Séance de VENDREDI 31/10/2025 à Servel

Entre le 4 octobre 1927 et le 31 octobre 1941, Gutzon Borglum et 400 ouvriers sculptent les quatre visages hauts de 18 mètres du mont Rushmore, commémorant les 150 premières années de l’histoire des États-Unis. Les présidents sont choisis par Borglum pour leurs rôles dans la sauvegarde et l’expansion du territoire national. George Washington représente la naissance de la nation, Thomas Jefferson l’expansion de la nation à la suite de l’achat de la Louisiane à la France en 1803, Abraham Lincoln la préservation de la nation pour son rôle dans la Guerre de Sécession et Theodore Roosevelt le développement de la nation, notamment la construction du canal de Panama. Le coût total de l’œuvre s’élèva à 989 992,32 dollars. Aucun ouvrier n’a trouvé la mort lors de la réalisation de l’œuvre, ce qui est remarquable pour l’époque.

Le mont Rushmore est un sujet de controverse pour les Lakotas, qui ont perdu leurs terres à la suite de la guerre les opposant à l’État fédéral entre 1876 et 1877 et considèrent ces collines comme sacrées même si les historiens pensent qu’ils avaient conquis la région par la force en chassant les tribus Cheyennes en 1776. Le monument a pour certains un caractère raciste en représentant les quatre présidents en fonction lors de l’acquisition des terres ancestrales appartenant aux autochtones. Il pourrait donc être interprété comme indication de la supériorité des Blancs sur la nation autochtone. Gutzon Borglum lui-même est sujet à controverse, car il fut membre du Ku Klux Klan. En réponse à ce monument, un autre mémorial est en construction un peu plus loin, représentant le célèbre chef autochtone Crazy Horse regardant en direction de l’Est par-dessus la crinière de son mustang vers la terre où ses guerriers sont morts. La réalisation de cette œuvre, qui devrait dépasser en taille le mont Rushmore, a débuté en 1948. Mais le sculpteur meurt en 1982 à 77 ans sans voir son œuvre achevée. Ses descendants continuent le travail, qui pourrait durer encore cinquante ans.

Il a été affirmé que la sculpture était définitive et que la roche ne permettait plus l’ajout d’un nouveau visage au mont Rushmore, même si le progrès technique rendrait la chose concevable. Plusieurs présidents ont été proposés comme cinquième visage du mont Rushmore. Le nom le plus demandé est celui de Franklin Roosevelt, souvent considéré comme l’un des meilleurs présidents des États-Unis. Il a aussi été envisagé d’ajouter l’effigie de John Fitzgerald Kennedy, puis celle de Ronald Reagan avant que le locataire actuel de la Miason blanche ne s’interroge à voix haute sur l’opportunité sa propre présence.

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84 ans après, il n’a pas été nécessaire de mobiliser les carrières de granit du Trégor pour réunir les membres de Parties Civiles.

Table 1, dite « Mimétique » : Quatre explorateurs partent cultiver le thé à Ceylan. Un jeu totalement thématique qui permet de planter, récolter, commercer la célèbre herbe, et de sceller des alliances lucratives avec les chefs locaux. Très bien construit autour de peu d’actions, le jeu offre en plus la rare faculté à tous de jouer en même temps, car à son tour, le joueur actif expose une des cartes de sa main comportant son action d’un côté, et de l’autre celle que ses adversaires peuvent jouer à la suite, ce qui neutralise les temps morts. Marie-Anne et Jérome C colonisent la région du centre tandis que Thomas et François parcourent la carte, pourchassant le bonus accordé au joueur qui établit sa présence dans les qutre régions (c’est Thomas qui réussit le premier). Autre originalité, le jeu comporte un décompte final identique sur tous les postes avec les mêmes PV (10 au premier, 6 au deuxième, 3 au troisième, 1 au quatrième). La fin de partie arrive vite : alors que François s’apprêtait à conclure une alliance dans une région qu’il contrôle, ce qui lui offrait une victoire certaine, Thomas lui coupe une fois de plus l’herbe sous le pied en la déclenchant ! La feuille de score est un mimétisme surprenant du Mont Rushmore: Marie-Anne s’impose avec 43 devant Thomas, 43 également mais battu au départage. Juste un peu plus bas, on trouve JérômeC, 42, et François, 41.

Ils essaient ensuite Forêt mixte Dartmoor, une déclinaison de l’original très semblable par ses mécanismes mais très différente par ses options de scoring, ce qui en désarçonne plus d’un, à commencer par François, lancé dans une vaine chasse aux libellules (79). Thomas a assuré (101), tandis que, sur le haut du pavé, JérômeC (112) et Marie-Anne (120) faisaient merveille par leurs combinaisons. Celle-ci jouant avant, celui-là fut privé de plusieurs opportunités qui scellèrent le sort de la partie.

Ils enchaînent enfin avec le récréatif Mojo, petit jeu de cartes où le hasard des tirages tient le premier rôle, et qui voit les perdants de la soirée, Thomas et François, s’assurer une victoire chacun.

Table 2, dite « Leçon d’histoire » : Delphine, Xel et Marc se mesurent à Benjamin pour Civilization. Ce dernier a l’air tout gentil, mais il a éclaté ses adversaires, seulon un témoignage resté anonyme.

Table 3, dite « A jamais les premiers » : Encore un spin-off à cette table, avec Ark Nova Sanctuary, sitôt reçu et derechef dépunché en direct ! Pour cette première historique, Stéven, 133, mate Mickaël, 104, et Jeff, 100. L’effet du hasard ? Une deuxième partie incline à penser le contraire, qui voit le même ordre d’arrivée sur des scores respectifs de 133, 128 et 88.

Table 4, dite « Double mixte » : ici, on joue à l’original de Forêt mixte. Au contraire du mont Rushmore, ce quatuor était mixte, Olivier B, Faline, Clément et Caroline étant au casting, mais l’ordre dans le monument nous est inconnu.

Table 5, dite « Colonisation » : F.-R., Caroline et Sébastien prennent une leçon à Dune insurrection. Leur maître ? Le redoutable Corentin.

