Séance de VENDREDI 26/04/2024 à Servel

Guernica : L'histoire immédiate - Roubaix La PiscineLe 26 avril 1937, 44 avions de la légion Condor allemande nazie et 13 de l’Aviation Légionnaire italienne fasciste bombardent Guernica, en appui du coup d’État nationaliste contre le gouvernement de la Seconde République espagnole. Cet événement majeur et hautement symbolique de la guerre d’Espagne contribua à la médiatisation internationale du conflit, par l’intermédiaire d’une intense propagande, notamment au sujet du nombre de victimes et des responsables du massacre, aussi bien par les nationalistes que les républicains. Pablo Picasso y a joué un rôle important avec son célèbre tableau présenté à l’Exposition internationale de Paris de 1937.

La ville avait une faible valeur stratégique militaire, même si elle hébergeait la fabrique d’armes à l’origine du célèbre pistolet Ruby, mais une certaine valeur symbolique, l’autonomie juridique et fiscale étant représentée par l’arbre de Guernica (un chêne multi-centenaire) où les rois de Castille allaient prêter serment de respecter les fors basques. En raison de l’énorme disproportion entre les capacités de riposte des défenseurs et la violence de l’attaque, ce bombardement a souvent été considéré comme un des premiers raids de l’histoire de l’aviation militaire moderne sur une population civile sans défense, et dénoncé pour cela comme un acte terroriste. Il est aussi célèbre pour avoir été le premier tapis de bombes et le premier alternant bombes explosives et incendiaires. Comme pour les autres interventions de la Luftwaffe pendant la guerre d’Espagne, un des objectifs avoués des dirigeants nazis était d’y tester les nouveaux matériels avant de lancer de plus amples offensives en Europe.

Outre Picasso, le sculpteur français René Iché réalisa son Guernica. Indigné par l’horreur de ce massacre de civils, Iché travailla sans relâche toute la journée et la nuit suivant le drame, sa fille Hélène, âgée de six ans, lui servant de modèle. Par la suite, Iché refusa de l’exposer. Elle fut dévoilée au public, en 1997, lors des expositions commémorant le centième anniversaire de la naissance de l’artiste. Le musée de l’histoire européenne, à Bruxelles, la présente dans l’exposition permanente.

87 ans plus tard, à Parties Civiles, il était questions de meurtres et d’expéditions lointaines.

Table 1, dite « Le jour le plus long » : à Heroes of might and magic, Camille, François-René, Jérôme, Olivier B et Neox étaient partis pour une soirée marathon. Aux complies, ils venaient, nous dirent-ils, d’achever le premier tour. Ils n’est pas sûr qu’ils en soient sortis avant les laudes.

Table 2, dite « Vue du ciel » : excursion sur la planète rouge pour Mickaël, Marc et Dom qui installent On Mars, les deux premiers découvrant. Du Lacerda costaud mais thématique sans être ampoulé. On retrouve les mécanismes qui peuvent donner des coups de boost à son tour (sinon plutôt simple), une gestion de tempo intéressante (on voyage entre la surface et le vaisseau en orbite) couplée à un choix d’ordre du tour où on arbitre entre un bénéfice immédiat et la position dans l’ordre. Également intéressante la coopétition (sic) où on peut renchérir le coût d’une action pour les autres (sans jamais les bloquer, ce n’est pas du placement d’ouvrier) et où on peut utiliser les technologies des autres joueurs en les aidant au passage.

Dom démarre un peu perdu sur Mars tandis que M&M pillent les technologies et l’entrepôt. Son petit mineur initial lui rapporte finalement pas mal de ressources et il développe abondamment ses techs, ce qui va bien avec les objectifs collectifs dits « LSS ». Mickaël produit des cristaux en abondance pendant que Marc développe un complexe agricole. La montée eu niveau 4 de la colonie déclenche la fin de partie, une Mission ayant déjà été réalisée. Finalement les plans de niveau 3 n’ont pas eu le temps d’être beaucoup utilisés. Mickaël reste en orbite après avoir assuré 24 PV avec ses bâtiments améliorés (dont 12 bêtement offerts par Dom) tandis que Dom en assure 12 gentiment offerts par Marc. Après le décompte de la demi-douzaine de sources de points c’est Dom qui s’impose avec 118 PV devant Mickaël 92 et Marc 76. Cette partie de découverte a fini tard mais a bien permis de se familiariser avec le jeu, à ressortir y compris dans une configuration à deux joueurs.

Table 3, dite « Mortelle randonnée » : Thomas sort Lettres de Whitechapel et se propose de jouer Jack. Usant de multiples fiacres et lanternes, il balade son petit monde (Xel, François, Nico77, Steven, Armand) dans la première nuit, puis prend la tangente dans la deuxième. Mais il en vient à s’engluer dans le sud de la carte, faisant l’erreur fatale de revenir sur ses pas. Par deux fois, Steven lui demande s’il est passé par la case où, en fait, il se trouve. Hésitation doublement fatale à l’heure où le fugitif était dans la nasse, mais la troisième sera la bonne, et c’est François qui l’arrête au 142 dans un geste d’autorité décisif, car l’éventreur filait vers le Nord où il allait vite retrouver son foyer (99) pour commettre de nouveaux crimes. On enchaîne ensuite sur un Faraway, nouvelle star du moment que beaucoup découvrent, et Steven s’impose sans crier gare avec 79, devançant Xel, 67, Thomas, 63, François, 62, et Nico77, 55.

Table 4, dite « Destin scellé » : Thomas, Xel et François enchaînent deux parties de Mot malin, couronnées de scores flatteurs. On y remarqua le brillant Buffet de Thomas (Sandwich, Armoire) et le tortueux Paul Deschanel de Xel (Président, Petit), indice qui reflète surtout la culture de l’anecdote de notre époque. Paul Deschanel tint en échec le favori de l’élection présidentielle, Georges Clemenceau en personne, « père la Victoire » de la guerre et fut élu avec le plus grand nombre de voix jamais obtenu pour ce type d’élection sous la Troisième République. Mais victime d’un état anxio-dépressif et du syndrome d’Elpénor, il fait une chute de train nocturne le 23 mai 1920, qui lui vaut cette malsaine notoriété, et dut, sept mois après son investiture, alors que sa santé ne s’améliorait pas et qu’il faisait l’objet de rumeurs de folie (infondées), démissionner de l’Élysée. Homme de lettres, académicien, considéré comme l’un des plus grands orateurs de la Troisième République, il fut, plus qu’un petit Président, un dirigeant écrasé par sa charge. Xel se rattrape heureusement ensuite avec Macron (Président, Tête), qui, lui, ne souffrait aucune discussion. Quant à François, le judicieux Xérès (Doux, Espagne) trouva son connaisseur.

