Séance de VENDREDI 10/10/2025 à Servel

Le 10 octobre 2005, les négotiations entre la CDU/CSU et le SPD, tous deux affectés par un recul électoral aux élections législatives, se concluent sous la forme d’une grande coalition (große Koalition), avec Angela Merkel en chancelière de l’Allemagne. Au départ, c’était plutôt une coalition jamaïcaine (Jamaika-Koalition) rassemblant la CDU/CSU, le Parti libéral-démocrate (FDP) et l’Alliance 90 / Les Verts, qui était ptévue. Elle doit son nom aux couleurs du drapeau jamaïcain, noir, jaune et vert. On parle aussi, en référence à une coalition en feu tricolore, de « feu tricolore noir » (schwarze Ampel, ou par contraction Schwampel-Koalition).

Si l’Allemagne possède un vocabulaire riche et coloré pour décrire toutes les nuances de coalitions gouvernementales, ce pays en faisant un usage immodéré, la France est à ce stade beaucoup plus prosaïque et moins imaginative. 20 ans après, à Parties Civiles, des coalitions plus ou moins solides se mettaient en place, faisant apparaître quatre blocs distincts.

Table 1, dite « Socle commun » : La nouvelle saison de ISS Vanguard vient de démarrer, avec à la manoeuvre d’autres acteurs, F-R, Armand, Jérôme et OlivierB, qui s’essaient à cette autre feuille de route. Les quatre ont l’expérience d’autres campagnes au long cours, ce qui permet de les qualifier sans hésitation de socle commun et de leur pronostiquer une longue vie.

Table 2, dite « Ambitions avouées » : Lutte entre quatre personnalités bien trempées et aux ambitions affirmées (Thomas, Fred, Mickaël & Caroline2) à Dune Imperium – Insurrection. C’est Fred qui s’impose au terme d’une primaire sans merci.

Table 3, dite « Idées universelles » : Les idées appartiennent à tout le monde. Aussi, Théo, Corentin, Faline et OlivierL se retrouvent à Ark Nova. Ils profitent de l’absence des tauliers habituels pour tenter d’ouvrir leur compteur de victoire ! C’est Faline remporte la partie grâce a une strategie ‘prédateur’ et, selon ses dires, « en l’absence des grands fauves Mickael et Steven » !

Table 4, dite « Programe commun » : Julien sort de son chapeau La vallée des mammouths qu’il vient d’acquérir, place des chineurs. Ce jeu de 1991 créé par l’illustre Bruno Faidutti fait sa grande entrée sur nos tables. Il repose sur un contrôle de territoire commun, à l’époque préhistorique comme on l’a compris. On y installe des camps, provoque des naissances, combat des bêtes affamées pour nourrir sa tribu, on affronte les rigueurs de l’hiver et les étés brûlants. S’il accuse le poids des ans par son graphisme et certains mécanismes que les puristes renieraient aujourd’hui, comme décider aux dés le sort des combats, il permet de passer une agréable soirée autour d’un programme commun: édifier le premier quatre camps de base, et tenir un tour de plus dans cette configuration. La partie se déroule à l’ancienne, dans un brouillard qui se dissipe peu à peu, Julien expliquant les règles en cours de partie. C’est Sébastien qui semble le mieux parti avec trois camps, après avoir réduit à néant le foyer de François, mais il se perd dans une guerre fratricide avec Marc. Et c’est finalement Julien, que personne n’avait vu venir, et qui s’est déployé tranquille dans son coin, qui rafle la mise.