Table 6, dite « Bâtisseurs » : Fred, Elie, OlivierL et Dom se lancent dans Kutna Hora, un jeu de développement économique caractérisé par un marché des ressources (chacun n’en produit que 3 sur 6) fluctuant à la hausse comme à la baisse. Le père et le fils donnent une leçon de maîtrise. Elie profite de la naïveté de Dom -en construisant une scierie il fait baisser le prix du bois- pour construire rapidement 3 bâtiments. Il s’assure ainsi un revenu conséquent qui alimente son moteur (des sous pour construire des bâtiments ou des mines qui augmentent le revenu). Il utilise aussi avec habileté l’action « Cathédrale » dont il obtient en particulier un double revenu énorme au bon moment (112 sous !). Fred de son côté tire parti du fait qu’il est longtemps le seul avec une mine dans les 4 niveaux pour accumuler 2 PV par manche. Il produit aussi des ressources (argent, bière et certificats) bien valorisées. Olivier, quant à lui, ne se remet pas d’un choix malheureux de premier bâtiment. Au terme des 5 manches le décompte final voit Elie conserver son avance avec 57 PV devant Fred 52, Dom 40 et Olivier 14.

Table 7, dite « Un train de sénateur » : après les premières parties, un grand groupe se réunit pour un Codenames. Parmi les Bleus (F-R, Sébastien, Caroline, Faline) et les Rouges (CarolineTh, Elie, Clément, Dom), il y a des habitués et des novices. Aux deux parties les Rouges qui jouent en second se trouvent face à un dilemme : avec 5 mots révélés ils doivent tenter de trouver d’un coup les 3 derniers, sinon l’adversaire risque de gagner en proposant des indices en 2. A la première partie, Dom a du mal à suivre le rythme du maître-espion F-R qui fait trouver ses mots trois par trois. Un inattendu prend la forme d’une main trop active qui touche « Base« , un mot rouge. Dom-le-veinard n’a plus qu’à conclure avec « Pyramide 2 » pour Château et Afrique. A la seconde partie (Fred vs. Clément), chaque équipe trouve un mot de l’autre et elles se retrouvent  à 5-5. Les maître-espions passent en mode « sauve qui peut », ne parvenant à faire trouver qu’un mot par tour et c’est Clément qui redonne la victoire aux Rouges avec l’audacieux « Gérard Larcher 2 » pour Cochon et Egalité.

Table 8, dite « En nage indienne » : Mickaël et Dom finissent la soirée autour de Agent Avenue : un jeu avec une dimension psychologique où on joue une carte visible et une carte retournée, l’adversaire en choisit une puis le joueur actif met en jeu l’autre. Si la carte visible a l’air trop alléchante, on se demande toujours s’il faut prendre ou pas l’autre. A ce petit jeu Mickaël est le plus psychologue des deux et l’emporte dans deux des trois parties.

Séance de MARDI 07/01/2025

10 ans après l’attentat du 7 janvier 2015, la liberté d’expression est plus que jamais à défendre. Nous en abuserons cette semaine pour ce compte-rendu façon Charlie, en hommage à ses unes célèbres.

Table 1, dite « Tout ça pour ça » : Alors que Jack finissait une patiente explication de Living forest, l’arrivée de Faline à cette table de 5 change la donne, et les désormais 6 joueurs se retrouvent contraints à se replier sur Faraway, que Younaël s’adjuge avec le score respectable de 103.

Table 2, dite « Increvable ! » : Jusqu’au bout de la nuit, cette table de Civilization tient en haleine JérômeC, Benjamin et le duo Marco – Corentin. Peut-être y sont-ils encore à cette heure ?

Table 3, dite « Tout est pardonné » :  à cette table planifiée de Robinson Crusoë on attendit longtemps Julien et Marie, et quand ils vinrent enfin, on attendit qu’ils dînent. Mais on leur pardonne, car ils avaient une bonne excuse pour leur retard. Marc se lance alors dans une explication de règles touffue, mais qu’on lui pardonne aisément, prof c’est encore un métier. A ce jeu coopératif où il s’agit, selon le scénario du soir, de s’évader d’une île déserte en signalant sa présence avec un grand feu, l’ennui domine, et l’on prend son mal en patience en s’attardant sur les magnifiques boîtes et l’impressionnante tour de dés, fabriquées maison sur imprimante 3D dans un grand renfort de plastique, qu’on pardonne sans regimber eu égard à la qualité de la réalisation. François, voyant la soirée s’étirer, rend les armes alors qu’il reste encore la moitié des tours à faire. Mais il travaille le lendemain le pauvre, on lui pardonne. Il entraîne finalement ses coéquipiers dans une débandade généralisée, ce qu’on leur pardonnera sans chichis, ce n’est de toutes façons pas un jeu pour un mardi.

Table 4, dite « Bal tragique à Columbia: 1 mort » : Un nouveau jeu apparaît sur la table regroupant Olive, Xel, Adélie et Dom : Airships City au thème transparent et improbable. Un jeu assez classique et joliment produit où on accumule 4 ressources pour se développer de différentes façon et gagner soit des réductions sur les actions futures, soit des sous, soit des PV. Un peu comme à Istanbul les actions sont des tuiles placées sur une grille de 4×4 et on ne peut déplacer ses ouvriers que vers une tuile voisine (avec une petite subtilité, on peut « rebondir » sur un autre ouvrier pour étendre son rayon d’action). La principale nouveauté est que, comme à Room 25, on peut faire coulisser une ligne ou une colonne et modifier ainsi les adjacences entre tuiles. Autant dire qu’il est hasardeux de planifier des coups sur plusieurs tours… Au fil des 20 tours on voit Dom se détacher peu à peu au score, poursuivi par Xel. Mais c’est Olive qui réalise un coup de maître au dernier tour. On avait tous un peu oublié les Constructions qui permettent de gagner uniquement des PV, mais il y a aussi 4 PV de bonus pour la joueuse qui en a réalisé le plus. D’un coup d’œil aux ressources d’Olive en fin de partie on voit ce qu’il a en tête. Dom qui joue avant lui éloigne d’une case la tuile nécessaire des ouvriers d’Olive , c’est tout ce que ses moyens lui permettent sachant qu’Olive n’a pas la ressource permettant de coulisser dans le sens inverse. Il contourne brillament le croc-en-jambe par un une-deux de déplacement et réussit à construire pour 5 PV (+4 PV de bonus à la fin de la partie). Au décompte final, Olive prend le meilleur sur Dom en étant le deuxième sur les contrats (en fait il était bien placé sur tous les décomptes) et l’emporte 34 PV à 33 puis Xel 25 et Adélie 21.