Table 5, dite « Ange et démon » : dans cet autre spin-off de la table 3, un duel se profile à Star Wars Unlimited. Nico77 enfile le costume sombre de Dark Vador, qui va à merveille avec son rire sardonique. Il défie Luke, alias Steven et sa gueule d’ange, raccord à son costume du soir de marcheur du ciel, et qui l’emporte après avoir manqué de succomber à un dégât près, accomplissant ainsi dans cette soirée un hat trick historique !

Séance de MARDI 23/04/2024 à Servel

Le 23 avril 1988, le cycliste grec Kanellos Kanellopoulos réalise un exploit de la propulsion humaine en parcourant à la force de ses jambes 115 km en 4 heures dans l’avion à pédales Daedalus, un projet du MIT. L’avion a été nommé en l’honneur de Dédale, créateur antique et mythologique de génie, architecte, ingénieur et artisan qui réalisa, dit-on, des statues prodigieuses et toutes sortes d’inventions dont le fameux labyrinthe abritant le Minotaure. Ce vol historique n’a toutefois pas été le premier, son prédécesseur le Gossamer Albatross avait fameusement traversé la Manche en 1979. Sur terre, les records en propulsion humaine (sur des vélos qui ressemblent plus à des suppositoires qu’à nos engins du quotidien) comprennent l’atteinte d’une vitesse maximale de 144 km/h et 24 heures parcourues à la vitesse moyenne de 45 km/h. 36 ans plus tard ça pédale de plus en plus (3 joueurs sur 11, pas si mal) à Servel. Mais si on peut se débrouiller avec moins d’énergies fossiles !

Table 1, dite « Envol » :  Jeu idéal pour une soirée entre amis et sans chichis, Faraway rassemble Xel et François, qui font découvrir le jeu à François-René. Ce dernier passe une partie éprouvante, avec 6 points sur les 7 premières cartes, et culmine à 31. François à peine mieux, à 39, quand Xel s’envole à 57. Le mécanisme retors du jeu, on compte à rebours de ce qu’on pose, appelle la revanche. C’est encore Xel qui s’impose, mais à la lutte avec le novice, 65 à 63, alors que François plonge dans les abysses (tel Icare, fils de Dédale), 0 PV après 7 cartes mais 36 à la fin. Les mêmes enchaînent sur un So Clover digestif, avec son lot de trouvailles, tel l’inattendu Singe (zoo, banque), l’incompris ZZ TOP (barbe, démarche), le subtil Effeuillage (tomate, miroir) ou encore l’indiscutable Rayon (laser, terre).

Table 2, dite « Créateur de génie » : Des piliers de PC (Marie-Anne, Mickaël et VHN) accueillent Jean-Luc dont c’est la première visite. Mickaël propose de découvrir Fresco, un jeu « familial + » comme disent les marketeurs qui remonte à 2010 ; un peu oublié, il n’a été joué qu’une seule fois dans l’histoire de cette noble assemblée. On prend quand même soin de l’équiper des mini-extensions qui en renforcent l’intérêt. Au coeur du jeu un mécanisme classique de contrats à réaliser (des morceaux de fresque à peindre) avec des ressources (des pigments, des cubes de couleur quoi) qu’on va obtenir et tranformer, le tout en étant plus efficace que les autres. L’idée maligne est celle de l’ordre de jeu variable : au début de chaque tour, dans l’ordre inverse des points (cf. le lièvre et la tortue pour une analyse stratégique), on choisit si on jouera tôt ou tard sachant que le premier arrivé aura meilleur choix de couleurs au marché et de contrats à réaliser (on a entendu pendant la partie quelques couinements sur le thème « on a pris MON contrat »). Là où c’est habile c’est que plus on joue tôt plus on est pénalisé, en particulier en augmentant le prix d’achat des couleurs au marché. Et à quatre joueurs, avec 5 emplacements le dernier à choisir n’est pas maître de son destin. Le stock de couleurs de chaque joueuse est dissimulé, à moins d’avoir très bonne mémoire on n’est jamais sûr des contrats que les autres sont en position de réaliser.

Parmi nos petits Michel-Ange, dès le second tour Dom réalise un double contrat et alternera avec Mickaël en pôle position. Ce dernier, fidèle à une vision de long terme, accumule les pouvoirs permanents qui lui garantissent des revenus renforcés. Marie-Anne, initialement décrochée avec Jean-Luc, fait une belle vente et recolle aux hommes de tête tout en laissant Dom profiter en fin de partie d’un double achat orange+vert. La fin de partie se déclenche quand il ne reste plus que 6 contrats sur 25. Celui à 24 PV ne sera réalisé par personne, Mickaël ayant privé Dom des cubes bleus qui lui manquaient au dernier tour. Un dernier tour à la cathédrale et une conversion de l’argent restant en points et les résultats s’égrènent : Dom 96  PV, Mickaël 86, Marie-Anne 77 et Jean-Luc 56.

Table 3, dite « Transpiration » : Fred, Olive, Elie et Benjamin2 disputent un Tiletum. Etonnamment, on finit avec une double égalité : le père et le fils avec 169 PV, puis B&O avec nettement moins. A notre micro Fred indique qu’il a peu développé son plateau individuel mais s’est concentré sur le plateau central tandis que Elie est bien remonté par des constructions tardives.

Séance de VENDREDI 19/04/2024 à Servel

Grace Kelly A4 Print , princesse star de cinéma hollywoodienne, actrice vintage des années 1950 art mural numérique dotwork - Etsy FranceLe 19 avril 1956, Grace Kelly disait oui au prince Rainier III de Monaco. Sa robe de mariée, constituée d’une jupe de faille de soie ivoire soutenue par trois jupons, d’un corsage au col rond ras de cou en dentelle rose de Bruxelles entièrement rebrodé et agrémenté de perles de culture, les perles et dentelle couvrant également le missel, les chaussures et le voile, est reste célèbre.

