Séance de MARDI 04/04/2023 à Servel

Après moultes défections et impossibilités, de quoi constituer deux tables.

Table 1, dite « A poil » : Baptiste, Olive et Marc, tous aspirants-docteurs, jouent à Hippocrate. Il s’agit de gérer une « antenne médicale » 400 ans avant JC. Première étape, il  faut recruter de nouveau patients, chacun ayant une maladie différente. Ensuite il  faut penser à embaucher de nouveaux médecins dans sa clinique, tout en n’oubliant pas de remplir sa pharmacie de médicaments. Évidemment tout cela coûte de l’argent et c’est comme d’habitude assez tendu pour en avoir. Faut surveiller le timing car un patient pas soigné -après qu’il s’est déshabillé pour être examiné- passe aux urgences au tour suivant, et si on a pas prodigué tous les soins, il finit ad patres et vous perdez 3 PV….On notera le mécanisme intéressant pour le recrutement des patients qui génère selon les cas des boni ou mali et détermine l’ordre du tour suivant. Ne pas oublier de soigner sa réputation pour jouer en premier en phase 2. Bref pleins de choses à faire, et à faire comboter si on veut s’en sortir. Marc survole la partie avec 76  PV suivi de Baptiste avec 53. Pour ce qui est de l’interne Olive il ferait mieux de changer de voie et de se recycler dans les pompes funèbres vu le taux de remplissage de sa morgue. Primum non nocere, voici ce qu’il faut qu’il répète le matin en se rasant.

Table 2, dite « A vapeur » : Xel, François, Gérard et VHN se lancent dans le développement de compagnies de chemin de fer au XIXe siècle en Irlande avec Irish Gauge. Gérard est celui qui a acheté au meilleur prix ses actions et, entre la Bleue et à la Violette qui se marquent au centre de la carte, son coeur balance. Xel, elle, relie rapidement avec la Rouge/Marron les villes du Nord, et en monopolise les dividendes. François se lâche un peu sur les enchères et se retrouve actionnaire de 3 sociétés, appliquant le principe de « ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier ». Dom enfin est actionnaire unique de la Orange et, faute de cubes noirs tirés en début de partie, bénéficie peu des premiers dividendes. A la fin c’est Dom qui semble avoir le plus de cash mais il n’a que 3 actions (vendues en fin de partie à leur valeur faciale). C’est en fait Xel qui a le patrimoine le plus rebondi avec 127 £ devant François 122, Dom 113 et Gérard 112.

Séance de VENDREDI 31/03/2023 à Servel

La Tour Eiffel est inaugurée le 31 mars 1889, en avant-première de l’Exposition universelle de Paris qui commémore le centenaire de la Révolution française. Construite en 2 ans, 2 mois et 5 jours sur les plans audacieux de l’ingénieur Gustave Eiffel, elle mesure 318 mètres et pèse 10.100 tonnes, avec 18000 pièces de fer et 2500000 rivets. Prévue pour être détruite après l’exposition, elle doit sa survie à l’installation à son sommet d’un émetteur radio qui a rendu sa conservation indispensable.

134 ans plus tard, tandis qu’une foule d’amateurs de théâtre envahissait les lieux, un quarteron d’aventuriers de Parties Civiles stockait fiévreusement des chaises dans un mouvement anticipateur d’une pénurie finalement non avenue, en attendant d’arpenter les villes du monde.

Table 1, dite « Absolute beginners » : à cette table, Thomas, venu avec Londres, en enseigne les préceptes à trois débutants. De Tristan, Frank et Baptiste, c’est ce dernier qui surprendra, en ravissant la première place au maître.

Table 2, dite « Cité obscure » : Armand, Olive, François-René et Jérôme triomphent du mal à Massive darkness.