Table 5, dite « C’est dur d’être aimé par des cons » : Au cœur du conflit intergalactique, Faline et Younaël, compagnons Jedi, combattent aux côtés d’une escouade de clones entièrement dévoués à leurs personnes, mais, il faut bien le dire, un peu niais, les armées de droïdes du comte Dooku et de l’Alliance Séparatiste de Star Wars – The clone wars.

Séance de VENDREDI 12/01/2024 à Servel

undefinedPierre de Fermat, mort le 12 janvier 1665, magistrat, et surtout mathématicien fut aussi poète, latiniste et helléniste, et s’est intéressé aux sciences, en particulier à la physique (on lui doit le principe de Fermat en optique). Son dernier théorème, dont la démonstration n’a été établie que trois siècles plus tard par le britannique Andrew Wiles, le rendit célèbre. Il l’énonce en marge d’une traduction (du grec au latin) des Arithmétiques de Diophante, en regard d’un problème ayant trait aux triplets pythagoriciens : « Au contraire, il est impossible de partager soit un cube en deux cubes, soit un bicarré en deux bicarrés, soit en général une puissance quelconque supérieure au carré en deux puissances de même degré : j’en ai découvert une démonstration véritablement merveilleuse que cette marge est trop étroite pour contenir ». Cette note est le seul témoignage dont on dispose de Fermat sur cet énoncé dans le cas général. A fortiori aucune démonstration ou tentative de démonstration n’a été retrouvée. En revanche, Fermat évoque à plusieurs reprises le cas des cubes et des puissances quatrièmes, et on possède des preuves de lui et de contemporains sur le cas des puissances quatrièmes. C’est même, dans toute l’œuvre mathématique laissée par Fermat, la seule démonstration.

Les historiens des mathématiques ne sont pas certains que Fermat lui-même ait été longtemps convaincu d’avoir une preuve dans le cas général. En effet, les annotations marginales de Fermat sont des notes de lectures à son usage personnel, et si Fermat mentionne bien dans ses correspondances les cas particuliers du théorème pour n = 3 et n = 4, il n’aborde jamais explicitement le cas général, seule exception parmi ses énoncés de théorie des nombres. La mention de ces deux cas particuliers laisse penser que Fermat s’était lui-même rapidement rendu compte qu’il n’avait pas de démonstration générale, ni même simplement dans le cas n = 5.

Un autre argument fait la comparaison avec la conjecture de Fermat sur la primalité des nombres dits depuis « nombres de Fermat ». En effet, après avoir écrit plusieurs fois à ses correspondants qu’il n’avait pas de démonstration de ce résultat, il assure en posséder une par descente infinie dans une lettre de 1659. Or, la conjecture de Fermat est en défaut pour n = 5 (225 + 1 = 4 294 967 297 n’est pas premier mais divisible par 641), ce qui conduit à supposer que Fermat n’aurait vérifié précisément cette conjecture que jusqu’à n = 4, par une méthode dont il se serait persuadé à tort qu’elle fonctionnait au-delà, et procédé de même pour son « dernier théorème ». On ignore à ce jour s’il est possible de prouver le théorème de Fermat par des raisonnements n’utilisant que les propriétés arithmétiques et algébriques des entiers connues de son temps, mais l’on sait que certaines pistes, telles la méthode de descente infinie, échouent sous la forme qui réussit pour les petites valeurs de n. La plupart des spécialistes estiment, pour cette raison, qu’une approche « élémentaire » est vouée à l’échec.

359 ans après, Servel bruissait des crissements du couteau sur la galette des rois et du clapotis du cidre dans les verres pour une soirée prolifique, riche en nouveautés avec pas moins de trois nouveaux jeux ajoutés à notre bibliothèque de tags (Ad astra, Age of innovation, Faraway), et qui reçut la visite d’une apprentie journaliste. On a hâte de comparer sa recension avec la nôtre.

Table 1, dite « Primus inter pares » : Bruno Faidutti a décidément la cote à Parties Civiles, JérômeC y forme une table de son Ad astra et en sort vainqueur, devançant Nastassia, dans un mouchoir de poche avec Thomas. Suivent Marco et Marie-Anne.

Table 2, dite « Démonstration réussie » : Voici Age of innovation, un jeu visiblement d’une grande complexité au vu de l’heure tardive où il prit fin. Tristan, son promoteur, s’y impose avec 150, devançant de 30 Arakis. Plus loin sur la table de marque, on apercevait Doc Nico et son collègue Patrice, en compagnons d’infortune de Fred.

FarawayTable 3, dite « Carré parfait » : pour la dernière table formée de la première partie de soirée, Gilles étrenne Faraway, une nouveauté aux mécanismes déroutants de prime abord, et qui appela donc à une redite après la première partie de découverte. Lucas 93, Baptiste 65, Aurore 63, François 60, Gilles 58, Camille 57 pour la première. Revanche pour Aurore, 87, Lucas 85, François 78, Gilles 71, Baptiste 59 et Camille toujours 57 pour la seconde. On jette ensuite son dévolu sur Mot malin. Une première partie, commencée par un Adultère (Détective, Lit), et terminée par un hommage à Johnny (Casque, Nuit) puis à Schumacher (Casque, Lit) se solde par le score collectif « Bon ». Une seconde, puisque c’était la table des redites, parvient au niveau « Excellent », grâce aux malins Dop (Savon, Oeil), et Jésus (Pied, Eau).

Table 4, dite « Bête de sommes » : Mickaël sort son spécial, on a nommé La bête bien sûr, et attire Jesus (condisciple de Marco), Élie, Frank et Paul. Ce dernier incarnait le monstre et la partie se solda par un match nul, à une victime de la victoire pour notre jeune ami, mal parti, mais qui, selon son propre aveu, eut plus de succès quand il arrêta de réfléchir ! On passe ensuite aux additions vertigineuses de QE, et Paul l’emporte cette fois avec 44, explosant la concurrence (ses suivants, Frank et Mickaël pointant à 28), dans une partie où l’américain réussit à intoxiquer le japonais.

