Séance de MARDI 14/11/2023 à Servel

Découverte de la personnalité du père Antoine Gaubil (1688-1759) » | Musée Georges-LabitQuand, mandaté par Louis XV, il arrive à Pékin le 14 novembre 722, le jésuite Gaubil, fondateur de la sinologie, y voit « un monde infini, mais, à la réserve des mandarins, une ville remplie de gueux ». La beauté du palais où se passent les examens l’émerveille. Auteur d’un épais traité sur la Chine, le père Daniello Bartoli admire que des soldats armés surveillent les candidats, garantissant ainsi le sérieux des concours et ajoute que, sitôt reçus, les docteurs s’aident mutuellement, se défendent et se promeuvent l’un l’autre, incarnant ainsi la seule noblesse digne d’estime : celle de l’âme et de l’esprit « qui est la partie de nous la plus divine ». Antoine Gaubil se fera reconnaître en tant qu’homme de sciences, notamment par son travail sur l’astronomie et la géographie. Il est réputé pour avoir traduit plusieurs livres canoniques chinois tels que le Liji (Classique des rites), le Yijing (Classique des changements) ou encore le Shujing (Classique des documents).

1301 ans après, une saine émulation régnait à Parties Civiles.

Table 1, dite « Copie classique » : Mickaël entraîne Lise, Martin et Dom dans une table de Amalfi, un jeu d’optimisation serrée selon les mots de l’animateur. On peut ajouter qu’il fait bien chauffer le cerveau. Son propriétaire prend un excellent départ en scorant le mieux les bonus des deux première manches (sur quatre). Mais, mal doté en personnages et n’ayant construit qu’un bateau supplémentaire, il peine à se développer tout en préparant une moisson de points de fin de partie avec ses 7 territoires explorés, il prend la deuxième place avec 135 PV. Martin pour sa part met en jeu rapidement des personnages et est le premier à atteindre l’objectif commun d’en avoir six. Il combote efficacement autour de la construction de bateaux -il les met tous en jeu- et finit avec 119 PV après avoir marqué 38 points avec ses personnages scoreurs. Lise collectionne les œuvres d’art rouge et score 103 PV. Quant à Dom, il se contente lui aussi d’un bateau supplémentaire mais c’est le seul à atteindre avant la fin de partie les trois objectifs communs, en particulier celui à 24 points (4 persos à pouvoir permanent/4 œuvres d’art/4 tuiles territoire). Il a utilisé efficacement ses deux persos à activation chaque tour malgré une main de départ qui l’a laissé sur sa faim et il l’emporte avec 173 PV. Pour la prochaine partie, la recommandation est d’abandonner les decks de personnages préconstruits pour faire un vrai draft qui permettra de s’adapter aux objectifs et bonus tirés.

Planet UnknownTable 2, dite « Missionnaires de l’inconnu » : Première sortie sur nos tables pour Planet unknown. Notre planète ayant épuisé ses ressources, nous sommes obligés de nous déplacer. Nous avons découvert une série de planètes et envoyé nos rovers pour tester leur environnement dans l’espoir de les coloniser. Les rovers ont confirmé 1 à 6 options de colonisation viables. Qui développera la plus viable ? Voici pour le pitch de départ de ce jeu, qui comporte plusieurs niveaux de difficulté. Au niveau simple, Marc, 51, coiffe Marco, 46, et toise Olive, 39. Ils passent en suite en mode plus expert, pour un résultat perdu dans les transmissions intergalactiques.

Table 3, dite « Sagesse du mandarin » : à Brass, version originale, François prend une excellente option après la période des canaux (la meilleure de ma vie, dit-il même, avec une tactique « à la Thomas »), et poursuit sur sa lancée, quand Xel fait du rail, et Thomas, décontenancé, observe de loin. Mais c’est ce dernier qui rafle la mise au final, avec 205, devant François, 176, et Xel, 163. Son secret ? La construction de chantiers navals, où il était seul sur l’affaire, quand, en face, on se battait pour les emplacements libres de ports ou manufactures. Une stratégie radicale, mais payante. On n’apprend pas au vieux mandarin le proverbe chinois : “Une méthode fixe n’est pas une méthode”.
Ils passent ensuite à Scout, pour un résultat serré comme des grains de riz dans un autocuiseur (Thomas 31, Xel 29, François 28).