78 ans plus tard, Parties Civiles lui rendait un vibrant hommage.

Table 1, dite « De haut en bas » : si la robe de la future princesse scintillait telle une Forêt mixte de broderies et joyaux, au jeu éponyme, Marco fut étincelant à habiller son domaine de haut en bas (61 points !), et de gauche à droite (29). Avec un grand total de 136, il s’impose à la surprise de François, étincelant sur les arbres (62 points !) avec une forêt complète de toutes les essences, et un habillage haut et bas très seyant (56 points). Mais, laissant les bras nus, il en reste à 118 et perd le match ! Olive, 92, a mieux que résisté, et Franck a été bien partout, mais partout un peu court (75), et s’éclipse. Un Die Crew réconforte les compères restés, avec son lot de fortunes et de mésententes.

Table 2, dite « Grand prix » : F-R, Camille, OlivierB, JérômeLG et Dom s’alignent sur la grille de départ d’une partie de Formule Dé sur le circuit de Buenos Aires, un circuit long mais intéressant surtout sur trois tours de course. Comme d’habitude F-R le vétéran dispense ses conseils de réglages de l’auto. Le premier tour est mouvementé : les voitures restent relativement proches, beaucoup de contacts ont lieu, dégradant les carrosseries et semant des débris sur la piste. Les places changent et rechangent et la ligne droite des stands est abordée groupée. Côté météo, après un temps variable le soleil s’impose, validant le choix de gommes dures effectué par les 5 pilotes. F-R qui a épargné sa monture est le seul à faire un arrêt court et repart en bonne position. Mais dans la seconde moitié du tour c’est Olivier qui est touché par la grâce : réalisant des lancers idéaux il enchaîne les virages toujours dans la bonne vitesse et se détache nettement. De plus il est le seul avec Dom (très fier de sa double aspiration qui lui fait gagner 6 cases) à ne pas faire de second arrêt au stand, on reconnaît là les hommes économes de leurs pneus. En queue de peloton Jérôme dont la voiture se dégrade suite à quelques virages un peu chauds lutte avec Camille mais c’est elle qui prend le meilleur. L’expérience de F-R parle : il fait quelques passages audacieux en sixième vitesse et dans l’avant-dernier virage il double un Dom peu inspiré en fin de course. Devant Olivier était irrattrapable et l’ordre d’arrivée est donc : Olivier / F-R / Dom / Camille / Jérôme.(tout de même content d’avoir fini, à la précédence course il avait cassé).

Table 3, dite « Famille nouvelle » : à La Famiglia deux nouveaux couples se sont formés : Marie-Anne et Thomas d’un côté, Mickaël et JérômeC de l’autre. Il faudra patienter pour la publication des bans, qui ne nous sont jamais parvenus.

Séance de MARDI 16/04/2024 à Servel

undefinedLe 16 avril 1921 vit la naissance du premier fromage fondu en portions « La Vache qui rit » dont le brevet est déposé par l’affineur jurassien Léon Bel. Lors de la Première Guerre mondiale, il est affecté au « Train », qui s’occupe de la logistique, dont celui du « Ravitaillement en Viande Fraîche » (RVF). À cette époque, dans chaque unité, les soldats se choisissent des emblèmes spécifiques qu’ils apposent sur tous les véhicules, en particulier sur les camions. Sollicité, l’illustrateur Benjamin Rabier offre un de ses dessins à l’une de ces unités : celui d’une vache hilare. Le dessin fut surnommé la « Wachkyrie », allusion aux Valkyries, rendues célèbres par Richard Wagner et emblèmes des transports de troupes allemandes. Le titre et l’illustration furent repris pour un foxtrot de Clapson en 1920. En 1921, Léon Bel, à la recherche d’un nom pour son fromage fondu, se souvient de ce nom d’emblème et dépose la marque La vache qui rit. Il demande alors à une première entreprise de lui dessiner une vache, mais la piètre qualité de l’illustration le pousse à faire appel à Rabier, qui reprend son dessin original de Wachkyrie. Bel l’affuble de boucles d’oreilles, a priori sur les conseils de sa femme, afin de « féminiser » l’animal. L’imprimeur Vercasson est chargé de faire des retouches et donne à la vache sa couleur rouge. Le premier nom de La vache qui rit était « Fromage moderne », et le produit n’a pas pris une ride aujourd’hui !

103 ans plus tard, à Parties Civiles, il était question de choses fondantes et de fieffés gourmands.

Table 1, dite « Fondue » : à Super Motherload Steven, qui découvre, échappe aux piges du magma fondu des entrailles de la terre, coiffant Xel, 40, Mickaël, 33, et Thomas, 19.

Table 2, dite « Gourmande » : Il y en a toujours un de trop gourmand à Q.E. et ce fut Thomas, l’américain, ce qui ne surprendra personne. Trop dépensier, le voila éjecté d’un podium, que domine encore Steven, le Japonais économe (40), suivi de Mickaël, l’Européen trop rationnel (30), et Xel, la Chinoise trop communiste (30).

Séance de MARDI 09/04/2024 à Servel

Nous aurions pu vous narrer les aventures de René-Robert Cavelier de La Salle qui, à la fin du XVIIe siècle, explora le centre de l’Amérique des Grands Lacs au golfe du Mexique et prit possession d’immenses territoires dont la Louisiane ainsi nommée le 9 avril 1682 en l’honneur de Louis XIV. Ce dernier, peu reconnaissant, écrivit que c’était « fort inutile et qu’il faut dans la suite empêcher de pareilles découvertes ». La Salle finit assassiné par ses hommes en 1687. Mais nous en resterons là ; pour ceux et celles dont nous avons éveillé la curiosité, rendez-vous sur votre moteur de recherche préféré pour en savoir plus.

Table 1, dite « Imprudente » : Partie de La Bête pour Nastassia, Marie-Anne, Mickaël, Thomas et Marco. C’est la première qui endosse le rôle du prédateur du Gévaudan. Elle démarre fort en multipliant les petites victimes mais, trop sûre d’elle, se retrouve victime d’un échange d’enquêteurs en fin de première année et c’est l’hallali.

