Séance de MARDI 26/07/2022 à Servel

ESPERANTO UNIVERSE LATE ASTRONOM By rmay | Education & Tech Cartoon | TOONPOOLLe 26 juillet 1887 Louis-Lazare Zamenhof publie, sous le pseudonyme Dr Esperanto Langue internationale, et établit les bases de la langue qui sera popularisée sous le nom d’espéranto. Ce livre est fréquemment surnommé Unua libro (premier livre) car c’est le premier livre à avoir marqué la naissance de l’espéranto. On y trouve les seize règles de grammaire, 900 racines de vocabulaire, et quelques textes en espéranto dont le Notre Père, des versets de la Bible, une lettre, de la poésie. Son introduction présente les motivations de l’auteur, qui travaillait sur ce projet depuis l’adolescence:

  1. Que la langue soit extrêmement facile, de manière qu’on puisse l’apprendre, comme qui dirait, en passant.
  2. Que chacun qui apprendra cette langue, puisse aussitôt en profiter pour se faire comprendre des personnes de différentes nations.
  3. Trouver les moyens de surmonter l’indifférence des hommes avec une langue vivante, et pas uniquement à l’aide du dictionnaire.

L’espéranto n’est généalogiquement issu d’aucune famille de langues vivantes mais une part de sa grammaire et l’essentiel de son vocabulaire portent à le rattacher aux langues indo-européennes (souvent aux langues romanes). Toutefois, la typologie morphologique de l’espéranto l’écarte significativement des langues indo-européennes, largement à dominante flexionnelle. En effet, il consiste en monèmes invariables qui se combinent sans restriction, ce qui l’apparente aux langues isolantes (Asie, sud de l’Afrique). En espéranto, comme en chinois, on dérive « mon » (mia), de « je » (mi) et « premier » (unua) de « un » (unu). Sa tendance à accumuler les morphèmes porteurs d’un trait grammatical distinct le rapproche aussi des langues agglutinantes (tel le finnois, le basque).

Selon les estimations du linguiste et espérantiste findandais Jouko Lindstedt, le nombre d’espérantophones capable de réellement parler la langue serait de 100 000 (avec une marge d’erreur d’un demi-ordre de grandeur, soit entre 30 000 et 300 000), 1 million pouvant le comprendre. Ce qui reste assez modeste par rapport au globish, qui, lui, n’a eu les honneurs d’aucun manuel.

Table 1, dite « Lost in translation » : 135 ans après, à Lannion, il fut difficile de trouver une langue commune dans une assemblée limitée à 7 joueurs (Malo, Thomas, François-René, Xel, Mickaël, François, Axel). On commença par The thing, où une explication de règles fantaisiste fut l’occasion d’un quiproquo initial, François se croyant chose à la vision d’un jeton chien. Axel étant la vraie chose, on en fut vite réduit à rebattre les cartes. De nouveau, François se trouva tout chose, cette fois-ci à bon droit, et promptement démasqué par un test agressivement mené par les humains, au fallacieux prétexte qu’il s’était installé sur la case Leader (de manière totalement involontaire, rien de tout cela n’ayant été exposé). Ayant eu le temps cependant de faire deux rencontres, le doute se propagea dans l’assistance, d’autant que les deux cas contacts se recroisèrent ensuite plusieurs fois, augmentant leur probabilité d’avoir été chosifiés. A l’heure de monter dans l’hélicoptère, les humains décidèrent donc de se passer de leur compagnie. Mal leur en prit, car si François-René était bien contaminé, Mickaël était resté l’humaniste que tous connaissent. Entraînant la défaite des humains, ce choix funeste consacra la victoire des deux François.

On poursuivit par un tour de Detective Club, jeu populaire en fin de soirée sur nos tables ces temps-ci. Là encore, les quiproquo furent nombreux dans cette bataille entre les frugaux et les cigales, les premiers ayant à cœur de proposer un indice difficile à associer, voire abscons, et les seconds, au contraire, un indice tellement large (végétal par exemple) que pratiquement chaque carte peut l’illustrer. Cette fois, François, que d’aucuns classeront parmi les abscons, resta au parfum tout du long, ne recevant aucun carnet vierge, mais il peina à déchiffrer les intentions. Dans le camp adverse, Thomas multiplia les ouvertures, et Malo fut accusé bien plus souvent qu’à son tour, faute de tromper son monde à l’oral. A égalité, Xel et Mickaël furent les plus perspicaces.