Table 5, dite « Descente infinie » : sur le toboggan infini de la campagne Batman shadow of the bat, on voit la fine équipe habituelle (Xel, Samuel, Fabrice, Steven) engranger un nouveau succès. Un jour, c’est mathématique, cette série prendra fin, mais ce n’était donc pas ce soir.

Table 6, dite « Marges providentielles » : à la table de Civilization Baptiste posa, comme à son habitude, beaucoup de questions. Et là, pas de marge trop étroite pour contenir les réponses : il reçut tant et tant de conseils avisés que sa victoire pourrait presque se lire comme un succès collectif pour Benjamin, Marc, Olive et Adrianne !

Table 7, dite « Conjecture indémontrable » : on retrouve la fine équipe (François-René, Jérôme, Olivier, Armand) pour cette table de Gloomhaven jaws of the lion. Cette campagne prendra-t-elle fin, on ne saurait le dire ? On est tenté de penser que la conjoncture est indémontrable.

Table 8, dite « Double jeu » : Mot malin attise les envies, et voici que la table 1, rejointe par Xel et Jérôme s’y met aussi, après que Marco eut tiré sa révérence. Ils furent bons, sans plus.

Table 9, dite « Correspondances dévoyées » : si, à l’époque de Pierre de Fermat, les correspondances étaient le moyen de se jauger et de partager ses connaissances, à Fiesta de los muertos il leur arrive d’être dévoyées. De cette table finale, on retiendra comme exemple de glissement progressif des sens qu’il n’était pas évident de penser à Odin avec un indice canin (Viking, Danois, Carlin) ou à Jacques Brel sur l’indice financier issu de l’enchaînement (Flammandes, Frite, Patate, Pognon).

Séance de VENDREDI 05/01/2024 à Servel

Le 5 janvier 1477, Charles le Téméraire, « Grand Duc d’Occident », trouve à 43 ans une mort tragique et solitaire en faisant le siège de Nancy, blessé d’un coup de hallebarde par l’un des Lorrains ou Suisses qu’il combattait. Défait par les Confédérés suisses, Charles le Téméraire s’était retourné contre le jeune duc de Lorraine René II, qui lui a repris la ville. Par une matinée glaciale, aux côtés son demi-frère Antoine, dit le Grand Bâtard, qui lui a toujours été fidèle, mais n’ayant plus avec lui qu’une poignée de soldats, il livre bataille à son ennemi qui bénéficie d’un effectif beaucoup plus nombreux (15 000 contre 2 000), essentiellement de mercenaires suisses. Ses troupes sont taillées en pièces, lui-même disparaît dans la mêlée. Le lendemain, à Nancy où René célèbre son triomphe, un jeune page révèle au duc avoir vu Charles le Téméraire tomber de cheval. René se rend en escorte sur le lieu indiqué et, parmi plusieurs corps dévorés par les loups et que les pillards ont déjà dépouillés de leurs vêtements, on croit reconnaître celui du Téméraire. Son médecin se penche sur le cadavre et l’identifiera formellement d’après une cicatrice à la gorge et une bague restée au doigt.

Charles le Téméraire chute de cheval devant Nancy (miniature des Mémoires de Commynes, XVe siècle)

Quelques années plus tard, à Lannion, on guerroyait sur tous les continents et toutes les époques.

Table 1, dite « Voyage hasardeux » : Une partie d’Iki avec extension pour quatre expérimentés, Mickaël, Axel, Samuel et Dom. La preuve : tous finissent avec les cinq couleurs de personnages dans leur jeu. Le hasard du marché des personnages fait que très peu de bâtiments ont été construits (la maison de thé par Axel). Les incendies n’ont fait aucun dégât. Samuel a fait la course en tête sur la piste d’incendie et a accumulé les points de victoire en cours de partie. Par contre sans jetons tabac ou poissons il marque peu en fin de partie et finit second avec 98 PV. Mickaël fait un dernier achat de poissons à 12 PV qui lui donne la victoire avec 108 PV. Axel et Dom ferment ce tir groupé avec 94 et 93.

Table 2, dite « Fin prématurée » : lorsqu’Elsa von Frühlingfeld présenta son invention au roi Frédéric-Auguste II de Saxe, les gens pensèrent à une supercherie. Cette scientifique du dix-neuvième Box cover of English editionsiècle a utilisé l’uranium, élément récemment isolé, pour chauffer un seau d’eau, et la vapeur générée pour alimenter un moteur, qui lui-même maintenait l’uranium actif via un processus qu’elle appela « atomisation ». Son appareil, le Nucleum, a marqué le début d’une nouvelle ère d’énergie et de prospérité pour les décennies suivantes, et plus prosaïquement pour nous, le jeu dérivé de l’invention éponyme.
Simone Luciani (Tiletum, Tzolk’in, Grand Austria Hotel…) souvent plus développeur qu’auteur, est ici, comme à son habitude accompagné d’un auteur de renom: David Turczi, qui n’est pas non plus n’importe (Teotihuacan, Anachrony…) . Deux auteurs exceptionnels pour un jeu d’exception, jeu que Fred nous présente comme nécessitant un apprentissage au long cours, avouant n’en avoir pas encore maîtrisé les arcanes. Cet aveu d’un si fin connaisseur glace le sang d’Olivier et François, mais il est trop tard pour reculer, et les voilà pris dans l’engrenage. A la découverte, le jeu se révèle d’une grande richesse, avec de faux-semblants de Brass, autre aventure industrielle, moins librement inspirée de la réalité : on construit des rails pour relier des villes, et un réseau à partir duquel on peut agir. Les rails sont en fait des tuiles à double face, l’avers étant constitué d’un couple d’actions associés à une couleur, actions que l’on résout avant de poser son rail, en respectant bien sûr les couleurs. On établit des bâtiments, on fore des mines et on active des centrales, tout l’enjeu étant de réussir à électrifier ses bâtiments en amenant l’uranium par un réseau de rails, ou le charbon pour les nostalgiques. Olivier et Fred jettent leur dévolu sur le matériau rare au sud du plateau, alors que François s’exile au nord, jouxtant une mine de charbon en activité. Ce mouvement calculé à l’instinct l’éloigne du champ de bataille, lui permet de construire à tour de bras et de récolter de précieuses étoiles lors de l’électrification. Il prend rapidement la tête, lentement rejoint par Fred et Olivier qui montent en puissance, mais ce n’est qu’un leurre, car tout se règle à la fin de partie sur la piste des étoiles, qui offre des bonus plantureux à ceux qui s’y sont bien placés. Sentant son avance fondre, sur les coups de minuit, François décide de mettre fin à la partie, au grand dam de ses adversaires, en vidant le marché, coup hautement stratégique qui lui offre une victoire de prestige avec 152 PV, devant Fred, 128, et Olivier, 99.

