Séance de VENDREDI 16/09/2022 à Servel

L’association fait le plein pour cette soirée amicale, n’oubliez pas que dans deux semaines c’est l’assemblée générale.

Table 1, dite « Animale »  : Xof et Fred accueillent Tom et une nana qui sont déjà venus, et tous ensemble ils jouent à Everdell, un jeu avec des animaux de la forêt choupinous. Les deux renards luttent pour la victoire qui revient à Fred sur un coup bas final.

Table 2, dite « Occidentale » : Oui un jeu à deux cela peut être long, ainsi Baptiste et Steven qui assortissent Paladins du Royaume de l’Ouest de son extension. Si on a bien compris la stratégie du gagnant Steven, il est monté sur la piste de la cathédrale en trucidant des gens ce qui lui a permis de développer le commerce. Son adversaire a plus classiquement poursuivi la voie de la diplomatie.

Table 3, dite « Inaugurale » : Découverte de Cloudspire pour Arakis, Olivier B, Olive tout court et Samuel. Il y a du matos en anglais et une belle boite faite à la découpeuse laser. A ce jeu par équipes, la paire Olive/Samuel a joué de malchance en explorant et c’est Olivier/Arakis qui l’emporte.

Table 4, dite « Sale » : Table polymorphe qui débute par une partie de Dig Your Way Out pour F-R, Thomas, Killian, OlivierL et Yann. C’est le retors F-R qui s’en sort le mieux. Après le départ de Yann, petit Shadow Hunters qui voit la victoire des Shadows F-R et Killian. Après le départ de Kilian et l’arrivée de Xof et Fred en provenance de la table 1, ils finissent sur un Sub Terra. Cela a été « sale » me dit-on, avec deux personnages qui défaillent tôt dans la partie et Frédéric qui est le seul à revoir le jour.

Table 5, dite « Spatiale » : Malgré le dynamisme de la création et de l’édition de jeu en France, le pays a peu contribué depuis Caylus à la famille des gros jeux de gestion. Jusqu’à Fédération de Dimitri Perrier et Matthieu Verdier. Une jeu aux choix multiples qui propose une variation sur la pose d’ouvriers, avec une iconographie claire, un plateau géant et un thème anecdotique. Les ouvriers sont des jetons et s’ils exécutent toujours l’action de la case choisie, les effets secondaires sont différentes selon la face du jeton jouée. Ajoutez un système de majorité à la fin de chacune des cinq manches et chaque décision de placement sur une grille de 3×6 commence à bien faire chauffer les neurones, d’autant plus qu’on peut se placer aussi pour nuire aux petits copains. Autrement dit, cela ajoute une sauce piquante à cette « salade de points ». Au terme de cette séance de découverte c’est très serré au point que Neox et Dom finissent à égalité à 133 PV, juste devant Tristan avec 130, Mickaël totalisant 104. A posteriori, un élément déterminant a été le scoring ou pas des 5 planètes sur lesquelles chaque joueur avait plus ou moins d’influence : avec 16/8/4 PV pour les trois premiers, la contribution au score est importante et ce soir seules 3 sur 5 ont été décomptées, probablement qu’à une prochaine partie ce point sera mieux pris en compte.

Séance de MARDI 23/08/2022 à Servel

Le 23 août 1966 Lunar Orbiter 1, une sonde de la NASA, prit la première photo lointaine de la terre. Ce n’était pas la première sonde à orbiter autour de la lune, Luna 10 avait réalisé cette première en avril 1966. Moins connue que le lever de terre en couleurs d’Apollo 8, la photo reste un jalon de l’aventure de l’exploration spatiale des années 60. Presque soixante ans plus tard et malgré les progrès remarquables de la robotique, certains veulent retourner sur la lune sans qu’on sache très bien pourquoi, comme s’il n’y avait rien de plus urgent à faire sur terre.

Table 1, dite « Beauté fragile » : maintenant qu’il fait moins chaud, petite randonnée dans les parcs naturels US de Parks pour Neox en chef scout débonnaire accompagné de Xel, Adélie et Madeline. Les apéros de l’été n’ont pas altéré les facultés de Nicolas qui s’impose avec 37 PV devant Madeline, Xel et Adélie avec respectivement 34, 31 et 29.

Table 2, dite « Exploration risquée » : une table de 6 (Thomas, Julien2, F-R, François, Malo et VHN) choisit d’aller explorer les cavernes périlleuses de Sub Terra (jeu coopératif). Ici tous les rôles ne se valent pas, mieux vaut être médecin que géologue (nous passerons pudiquement sur le cas de l’ingénieur psychopathe répétant « attention ça va péter », un bâton de dynamite à la main !). Le hasard de la pioche des tuiles fracture le groupe en deux : au nord, François et Julien sur un parcours parsemé de boyaux inondés et d’éboulements et où Julien ranime un François victime d’une mauvaise rencontre.  Au sud les quatre autres s’épaulent et finissent par localiser la sortie sans perdre de membres. Julien, aidé par sa capacité à plonger à travers les zones inondées, parvient à rejoindre la sortie mais François, échouant à un dernier lancer de dé, restera prisonnier des entrailles de la terre. On lui érigera une jolie stèle et on célébrera la victoire collective de niveau « argent ».

