Séance de MARDI 11/04/2023 à Servel

Table 1, dite « Vélo fatal » : C’est non pas une mais deux volontaires (ou victimes ?) qui se présentent pour découvrir Innovation : Marie-Anne et Nastassia. Elles sont en de bonnes mains, accueillies par Xel et VHN dans une configuration 2 vs. 2 en équipes. Après la présentation des règles et des différentes façons de gagner et de mettre fin à la partie, les cartes sont lâchées. Dom ouvre d’une façon que François ne renierait pas en jouant Agriculture qui, seul à en bénéficier, lui donne deux premières dominations. Pas en reste, Xel puis Nastassia s’approprient rapidement et habilement les dominations Diplomatie et Technologie. Cette dernière est rapidement à la tête d’un tableau bien garni face à ceux riquiqui de Xel et Dom. Marie-Anne qui domine sur les ampoules a du mal à transformer son tableau en actions utiles, que ce soit pour scorer ou pour nuire aux autres. Xel rogne les ailes de Dom mais la Poudre du bougre lui permet de récupérer deux autres dominations au détriment du jeu de Xel qui n’avait pas tourné la page des châteaux.

La mise en jeu de Vaccination par celle-ci fige temporairement la partie en vidant l’influence de la paire Nastassia/Dom. Marie-Anne parvient à 24 points d’influence, un supplice de Tantale puisqu’il en faudrait 25 pour dominer l’âge 5. Des cartes puissantes de niveau 7 et 8 entrent en jeu, dont la Bicyclette (« échangez toutes les cartes de votre main avec celles de votre influence ») posée discrètement par Dom (who else ?). Nastassia neutralise la carte de Marie-Anne qui l’aurait neutralisée et suite à ce une-deux, Dom se retrouve avec 27 points d’influence, suffisamment pour s’approprier la sixième domination qui donne la victoire à son équipe. Nous écrivions dans notre précédent CR à propos de ce jeu « une première expérience qui mèle toujours en des proportions variables griserie, fascination, tournis, perplexité et dépit ». On en verra probablement une rejouer à Innovation mais la seconde a juré qu’on ne l’y prendrait plus.

Table 2, dite « Vaisseau spatial » : Les piliers de salle Olive et Marc découvrent Circadiens Premières Lueurs, cela tombe bien il est jugé best with two. Jeu de gestion et de planification de la famille qui fait chauffer les neurones et où les dés sont des ouvriers qui activent des actions. En plus ici une dimension programmation car chacun choisit secrètement leur ordre d’utilisation (mais sans mécanisme de compensation en cas de mauvais lancer). Au fait de quoi ça parle ? on est loin dans l’espace et le futur et les joueurs prennent contact avec des civilisations humanoïdes sur une planète lointaine dont les richesses font envie (cela ressemble un peu au XVIe siècle sauf qu’il ne semble pas prévu d’exterminer les natifs du lieu). Chaque joueur débute avec une aptitude asymétrique et il y a une course aux bonus : pas question comme parfois de prendre son temps à construire un moteur puissant avant d’aller chercher des PV. Voici un procès-verbal tout frais sorti de la machine à écrire d’Olive :

C’est un jeu du compère de Shemp PHILIPPS, S.J MACDONALD; on nous propose ici de partir à la découverte d’une planète et de races Aliens. Chaque joueur dispose d’une base où secrètement nous allons programmer l’ensemble des actions que nous allons réaliser par la suite (et ceci par 8 fois). Nos ouvriers sont des dès, nous démarrons avec trois et pourrons au maximum en avoir cinq actifs lors d’une manche.
Pour ce qui est de la programmation nous avons deux zones sur nos plateaux personnels, les garages pour envoyer nos agents sur des plateaux actions, et des fermes pour la production d’une partie des ressources. Les joueurs ont à leur disposition 9 plateaux pour placer leurs ouvriers mais les places sont limitées et chères. Il  y a des zones de fortes interactions. Le système de scoring est sympathique surtout sur l’accord de bonus / malus sur le plateau Alien. Chaque joueur choisi en début de jeu un personnage qui donne de l’asymétrie et des bonus  avantageux pour tous. Le côté programmation peut entrainer une certaine paralysis analysis. Les neurones chauffent, que du bonheur. C’est Marc qui l’emporte pour sa partie de découverte, 75 PV à 70 pour Olive.