Attention une précision très importante aux règles (source Luciani lui-même): « Pour pouvoir construire dans une ville, sauf la toute première, il faut un rail À SOI qui relie à la ville en question contrairement à ce qui est écrit sur les règles »

Table 3, dite « Rois sans divertissement » : convoqués à une séance de Gloomhaven : les mâchoires du Lion, François-René, Armand, Jérôme et Olivier B. s’en sortent brillamment.  Ils enchaînent sur Kites, mais leur final est perturbé par l’arrivée intempestive d’un journaliste amateur, puis finissent par s’encanailler au casino des banques centrales avec Q.E. François-René s’y distingue en la jouant super Mario (Draghi bien sûr, pour les intimes).

Table 4, dite « Chronique d’une mort annoncée » : Jérôme et F-R inaugurent Sky Team, un original jeu coopératif à deux où, respectivement pilote et copilote d’un avion de ligne, les joueurs doivent le faire atterrir en utilisant des dés dont la valeur est inconnue de l’autre. Pas mal d’options et de configurations laissent anticiper un jeu riche, mais avec une certaine courbe d’apprentissage : ce soir le 757 s’est crashé avant d’avoir atteint le seuil de piste de l’aéoport de Montréal.

Table 5, dite « Duc d’occident » : à cette table de Civilization (en version 2018), on retrouve Xel, Adrianne, Benjamin et Steven, ce dernier réglant son petit monde avec un panache que n’aurait pas renié le duc d’Occident.

Séance de MARDI 02/10/2018 à Servel

L’Opus Dei (« Œuvre de Dieu » en latin) a été fondée par saint Josemaría Escrivá de Balaguer, un prêtre espagnol, le . Cette institution, qui a d’abord été une pieuse union, puis un institut séculier, est une prélature personnelle depuis 1982, qui compte environ 90 000 membres, dont 2000 prêtres. Elle promeut notamment la sainteté au milieu du monde, aussi bien pour les laïcs que pour les prêtres séculiers. Le principal message de l’organisation est que chacun peut transformer son travail, ses loisirs, et sa vie de famille en des moments de rencontre avec Dieu.

Elle a fait l’objet de différentes controverses, notamment en ce qui concerne son aspect secret et son influence politique, ainsi que l’étendue réelle de ses moyens financiers. Le fameux Da Vinci Code met notamment en scène un Opus Dei mythique, dépeint comme une organisation impliquée dans une conspiration internationale opposant les instances dirigeantes de l’Église catholique au Prieuré de Sion (qui lui n’existe pas). Lors de la sortie de son adaptation au cinéma en 2006, l’Opus Dei a demandé sans succès à Sony d’insérer un avertissement avant le film inspiré du roman précisant qu’il s’agissait d’une œuvre de fiction.

Certaines instances de l’Église catholique ont réagi à la sortie de ce livre et ont reproché à Dan Brown d’avoir entrepris une démarche visant à discréditer l’Église catholique et à faire passer l’Opus Dei pour une secte. En réponse à l’œuvre, l’Opus Dei a spécifié dans diverses publications que de nombreux points du portrait que Dan Brown fait de l’Opus Dei sont faux et ne correspondent en rien à la réalité de l’Œuvre. Et notamment ceci: en tant qu’organisation catholique, l’Opus Dei se conforme à la doctrine catholique et condamne le crime et, en général, tout comportement qu’elle juge immoral. A bon entendeur, salut et vérité !

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90 ans après, à Lannion, quelques Dieux et des petits maîtes étaient à l’oeuvre. A Parties Civiles, nous avons aussi un message: chacun peut transformer son travail, ses loisirs, et sa vie de famille en des moments ludiques !

Table 1, dite « La génèse » : Thibault apporte Civilization, un jeu déjà connu, peut-être dans une nouvelle version ? Avec Nicolas II, Vincent-du-93 et Pierre, ils ont refait l’histoire du monde sans qu’on en connaisse ici l’issue.

Table 2, dite « La secte » : à Gloomhaven, Dom raconte :

Du mouvement dans la composition du groupe de quatre aventuriers abonné aux soirées Gloomhaven : le premier personnage de Jack (un Mindthief) et Dom (une Spellweaver) part en retraite, ayant achevé sa quête personnelle. C’est l’occasion de découvrir des pouvoirs et des styles de jeu nouveaux, en l’occurrence avec une Berserker (Jack) et un Cragheart (Dom), tous les deux démarrant au niveau 3. Autre originalité ce soir : nous décidons de rejouer un scénario déjà réussi, the well of the unfortunate, à la fois pour permettre aux petits nouveaux de prendre en main leur perso et parce que Julien souhaite pouvoir taper quelques Forest Imps pour atteindre son propre objectif personnel.

Le début du scénario, joué au niveau 3, est laborieux : les ennemis des deux premières pièces ont des pouvoirs d’action à distance puissants et pénibles (soins, poison, désarmement etc.). Le groupe a tendance à quitter des pièces pas totalement nettoyées qui mettent parfois son arrière-garde dans une situation délicate. Enfin la porte de la grande pièce finit par être ouverte. Neox suivi de Julien, suffisamment mobiles, dépassent les lents mais costauds Stone Golems tandis que Jack et Dom ont du mal à s’extirper. Le dernier est sur le point de succomber quand Julien, lui-même pas mal amoché, dégage un accès au puits magique et met fin au scénario.

Table 3, dite « Les limbes » : ici, Maïwen et Baptiste ont entamé un pas de deux. L’objet de leur affaire reste inconnu, et son issue plus encore.

