En ce 20 mars, avant-veille d’une élection municipale qui concernait plusieurs de nos influents adhérents, on se souvient que Jacques Chirac devint, en 1977, le premier maire de Paris depuis 1871. Jusqu’alors, on l’a oublié, mais un préfet dirigeait la capitale ! Nous dédions cette séance à sa mémoire, 49 ans après.
Table 1, dite « Paris outragé » : Younael entraîne Élie, Benjamin et François dans Libération, jeu qu’il vient de recevoir et qui a pour thème celle de Paris, à travers la reconstitution de séquences devenues légendaires, chacune étant déployée dans un scénario. Le premier, celui de cette soirée, a trait au réseau du musée de ‘homme. Dans ce jeu asymétrique, où Younaël icarne l’occupant face aux résistants, Paris a été outragé, martyrisé…mais pas libéré !
Table 2, dite « Fracture sociale » : Pas de fracture sociale à cette table ou l’on mène la vie de château dans l’excellent Le château blanc. Corentin l’emporte au dépouillement, d’extrême justesse (1 fer) face à Pierre-Yves, victime d’une pénurie de ce même métal.
Table 3, dite « Des français et des veaux » : Déjà presque un an qu’on n’avait pas sorti Great Western trail Nouvelle-Zélande, le voilà de retour avec Mickaël et Dom (qui apprécient) et JiBee (qui découvre mais le garçon est éclectique et apprend vite). Pas de mouton Dorset Horn bon marché sur le marché de départ, et les bâtiments neutres sont disposés dans l’ordre « pédagogique » favorable. Mickaël et Dom commencent par naviguer pour débloquer des lieux de livraison additionnels tandis que JB développe son troupeau et construit des bâtiments. Les stratégies évoluent en cours de partie et JB se spécialise dans la laine : a chaque parcours de la route vers Wellington il tond une ou deux fois ses plus belles bêtes, accumulant un pactole et empilant les disques sur l’emplacement « 13+ ». Mickaël a finalement pivoté vers une stratégie Charpentier, il en fait le plein sur son plateau individuel et construit les bâtiments de plus forte valeur, sans se priver de prélever sa taxe sur les voyageurs de passage. Dom s’en tient à son cabotage, il organise un faisceau serré d’effets se renforçant avec 5 objectifs, 5 certificats permanents et la démultiplication de sa présence dans les différents types de ports. Oubliant les leçons qu’il est censé avoir apprises il fait quasiment toute la partie avec une unique bergère, n’en embauchant une autre que pour convertir 10 sous en 7 PV (un bon taux !). Favorisé par des pioches heureuses il conclut par une livraison à 21 avant que JB ne termine. Au décompte, c’est logiquement que Mickaël domine les bâtiments et JB les brebis. Bien aidé par 16 points d’objectifs et 16 points de tuiles Capitainerie, Dom s’impose avec 145 PV devant Mickaël 124 et JB (dont la navigation a été un peu erratique, il peut faire mieux) 118. Une très belle partie, la première où tout le monde score au delà de 100.
Table 4, dite « Pas de débat » : Pas de débat possible, Xof s’adjuge une victoire de prestige à Crisis, avec 114, devançant Thomas et Olive, tous deux 108, et Marie-Anne. Ils partent ensuite batifoler en campagne à Freshwater fly.
Table 5, dite « Fluctuat nec mergitur » : Iss Vanguard continue, avec François-René, Armand, OlivierB et Jérôme, et il se dit qu’ils ont fini sous l’eau.
Table 6, dite « Cherchez la femme » : Le destin de la communauté voit Nolwenn, Virgine et deux Caroline tenter de s’en sortir, non sans batailler.
Table 7, dite « Mangez des pommes ! » : Pour le deuxième tour, la table 2 fusionne avec la 1 pour finir avec le délicieux prototype de pierre-Yves A la ferme. Des cartes représentent des animaux et des légumes, avec leurs affinités bien connues (par exemple, le lapin mange les carottes mais pas les choux, dont la chèvre raffole). Chacun en joue une face cachée, et on révèle. Les animaux qui ont mangé et les légumes qui ne l’ont pas été font marquer des points, et l’on joue toutes ses cartes sauf la dernière, qui matérialisera le score si l’on gagne la manche. Un mécanisme subtil qui fait appel à la mémoire et à l’intuition pour ce party game au désign bien léché, et c’est Corentin qui s’impose au final.
Table 1, dite « Une boucherie » : en 1347, la peste noire envahit toute l’Europe. Les bateaux infestés accostent dans les ports de Constantinople et de Messine en Sicile. La maladie gagna l’Italie et Marseille pour se propager très rapidement dans l’Europe entière. En cinq ans, la pandémie fit 25 millions de victimes sur une population totale de 75. Messina 1347, le jeu de l’excellent Vladimir Suchy, restitue à merveille cette ambiance, avec la propagation des rats, la quarantaine, et le feu pour éradiquer le fléau. Dans son mécanisme, il est dans la grande mouvance des jeux experts de qualité avec de la gestion, de la planification, des échelles, de multiples bonus et actions à combiner pour arriver, in fine, au repeuplement de la ville. Pour cette partie découverte, François joue le registre de la ville, qui permet de grappiller des lieutenants supplémentaires. Un choix stratégique, qui, associé à une excellente programmation, lui permet en fin de partie d’assurer les deux repeuplements les plus lucratifs du jeu (17 et 19). En retard sur la piste de score en temps réel, il sort victorieux au décompte final avec 76, devançant Marc, 69, et Olive 52. A rejouer avec la face b des tuiles, qui propose des plateaux asymétriques !
Table 3, dite « Des voyages » : après un voyage très lointain, les joueurs de From the moon (François-René et les deux Olivier) sont en compétition pour gérer et développer la base lunaire qui va lancer des missions spatiales de survie à travers la galaxie. Au baveux qui s’enquiert de la joute par un « ça se passe bien ? », il sera répondu un mystérieux « ça dépend pour qui », que les brumes de la nuit ne dissiperont jamais.