Séance de VENDREDI 07/04/2023 à Servel

Les Requests for comments (RFC), littéralement « demandes de commentaires », sont une série numérotée de documents décrivant les aspects et spécifications techniques d’Internet.  Les premières RFC concernaient le réseau ARPANET, utilisant le protocole de communication Network Control Protocol (NCP), et les financements publics de la DARPA. La première RFC, intitulée « Logiciel hôte », a été publiée le 7 avril 1969 par Steve Crocker, un ingénieur de UCLA. On y trouve déjà les principes collaboratifs d’Internet, à l’exemple de cette phrase, qui clôt l’introduction de la RFC 1 :  » Très peu de ce qui suit est ferme et les réactions sont attendues ».

54 ans plus tard, les rédacteurs de Parties Civiles étaient, comme souvent, à la recherche de commentaires croustillants sur les parties jouées, une quête rarement couronnée de succès, il faut bien le dire.

Table 1, dite « I’m Being Attacked by PRISONER.IANA.ORG! (RFC 6305) » : Jeff, Gilles et Tristan s’affrontent à Lockup – c’est le dernier cité qui s’impose dans l’univers glauque d’une prison, au bout d’une rigolade aussi intense qu’une orangeade.

Table 2, dite « All victims together (RFC 967) » : de cette partie de Batman Shadow of the bat on retiendra la déconfiture des protagonistes (Fabrice, Steven, Olivier L), mis en déroute par la fuite de Mr Freeze.

Table 3, dite « Discard Protocol (RFC 863) » : réussite à Cthulu Death may die malgré deux morts (Jérôme et François-René), mais Olivier B et Armand ont réussi de justesse à renvoyer le grand ancien Hastur à ses chères études.

Table 4, dite « Gigabit network economics and paradigm shifts (RFC 1216) » : un Barrage avec deux tours sans eau, c’est incongru mais il paraît qu’il faudra s’habituer à ce changement de paradigme, nous disent les experts. Arakis (83) réussit à déjouer cette contrainte, quand Fred (61), Samuel (40) et Olive (38) n’ont pas su renouveler leurs énergies.

Table 5, dite « Congestion Control Principles (RFC 2914) » : le trop méconnu Mythotopia, un Wallace fort bien tourné, fait en Marie-Anne (50) une nouvelle adepte, qui apprend visite, talonnant le maître Thomas (51), titulaire d’une carte décisive lui interdisant d’être mis en joue dans deux conflits, carte qui fut la clé pour contrôler la congestion finale sur la piste de score. François (49), longtemps en tête, complète ce tiercé serré comme un mouchoir de poche.

Table 6, dite « Frequently Asked Questions for Schools (RFC 1941) » : après un renoncement la semaine dernière faute de juge-arbitre agréé, Shogun no Katana fait son entrée dans la grande confrérie de nos jeux sous la houlette de Baptiste. Celui-ci terminera, selon ses mots, « invaincu dans la défaite », titre qu’il partage avec Xel. En haut du podium, Mickaël confectionna les meilleurs sabres en achetant des litres de laque, et gagne le droit d’aller enseigner sa nouvelle science dans les écoles.

Table 7, dite « Not issued (RFC 5314) » : en fin de soirée, les deux cadavres de table 3 tentent de ressusciter à Summoner wars – ils en gardent un souvenir exquis, sans aller jusqu’à le faire partager;

Séance de MARDI 04/04/2023 à Servel

Après moultes défections et impossibilités, de quoi constituer deux tables.

Table 1, dite « A poil » : Baptiste, Olive et Marc, tous aspirants-docteurs, jouent à Hippocrate. Il s’agit de gérer une « antenne médicale » 400 ans avant JC. Première étape, il  faut recruter de nouveau patients, chacun ayant une maladie différente. Ensuite il  faut penser à embaucher de nouveaux médecins dans sa clinique, tout en n’oubliant pas de remplir sa pharmacie de médicaments. Évidemment tout cela coûte de l’argent et c’est comme d’habitude assez tendu pour en avoir. Faut surveiller le timing car un patient pas soigné -après qu’il s’est déshabillé pour être examiné- passe aux urgences au tour suivant, et si on a pas prodigué tous les soins, il finit ad patres et vous perdez 3 PV….On notera le mécanisme intéressant pour le recrutement des patients qui génère selon les cas des boni ou mali et détermine l’ordre du tour suivant. Ne pas oublier de soigner sa réputation pour jouer en premier en phase 2. Bref pleins de choses à faire, et à faire comboter si on veut s’en sortir. Marc survole la partie avec 76  PV suivi de Baptiste avec 53. Pour ce qui est de l’interne Olive il ferait mieux de changer de voie et de se recycler dans les pompes funèbres vu le taux de remplissage de sa morgue. Primum non nocere, voici ce qu’il faut qu’il répète le matin en se rasant.

