Séance de MARDI 29/11/2022 à Servel

Le 29 novembre 1830, les Polonais se soulèvent contre l’occupant russe. La répression féroce menée par le tsar Nicolas Ier va marquer le début d’une longue nuit pour la nation polonaise, jusqu’à l’indépendance de 1918. La Pologne avait disparu de la carte le 24 octobre 1795, victime de l’appétit de ses voisins, Prusse, Autriche et Russie. Napoléon Ier l’avait brièvement restaurée sous le nom de Grand-duché de Varsovie à la suite du traité de Tilsit.

Mais en 1815, à la chute de l’empereur, le Congrès de Vienne place la majeure partie du pays sous l’autorité du tsar Alexandre Ier. Les provinces orientales sont annexées à la Russie. Quant à la région de Varsovie, aussi appelée « Pologne du Congrès », elle se voit octroyer un statut de royaume uni à l’empire de Russie. Le tsar en est le souverain. Il lui accorde une très large autonomie et témoigne d’un grand respect pour sa culture et sa religion catholique. Mais les étudiants, les militaires et la bourgeoisie de Varsovie ne se satisfont pas de cette situation et rêvent d’un retour à l’indépendance. L’accession au trône de Nicolas Ier, plus autoritaire que son prédécesseur, ravive leur opposition. Dans ce contexte court le bruit que le tsar va envoyer des contingents polonais en France pour rétablir le roi Charles X, victime de l’insurrection parisienne des « Trois Glorieuses ». L’insurrection éclate à Varsovie dans la nuit du 29 novembre 1830. La diète (assemblée nationale) proclame l’indépendance du pays.

Les insurgés, d’abord victorieux, étalent vite divisions et incompétences. Face à la menace d’un retour en force des Russes, ils en appellent aux gouvernements occidentaux, mais ceux-ci se gardent d’intervenir. Nicolas Ier reprend Varsovie avec 110 000 hommes de troupe. La répression est féroce. C’en est fini de l’autonomie du pays : la Pologne devient une simple province russe. À Paris, on s’indignera d’un mot maladroit attribué au ministre de la Guerre, le général Sébastiani : « L’ordre règne à Varsovie ».

Alors que la Pologne revient dans l’actualité française pour un événement footballistique, Parties Civiles se réunissait pour une soirée calme et ordonnée.

Table 1, dite « Équilibres instables » : à Vikings, les stratégies s’affrontent dans une double partie à 4. Dans la première, le tableau de notes équilibré de Dom lui procure une victoire sans soucis (49, François 43, Marc 42, Olive 31). Marc domine les débats dans la seconde grâce à une efficace stratégie de maîtres d’équipage mais en oublie l’équilibre, chutant de 12 PV faute d’avoir assez de pêcheurs au décompte final. La stratégie diversifiée de François a fait merveille (51, devant Dom 46, Marc 38, Olive 31).

Table 2, dite « Terres de connaissance » : l’expérience prime à Agricola, où Jérôme s’impose facilement avec 35, laissant ses étables clôturées. Matthieu (28), Alex (21) et Evan (13) sont encore à différents niveaux de leur courbe d’apprentissage.

Table 3, dite « Loi martiale » : dans cette Mission planète rouge, BenjaminF impose sa loi martiale, c’est le cas de le dire. Avec 54, il laisse à des années-lumière tous ses rivaux, Baptiste, Luc et Elouann, coincés entre 26 et 29.

Séance de VENDREDI 25/11/2022 à Servel

Le 25 novembre 1783 est connu comme le Jour de l’Évacuation, marquant le départ de Manhattan des troupes stationnées à New York, dernier vestige de l’autorité britannique aux États-Unis, fermant ainsi le dernier chapitre de la révolution américaine. Le dernier tir de la guerre d’indépendance des États-Unis est rapporté y avoir été d’un artilleur britannique, depuis un des navires sur le départ. Le boulet de son coup de canon sur la foule de railleurs rassemblés sur le rivage de l’île de Staten Island, à l’embouchure du port de New York, tomba bien avant d’atteindre la rive.

Description de cette image, également commentée ci-après

239 ans plus tard, l’évacuation des locaux de Servel fut tardive, mais néanmoins pacifique.