Table 3, dite « Joute médiévale » : Table de Troyes à trois pour Fred (qui connaît), Olive (qui connaît moins) et Dom (qui connaît bien). Une partie où les événements néfastes ont joué un rôle important. D’abord parce qu’on les a laissés submerger la ville, la file de cartes a fini par déborder du plateau de jeu. Ensuite parce qu’ils ont exercé une lourde pression sur les finances municipales et prélevant la quasi-totalité des revenus perçus en début de tour. En compensation partielle le Boulanger a bien été utilisé par l’ensemble des joueurs pour se renflouer. Autre sous-efficacité, tous les joueurs ont laissé en fin de partie des cubes d’activité différée, des investissements mal utilisés, donc. Côté orientations, Fred a placé libéralement ses meeples sur les cartes d’activité tandis que Dom a peu à peu envahi les bâtiments publics, à la fin il y avait 8 meeples ce qui a bien aidé avec le personnage de scoring d’Olive. En effet le décompte final donne Dom vainqueur avec 40 PV, Fred 37 et Olive 23.

Table 4, dite « Des rois sans divertissement » : En fin de soirée, Tristan, Xel, Dom et Thomas rejouent à Régicide, c’est étonnant comme ses auteurs ont réussi à faire un bon jeu coopératif sur un thème classique de jeu vidéo (combattre des Boss de plus en plus puissants) avec un simple paquet de 54 cartes. Manque de chance, manque de coordination, manque d’à-propos dans les choix ? On ne saurait dire mais on vit 4 défaites, au stade des Valets ou des Reines. La fois précédentes nous étions allés jusqu’au dernier Roi et on attend encore de voir une victoire.

Table 5, dite « Destination finale » : après avoir planché sur un jeu japonais prometteur mais aux règles touffues que personne ne maîtrisait, Xel, Baptiste-aux-mains-pleines, Neox et Steven rebroussent chemin, et se rabattent sur le plus classique Keyflower, qui donne l’occasion au Président de briller.

Table 6, dite « Exposition universelle » : le très populaire Twilight Struggle fait un nouvel adepte : François, sous casaque soviétique, prend un excellent départ, étendant son emprise sur l’Asie et culminant à 12 PV d’avance, quand la victoire s’adjuge à 20. Mais la révolution n’est pas un chemin de roses, et l’ami américain revient peu à peu dans le game, étendant inexorablement sa présence à tous les coins de la planète. La bataille est particulièrement sourde en Pologne, qui sera l’épicentre de la partie. Il rend les armes à Mickaël au bout de la nuit, abdiquant sur une domination Europe totale, qui met fin derechef à la partie.

Séance de MARDI 28/03/2023 à Servel

Après les agapes festives du week-end, seule une poignée de fidèles a repris le chemin de Servel où l’on trouva deux formats.

Table 1, dite « Courte » : En l’absence d’autres joueurs, ne pouvant jouer un Wallace et avec quelques contraintes de temps, Marie-Anne, Nastassia et Baptiste disputent un Pillards de la Mer du Nord qui est peu à peu devenu un classique de nos soirées. Les deux derniers découvrent le jeu. Trois stratégies : Nastassia en négociatrice commerciale pille pour les offrandes avec dans son équipage une carte qui lui rapporte des PV bonus en fin de partie. Mais manquant de butins et ne souhaitant pas perdre de membre d’équipage elle ne parvient pas à son grand regret à marquer le jeu. Baptistes choisit une stratégie agressive de pillage qu’il lance tôt dans la partie, raflant les butins au nez de ses deux adversaires avec un équipage pas trop fort, ce qui lui laisse l’opportunité de perdre des membres avec les Walkyries sans remord. Cependant voyant l’équipage de Marie-Anne accumuler les PVs sur les pillages de forteresses, il joue une carte un peu traîtresse auprès du Jarl, empêchant celle-ci de remporter un nouveau pillage trop prometteur. Malgré cela Marie-Anne finit en tête au delà des 50 PV, Baptiste est deuxième à quelques encablures, et Nastassia remporte de nombreux points de décompte final avec les offrandes mais trop peu et ferme l’aventure viking, déçue de ne pas avoir mieux manoeuvré. Elle s’en sort toutefois avec honneur pour une première partie, ce qui est l’essentiel pour les vikings !