Séance de VENDREDI 12/09/2025 à Servel

Le 12 septembre 1983, Arnold Schwarzenegger était naturalisé américian. Surnommé le « Chêne autrichien » pendant ses années de culturisme, puis « Schwarzy » pendant sa carrière d’acteur, et enfin « Governator » (Governor et Terminator), il se fit d’abord connaître en devenant avec cinq titres de Mister Univers et sept de Monsieur Olympia, devenant l’un des culturistes les plus titrés de tous les temps. Son père voulait qu’il devienne policier, sa mère qu’il fasse une école de commerce, mais un jour, il remarque dans une vitrine la couverture d’un magazine où pose un homme musclé déguisé en guerrier des temps anciens. Il retrace la vie de Reg Park, un ancien culturiste anglais devenu Mister Univers, puis acteur ayant fait fortune en fondant un empire dans le sport. Il le prend comme modèle et décide de suivre la même voie, mais y ajoutera la carrière politique. En 2003, il transformera le scrutin qui l’a porté au pouvoir en Californie suite à la destitution du gouverneur démocrate (recall), en spectacle entièrement basé sur son statut de star du cinéma hollywoodien, argent, célébrités et marketing ayant dominé la campagne électorale, au détriment des idées politiques – essentiellement, la dénonciation des excès de dépenses et de taxes attribués au gouvernement sortant. La procédure du recall, une manœuvre des républicains pour prendre le contrôle du poste de gouverneur d’un des États les plus importants de l’Union, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2004 est la seconde dans l’histoire à avoir abouti, après celle contre le gouverneur du Dakota du Nord en 1921. Réélu, devenu pionnier de l’environnement, il se détachera peu à peu du parti Républicain tel qu’il évoluera sous l’emprise de Donald Trump.

42 années plus tard, Parties Civiles vivait une soirée à grand spectacle et fort contenu environnemental, attirant à l’occasion plusieurs nouveaux venus attirés par le bouche à oreille, le forum des associations ou la lecture de son blog.

Table 1, dite « Forts comme personne » : Séance de spiritisme avec Nolwenn à la manoeuvre pour Mysterium qui tente de convaincre une fine équipe de médiums, où trois nouveaux (Delphine, Théo, et Julien alias Bubble) côtoient des habitués (Faline, François, Mickaël). Comme habitual, il y a eu quelques quiproquos, comme ces images d’ours qui envoient derechef vers un salon garni d’une pelure du plantigarde, fausse piste, ou des engrenages étrangements ressemblants à ceux d’un personnage, enfin oui mais non…Au bout du compte, chacun finit par résoudre son énigme et on se retrouve avec trois indices pour résoudre l’enquête finale, un luxe. Le choix 6 semble évident à tous, sauf un qui parie sur le 4, et c’était……le 1, donc un gros fail pour l’équipe et son médium qui, c’est le cas de le dire, n’avait pas les cartes.

Table 2, dite « A l’ancienne » : à New revolution, quatre vieux routiers s’affrontent et de l’avis général, à l’heure du décompte, Tristan s’imposerait à Pierre-Yves, Olive et Julien.

Table 3, dite « Toujours vert » : à Earth, un vent de fraîcheur souffle avec l’arrivée pour la soirée de Gabriel et Gabin, peut-être de futurs adeptes ! Ils ont eu à expérimenter la diversité de la nature pour créer le plus parfait des écosystèmes, mais n’ont rien pu faire face à l’expérience du toujours vert Xof (238). Suivent Gabriel 189, Corentin 157, et Gabin (116).

Table 4, dite « Le dernier rempart » : Les habitués de Nemesis (F.-R., Olivier B, Armand, Julien, Jérôme) ont ils été le dernier rempart de l’humanité ? Impossible de le savoir mais il est certain en revanche que le spectacle et l’horreur étaient au rendez-vous.

Table 5, dite « La fin des temps » : Clap de fin pour l’équipe ISS Vanguard, Samuel, Fabrice, Olivier L et Steven. En attendant un remake ?

Table 6, dite « See you » : à Forêt mixte, Gabriel pulvérise Corentin sur la marque de 393 contre 219. Hasta la vista, baby !

Table 7, dite « Total recall » : la table 1 se reconfigure à Codenames pour une manche unique, les Rouges (Théo, Nolwenn, François) matant les Bleus (Mickaël, Delphine, Faline) grâce à leur persévérance, sélectionnant enfin le mot Pêche après avoir tourné autour toute la partie et l’avoir évité deux fois sur les  indices Approvisionnement et Agriculture.

Table 8, dite « Destin à construire » : à Courtisans, la mécanique est simple: on place trois cartes à chaque tour, qui vont rapporter des points, positifs ou négatifs, mais la stratégie est largement soumise aux impondérables, aussi difficiles à maîtriser qu’une campagne électorale. C’est Delphine qui clôt la soirée (13), devant Théo (8), François (6), Faline et Mickaël (5).