Blackout : Hong KongTable 1, dite « Libération tardive » : Olive apporte Blackout Hong Kong, jeu habile de gestion du maître Alexander Pfister qui, après Mombasa (2016) et Great Western Trail (2017), sans oublier Isle of Skye ou Boon Lake, confirme avec cette livraison de 2018 son génie en matière de jeux profonds. Comme son nom l’indique, nous sommes dans l’ancienne colonie britannique, menacée d’une panne générale, et qu’il faut aller sortir de ce mauvais pas, en expédiant des troupes pour en sécuriser les quartiers. Le jeu semble complexe au premier abord, mais il s’apprend vite, et se révèle d’une belle profondeur. On doit donc déployer des colonnes d’équipements et de professionnels, avec un système très bien pensé en trois couleurs jaune, rouge, bleu, qui donne une grande unité au jeu, en collectant les ressources : eau, riz, trousse médicale, outils, jerricans, et surtout les précieux GPS qui permettent d’envoyer les troupes dans les quartiers et donc de les boucler, ce qui rapporte de précieux PV. Baptiste réussit rapidement un premier contrat et, surtout, choisi de l’exposer, ce qui lui donne rapidement un gain presque assuré de 3 PV à chaque tour. Un avantage énorme qui le propulse en tête, avant que les autres ne perçoivent la pertinence de sa stratégie. Il est freiné sur la fin, ratant d’un cheveu un contrat au prix de 18 GPS, mais finit en tête avec 84. Evan le talonne une petite dizaine dernière, François une petite dizaine encore derrière, et Olive fermant la marche un peu plus loin. Un jeu bon mais très long, au point que nous avons pris le parti de raccourcir la fin pour ne pas être entraînés au bout de la nuit.

Table 2, dite « Petits conflits entre voisins » : Nous avons le plaisir de voir revenir Jérôme (pas RomJe, l’autre) avec sous le bras sa boîte d’Inis qu’il a bien envie d’essayer. Il a même glissé dedans le contenu de l’extension, on peut donc à jouer à 5. Voilà donc Marc, Frank et PaulJr écoutant l’explication des règles par Dom. Rappelons que le jeu repose sur un contrôle de chaque territoire par ses clans (=figurines), sur un tour de jeu au tempo habile (on joue une carte, la plupart issues d’un draft en début de tour ou en passe non définitivement avec toujours le risque que tout le monde passe, vous privant du reste de vos actions), et sur l’existence de 3 conditions de victoire différentes et cumulables qui permettent des stratégies diverses et retorses. Le jeu permet le combat lorsqu’on pénètre sur un territoire mais ce n’est pas la seule voie du succès et il faut bien anticiper les conséquences : un seul clan pouvant suffire à faire gagner ou perdre une condition de victoire, il faut éviter la situation pas rare où quand A affaiblit B il met C en position de gagner.

Marc s’impose d’emblée en Brenn (= premier joueur) en contrôlant la capitale avec 5 clans. A la fin du premier tour, Dom l’envahit avec un clan isolé, il n’a aucune chance mais sa carte Barde lui permet de convertir son action suicidaire en 1 Exploit (tuile qui abaisse de 1 le seuil d’une condition de victoire). Rebelote au second tour où une seconde escarmouche lui vaut un second Exploit. Pas mal (si le Barde a bien profité à Dom, Paul a rapidement su utiliser le Druide à son profit, seul le Geis qui permet d’annuler une action adverse aura été peu vu) mais le prix à payer est qu’il n’a que 2 clans quand les autres atteignent déjà la demi-douzaine. Au troisième tour pas mal de monde converge sur la capitale au point qu’on découvre que Marc, chef de ce territoire contenant 6 clans adverses, est en position de victoire. Une petite bataille y met bon ordre.

A la mi-partie, Paul a 1 Exploit et Dom 3, les cris excités fusent pour anéantir ses troupes. Une bataille impliquant 4 des 5 joueurs (seul Frank restera loin de ces tumultes) est déclenchée mais un Récit Épique (carte « coup fourré ») permet aux 3 troupes de Dom de revenir en jeu après leur destruction. Qu’à cela ne tienne, un second conflit réduit sa présence à un unique clan. Quand la poussière retombe, on constate que Paul, pas le dernier à désigner la cible à abattre, est chef de 2 territoires contenant 8 clans adverses et se déclare prétendant à la victoire avec un rire machiavélique. Son père réussit à y mettre bon ordre juste avant la fin du tour. Au tour suivant, Marc décide de donner une leçon au jeune manipulateur et la capitale voit une nouvelle bataille rangée. Les cibles sont cette fois Paul et Jérôme qui pourrait lui aussi se retrouver à dominer 6 clans. Il n’y parvient pas mais se retrouve quand même dominant et prend le marqueur de Brenn. Dès le début du tour suivant, une carte interdit les conflits dans la capitale tandis que Dom y construit un sanctuaire. La lutte pour l’influence va donc passer par la capacité de chacun à y faire apparaître ou y déplacer des clans. Alors que la plupart des cartes ont été jouées, on constate que Jérôme (avec 5 clans, il est chef d’un territoire avec 6 clans adverses) et Dom (présent dans des territoires avec 6 sanctuaires – en fait 2 sanctuaires et 4 Exploits) sont chacun en position de victoire. Dans ce cas elle échoira à Jérôme qui est Brenn. Dom n’a plus que deux cartes en main, un Récit Épique inutilisable et la carte permettant, en défaussant une autre carte, de piocher un Récit Épique. Ce dernier est littéralement la carte qui va le faire gagner : il échange un de ses clans de la capitale avec un clan de Paul dans la Plaine voisine. Voila Paul avec lui aussi 5 clans dans la capitale qui n’a plus de chef. Les dernières cartes restantes ne permettent pas de modifier cette situation et Dom, avec 2 clans en tout et pour tout, est désigné vainqueur au début du tour suivant.