Séance de VENDREDI 10/11/2023 à Servel

Le 13 novembre 1970, première observation d’un neutrino dans une chambre à bulles d’hydrogène du Zero Gradient Synchrotron. Un neutrino invisible percute un proton, donnant naissance aux traces des particules résultant de la collision. Cette particule répond à une énigme dans la communauté des physiciens : la désintégration β  ne semble pas respecter les lois de conservation de l’énergie, de la quantité de mouvement et du spin. Pour satisfaire ces principes, Wolfgang Ernst Pauli postule dès 1930 l’existence d’une nouvelle particule, de charge électrique nulle, qu’il nomme initialement neutron et dont il estime la masse au moins 100 fois inférieure à celle du proton. C’est le physicien italien Edoardo Amaldi qui donne à la nouvelle particule le nom de « neutrino », une fois le neutron découvert. Les premiers neutrinos seraient apparus il y a 13,7 milliards d’années, peu après la naissance de l’univers. Depuis, ce dernier n’a cessé de s’étendre et de se refroidir, et ces neutrinos, dits cosmologiques, ont fait leur chemin. Théoriquement, ils forment aujourd’hui un fond de rayonnement cosmique, le fond cosmologique de neutrinos. Leur énergie est cependant bien trop faible pour qu’ils puissent être détectés avec les technologies actuelles.

Neutrino Particle Interaction Event Art Print by Fermi National Accelerator Laboratory - Fine Art America

53 ans moins 3 jours plus tard, un compte-rendu vous est livré d’une séance de Parties Civiles qui eut bel et bien lieu, mais trop dense pour être capturée par les technologies actuelles.

Table 1, dite « Énergie noire » : Rocketmen, sur sa rampe de lancement, recrute deux nouveaux adeptes, Tristan et Fred rejoignant François et Thomas. La concurrence est rude, et Tristan ne tarde pas à trouver la stratégie gagnante: une petite mission pour empocher 20$ et une main basse sur les premières cartes Innovation. Au faîte de sa puissance, il tente un voyage vers la lune, poussivement entamé, mais le poursuit jusqu’au bout quand-même alors qu’il avait besoin d’un 4, la carte la plus haute, et la seule sur les 18 de la pioche. Et, incroyable, il tire cette carte, mais, coup de théâtre, son succès est derechef annulé car il avait déjà fait ce même voyage ! Un épisode rocambolesque, mais qui ne l’empêche pas de finir largement en tête avec 30. Thomas, 23, a bien résisté, quand Fred, 13, et surtout François, 7, ont sombré, scotchés en bas de leur courbe d’apprentissage.

Table 2, dite « Tapie dans l’ombre » : Une victoire brillante pour la fine équipe de Batman shadow of the bat.

Table 3, dite « Changement de trajectoire » : Dom initie Marco à Ark Nova, et, dans un subtil changement de trajectoire dans l’espace-temps, se fait cueillir par l’éternelle jeunesse du monde.

Tables autres, dite « Traces infimes » : ont été aussi aperçus un Marvel Champions et un Yucatan. Leurs traces recueillies avaient une masse presque nulle.

Séance de MARDI 07/11/2023 à Servel

Le 7 novembre 1492, Christophe Colomb est sur l’île de Cuba où, entre autres activités, il apprend à fumer des feuilles de tabac. Il ne peut donc pas assister à la chute de la météorite d’Ensisheim (village situé aujourd’hui en Alsace mais à l’époque faisant partie des possessions des Habsbourg), la plus ancienne enregistrée en Europe. C’est une pierre d’environ 130 kg, une chondrite en termes techniques, pauvre en métaux. Selon sa composition elle provenait probablement d’un astéroïde qui s’est formé il y a 4,5 milliards d’année en même temps que le système solaire et qui n’a pas évolué depuis. Il n’a donc pas connu les dinosaures, le polyester et les jeux de deckbuilding.