Table 4, dite « La quête » : un nouvel adhérent, Kree’nox, pseudonyme emprunté à la porte des étoiles, plus évocateur et moins ampoulé que son nom de baptème, et qui est une forme de paradoxe (car les Nox sont les détenteurs du pouvoir d’invisibilité dans Stargate), déballe avec l’entousiasme d’un marchand ambulant son Mice & mystics. Ce jeu ne nous est pas inconnu: il a fait l’objet de longues parties et de campagnes au sein de PC. Je n’étais pas forcément convaincu, étant plutôt dans un état d’esprit « no new rules », mais son bagout a fait le reste. A cette table, nous avions donc deux beaux parleurs et deux experts du jeu, Kree’nox donc, mais aussi Vincent, et deux taiseux néophytes, à savoir votre serviteur et Maïwen. A vrai dire cette dernière arriva en cours de jeu et nous observa d’un oeil discret. Nous avons démarré sur le premier scénario, et l’avons gagné d’un bel élan collectif, bien aidés par Kree’nox qui, joueur bicéphale pour le coup, incarnait l’empire du mal (rats, blattes, araignées et toutes ces créatures malfaisantes), tout en conseillant les souris. Au final ce fut une victoire, mais, plus que le jeu et son issue, je garderai surtout en mémoire l’agréable commerce de mes compagnons d’un soir.

Table 5, dite « Les diables et les dieux » : à , Xel, Camille, François-René, Guillaume et Olive se sont fracassés dans Les montagnes hallucinées – puis, lancés dans Arena for the Gods, où Xel et François-René ont scellé une alliance divine, forcément divine….

Table 6, dite « Terre des hommes » : à Projet Gaïa, deux hommes (Olive et Benjamin) ont labouré la terre. On n’est pas resté jusqu’au bout, mais sans doute étaient-ils encore à l’ouvrage à l’heure des laudes.

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Séance de VENDREDI à St-Elivet 24/05

3 tables pour cette séance :

Table n°1 dite « serial games » …

… Racontée par Baptiste 1er dit « le scalp dévergondé » :

Jérôme, Rebbeca, François et moi avons commencé par une partie de Wiz-War. Je commençai la partie en faisant une incursion dans la zone de Rebbeca, et nous passâmes les trois quarts du jeu à nous taper dessus. Pendant ce temps, François déroba l’un des coffres de Jérôme, ce dernier me piquant l’un des miens. Après moult difficultés je parvins enfin à ramener un des coffres de Rebbeca chez moi, qui riposta en me volant le dernier de mes biens. François et Jérôme se lancèrent dans une course contre la montre pour savoir lequel des deux allait marquer son deuxième point le premier, et se fut Jérôme qui l’emporta sur le fil, gagnant ainsi la partie de ce jeu fort sympathique.

Nous avons ensuite enchainé avec un King of Tokyo, Rebecca nous quittant après la première partie. Emplis de velléités belliqueuses,  The King (Jérôme), Meka Dragon (François) et Cyber Bunny (moi-même) se mirent des baffes dans deux parties supplémentaires, histoire de voir qui était vraiment le patron. A ce jeu-là je fus le plus efficace, remportant toutes les parties (ce qui confortera certains Parties-Civiliens dans leur opinion concernant mon amour pour les jeux chaotiques).

Table n°2 dite « sus-dite » …

… Racontée par Xel  :

 Table : « qui a la plus grosse* ? »

Michal, Maud et VHN autour d’un Civilization : [première partie pour Maud *>:) Démon]
Michal a fait un point sur les règles et le jeu a débuté avec :
– des Grecs aka Michal
– des Russes aka Maud
– des Allemands aka VHN
La partie a commencé un peu « bisounours », chacun développant gentiment sa capitale puis sa deuxième ville… Michal profitant des atouts des Grecs (économies sur les nouvelles techno non découvertes par les autres joueurs par exemple), Maud a tenté de voler des techno à Michal en s’aventurant sur ses terres mais elle s’est attaquée à plus fort qu’elle, j’ai foiré mon début de partie (mauvais choix de techo, mauvais déplacements, …) et ai découvert qu’en fait ce n’était pas très grave…
Maud n’a peut-être pas optimisé le développement de sa civilisation (peu de constructions, combats perdus, ressources volées…), un peu comme d’habitude Master Michal s’est fait plaisir en développant sa capitale (personnalités, merveilles, etc…) et sa pyramide de techno sans que l’on puisse vraiment l’arrêter alors que l’air de rien j’ai musclé peu à peu mes armées (niveau II puis un niveau III) et j’ai avancé l’air de rien vers la capitale de Maud.
Le rouleau compresseur allemand – fort bien pourvu le bougre *:P Tirer la langue – s’est avancé sans subir de pertes lors d’un combat décisif (vive les cartes culurelles ! *=D> applaudissement).
Malgré l’agression désespérée de Michal et le combat jusqu’à la mort de la dernière armée de Maud, la capitale est battue 15 contre 14 !!
C’est bien la première fois que je gagne à ce jeu sans avoir développé mes villes ni mes techno : Birsmark c’est vraiment un tueur !
Partie tendue quand même, ça s’est joué à un point de culture pour le dernier combat *;) Clin d’œil
* armée bien sûr, à quoi pensiez-vous ? => spoiler
Table n°3 dite « Misère, misère »…
… où Votre Humble Serviteur a dû de nouveau se frotter à une bande de redoutables assassins incarnés par Julien (aka « nekro »), Laurent (aka « danseur d’eau ») et Françoise (aka “je tape”) dans Descent V2.
Comme à leur habitude cette bande de reîtres s’est invitée dans un coin où leur venue n’était pas attendue, ils ont pillé une ferme de la moitié de leur récolte de blé (heureusement que la 2nde moitié a été sauvée par des vaillants gobelins) puis ont forcé la porte d’un donjon où le maître des lieux accueillait des paysan lors d’une courtoise conversation afin de déterminer une stratégie gagnante contre les pillards. Malgré le courage des défenseurs les assaillants ont nettoyé le donjon, ceci en dépit de la présence d’un dragon d’ombre qui, il faut le souligner, leur a courageusement fait peur puis les a transformé en brochettes. Mais que peuvent les monstres devant tant de haine et surtout devant un necro qui relève ses copains comme les paysans des carottes ? L’embonpoint du maître des lieux (aka « Gobelin Obèse ») ne lui a pas servi dans l’évacuation du donjon et il fut vaincu par les infâmes meurtriers.
Ce terrifiant Dragon d Ombre possède 9PV. Le tank « je tape » en face : 18PV et – détail qui a son importance – est immortel. Devinez la fin…
Bon, ça suffit hein ! Le jeu est clairement calibré pour faire gagner les « héros » (et ce n’est même pas moi qui le dit : cf cet article)  En plus le manque de bol aux dès du « Seigneur du Mal » n’aide pas surtout face aux « héros » qui ont raté à tout cassé un jet de dès…
Il reviendra néanmoins encore plus malchan… heu… méchant dans le 3e et dernier épisode du 1er niveau de la campagne.