Table 3, dite « Évictions prématurées » : expert reconnu de Flamme Rouge qui met en scène les cyclistes, François-R attire dans ses filets Neox, Xel, Samuel et Mickaël pour une course cette fois automobile : Heat. Il la remporte puis l’on convient de passer sous terre, et, à Sub Terra, Mickaël et Xel sortent indemnes des profondeurs de la terre. Un petit Die crew fait office de digestif en attendant l’interminable issue de la table 1.

Table 4, dite « Évacuée » : Tristan a été aperçu expérimentant l’inédit Clank! In! Space! avec Yvan, mais le résultat s’en est évacué dans l’espace.

Séance de MARDI 22/11/2022 à Servel

La bataille de Ballon opposa le 22 novembre 845 les troupes de Nominoé, souverain breton, qui eurent le dessus sur celles du roi franc Charles le Chauve. Tout ceci dans un contexte de mélange explosif d’ambitions en particulier autour du comte de Nantes, Lambert II qui venait de retourner sa veste : après avoir combattu au côté de Nominoé, le voilà qui fait un tour à Tours pour prêter soumission au roi. Soupçonné d’avoir fait entrer les vikings à Nantes en 843, la confiance entre Lambert et la population était d’ailleurs limitée.

Sur la bataille qui eut lieu près de Bains-sur-Oust, on sait juste que quelques milliers d’hommes s’affrontèrent et que leur connaissance du terrain marécageux contribua à la victoire des troupes bretonnes. Un traité conclu en 846 n’empêche pas la poursuite de raids et d’escarmouches. En 849, Nominoé relance les hostilités en visant l’indépendance de la Bretagne. Deux ans plus tard, de nouveau avec Lambert aux alliances volatiles, il dévaste Le Mans et vise Chartres quand il meurt subitement. Remplacé par son fils Erispoé, ce dernier remporte une bataille décisive à Jengland un autre 22, celui d’août 851. Charles accorde l’indépendance à la Bretagne qui la conservera pour presque sept siècles.

Ce 22 novembre c’est une bataille autour d’un autre type de ballon qui prive la soirée de certains de ses participants habituels.

Table 1, dite « Mélange explosif » : Neox, Xel et VHN découvrent les Charlatans de Belcastel, un jeu très familial de « stop ou encore » où on concocte des potions prétendument médicinales en ajoutant à son chaudron des jetons de diverses couleurs tirés d’un sac. Si on sort trop de jetons blancs, on se retrouve avec une masse critique, cela explose et on est (modérément) puni. Au fil des 9 tours, on dilue les jetons blancs du sac à l’aide des autres couleurs et on augmente les PVs et le pouvoir d’achat de son chaudron. Xel est la seule à avoir dosé sa tambouille en bonne mère de famille et n’avoir pas vu sa mixture lui péter au visage, elle l’emporte avec 57 PV devant Dom 56 et Nicolas 51, ce dernier auteur d’un avant-dernier tour miraculeux et d’un dernier tour calamiteux (et explosif).

Table 2, dite « Connaissance du terrain » : BenjaminF, Anthony et Evan enchaînent deux parties des Aventuriers du rail Europe, toutes deux gagnées par Anthony. Il a pioché plus de tickets qu’il a réussi à réaliser, tout simplement. Encore un nouvel adhérent dont il va falloir apprendre à se méfier.

Séance de DIMANCHE 20/11/2022 à Servel

Réclamé à haute voix par certains de nos gentils adhérents, c’est le retour des mythiques Dimanche on joue de Parties Civiles. En cette fin d’année en pente douce, parasitée par l’ouverture concomitante de la coupe du monde, quelques-uns se sont risqués à prendre la route de la maison de Servel. Bien leur en prit, car on retiendra de cette édition, outre l’atmosphère studieuse des quelques tables déployées, l’excellent gâteau rhum-vanille avec sa pointe de badiane concocté par Samuel, les succulents cookies moelleux d’Adrianne, et l’infusion citron-gingembre pour nimber ces douceurs de la magie épicée d’un Noêl bientôt annoncé. Sinon, on joua aussi : un interminable Pillards de la mer du Nord toutes extensions dehors (Neox, Xel, Adrianne, Samuel, Gilles), une exotique version d’Azul, un Bolt Action achalandé en majesté par Baptiste et Steven, et un voyage dans le temps de la bête du Givaudan, où Mickaël perdit une partie imperdable contre Fred et François, à une morsure de la victoire, laissant malencontreusement son diable en contact direct avec l’évêque, exposant donc le compte, seule identité restante, à un dévoilement fatal !

