Séance de MARDI 17/05/2022 à Servel

Le 17 mai 1990, l’OMS annonçait la suppression de l’homosexualité de la liste des maladies mentales dans sa classification internationale des maladies, version CIM-10. Dans sa première version, publiée en 1955, une rubrique « Perversions sexuelles » y avait été intégrée, au sein de la catégorie « Personnalité pathologique » ; elle comprend entre autres l’homosexualité, la déviation sexuelle, l’exhibitionnisme, le fétichisme, le sadisme et la sexualité pathologique. L’introduction de la CIM-10 précisait : « les troubles de la préférence sexuelle sont nettement différenciés des troubles de l’identité sexuelle. L’homosexualité, en elle-même, n’est plus considérée comme une catégorie »

32 ans après, à Lannion, les déviations de tous les participants de cette soirée de Parties Civiles ne furent pas toutes décelables à l’œil nu.

Table 1, dite « Love is love » : Viscounts of the West Kingdom se déroule à une époque où le règne du roi a commencé à décliner, vers 980 après J.-C. Choisissant la paix plutôt que la prospérité, notre roi autrefois fort a commencé à offrir à nos ennemis de l’or et des terres pour qu’ils y déposent leurs haches. Mais la paix est affaire fragile, la pauvreté s’est étendue, de nombreuses personnes ont perdu confiance dans sa capacité à diriger et ont cherché à s’affranchir de la couronne. Depuis qu’il a obtenu les faveurs de sa cour, notre avenir est également devenu incertain. En tant que vicomtes, nous devons faire preuve de sagesse et de détermination, dans la loyauté et tout en gagnant la faveur du peuple en cas de changement soudain de pouvoir. Les quatre protagonistes de cette affaire sont restés jusqu’aux petites heures de la nuit. La feuille de match donnera Neox : 67, Xel : 61, Daman : 60, Picsou : 31.

VISCOUNTS OF THE WEST KINGDOM - JEU DE BASE (ANGLAIS)

Table 2, dite « Géniales déviances » : pour être innovant, il faut être déviant. Cette formule-choc est de Richard Descoings alias Ritchie, directeur disruptif de Sciences-Po retrouvé mort sur un lit d’hôtel de New York, et elle s’applique magnifiquement à Newton. Le matin même de son départ pour New York, trois jours avant sa mort, Richard Descoings envoya un message, comme une prémonition ironique, à ses collaborateurs : « Si l’on s’écrase, la messe aura lieu à Saint-Sulpice : Mozart à tue-tête, Plug n’Play au premier rang. Pas d’argent pour le cancer, tout pour les fleurs. » La cérémonie grandiose que fut son enterrement ne respecta qu’à moitié ses directives. Les funérailles eurent bien lieu, le 11 avril 2012, à l’église Saint-Sulpice, au cœur de Paris, mais l’association Plug n’Play des « gays, lesbiennes, bis, trans, queer de Sciences Po » fut discrètement renvoyée sur les bords de la nef. A sa place, au premier rang, de l’autre côté des bancs réservés à la famille et aux amis accablés par le chagrin, s’installa le plus complet assortiment de la nomenklatura française.

On part sur la version initiation pour découvrir ce jeu qui vous transporte au milieu du XVIIe siècle, où, avec l’avènement de la méthode scientifique, commence une période de grands changements, la révolution scientifique. Avec leurs théories et leurs idées, Galileo Galilei, Copernic, Kepler, Bacon et, surtout, Sir Isaac Newton, changent notre perception de l’univers. A Newton, les joueurs jouent le rôle d’un jeune scientifique qui veut devenir l’un des grands génies de cette période. Pour ce faire, ils parcourent l’Europe, visitent des universités et des villes, étudient pour découvrir de nouvelles théories, construisent de nouveaux outils et travaillent pour gagner de l’argent. Un jeu de planification où chaque action (30 par joueur pour une partie) est fondamentale. Olivier B l’emporte facilement avec 106, devant Olive, 62 et Yannick, 48.

Table 3, dite « Village people » : le trop souvent oublié Chicago Express ressort ce soir pour un affrontement à 3 entre Dom, François et Thomas. On y achète des compagnies de société ferroviaires, développe leur réseau, et, si elles prospère, on touche les dividendes de leur prospérité. Il faut donc avoir les bonnes compagnies, s’allier aux autres pour partager l’extension du réseau à travers villes et villages, mais pas trop non plus, car le dividende total est distribué entre tous les actionnaires ! La compagnie verte peinera à aller loin, Chicago étant la terre promise de cet Eldorado, car il apporte un super dividende. Le final est à surveiller de près car, à la fin de la partie, seul l’argent compte, les actions n’ont plus aucune valeur. On en connaît qui se sont brûlé les doigts à acheter des actions trop tard et à y perdre leur chemise. C’est un des aspects pervers du jeu: les actions s’achètent aux enchères, plus la partie progresse plus les comptes se garnissent et les tentations de surenchère s’aiguisent – mais plus une action est achetée tard, moins elle rapportera de dividendes ! A cette gestion subtile de planification industrielle et financière, Dom a fait preuve de tous ses talents et l’emporte avec 76$, devant François,56$. Quant à Thomas, il refusa d’indiquer son score !

Table 4, dite « Bleu arc-en-ciel » : le classique Azul clôt la soirée, et Dom y fait encore merveille, avec 51 PV, devant Thomas, 40, et François, 29, victime de l’infortune de la gestion d’un mauvais timing.

