gare où Fred, suffisamment doté, allait récupérer la tuile et y patiente jusqu’à ce que Fred poursuive son périple pour convertir plus loin son argent en PV à un taux plus favorable. Un petit coup de marche arrière et voilà le Dom de retour dans la gare, cette fois avec les sous pour prendre la tuile bonus. Ayant augmenté sa limite de main à 6 cartes, malgré un cheptel moyen il arrive en fin de partie à faire deux livraisons rentables à New York et met fin à la partie. Après décompte, la stratégie de Dom s’impose avec 130 PV contre 84 pour Fred et 69 pour Baptiste.

Table 4, dite « Victimes en série » : François-René incarne pour la première fois La bête. Poursuivi par Thomas et François, il joua de malchance et fut pris en tenaille par ses adversaires, qui réussirent plusieurs enquêtes décisives, réduisant ses options comme peau de chagrin. Au final, le diable, puisque tel était son choix, fut démasqué alors qu’il manquait encore 9 victimes sur 25 à la bête pour espérer l’emporter.

Table 5, dite « Primus inter pares » : à Azul on vit une partie très aboutie de François qui scelle une belle victoire (99 avec deux couleurs complètes, une colonne et deux lignes). Thomas, 69 et François-René, 84, ont attribué leur déconfiture à leur quasi-absence du rôle de premier joueur, trusté systématiquement par le vainqueur, ce qui lui ouvrit les meilleurs choix de départ.

Table 6, dite « Ordre nouveau » : Thomas aurait-il perdu la main à Red 7  ? En tous cas, avec les règles étendues qui donnent beaucoup  de profondeur au jeu, il sera fanny d’une partie dominée par François (35), jamais à court d’options, et où François-René (15) opposa une vaillante mais vaine résistance.

Table 7, dite « Ordres établis » : un Sub Terra conclut cette soirée fertile, qui se traduisit par la confirmation de deux ordres établis dans cette soirée : celle brillante de Mickaël (seul à se sauver avec Thomas) et l’infortune de François-René, coincé entre attaques de bêtes, explosions de gaz, inondations et éboulements. Encore une partie perdue collectivement donc, car Xel, François, et Olivier L. furent aussi enregistrés au champ d’honneur.

Séance de VENDREDI 05/08/2022 à Servel

Compte-rendu télégraphique de cette soirée d’été :

Table 1, dite « Disney » : Xel, François, Dom et Nicolas-Mickey jouent à Azul (François grâce à deux couleurs complètes), à Deep Sea Adventure (Dom, seul à ramener un unique jeton de 9 en 3 manches) et à The Crew.

Table 2, dite « Histoire de mechs » : Kilian initie Malo à Battletech. Conclusion : mieux vaut avoir un minimum de chance quand on doit lancer plein de dés.

Table 3, dite « Primitive » : Franck, Paul-Jr et Mickaël coopèrent à Paleo.

Table 4, dite « Pas de quartier » : Cela a chauffé à Nemesis pour F-R, Axel, Nicolas2, Yvan et Yann. Le trublion de service s’est tiré d’un mauvais pas en balançant deux grenades et fait partie des rares survivants.

Table 5, dite « Grossebaf, chef normand » : Thomas, Fred et Olivier x2 jouent en équipes à Northgard, un jeu vikingoïde dérivé d’un jeu vidéo.

Table 6, dite « Finale » : Codenames tardif pour des Bleus (Fred, François, Fom, F-R) et des Rouges (Xel, Yvan , Nicolas puis F-R)

  • manche 1 : alors que c’est serré les Rouges choisissent l’assassin Pomme
  • manche 2 : rythme poussif mais la balance penche en faveur des Rouges grâce à un Canard aux navets
  • manche 3 : les Rouges, incapables de voir à travers l’infortunée Basketteuse enchaînent les mots blancs dès leur premier choix ; les Bleus ont partie gagnée quand sur le dernier indice Partition ils choissent Note puis l’assassin Coupure

Séance de MARDI 05/07/2022 à SERVEL

Le 5 juillet 2012, on inaugurait The Shard (en français l’éclat, le tesson), gratte-ciel de bureaux et de logements de luxe situé sur la rive sud de la Tamise et face à la Cité de Londres.  Ce surnom lui vient des critiques qu’il avait essuyées de la part d’English Heritage, selon qui le bâtiment serait comme « un éclat de verre transperçant le cœur du vieux Londres ». Cette tour de Renzo Piano, qui au moment de son inauguration est l’immeuble le plus haut du Royaume-Uni et de l’Union européenne, appartient à un fonds d’investissement du Qatar et a coûté 1,8 Mds €. Pour un appartement, les prix commencent à 45 M€.