Table 1, dite « Corps céleste » : Apparition d’un deckbuilder de Martin Wallace sur une table d’amateurs (Xel, Thomas, Marie-Anne et VHN) : Rocketmen. Assez classique dans sa forme, on achète des cartes qui soit vont faciliter le lancement de fusées vers l’orbite terrestre, la lune ou Mars, soit valent directement des points de victoire (mais encombrent le deck). Une tentative de lancement, une fois les prérequis remplis, relève d’un mécanisme de « stop ou encore » : on tire quelques cartes d’une pioche contenant les valeurs 0 à 4, sachant qu’il faut arriver à un total de 8 à 13 points selon la destination. Bien sûr c’est aléatoire mais pour les joueurs malchanceux il y a moyen de terminer la mission prématurément en encaissant une petite pénalité qui ralentit sa prochaine tentative. Pour cette première partie à PC, c’est Xel qui, à son deuxième succès vers Mars, active la condition de fin de partie « 18 PV atteints ». Malgré ses multiples cartes Menaces achetées, Thomas ne parvient pas à la rattraper. Elle l’emporte avec 27 PV devant Dom 25, Thomas 19 et Marie-Anne 12. Ensuite ils jouent à Voodoo Prince.

Table 2, dite « Minéralogie » : En l’absence d’une paire de joueurs qui s’étaient annoncés, Nastassia accueille Marco et lui fait découvrir Clank! -encore un deckbuilder– . Le jeune homme apprend vite et coiffe sa tutrice d’un point, 79 à 78. Ils finissent en enchaînant quelques parties de 6 qui prend.

Séance de VENDREDI 03/11/2023 à Servel

Le 3 novembre 1957 s’envole Spoutnik-2, un objet de plus de 500 kg perché au sommet d’une fusée soviétique (un missile intercontinental modifié). Ce second satellite artificiel était bien plus lourd, ambitieux et sophistiqué que son prédécesseur. Au lieu de contenir juste un émetteur radio, il embarquait la chienne Laîka, victime animale de la recherche spatiale, et plusieurs expéricences scientfiques dont l’une visant à mesurer les rayons cosmiques et l’autre à analyser le spectre UV et X du rayonnement solaire non filtré par l’atmosphère terrestre. Ce second exploit après Spoutnik-1 fit mesurer aux Etats-Unis leur retard pris sur l’URSS dans les technologies spatiales (et donc les missiles) et accrut la rivalité des deux superpuissances. Quant aux mesures effectuées, les détecteurs spectraux étaient mal calibrés et furent saturés par le flux solaire tandis que les données sur les rayons cosmiques se révèlèrent insuffisantes pour confirmer l’existence de la ceinture de Van Allen.

Table 1, dite « Exploit collectif » : retour de Batman avec autour de la table Xel, OlivierL, Stéven et Fabrice. Après avoir pas mal encaissé, la fine équipe se sort victorieuse d’un scénario où ils ont croisé un épouvantail, mais nous dit-on « sans gloire ».

Table 2, dite « Deux orbites et au lit » : A l’écart au calme, soirée courte pour F-R, Frank et Tristan qui commencent par un Unlock et finissent par un Cartaventura au Moyen-Orient.