Séance de VENDREDI 13/05/2022 à Servel

Le 13 mai 1981, Jean-Paul II fut victime d’une tentative d’assassinat sur la place Saint-Pierre à Rome, le jour de l’apparition de la Vierge de Fátima, qui devait être mentionnée dans son discours de l’audience. Le pape attribue sa miraculeuse survie à son intervention, et il pense que cet attentat correspond à celui évoqué dans la troisième partie du message de Fátima. Bien des années plus tard, le 26 juin 2000, une note de la congrégation pour la doctrine de la foi interprètera cet acte comme le dernier des trois secrets de Fátima. Si les deux premiers, dévoilés depuis longtemps, ne posent pas de problème d’interprétation et « concernent avant tout la vision épouvantable de l’enfer, la dévotion au Cœur immaculé de Marie, la Deuxième Guerre mondiale, ainsi que la prédiction des très graves dommages que la Russie, abandonnant la foi chrétienne et adhérant au totalitarisme communiste, devait apporter à l’humanité », le troisième sera objet de controverse. Il se présente comme une vision allégorique, susceptible de diverses interprétations :

« Nous avons vu sur le côté gauche de Notre Dame, un peu plus en hauteur, un Ange avec une épée de feu dans la main gauche ; elle scintillait et émettait des flammes qui, semblait-il, devaient incendier le monde ; mais elles s’éteignaient au contact de la splendeur qui émanait de la main droite de Notre Dame en direction de lui ; l’Ange, indiquant la terre avec sa main droite, dit d’une voix forte : « Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! ». Et nous vîmes dans une lumière immense qui est Dieu : « Quelque chose de semblable à la manière dont se voient les personnes dans un miroir quand elles passent devant » un évêque vêtu de blanc, « nous avons eu le pressentiment que c’était le Saint-Père ». [Nous vîmes] divers autres évêques, prêtres, religieux et religieuses monter sur une montagne escarpée, au sommet de laquelle il y avait une grande croix en troncs bruts, comme s’ils étaient en chêne-liège avec leur écorce ; avant d’y arriver, le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d’un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu’il trouvait sur son chemin ; parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande croix, il fut tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches ; et de la même manière moururent les uns après les autres les évêques et les prêtres, les religieux et religieuses et divers laïcs, hommes et femmes de classes et de catégories sociales différentes.»

41 ans après, à Lannion, une soirée peuplée de violences, de mystères, de jeunes enfants et d’une triple apparition se conclut sur une très longue attente.

Table 1, dite « Patience et longueur de temps » : première constituée, cette table de Nemesis fut la dernière à partir, après une longue attente de la fin. Neox et François-René en sortirent vivants, au contraire de Xel et Xof.

Table 2, dite « Le péril jeune » : impatient de se livrer à de nouvelles enquêtes, Frank propose Bureau of Investigation, qui utilise le système de Sherlock Holmes Detective Conseil dans un univers inspiré de l’œuvre de Lovecraft. Passant du brouillard londonien à la Nouvelle Angleterre et aux quartiers de Boston, à Arkham & Autres Contrées, les enquêteurs voient également des règles modifiées. Dans cette table où adultes et enfants faisaient numériquement jeu égal à 3-3, on s’est pris au jeu de l’enquête en famille.

Table 3, dite « Stupeur et tremblements » : le trop méconnu Wildlands apporte un lot de baston plutôt inattendu dans l’univers de Martin Wallace. A ce jeu, il faut en effet aller à la recherche de ses diamants, au nombre de 5, mais on peut occire ses adversaires, qui comptent autant. A sa grande stupeur, François fut victime d’emblée de l’humeur belliciste de ses concurrents, laissant trois personnages morts au champ d’honneur faute d’avoir été défendus par son super héros (7 poins de vie), sorti trop tard. Il ne fut pas la seule victime d’une partie qui tourna plus à l’affrontement qu’à l’exploration, à grands coups d’interruptions, la grande originalité de ce jeu qui permet de prendre la main sur un tour d’un adversaire et de profiter sans vergogne des circonstances (typiquement, pour abattre un héros diminué et sans défense). Thomas l’emporte, avec 5 PV par conséquent puisque c’est la condition de victoire, mais Mickaël, JiBee et François terminent en ex-æquo à 3 PV. un petit Die Crew à 3 fait office de digestif sous-marin après ce festin de cadavres.

Table 4, dite « Terre promise » : à cette table de Terraforming Mars prennent place trois nouveaux adeptes : Maureen, Tom et Anaïs, cette dernière en spectatrice. Avec Samuel, ils ont admiré Olivier B qui s’est adjugé une belle victoire, toutefois disputée. Un petit 6 qui prend a servi ensuite d’exutoire aux nouveaux venus, mais on s’autorise à penser qu’on les reverra bientôt sur nos tables !

Séance de MARDI 10/05/2022 à Servel

Le 10 mai 1981 à 20 heures, le visage de François Mitterrand se dévoile lentement, pixel après pixel, sur les écrans de télévision. C’est l’image iconique d’une génération pour les électeurs de gauche, mais, aussi, la signature d’un monde révolu, avant le Minitel et bien sûr Internet. Le bas débit imposait son rythme et les téléspectateurs ont eu le temps fugace de s’interroger sur le propriétaire du crâne dégarni qui apparaissait si lentement devant leurs yeux…Mitterrand : 10 mai 1981, le grand soir - Les Inrocks

41 ans après, les deux protagonistes de cette élection ont disparu, et un parfum de mystère flottait sur une soirée peuplée de fantômes.