Table 2, dite « Longue » : Gérard convie Olive, Matthieu et VHN à développer leur famille dans l’Italie de la renaissance à Signorie. Un jeu de la famille où l’on utilise astucieusement (oui je pense à vous, Troyes, Voyages de Marco Polo et Grand Austria Hotel) des lancers de dés communs à tous les joueurs. Les arbitrages sont difficiles entre développer initialement son plateau individuel pour finir avec des actions puissantes ou bien aller récupérer à bon compte les tuiles Noblesse dont on a besoin pendant qu’elles sont là. Quant au choix des dés, c’est la source de multiples frustrations et calculs : faible valeur, il faut souvent le payer avec de trop rares florins, forte valeur il vous privera du précieux bonus de fin de manche ; parfois il vaut mieux en prendre un de moins ou bien, comme le fit Gérard, aller sacrifier sa progéniture pour compenser. A la dernière manche (que certains jugent de trop) tous les emplacements sont pris et cela finit en course aux points. La feuille de marque affiche 3 joueurs dans un mouchoir : Dom 164 PV, Matthieu 152, Gérard 151, et un Olive insatisfait avec 99.

Quinze ans de Parties Civiles – 25-26/03/2023 au Rusquet

Pour ses quinze ans, Parties Civiles avait mis les petits plats dans une grande marmite de paella, invité les anciens et les nouveaux, préparé des discours totalement improvisés, et, bien sûr, apporté des jeux pour un week-end festif « hors les murs », dans la lointaine contrée du Rusquet. On ne se risquera pas à faire la liste des tables et des jeux de ce week-end, mais sachez qu’elle fut mémorable, que les absents ont eu tort, et qu’on s’en souviendra encore dans mille ans !

Séance de VENDREDI 24/03/2023 à Servel

AOC - Age Of ChampagneA la veille des quinze ans de Parties Civiles, quelques adhérents avaient devancé l’appel et commencé à sabrer le champagne !

Table 1, dite « Veillée en fête » : Xel régale en sabrant son Age of champagne – mais elle boit la tasse sur la piste de score, malgré ses connaissances techniques pointues, un plus indéniable à ce jeu qui respecte scrupuleusement les étapes d’une vinification réussie. Marie-Anne, Olive et Baptiste sont aussi de la fête. Bénéficiant des conseils avisés de ses adversaires, ce dernier emporte cette partie inaugurale !

Séance de MARDI 21/03/2023 à Servel

Le 21 mars 1884, le ministre Pierre Waldeck-Rousseau abolit la loi Le Chapelier de 1791 et autorise les syndicats ouvriers. En 1791, dans un souci de cohérence avec le décret d’Allarde qui proclame la liberté d’entreprendre et interdit les corporations, l’Assemblée constituante avait interdit la reconstitution de toute association professionnelle, tant de patrons que de salariés. L’article second énonce : « Les citoyens d’un même état ou profession, les entrepreneurs, ceux qui ont boutique ouverte ne pourront, lorsqu’ils se trouveront ensemble, se nommer ni présidents, ni secrétaires, ni syndics, tenir des registres, prendre des arrêtés ou délibération, former des règlements sur leurs prétendus intérêts communs ». Cette loi révolutionnaire est bienvenue à l’origine car elle met fin aux dérives corporatistes de l’Ancien Régime : protection des nantis, entraves à l’épanouissement professionnel des ouvriers et compagnons. Mais au XIXe siècle, par un effet pervers, elle entravera la création de syndicats, et sera pour cette raison abolie sous la IIIe République.

139 ans plus tard, une corporation de joueurs se réunissait à Parties Civiles.

Table 1, dite « Épanouissement personnel » : à cette table, Jack apporte son Cascadia et le Akropolis de Marie-Anne. Deux jeux pour favoriser l’épanouissement personnel des animaux et des bipèdes que nous sommes. Neox l’emporte au premier, et Gilles l’urbaniste le second, sous les regards admiratifs de Nastassia.

Santa Maria - Vin d'jeuTable 2, dite « Corporations en fête » : Olive apporte Santa Maria et nous livre ce compte-rendu. Voici un jeu de placement et d’optimisation. Plusieurs stratégies possibles, de l’interaction sur la prise de dé, de tuiles, prioriser ses placements sur le plateau principal. Plein de choses à faire. C’est assez tactique. L’utilisation des dés aurait pu être parfaitement imaginée par M.FELD. Au final, un jeu qui tourne bien, ça fait quand même cogiter. Un chouette jeu intermédiaire. Pour cette partie de découverte le tiercé est donc Olive, Baptiste et Evan.