10 ans après, l’édifice a perdu son record Européen, la Grande-Bretagne étant redevenue une île. Au contraire, à Lannion, à la veille de la chute, en mille tessons et si longtemps attendue, de son contempteur anglais, Parties Civiles célébrait l’Europe avec de multiples voyages, jusqu’en Tchéquie, qui elle, en fait bien partie : elle vient même de prendre, à la suite de la France, la présidence du conseil de l’Union Européenne.

Table 1, dite « Passé composé » : Allemagne, Portugal, Slovénie, France : avec Die Crew, Azul et Flamme rouge (jeu français où l’on verrait bien s’illustrer le coureur slovène Tadej Pogacar), cette table réussit la prouesse de faire figurer les quatre pays qui se sont succédé à la présidence du conseil de l’UE entre 2020 et 2022 ! Xel triompha à la maçonnerie, malgré un dernier tour catastrophique où ses concurrents F.-R. et Axel l’obligèrent à prendre un lot qui lui coûta 14 PV. Mais, épuisée, elle termina à la ramasse la course cycliste, dominée par le fougueux Axel, qui lui aussi s’apprête à découvrir les charmes de l’Europe.

Table 2, dite « Futur simple » : un voyage à Prague s’impose en ce début de présidence tchèque, et l’avisé Olive nous emmène fort à propos au cœur de sa capitale, avec pour mission l’excellent Praga Caput Regni – un jeu d’histoire où l’on se mue en citoyen bâtisseur dans le nouveau Prague voulu par le Roi de Bohême Charles IV. L’Europe comme mission donc, justement  le slogan de la présidence tchèque, en écho au discours éponyme prononcé en 1996 par le dramaturge et homme d’État Vaclav Havel où il invitait les Européens à redécouvrir leur conscience et à assumer la responsabilité des défis environnementaux, sociaux et économiques mondiaux.
Voici un jeu haut en couleurs, avec son plateau foisonnant d’icônes, et dans sa mécanique avec une incroyable roue crantée et des mécanismes de déblocage de cubes savamment travaillés. Il existe de multiples façons de scorer, le tout est de bien les choisir. Cette partie inaugurale donna lieu à un beau tableau de marque. François, 126, se voyait vainqueur avec un dernier tour flamboyant où il enchaîna une action simple puis une supplémentaire sur le pont Charles pour s’octroyer un bonus de fin de partie à 12 PV, mais Dom (134) était trop haut sur la citadelle pour être rejoint. Olive (108), maître des bâtiments rouges, et Mickaël (95), en mal d’espèces sonnantes toute la partie, furent dans la course mais sans prétendre à la lutte finale. Un jeu qui semble compliqué au vu du plateau, mais qui se révèle étonnamment fluide avec son principe de base simple (un tour = une action), une fois les différentes actions assimilées.

Praga Caput Regni

Séance de MARDI 17/05/2022 à Servel

Le 17 mai 1990, l’OMS annonçait la suppression de l’homosexualité de la liste des maladies mentales dans sa classification internationale des maladies, version CIM-10. Dans sa première version, publiée en 1955, une rubrique « Perversions sexuelles » y avait été intégrée, au sein de la catégorie « Personnalité pathologique » ; elle comprend entre autres l’homosexualité, la déviation sexuelle, l’exhibitionnisme, le fétichisme, le sadisme et la sexualité pathologique. L’introduction de la CIM-10 précisait : « les troubles de la préférence sexuelle sont nettement différenciés des troubles de l’identité sexuelle. L’homosexualité, en elle-même, n’est plus considérée comme une catégorie »

32 ans après, à Lannion, les déviations de tous les participants de cette soirée de Parties Civiles ne furent pas toutes décelables à l’œil nu.