Table 1, dite « Le coup de massue » : à la table de Mysterium, Matthieu (alias MacPion) prend les rênes du fantôme. Devant lui, 5 médiums ont pris place : Thomas, Xel, François, Neox et Jimmy. Xel et François, extra-lucides, franchissent facilement les étapes, mais Thomas s’embrouille, échouant à identifier le marteau comme arme du crime, et précipitant par là-même tous les mediums dans les affres de la défaite, un vrai coup de massue.

Table 2, dite « Une si longue attente » : Jimmy s’éclipse, assommé par l’échec, et les autres goûtent à l’ivresse des profondeurs de Deep Sea Adventure. Un jeu où les aventures individuelles font déraper l’ambition collective. C’est Neox, qu’on n’avait pas connu aussi fortuné depuis longtemps aux jets de dés, qui ressort lesté du plus beau pactole de trésors.

Séance de MARDI 03/05/2022 à Servel

Nicolas Machiavel naquit le 3 mai 1469 au coeur d’une période tumultueuse qui voyait s’affronter en Italie la papauté, les cités-états et diverses puissances étrangères (courte page de publicité : pour quiconque est intéressé par un jeu évoquant cette époque volatile mêlant les pouvoirs politiques, religieux, économiques et militaires, nous recommandons Pax Renaissance). Florentin, il vécut cette époque troublée comme diplomate et conseiller, mettant aussi la main à la pâte par exemple en créant une des premières armées de conscrits, et se frottant aux Borgia et aux Medici. Son livre Le Prince reste une oeuvre fondamentale de philosophie politique.

Table 1, dite « Chacun pour soi » : bien tranquilles à l’écart, Xel, Thomas et Olive rejouent à Crisis. Un jeu où chaque joueur a un objectif de victoire, mais où il faut aussi coopérer un minimum pour éviter qu’une crise globale ne coule le pays. Ainsi Thomas qui provoque la crise fatale, ce qui n’empêche pas Xel de tirer les marrons du feu en réalisant son objectif. Après ce dénouement rapide ils repartent pour une deuxième partie où cette fois tout le monde atteint son but, et c’est Thomas, bien conseillé par McKinsey, qui l’emporte en étant le plus riche.

Pas rassasiés, les mêmes sortent ensuite Deep Sea Adventure. Il semble que le coffre d’Olive lui permette à la fois de plonger profond et de remonter vite, il a ramené les trésors les plus convainquants.

Table 2, dite « Luttes d’influence » : Gilles est impatient de faire découvrir Lockup, un jeu où des bandes de créatures intriguent dans les couloirs moisis d’une prison. Il attire Neox et Yannick mais le jeu s’est révélé fort long, à l’heure actuelle le résultat final s’est perdu dans les brumes nocturnes du plateau de Servel.

Table 3, dite « Retournements d’alliances » : « et si on ressortait Pax Pamir ? », se disent comme un seul homme Fred, François et VHN, motivés par leur récente partie et curieux de déccouvrir la dynamique du jeu à trois joueurs. Equilibre initial avec Fred anglais, Dom afghan et François russe mais François rejoint très vite le camp afghan. Malgré le ratio 2-1, le déploiement de troupes reste équilibré et l’arrivée du premier contrôle de domination permet à Dom de partager 4 PV avec Fred. Le déploiement progressif des pièces vertes laisse penser qu’au scoring suivant les afghans seront Dominants et donc que c’est l’influence qui déterminera les points gagnés. François s’y prépare en achetant un Présent puis entre en jeu l’événement qui double la valeur d’influence de chaque Présent. Dom casse sa tirelire pour l’acheter, comptant sur la carte pour rattraper son retard sur François. Mais voila que 2 cartes « contrôle de domination » entrent en jeu coup sur coup, déclenchant un scoring prématuré. Dom n’a pas eu le temps d’acheter un Présent et partage 8 points avec François (le score est alors Dom 6, François 4, Fred 2).

Il ne reste plus qu’un seul contrôle de domination dont le score sera doublé, ceci alors que le plateau est nettoyé de toutes ses pièces aux couleurs des factions. François en profite pour rejoindre le camp anglais, inversant le ration 2-1. Paradoxalement, c’est Dom qui maintient une avance aux pièces afghanes en dépensant son argent pour construire des armées et en utilisant ses actions bonus pour combattre troupes et tribus adverses. La dernière carte de scoring entre en jeu mais personne n’a les moyens de l’acheter. François cherche à neutraliser Fred en achetant l’événement « ses Patriotes ne compteront pas pour le décompte d’influence ». Dom n’a pas assez d’argent ni d’actions pour à la fois déployer un cylindre et déclencher le décompte. S’il laisse François qui joue après lui le faire, ce dernier risque de marquer 10 PV contre 6 pour Dom. Jouant le tout pour le tout, il joue un Patriote anglais qui change son allégeance, nettoie son tableau et change le régime favorisé. Il en profite pour détruire une des cartes violettes de François qui entraine le retour de deux tribus-cylindres. La partie finit par un jeu de massacre où Fred et François (ce dernier à la tête d’un tableau de 7 cartes) augmentent leur influence en faisant sauter des espions sur les cartes de Dom. Il reste assez d’argent à ce dernier pour acheter un Présent puis la carte de scoring (les anglais sont alors Dominants), et l’emporter par 16 PV contre 8 à François et 6 à Fred.