Table 3, dite « Intérêts communs » : Après une longue méditation devant l’armoire, cette table décide que c’est le jour de Carcassonne – en version anniversaire s’il vous plaît ! Un jeu où, à la faveur des placements de tuiles, l’intérêt de chacun peut rejoindre l’intérêt commun. Thomas s’adjuge cette partie avec 108, grâce aux champs que ses adversaires, Xel (86) et François (96), ont occultés à tort. Puis ils s’engagent dans le coopératif Die Crew, passant du premier coup l’étape 17 mais essuyant 3 échecs sur la 20.

Séance de VENDREDI 17/03/2023 à Servel

Le 17 mars 1808, Napoléon Ier créait le baccalauréat, une altération du bas latin bachalariatus désignant un chevalier débutant, puis calqué à partir du latin bacca (« baie, olive, arbre à baies ») et laureatus (« couronné de laurier »), d’où « triomphant ».

215 ans après les joueurs de Parties Civiles planchaient en toutes les matières.

Table 1, dite « Histoire-Géo » : Pour la Saint Patrick quoi de mieux que jouer à Irish Gauge ? se disent Gérard, Fred, Tristan et Dom. Ce jeu aux règles minimales et au matériel élégant fait partie de la famille des « cube rails » où l’on spécule sur des actions de compagnies ferroviaires (ici mises aux enchères) en construisant leur réseau entre différentes villes d’Irlande. On peut le rattacher à la famille de Chicago Express et Paris Connection, déjà joués en cette assemblée. Parmi les particularités de celui-ci, les cubes de 3 couleurs qui déterminent à la fois la valeur des lignes au moment des distributions de dividendes et quelles seront les compagnies qui distribuent leurs profits. Tristan, le plus celte de la table, nous donne une leçon aux enchères initiales : ayant accepté de ne rien acheter, il dispose ensuite d’un budget lui permettant de récupérer les actions suivantes à leur valeur faciale sans compétition. Très vite il s’allie à Gérard et ils développent à toute vapeur la compagnie Orange au centre de la carte. Une erreur de calcul les prive du bonus de 12 £ obtenu en connectant Dublin, Belfast et Galway. Dom et Fred s’allient en réaction pour développer la compagnie Rouge. Les différentes distributions de dividendes lancées par Dom, vue son incapacité à tirer des cubes noirs du sac, ne lui offrent aucun retour financier sur son investissement dans la petite ligne Bleue. En fin de partie, Tristan sacrifie toutes ses économies pour une dernière action Violette, les autres joueurs ne voyant pas trop l’intérêt de l’opération. Une fois le sac de cubes vidé, c’est l’argent accumulé et la valeur faciale des actions qui comptent pour la victoire. Dom l’emporte avec 89 £ devant Tristan 76, Fred 75 et Gérard 72.

Les mêmes découvrent ensuite Régicide, un jeu coopératif jouable avec un jeu de 54 cartes. Il s’agit de combattre successivement 12 « boss », soit les Valets puis les Dames puis les Rois. A son tour on les attaque en jouant (en général) 1 carte de sa main sachant que chaque couleur a un effet spécial : le Cœur recycle de la défausse vers la pioche, le Carreau fait piocher, le Trèfle double la force de l’attaque et le Pique protège contre l’attaque du boss. Et oui, s’il a survécu, le boss vous attaque à son tour (en infligeant 10/15/20 dégâts pour un Valet/Dame/Roi qu’on encaisse en défaussant de sa main). Pour un jeu aussi simple c’est vraiment bien fait et c’est pas facile : Les trois tentatives des lascars ont abouti à trois défaites (tout le monde perd dès qu’un joueur ne peut pas défausser assez de points) aux stades Dame/Roi/Dame.

Table 2, dite « Oral de rattrapage » : à cette table, Olivier B, Armand, Jérôme et François-René se crashent à Massive darkness (un exploit en soi) puis à l’oral de rattrapage, où ils héritent d’un sujet difficile, Ghost Stories.