Table 2, dite « A vapeur » : Xel, François, Gérard et VHN se lancent dans le développement de compagnies de chemin de fer au XIXe siècle en Irlande avec Irish Gauge. Gérard est celui qui a acheté au meilleur prix ses actions et, entre la Bleue et à la Violette qui se marquent au centre de la carte, son coeur balance. Xel, elle, relie rapidement avec la Rouge/Marron les villes du Nord, et en monopolise les dividendes. François se lâche un peu sur les enchères et se retrouve actionnaire de 3 sociétés, appliquant le principe de « ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier ». Dom enfin est actionnaire unique de la Orange et, faute de cubes noirs tirés en début de partie, bénéficie peu des premiers dividendes. A la fin c’est Dom qui semble avoir le plus de cash mais il n’a que 3 actions (vendues en fin de partie à leur valeur faciale). C’est en fait Xel qui a le patrimoine le plus rebondi avec 127 £ devant François 122, Dom 113 et Gérard 112.

Séance de VENDREDI 31/03/2023 à Servel

La Tour Eiffel est inaugurée le 31 mars 1889, en avant-première de l’Exposition universelle de Paris qui commémore le centenaire de la Révolution française. Construite en 2 ans, 2 mois et 5 jours sur les plans audacieux de l’ingénieur Gustave Eiffel, elle mesure 318 mètres et pèse 10.100 tonnes, avec 18000 pièces de fer et 2500000 rivets. Prévue pour être détruite après l’exposition, elle doit sa survie à l’installation à son sommet d’un émetteur radio qui a rendu sa conservation indispensable.

134 ans plus tard, tandis qu’une foule d’amateurs de théâtre envahissait les lieux, un quarteron d’aventuriers de Parties Civiles stockait fiévreusement des chaises dans un mouvement anticipateur d’une pénurie finalement non avenue, en attendant d’arpenter les villes du monde.

Table 1, dite « Absolute beginners » : à cette table, Thomas, venu avec Londres, en enseigne les préceptes à trois débutants. De Tristan, Frank et Baptiste, c’est ce dernier qui surprendra, en ravissant la première place au maître.

Table 2, dite « Cité obscure » : Armand, Olive, François-René et Jérôme triomphent du mal à Massive darkness.

Table 3, dite « Joute médiévale » : Table de Troyes à trois pour Fred (qui connaît), Olive (qui connaît moins) et Dom (qui connaît bien). Une partie où les événements néfastes ont joué un rôle important. D’abord parce qu’on les a laissés submerger la ville, la file de cartes a fini par déborder du plateau de jeu. Ensuite parce qu’ils ont exercé une lourde pression sur les finances municipales et prélevant la quasi-totalité des revenus perçus en début de tour. En compensation partielle le Boulanger a bien été utilisé par l’ensemble des joueurs pour se renflouer. Autre sous-efficacité, tous les joueurs ont laissé en fin de partie des cubes d’activité différée, des investissements mal utilisés, donc. Côté orientations, Fred a placé libéralement ses meeples sur les cartes d’activité tandis que Dom a peu à peu envahi les bâtiments publics, à la fin il y avait 8 meeples ce qui a bien aidé avec le personnage de scoring d’Olive. En effet le décompte final donne Dom vainqueur avec 40 PV, Fred 37 et Olive 23.

Table 4, dite « Des rois sans divertissement » : En fin de soirée, Tristan, Xel, Dom et Thomas rejouent à Régicide, c’est étonnant comme ses auteurs ont réussi à faire un bon jeu coopératif sur un thème classique de jeu vidéo (combattre des Boss de plus en plus puissants) avec un simple paquet de 54 cartes. Manque de chance, manque de coordination, manque d’à-propos dans les choix ? On ne saurait dire mais on vit 4 défaites, au stade des Valets ou des Reines. La fois précédentes nous étions allés jusqu’au dernier Roi et on attend encore de voir une victoire.