Table 1, dite « Love is love » : Viscounts of the West Kingdom se déroule à une époque où le règne du roi a commencé à décliner, vers 980 après J.-C. Choisissant la paix plutôt que la prospérité, notre roi autrefois fort a commencé à offrir à nos ennemis de l’or et des terres pour qu’ils y déposent leurs haches. Mais la paix est affaire fragile, la pauvreté s’est étendue, de nombreuses personnes ont perdu confiance dans sa capacité à diriger et ont cherché à s’affranchir de la couronne. Depuis qu’il a obtenu les faveurs de sa cour, notre avenir est également devenu incertain. En tant que vicomtes, nous devons faire preuve de sagesse et de détermination, dans la loyauté et tout en gagnant la faveur du peuple en cas de changement soudain de pouvoir. Les quatre protagonistes de cette affaire sont restés jusqu’aux petites heures de la nuit. La feuille de match donnera Neox : 67, Xel : 61, Daman : 60, Picsou : 31.

VISCOUNTS OF THE WEST KINGDOM - JEU DE BASE (ANGLAIS)

Table 2, dite « Géniales déviances » : pour être innovant, il faut être déviant. Cette formule-choc est de Richard Descoings alias Ritchie, directeur disruptif de Sciences-Po retrouvé mort sur un lit d’hôtel de New York, et elle s’applique magnifiquement à Newton. Le matin même de son départ pour New York, trois jours avant sa mort, Richard Descoings envoya un message, comme une prémonition ironique, à ses collaborateurs : « Si l’on s’écrase, la messe aura lieu à Saint-Sulpice : Mozart à tue-tête, Plug n’Play au premier rang. Pas d’argent pour le cancer, tout pour les fleurs. » La cérémonie grandiose que fut son enterrement ne respecta qu’à moitié ses directives. Les funérailles eurent bien lieu, le 11 avril 2012, à l’église Saint-Sulpice, au cœur de Paris, mais l’association Plug n’Play des « gays, lesbiennes, bis, trans, queer de Sciences Po » fut discrètement renvoyée sur les bords de la nef. A sa place, au premier rang, de l’autre côté des bancs réservés à la famille et aux amis accablés par le chagrin, s’installa le plus complet assortiment de la nomenklatura française.

On part sur la version initiation pour découvrir ce jeu qui vous transporte au milieu du XVIIe siècle, où, avec l’avènement de la méthode scientifique, commence une période de grands changements, la révolution scientifique. Avec leurs théories et leurs idées, Galileo Galilei, Copernic, Kepler, Bacon et, surtout, Sir Isaac Newton, changent notre perception de l’univers. A Newton, les joueurs jouent le rôle d’un jeune scientifique qui veut devenir l’un des grands génies de cette période. Pour ce faire, ils parcourent l’Europe, visitent des universités et des villes, étudient pour découvrir de nouvelles théories, construisent de nouveaux outils et travaillent pour gagner de l’argent. Un jeu de planification où chaque action (30 par joueur pour une partie) est fondamentale. Olivier B l’emporte facilement avec 106, devant Olive, 62 et Yannick, 48.

Table 3, dite « Village people » : le trop souvent oublié Chicago Express ressort ce soir pour un affrontement à 3 entre Dom, François et Thomas. On y achète des compagnies de société ferroviaires, développe leur réseau, et, si elles prospère, on touche les dividendes de leur prospérité. Il faut donc avoir les bonnes compagnies, s’allier aux autres pour partager l’extension du réseau à travers villes et villages, mais pas trop non plus, car le dividende total est distribué entre tous les actionnaires ! La compagnie verte peinera à aller loin, Chicago étant la terre promise de cet Eldorado, car il apporte un super dividende. Le final est à surveiller de près car, à la fin de la partie, seul l’argent compte, les actions n’ont plus aucune valeur. On en connaît qui se sont brûlé les doigts à acheter des actions trop tard et à y perdre leur chemise. C’est un des aspects pervers du jeu: les actions s’achètent aux enchères, plus la partie progresse plus les comptes se garnissent et les tentations de surenchère s’aiguisent – mais plus une action est achetée tard, moins elle rapportera de dividendes ! A cette gestion subtile de planification industrielle et financière, Dom a fait preuve de tous ses talents et l’emporte avec 76$, devant François,56$. Quant à Thomas, il refusa d’indiquer son score !

Table 4, dite « Bleu arc-en-ciel » : le classique Azul clôt la soirée, et Dom y fait encore merveille, avec 51 PV, devant Thomas, 40, et François, 29, victime de l’infortune de la gestion d’un mauvais timing.

Séance de MARDI 19/10/2021 à Servel

C’est le 19 Octobre 2017 que Robert Weryk découvre 1I/ʻOumuamua depuis l’institut d’astronomie d’Hawaï. Classé tour à tour comme comète puis astéroïde, il est reclassé par la suite comme « objet interstellaire ». Et ce n’est donc certainement pas par hasard que quelques années plus tard à Lannion, on tente de remettre de l’ordre dans l’espace!