Table 3, dite « Planète unique » : comme aurait pu le chanter Souchon, « j’veux du velu » affiche Jack en entrant. Il s’installe avec Xof, Yann et Gilles pour un Dune Imperium mais cela a duré au point qu’à minuit,  ils étaient toujours groupés sur la piste de score, Jack étant à 1 point des 10 PV scellant la fin de la partie. Nous ne doutons pas que nous pourrons bientôt vous en dire plus sur le dénouement de cette confrontation.

Table 4, dite « Inventivité irrésistible » : les restant(e)s des tables 1 et 2 finissent la soirée autour d’un Just One marqué par une défaillance de masse des feutres effaçables. Ils s’en sont plutôt bien tirés malgré l’apparition répétée et à plus ou moins bon escient de Pape comme indice. Parmi les échecs, les indices Cône, Popotin, Joint et Explosif (Flingue ayant été éliminé) ne permirent pas de trouver le mot Pétard.

Séance de VENDREDI 19/08/2022 à Servel

Disparu le 19 août 1662 des suites d’une maladie complexe et qui donnera lieu à beaucoup d’hypothèses posthumes (« insuffisance rénale chronique avec suspicion de maladie polykistique des reins et présence de lésions vasculaires cérébrales, complications de thrombose », diront des médecins des années 1970), Pascal ne put achever son travail théologique le plus important : un examen soutenu et logique de la défense de la foi chrétienne, au titre original Apologie de la religion chrétienne.

blaise pascal | Alternate TutelageAprès sa mort, de nombreuses feuilles de papier sont trouvées lors du tri de ses effets personnels, sur lesquelles sont notées des pensées isolées, feuilles regroupées en liasses dans un ordre provisoire mais parlant. La première version de ces notes éparses est imprimée en 1670 sous le titre Pensées de M. Pascal sur la religion et sur quelques autres sujets. Elles deviennent très vite un classique. Parce que ses amis et les disciples de Port-Royal sont conscients que ces « pensées » fragmentaires peuvent mener au scepticisme plutôt qu’à la piété, ils cachent les pensées sceptiques et modifient une partie du reste, de peur que le roi ou l’église n’en prenne offense alors que la persécution de Port-Royal a cessé, les rédacteurs ne souhaitant pas une reprise de la polémique. Il faut attendre le XIXe siècle pour que les Pensées soient publiées complètement et avec le texte d’origine, tirées de l’oubli et éditées par le philosophe Victor Cousin.

Elles sont considérées de nos jours comme l’une des pièces maîtresses de la littérature française. En présentant ses observations sur un chapitre, Sainte-Beuve considérait ces pages comme les plus fines de la langue française. Will Durant, dans son onzième volume de l’Histoire des civilisations, le juge comme « le livre le plus éloquent en français ». Dans les Pensées, Pascal présente plusieurs paradoxes philosophiques : infini et néant, foi et raison, âme et matière, mort et vie, sens et vanité — apparemment n’arrivant à aucune conclusion définitive sans l’appui de l’humilité et de la grâce. En les rassemblant, il développe le pari de Pascal, dont l’argument est qu’une personne rationnelle a tout intérêt à croire en Dieu, que Dieu existe ou non. En effet, s’il n’existe pas, croyant et non-croyant ne risquent rien. Par contre, si Dieu existe, le croyant gagne le paradis tandis que le non-croyant est enfermé en enfer pour l’éternité.

360 ans plus tard, à Lannion, on pensait, on pariait, et certains durent même prier in petto.

Table 1, dite « Infini et néant » :  à cette table de Northguard, on tenta jusqu’au bout de la nuit de rattraper Fred. Quête vaine, car l’affaire fut rondement pliée: touchant à l’infini, avec le score éclatant de 74, il s’offre une victoire nette et sans bavure sur Olivier B, 45, Samuel, 29, et Fabrice, 26, tous trois proches des limbes du néant.

Table 2, dite « Foi et raison » : le festival interceltique se prolonge sur cette table d’Inis, un jeu de conquête territoriale avec conditions de victoire multiples (être présent dans 6 territoires, dominer 6 clans, avoir un clan auprès de 6 sanctuaires) et qui donna lieu à des calculs savants à l’aube du dernier tour, où trois joueurs (Nicolas II, François, Axel) étaient à une coudée de la victoire avec 5 /6 sur l’une des conditions. Mais Dom, fin manœuvrier, était le seul à avoir ses clans dans des terres pourvues de 6 sanctuaires. Combiné à un draft de cartes où règne un aléatoire savamment dosé (on se passe les paquets de cartes à tour de rôle), ce mécanisme original de fin de partie crée une incertitude aussi forte qu’un pari de Pascal sur ce que peuvent faire les autres joueurs – pour ne pas dire un chaos imprévisible, que seule une connaissance raisonnée des cartes, ou bien un acte de foi, permet d’apprivoiser.