Table 5, dite « Destination finale » : après avoir planché sur un jeu japonais prometteur mais aux règles touffues que personne ne maîtrisait, Xel, Baptiste-aux-mains-pleines, Neox et Steven rebroussent chemin, et se rabattent sur le plus classique Keyflower, qui donne l’occasion au Président de briller.

Table 6, dite « Exposition universelle » : le très populaire Twilight Struggle fait un nouvel adepte : François, sous casaque soviétique, prend un excellent départ, étendant son emprise sur l’Asie et culminant à 12 PV d’avance, quand la victoire s’adjuge à 20. Mais la révolution n’est pas un chemin de roses, et l’ami américain revient peu à peu dans le game, étendant inexorablement sa présence à tous les coins de la planète. La bataille est particulièrement sourde en Pologne, qui sera l’épicentre de la partie. Il rend les armes à Mickaël au bout de la nuit, abdiquant sur une domination Europe totale, qui met fin derechef à la partie.

Séance de MARDI 28/03/2023 à Servel

Après les agapes festives du week-end, seule une poignée de fidèles a repris le chemin de Servel où l’on trouva deux formats.

Table 1, dite « Courte » : En l’absence d’autres joueurs, ne pouvant jouer un Wallace et avec quelques contraintes de temps, Marie-Anne, Nastassia et Baptiste disputent un Pillards de la Mer du Nord qui est peu à peu devenu un classique de nos soirées. Les deux derniers découvrent le jeu. Trois stratégies : Nastassia en négociatrice commerciale pille pour les offrandes avec dans son équipage une carte qui lui rapporte des PV bonus en fin de partie. Mais manquant de butins et ne souhaitant pas perdre de membre d’équipage elle ne parvient pas à son grand regret à marquer le jeu. Baptistes choisit une stratégie agressive de pillage qu’il lance tôt dans la partie, raflant les butins au nez de ses deux adversaires avec un équipage pas trop fort, ce qui lui laisse l’opportunité de perdre des membres avec les Walkyries sans remord. Cependant voyant l’équipage de Marie-Anne accumuler les PVs sur les pillages de forteresses, il joue une carte un peu traîtresse auprès du Jarl, empêchant celle-ci de remporter un nouveau pillage trop prometteur. Malgré cela Marie-Anne finit en tête au delà des 50 PV, Baptiste est deuxième à quelques encablures, et Nastassia remporte de nombreux points de décompte final avec les offrandes mais trop peu et ferme l’aventure viking, déçue de ne pas avoir mieux manoeuvré. Elle s’en sort toutefois avec honneur pour une première partie, ce qui est l’essentiel pour les vikings !

Table 2, dite « Longue » : Gérard convie Olive, Matthieu et VHN à développer leur famille dans l’Italie de la renaissance à Signorie. Un jeu de la famille où l’on utilise astucieusement (oui je pense à vous, Troyes, Voyages de Marco Polo et Grand Austria Hotel) des lancers de dés communs à tous les joueurs. Les arbitrages sont difficiles entre développer initialement son plateau individuel pour finir avec des actions puissantes ou bien aller récupérer à bon compte les tuiles Noblesse dont on a besoin pendant qu’elles sont là. Quant au choix des dés, c’est la source de multiples frustrations et calculs : faible valeur, il faut souvent le payer avec de trop rares florins, forte valeur il vous privera du précieux bonus de fin de manche ; parfois il vaut mieux en prendre un de moins ou bien, comme le fit Gérard, aller sacrifier sa progéniture pour compenser. A la dernière manche (que certains jugent de trop) tous les emplacements sont pris et cela finit en course aux points. La feuille de marque affiche 3 joueurs dans un mouchoir : Dom 164 PV, Matthieu 152, Gérard 151, et un Olive insatisfait avec 99.