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Séance de VENDREDI à St-Elivet 05/04

3 tables ce vendredi :

Table n°1 dite « History of he World »…

… et un Civilization joué par Jeff, David, MKS et Françoise.

Table n°2 dite « ma qué »…

… avec Jérôme,  Baptiste 2nd dit « pilosité au garde à vous », Rebecca et Hélène  qui ont fait successivement 2 jeux mais je ne me souviens plus lesquels.

Table n°3 dite « on garde le secret du contenu » …

… avec JiBee, François, Maud, Kevin et Votre Humble Serviteur menés par Sly dit « cellule souche » dans un JdR endiablé. Tout ce qu’on peut dire c’est que le taux de survie chez les PJs était acceptable. On ne peut pas dire la même chose des PNJs…

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Séance de VENDREDI ailleurs qu’à St-Elivet 17/08

2 tables et 2 lieux pour une des dernières séances estivales hors locaux de St-Elivet.

Table n°1 dite « Partie Civilisée » …

… avec Xel, Eliza, François et Michal à Kerguntuil autour d’un Civilization. Le compte-rendu fut produit par François :

Gloire à Rome !!!

En cette année de célébration du centième anniversaire de la disparition d’Henri Poincaré, il n’est pas inutile de rappeler en préambule que cet illustre mathématicien français est également l’inventeur de l’attracteur l’étrange, qui donne des informations sur les solutions du problème des trois corps, alors même qu’il est impossible d’expliciter ces solutions. Poincaré trouva que trois corps obéissant à la gravitation universelle de Newton ont, sous certaines conditions, une trajectoire qui dépend fortement de la condition initiale. Ainsi, on ne pourra jamais déterminer avec exactitude le destin de ces corps, car la moindre perturbation dans ses mesures entraînerait irrémédiablement une forte différence de trajectoire.

En ce vendredi soir d’été à Kerguntuil, une expérience eut lieu pour infirmer cette conjecture, Michal étant à la manoeuvre. En effet, les civilisations furent tirées au sort: Eliza hérita des américains, Xel des indiens, VHS des chinois, et Michal des arabes. Trouvant ce peuple trop puissant, notre hôte condescendit à l’échanger pour la civilisation moins aboutie des romains. Cela ne l’empêcha pas de partir bille en tête, construisant rapidement une deuxième puis une troisième ville, s’équipant de bottes de sept lieues lui permettant d’effectuer des trajets au long cours, tout en nageant allègrement dans les rivières. La technologie romaine se développa à grandes enjambées et son commerce florissait. Constatant son commerce au zénith, les trois corps tentaient de former une alliance improbable à coups de cartes annulation – autant dire des piqûres de moustique dans une carapace de l’éléphant d’Hannibal. La Chine, protégée derrière sa grande muraille, faisait sa révolution culturelle et grimpait sur son échelle. Le romain feint d’y voir une menace et prit prétexte du maigre butin de ressources amassées par l’oriental lors de quelques conquêtes victorieuses pour attaquer son colon, alors même que celui-ci était voué à construire une troisième ville pour aggrandir l’empire du milieu sur ses bords. Cet assaut fut fatal au mandarin, dont les bataillons réduits à peau de chagrin ne suffisaient plus à entretenir l’empire, d’autant que ses merveilles péniblement amasées étaient détruites à coups de boutoir par un voisin indien belliqueux qui s’était fort éloigné des préceptes de son guide spirituel pacifiste (peut-être sous l’effet de bataillons perdus dans de vaines conquêtes de village). L’américain, comme seul au monde, pratiquait l’urbanisation galopante et s’occupait fort à scruter le désert des tartares pour se protéger d’une invasion de son voisin romain – qui ne vint bien sûr jamais. Le lettré chinois fut donc rapidement dépassé par le romain sur l’échelle culturelle, mais ce dernier ne s’en tint pas là. Lors de ses derniers coups, il projeta ses forces près de la grande muraille, qu’il consentit cependant à ne point faire l’affront d’attaquer. Sur le point de gagner sur les plans du commerce, du militaire, et de la culture, il s’offrit le luxe de choisir son arme, en l’occurence la culture. Mais les trois corps qui lui étaient opposés avaient depuis longtemps rendu les armes, subissant la dure loi de l’attracteur étrange. Il leur sembla bien que cette issue, finalement, aurait été bien faiblement perturbée par une autre condition initiale.

Table n°2 dite « Le coup de chance des 5 dernières minutes » …

Trop beau pour être vrai ?