Baptiste fait sa grande entrée au panthéon des contributeurs de ce blog en livrant le compte-rendu épique, mais néanmoins aussi précis qu’un bilan comptable, de la joute qui l’opposa à Steven. Entre ici, Baptiste, avec ton cortège de cadavres.
« Le Japon a tenu 2 objectifs (2x 1pt) et a tué 2 unités US (2x 1pt) = 4pts
L’oncle Sam a placé une unité à 3″ du bord de table adverse (1pt) et tenait le 3ème objectif (1pt). Il a tué 5 unités japonaises (5x 1pt) = 7pts
Ce fut donc un débarquement réussi. La partie était serrée, ma première vague a subi la foudre comme on pouvait s’y attendre.
J’ai fait entrer mes réserves sur mon flanc droit ce qui m’a permis de mettre un pied solide dans le village et de remonter la table par là.
Mon Sherman a fait le taf en éliminant toutes ses menaces (tank + suicide men) ce qui m’a évité de perdre mon flanc gauche.
Par contre le centre de mes lignes s’est fait massacrer sur la plage »

Séance de VENDREDI 18/11/2022 à Servel

Quatre tables dans deux salles et de nombreuses averses pour cette soirée de jeux qui dura fort tard en cette première nuit froide. La température dépassa rapidement 19°C mais juré, ce n’était pas le chauffage mais les cervelles overclockées de participant(e)s joyeux et concentrés.

Rappelons enfin que Dimanche on joue, au même endroit à partir de 14h.

Table 1, dite « moyenâgeuse » : Il avait été beaucoup joué en 2011-2012 mais après une apparition en 2015 n’avait plus fréquenté les tables de Parties Civiles. Revoici Ora & Labora, jeu habile de gestion du maître Uwe Rosenberg où on développe son territoire au moyen-âge, avec une abbaye et toutes sortes de bâtiments qui produisent et transforment une quizaine de ressources différentes. Le jeu présente des aspects originaux : la roue de ressources comme dans la Route du Verre mais fonctionne différemment, la possibilité d’activer moyennant paiement un bâtiment adverse avec un meeple adverse.

Pour cette redécouverte on choisit le mode France (tout est biface, il y a aussi  l’Irlande) et la partie courte en 12 tours où les ressources tombent généreusement du ciel (d’ailleurs à la fin tout le monde nageait dans les tuiles). Les règles sont simples mais on ne peut pas tout faire, il faut choisir et bien planifier ses productions ainsi que ses achats et placements de bâtiments, il y a un aspect spatial dans son développement territorial.

Les axes stratégiques choisis par chacun(e) se reflètent dans le décompte des points : Marie-Anne a maximisé l’effet de ses 5 agglomérations  (85 PV), Dom a acheté les bâtiments les plus riches en PV (84 PV malgré l’art de la redoutable M-A de lui chiper sous le nez ceux qu’il convoitait) et Xel qui a fait produire une merveille à 30 points par M-A domine sur les tuiles ressources (50 PV). Quand on fait les sommes le résultat final donne Dom vainqueur (164), Marie-Anne (153), Xel (136) et François (126). Maintenant que tout est bien calé dans les têtes, nous sommes prêts pour la version longue avec 24 tours, plus de meeples et des ressources qu’il faudra se fatiguer à aller chercher. Finie l’abondance, quoi.

Table 2, dite « looongue » : Olive, Samuel, Mickaël et Arakis découvrent Boonlake, un jeu d’Alexander Pfister qui rappelle (peut-être) son Great Western. Très longue partie dont pour l’instant nous ne savons rien.

Table 3, dite « baffable » : Frank et Evan s’affrontent à coup de dés et de monstres dans King of Tokyo. Partie probablement courte dont pour l’instant nous ne savons rien.

Table 4, dite « semi-héroïque » : Massive Darkness mérite son nom, une grosse boite avec du matos dedans. Ce soir c’est la Saison 2 qui est inaugurée par OlivierB, F-R, Neox et Gilles, la première avait été vue en 2017. Ils ont eu le temps de jouer deux scénarios de ce dungeon crawler coopératif, tous deux s’achevant par une victoire des aventuriers. Bon, on me dit que pour le second la tactique gagnante a consisté à s’enfuir au bon moment. Ce qui compte, c’est le résultat, non ?

Table 5, dite « vertueuse » : Début de soirée avec un quasi-classique, Architectes du Royaume de l’Ouest, pour Baptiste (grand fan de la trilogie), Tristan et Steven. Déroulant une stratégie le conduisant au sommet de la cathédrale en cumulant les points de vertu, c’est Steven qui s’impose. Tristan et Steven remettent ça avec un duel de Twisted Fables. A ce deckbuilder très asymétrique, Tristan (Belle au bois dormant à catogan) l’emporte de peu sur Steven (Petite fille aux allumettes apparemment mouillées).