Séance de MARDI 09/09/2025 à Servel

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLe 9 septembre 1776, rassemblés au Carpenter’s Hill à Philadelphia, les 56 délégués du Continental Congress ser assmblent et choissisent de renommer les Treize colonies en United States of America. Parmi eux, George Washington, John Adams, ou encore Benjamin Franklin. Ces colonies faisaient partie de l’Empire britannique en Amérique septentrionale sur la côte Est de l’Amérique. Contrairement à elles, les autres territoires britanniques d’Amérique septentrionale sont restés loyaux à la Couronne (colonies loyalistes). Fondées entre 1607 (Virginie) et 1732 (Georgie), unies en 1775, elles signent ainsi leur déclaration d’indépendance et se séparent de la Grande-Bretagne. Les treize bandes du drapeau américain représentent ces treize États fondateurs qui se sont unis pour former les États-Unis.

Quelques années plus tard, pas besoin de guerre pour unir les passionés du jeu à Lannion, seules leurs parties sont civiles !

Table 1, dite « Déclaration d’indépendance » : Steven absent ? Le bon jour, se disent Mickaël et Benjamain, pour proclmaer leur indépendance et avoir leur chance à Ark Nova ! Les deux ont croisés, et le premier l’a emporté au terme d’un duel serré.

Table 2, dite « Empire en devenir » : à Twilight Imperium, F.-R., Sébastien  et Julien pnt posé les bases d’un empire en devenir jusque tard dnas la nuit, bien après notre bouclage.

Table 3, dite « Feu d’artifice » : Xel, Caroline II, Olive et Benjamin font un feu d’artifice ludique, composé par Les jardins suspendus, 7 Wonders Duel, pour finir par un Faraway.

Table 4, dite « First lady » : Nolwenn est l’indiscutable First lady de cette table, à Wyrmspan (96), puis à Château Combo (66). Le first gentleman, François, n’était pas loin avec 80 et 61 respectivement. Témoin d’honneur, Dom ferma la marche à chaque fois (69, 52).

Séance de VENDREDI 05/09/2025 à Servel

Louis Dieudonné, futur Louis XIV, naît le 5 septembre 1638 au château de Saint-Germain-en-Laye, de Louis XIII et Anne d’Autriche (37 ans l’un et l’autre). La naissance de ce premier enfant est un événement d’autant plus heureux et attendu qu’il arrive après plus de 22 ans de mariage stérile, et 13 ans de mésentente entre le roi et sa femme. La rumeur en a rapporté l’étonnant concours de circonstances. En effet, Louis XIII, dit aussi le Chaste, manifeste dès son adolescence les plus grandes réserves à l’égard des femmes, a rebours du tempérament de son père, Henri IV le Vert Galant. Après une nuit de noces infructueuse, il attendra plusieurs années avant de consommer son mariage avec Anne d’Autriche.

Louis XIV doit sa naissance à la nuit du 5 décembre 1637. Le roi quitte Versailles, alors modeste château, pour aller coucher à Saint-Maur, de l’autre côté de Paris. Un orage survient, rendant périlleuse la poursuite du voyage. Le capitaine des gardes, avisé, suggère au roi de se replier au Louvre où loge la reine. Au palais, ses appartements n’étant pas préparés, il n’a d’autre solution que de partager le lit de la reine… Pile neuf mois plus tard naît le petit Louis, son deuxième prénom attestant des circonstances miraculeuses de sa naissance et des espoirs qui reposent sur lui.

Quelques années plus tard, en cette séance de rentrée foisonnante, plusieurs nouveaux membres étaient portés sur les fonts bapstimaux de parties Civiles, dont un jeune Louis…..

Table 1, dite « Périple providentiel » : La fine équipe de Sherlock Holmes : Detective conseil (Dom, Vincent, Elouann, F.-R., François, Thomas) n’a pas épuisé tous les charmes des enquêtes londoniennes, mais elle n’en est pas loin, atteignant son avant-dernier opus, où l’on suit les traces d’un chien à la recherche d’une petite fille en danger. Longtemps perdue dans l’errance du canidé, l’équipe réussit par un retournement dont elle a parfois le secret, à sauver la malheureuse, dans une magnifique action collective où chaque vaillant enquêteur fit sa part. Le score brillant de 110 ponctue une prestation aboutie !

