Le 10 mars 1899 est publié un décret dédié à la règlementation administrative de la circulation des véhicules terrestres à moteur, les automobiles. Il était temps d’encadrer un nouveau moyen de transport qui se développait dans l’espace public et dont la technologie et les performances progressaient rapidement. Ainsi sont instaurés des normes techniques (double système de freinage, solidité des réservoirs, vérification par le service des Mines des éléments essentiels de sécurité, etc.), la formation des conducteurs (création d’un certificat de capacité à la conduite dont le retrait est prononcé après deux contraventions dans l’année), l’identification des véhicules par une plaque et un code de la route régulant la cohabitation entre piétons, cyclistes (eh oui, déjà !), animaux et automobiles (dont la vitesse se voit limitée à 30 km/h en campagne et 20 km/h en agglomération). Au cours du XXe siècle l’automobile s’est généralisée dans les pays riches au point de structurer profondément l’urbanisme et l’occupation du territoire, au prix d’une profonde dépendance aux importations pétrolières (et d’un litre de gazole à 2,20€ le jour même selon des sources bien informées -et navrées-) et d’un lourd tribut en vies humaines (plus de 18000 morts sur la route en 1972). Outil difficilement remplaçable d’une mobilité aisée et libérée, il lui reste à se réinventer dans un XXIe siècle aux contraintes toutes différentes. En voiture pour notre compte-rendu ludique !
Table 1, dite « Faux départ » : Moins connu que Viticulture mais sur le même thème, voici de retour Age of Champagne avec comme maîtres de cave Xel, Olive, Benjamin et François qui vient faire connaissance. Un jeu de placement d’ouvrier qui décrit fidèlement tout le cycle de production et de vente des cuvées du roi des vins. Avaient-ils forcé sur l’apéro ? on ne sait mais il s’avère qu’une erreur majeure de règles déclara la partie nulle. Pas lassés, Xel et Olive en redémarrent une à 23h passées. Cette fois-ci cela devrait être bon.
Table 2, dite « A toute berzingue » : Faline, Delphine, Corentin et VHN jouent à Wondrous Creatures, seul le dernier découvre. Un jeu où on construit un tableau de cartes en cherchant à la fois à les faire comboter et à se positionner en vue d’une demi-douzaine d’objectifs, un peu comme à Grand Austria Hotel. Classiquement, les effets des cartes sont soit à la pose, soit permanents, soit de scoring final mais il y a aussi deux types plus originaux : « Recharge » qui s’active quand on récupère ses 3 ouvriers du plateau où on obtient des ressources et des œufs, « Energie » qu’on active en défaussant un des quelques jetons qui sont arrivés au moment de la pose (un peu comme les cartes à effet différé de Troyes). Ce sont ces cartes que Corentin multiplie et active de façon croisée, donnant lieu à des tours acrobatiques qu’il prolonge à l’envi. Il est le premier à atteindre l’objectif de 14 cartes, Delphine celui de 8 œufs pendant que Dom vise les objectifs liés aux familles d’animaux. En fin de partie on voit arriver des cartes qui rapportent immédiatement des points et le rythme s’accélère (c’est l’épuisement des jetons Trophée, qu’on gagne en général en remplissant un objectif, qui déclenche la fin de partie). C’est Dom qui l’emporte avec 132 PV et une feuille de score équilibrée, devant Faline 115, Corentin 114 et Delphine 100.
Delphine partie, les trois restants finissent avec deux parties de The Gang, toutes deux gagnées (et la seconde avec une carte de handicap permanent). Certes c’est plus facile avec moins de joueurs mais on a vu pas mal de configurations inhabituelles (3 doubles paires ou 2 brelans de « 3 ») qui dans l’ensemble ont été intuitées avec succès.
Pour Benoît Peeters, l’invention du capitaine est surtout une fabuleuse trouvaille sur le plan narratif, car
A la veille des quinze ans de Parties Civiles, quelques adhérents avaient devancé l’appel et commencé à sabrer le champagne !