Table 6, dite « apothéotique » : Les tables 1 et 4 fusionnent pour le Codenames final. Faute de la version maison c’est avec la boîte Iello qu’on jouera. Les trois manches des Bleus (F-R, M-A et V-H-N) et des Rouges (François, Gilles et Xel) ont été serrées, avec de belles remontées et parfois une tendance à trouver un mot adverse par tour. A un partout c’est la paire Xel/Dom qui va trancher la partie. La première égare son équipe avec Empereur 3 (pour Pingouin, Guide et Classe), elle avait négligé Palais. Le second voit juste avec Pupille 3 (Iris, Vision et Noir). On se retrouve cependant à 7-6 , il reste deux mots à trouver pour chaque équipe ; le Démasqué 2 bleu révèle Espion puis Prise (au lieu de Tuile). Les rouges ont leur chance : leur Gambas 2 les mène à Orange puis, suite à de longs conciliabules, à Licorne (en partie pour une sombre histoire de Kim Jong Un) au lieu de Classe (peut-être que Metro 2 aurait mieux fonctionné). Les Bleus peuvent alors conclure.

Séance de MARDI 15/11/2022 à Servel

Le 15 novembre 2002, Hu Jintao est élu secrétaire général du Parti communiste chinois. Dix ans après, jour pour jour, Xi Jinping était élu à son tour. Dix ans après, la date d’entrée en fonction de son successeur est une conjoncture à ce jour irrésolue, tout comme, dans un registre différent, celle du Président de Parties Civiles.

Table 1, dite « Règne sans partage » : à la table de La route du verre la maîtrise de Dom a éclaté au grand jour, il l’emporte en effet avec 23.5 grâce à une stratégie de marchand de sable qui a endormi ses adversaires. Marc, 17, fit mieux que résister, tout comme Xel (16). François, lui, sembla plongé dans un profond sommeil et culmine à 10.

Table 2, dite « Succession organisée » : Deux nouveaux à cette table, Benjamin-2 et Anthony. Bienvenue à eux ! Ils ont découvert It’s a wonderful world, grâce à Evan et Benjamin, qui faisait son retour, et qui, lui, s’est trouvé un successeur.

Séance de VENDREDI 11/11/2022 à Servel

Tycho Brahe Portrait Line Art - Free vector graphic on PixabayDans la soirée du 11 novembre 1572, l’astronome danois Tycho Brahe (1546-1601) observe dans la constellation de Cassiopée une étoile qu’il n’avait jamais vue auparavant. Aussi brillante que Vénus, elle est visible même en plein jour. L’astre annonce-t-il quelque calamité ? S’agit-il vraiment d’une étoile ? Aristote affirme que tout est immuable dans le monde des étoiles. L’objet commence à décliner en décembre 1572 pour disparaître à la fin de mars 1574. Alors, est-ce une comète ? Tycho Brahe infirme cette hypothèse : en comparant de façon répétée la position de l’astre par rapport aux étoiles voisines, il constate qu’il est immobile. Il ne peut donc s’agir d’une comète. Ce phénomène ébranle la doctrine aristotélicienne.

En 1573, Tycho publie à Copenhague un ouvrage sur la nouvelle étoile, De nova et nullius ævi memoria prius visa stella (« D’une étoile nouvelle jamais vue auparavant… »), où il fait l’hypothèse que celle-ci se serait condensée à partir de matière diffuse. En réalité, on avait déjà constaté des objets semblables, mais ces observations avaient généralement été occultées en Occident car contraires aux idées d’Aristote, alors qu’elles ont été bien répertoriées en Extrême-Orient. Cette observation va stimuler l’intérêt de Tycho Brahe pour l’astronomie et l’inciter à élaborer un nouveau catalogue d’étoiles très précis (il en comporte 777) puis à mesurer les positions des planètes par rapport à ces étoiles. Ces magnifiques observations sont à la base de la découverte des lois du mouvement des planètes par Kepler.

L’objet de Tycho Brahe était en fait une supernova, c’est-à-dire l’explosion d’une étoile massive, désormais catalogué et connu sous le nom de SN 1572. La position qu’il en a donnée est assez précise pour qu’on ait pu en retrouver facilement le faible reste, qui est aujourd’hui un des mieux étudiés. L’objet se trouve à environ 7 500 années-lumière de la Terre.

450 ans ont passé, et, à Lannion, beaucoup virent leurs certitudes ébranlées lors de cette soirée de Parties Civiles.

Table 1, dite « Intrigues dans le ciel » : à la table de Dune Imperium le suspense subsista jusqu’au dernier tour. Qui allait l’emporter, de Xof auteur d’un départ canon et maître des combats, Adrianne qui montait discrètement sur toutes les échelles, Dom qui étendait ses troupes et fourbissait ses intrigues, ou François, parti en retard mais qui, roi des épice, n’en finissait plus d’engranger les succès ? Lors du combat homérique de la neuvième manche, François croyait avoir plié l’affaire  mais Dom le coiffa au poteau, et encore, dit-il, il en avait sous le pied avec des cartes intrigues surpuissantes. Ce qui scella sa victoire avec 10, Adrianne 9, Xof 8, et François 7 ou 8 – la VAR n’ayant jamais pu conclure sur une action litigieuse, preuve que l’on ne remplacera jamais l’humain, même sur les planètes les plus lointaines.