Table 1, dite « Star Scrappers » : Lucas invite Neox, Nicolas 2 et Gilles autour d’une partie d’Orbital (nouveau jeu de Jacob Fryxelius -le papa de Terraforming Mars-). Ici, chaque joueur s’affaire dans son coin à construire son vaisseau afin d’aller « nettoyer » les confins de la galaxie et aussi à faire des majorités sur les couleurs des modules utilisés; mais c’est évidemment sans compter sur le fait qu’il est possible d’attaquer ses voisins et de jouer quelques cartes évènements afin de leur faire quelques vacheries! Le jeu est simple, pas très long et relativement interactif. Gilles (19Pts) remporte cette première partie (avec une erreur de règle commise à l’insu de son plein gré!) suivi de Neox (17), Lucas (16) et Nicolas 2 (13).

Table 2, dite « Les pieds sur Terre » : Xel et Vincent jugent que leur état de fatigue ne leur permet pas de rejoindre les étoiles et qu’ils ne souhaitent pas partir dans des territoires inconnus. Ils vont donc s’affronter dans un 7 Wonders Duel (Victoire militaire de Xel), puis dans un Azul qui ne laissera aucune chance à Vincent de décoller vers la victoire.

Séance de VENDREDI 08/10/2021 à Servel

C’était la semaine des prix Nobel. Celui de Chimie, pour l’invention simultanée dans deux labos de la catalyse organique asymétrique est un exemple de belle science qui se diffuse dans l’industrie. Celui de Médecine, pour l’élucidation des mécanismes de la sensibilité au chaud et à la pression, sera apprécié par ceux et celles qui poussent des cubes en se faisant chauffer le cerveau. Quant à Katalin Karikó et Drew Weissman qui ne l’ont pas eu pour leurs travaux sur l’ARN messager, ce n’est qu’une question de temps.

NB : l’étourdi petit reporter ayant égaré ses notes, il invite à la tolérance vis à vis des éventuelles erreurs ou approximations qui pourraient suivre.

Table 1, dite « Heavy Vital » : Du riche, du lourd et du long (2h du matin ?) avec On Mars auquel s’attaquent Xel, Christophe, Mickaël et OlivierB. Les scores sont étonnament serrés au terme de la partie : 81 PV pour Xel à qui un ultime bonus permet de coiffer Xof (80) qui semblait devoir s’imposer, Mickaël et Olivier suivant avec 77.

Table 2, dite « Canal fatal » : Plusieurs jeux de Stefan Feld plus ou moins épuisés, dont le fameux Macao, seront prochainement réédités. Dans la liste il y a Bruges, un jeu poids-moyen où on se construit un tableau à l’aides de cartes multi-usages, et avec juste ce qu’il faut d’événements déplaisants (conséquence maligne du tirage des dés en début de manche) et de croche-pied aux autres joueurs pour ne pas en faire un exercice d’optimisation. Dom y guide Marie-Anne, Neox et Vincent. Le premier aura beaucoup pesté, voire couiné quand Vincent barbote les 3 sous qu’il avait gardés pour améliorer sa réputation en début de manche. Neox joue à fond la carte des canaux, Marie-Anne développe son tableau et Vincent fait un peu de tout. Au final, c’est surpris que VHN (limite drama queen quand même), ayant négligé les canaux, la réputation et les badges d’excellence finit en tête avec 54 PV, grâce à une dernière carte lui ajoutant 8 points. Suivent Neox , Marie-Anne et Vincent avec une bonne quarantaine de points.

Table 3, dite « Marche triomphale » : 3 joueurs de Paladins du royaume de l’Ouest agrémenté de son extension City of crowns : Baptiste, Stéven et Olive. Forcément on se dit que les premiers partent avec un avantage puisqu’ils y ont joué peu avant, mais Olive affirme connaître, même pas peur. C’est pourtant Stéven qui s’impose avec un score implacable.

Table 4, dite « Quadrilatérale » : Deux têtes récentes, Adriane et Marianna, et deux têtes venues voir, Aline et Fathia, pratiquent la géométrie sous le signe du carré. Elles commencent par enchaîner 2 Azul remportés successivement par Adriane puis Marianna. Elles concluent par un Kingdomino qui couronne une joueuse.