Table 2, dite « Triomphante » : Nouvelle partie de la Gloire de Rome pour François, Stéven et Dom, avec un petit parfum de match retour du 20 mars. Le hasard des premières pioches met entre les mains de Stéven le ludus magnus qui avait tant compté pour lui la fois précédente. Aidé par des pioches heureuses et l’imprudence des deux autres, il se retrouve avec 4 marchands dans sa clientèle qui à chaque tour réalisent l’action choisie, autant dire qu’il est surpuissant, multipliant les constructions de bâtiment et ayant des stocks débordant de marchandises. Le vidage du lot central par Dom n’y change rien et Stéven finit par mettre fin à la partie par épuisement des chantiers urbains. Le décompte confirme sa victoire avec 38 PV (20 de bâtiments et 18 de cartes dans sa chambre forte) mais révèle aussi un Dom qui s’est bien accroché avec 36 points grâce à sa chambre forte variée (17+19), François fermant la marche avec 13 (7+6).

Table 3, dite « Mordante » : Les deux tables ayant fini presque simultanément on recherche un jeu à huit et on exhume Nosferatu. Thomas endosse le rôle et la bosse d’Igor et choisit secrètement qui sera le vampire. Les nuits s’enchaînent sans qu’aucune carte Morsure (qui en général révèle une présence vampiresque) n’apparaisse dans celles jouées en secret; on finit par se demander s’il y en a bien un autour de la table, surtout que deux incantations résussies lèvent les doutes sur l’identité des quelques joueurs dont le comportement avait pu sembler ambigu. Après un épuisement de pioche sans morsure, la règle indique qu’on punit le vampire en révélant un rôle : c’est Marco qui est choisi et c’était lui le vampire. Il n’a pu jouer que trois fois et avait hésité à se révéler en glissant une morsure dans le paquet, sa prudence lui a été fatale.

Table 4, dite « Recrutante » : Les restants finissent avec un Scout après une réduction du groupe à 5 ludopathes.

Séance de VENDREDI 05/04/2024 à Servel

Le 5 avril 1722, l’explorateur hollandais Jacob Roggeveen aborde une île isolée en plein Pacifique. Comme c’est le jour de Pâques, il la baptise … Île de Pâques. Sommet émergé d’un massif volcanique sous-marin, à la différence de la plupart des autres îles du Pacifique, elle n’est pas protégée des vagues par une barrière de corail et un lagon, ce qui rend son approche en bateau difficile. Sur son sol aride de 171 km2 survivent quelques centaines de misérables Polynésiens. Les ancêtres de ces malheureux, arrivés en pirogue entre 900 et 1200 de notre ère, avaient découvert un paradis doté d’une faune et d’une flore exubérantes, qu’ils avaient appelé dans leur langue Rapa Nui. Ils avaient bâti une société prospère et même inventé une écriture idéographique, le rondorongo. La population était divisée en clans familiaux dont chacun était établi dans l’une des vallées sèches qui descendaient vers l’océan, cultivant ses jardins et honorant ses morts, déposant leurs dépouilles sur la grève.

Pour se protéger de l’océan, chaque clan avait aménagé près du rivage une plate-forme en pierre surmontée de statues géantes, tournées vers les jardins et les habitants. Ils sculptaient les statues (les moaï) dans les flancs des trois anciens volcans de l’île, les faisaient glisser jusqu’aux plates-formes de pierre qui leur étaient destinées (les ahu), fabriquant pour cela rails et cordages avec les palmiers géants qui couvraient l’île. On a dénombré au total 800 statues, représentant hommes et femmes d’un à 22 mètres. La majorité sont restées sur les lieux d’extraction, en position couchée. 256 ont été déplacées, dont 164 érigées sur les plates-formes. Les interrogations persistent sur l’arrêt subit de cette activité et le déclin brutal de la société pascuane, que les scientifiques situent vers le milieu du XVIIe siècle.

Moai Sur L'île De Pâques Dans La Grotte. Sculptures En Pierre De Dessin Animé De Vecteur Sur La Montagne. | Vecteur Premium

302 ans plus tard, en ce vendredi Saint, les fidèles de Parties Civiles honoraient leurs Dieux favoris.

Table 1, dite « Résurrection » : En ce jour de Pâques, c’est la résurrection du JDR sur nos tables ! L’aquarium accueille une équipe de rôlistes pour un premier épisode du fameux Les lames du cardinal. On y a vu ** SPOILER ALERT ** le Président du parlement, perdu, faisant de sa déconvenue compte-rendu au cardinal Mazarin, et même l’enlèvement de l’ambassadeur des Nations Unies au cours d’une partie de chasse. Une histoire à suivre !

Table 2, dite « Des héros venus d’ailleurs » : Une fine équipe (Nico77, François-René, Olivier B, Franck) engrange une victoire collective à Marvel champions

Table 3, dite « Destination nouvelle » : Fraîchement reçu, aussitôt joué : Let’s go to Japan intègre fièrement le Panthéon des jeux découverts à Parties Civiles. Le sort de cette partie inaugurale entre Samuel et Steven restera indéchiffrable comme un idéogramme.

Table 4, dite « Destin inconnu » : A la table de Nucleum la bataille faisait rage entre Fred, Élie et Thomas, alors que David s’avouait à la peine quand le scribe quittait les lieux : le podium est connu, mais son ordre relève du mystère.

Table 5, dite « Un géant et des nains » : Cette table de l’excellent Amalfi Renaissance vit une bataille homérique entre 4 joueurs aguerris, chacun ayant son heure de gloire : Xof (117), en réussissant seul un objectif à 24 PV, qui semblait à tous inatteignable, mais qui souffrit de n’avoir agrandi sa flotte initiale, Olivier L (88), qui enquillait les personnages à la parade et raflait à chaque fois les meilleures actions en étant premier joueur, François (115), qui, sur une stratégie bâtisseur, construisit quatre nouveaux bateaux et trusta les cartes de scoring en fin de partie, mais perdant sur les phares et plusieurs fois devancé par son voisin, qui prenait l’emplacement convoité, et donc enfin Mickaël, ledit voisin, opportuniste et combotteur à mort, présent partout où il fallait être, et donc indépassable géant de cette partie avec 155.