Séance de VENDREDI 29/04/2022 à Servel

Le 28 avril 1789 éclate la mutinerie du HMS Bounty. Ce navire de la Royal Navy avait été envoyé par le grand capital pour transférer des arbres à pain de Tahiti vers les Caraïbes. A sa tête le lieutenant William Bligh qui avait fait partie de la troisième expédition de Cook. Parmi l’équipage, un jeune marin, Fletcher Christian, a déjà voyagé avec Bligh comme padawan. Après avoir tenté pendant deux semaines de passer le cap Horn, le capitaine finit par changer de route et rejoindre l’Océanie par le cap de Bonne Espérance. Après 6 mois de voyages le Bounty atteint Tahiti après quelques accrochages au sein de l’équipage. Commencent 5 mois relativement libres où les marins goûtent aux plaisirs locaux. Mais les meilleures choses ont une fin et, la cale pleine de plants, le navire reprend la mer. L’humeur du capitaine se dégrade et il passe ses fréquentes crise de rage sur l’équipage, et notamment sur Christian. Au petit matin, ce dernier convainc la moitié de l’équipage de se mutiner et le capitaine se retrouve abandonné dans une chaloupe avec 17 autres marins restés loyaux et 5 jours de rations tandis que les 23 autres retournent à Tahiti après avoir échoué à s’établir sur un ilot coralien.

Les mutins se divisent ensuite, 15 restent sur place tandis que Christian et 8 autres, accompagnés par un groupe de 20 tahitien(ne)s emmenés contre leur gré repart pour s’installer sur l’île inhabitée de Pitcairn. Après une période de troubles, les survivants et leurs enfants forment une communauté qui y survit. De son côté, les loyalistes voyageront dans leur youyou sur 6500 km, évitant les tribus hostiles, passant à l’écart de l’Australie et finissant après un mois et demi par atteindre le Timor. Bligh y dénonce la mutinerie, y perd de maladie quelques compagnons et revient à Londres en mars 1790.

Six mois plus tard, le HMS Pandora fait voile pour retrouver les mutins. Ceux de Tahiti sont vite capturés mais ceux de Pitcairn ne seront pas repris. Notons que le Pandora est passé devant Vanikoro où il a ignoré des signaux de fumée, possiblement émis par les survivants de l’expédition de La Pérouse. Les aventures ne sont pas finies, le vaisseau s’échoue sur la grande barrière de corail et coule. Dix mutins survivants sont ramenés à Londres en juin 1792 et trois d’entre eux finiront pendus. Quant à Bligh, il eut encore le temps de retransporter avec succès une cargaison d’arbres à pain, d’être nommé gouverneur de New South Wales où il fut déposé dans un coup d’état et de finir vice-amiral. Pour ceux qui ont lu jusque là, oui je me suis trompé d’un jour.

Table 1, dite « Aventure au long cours » : longue, forcément longue partie de Eclipse pour F-R, Tristan, JiBee et OlivierL avec un Neox venu en curieux absorber les règles. « Juste un jeu de dés » bougonne Tristan avec un clin d’oeil. Aucune nouvelle ne nous est parvenue, souhaitons que les vaisseaux (spatiaux) soient arrivés à bon port.

Table 2, dite « Archipels et bateaux » : c’est Yamatai pour Olive, OlivierB et Vincent2. Le dernier nommé l’emporte avec 43 PV contre une trentaine aux deux autres.

Table 3, dite « A l’échafaud » : jeu du chat et de la souris pour petits et grands : Paul découvre son côté obscur dans le rôle de Jack au Mystère de Whitehall, face à Mickaël, Frank et Thomas. Au début il ricane mais l’angoisse naît au fur et à mesure du resserrement de la nasse policière. Le crime ne paie pas, jeune Paul, et sa Majesté est impitoyable.

Table 4, dite « Populations hostiles » : après la chouette partie il y a un mois, nous sommes plusieurs motivés par refaire un Pax Pamir (2nde édition), en l’occurence Fred et Dom (qui démarrent russes), François (anglais) et Christophe (afghan). Le marché initial est riche en partisans russes, Fred et Dom s’y servent, surtout le second qui peut les acheter gratuitement. Sur le terrain, Fred occupe 2 territoires et Christophe provoque quelques escarmouches pour éviter que les russes ne soient dominants (ce terme ayant un sens spécifique dans le contexte du jeu). Le premier contrôle de domination passe et 3 joueurs prennent chacun 1 PV. Christophe se sent bien seul tandis que Fred et Dom co-construisent une domination russe sur le plateau. Alléché par le parfum du succès, François se rallie à la cause et commence par froisser ses nouveaux alliés en tentant quelques coups bas.

Le second contrôle de domination est acheté par Dom, leur influence auprès des russes donne 5/3/1 points à Dom/Fred/François et le plateau est nettoyé des pièces de couleur. Fred a des vélléités de tourner coasaque mais a du mal à choisir entre afghans et anglais tandis que François déploie de nombreux espions histoire de bien figurer au décompte suivant. Rapidement, le 3e contrôle de domination entre au marché ; François joue un patriote afghan qui change son alignement en lui faisant perdre un espion. Dom a alors le plus de cylindres déployés, il déclenche le décompte et atteint 9 PV devant Fred 4, François 3 et Xof 0. Avec 5 points d’avance, il remporte automatiquement la partie.

Après ce dénouement relativement rapide, un accord est trouvé autour de Carcassonne, dans l’armoire depuis Noël dans une fort jolie édition « 20e anniversaire ». La table attire d’éminents experts, Thomas et Mickaël, qui commentent doctement et fournissent un soutien sur les règles. Le Dom en mode sangsue arrive à s’incruster dans le scoring de quelques villes juteuses et n’oublie pas de placer un meeple dans les prairies en fin de partie. Il évite la famine de meeples et finit avec 127 PV devant les trois autres groupés autour de 80.