Table 5, dite « Temps des cathédrales » : une partie des Architectes du royaume de l’Ouest (la passe de deux pour Shem Phillips) regroupe Fabrice, Fred, Samuel et Vladimir, un nouveau venu déjà expérimenté en jeux (amateurs du Trône de Fer, passez-lui un mot sur Discord). C’est Samuel qui, menant à la fois sur la construction de la cathédrale et la piste de vertu, est canonisé.

Table 6, dite « Bouquet final » : Comme au bon vieux temps, on fusionne les tables 2 et 5 pour conclure sur un Codenames, cela se mange sans faim pendant que les tables 1 et 3 jouent encore et encore. Côté Rouge, juste Fred et Dom, comme ça pas de palabres au sein de l’équipe. En face, les Bleus alignent Vincent, Fabrice et Marie-Anne.

Séance de VENDREDI 24/09/2021 à Servel

Le 24 septembre 911, les principaux seigneurs allemands offraient la couronne de Germanie à l’un des leurs, Conrad de Franconie. Un acte fondateur qui marque la naissance de l’Allemagne. Car ce faisant, ils rompent définitivement avec la dynastie carolingienne issue de Charlemagne, qui régnait des deux côtés du Rhin, sur la France, la Belgique et l’Allemagne actuelles.  L’élection de Conrad Ier met un terme à dix ans de conflits successoraux inaugurés par la mort d’Arnoul de Carinthie. Il descendait de Charlemagne, mais son rang de naissance ne lui conférait aucun droit légitime à une couronne et lui valait de fortes oppositions à l’intérieur même de ses terres. Il y remédie à la veille de sa mort, en 901, en transmettant la couronne de Germanie à Louis IV L’Enfant, le représentant légitime des Carolingiens.

Mais quand meurt à son tour Louis IV L’Enfant, dix ans plus tard, les seigneurs allemands ne veulent plus avoir affaire aux piètres descendants du grand empereur et refusent de reconnaître pour roi son héritier légitime, Charles III Le Simple. C’est ainsi qu’ils s’unissent autour de Conrad de Franconie. En 918, sur son lit de mort, Conrad Ier désignera pour successeur le duc Henri de Saxe, dit l’Oiseleur. Le fils de ce dernier, Otton, réunit l’Allemagne et l’Italie en son pouvoir et fonde le Saint empire romain. Deux générations plus tard, à Paris, les seigneurs de Francie occidentale portent Hugues Capet à la royauté. Ses descendants vont régner sans discontinuer sur le pays jusqu’en 1792.

Avec Hugues Capet, c’est la fin du Regnum francorum, le royaume des Francs fondé par Clovis quatre siècles plus tôt et relancé par Charlemagne, et son immense prestige. Le pape Grégoire Ier écrivit ainsi à Childebert II, roi des Francs d’Austrasie: « Autant la dignité royale élève au-dessus des autres hommes, autant votre dignité royale franque vous élève au-dessus des royautés des autres nations ». À sa place émergent deux ensembles nationaux promis à un grand avenir, la France et l’Allemagne, l’un enclin à incarner la marche en avant du monde, et l’autre qui, meurtri par l’histoire, œuvre à son propre effacement du concert des nations.

Mille cent et dix années ont passé, et, en cette fin de semaine, le destin de Parties Civiles n’avait point basculé. Son président débonnaire continuait un règne paisible sous le regard attendri de ses administrés. L’Assemblée générale n’avait pas bronché, le reconduisant sans barguigner pour un nouveau mandat, tandis que l’Allemagne peinait à se choisir un nouveau guide. Les statuts, comme la constitution allemande, n’imposent pas de limite. Seule l’usure du temps ronge les âmes des gardiens du temple.

DefaultTable 1, dite « A l’allemande » : La couronne d’Emara est un jeu qui tourne très bien, très Allemand (Pegasus Spiel). Pas de surprise à l’horizon mais une mécanique bien huilée, froide et avec peu d’interaction. A chaque tour, des événements aléatoires ont lieu. Ces événements ainsi que le jeu de la carte apportent une part d’aléatoire qui peut déranger mais qui s’intègre bien dans le jeu et qui lui apporte une certaine saveur. Ses protagonistes incarnent des prétendants au trône du roi Theodorius, qui se fait vieux et cherche un successeur. Il s’agit de démontrer que vous êtes le meilleur à développer le royaume en augmentant la population tout en offrant un toit à chaque citoyen. Un jeu pas si facile à appréhender et à planifier, et c’est Tristan, venu pour l’occasion, qui le dit et finit dernier ex-aequo ! Adriane a déjoué ses plans, dominant également, façon rouleau compresseur, Olive pour son grand retour, et Samuel !