Table 6, dite « Vol de nuit » : A la faveur de la nuit, on aperçut Marie-Anne et François-René s’exercer à Sky Team pour un résultat aussi furtif qu’un vol de nuit.Star Wars Unlimited : Etincelle de Rébellion - Kit de Démarrage 2 Joueurs

Table 7, dite « Étoiles du soir » : Le soir tombé, les étoiles de Star Wars Unlimited se font jour, mais savoir qui de Luke (Nico77) ou de Dark Vador (Mickaël) l’emporta, c’est une autre histoire.

Séance de MARDI 02/04/2024 à Servel

Une soirée d’un début de printemps pourri où le hasard du choix des jeux a ressemblé à une litanie de mauvaises nouvelles, toute ressemblance avec l’actualité serait (presque) fortuite.

Table 1, dite « Crue printanière » : Dom avait promis à Mickaël de lui faire découvrir Ra, un jeu d’enchères et de collection de tuiles qui rappelle qu’il n’est pas nécessaire d’avoir des règles compliquées ou des fioritures inutiles pour faire un bon jeu, qu’attendre d’autre du Maître Knizia ? S’adjoint à la table un Marco boosté aux gaufres bio qui découvre aussi. Au cours des trois manches Dom et Mickaël luttent pour la majorité de pharaons (valant 5 PV), c’est le second qui, misant gaillardement, finit par l’emporter. Marco, lui, construit dès le début une stratégie centrée sur les monuments et a tendance comme Dom à récupérer des jetons-enchères de faible valeur. Focalisé sur le recalcul en temps réel de son score (Neox si tu lis ces lignes tu t’étrangleras que Dom se plaigne d’un joueur ralentissant la partie !) il utilise habilement ses Dieux pour aller chercher les tuiles qui lui manquent. La fin de la troisième manche arrive vite, déclenchée par la pioche d’une série de tuiles Ra et laissant Dom sans crue pour valoriser sa dizaine de tuiles Nil. Le Dom score les 5 PV de somme la plus élevée de jetons Enchère mais avec 55 PV s’incline devant les 62 mérités de Marco (dont 40 au titre de ses monuments), Mickaël terminant avec 30.

Les mêmes poursuivent avec un Forêt Mixte. Dom ressort la combo Lièvre/Renard mais moins efficacement qu’à une partie précédente. Marco innove avec la combo Chevreuil/Marronnier qui lui rapporte 42 PV. Avec 145 points il s’impose largement devant Dom 118 et Mickaël 86 qui regretta d’avoir privilégié les arbres par rapport aux animaux. Un bon jeu pour apprendre à connaître la biodiversité qui s’érode sous nos yeux.

Table 2, dite « Grand remplacement » : JérômeC entraîne François et Thomas dans After us, jeu qui nous embarque dans un monde post apocalypse où l’homme a été remplacé par le singe (retour aux sources, quoi). Chimpanzé, gorille, macaque, et babouin peuplent la terre et se nourrissent de fruits, fleurs et graines, et ont besoin d’énergie. Atteints par la rage, ils peuvent détruire des congénères moins puissants et donc raffermir leur assemblée, constituée de cartes singe renouvelées en mode deck building. On récolte avec les singes de son assemblée, on recrute de nouveaux singes et on applique les propriétés de l’assemblée en appairant les cartes par les coins pour fermer des formules (gain ou conversion de ressources), ce qui peut vite virer au casse-tête…. Thomas rushe sur la fin et l’emporte (mâle dominant ?) avec 81 PV, devant Jérôme  63, et François, 56. Puis Thomas propose Scout et Jérôme avec 34 PV atomise la concurrence, laissant Thomas à 16 et François à 8 !

Table 3, dite « Dégel du permafrost » : Olive et Marc souhaitent revisiter Revive, au calme et avec son extension (tous les modules) qui rajoute une nouvelle piste sur laquelle progresser sans complexifier l’ensemble. A deux on se gêne encore moins et l’exploration de la carte n’a pas atteint les tuiles de scoring (« grandes villes ») situées dans les coins. Ils sont montés rapidement sur la piste Hibernation et donc ont procédé au retrait de deux artefacts ce qui a accéléré la fin du jeu. Après une partie serrée c’est Olive qui l’emporte avec 99 PV contre 87 à Marc qui n’est pas resté de glace.

Séance de VENDREDI 29/03/2024 à Servel

Sixième album du groupe britannique Supertramp, Breakfast in America sort le 29 mars 1979.  La pochette de l’album montre, à travers le hublot d’un avion, une vue de Manhattan où les gratte-ciels ont été remplacés par des carafes, des tasses et des salières, et où une serveuse souriante prend une pose imitant la Statue de la Liberté, levant un grand verre de jus d’orange et serrant un menu portant le titre de l’album. Cette pochette, primée en 1980 lors des Grammy Awards, est aussi la plus grande prophétie de l’histoire moderne depuis Nostradamus, annonçant rien de moins que les attentats du 11 septembre 2001. En voici les indices, dont le faisceau combiné est une preuve irréfutable.

Tout d’abord, cette pochette vue dans un miroir fait apparaître la date : 9 11, inversion des dernières lettres du groupe. Simple hasard ? Admettons. Mais attendez la suite. Elle a beau avoir l’air radieuse, la serveuse qui trône sur la pochette telle une Statue de la Liberté est entourée… d’avions, et la photo est prise depuis un cockpit survolant Manhattan. Si on zoome sur sa carte des menus, on peut découvrir un trait de stylo qui se termine par…. la trainée de fumée d’un jet, qu’on retrouve, d’ailleurs, au dos de la pochette. Coïncidence ? Ça n’est peut-être qu’un détail pour vous, mais, oui, « Breakfast in America » annonçait le plan machiavélique d’Al Qaida jusque dans l’horaire: les deux avions détournés ont percuté les Twin Towers précisément à l’heure du petit déjeuner. Le jus d’orange, vicieusement placé au niveau des tours, est lui-même un signe explicite : couleur du feu, ce jus symbolise les tours en flamme.