Table 5, dite « Rébellion » : Gilles entraîne Lucie, Nicolas3 et Lohan dans la découverte d’Auztralia. Les jeunes se sont bien battus mais ont succomné trop tôt, rien ni personne n’a pu empêcher le triomphe des grands anciens. Les mêmes poursuivent avec un Oriflamme : une seule partie donc pas le temps de bien explorer les synergies entre cartes, mais ce qu’il faut de coups en douce. Et qui l’emporta ? Lucie-fer.

Table 6, dite « Communauté prospère » : dans l’aquarium on retrouve toute la ménagerie d’Ark Nova avec comme palefreniers Adélie, Xel, Samuel et François2. Comme les autres fois cela a duré mais dans l’aquarium comme en Océanie on ne vous entend pas vous noyer.

Table 7, dite « Signaux de fumée » : un joyeux mélange des tables 2 3 4 finit la soirée avec Just One en mode libre, on a bien dû faire une vingtaine de tours. Selon François, on a été plutôt bons (malgré l’élimination de Oeuf pour Cube, trop d’anciens ludopathes parisiens autour de la table), et pourtant il ne sut pas identifier Bar à travers les indices Comptoir, Poisson, Brochet, Mitzvah et Grillé.

Séance de MARDI 12/04/2022 à Servel

Le 12 avril 1928, un Junkers W33 allemand avec 3 hommes à bord réussit la première traversée de l’Atlantique dans le sens Est-Ouest, partant d’Irlande et se posant à l’extrémité du Canada, pris par le temps et égarés dans leur tentative d’atteindre New York. On parle souvent de la traversée aérienne entre New-York et Paris de Lindbergh en mai 1927. En fait ce n’était pas la première, deux anglais avaient dès juin 1919 relié le Newfoundland canadien à l’Irlande dans un bombardier modifié, un voyage bien plus court et bien moins médiatisé que celui de Lindbergh.

Table 1, dite « Pris par le temps » : en cette période de carême, trois joueurs (Neox, Xel, F-R) s’adonnent à un régime hyperprotéiné en chassant de l’humain à The Hunger. La destinée des trois vampires a été assez différencée : Nicolas rentre repu au château avant l’aube en affichant un sourire carnassier. Il quittera ensuite les lieux, probablement pour aller digérer tranquillement. Xel parviendra de justesse à retourner, non sans avoir subi quelques rayons de soleil dardés par l’aube naissante. François-René a été le vampire d’entre eux, on retrouva sa dépouille au petit matin sur les chemins poussiéreux.

Table 2, dite « Voyages » : excursion en Egypte pour François, Olive, Christophe et VHN qui essayent de se concilier les faveurs du Dieu-Soleil Râ, un jeu qui sort régulièrement depuis son acquisition à Noël. La première manche d’enchères est étonnamment courte, très peu de tuiles achetées vu qu’Olive a accéléré le rythme en ne piochant quasiment que des tuiles Râ. Cela fait les affaires de Dom, le seul à avoir échappé à la pénalité de -5 PV en récupérant une tuile blanche avec un Dieu. A la deuxième manche les axes se dessinent : Dom cherche à dominer sur les Pharaons, Xof mise sur le Nil tandis que François et Olive préparent la fin de partie en accumulant les Monuments. Dans le dernière, Xof et Dom acquièrent rapidement leurs 3 lots de tuiles, laissant Olive et François s’expliquer tandis que les tuiles Désastre finissent par sortir. Le dernier reste seul en lice mais tente sa chance une fois de trop à la recherche du 7e Monument qui vaut 10 PV, un dernier Râ mettant fin immédiatement à la partie. A égalité avec 4 Pharaons, Olive, François et Xof encaissent à leur grand dépit la pénalité de -2 PV. Au final c’est le bruyant Dom qui l’emporte avec 42 PV devant Xof (27) et François & Olive (25).

Les mêmes, pas pressés de se coucher, disputent ensuite un paisible Tokaido. Christophe la joue fine, il arrive à se positionner sur de multiples bonus à égalité et l’emporte d’une courte tête.

Table 3, dite « Nouvelle tentative » : la paire familiale JiBee-Lucie affronte Vincent en mode « décontracté-vacances » et Tristan en mode « marchand de sable » à Dune Imperium, un revenez-y pour J-B qui y avait joué récemment. Gratifiant la table de ses maximes relatives au deck-building et affirmant modestement avoir été aidé par le marché de cartes initial, l’impérial Tristan s’impose avec une stratégie comme toujours solide. On retiendra aussi que Lucie a battu son géniteur, cet âge est impitoyable.

Table 4, dite « Egarements » : les restants des tables 1 et 2 finissent la soirée avec un Just One, toujours un bon moment. Le score collectif respectable est de 10 réussites sur 13. Xof est victime d’une double élimination d’indices (Malle et Carlos) et avec Ecoliers comme seul indice ne peut trouver Cantine. Quant à François, c’est la largeur du champ sémantique proposé qui l’égare : face à Cogolin, Clé, Tabac, Ecume et F***ation il échoue, nom d’une pipe ! A noter l’habile recyclage d’indice de Xel qui repropose Carlos pour Météo.