Table 3, dite « Mathématiques élémentaires » : François ressort P.I., dérivatif pas trop prise de tête quand on regarde les tables de gros jeux qui se forment autour, et attire dans ses rêts Adrianne et Baptiste, également en recherche d’une expérience ludique sans engagement (quoiqu’on peut y prendre goût). Un jeu d’enquête policière à New York mais surtout de logique, qui incite les deux impétrants à sortir leur carnet de notes pour ne rien oublier de leur enquête en cours. François, lui, a tout en tête, et l’emporte avec 15, fruit d’une utilisation judicieuse de ses jetons enquêteur. Les deux autres atterrissent à une encâblure (13), sur deux stratégies différentes : audacieuse pour Baptiste, qui joua de malchance avec 4 points de pénalité, et prudente pour Adrianne, sans pénalité, mais, qui, de ce fait, rata les places d’honneur au cours des trois manches.

Table 4, dite « Travaux manuels » : grande première pour Woodcraft – dernier opus de Vladimir Suchy et qui, arrivé vierge sur la table, se fait déflorer en direct. Jibee prendra rapidement le large d’une partie qu’il dominera à l’aise. Quant à Xel et Neox, il en fit du petit bois.Woodcraft

Table 5, dite « Sciences surnaturelles  » : à Skymines on colonise l’espace et bien plus encore. Alexander Pfister et Viktor Kobilke ont fait merveille en revisitant Mombasa pour le gommer de ses petits déséquilibres. Mickaël, Samuel, OlivierL et Marc furent les protagonistes d’une partie au long cours. Leurs scores, 205, 161, 114, 112 nous ont été arrachés d’une feuille de score anonyme, sans que de ce chaos journalistique se dessine le nom du vainqueur.
PS : une bonne âme nous glisse dans l’oreillette le quarté gagnant : Samuel, Mickaël, Olivier et Marc.

Table 6, dite « Composition française  » : So Clover achève de donner une couleur irlandaise à cette soirée. On y remplit des trèfles de mots répartis sur des cartes, qu’il s’agit ensuite d’associer puis de faire deviner lesdites associations après avoir enlevé les mots, et rajouté une carte intrus. On retiendra de ces deux manches un score moyen avec Dom (17), mais excellent avec Jibee (Jérôme, Fred et François étant les éléments fixes), et quelques trouvailles, à l’image de ce Jeanne d’Arc (Vierge, Incendie).

Séance de MARDI 14/03/2023 à Servel

Le 14 mars est le jour de Pi, la fameuse constante mathématique dont les premier chiffres sont 3,14. Justement π commence par 3 et il y eut 3 tables de jeu ce soir, c’est pas un hasard. Et combien de joueurs ? là encore la réponse est obtenue en égrénant les décimales de π :
Une Pi pie de l'université de technologie de Delft avec ses 27 premières décimales.

  • 3 , 1 4 => une table de 3
  • 3 , 1 4 => 3+1 = 4, une table de 4 
  • 3 , 1 4 => une table de 4

CQFD !

Et saviez-vous qu’Albert Einstein était né le jour de Pi de l’année 1879 ? (non ce n’était pas il y a 314 ans, il ne faut pas exagérer)

Table 1, dite « Navigation en eaux froides » : Pillards de la Mer du Nord pour Thomas, Mathieu, BenjaminF et Evan. Thomas mène le dernier raid et est le plus haut sur la piste des Valkyries mais il est en retard de 5 points sur Mathieu qui a mené tout en maîtrise (62 PV  à 57). Suivent Benjamin et Evan avec 47 et 29.

Table 2, dite « Navigation en eaux chaudes » : Puerto Rico pour Neox, Xel, Marie-Anne et Nastassia. Après Age of Steam récemment on revoit les grands classiques et c’est bien. C’est la dernière nommée, qui a investi dans son propre bateau pour transporter les denrées agricoles produites pas ses « colons », qui l’emporte avec 48 PV devant Marie-Anne 46, Neox 41 et Xel 40.

Table 3, dite « Navigation en eaux troubles » : C’est le jour de la découverte d’Innovation pour Marc, une première expérience qui mèle toujours en des proportions variables griserie, fascination, tournis, perplexité et dépit. Dans le rôle de coach qui rappelle les règles simples de ce jeu subtil : François et Dom, les Dupont & Dupond de Parties Civiles.