Quinze ans de Parties Civiles – 25-26/03/2023 au Rusquet

Pour ses quinze ans, Parties Civiles avait mis les petits plats dans une grande marmite de paella, invité les anciens et les nouveaux, préparé des discours totalement improvisés, et, bien sûr, apporté des jeux pour un week-end festif « hors les murs », dans la lointaine contrée du Rusquet. On ne se risquera pas à faire la liste des tables et des jeux de ce week-end, mais sachez qu’elle fut mémorable, que les absents ont eu tort, et qu’on s’en souviendra encore dans mille ans !

Séance de VENDREDI 24/03/2023 à Servel

AOC - Age Of ChampagneA la veille des quinze ans de Parties Civiles, quelques adhérents avaient devancé l’appel et commencé à sabrer le champagne !

Table 1, dite « Veillée en fête » : Xel régale en sabrant son Age of champagne – mais elle boit la tasse sur la piste de score, malgré ses connaissances techniques pointues, un plus indéniable à ce jeu qui respecte scrupuleusement les étapes d’une vinification réussie. Marie-Anne, Olive et Baptiste sont aussi de la fête. Bénéficiant des conseils avisés de ses adversaires, ce dernier emporte cette partie inaugurale !

Séance de MARDI 21/03/2023 à Servel

Le 21 mars 1884, le ministre Pierre Waldeck-Rousseau abolit la loi Le Chapelier de 1791 et autorise les syndicats ouvriers. En 1791, dans un souci de cohérence avec le décret d’Allarde qui proclame la liberté d’entreprendre et interdit les corporations, l’Assemblée constituante avait interdit la reconstitution de toute association professionnelle, tant de patrons que de salariés. L’article second énonce : « Les citoyens d’un même état ou profession, les entrepreneurs, ceux qui ont boutique ouverte ne pourront, lorsqu’ils se trouveront ensemble, se nommer ni présidents, ni secrétaires, ni syndics, tenir des registres, prendre des arrêtés ou délibération, former des règlements sur leurs prétendus intérêts communs ». Cette loi révolutionnaire est bienvenue à l’origine car elle met fin aux dérives corporatistes de l’Ancien Régime : protection des nantis, entraves à l’épanouissement professionnel des ouvriers et compagnons. Mais au XIXe siècle, par un effet pervers, elle entravera la création de syndicats, et sera pour cette raison abolie sous la IIIe République.

139 ans plus tard, une corporation de joueurs se réunissait à Parties Civiles.

Table 1, dite « Épanouissement personnel » : à cette table, Jack apporte son Cascadia et le Akropolis de Marie-Anne. Deux jeux pour favoriser l’épanouissement personnel des animaux et des bipèdes que nous sommes. Neox l’emporte au premier, et Gilles l’urbaniste le second, sous les regards admiratifs de Nastassia.

Santa Maria - Vin d'jeuTable 2, dite « Corporations en fête » : Olive apporte Santa Maria et nous livre ce compte-rendu. Voici un jeu de placement et d’optimisation. Plusieurs stratégies possibles, de l’interaction sur la prise de dé, de tuiles, prioriser ses placements sur le plateau principal. Plein de choses à faire. C’est assez tactique. L’utilisation des dés aurait pu être parfaitement imaginée par M.FELD. Au final, un jeu qui tourne bien, ça fait quand même cogiter. Un chouette jeu intermédiaire. Pour cette partie de découverte le tiercé est donc Olive, Baptiste et Evan.

Table 3, dite « Intérêts communs » : Après une longue méditation devant l’armoire, cette table décide que c’est le jour de Carcassonne – en version anniversaire s’il vous plaît ! Un jeu où, à la faveur des placements de tuiles, l’intérêt de chacun peut rejoindre l’intérêt commun. Thomas s’adjuge cette partie avec 108, grâce aux champs que ses adversaires, Xel (86) et François (96), ont occultés à tort. Puis ils s’engagent dans le coopératif Die Crew, passant du premier coup l’étape 17 mais essuyant 3 échecs sur la 20.

Séance de VENDREDI 17/03/2023 à Servel

Le 17 mars 1808, Napoléon Ier créait le baccalauréat, une altération du bas latin bachalariatus désignant un chevalier débutant, puis calqué à partir du latin bacca (« baie, olive, arbre à baies ») et laureatus (« couronné de laurier »), d’où « triomphant ».

215 ans après les joueurs de Parties Civiles planchaient en toutes les matières.