Table 2, dite « Blitz Frieden » : à cette table, Frank propose deux jeux pas trop longs et coopératifs, visant une paix éclair. François le jeune, un jeune adhérent qui rejoint nos tables, en est, tout comme Guillaume et Anthony, qui lui aussi fait son grand retour. Ils furent victorieux à Top ten mais échouèrent à Deckscape.

Table 3, dite « Trois couleurs mais lesquelles » : Des élections allemandes, il est attendu une coalition à trois couleurs, reste à savoir lesquelles. A Everdell, ce n’est pas les couleurs qui manquent à la forêt et ses petits peuples. Les candidats de la soirée sont Paul, Yona, Christophe et Dom. Le premier, connaissant bien le jeu et ses combos, part favori et fait couiner Dom dès le début en achetant avant lui la paire de cartes qu’il convoitait. Le jeu est intéressant par le rythme autonome de chaque joueur qui franchit les saisons. Dom, à contretemps, finit bien avant les autres sans avoir trop profité des bonus de fin de saison. Les 3 autres prennent le temps d’optimiser leurs constructions, Paul et Christophe finissant avec un tas de ressources impressionnant et étant les seuls à atteindre la limite de 15 cartes dans leur village. Mais c’est le novice, profitant en particulier des couples Husband/Wife des autres joueurs, qui finit en tête avec 68 PV contre 63 à Paul. Dom (45) et Yona (35) ne peuvent que promettre qu’ils feront mieux la prochaine fois. Leçon pour ce soir : démarrer par des bâtiments de production permet à la fois de les utiliser plusieurs fois et de récupérer gratuitement la bestiole associée.

Table 4, dite « Mission sacrée » : à la table de Fuji Koro, on vit une aventure a l’intérieur du mont Fuji, sur le point de rentrer en éruption. Le Shogun vous charge, braves Samourais, de sauver les parchemins sacrés et plans pour armes magiques qui se cachent à l’intérieur du volcan. Olivier B. termine premier après avoir fait exploser le volcan, devançant, dans cet ordre, le petit Paul, Olivier L. et Mickaël.

Table 5, dite « Wir schaffen das » : F.-R. termina « épuisé », c’est le terme officiel, cette partie de Aeon’s end, qui fut quand même gagnée car ses partenaires, Elouann, Camille et Maïwenn, en ressortirent intacts. Eux aussi, ils y sont arrivés.

Table 6, dite « Oder-Neisse über alles » : dans l’aquarium, Jack, lui aussi de retour, avait déployé les grands oripeaux de The edge: Downfall. De cet exercice de style pour figuriniste (ou se mêlent tous les styles), Michal Oracz a fait un jeu d’escarmouche musclé et violent, où la taille des figurines n’est pas seulement de la décoration mais ancrée au cœur des mécaniques. On sent bien la patte du créateur de Neuroshima Hex, auquel The Edge doit beaucoup, avec des unités qui ne vont pas s’éterniser en jeu et des pouvoirs qui font la différence quand on les utilise. S’y ajoute une gestion des ressources tendue (une mana renouvelable à chaque tour et une à usage unique, mais avec possibilité d’en regagner via des points objectifs) pour obliger à bien réfléchir à ses actions. Mais sa grande force, réside dans la facilité de mise en place. Non seulement les factions sont des « prêts à jouer », mais les scénarios sont en plus conçus pour éliminer tout le superflu. Finis les départs de parties avec chaque joueur sur un bord du plateau : dans The Edge, la partie commence directement dans le feu de l’action ! Mais sa grande force, elle réside dans la facilité de mise en place. Non seulement les factions sont des « prêts à jouer », mais les scénarios sont en plus conçus pour éliminer tout le superflu. Fini les départs de parties avec chaque joueur sur un bord du plateau : dans The Edge, la partie commence directement dans le feu de l’action. Figurines époustouflantes, luttes sans pitié, cohérence des règles, simplification pour aller à l’essentiel de la joute: il fallait un polonais ayant en tête l’histoire tourmentée de son pays pour imaginer un tel déploiement de forces couplé à un tel raffinement. Pourtant, en incarnant les nains, Jack en ressortit défait par Fabrice-alias-Fabrice, qui menait les birades.