Séance de MARDI 05/04/2022 à Servel

Table 1, dite « Aviaire » : Cinq pas-vraiment-perdreaux de l’année (Neox, Xel, Olive, Thomas et VHN) rejoignent le nid de Servel et, plutôt que de bayer aux corneilles, décident de jouer à Wingspan, un chouette jeu avec des oiseaux (bien meilleur que le jeu de l’oie). On y construit un tableau de cartes en recherchant des combos (que plusieurs têtes de linottes oublièrent d’activer) tout en gardant un oeil (d’aigle) sur des objectifs personnels et collectifs (1 différent à la fin de chacune des 4 manches, une mini-course où certains se sont brûlé les ailes). Thomas et Olive, limite vautours, pillent la mangeoire commune tandis que Dom (doté d’un estomac d’autruche ?) se goinfre de cartes. Le même l’avait répété comme un perroquet, à ce jeu il faut pondre des oeufs en fin de partie (« Que ponds-je ? » comme l’a chanté Bobby Lapointe). Thomas et Neox se sentent pousser des ailes (le premier peut en pondre 7 d’un coup grâce à une unique carte, simple comme l’oeuf de Colomb) et finiront chacun avec 17 oeufs. Ces points tombent à pic, ils finissent en haut du podium avec 83 PV (Neox qui remporte donc la poule) et 71 PV (Thomas). Paon dans les dents des suivants, Dom (67), Xel (62) et Olive (41). Déçu, moi ? no !

Séance de VENDREDI 01/04/2022 à Servel

Le 1er avril 1939 prenait fin la guerre d’Espagne, qui opposait, depuis le 17 juillet 1936, le camp des républicains, loyaliste à l’égard du gouvernement légalement établi de la IIe République, et celui des nationalistes, les rebelles putschistes menés par le général Franco. Ce conflit, qui mobilisa les opinions et les États européens, peut apparaître comme une préparation de la Seconde Guerre mondiale, permettant de jauger les rapports de force européens (attentisme des démocraties française et britannique, engagement de l’Italie fasciste et de l’Allemagne nazie, tout comme de l’Union soviétique). Il eut un retentissement médiatique et culturel très important et donna notamment lieu à des œuvres telles que L’Espoir d’André Malraux, Hommage à la Catalogne de George Orwell, Pour qui sonne le glas d’Ernest Hemingway ou encore Guernica de Pablo Picasso. L’último parte, le dernier communiqué de guerre de la guerre d’Espagne émis le 1 er avril 1939 par le général Franco, marque la fin officielle de la guerre mais, s’il souligne que les troupes nationalistes ont atteint leurs objectifs militaires, il ne mentionne pas leurs objectifs politiques, annonçant par là les futures années de dictature.

83 ans plus tard, à Lannion, un autre type guerre civile faisait rage entre peuples frères.

Table 1, dite « Guerre éclair » : Revoilà Pax Renaissance avec des joueurs retors (Tristan et Dom) et un troisième qui s’accroche (Christophe, mais l’espace entre chacune de ses parties ralentit sa progression). Ouverture idéale pour Tristan qui, jouant en premier le banquier Jacques Coeur, achète pour 1 Florin une reine ottomane. Christophe (Marchionni) et Dom (Medici) vont se chamailler à l’ouest entre Aragon et Portugal. Bien placé sur les routes de commerce, Tristan s’empare des États papaux et du Saint Empire RG. Dom, au prix d’une combinaison raffinée mais coûteuse (4 Florins) s’empare du Portugal par un vote tandis que Tristan renforce son emprise orientale avec un Jihad en Hongrie. La première comète se présente, Dom remplit les conditions de victoire Renaissance mais Tristan qui joue avant dispose d’assez de fonds pour à la fois acheter la comète à son avantage et à prendre une carte avec un badge Law « au cas où ». Dom et Xof retardent l’inévitable mais Tristan conclut sur une victoire impériale rapide (4 Empires à 2 à 1).

Anno 1800Table 2, dite « Conquête lente » : Julien dévoile en majesté un opus de Martin Wallace, et tous se pressent à sa table. A Anno 1800, basé sur le célèbre jeu vidéo d’Ubisoft, les joueurs développent leurs industries pour faire prospérer leurs îles. Entre planification, gestion, commerce et concurrence,voilà un jeu de développement intense et exponentiel. Les possibilités de développement des îles sont nombreuses, et les joueurs composent avec la qualification de la main-d’œuvre (fermier, ouvrier, artisan, ingénieur, investisseur), les opportunités de commerce avec le Nouveau Monde… mais aussi avec les autres joueurs !
Et il ne s’agira pas tant d’obtenir toutes les industries possibles et imaginables que de développer les plus pertinentes à chaque stratégie, car, moyennant des jetons commerce, on peut utiliser celles des autres ! La mécanique originale de fin de partie déclenche des dénouements potentiellement imprévus. C’est exactement ce qui se passa, car Julien vida sa main de cartes le premier, mettant donc fin à la parte et s’octroyant 7 PV au passage, mais, avec 106, il échoue devant François, 115, qui se voyait pourtant mal parti avec une stratégie de conquête plutôt lente, et une pénurie de cubes rouges, mais qui se révéla lucrative.  A la faveur d’un dernier tour pleinement maîtrisé, ses 74 PV de bâtiments (59 à Julien) lui octroient la victoire. NicolasH fait un premier tour de piste réussi, avec 96, éclipsant Steven, 82.

Table 3, dite « Conquête éclair » : Mickaël, Frank et et Olivier s’essaient à la conquête spatiale à Welcome to the Moon. Dans une première mission, ils décollèrent de la terre, et dans une seconde prirent la route de la lune. Deux succès, et une double victoire pour Mickaël.