… avec Marie-Anne, Jeff, JiBee, Laurent et Votre Humble Serviteur autour d’un plateau de Funkenschlag. La carte de la Chine fut écartée une fois de plus au profit du Japon, car la volonté générale clama le « nouveau deck » de cartes des centrales, et la Chine avec sa économie planifiée ne supporte pas ce genre de révolution capitaliste. Bref le Japon : carte plus petite que la moyenne : 5 régions (au lieu de 6) avec 5 villes chacune (au lieu de 6). Tous les 5 entrepreneurs en cubenbois ont exprimé leur sentiment d’inconfort sur ce point. Pour contrer cette impression de claustrophobie, les règles laissent les joueurs installer 2 points de départs indépendants de leurs réseaux. Le nouveau deck amena de l’exotisme supplémentaire avec notamment une centrale pouvant alimenter jusqu’à 8 villes et, à l’extrême, le prototype du poêle muni d’une bobine génératrice artisanale à savoir une centrale qui consomme 3 charbons pour alimenter un quartier. C’est elle qui a séduit d’emblée VHS, essentiellement à cause de son faible coût : 1 bourzouf. Par le hasard du tirage, ce sont des centrales écologiques qui sont apparues en grand nombre au début. Cela, plus le fait que les joueurs se sont départagés les monopoles ainsi que la relative lenteur des constructions, fit que le marché des ressources était ridiculement bas, ne sanctionnant que très peu les centrales peu économiques. A ce jeu Marie-Anne s’autoproclama le roi du déchet à brûler, Laurent préféra investir dans l’atome qui au Japon a une côte folle, Jeff utilisait souvent le vent, JiBee était bi-ressource : charbon & pétrole, enfin VHS, après s’être battu âprement pour une centrale éolienne de belle envergure rata d’autres occasions pour améliorer son parc… ce qui le laissa à la traîne mais permit de garder de coté quelques économies. Le dernier tour est pour VHS une succession d’évenements tous opportuns et autant des coups de pouce :  « Stuffe 3 » vient de commencer et avec lui le marché étendu, JiBee – comme à son habitude sur la rampe de lancement vers la victoire – achète une « petite centrale » qui le place à 15 villes alimentées, tout comme les autres : Jeff, Marie-Anne et même 16 pour Laurent. VHS qui plafonne à 10, est le dernier dans l’ordre du tour, et espère une centrale à 7 pour rejoindre le peloton. Que dis-je, il prie pour en avoir une… et il y en a deux qui apparaissent de façon miraculeuse sur le marché.  Le dieu de Funkenschlag est clément et VHS, qui ne s’en plaint pas, se porte acquéreur d’une d’elles pour rejoindre ainsi le club fermé de ceux qui peuvent alimenter au moins 15 villes.  Ayant dormi sur un matelas de poignon il peut se placer dans 5 villes supplémentaires et provoquer la fin du jeu. JiBee et Jeff arrivent à 15 villes aussi, Laurent et Marie-Anne terminent à 14. La victoire se départage à l’argent et le matelas – encore suffisamment épais – donne en dépit de toute attente la victoire à VHS. Cette succession de coups de chance prouve définitivement que Funkenschlag est un jeu de hasard.

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Séance de VENDREDI à St-Elivet 11/05

Notre Humble Serviteur (NHS) Jacques se livrant à des activités solitaires depuis quelques jours, c’est Votre Modeste Serviteur (VMS) Marvin qui fait le CR.

2 Tables :

Table n°1 dite « de civilité » …

… avec 4 joueurs dont les noms m’échappent, autour d’un Civilisation. De mémoire, je dirais qu’il y avait au moins Mks, Vincent (notre nouveau venu de mardi) et Xel, mais du coup je vais nécessairement vexer le 4ème joueur que j’ai oublié. Toutes mes excuses. J’ignore pour l’heure qui l’emporta, mais je suis certain que le plaisir ludique fut de la partie.

Table n°2 dite « d’incivilité » …

… avec 5 joueurs : Jeff, NHS, Notre Humble Président (NHP), Sly « the Elder One » et VMS, autour de Trône de Fer. Je jouais avec les Lannister et me fis immédiatement violer par Jeff, lequel non content d’abuser de la position de faiblesse de départ des Lannister (faiblesse corrigée dans les versions traduites du jeu, cf le forum) profita par la suite d’une incroyable erreur de règles pour se gaver d’armées et m’interdire tout retour dans la partie. Une erreur tellement énorme qu’on se demande comment on avait pu ne pas la voir la semaine précédente…

Cela dit l’erreur fut repérée un peu plus tard par VMS et la règle correctement appliquée par la suite. Pourtant d’autres erreurs s’y ajoutèrent, faisant de cette session une partie à oublier très vite.

Pour ma part, je fus donc allègrement violé et débutai le tour 2 en position de bon perdant. Ajoutant à cela ma tendance personnelle à mal tolérer l’échec et un sens de la stratégie tout à fait médiocre, je passai l’intégralité de la soirée à regarder mes compères jouer. Je fus autorisé à quitter la table à 1h30, quelques minutes avant mon élimination, et j’appris par la suite que Jeff l’emporta d’un cheveu au tour 10.

Une partie à oublier, donc, surtout pour moi, mais qui ne me découragera pas de rejouer… avec les vraies règles !

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Séance de VENDREDI à St-Elivet 02/03

Le 2 mars, notre bien-aimé secrétaire fit la grève du jeu, et dans la foulée la grève du CR. Ce qui m’oblige de fait à me plier à l’exercice (bien qu’il ait reçu les informations utiles en temps et en heure, mais loin de moi l’idée de le blâmer). Mais comme je suis fainéant, vous n’aurez pas d’images.

Et sinon à Parties Civiles 3 tables et 10 participants. Un beau score, en dépit du forfait des deux tiers du bureau. Monsieur le Président nous a cependant fait l’honneur de sa présence et j’en fus ravi, sa dernière participation à un vendredi soir remontant à fort longtemps.

Table n°1, dite « de politesse »:
Où Michal, Xel et François ont refait le monde à grand coup de Civilisations.

Table n°2, dite « d’investigation » :
Où Sly dit « le Jeune », Frank et moi-même avons filé un coup de pouce à Mr Sherlock Holmes.

Je remercie mes camarades d’enquête sans lesquels je serais encore en train de peser le pour et le contre de chacune des théories que j’avais échafaudées. Mais le pragmatisme de Sly et Frank ont eu raison de moi et je dus reconnaître l’acuité de leur jugement.
Au final, nous réalisons un score honorable de 60 points, ce qui n’a rien d’exceptionnel, mais n’est pas mal tout de même.

Table n°3, dite « d’initiation en douceur » :
Où Jibee et Françoise ont inculqué à Yann et François (un autre président amené par Notre Président) les bases de Chaos dans le Vieux Monde.
De mémoire, Jibee jouait Tzeentch et frétillait d’excitation en pensant à toutes ces cartes qu’il avait en main.

Le destin des tables n°1 et 3 m’est inconnu car je quittai les lieux à une heure tout à fait raisonnable.

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