Table 3, dite « Décollage réussi » : Vincent, Gilles, François, et VHN se lancent dans Grand Austria Hotel. Les deux premiers découvrent ce jeu où l’on vide peu à peu à chaque manche un pool de dés commun pour faire des actions, chaque valeur de dé correspondant à une action spécifique. Gilles apprend vite et prend un départ en flèche, il est le premier à revendiquer un objectif à 15 PV. Mais en milieu de partie il retrouve son restaurant engorgé de clients au grand appétit. Tout comme Dom qui est englué dans la Schlagsahne. Il faut dire que les tirages de dés incroyables  se succèdent, comme celui où sur 14 dés, cinq valent 5 (ou un autre où deux valeurs sur six sont absentes, 0,3% de probabilité !). Plus généralement, il y a famine des valeurs 1 et 2 qui permettent de nourrir les clients du restaurant. Alors que Dom est au fond du trou, sans argent et avec sa salle congestionnée, c’est au 5e tour (sur 7) que la piste de l’empereur lui parachute miraculeusement 4 cubes blancs qui le relancent d’un coup. Pendant ce temps, François a constuit une machine à points épurée et efficace, s’appuyant sur 3 personnels bien choisis, un accent mis sur la piste de l’empereur et une rotation rapide de convives venus dîner sur le pouce. Les traits d’humour lancés par les autres ne le ralentissent en rien et il donne le coup de grâce en convertissant ses 19 sous en autant de points et en mettant en jeu un dernier personnage qui, recopiant n’importe quel autre scoreur de fin de partie, le gratifie de 12 points supplémentaires. Avec 148 PV, il triomphe au terme d’une partie menée au petit poil malgré les dés défavorables. Suivent Dom avec 120, Gilles 98 et Vincent 67.

Table 4, dite « Industrie de pointe » : Le Brass périodique animé par Thomas regroupe Marie-Anne, BenjaminG et Baptiste. Une partie qui a duré et qui a vu un finish ultra-serré, Marie-Anne prenant le meilleur sur Thomas, 132 PV à 129.

Table 5, dite « Superpuissances » : Première apparition de The Witcher, tiré du livre/jeu vidéo/série. C’est compétitif dans un univers de fantasy. Nous ne savons pas encore qui de Jérôme, OlivierB et Nico77 s’en est le mieux tiré, toute information à ce sujet est bienvenue.

Table 6, dite « Victime de la science » : Une autre première, dans la catégorie du gros jeu de placement d’ouvrier aux actions combotastiques multiples : Darwin’s Journey pour Fred, Elie, Olive et Mickaël. Un jeu où « tout coûte cher » dès qu’on n’est pas le premier à se placer dans une zone, où il faut se replacer dans l’ordre du tour au bon moment et bien anticiper quelles compténces on développe pour chaque ouvrier, cela conditionnera les actions qu’il peut activer. Elie fait le plein de points au musée mais au total c’est Fred qui remporte cette partie de découverte.

Séance de MARDI 31/10/2023 à Servel

Soirée d’Halloween sans consommation de bonbons mais avec quelques parties dans le thème où rôdent des fantômes (et des créatures mi-homme mi-bête) et et des citrouilles découpées.

Table 1, dite « Fais-moi peur » : François-René, Thomas et Mickaël bien dans le thème de la soirée, se font peur en traquant La Bête incarnée par Thomas dans le massif central. Il parvient à échapper à ses poursuivants jusqu’à la fin mais échoue à atteindre son quota de victimes.

Table 2, dite « Citrouillée » : François, Xel et VHN, bien dans le thème de la soirée, jouent à la version « Halloween » de Splendor. Dom applique une stratégie audacieuse en se concentrant sur trois couleurs seulement et en réservant méthodiquement des cartes à points. Il s’empare du noble « 3 rouge/3 blanc/3 noir » mais François anticipe bien et s’attribue le « 4 rouge/4 noir ». Dom met néanmoins en jeu une dernière carte qui le mène à 16 PV. François à 13 et Xel à 11 ne peuvent le rattraper. Ils poursuivent par quelques manches de The Crew mission sous-marine où ils se noient dans une paire de tâches particulièrement difficiles : « remporter un pli avec un 5 » et « ne gagner qu’une carte rose et une verte ».

Table 3, dite « Sortilèges » : Stéven, Adriane et Flavien disputent un Terraforming Mars the dice game. Découverte pour les deux derniers joueurs aux avis divergents : après avoir pesté contre sa malchance aux dés, la première l’emporte après avoir fondu sur Stéven (108 PV contre 103 et 87). Le second est plus circonspect. Ils poursuivent par un nouveau jeu, Here to Slay, un jeu de carte où il faut semble-t-il être fourbe. Ce fut Flavien le plus fourbe.