François démarre avec sa carte fétiche, Agriculture (mais comment fait-il pour la piocher à chaque fois ?) et prend vite 2 dominations, neutralisé par Dom qui lui pique ses points au même rythme et domine lui aussi 2 âges. S’ensuit une phase de transition où Marc développe son tableau en accumulant et décalant ses cartes tout en découvrant le vertige des actions de suprématie qui attaquent les jeux adverses. François se retrouve ainsi avec un tableau réduit à 2 piles non décalées. Il parvient néanmoins à réactiver l’Agriculture et à dominer les âges 5 et 6 tout en dénonçant Marc comme l’homme à abattre. Dom de son côté est monté en âge dans son tableau grâce à la Théorie de l’atome et l’Evolution. Mené 4 à 2 (quand il faut 5 dominations pour l’emporter à trois joueurs), il tente de renverser la table en activant Ordinateurs qui permet de mettre en jeu et activer une carte de niveau 10. Il pioche Bioingénierie qui déclenche un cas de fin de partie immédiate : « Si un joueur a 3 icônes Pommier ou moins -c’est le cas de François et Dom-, le joueur avec le plus d’icônes Pommier gagne ». C’est ainsi que Marc, à l’insu de son plein gré, remporta sa première partie d’Innovation.

Séance de VENDREDI 10/03/2023 à Servel

Le 11 mars 2011 à 5 h 46 UTC avait lieu le plus important séisme mesuré au Japon. Son épicentre se situe à 300 km au nord-est de Tokyo. Le séisme a entraîné un arrêt automatique des réacteurs en service de la centrale nucléaire de Fukushima, la perte accidentelle de l’alimentation électrique et le déclenchement des groupes électrogènes. L’observation d’émissions de xénon, avant même la première dépressurisation volontaire du premier  réacteur, indique des dommages structurels probables dans la partie nucléaire des installations immédiatement après le séisme.

51 minutes plus tard, un tsunami provoqué par le tremblement de terre aborde la côte orientale. La vague atteint une hauteur de 30 m par endroits (15 m à la hauteur de la centrale), parcourant jusqu’à 10 km à l’intérieur des terres, ravageant 600 km de côtes et détruisant partiellement ou totalement de nombreuses villes et zones portuaires. À la suite du tsunami, des groupes électrogènes de secours sont tombés en panne. Des débris ont pu obstruer des prises d’eau. Ces défaillances, couplées à plusieurs erreurs humaines, ont causé l’arrêt des systèmes de refroidissement de secours des réacteurs nucléaires ainsi que ceux des piscines de désactivation des combustibles irradiés. Le défaut de refroidissement des réacteurs a induit la fusion totale du cœur d’au moins deux réacteurs nucléaires puis d’importants rejets radioactifs.

Une BD très documentée fait le récit de la catastrophe, qui fut exposée il y a quelques temps à la médiathèque de Lannion.

12 ans après (heure de Chicago), un tsunami de joueurs en fusion envahissait une brûlante soirée de Parties Civiles.

Table 1, dite « Chronique d’une mort annoncée » : Ghost stories se solde en général par la déconfiture des joueurs, prêtres taoïstes qui ont la dure mission de protéger le village de l’armée des ombres qui se prépare à l’envahir. Une fois encore, Xel, Jérôme et Baptiste se sont fait rattraper par les fantômes.

Table 2, dite « Le monde du silence » : c’est, grâce à Dom (inspiré par la fin du confinement en Chine ?), le grand retour de L’année du dragon qui n’avait plus été aperçu sur nos tables depuis 5 longues années. Un jeu où il s’agit d’échapper à une série de catastrophes (épidémie, famine, guerre…) où il ne manque que l’accident nucléaire, et qui s’enchaînent au long des 12 mois de l’année du dragon. La planification est essentielle car ces événements sont connus à l’avance, mais les moyens de s’en prémunir dépendent fortement des serviteurs que l’on recrute à raison d’un nouveau chaque mois, et d’un ordre du tour qui peut déjouer les plans les mieux établis. Dom fait rapidement la course en tête, et se trouve plus souvent qu’à son tour premier joueur, ce qui lui permet de contrarier les plans de s’en adversaire, et il ne s’en cache même pas, faisant partie de ces joueurs qui commentent le cheminement de leur propre pensée. Mais il commet à la fin du printemps une erreur de débutant, qui lui impose de licencier des serviteurs sans cause réelle ni sérieuse, ce qui lui coutera certainement une victoire promise (on saluera à l’occasion son fair-play: il ne demanda aucun rollback). De son côté, François, après un départ poussif, fomente en silence, l’été venu, un plan à triple détente : recruter un artificier, un médecin, et, surtout, deux bouddhas qui lui apporteront 12 PV. Avec 97, il engrange une victoire de prestige devant Dom (89).  Quant à Thomas, 83, frappé par le délabrement de ses temples, et Evan, 72, victime d’une stratégie insuffisamment diversifiée (il termine avec 7 fusées !), ils n’en peuvent mais.