Table 1, dite « Histoire-Géo » : Pour la Saint Patrick quoi de mieux que jouer à Irish Gauge ? se disent Gérard, Fred, Tristan et Dom. Ce jeu aux règles minimales et au matériel élégant fait partie de la famille des « cube rails » où l’on spécule sur des actions de compagnies ferroviaires (ici mises aux enchères) en construisant leur réseau entre différentes villes d’Irlande. On peut le rattacher à la famille de Chicago Express et Paris Connection, déjà joués en cette assemblée. Parmi les particularités de celui-ci, les cubes de 3 couleurs qui déterminent à la fois la valeur des lignes au moment des distributions de dividendes et quelles seront les compagnies qui distribuent leurs profits. Tristan, le plus celte de la table, nous donne une leçon aux enchères initiales : ayant accepté de ne rien acheter, il dispose ensuite d’un budget lui permettant de récupérer les actions suivantes à leur valeur faciale sans compétition. Très vite il s’allie à Gérard et ils développent à toute vapeur la compagnie Orange au centre de la carte. Une erreur de calcul les prive du bonus de 12 £ obtenu en connectant Dublin, Belfast et Galway. Dom et Fred s’allient en réaction pour développer la compagnie Rouge. Les différentes distributions de dividendes lancées par Dom, vue son incapacité à tirer des cubes noirs du sac, ne lui offrent aucun retour financier sur son investissement dans la petite ligne Bleue. En fin de partie, Tristan sacrifie toutes ses économies pour une dernière action Violette, les autres joueurs ne voyant pas trop l’intérêt de l’opération. Une fois le sac de cubes vidé, c’est l’argent accumulé et la valeur faciale des actions qui comptent pour la victoire. Dom l’emporte avec 89 £ devant Tristan 76, Fred 75 et Gérard 72.

Les mêmes découvrent ensuite Régicide, un jeu coopératif jouable avec un jeu de 54 cartes. Il s’agit de combattre successivement 12 « boss », soit les Valets puis les Dames puis les Rois. A son tour on les attaque en jouant (en général) 1 carte de sa main sachant que chaque couleur a un effet spécial : le Cœur recycle de la défausse vers la pioche, le Carreau fait piocher, le Trèfle double la force de l’attaque et le Pique protège contre l’attaque du boss. Et oui, s’il a survécu, le boss vous attaque à son tour (en infligeant 10/15/20 dégâts pour un Valet/Dame/Roi qu’on encaisse en défaussant de sa main). Pour un jeu aussi simple c’est vraiment bien fait et c’est pas facile : Les trois tentatives des lascars ont abouti à trois défaites (tout le monde perd dès qu’un joueur ne peut pas défausser assez de points) aux stades Dame/Roi/Dame.

Table 2, dite « Oral de rattrapage » : à cette table, Olivier B, Armand, Jérôme et François-René se crashent à Massive darkness (un exploit en soi) puis à l’oral de rattrapage, où ils héritent d’un sujet difficile, Ghost Stories.

Table 3, dite « Mathématiques élémentaires » : François ressort P.I., dérivatif pas trop prise de tête quand on regarde les tables de gros jeux qui se forment autour, et attire dans ses rêts Adrianne et Baptiste, également en recherche d’une expérience ludique sans engagement (quoiqu’on peut y prendre goût). Un jeu d’enquête policière à New York mais surtout de logique, qui incite les deux impétrants à sortir leur carnet de notes pour ne rien oublier de leur enquête en cours. François, lui, a tout en tête, et l’emporte avec 15, fruit d’une utilisation judicieuse de ses jetons enquêteur. Les deux autres atterrissent à une encâblure (13), sur deux stratégies différentes : audacieuse pour Baptiste, qui joua de malchance avec 4 points de pénalité, et prudente pour Adrianne, sans pénalité, mais, qui, de ce fait, rata les places d’honneur au cours des trois manches.