Table 4, dite « Nuit magique » : Fusion des tables 1 et 2 pour un Mysterium final, toujours bien dans le thème de la soirée. C’est Mickaël le medium et il faut avouer qu’il était sur la même longueur d’onde que F-R qui a trouvé du premier coup son triplet lieu/personnage/objet. D’autres ont un peu plus patiné comme Xel pour son personnage et Dom pour son objet. Tout le monde est arrivé dans les temps à reconstituer son triplet sauf Thomas qui devait au dernier tour choisir entre des haltères, un marteau et un pistolet, « guidé » par une bonne demi-douzaine de cartes. C’est un jeu coopératif donc chacun y a été de son conseil. Mais au final ce n’est pas le bon  objet qui fut choisi. C’est là qu’on réalise que chacun décode les cartes-indices à sa façon, privilégiant selon les cas les formes, l’univers évoqué ou encore les couleurs. Ils poursuivent en se reséparant, d’un côté découverte de Next Station London, petit jeu de construction d’un réseau en mode flip and write, que Mickaël gagne. de l’autre un Sub Terra nocturne. F-R distribue généreusement les soins tandis que Xel fait constamment apparaître des passages inondables. Au bout d’un moment Dom se retrouve séparé du groupe et avec des créatures qui se rapprochent. Qu’à cela ne tienne lui dit-on, il suffit de se cacher. Oui mais il échoue par deux fois et, coincé dans des émanations de gaz toxique, est abandonné par le groupe (après tout, on peut gagner avec une perte humaine !). Sur la fin Thomas met opportunément de côté deux tuiles nuisibles et révèle la sortie ; les jets de dés sont favorables et les trois survivant(e)s remportent la partie, ce n’est pas si courant à ce jeu.

Séance de VENDREDI 27/10/2023 à Servel

La torture de Michel Servet à Genève (Michel Servetus) (Michel de Villeneuve) médecin et théologien espagnol (1511-1553) - Le torice de Michel Servet (Miguel Serveto) (1511-1553) a Genève, médecin et théologien espagnol GravureMédecin et théologien espagnol, naturalisé français en 1548, Michel Servet comptait parmi les humanistes les plus érudits de son temps, s’intéressant à toutes les branches du savoir, de la géographie aux mathématiques, de l’alchimie à l’astrologie, de la médecine à la théologie. Il pressent que le réel tout entier est un et que ce sont toujours les mêmes principes fondamentaux qui se font jour dans chaque secteur de l’existence et des disciplines de l’esprit. Le médecin est l’un des premiers à décrire la petite circulation sanguine, dite circulation pulmonaire.
Épris de tolérance et de liberté, il prôna un retour à la pureté originelle de l’Évangile. En 1531, Des erreurs de la Trinité réfute comme sophisme le dogme de la Trinité et nie la divinité du Christ, ce qui entraîne l’accusation alors très grave d’arianisme. En 1553, La Restauration du christianisme lui attire coup sur coup deux condamnations à mort, par les catholiques puis par les protestants. Arrêté, évadé et jugé par contumace, il est brûlé en effigie à Vienne par l’Inquisition. En fuite pour l’Italie, il fait halte à Genève. Vite reconnu, il y est emprisonné puis jugé comme criminel par le Petit Conseil, à l’instigation de Jean Calvin. Convaincu d’hérésie mais refusant d’abjurer, il est brûlé vif le 27 octobre 1553, dans des circonstances particulièrement cruelles. Il compte au nombre des martyrs de la liberté de pensée.

470 ans plus tard, nul bûcher à Servel, sinon celui des vanités. Vanité des vanités, tout est vanité disait l’Ecclesiaste, et le jeu fait moins que d’autres exception à la règle.