Table 2, dite « Massive attaque » : 25  10 pour Yann dans cette joute de Warhammer 40 000, qui tirait bien trop fort pour Malo.

Table 3, dite « Nocturne en plein jour » : Tristan domine cetet partie de Reef encounter devant Thomas, où Xel s’est laissée enfermer sans pouvoir développer son réseau de polypes ni se défendre.

Table 4, dite « Jamais vue avant » : ce devait être la première de Boom Lake, mais faute de joueur qui en maîtrise les règles, le jeu revient dans sa boîte pour alimenter l’hypothèse du retour, et c’est à Ark Nova que Samuel (40) s’impose devant Fred (10) et Olive (-20).

Table 5, dite « La nuit du chasseur » : Une boîte inédite fait son apparition sur nos tables :  La bête – du Gévaudan bien sûr – incarnée par Olivier L. terrorise son chasseur (Mickaël), mais se fait finalement capturer.

Table 6, dite « Certitudes ébranlées » : à coups de parties de Red 7 Tristan, Xel, Thomas et Fred déroulent une fin de soirée en pente douce, la tête dans les étoiles, et les certitudes  ébranlées pour Thomas, qui se vit chuter dès la première.

Séance de MARDI 08/11/2022 à Servel

Dorothea Bate, paléontologue galloise, naquit le 8 novembre 1878. Recrutée au musée d’histoire naturelle de Londres, elle décide rapidement de partir sur le terrain et se spécialisera dans les fossiles de mammifères disparus en Méditerranée. Ainsi elle trouve au cours de ses excavations des restes de l’éléphant nain de Chypre (Palaeoloxodon cypriotes), un format de poche pesant 200 kg et disparu vers -11000, ainsi que du petit hippopotame de Crête. Lors d’une campagne de fouille aux Baléares, elle découvre une espèce de mini-chèvre-antilope Myotragus balearicus dont on estime qu’elle a disparu dans les 100 années qui ont suivi l’arrivée des humains sur l’île, comme tant d’espèces de mégafaune chassées à mort par nos ancêtres.

Table 1, dite « Excavations » : De nouvelles têtes pour une partie de Sub Terra à six. Thomas qui était aux première loges raconte : « Une équipe de 6 spéléos s’aventure dans un système de grottes pour une petite excursion sympathique. Le plongeur, Gaëtan, reçoit des éboulis et reste inconscient pendant un bon moment car il est isolé par des éboulis du reste de l’équipe. L’éclaireur, Thomas, tente de guider l’équipe, réanime l’ingénieur à l’occasion. Le géologue, Evan, fait une échappée d’une douzaine de tuiles, mais tombe sur des culs de sac et doit rebrousser chemin pour rejoindre les autres. L’ingénieur, Benjamin, tombe inconscient à plusieurs reprises (gaz et horreur) et creuse quelques passages stratégiques en fin de partie. Le médecin, Laëtitia, fait une échappée d’une demi douzaine de tuiles, après que le plongeur ait reçu ses éboulis, et rejoint le reste de l’équipe vers la fin de la partie. Le garde du corps, Jean-Louis, repousse quelques horreurs, réanime l’ingénieur à l’occasion et protège l’équipe des secousses. Après 17 tours, les lampes s’éteignent les unes après les autres et les spéléos se font manger par les horreurs. ». Pour une fois ce n’est pas Homo sapiens qui a eu le dessus.

Table 2, dite « Paléontologie » : Un nouveau jeu avec des têtes connues pour une partie de Dinosaur Island avec Olive, Xel, Marc et VHN. Rien que de très classique, on fait de la recherche pour reconstituer des dinos à partir d’ADN, on améliore son labo avec des tuiles, on achète des attractions pour attirer de plus en plus de visiteurs qui parfois se font boulotter (même par des sauriens herbivores, pas logique tout ça). L’interaction se limite aux achats de dés et d’améliorations et à une course aux objectifs qui va décider de la fin de la partie. Signalons encore que l’ordre du tour est tout simplement l’ordre inverse du score, il ne faut pas partir trop fort ce que regrettront Xel et Dom. A ce jeu où il faut construire un moteur et le faire tourner plus vite que les autres, c’est Marc qui s’impose sans conteste à minuit passé : avec 115 PV il est le seul qui atteint 3 objectifs et finit devant Dom 95, Olive 91 et Xel 55. Mentionnons pour les prochains la tuile qui fait gagner (les restos où on peut choisir entre gagner des PV et prendre des sous) et le perso qui fait gagner (celui qui reproduit gratuitement la production d’ADN d’un autre joueur).

Séance de VENDREDI 04/11/2022 à Servel

On ignore si, dans son petit carnet, Howard Carter a écrit « Tiens, une marche » le 4 novembre 1922. Avec son équipe, il reste motivé pour fouiller la vallée des Rois en Egypte alors que son précédesseur Theodore Davis a jeté le papyrus après douze années de travail, convaincu d’avoir achevé d’explorer. La Vallée des Rois, c’est ce lieu proche de Louxor où ont été creusées et aménagées dans la roche sédimentaire de nombreuses tombes souterraines de l’élite locale (les pharaons et quelques uns parmi leurs épouses et leurs nobles serviteurs exemplaires). Ceci pendant le Nouvel Empire, période allant environ de -1500 à -1000 et qui vit prospérité, expansion et construction de temples somptueux.