Table 4, dite « Guerre lente » : Au fin fond d’une salle déportée, un quarteron de joueurs en goguette prirent part à une guerre lente et oubliée, au point qu’on en perdit le nom. François-René s’en approcha, pour voir, après le démarrage des hostilités, mais le théâtre des opérations n’acceptait pas de supplétifs.

Séance de VENDREDI 25/03/2022 à Servel

Le 25 mars 1896 s’ouvrent les premiers jeux olympiques modernes à Athènes. 285 athlètes (tous des hommes) s’affrontent sportivement dans 9 disciplines (dont le cyclisme alors nommé vélocipédie, qui remonte comme chacun sait à la plus haute antiquité). A contrario pas d’équitation ce qui démontre bien la suprématie de la machine sur la bête.

Table 1, dite « Affrontement » : cela faisait un moment que Fred voulait partager son Pax Pamir (2e edition en français). Un jeu à part qui a lancé la carrière de Cole Wehrle, magnifiquement produit sans tomber dans la vulgarité injectée de plastique, au thème improbable mais richement documenté (la lutte entre puissances étrangères et locales dans l’Afghanistan du XIXe siècle) et qui se retrouve étonnamment en 45e position du classement BGG alors que c’est clairement un jeu de niche. Les autres partants sont Tristan, Dom (dont l’oeil s’allume quand il entend « Pax ») et Neox (toujours curieux et éclectique bien que pas encore converti à Pax Renaissance, personne n’est parfait). Les alignements initiaux sont équilibrés (Neox+Dom russes, Fred+Tristan afghans) et le plateau en tissu se recouvre de pièces colorées sans qu’une faction ne prenne l’avantage au fil des escarmouches et des dépositions. Côté individuel, Tristan parvient comme à son habitude à composer une sélection judicieuse et puissante de cartes (dont l’achat gratuit à Herat dont il usera et abusera), imité à ce petit jeu par Neox. Les deux autres en sont réduits à de petits tableaux et un marché constamment asséché d’argent par les précédents.

Le scoring à ce jeu est très particulier : il survient 4 fois dans la partie à l’achat d’une carte spéciale et le décompte suit deux logiques très différentes selon si une faction domine ou non. Les deux premières fois, Dom oriente les choses pour partager les points avec Neox, officiellement son allié. Les voilà tous deux à 6 PV. Après une dominance russe 12 à 7, La carte est nettoyée de toutes ses pièces alors que Fred, faute d’options viables, a choisi de rallier le camp anglais. Le troisième décompte se résout au nombre de pièces déployées, Neox prend 1 PV et Tristan 3. La fin est haletante : Dom dans le rôle de l’idiot utile met en jeu 3 soldats anglais au Penjab, le fief imprenable de Tristan, lui graissant généreusement la patte au passage et rejoignant la faction anglaise. L’espoir renaît chez Fred. Avec seulement 5 anglais déployés, Neox et Tristan, sans alliés, estiment qu’il est préférable de rejoindre le camp des nouveaux maîtres. Ils parviennent rapidement qui à acheter des patriotes, qui à capturer des mis à prix (parfois en dynamitant ses propres cartes, un joli coup encore jamais vu et permis par leurs nombreuses actions Trahir).  Dom toujours à court de monnaie n’arrive pas à acheter un deuxième trophée et le dernier décompte (où les points sont doublés) voit donc Fred (3 d’influence anglaise) s’octroyer 10 PV tandis que les 3 autres, à égalité à 2 d’influence, récupèrent chacun 2 PV. Fred passe de 0 à 10 points et l’emporte sous le nez de Neox 9, Dom 8 et Tristan 6. Superbe partie où chacun a été en position de gagner et où toute la richesse et les retournements de situation du jeu ont été mis en lumière. Comme les autres jeux de la série Pax, il a aussi une immense rejouabilité grâce au mécanisme de rivière de cartes où seule une fraction du deck est utilisée à chaque partie.

Table 2, dite « Affrontement » : choc entre Dionysos (F-R) et Helios (Mickaël) à Mythic Battles. Le premier a envoyé de jeunes satyres, le second n’a pas pu résister.

Table 3, dite « Affrontements » : double confrontation entre Gilles et OlivierL à Super Fantasy Brawl. Manche aller pour Olivier 5-4 mais cela a été très tendu. Manche retour pour Gilles 5-4 mais cela a été très très tendu.

Table 4, dite « Affrontements » : OlivierB, Fabrice et Samuel jouent à Gloomhaven Jaws of the Lion. En thèorie c’est plus court que le papa (parmi les bonnes idées, noter le livret de scénarios-plateau, on joue directement sur la page ouverte). En pratique à minuit et demi ils étaient encore là à ouvrir des portes, combattre des monstres et empocher des trésors. Oui mais c’est parce qu’ils ont enchainé trois scénarios, une autre bonne idée pour rendre le jeu plus accessible est que les règles sont introduites progressivement sur les 5 premiers.

Table 5, dite « Affrontement » : Xel, Adélie, Thomas et Matthieu (une nouvelle recrue déjà bien immergée dans le jeu de plateau) disputent d’abord un Amyitis, les deux derniers finissent à égalité. Ils poursuivent par In Flanders Fields et c’est Xel (qualifiée à tort d’artillerie lourde de l’association) qui ressort gagnante de la boue des tranchées.