Séance de MARDI 12/07/2022 à Servel

Table unique sous la chaleur, déplacement en groupe (7 larrons : F-R, Nicolas2, Xel, Mickaël, Thomas, VHN et Axel) vers l’Antarctique pour se rafraîchir et semi-coopérer à The Thing. D’emblée une tempête de neige, première d’une série, nous met sur la défensive. On part au plus pressé, réparer et alimenter chaudière et groupe électrogène. La recherche d’armes, de carburant et de tests antigéniques attendra. Les soupçons naissent mais sans qu’il soit évident que l’un ou l’autre des joueurs est passé du côté de la Chose. Quand Nicolas, provisoirement leader du groupe, décide de saboter la chaudière puis de renoncer à utiliser les actions utiles restantes (Réparer et Utiliser) on y voit plus clair. Le plan initial d’appeler l’hélicoptère de secours n’est pas mauvais, le pouvoir de F-R aide à le réaliser. Mais, satané mauvais temps, l’hélico tarde à arriver jusqu’à la base où tout se dégrade (chaufferie HS, plus de bouffe, le seul test PCR qu’on a récupéré se révèle contrefait etc.).

On essaie de se souvenir qui a croisé N2 et quand ; des soupçons planent sur Mickaël et maintenant que la Chose est révélée, il faut bien réfléchir à la pièce où on se rend vu que personne n’a récupéré d’arme. Nicolas surprend tout le monde (et en particulier le principal intéressé) en envoyant une force de 2 au groupe électrogène, lieu improbable qu’avait choisi F-R pour se réfugier. Il est aussitôt englouti et assimilé par la Chose. Au dernier tour, Thomas est le moins suspect et monte bien dans l’hélico. Il s’agit maintenant de bien choisir qui l’accompagnera : les Humains ne gagnent que s’ils embarquent tous et toutes, sans prendre avec eux de personnage contaminé. Dom est jugé clean puis vient le tour d’Axel. Il s’était fait oublier et par comparaison avec Mickaël inspire confiance. Mal nous en prit, il avait été mordu au 3e tour (puis avait contaminé Mickaël) et entraîne la perte des Humains. De toutes façons, Thomas ne voulait pas de Xel à bord, or cette dernière, malgré des choix difficiles à justifier, était restée Humaine. Cruel destin.

Séance de VENDREDI 24/06/2022 à SERVEL

Le 26 juin 1947, Kenneth Arnold, pilote américain, raconte sur les ondes l’observation qu’il a faite quarante-huit heures plus tôt alors qu’il volait dans son avion privé dans l’État de Washington. Il rapporte avoir vu le 24 juin, sans pouvoir les identifier, neuf objets en forme de galets plats, très brillants et très rapides, volant en direction du mont Adams. Il estime leur longueur entre douze et quinze mètres et leur vitesse à au moins 1 800 km/h. Ils volaient, déclare Arnold, « comme des oies, formant une chaîne en diagonale comme s’ils étaient attachés l’un à l’autre, en un mouvement sautillant, analogue à celui d’une soucoupe ricochant sur l’eau ». Bien qu’Arnold ait parlé de soucoupe pour décrire les déplacements de ces objets non identifiés et non leur forme, la presse relatera qu’ils ressemblaient à des « soucoupes volantes » (flying saucers), terme qui restera définitivement associé aux ovnis. Une autre comparaison à une « assiette à tarte » (pie-plate) coupée en son milieu avec un triangle convexe à l’arrière lui vaudra également d’être la risée des médias et du public.

Cette première apparition d’ovni eut un retentissement considérable et vit se déplacer sur les lieux non seulement une foule de curieux mais aussi des journalistes, des agents du FBI et du renseignement militaire. Selon le sociologue Pierre Lagrange, c’est dans ces circonstances que les soucoupes volantes furent inventées. L’affaire Arnold enclencha une controverse scientifique considérable à telle enseigne que l’on va soupçonner l’existence de prototypes secrets, américains ou russes, ou que des extraterrestres visitent la Terre. Après la publication du témoignage d’Arnold, de nombreux autres témoins se font connaître et le débat dépasse rapidement les frontières des États-Unis. Un pilote rapporte avoir observé un engin étrange quelques jours avant Arnold. Il dit ne pas en avoir parlé car il pensait qu’il s’agissait d’un appareil de la Navy. Le 4 juillet, un équipage de United Airlines rapporte avoir observé neuf objets en forme de disque qui ont escorté leur avion au-dessus de l’Idaho dans la soirée du 4 juillet. Ce témoignage paraît pour les médias plus crédible que celui d’Arnold. Les jours suivants, la plupart des journaux racontent en première page des histoires de soucoupes volantes.