KS The Edge Dawnfall - Faction Darkness

Table 7, dite « Format Normandie » : A l’issue de l’assemblée générale, Audrey et Jérôme (encore des revenants) papotaient avec Xel et François. Ils s’apprêtaient à partir, quand Xel et François, qui cherchaient une table à occuper, entamèrent une négociation diplomatique forte et significative pour trouver une solution pacifique au conflit latent qui pointait. Profitant que l’oncle Picsou avait soigneusement rangé toutes les boîtes de jeu dans l’armoire, en ordre alphabétique (il faut cependant parler le coréen pour s’en rendre compte), ils jetèrent leur dévolu sur Paper Tales. Cette initiative fut couronnée de succès, à un jeu qui demande une certaine courbe d’apprentissage pour bâtir la stratégie gagnante. La feuille de score donna Xel 37, Jérôme 35, Audrey 30, François l’ancien 29, mais le plus important dans l’affaire fut bien qu’on joua, tout comme, en 2014, le rôle joué par le couple franco-allemand fit que dans le conflit du Donbass, on discuta.

Table 8, dite « Dévaluation compétitive » : Tristan cherche à se refaire, et croit parvenir à ses fins avec Azul. Avec 83, il en fut proche, mais Olive l’emporte avec 91. Xel, 68, François l’ancien, 57, ont eu l’impression qu’il y avait dans l’air une forme de dévaluation compétitive dans cette affaire de maçons portugais.

Séance de MARDI 24/08/2021 à Servel

Le 24 août 1909, si l’on croit Wikipedia, le premier béton a été coulé sur le chantier du canal de Panama. Projet d’ingéniérie hors norme du début du XXe siècle, il avait été précédé par la construction d’une ligne de chemin de fer (1850-1855) à travers l’isthme d’Amérique centrale qui répondait aux besoins de traversée vers la Californie après la découverte d’or. Un premier projet français, promu par le diplomate Ferdinand de Lesseps qui avait joué un rôle central dans la réussite du canal de Suez, se heurte à des difficultés insurmontables et fait faillite dans le scandale. Il faut dire qu’entre une jungle dense, une chaleur étouffante, des pluies tropicales, la rouille rapide du matériel, une collection de maladies diverses sans parler des alligators, serpents et autres arachnides, on estime que 22000 ouvriers trouvèrent la mort en quelques années. Ayant racheté à bon prix les restes du projet français, les américains déploient quantité de matériel de pointe (pelleteuses à vapeur etc.) et une organisation poussée ; ils mènent à bien le projet en 10 ans, créant au passage le plus grand barrage et le plus grand lac artificiel de l’époque. 130 millions de mètres cubes de terre et de roches ont été excavées et déplacées.

Table 1, dite « Conversation diplomatique » : Lucas et Camille s’affrontent d’abord à Splendor puis à Azul puis prennent le large sans faire de déclaration.

Table 2, dite « Canaux & canots » : Dernier opus de la triologie « du masque » avec cette partie de Mexica regroupant Neox, Xel, DocNico et Dom. Toujours des points d’action et toujours des majorités territoriales à atteindre avec ce jeu. Cette fois, les possibilités de blocage des déplacements sont nombreuses tandis qu’il faut bien gérer son stock de points d’action, faute de quoi les territoires se retrouvent garnis de temples avant qu’il soit possible de placer les siens. La partie se déroule sur deux phase. Au terme de la première, les quatre participants sont regroupés au score dans un mouchoir de poche. La seconde débute par un joli coup combiné des deux Nicolas qui s’arrogent un monopole sur le palais présidentiel, Les luttes territoriales se poursuivent, sans aller jusqu’au repositionnement des ponts (qui enjambent les canaux séparant les territoires et qu’on relie dans de petits canots) prévu par les règles. Le décompte final voit Neox finir en tête, suivi de Xel, Doc et Dom.

Séance de VENDREDI 20/08/2021 à Servel

Le 20 août 1910 démarre dans l’ouest des Etats-Unis, près de la frontière canadienne, un gigantesque incendie de forêt qui le temps d’un week-end va détruire plus de 12000 km2 (soit à peu près la superficie du Connecticut). Comme souvent cet événement exceptionnel est dû à des circonstances exceptionnelles, une année particulièrement sèche, des températures très élevées et des vents violents qui transforment une série d’incendies locaux en un gigantesque brasier. Il fit 87 morts, principalement des pompiers, c’est beaucoup mais c’est moins que les 1152 victimes du Peshtigo Fire de 1871 dans le Wisconsin.