Revenons à cette première marche qui est suivie d’une quinzaine d’autres qui débouchent sur un couloir incliné. Arrivés 4 m sous terre, les explorateurs trouvent une porte qui donne accès à une série de quatre pièces qui constituent le tombeau du roi Toutânkhamon. Celui-ci, à la santé fragile, mourut sans descendance à 18 ou 19 ans en -1323. Il est possible que son tombeau, inhabituellement petit, ait été destiné à un personnage non-royal et récupéré au décès imprévu du pharaon. L’antichambre, l’annexe, la chambre funéraire et la chambre du trésor ont en partie échappé aux pilleurs qui se sont concentrés sur ce qui était petit et portable comme les bijoux et les objets en verre. Elles révèlent plus de 5000 objets, un témoignage unique des savoir-faire et de la vie matérielle de l’ancienne Egypte. Parmi eux, un exemplaire du jeu de plateau senet qui utilise un damier de 3×10. La momie, protégée par 4 sarcophages, le dernier en or massif de 110 kg, était en très mauvais état. L’évacuation et l’inventaire complet du tombeau ont duré jusqu’en 1932.

Livrons encore deux anecdotes : une dague en fer retrouvée sur la momie s’est révélée être fabriquée à partir d’une météorite ferreuse, la métallurgie du fer était très peu pratiquée et maîtrisée à l’époque au point que le métal était plus précieux que l’or (rappelons qu’en occident l’aluminium a aussi servi à des objets de luxe jusqu’à ce qu’un procédé de fabrication de masse soit élaboré au XIXe siècle). Deuxio, un magnifique collier de perles et d’or, qui était sur la momie à sa découverte, a disparu et seuls des morceaux en ont été identifiés depuis. Il semble que ce soit Carter lui-même, véritable pirate vaudou, qui en ait dérobé tout ou partie, voir ici cette étonnante et scandaleuse histoire.

Deux cents ans plus tard jour pour jour, c’est de plain-pied qu’un groupe motivé et en assez bon état entre dans la salle de Servel à la recherche jamais assouvie de trésors ludiques.

Table 1, dite « Civilisation ancienne » : Frank et Mickaël jouent ensemble le premier scénario de Paleo. Les débuts de leur tribu sont difficiles avec quelques pertes mais ils arrivent tous les soirs à construire un abri en peaux de bêtes et peu à peu élaborent des outils. Ayant réussi à réaliser une fresque à base de mammouths ils finissent sur une victoire collective. Next step, inventer la roue car sans roues pas de bicyclettes et donc pas de civilisation.

Table 2, dite « Mise au tombeau » : Retour aux classiques pour François et Dom qui s’affrontent à leur cher Innovation. François pioche et pioche en visant la Domination offerte par Maçonnerie (mise en jeu de 4 cartes Châteaux). Mais ce faisant sa main bien garnie l’expose à Rames (comptabilise 1 carte Couronnes de la main adverse, pioche et recommence tant qu’il y a des Couronnes en main). Aidé par la chance de la pioche, Dom empile dans son influence en l’activant quelque chose comme 25 points, il n’a plus qu’à dominer les quatre premiers âges. François n’arrivant ni à scorer ni à détruire le jeu adverse, la partie finit rapidement sur le score de 6 à 1.

On ne va pas en rester là et ils repartent pour une revanche à la physionomie bien différente. François démarre avec sa carte fétiche, Agriculture que Dom parvient à recouvrir rapidement tout en s’emparant de la domination Empire en étant le seul avec 5 couleurs en jeu. Il domine aussi les deux premiers âges grâce à Voiles et en comptabilisant 1 carte Châteaux jaune adverse, qui remet Agriculture au jour. Suit alors une phase à sens unique où François, en avance sur les cartes piochées, alterne entre comptabilisation et domination des âges 3 à 6. Les voilà à 4-4, Dom ayant un tableau mieux décalé et une tendance à transférer vers le sien des cartes Couronnes ou Usines de François. Ils se neutralisent en s’emparant respectivement des âges 7 et 8. Les deux sont alors à une domination de la victoire avec 43 points d’influence pour François et 49 pour Dom. Il reste une unique carte 8 à piocher et Dom comme François ont besoin d’une 9 pour pouvoir dominer. Après avoir vérifié qu’il ne peut pas passer Dom active une carte minable qui lui fait archiver une 1 ! François pioche la dernière 8 et Dom pose une 9, pensant avoir partie gagnée : il domine à ce point sur les icônes qu’il ne voit pas comment la 8 dans la main de François pourrait lui nuire. Le bougre y parvient pourtant en jouant et activant Fusées (3 icônes Horloges alors que Dom n’en a que 2) qui retire deux cartes, pour 12 points, de l’influence Domiesque. Voilà Dom dépité avec 37 points alors qu’il lui en faut 45 pour dominer l’âge 9. Il active Evolution (« ajoutez une 8 à votre influence puis recyclez une carte de votre influence ») : la pile 8 étant vide, il score une 9 et recycle une 1, le voilà avec 37 + 9 – 1 = 45, il gagne 6 à 5 cette partie au final serré.