Table 3, dite « Équilibre de la terreur  » : Twilight Struggle n’en finit plus de faire des émules, et c’est Frank la victime du jour, américain trop tendre face à Mickaël, un soviétique déterminé et tout à son rêve d’empire.

Table 4, dite « Énergie renouvelable » : Fred, François-René, Olivier B et Neox se lancent à la poursuite d’un corps étranger à Alien et voient leur quête aboutir, comme toujours depuis qu’ils l’entreprennent, soulignent-ils. Enhardis, ils se  lancent ensuite dans Heat, où François-René fut le plus intrépide des vainqueurs, et Fred le plus timoré des vaincus.

Table 5, dite « Tsunami mortel  » : un Sub Terra récupère des joueurs issus de tables éparses comme Thomas, Fred et François-René, parmi lesquels 2 seuls sur 6 échappèrent à la noyade collective d’un tsunami mortel.

DefaultTable 6, dite « Alerte rouge » : Dom propose à François de découvrir Watergate et reçoit une réponse teintée de l’enthousiaste du débutant, aussitôt attaché aux basques de Nixon en prenant la tête des journalistes avides de pousser le Président dans ses derniers retranchements. Il faut à un mouvement de pouvoir relier Nixon à deux témoins, ce qui aurait scellé sa victoire, mais la carte promise n’arriva jamais. Des on côté, Nixon alignait les pions rouges en faisant usage de la force brute que lui donnaient des cartes puissantes de conspirateurs, qu’il utilisa pour leur force, stratégie permise par le dévoilement précoce des témoins par l’équipe des journalistes, qui fut probablement la clé du jeu. Lors de la manche décisive, il fallait une carte de force 3 à Dom pour poser son cinquième pion rouge synonyme de victoire, et il en avait une de force 4 dans sa manche. Voilà qui donne envie de lire Les hommes du Président du duo Bernstein/ Woodward à l’origine de l’enquête qui fit tomber le 37ième Président  (on conseillera au lecteur à la recherche d’actualités plus récentes le Peur du même Woodward sur la présidence N°45, celle de Trump). Notons enfin que le titre français de l’ouvrage des journalistes du Washington Post masque, exemple parfait d’un « Lost in translation« , l’emprunt du titre anglais (« All the President’s men« ) à la célèbre comptine Humpty Dumpty, qui se présente souvent comme une énigme, dont la solution est « un œuf » (représentation classique de Humpty Dumpty)… ou un Président de la première puissance mondiale :

Humpty Dumpty sat on a wall.
Humpty Dumpty had a great fall.
All the king’s horses and all the king’s men
Couldn’t put Humpty together again.

Table 7, dite « Sous les flots » : Le monde de Narak voit Eve (76) atteindre la première le temple au grand dam de Marc (60), laissé à mille lieues de Venise, seul dans le désert d’où retentissent les rugissements du lion.

Table 8, dite « Communications abouties  » : en fin de soirée, on sort Mot malin où Xel, Gilles et Jérôme signent le score collectif de 17/25, qualifié d’excellent. Votre chroniqueur assista en fin de partie à la méprise d’un joueur qui s’était trompé de case, mais le mot qu’il avait choisi pour Indice (Spaghetti) entrait en étrange résonance avec celui de la case visée : Pelle / Élastique.

Table 9, dite « Dérives continentales » : pendant que les tablées entières dérivaient par continents vers ses gâteaux maison, Marie-Anne était embarquée dans un Kepler 3042 qu’elle perdit (38), devançant de peu Alex (37). Plus loin sur la table de marque, Benjamin (51) s’impose face à Samuel (48).