Des dizaines d’autres observations sont rapportées. Le 4 juillet, la base de Roswell, dans le Nouveau-Mexique, annonce la récupération d’un « disque volant » mais quelques heures plus tard, un nouveau communiqué de l’armée explique qu’il s’agit en fait des débris d’un ballon. Cette histoire, comme des dizaines d’autres au cours de cet été 1947, déclenche un intérêt bref avant d’être oubliée et chassée par les histoires suivantes. Aujourd’hui, l’affaire de Roswell est connue d’une grande partie du public, non pas en raison de la brève actualité qu’il a suscitée en 1947 mais à cause d’un livre publié en 1980 par l’écrivain Charles Berlitz et l’ufologue William Moore, The Roswell Incident. Un ami de Moore avait fait la connaissance d’un des militaires qui avaient récupéré les débris et qui refusait depuis trente ans l’explication par un ballon-sonde donnée par l’armée en 1947. The Roswell Incident exhume cette histoire oubliée de tous et peu à peu, et surtout après que le Congrès des États-Unis a demandé des explications à l’US Air Force en 1994, Roswell devient l’histoire d’ovni la plus populaire. Des séries télévisées comme X-Files s’en emparent, un téléfilm sera même consacrée à cette seule affaire.

En 1978, le major Marcel, qui a pris part à la récupération des débris à Roswell en 1947, déclare à la télévision que ceux-ci étaient sûrement d’origine extraterrestre et que les débris que le général Ramey (responsable de la base) a montrés aux journalistes ne sont pas ceux que Marcel lui a apportés de Roswell, qui étaient selon lui en métal non identifié et comportaient pour certains des caractères d’une écriture inconnue. Il fait part de sa conviction selon laquelle les militaires avaient en réalité caché la découverte d’un véhicule spatial à l’ufologue. En février 1980, le National Enquirer conduit sa propre interview du major Marcel, ce qui déclenche la re-médiatisation de l’incident de Roswell. D’autres témoins et rapports sortent de l’ombre au fil du temps, ajoutant de nouveaux détails à l’histoire. Par exemple, une grande opération militaire se serait déroulée à l’époque, visant à retrouver des morceaux d’épave, ou des extraterrestres, sur pas moins de 11 sites, ou encore des témoignages d’intimidation sur des témoins.

The Roswell Incident and the Kardashians Have Something in Common

 

En 1989, un entrepreneur de pompes funèbres à la retraite affirme que des autopsies d’extraterrestres ont été effectuées dans la base de Roswell. En 1991, le chef d’état-major du général Ramey en 1947 confirme que ce dernier avait substitué aux débris transmis par la base de Roswell ceux d’un ballon météo, montrés aux journalistes. En réponse à ces nouveaux éléments, le Congrès des États-Unis demande à l’US Air Force de conduire une enquête interne. Son résultat est résumé en deux rapports. Le premier, en 1995, conclut que les débris retrouvés en 1947 provenaient bien d’un programme gouvernemental secret, appelé projet Mogul. Le second, en 1997, conclut que les témoignages concernant la récupération de cadavres extraterrestres provenaient vraisemblablement de rapports détournés d’accidents militaires, ou de la récupération de mannequins anthropomorphiques lors de programmes militaires des années 1950. Il indique néanmoins que le débat sur ce qui est réellement tombé à Roswell continue, précisant que tous les documents administratifs de la base pour la période mars 1945-décembre 1949 ont été détruits ainsi que tous les messages radio envoyés par la base d’octobre 1946 à février 1949. Le bordereau de destruction ne mentionne pas quand, par qui, et sur l’ordre de qui. Ces rapports ont été rejetés par les partisans de la théorie extraterrestre, criant à la désinformation, bien qu’un nombre significatif d’ufologues s’accordent alors sur la faible probabilité qu’un véhicule spatial extraterrestre soit véritablement impliqué.

75 ans après, des créatures étranges peuplaient une soirée de Parties Civiles qui s’étirait le long de mornes plaines.

Table 1, dite « Mornes plaines » : Dom transforme ses compagnons du soir (Xel, François, Thomas) en garçons vachers et fille vachère à un Great western trail, jeu dont il vient de faire l’acquisition (neuf !), pour une course à travers les USA à destination de Kansas City où il s’agit de vendre ses vaches après moult péripéties. Un jeu à la profondeur étonnante, avec de multiples possibilités, et qui s’étira jusque tard dans la nuit. La feuille de score ci-contre publiée montre l’emprise que Dom y exerça, et surtout son flair, en accumulant le bétail et en choisissant les meilleurs spots de vente.

Table 2, dite « Étranges créatures » : de notre côté, relate Neox, on a joué à The Thing (« La chose » a réussi a infecter 4 joueurs sur 6, et n’a laissé que peu de chance aux derniers humains Axel et Xof), Puis Sushi Go Party (j’ai gagné d’1 pt !) et Dungeon Raiders pour finir (Xof a gagné).

Table 3, dite « Trois mousquetaires » : à Everrain, phénomène rare, les trois Olivier sont présents à la même table. A ce jeu coopératif, à la tête d’un navire et de son équipage pour explorer le monde ils ont mission de les préserver du retour des anciens Dieux, êtres surpuissants décidés à le faire sombrer à tout jamais. ils l’emportent, de justesse.