Les tables 1 et 2 se retrouvent pour un Mot Malin qu’ils concluent avec 22 PV sur 25, quelques termes aux univers proches (terre, Canada, Egypte -encore elle-, jungle) ayant suscité une certaine confusion.

Table 3, dite « Pirate vaudou » : Thomas, Xel, Marie-Anne et Baptiste2 s’amusent comme des fous d’abord à Cartagena (Thomas est le pirate qui court/rame le plus vite) puis à Voodoo Prince (victoire de Baptiste « à l’insu de son plein gré » me dit-on).

Table 4, dite « Sans descendance » : A Twisted Fables on revisite ses contes d’enfance en mode baston à 2 contre 2 avec les équipes OlivierB-Lucie contre OlivierL-Yann. Qui d’Alice ou de Blanche-Neige eut le dessus ?

Table 5, dite « Elite locale » : Les visites de JiBee donnent lieu à des tables de classiques regroupant le gratin du jeu de stratégie: Funkenschlag ressort, cette fois sur la carte de l’Espagne (pays où la part des renouvelables dans la production d’électricité approche 50%, NDLR). Aux manettes du réseau trouvent encore place Tristan, F-R, Olive et Christophe qui font des étincelles en optimisant leur système électrique dans un contexte de volatilité du prix des matières premières.

Séance de MARDI 01/11/2022 à Servel

Halloween trouve son origine dans la fête de Samain que célébraient Celtes de Bretagne et d’Irlande, le 1er novembre. Cette date marquait le moment où les troupeaux quittaient les pâturages, les baux étaient renouvelés, la fin de l’été, l’entrée en hiver, le passage de la lumière à l’obscurité. Ce jour était aussi pour les Celtes le temps des revenants, car les âmes des morts étaient censées rendre visite à leur famille. Des feux de joie étaient allumés au sommet des collines pour ranimer les foyers contre l’hiver et éloigner les mauvais esprits. Les participants portaient masques et déguisements pour ne pas être reconnus des fantômes qu’ils croyaient présents à la fête. De là vient aussi qu’Halloween est associée aux sorcières, lutins, gobelins, fées, démons et autres créatures fantastiques. Les Celtes estimaient cette période de l’année propice aux divinations ayant trait au questions de mariage, de santé et de mort.

Lorsque les Romains conquirent la Bretagne au ier siècle, ils adjoignirent leurs propres rites à ceux de Samain : les dies ferales, jours de culte en l’honneur des morts, et la fête de Pomona, déesse protectrice des moissons. En l’an 607, le pape Boniface IV instaura la Toussaint, initialement fixée le 13 mai. Au ixe siècle, la date fut repoussée par Grégoire IV au 1er novembre, probablement dans l’intention d’effacer la fête païenne de Samain, toujours vivace, au profit de la célébration chrétienne. Si bien que la soirée (even, en vieil anglais) précédant la Toussaint devint alors sainte (hallowed) et prit le nom d’All Hallow Even, « soir de tous les saints », nom bientôt abrégé en Hallowe’en. Vers la fin du Moyen Âge, les deux fêtes, païenne et sacrée, étaient devenues indissociables. La Réforme protestante entendit mettre fin aux fêtes religieuses, mais les coutumes païennes perdurèrent par endroits, en particulier au Royaume-Uni.

Table 1, dite « Un revenant » : à cette table de Northgard, Jack fait figure de revenant au milieu de Malo, Gilles, Frank et Fred. Une table imposante, et dont l’issue restera engloutie dans les brumes de la nuit.

Table 2, dite « Une apparition » : nous faisons connaissance à cette table de Laetitia, qui se présente d’abord comme une joueuse de niveau « 3/10 », mais qui, au fil de la discussion, mentionne à son tableau de chasse Agricola, du JdR, et même du GN. Notre débutante n’en est donc pas vraiment une, et rejoint sans crainte notre confrérie, débutant par un Bohnanza où l’on troque les bonbons contre des haricots, et qu’elle s’adjuge du reste sans coup férir avec 12 (Xel 11, Thomas 8, François 8, Dom 7).

A Voodoo Prince, on est bien dans la thématique de la soirée : un jeu de cartes de toutes les couleurs où il faut faire 3 plis pour marquer, mais sans être le dernier à le faire – perspective qui fait peur à tout le monde, car elle impacte fortement le score ! François s’impose en contrôle avec 48, ayant évité à tout coup la dernière place. Laetitia, 32 Xel, 36 et Dom 40, n’ont rien pu faire.Thomas 27