Séance de VENDREDI 18/03/2022 à Servel

Les Beaux Jours de la Commune', 1871. Cartoon from a series on the subject of the Paris Commune of..., Stock Photo, Picture And Rights Managed Image. Pic. HEZ-1153984 | agefotostockLe 18 mars 1871, une émeute éclate à Paris, sur la butte Montmartre. Adolphe Thiers, chef du gouvernement provisoire de la République, renonce à la réprimer et s’enfuit à Versailles avec tous les corps constitués. C’est l’amorce de la « Commune ». Maîtres malgré eux de la capitale, les révolutionnaires et militants socialistes et ouvriers vont offrir à la bourgeoisie républicaine l’occasion de se débarrasser une fois pour toutes de la « question sociale ». Il en coûtera 20 000 victimes.

151 ans plus tard, à Lannion, une soirée ludique réunissait les peuples de toutes origines.

Table 1, dite « Le charme discret de la bourgeoisie » : Le retour de Thomas augmente les probabilités de jouer à Brass : Birmingham : Xel et François ne laissent pas passer l’occasion d’une soirée bourgeoise, rejoints par Nicolas III, qui découvre cet opus de Martin Wallace, avec les fameuses bières, « qui volent quand on les possèdent, qui prennent la route si on les prend aux autres ». François fait la course en tête, avec beaucoup de coups opportunistes sur les mines et les aciéries, qui augmentent son pécule au point qu’il n’emprunte pour la première fois qu’au dernier tour de l’ère des canaux. Mais, tapi dans l’ombre, Thomas enchaîne les développements, et les emprunts. Perte de temps ? Que nenni, cette stratégie lui vaudra de construire uniquement des bâtiments de niveau II, et donc d’en doubler les points, avantage qui se révèlera décisif. Xel oublie sa martingale habituelle sur les canaux, mais se rattrape en construisant une ribambelle de rails juteux, mettant à profit la maîtrise du timing que lui octroie une stratégie peu dépensière. C’est là que François cèdera son avance, arrivant souvent avec un temps de retard. Nicolas III apprendra à ses dépends qu’il est dangereux d’offrir une ressource en deuxième action, se faisant voler une bière qui le handicapera sur ses ventes. Au final d’une partie haletante, c’est donc bien Thomas qui s’impose (164, beau score à quatre), suivi de Xel (155), François (146), alors que Nicolas II (111) ferme la marche avec un score plus qu’honorable pour une première.

Table 2, dite « Rouge et blanche »  : Nouvelle partie d’Iki avec l’inévitable Mickaël qui s’entoure de Dom et PaulJr. Les deux ont juste une partie derrière eux, mais cette fois on va tirer les leçons de l’initiation. Ne pas oublier de récupérer des artisans de couleurs variées et faire attention aux bonus de fin de partie des bâtiments, on n’a pas oublié le joli coup de Christophe il y a deux semaines. Et justement Paul a noté le bâtiment qui donne des points en fonction des sandales accumulées. Mickaël semble garder ses options ouvertes en mettant 2 Bois de côté au cas où tandis que Dom prend soin de ne pas se laisser surprendre par le feu et le riz. Il s’oriente vers les poissons, mais n’en collecte que 3 sur les 4 possibles, voilà 5 PV qui feront cruellement défaut. Mickaël combotte savamment avec les blagues à tabac tandis que les incendies ne font que des dégâts limités. En fin de partie, aucun artisan producteur de bois n’entre en jeu, ruinant les possibilités d’achat de bâtiments. Mickaël et Paul trouvent un moyen de convertir en points de victoire leur stock de sandales et de bois. Malgré l’absence de bâtiments, les scores se tiennent bien : 114 PV pour Mickaël, 112 pour Dom et 59 pour Paul qui admet avoir trop négligé le recrutement de personnages.

Les mêmes rejoints par Yannick se lancent dans un Flamme Rouge sur le parcours de la Classicissima. Une étape technique avec une grosse montée initiale puis de petites côtes qui empêchent les sprinters de placer leurs accélérations et réduisent les possibilités d’aspiration. Après une cassure initiale, le peloton se reforme puis lâche les deux coureurs bleus de Yannick. Le rouleur vert de Dom fait la course en tête en, accumulant les cartes Fatigue. Il est rejoint par le rouleur noir de Mickaël dans la seconde moitié. Mais c’est le sprinter rouge de Paul qui, après la dernière difficulté, jaillit en enchaînant deux cartes 9 et remporte une victoire imparable. Le rouleur noir finit second, le rouleur rouge complétant le podium.

Table 3, dite « Ils rêvaient d’un autre monde » : à Terraforming Mars, Olivier L s’impose aux dépends d’Olivier B, et de Samuel, défait, mais qui a trouvé la soirée fort sympathique. Dans le jeu, il n’y a pas que le point d’arrivée, l’expérience vaut aussi par le voyage.

Table 4, dite « Un communard sinon rien » : comme de juste, la campagne de Seigneur des anneaux se poursuit entre Steven, F.-R., Neox et Baptiste, qui se retrouvent comme au bistrot.

Table 5, dite « Huit pieds sous terre » : Petite partie de entre amis pour Vincent (27), Shiqi (28), Cédric (37), et Xof (53), qui a été monumental, dans tous les sens du terme.

Table 6, dite « La mort vous va si bien » : Une partie de Codenames termine cette soirée, qui vit, dit-on, de nombreux assassins sortir du chapeau à la faveur d’indices hasardeux, comme  » Guerre » quand l’assassin est Mars ! On termine sur une pirouette de François qui associe Égypte et Avocat  sur un Israël 2 (Avocat ayant été aussi employé en début de partie mais dans un autre sens, à propos d’un premier ministre en délicatesse avec la justice.