Table 1, dite « Sainte trinité » : Fred apporte Tiletum, y attire sans peine François et Xel, et même Dom, qui, arrivé tardivement, s’éclipse bientôt pour former une autre table avec des arrivants plus encore tardifs que lui-même. De cette partie haletante, on retient la victoire de Fred (150), construite sur un multiplicateur colonne * maisons absolument divin. Xel, 137, qui a laissé passer sa chance à Londres, et François, 135, à qui il a juste manqué une action pour gagner, également à Londres, complètent cette sainte Trinité non consubstantielle, dans le droit fil de l’arianisme: Si le Fils témoigne de Dieu, il n’est donc pas Dieu lui-même.

Table 2, dite « Vaine poursuite » : à Iki, Mickaël, possesseur et maître du jeu, se joue de Louise, Olivier L., et Martin, qui l’ont poursuivi en vain.

Table 3, dite « Folie dans le calme » : Marc le calme l’emporte large au royaume de la folie qu’est Castle of mad King Ludwig, devançant Baptiste, Olive et Nico77.

Table 4, dite « Martyrs volontaires » : les habituels de Gloomhaven les mâchoires du lion (F-R, Armand, OlivierB et Jérôme) engrangent une victoire – le Guiness book n’est plus très loin pour ces martyrs volontaires de la plus longue campagne.

Table 5, dite « Pas de deux » : Profitant des vacances, on a la visite de Vincent accompagné de Yona. Reconfiguration des tables pour faire un Ark Nova à quatre avec Eve et Dom. Il a fallu revoir les règles mais cela s’est bien passé. 3 projets de conservation de base sont orientés « géographie », le seul orienté « animaux » nécessite des oiseaux. Les zoos se développent et Yona qui découvre le jeu prend un grand plaisir à planifier ses combos d’effets et à optimiser la force de ses actions. Dom finit par construire la volière et accumule patiemment les oiseaux. Juste avant de mettre en jeu son cinquième il pousse des cris d’orfraie quand Yona fait disparaître le projet de conservation correspondant (et les 5 points qui allaient avec). Il pivote vers un double relâchage de pensionnaires qui le propulse sur la piste de conservation jusqu’à croiser ses pions. Yona remonte bien au décompte final qui affiche +15 PV pour Dom, +2 pour Yona, -12 pour Eve et -16 pour Vincent.

Table 6, dite « Jugement dernier » : c’est une table haletante de Codenames qui clôt la soirée. Les bleus (François, Dom, Fred, Nico77) l’emportent 3-2 devant les rouges (Jérôme, Marc, Vincent, François-René, Xel) après un invraisemblable renversement de situation. Menés rapidement 2-0, plombés par une myopie incroyable (Tissu pas vu sur l’indice Couture), une confusion impardonnable (Bio-Origin au lieu de Bios Geneys, indice d’ailleurs inégal !) et un tirage impossible (comment faire trouver Requin + Rame contre Baleine et Courant ?), les bleus remontent la pente grâce à DSK  et Garou (Loup mais pas Disque !) qui perdent les rouges (1-2), puis une grande maîtrise de Dom avec un Saumur 2 inspiré (Noir, Manège) pour le 2-2, et enfin François qui arrive à faire deviner Piston au troisième essai, l’associant à Hiérarchie puis à Épave, puis à rien du tout sur un indice en 1 qui l’excluait, suscitant un raisonnement logique magistral de ses équipiers, avec Dom à la manœuvre (3-2).

Séance de MARDI 24/10/2023 à Servel

h2g2 - Concorde - the Passenger Plane to European Unification - Edited EntryBritish Airways retire officiellement le Concorde de sa flotte le 24 octobre 2003, pour ce qui sera son dernier vol. La veille, Elisabeth II consentit à éclairer le château de Windsor pour le passage de Concorde au-dessus du château, après un décollage de Londres. C’est, pour le Concorde, un honneur suprême, car seuls quelques avions de chefs d’État ont eu droit à ce privilège.