Table 3, dite « Mort et vie » : à Sub Terra, Xof, Killian, Mickaël et Olivier L ne réussissent à préserver que 2 survivants, quand il en fallait trois.

Table 4, dite « Âme et matière » : dans l’univers de Burgle Bros 2 – Opération casino, Xel, François-René et Vincent offrent un accueil personnalisé à Madeline, qui découvre nos tables : erreurs de règle, tuile coffre piochée en dernier ont fait tourner la quête collective au fiasco d’une matière mal révisée. Mais, dans le jeu comme dans le voyage, c’est au moins autant le trajet que le point d’arrivée qui fait le bonheur des âmes à la faveur du temps partagé.

Table 5, dite « Sens et vanité » : on ressort pour finir le classique Codenames, pour une partie qui restera dans les annales par les faits d’armes des espions (indice assassin « Opération » direct après un coup de dés fatal pour le départager avec «  »Guide », bien plus logique pour l’indice GPS, coup unique qui entérina la seule manche victorieuse des bleus), mais aussi des maîtres-espions, à l’image de la manche 2 où Vincent perdit totalement ses partenaires avec les indices Dalhia, BlitzKrieg et Thon. La victoire 3-1 des rouges fut scellée sur la dernière manche, où François-René lance le machiavélique « Multiplication 0 », qui oriente les bleus vers la conclusion que Signe est le mot assassin, alors qu’il s’agissait du dernier mot bleu. Dom aura beau lancer un indice plein de sens (Paraphe, pour Plume et Signe), le piège s’était refermé, les bleus regardant ailleurs, tout à leur vanité d’avoir cru identifier l’assassin, touchant donc Feuille plutôt que Signe.

Séance de VENDREDI 17/12/2021 à Servel

Le soir du 17 décembre 1837, à Saint-Pétersbourg, dans le Palais d’Hiver, des poêles qui chauffent à plein régime mettent le feu aux boiseries de la salle Pierre Ier. L’incendie va ravager l’édifice malgré l’intervention de 6000 pompiers, qui pendant trop longtemps cherchent en vain l’emplacement du départ du feu. Ils arrosent d’eau pompée de la Néva toutes les fentes murales suspectes d’où l’on a vu s’échapper de la fumée. Les recherches s’activent pour trouver l’origine du feu. Après un premier coup de pioche dans un mur, un des miroirs d’une fausse porte s’effondre et, de l’arrière du miroir, des langues de feu se répandent dans toute la pièce, puis rapidement sur les poutres.

L’empereur Nicolas Ier se trouve au théâtre au début du sinistre. Arrivé sur place, il ordonne au maréchal de casser toutes les fenêtres de la salle pour sauver de la suffocation des gens à l’intérieur. L’afflux d’air frais provoqué en cassant les carreaux accélère la propagation du feu. Il part dans deux directions opposées et, vers six heures du matin, tout le palais est atteint par les flammes. Le feu a duré 30 heures et a continué à couver pendant près de trois jours.

Les œuvres d’art du Palais d’Hiver sont heureusement sauvées pour la plupart. Dans l’urgence, on s’est généralement contenté de les jeter dans la neige. Sitôt après le drame, le tsar Nicolas Ier lance la construction d’un nouveau palais. La restauration a pris plus de deux ans.

Quelques années plus tard, à Lannion, le Président a mis le feu en dévoilant les cadeaux de Noël de l’association, qui enrichiront l’armoire pour le plus grand plaisir de ses adhérents ! Ce feu n’ayant pas été calmé par le verre de l’amitié traditionnellement offert, condition sanitaire oblige, il continua à couver sur les tables durant toute la soirée !

Table 1, dite « Enfumée » : Les fins limiers de Sherlock Holmes : Détective conseil se retrouvent pour une nouvelle enquête, « Les trois clients », où ils se feront complètement enfumer par les chausses-trappes du récit. Miraculeusement, ils terminent avec le score positif de +5 qui ne rend que très imparfaitement compte de leur déroute. Mais point n’est besoin de briller pour gagner: c’est aussi à ce genre de « winning ugly » qu’on reconnaît les champions.

Table 2, dite « Impériale » : Olive fait redécouvrir Naissance et Apogée des empires, qui revient sur nos tables après une pénitence longue  de 13 semestres ! Jibee, 125, en sort vainqueur, faute d’avoir eu à affronter une coalition unie entre Xel, 112, Olive, 109, et Lucie, 80.

Table 3, dite « Piégée » : Les fins observateurs auront reconnu le petit nouveau dans la pile des achats de Noël: Sub Terra – un jeu collaboratif de survie horrifique où vous faites partie d’un groupe d’explorateurs de cavernes, des spéléologues qui, suite à un incident, se retrouvent piégés dans les profondeurs souterraines. Ensemble, ils doivent trouver la sortie avant l’épuisement des lampes, causant leur perte pour toujours. Ce sort tragique frappa Neox, qui suffoqua pour l’éternité dans les ténèbres, sous les yeux horrifiés de Samuel, Vincent-2, Adriane et sa collègue.