111 ans plus tard, les incendies sont devenus le nouveau normal et ce n’est pas fini, ce n’est qu’une question de temps pour que des feux se développent à Fontainebleau ou Brocéliande. Cet été le pourtour méditérannéen a connu des incendies multiples tandis que dans l’ouest des Etats-Unis, le Dixie Fire est hors de contrôle depuis plus d’un mois. Et dans la Silicon Valley on n’a pas oublié le Kincade Fire il y a deux ans qui a laissé des images impressionnantes.

  

Table 1, dite « Sauver sa peau » : OlivierL convie Fred, Mickaël et François-René à une table de Dig Your Way Out, un jeu à l’humour grinçant où chaque participant tente de s’échapper d’une prison. Et c’est pas joli joli, non seulement il faut s’équiper et creuser mais les coups bas, allant du racket aux raclées, se multiplient. « Malgré le coup de la savonnette bulgare », me dit-on, c’est le tête blonde d’Olivier qui émerge la première de son tunnel. L’alarme est donnée et tous les autres ont été repris. Ca va chauffer pour eux.

Autres temps, autre ambiance mais toujours dans le milieu criminel avec Le Mystère de Whitehall où Mickaël se glisse dans les brodequins de Jack l’Eventreur. Retors, il planifie habilement ses meurtres et son itinéraire. En face, la police se perd en conjectures et ne parvient pas à lui mettre la main dessus. Le bandit n’a pas eu à répondre « tu brûles » au bobby tâtonnant, il s’est échappé dans ls nuit londonienne et le crime resté impuni.

Table 2, dite « Etincelles » : Lucas est (toujours) motivé pour Innovation, Dom se laisse faire (!) et deux novices, Adriane et OlivierB les rejoignent pour une partie en mode 2×2 par équipe. On prend soin de constituer des paires néophyte/moustachu histoire que la découverte se passe dans de bonnes conditions. La paire Dom/Olivier démarre sur les Tours avec un usage répété de Elevage tandis que l’Agriculture donne la première Domination à Adriane. Les Dominations suivantes sont pour l’autre équipe (une Poudre opportune côté Dom, une Monnaie rentable côté Olivier). Lucas met fin à la fête en dévastant les influences adverses avec Statistiques. Les tableaux et les décalages grandissent et l’équipe masculine, ayant récupéré la Domination spéciale Empire (3 icônes de chaque visibles), finit par conclure sur un score de 6-1.

Il n’est pas tard, on connaît les règles, autant s’y remettre en inversant. Cette fois la Domination spéciale est pour Lucas (Empire grâce à Construction) mais la paire Adriane/Dom met en place une synergie de cartes d’âge 1 (Poterie et Agriculture) sous le signe du Pommier. Certes leurs tableaux se développent peu mais l’un fait piocher tandis que l’autre score. En face les esprits s’échauffent : on hésite à recouvrir des cartes qui ont bien fonctionné mais ont fait leur temps et on ne parvient pas à créer les décalages qui assureraient leur force. Et les pommiers de l’équipe mixte les protègent contre certaines cartes jaunes néfastes. Tout ça pour dire qu’elle conclut en dominant l’âge 6 sur un nouveau score de 6-1.

Table 3, dite « Sécheresse » : Xel, François et Camille accueillent Elodie venue découvrir les activités de P-C. Le premier choix se porte sur P.I, jeu de déduction simple à approcher. A ce jeu, c’est la maître-enquêtrice Xel qui mène le mieux son affaire, don’t mess with her. Avec 19 PV elle est proche du sans-faute, Camille la suit avec 15 PV. Changement de panorama, cette-fois c’est Azul qui est déballé, un jeu tout aussi aride mais plus interactif qu’il en a l’air. Que croyez-vous qu’il se passa ? C’est Xel qui l’emporta avec 70 PV, Camille la suit avec 67 PV.

Table 4, dite « A l’aise braises » : Les restants (Xel, F-R, François, Elodie, Camille et VHN) laissent la soirée s’éteindre avec Just One à défaut de Codenames. Malgré quelques rares doublons dans les indices, le score de 11 sur 13 est tout à fait respectable, seuls Sahara et Boudin ne parvenant pas à être trouvés.