Table 4, dite « Travaux manuels » : grande première pour Woodcraft – dernier opus de Vladimir Suchy et qui, arrivé vierge sur la table, se fait déflorer en direct. Jibee prendra rapidement le large d’une partie qu’il dominera à l’aise. Quant à Xel et Neox, il en fit du petit bois.Woodcraft

Table 5, dite « Sciences surnaturelles  » : à Skymines on colonise l’espace et bien plus encore. Alexander Pfister et Viktor Kobilke ont fait merveille en revisitant Mombasa pour le gommer de ses petits déséquilibres. Mickaël, Samuel, OlivierL et Marc furent les protagonistes d’une partie au long cours. Leurs scores, 205, 161, 114, 112 nous ont été arrachés d’une feuille de score anonyme, sans que de ce chaos journalistique se dessine le nom du vainqueur.
PS : une bonne âme nous glisse dans l’oreillette le quarté gagnant : Samuel, Mickaël, Olivier et Marc.

Table 6, dite « Composition française  » : So Clover achève de donner une couleur irlandaise à cette soirée. On y remplit des trèfles de mots répartis sur des cartes, qu’il s’agit ensuite d’associer puis de faire deviner lesdites associations après avoir enlevé les mots, et rajouté une carte intrus. On retiendra de ces deux manches un score moyen avec Dom (17), mais excellent avec Jibee (Jérôme, Fred et François étant les éléments fixes), et quelques trouvailles, à l’image de ce Jeanne d’Arc (Vierge, Incendie).

Séance de MARDI 14/03/2023 à Servel

Le 14 mars est le jour de Pi, la fameuse constante mathématique dont les premier chiffres sont 3,14. Justement π commence par 3 et il y eut 3 tables de jeu ce soir, c’est pas un hasard. Et combien de joueurs ? là encore la réponse est obtenue en égrénant les décimales de π :
Une Pi pie de l'université de technologie de Delft avec ses 27 premières décimales.

  • 3 , 1 4 => une table de 3
  • 3 , 1 4 => 3+1 = 4, une table de 4 
  • 3 , 1 4 => une table de 4

CQFD !

Et saviez-vous qu’Albert Einstein était né le jour de Pi de l’année 1879 ? (non ce n’était pas il y a 314 ans, il ne faut pas exagérer)

Table 1, dite « Navigation en eaux froides » : Pillards de la Mer du Nord pour Thomas, Mathieu, BenjaminF et Evan. Thomas mène le dernier raid et est le plus haut sur la piste des Valkyries mais il est en retard de 5 points sur Mathieu qui a mené tout en maîtrise (62 PV  à 57). Suivent Benjamin et Evan avec 47 et 29.

Table 2, dite « Navigation en eaux chaudes » : Puerto Rico pour Neox, Xel, Marie-Anne et Nastassia. Après Age of Steam récemment on revoit les grands classiques et c’est bien. C’est la dernière nommée, qui a investi dans son propre bateau pour transporter les denrées agricoles produites pas ses « colons », qui l’emporte avec 48 PV devant Marie-Anne 46, Neox 41 et Xel 40.

Table 3, dite « Navigation en eaux troubles » : C’est le jour de la découverte d’Innovation pour Marc, une première expérience qui mèle toujours en des proportions variables griserie, fascination, tournis, perplexité et dépit. Dans le rôle de coach qui rappelle les règles simples de ce jeu subtil : François et Dom, les Dupont & Dupond de Parties Civiles.

François démarre avec sa carte fétiche, Agriculture (mais comment fait-il pour la piocher à chaque fois ?) et prend vite 2 dominations, neutralisé par Dom qui lui pique ses points au même rythme et domine lui aussi 2 âges. S’ensuit une phase de transition où Marc développe son tableau en accumulant et décalant ses cartes tout en découvrant le vertige des actions de suprématie qui attaquent les jeux adverses. François se retrouve ainsi avec un tableau réduit à 2 piles non décalées. Il parvient néanmoins à réactiver l’Agriculture et à dominer les âges 5 et 6 tout en dénonçant Marc comme l’homme à abattre. Dom de son côté est monté en âge dans son tableau grâce à la Théorie de l’atome et l’Evolution. Mené 4 à 2 (quand il faut 5 dominations pour l’emporter à trois joueurs), il tente de renverser la table en activant Ordinateurs qui permet de mettre en jeu et activer une carte de niveau 10. Il pioche Bioingénierie qui déclenche un cas de fin de partie immédiate : « Si un joueur a 3 icônes Pommier ou moins -c’est le cas de François et Dom-, le joueur avec le plus d’icônes Pommier gagne ». C’est ainsi que Marc, à l’insu de son plein gré, remporta sa première partie d’Innovation.