Enfin, le nom même du groupe (« Grande p… ») n’est rien de moins qu’une figure mystérieuse du Livre des Révélations (plus connue comme L’apocalypse de Jean), ce qui couronne ce raisonnement implacable (dans l’esprit des premiers chrétiens, elle désigne probablement l’Empire romain, preuve du règne de Satan sur terre). 22 ans (deux fois onze !) avant ce matin noir du 11 septembre, l’histoire était donc déjà écrite. George W. Bush lui-même la perpétuera par sa réponse aux attentats : en bombardant l’Irak, on l’aurait entendu hurler « Goodbye stranger »…

45 ans plus tard, un petit groupe de joueurs complotait à Lannion dans la clandestinité d’une salle de quartier.

Table 1, dite « Libre arbitre » : Duel au sommet à Captain Tsubasa. Cet ersatz de match de football (sport qui se joue à deux fois onze) et à base de cartes se conclut sur un score nul 2-2 entre Nico77 et François-René, la libre interprétation de l’arbitre sur un hors-jeu privant ce dernier d’une victoire méritée.

Table 2, dite « Twin brothers » : Encore un duel de frères ennemis avec Ascension, où Jérôme pulvérise Olivier B, 77 à 59. Après, tout, c’est son jeu !

Table 3, dite « Le massacre des innocents » : à la table de Time of empires, on ne devrait rester que 27 minutes, ce jeu chronométré se composant de trois manches de 9. Elle sera pourtant la dernière table à quitter les lieux, la faute à un détournement hautement abusif des règles, façon pirate de l’air, où le chrono fut simplement ignoré dans les deux premières manches. Et, les joueurs l’ont constaté, quand ils ont respecté la règle dans la dernière manche, ce n’est plus du tout le même jeu. Le résultat n’est pas joli à voir, tournant au massacre, par Jack, des innocents Élie, Fred et Steven.

Table 4, dite « Cible mouvante » : Deuxième sortie de Revive avec autour de la table Olive, Mickaël, Marc et Dom. Sur un thème totalement artificiel (recoloniser une terre glacée après un cataclysme) il s’agit là d’un jeu de développement avec un joyeux saupoudrage de mécanismes déjà vus (découverte d’une carte, léger deck-building, pouvoirs asymétriques, scoring différent par joueur etc.). Le tour de jeu a l’air simple : on fait deux actions parmi cinq ou bien on passe pour rafraîchir son plateau individuel. Oui mais on gagne peu à peu des actions bonus et les tours s’allongent pendant que le joueur actif enchaîne les combos. <mode vieux con> Mais où sont les jeux épurés et sans facilités d’il y a vingt ans ? </mode vieux con>. Peu d’interaction : la carte est grande et vu que les coins contiennent des tuiles de scoring de fin de partie, on se gêne peu une fois que chacun a choisi sa cible (on arrive à en atteindre une ou deux). En fait le cœur du jeu est une course aux artefacts qui sont à la fois un multiplicateur de points pour le décompte final et le chronomètre du jeu, le gain du dernier artefact déclenchant la fin de partie. On se retrouve à faire un peu de tout car on gagne ces artefacts en progressant sur les différentes pistes de son plateau. Ce soir là, Marc est arrivé au bout de sa piste de machines grise et a fait un avant-dernier tour qui a surpris par l’accélération qu’il a donné au rythme du jeu ; les autres ont dû improviser leur fin de partie et c’est Olive qui a mis la main sur le dernier artefact. Une fois comptabilisée la dizaine de sources de points, c’est Dom qui finit premier avec 89 PV devant Marc 77, Mickaël 61 et Olive 51. Il reste à voir si toutes les factions se valent, certains pouvoirs avaient l’air moins utiles que d’autres (et il faut reconnaître que celui du gagnant « les livres sont une ressource-joker » est plutôt bien).

Table 5, dite « Gratte-ciel en chute libre » : Cette table accueille un nouvel adepte, David, qui nous vient tout droit d’Irlande, et, la personnalisation des offres ludiques étant une spécialité commerciale bien connue chez Parties Civiles, se voit donc proposer un fort à propos Irish Gauge. Ce jeu permet de développer des compagnies de train en Irlande, qui empruntent bien entendu la fameuse largeur des voies irlandaise (« gauge »), connue pour son ampleur (1600 mm) seulement observée dans des contrées exotiques telles le Brésil ou l’Australie. La phase d’enchères initiale permet de contenter chacun, des alliances d’actionnaires se créent, sauf pour Tristan, qui,  obsessivement frugal, refuse de faire monter les enchères, et, à l’issue d’une savante actualisation des bénéfices futurs, ne jettera son dévolu que sur la compagnie rouge. Cette stratégie mono-couloir scellera sa limite, et avec 77, il ne prendra que la troisième place. Il est devancé par François, 80, bien réparti sur les entreprises prospères et qui coiffe Thomas, 65, comme David, 68. Mais c’est l’inattendu Olivier L qui dame le pion à toute la compagnie avec 100, grâce en particulier à son droit de vote double chez les bleus. Personne ne l’avait vu venir…..sauf Thomas, qui distribuait les dividendes !

Les mêmes, pas rassasiés, enchaînent avec P.I., qui voit la chute fatale d’Olivier, auteur de la bévue d’un indice erroné dans la deuxième manche. Les règles prévoient ce cas, et sont appliquées dans toute leur rigueur : en cas d’erreur involontaire, le fautif est pénalisé par un score nul pour la manche, et la victime, Thomas en l’occurrence, se voit attribuer le score maximal de 7 ! Curieusement, les règles ne prévoient pas le cas de l’erreur volontaire, mais un tel cas de figure serait synonyme d’exclusion de Parties Civiles, conclut-on un peu hâtivement autour de la table, ce qui conduit Olivier à renoncer à plaider cette cause douteuse et à confirmer que oui, cette erreur était bien involontaire ! Quoi qu’il en soit, après avoir tutoyé le ciel, ce pataquès le fait échouer au score final de -7, chiffre symbolique autant que maudit ! En tête du score, par un phénomène très étrange, on retrouve deux tours jumelles, Thomas et Tristan, qui, non contents de partager une initiale symbolisant les Templiers, terminent en ex-æquo parfaits à 19, y compris sur toutes les règles de départage ! Cette troublante histoire de jumeaux et de nombres à coïncidences s’épaissit encore au vu du score de François : 11, et de David, racine carrée de 9.

