Après le gel et la tempête, retour au calme pour cette séance hivernale qui précède le premier dimanche ludique de l’année.
Table 1, dite « Place net » : Isolés dans la quatrième dimension du bocal, Stéven, Samuel, OlivierL et Fabrice se lancent dans leur deuxième session de Tamashii : Chronicle of Ascend. Il s’agit d’un jeu coopératif qui se passe dans un futur plus ou moins proche où des IA autonomes ont pris le pouvoir. Un thème cyberpunk qui rappelle Neuromancien ou The Matrix et où les personnages alternent entre le monde physique et le monde virtuel des réseaux informatiques. Ce soir le scénario était plutôt facile mais les paquets IP avec leur témoignage ont été perdus dans un routeur nonchalant.
Table 2, dite « Tous contre un » : Mickaël ressort son Terroscape avec Erwan et OlivierB. C’est Erwan qui est opposé aux autres mais là encore le résultat définitif n’est pas connu.
Table 3, dite « Nous partîmes Cents » : Un grand retour pour Root enrichi d’une paire d’extensions. A la manœuvre, F-R (Seigneur des Cents) qui connaît bien et explique les subtilités de chaque faction asymétrique à Virginie (Marquise de Chats), Elie (Alliance de la Forêt) et Corentin (Lézards). Un coup d’œil au plateau aux 2/3 de la partie laissait peu d’illusions sur la capacité des Cents à envahir, détruire et contrôler leurs adversaires.
Table 4, dite « Avec modération » : Table à cinq de Viticulture (pour faire oublier le dry January ?) avec Thomas, Olive, Fred, BenjaminG et VHN. En début de partie Olive, loin dans l’ordre de choix du tour, prend souvent la place reculée attribuant 1 PV et avance doucement au score mais c’est Benjamin et Fred qui entament de belles ventes de vins (on verra plusieurs Prosecco de 9, le top du top, produits et vendus à cette partie). Thomas distille quelques remarques opaques sur l’acquisition du dernier ouvrier (grâce à, nous le citons, « un couillon ») et rejoint le duo en tête au score. On sent que le 6e tour sera (comme souvent) le dernier puisque la partie prend fin dès qu’un joueur atteint 20 PV. Fred pioche et plante des vignes, inhabituel à ce stade on se doute qu’il a une carte qui effectivement lui permet de récolter en grappillant 3 PV. Dom et Thomas achètent un cottage tardif pour récupérer une carte d’automne supplémentaire. Le premier sort une belle combo de cartes gagnant 8 PV en une action. Il marque encore deux fois 2 PV et se retrouve en tête. Mais Thomas a plus d’ouvriers en réserve, il pioche un contrat correspondant opportunément à sa seule cuvée de rouge et égalise à 23 PV. Comme il a plus d’argent c’est à lui que la victoire échoit devant Fred 21, Benjamin 20 et Olive 15.
Ils poursuivent sans Benjamin par une Course vers El Dorado que Thomas a envie de découvrir. C’est Olive qui prend le meilleur départ et commence à accumuler les barrières qu’on récupère quand on pénètre le premier sur une nouvelle tuile du parcours. Mais il se retrouve bloqué dans un passage qui nécessite une carte avec 3 Ors. Dom qui en a une en main le contourne et prend le large. Il a un deck solide avec plusieurs cartes qui font piocher, et des Machettes (avance de 6 cases Jungle) et continue d’avancer à un rythme soutenu. Pourtant Thomas revient sur lui et, par un habile raccourci aquatique, recolle. Dom poursuit sa course et arrive à une case ‘eau’ du but mais, deux tours de suite, ne pioche aucune carte présentant la rame manquante. Thomas continue de progresser, le dépasse et, avec un Capitaine (3 case Eau) en main, le coiffe dans une magnifique victoire.
Table 5, dite « Avec doigté » : Les restants de la grande salle (F-R, Mickaël, Thomas, Corentin) finissent la soirée avec Bomb Busters.

En janvier 1911, le ministre des Postes annonça un concours de design, les gagnants devant être choisis par un comité. Cependant, après la clôture du concours en juin 1911, il douta de la pertinence des visuels gagnants et décida de ne pas les retenir. Son successeur, Charlie Frazer, n’était pas non plus enthousiasmé par les designs gagnants, mais appréciait des éléments de deux propositions : l’une avec un kangourou, l’autre avec une carte de l’Australie. Il contacta la Société des artistes victoriens pour obtenir de l’aide, et elle lui recommanda Blamire Young, un artiste anglais ayant vécu une grande partie de sa vie en Australie, qui créa alors un modèle selon ses spécifications. Frazer voulait « un timbre pittoresque dans lequel la silhouette de l’Australie soit mise en valeur ». Le résultat fut représentait un kangourou au centre d’une silhouette de l’Australie, avec une touffe d’herbe à deux pointes à gauche de l’animal.
Le dessin de Young fut moqué dans les médias : la touffe d’herbe comparée à la tête d’un lapin sortant de son terrier, à un navet ou un encrier. Le design global fut critiqué, jugé trop simpliste, « enfantin », voire « inartistique, d’une laideur crue et inouïe ». Le gouvernement du Royaume-Uni adressa des « protestations emphatiques », par l’intermédiaire du gouverneur général d’Australie, contre l’utilisation du kangourou comme symbole principal sur les timbres nationaux, au lieu de l’effigie du monarque. Il semblait inévitable que la touffe d’herbe offensante soit retirée du design final. Ce changement fut annoncé par le ministre des Postes peu après la publication du choix préliminaire. La version finale du timbre « Kangourou et Carte » sera légèrement différente de l’original, sans la fameuse touffe d’herbe. Il fut vendu en 15 valeurs différentes que Charlie Frazer put voir aboutir avant de succomber à une pneumonie, le 25 novembre 1913. Pour Frazer, cette représentation emblématique de l’Australie avait un sens politique : « Le timbre kangourou montrait la silhouette d’une Australie blanche, essentielle à la politique du pays, et il représentait un animal propre à l’Australie et commun à tous ses États. Nous dépensions 25 000 livres par an pour promouvoir l’Australie, et le timbre kangourou servait de publicité distinctive pour le pays sur chaque lettre envoyée à l’étranger. »

Le 25 septembre 1953, le Conseil de l’Europe adopte pour emblème un fond azur portant un cercle de quinze étoiles d’or (comme ses