La sortie définitive se fait avec l’un des Concorde qui quitte New York avec une fanfare, tandis que, simultanément, deux autres avions paradent, l’un au-dessus du golfe de Gascogne pour Air France, et l’autre au-dessus d’Édimbourg pour British Airways. Les trois ont obtenu la permission spéciale de voler à basse altitude. Chacun passe 45 minutes en roulant au sol autour de l’aéroport de Heathrow, avant de débarquer les derniers passagers d’un vol supersonique commercial. Le pilote du New York-Londres, Mike Bannister, fut aussi le pilote du premier vol commercial d’un Concorde aux couleurs de British Airways, en 1976. Parmi les passagers de ce dernier vol transatlantique, de nombreuses célébrités du monde du spectacle et des affaires, des cadres de grandes compagnies internationales, mais aussi un voyageur chanceux qui avait réservé un an auparavant un billet pour ce trajet sans savoir, évidemment, que ce serait le dernier voyage de l’avion.

20 ans plus tard, Parties Civiles continuait à une attitude de croisière, lestée de nouveaux passagers issus de l’escale le week-end précédent au terminal de Scorfel.

Table 1, dite « Vol lointain » : Terraforming mars : the dice game avec Steven, Benjamin F, Mickaël et Marco, notre nouveau passager.
Steven raconte, dans son style inimitable : « Marco a gagné la première, moi la deuxième. On a bien terraformé Mars »Terraforming Mars - The Dice Game (En) (Fry_Tmdg)

Table 2, dite « Vol temporel » : Ave César, avec Martin, Louise, Baptiste le Jeune, F-R, Marie-Anne et Xel. Une table avec quelques petits blocages faits de 1 répétés, sans doute une dévotion intense pour César 😂, et où Martin a prouvé qu’on pouvait partir en queue de peloton et arriver… dernier 😉

Table 3, dite « Vol qualifié » : à Krapules avec 3 équipes Marie-Anne+Xel, F-R+Baptiste le Jeune, Louise + Martin, l’équipe Louise+Martin l’emporte haut la main avec un score de 14 PV.

Table 4, dite « Vol de nuit » : à Deep sea adventure, au cœur de la nuit, on retrouve F-R, Baptiste le Jeune et Xel. Au premier round, tout le monde survit, Xel reste au fond par la suite, F-R l’emporte largement.

Festival SCORFEL des 21 et 22 Octobre 2023 aux URSULINES

Peut être une image de texte qui dit ’SCORFEL ème FESTIVAL 10 21 et 22 Octobre 2023 Jeux de róle Nuit ludique Illustrateurs Auteurs Jeux LANNION salle des Vrsulines S Entrée libre 1OH 18H www.scorfel.fr’Cette année encore, Parties Civiles était fidèle au rendez-vous du festival SCORFEL qui, pour son dixième anniversaire, connut cette année une affluence record avec 2500 festivaliers ! Avec nos compères due Machine à pions, du Truc café et la librairie Manga no Umi, le petit mode ludo-associatif de Lannion était sur son 31.

Nous avons mis nos pattes à l’organisation, à l’accueil, à la buvette, à la librairie, à la boutique, à l’installation, au rangement, à la crêperie, au dérangement des neurones, et bien sûr aux tables de jeu, qu’on ne s’aventurera pas à dénombrer ici tant elles furent nombreuses et joyeuses au cœur du volcan.

Merci à nos adhérents qui ont donné de leur temps, de leurs cerveaux, et de leurs muscles, pour permettre au gentil dragon d’enchanter une fois encore le petit monde de Lannion et du Trégor, avant de s’envoler vers d’insondables univers.

Séance de VENDREDI 20/10/2023 à Servel

Le charleston, née dans la ville éponyme de Caroline du Sud,  est à l’origine de la plupart des danses modernes, construites sur les rythmes négro-américains et dans lesquelles les figures improvisées tiennent une place importante, avec parfois des mouvements acrobatiques inspirés des danses africaines ou antillaises. Sous sa forme théâtrale, le charleston fut dansé pour la première fois au New Amsterdam Theatre de New York le 20 octobre 1923, par Ned Wayburn.