Table 6, dite « Prémonitions » : A la faveur de la nuit, quelques parties de Mot malin s’enchaînent, entre Jérôme, François-René, Mickaël, rejoints par Thomas et François. De ce jeu où la masse verticale des colonnes se voit percutée par l’horizontale des lignes, on retiendra que la prémonition a bien fonctionné entre les conspirateurs, à l’image de l’impeccable Soucoupe pour (Plat, Vaisseau) !

Séance de MARDI 26/03/2024 à Servel

Le « combat des trente » qui eut lieu le 26 mars 1351 est un épisode de la guerre de succession de Bretagne qui débuta en 1341 suite à la mort sans descendance du duc Jean III. Deux familles s’affrontent, Jean de Montfort qui s’est allié au roi d’Angleterre et Charles de Blois soutenu par son cousin roi de France. Lors du siège de Ploërmel, les deux protagonistes décident d’une forme de tournoi à l’ancienne où 30 combattants s’affronteront. Jean de Beaumanoir mène les blésistes (qui comptent dans leurs rangs Huon de Saint-Hugeon, de Brélévenez) et Robert de Bemborough (de Josselin) les monfortistes.  Le massacre tourne au profit des blésistes et s’arrête avec la capture pour rançon de la moitié survivante des monfortistes. Ce combat aura peu d’influence sur la suite de la campagne : les blésistes échoueront à prendre Ploërmel et Jean IV de Montfort finira par gagner la couronne ducale en 1365. Cette épisode historique fait l’objet d’un obscur wargame de 2006.

Table 1, dite « A l’ancienne » : Il y a longtemps qu’Hermagor, un jeu de 2006 d’un auteur italien au look « allemand » et aux billets à l’ancienne, n’avait pas été vu. Autour de la table pour cette séquence vintage, Olive, Xel, François et Mickaël. Les règles ne sont pas compliquées mais cela fait bien chauffer le cerveau, à la fois pendant la phase de marché (très interactive, elle permet d’acquérir des tuiles de marchandises mais aussi des revenus, avec un tiraillement entre ces deux buts) et pendant la phase de parcours de la carte (avec un petit côté « problème du voyageur de commerce »). Résumé en quelques mots du gagnant :

François l’emporte tout en maîtrise avec 97 PV, se permettant même de passer au dernier coup. Mickaël avec 89 fait bonne figure, pénalisé d’avoir trop été  désigné premier joueur (en effet sur le placement de ces pions au marché il vaut mieux jouer tardivement pour faire basculer des majorités en sa faveur). Olivier 83 pâtit d’un duché non exploré et Xel 85 d’une route principale pas assez fréquentée et du marché noir défavorable.

Table 2, dite « Equilibre des forces » : Marie-Anne fait découvrir Azul, dans sa version les vitraux de Sintra, à Nastassia. C’est l’élève qui l’emporte sur la maîtresse. Elles poursuivent par Cascadia avec le résultat inverse, une victoire de Marie-Anne par 95 PV à 78.

Table 3, dite « Défaite cuisante » : Dom a du mal à recruter pour Impulse (« quand vous le sortez, tout peut arriver »), il finit par ramener Stéven, d’abord réticent face aux règles déroutantes (mais finalement pas si compliquées une fois revues la douzaine d’actions possibles) du toujours créatif Carl Chudyk (dont il avait récemment goûté à sa Gloire de Rome) mais finalement conquis. Toujours prêt à innover, l’auteur fait tenir quasiment en une centaine de cartes un jeu « 4X » (Explore-Expand-Exploit-Exterminate) spatial avec un micro tech tree. Les aspects les plus originaux sont :

  • l’Impulse, une suite de 4 cartes partagée entre les joueurs qui les utilisent dans l’ordre à leur tour y après avoir ajouté une carte et défaussé la plus ancienne. Ils construisent ainsi une sorte de tapis roulant où tout l’art consiste à pouvoir mieux tirer parti des cartes
  • la possibilité de renforcer l’effet de chaque carte en fonction des gemmes que l’on possède de la même couleur ; ce sont des cartes glissées sous son plateau qui le renforcent chacune d’une valeur variant de 0,5 à 1,5. Ainsi une carte permettant de piocher 1 fois, renforcée par deux gemmes, permet en fait de piocher 2 fois. La couleur de ses gemmes va donc orienter la couleur des cartes que chacun va activer et ajouter à l’Impulse
  • le Plan, une suite de cartes privées qu’on accumule et qu’on peut déclencher en fin de tour, avec potentiellement un effet « boost » renversant

Le jeu est une course aux 20 points, le premier arrivé met fin immédiatement à la partie. La limite de 10 cartes en main n’a jamais été atteinte, peu de cartes premettant de piocher ayant été tirées. En début de partie, Stéven investit dans les gemmes jaunes et Dom dans les bleues. Cette petite asymétrie initial, telle un battement d’aile de papillon intergalactique, va se révéler importante : plus mobile, Stéven parvient tôt dans la partie à détruire l’unique croiseur ennemi (il y a deux types de vaisseaux : les croiseurs, unités de combat, patrouillent à la frontière des cartes, initialement cachées, qui constituent la carte tandis que les cargos, non armés, permettent d’activer la carte sur laquelle ils s’arrêtent). Mal inspiré dans son choix de techs, Dom se retrouve incapable d’assurer la défense de ses nombreux cargos que Stéven dégomme comme au casse-pipes, scorant 1 PV à chaque fois. Dom recolle au score à mi-partie avec une vente de carte pour 3 PV et quelques sabotages des cargos  adverses. Il explore le sud de la carte mais sans en tirer d’avantage net.

L’arrivée dans l’Impulse d’une carte permettant la construction de vaisseaux voit les flottes de croiseurs se multiplier, l’occasion de lancer quelques combats. Les deux joueurs ayant atteint les 15 points on sent le dénouement proche. A son tour Stéven  attaque une flotte de croiseurs : Dom met toute sa main de cartes dans la bataille, se disant que sinon c’en est fini de ses chances. Mais Stéven, plus discipliné, a gardé une bonne carte en main et lance un second combat qu’il remporte, les scores atteignent Dom 18 – Stéven 17. La dernière carte de l’Impulse lui permet de vendre deux cartes de force 1 tirées de la pioche. La chance lui sourit (en fait il y avait 75% de probabilité qu’il marque le point qui lui manquait) et il score deux points supplé-mentaires. Ses deux croiseurs patrouillant la carte centrale lui assurent en fin de tour encore deux points et il gagne la partie par 21 PV à 18.