Séance de MARDI 07/03/2023 à Servel

Une soirée mi-hiver mi-printemps sous une pluie battante, on ne va se plaindre maintenant que l’eau est une ressource rare en Bretagne.

Table 1, dite « Pâques avant l’heure » : Deuxième apparition en ces murs de Teotihuacan avec, parcourant les avenues de la cité précolombienne, Olive, Nastassia, Marc et VHN (et Mathieu en guest star observatrice). Du classique avec de la production de ressources investies dans la technologie ou les bâtiments, du plus original avec les dés utilisés comme ouvriers, qui gagnent de l’expérience en montant de valeur à chaque utilisation et qui, en atteignant la valeur 6, prennent une retraite bien méritée avec quelques avantages acquis (c’était le thème du jour). Et pas de vil or ou argent ici, on règle comptant en fèves de cacao. Partie longue qui finit avec un doute, la fatigue aidant, sur le moment du dernier décompte quand la pyramide est achevée. Quoi qu’il en soit, Marc l’emporte avec 137 PV, récompense de deux choix déterminants : le fait d’être monté haut et tôt sur l’avenue des Morts et d’être le seul à bénéficier d’un scoring complémentaire, étant parvenu au sommet de la piste du temple vert. Le suivent Dom avec 124, Nastassia 99 et Olive 83.

Table 2, dite « Oliver Twist » : Nouvelle apparition en ces murs de London (seconde édition VF dans une boîte fort compacte, le plateau de jeu/plan de Londres ayant été remplacé par des cartes District). Une fois encore, Thomas nage comme un poisson dans les eaux wallaciennes et l’emporte avec 53 PV devant Adélie 36, Gérard 28 -que nous sommes heureux de retrouver- et Evan 5. C’est bien dans le thème, le jeune garçon a été victime des manigances des adultes retors. Une participante nous a communiqué cette conclusion rimée que nous vous laissons méditer : « des cartes dans les mains c’est des pauvres à la fin…. ».

Table 3, dite « Grève générale » : Jack joue à Cascadia avec François, Xel et Neox (soit un effectif de 4 selon les organisateurs). Suite au débrayage d’une certaine de catégorie de personnels, nous ne sommes pas en mesure de vous communiquer le récit de cette table ni ses résultats. A la place nous vous proposons un programme musical de qualité.

[NDLR Nous avons reçu plusieurs jours après un coup de fil de l’un des meneurs, passablement remonté, qui a demandé la publication du droit de réponse suivant]

On sent Jack bouillant de faire découvrir Cascadia, et le voici lancé qui explique, à sa manière bourrue, les règles de ce jeu animaliste, mais pas simpliste. Le mécanisme est simple: à chacun son tour, on s’empare d’un habitat et de l’animal qui est placé devant (les deux tirés au sort, l’habitat ne correspond donc pas forcément à l’animal, mais on peut déroger à cette règle en dépensant un pomme de pin, gagnée quand on envoie un animal dans son habitat idéal, c’est-à-dire convenant à lui seul). Ce qui est plus compliqué, c’est de construire un territoire avec différentes physionomies (plaine, marais, forêt…) et les animaux qui y sont compatibles, car les animaux rapportent des points selon des figures géométriques complexes (et variables à chaque partie, rejouabilité oblige). Par exemple, dans notre partie, les buses scoraient selon le nombre d’animaux différents dans la ligne de vue avec une autre buse, les wapitis devaient former un cercle, et les ours un groupe. A cet exercice complexe de gymnastiques géométriques, Xel l’emporte avec 87, principalement grâce aux ours (21) et aux pommes de pin non consommées (10). Neox (83) échoue à 4 jets de pomme de pin (il en avait 5),  sur un tableau équilibré, fort en buses en en wapitis, et le meilleur aux majorités des habitats (qui scorent aussi, pour complexifier la donne). Jack (81) le suit de peu, premier en wapitis mais zéro pointé en buses, et François (68) ferme la marche, malgré un superbe cercle de wapitis (16), pénalisé par les buses et les renards. A ce jeu agréable et thématique, on ne fera que le reproche de l’imprévisibilité du vainqueur, tant les façons de marquer sont multiples.