Un siècle plus tard, à la veille du festival Scorfel, la profusion des tables de Parites Civiles faisait tourner les têtes à Servel.

Table 1, dite « La valseuse » : à Amalfi Xel (182) fait valser deux comparses, Olivier L (100) et Mickaël (111). Ils enchainent ensuite à Dig out, dont ils sortent sans problèmes.

Expéditions - Autour du MondeTable 2, dite « Tango lointain » : Une nouveauté à cette table avec Expéditions, qui se joue bien, dans l’esprit des aventuriers du rail, et avec des tours très rapides selon les protagonistes. Arakis, qui le propose, en sera à jamais le premier vainqueur (98), Martin (76), Louise (47), Benjamin (43) et Olive 33 jouant les utilités.

Table 3, dite « Le bal des dupes » : les habitués de Pax Pamir (Fred, Gérard, Dom, François) accueillent avec plaisir Tristan, dont les souvenirs sont plus anciens. Les afghans y tiennent le haut du pavé, dans une rivalité avec les britanniques, faiblement contestés par une brève incursion des russes, tenus par François, encalminé par des choix malheureux, et qui décide en fin de partie un renversement d’alliance stratégique. Il faillit réussir, car la fin de partie se solde par une domination territoriale, à la surprise de certains qui misaient sur un scénario inverse. Il y engrang trois points d’influence, ex-æquo e trio avec Tristan (ils terminent à 6 chacun), et Fred, qui l’emporte au final avec 8, ayant bénéficié d’un accessit au premier contrôle de domination. Gérard est pris au piège par cette fin imprévue et culmine à 5, quand Dom, alignant les disques à qui mieux-mieux, paie d’un score vierge le prix fort d’un pari perdant sur le scénario.

Table 4, dite « Danse avec les lions » : les habituels de Gloomhaven les mâchoires du lion (F-R, Armand, OlivierB et Jérôme) engrangent une victoire sur le fil du rasoir. Finiront-ils par oublier les règles de tous les autres jeux ?

Table 5, dite « Pas de deux » : après l’Orient compliqué, retour aux idées simples du vieux continent avec cette table où l’on retrouve les protagonistes de la table 3, hors Gérard, à Kardinal und König. Dom y prend une revanche éclatante et l’emporte 50 à 49 devant Tristan !

Table 6, dite « Paso doble » : c’est une table de Codenames qui clôt la soirée. Les bleus (F.-R., Dom, Jérôme) l’emportent deux fois de suite 9 à 8 devant les rouges (Benjamin, François).

Séance de MARDI 17/10/2023 à Servel

Le 17 octobre 1814 un foudre de bière flanche dans la brasserie londonienne Meux & Co’s Horse Shoe Brewery, provoquant en cascade la destruction d’autres fûts. Au total environ un million de litres de bière se déversent dans le quartier sous forme d’une vague de cinq mètres, provoquant la mort de 8 personnes. 209 années plus tard, régime sec et pas de vagues à Servel pour cinq joueurs qui, après quelques palabres et une visite amicale, se répartissent en deux tables.

Table 1, dite « Hefeweizen » : Marc fait découvrir Castles of Mad King Ludwig (assorti d’une paire d’extensions) à Xel et BenjaminF. Cela a duré longtemps et Marc s’est imposé avec 129 PV devant les deux autres regroupés juste avant la marque des 100 points.

Table 2, dite « Zythum » : Olive et Dom revisitent les Voyageurs du Tigre du Sud en mode deux-joueurs. Contrairement à la partie précédente les joueurs prennent le temps de développer leur tableau de cartes. Vers la fin Dom se retrouve coincé un bon moment sur la piste de voyage, il ne remplit aucune des deux conditions qui lui permettraient d’avancer dans la case suivante et transpire bien pour récupérer l’icône « bibliothèque » manquante. C’est Olive qui décide de mettre fin à la partie, il prend 13 PV d’avance avec son paysage de cartes mais Dom score bien plus avec ses cartes « Espace », certaines doublées par des cartes « Inspiration », il finit avec 111 PV contre 87.