Table 4, dite « Lutte de succession » : Face à face à Obsession entre Marc (qui maîtrise) et Marco (qui découvre). Un jeu où on s’intéresse aussi aux successions familiales, mais plus sous l’angle du marché matrimonial que celui des joutes armées. Configuration classique : jeu sans extension et couleur de cour (au sens de « faire la cour », pas « cour de récré ») révélée au début de chaque trimestre. Marc l’emporte par 109 PV à 88 mais n’est pas satisfait de son score.

Table 5, dite « Animaux à sang chaud » : Fusion des tables 2 et 3 qui repartent pour un Cascadia qui en quelques années a pris sa place parmi les jeux familiaux les plus appréciés. Dom est le meilleur sur le sous-total des animaux et Marie-Anne sur celui des terrains. Nastassia paie son manque de bancs de saumons et finit en queue (de poisson) avec 77 PV. En tête c’est groupé avec Dom 96, M-A 93 et Stéven 90. L’auteur de ces lignes persiste à trouver le jeu froid, sans grande variété et représentatif de cette tendance où l’on évite la frustration chez les joueurs (par exemple : l’absence de contraintes sur la continuité des terrains, la possibilité de renouveler tous les jetons Animaux ou encore celle de déroger à l’appariement tuile/jeton). Par contre la simplicité de ses règles est elle aussi typique de la qualité du travail de développement des éditeurs pour faire surnager leurs produits dans un marché pléthorique.

Séance de VENDREDI 22/03/2024 à Servel

Le 22 Mars 1968, trois jours après l’occupation d’un bâtiment administratif à la faculté de Nanterre pour obtenir la libération de militants opposés à la guerre du Viêt Nam, des étudiants créent le mouvement du même nom. Il sera considéré comme faisant partie des éléments déclencheurs des événements de mai 1968. Mouvement spontanéiste, le 22 mars revendique des méthodes d’action directe (occupations de bâtiments administratifs, notamment) et de démocratie directe, en assemblées générales ouvertes à tous, déjà pratiquées dans d’autres villes au début 1968 (Nantes et Caen). Tout en refusant l’institutionnalisation en « organisation », il veut participer à ce processus d’auto-organisation des étudiants « ici et maintenant ». Daniel Cohn-Bendit en est la personnalité la plus médiatisée.

Inspirés notamment par le mouvement Provo aux Pays-Bas, les modes d’action souvent provocateurs (happening, prises de parole sauvages, interruptions de cours, refus de toute autorité) et, surtout, la critique virulente du contenu de l’enseignement universitaire attirent l’attention.  Il sera interdit par le gouvernement, dans le cadre du décret du 12 juin 1968 portant dissolution d’organismes et de groupements, en même temps que onze autres mouvements d’extrême gauche.

56 ans plus tard, déjà, un petit groupe se formait à Lannion dans la clandestinité d’une salle de quartier.

Table 1, dite « Soyons réalistes, demandons l’impossible » : Fred attire Tristan et François avec le très thématique Darwin’s journey. Après une explication  de règle longue comme l’évolution, Tristan est désigné premier joueur. Comme Fred, qui le suit, ils découvrent derechef deux premières espèces. François le pressent alors: il a déjà perdu la partie. Prémonition qui sera largement validée, mais on ne se risquera pas à mettre sur le compte du tirage la victoire éclatante de Tristan, qui survole la concurrence avec 277, fruit d’un plateau très bien garni et d’une fréquentation assidue du musée, mais aussi de la construction de multiples loupes qui lui permirent de faire moult actions providentielles. Avec 190, Fred fit bonne figure, sauvé par un objectif tôt acquis qui lui permet de payer moins pour rejoindre des pistes déjà occupées. Le score de François, 119, est en phase avec sa perception d’une partie où il passa le plus clair de son temps à l’obscurcir, plombé par le manque d’argent et son absence de loupes. De toutes façons, soyons réalistes : à l’impossible, battre Tristan, nul n’était tenu !

Table 2, dite « Sous les pavés, la plage » : On se retrouve entre amis à Barcelone, non pour une suite de l’auberge espagnole comme l’inviterait l’actualité européenne, mais pour un Formule Dé, où François-René grille sur fil ses adversaires (Camille, Jérôme et Thomas). Le vainqueur a mérité un petit tour à la plage après avoir tenu le haut du pavé !

Table 3, dite « Il est interdit d’interdire » : à la table de Marvel Champions, victoire collective de Élie, Nico77, Olivier B et Franck, « en souffrant et en trichant », selon les dires d’un participant rétif aux interdits, et qui préfère rester anonyme.

ReviveTable 4, dite « Faites l’amour, pas la guerre » : Première sur nos tables pour Revive où il s’agit, 5000 ans après la chute de l’humanité, de recréer une civilisation dans un monde de glace. Nos aventuriers ont su s’entraider, préférant l’amour à la guerre, et laisser au beau sexe le soin de repeupler l’humanité. Avec 105, Marie-Anne donne une leçon de survie à Gilles (97), Mickaël (51) et Olive (47), survolant la partie malgré Gilles, qui, selon nos sources généralement bien informées, remporta un nombre de points dantesque en fin de partie.

Table 5, dite « Tout, (mais pas) tout de suite » : Xel, Fabrice, Steven et Olivier poursuivent leur campagne de ISS Vanguard, jusqu’au bout de la nuit.

Table 6, dite « Sans entraves » : A la faveur de la nuit, quelques parties de Mot malin s’enchaînent, laissant l’imagination de certains sans entraves, à l’image de ceux qui associèrent l’indice Uranus annoncé par François-René à (Planète, Marron) – une invention que n’auraient pas dédaignée les situationistes, mais qui se révèlera fausse ! Comme chacun sait, Uranus est dotée d’une couleur bleu-vert provenant de la présence de méthane. L’indice Terre, lancé plus tard par François pour la même combinaison, était le bon.