Table 2, dite « Le voyage dans l’Est » : à Scythe, Marc, Julien, Marie-Christine et Gabriel se plongent dans les années 1920, quand les cendres de la Première Guerre mondiale noircissaient encore les neiges du vieux continent, tentant de faire de leur faction la plus riche et la plus puissante de l’Europe de l’Est. De ce voyage au long cours, l’issue nous est à cette heure incertaine.

Table 3, dite « Reines de la nuit » : Deux hommes (Olive et Seb) face à deux femmes (Virginie et Caroline II) s’affrontent dans une succession ébouriffante de jeux, qui commença par deux parties de Les jardins suspendus, puis deux autres de Akropolis, pour finir par un Tower up. Il se dit que ces dames furent les reines de la nuit au nombre des victoires !

Table 4, dite « Sur la terre comme au ciel » : Direction l’espace, autant dire le septième ciel, pour une vaillante équipe d’explorateurs (Marie-Anne, Tristan, Olivier L., Fred, Corentin), à l’assaut de la planète rouge et Terraforming Mars à l’ère de sa domestication. Rendez-vous vers 2040 pour connaître le résultat !

Table 5, dite « Un roi avec divertissement » : Plateau royal à cette table désormais incontournable de Ark Nova, avec Louis donc, mais aussi Jérôme C, qui fait son grand retour, le dauphin Mickaël et le divin Steven, qui, au moment où nous prenions des nouvelles, demanda conseil sur son dernier choix. On misa sur l’hippopotame, et aussitôt fait, la fin de partie était déclenchée. Le résultat final nous manque ici, mais on mettra plutôt un billet sur Dieudonné que sur Louis pour la victoire.

Séance de MARDI 19/08/2025 à Servel

Le 19 août 1839, François Arago, illustre savant et homme politique, déclare devant les Académies des sciences et des beaux-arts que la France a acheté le daguerréotype, une invention de Louis Daguerre à l’origine de la photographie, afin d’en doter libéralement le monde entier.  Comme il est arrivé au temps de leur grandeur, Français et Anglo-Saxons se sont disputé la paternité de cette invention considérable qu’est la photographie, au croisement de plusieurs techniques : la chambre noire, dont les propriétés ont été identifiées dès l’Antiquité, et la fixation des couleurs sur papier par voie chimique.

En Angleterre, vers 1800, Thomas Wegwood, fils d’un potier réputé, a l’idée d’enregistrer une image produite par une « chambre noire » de son père sur une feuille de papier imprégnée de chlorure d’argent, une substance photo-sensible. Mais la solution vient avec l’inventeur bourguignon Nicéphore Niépce. Dès 1822, il produit de premières « héliographies » qui ont la vertu de ne pas s’effacer au bout de quelques minutes et ses essais aboutissent en 1824. La première photographie restée de lui est la célèbre vue floue de la fenêtre de sa maison de Saint-Loup-de-Varennes, près de Chalon-sur-Saône, réalisée en 1827. L’inventeur entre en relation en 1829 avec un fantasque décorateur de théâtre parisien, Louis Jacques Mandé Daguerre, qui utilise habilement les ressources de la chambre noire dans ses arrangements théâtraux, percevant tout l’intérêt commercial du procédé de fixation des images de Niépce. Il le convainc de signer un contrat d’association, et voilà réunies les deux techniques à la base de la photographie !

La mort de Niépce, en 1833, ne met pas fin à l’aventure, dont le rythme va même s’accélérer : Daguerre réussit à ramener les temps de pose à quelques minutes et conçoit en 1837 un appareil, qu’il baptise avec modestie « daguerréotype ». Comme il manque d’argent mais pas d’entregent, il convainc l’astronome François Arago de jouer de son influence pour pousser l’État à se rendre acquéreur de l’invention puis à en doter le monde lors de la séance historique du 19 août 1839, à l’apogée du règne du « roi-bourgeois » Louis-Philippe Ier. Le succès du daguerréotype est immédiat et phénoménal. Sans cesse amélioré, avec désormais un temps de pose de quelques secondes, il prendra vite la place des portraits en miniature dans les salons.

Qualques années plus tard, plusieurs nouveautés apparaissaient sur les tables de Parties Civiles, faisant forte impression.

Table 1, dite « Boîte noire » : Marc et Olive se mesurent à Andromeda’s edge et le résultat de leur joute, tombé tard dasns la nuit, restera aussi mystérieux qu’une boîte noire.

Table 2, dite « Duo gagnant » : Caroline et Nolwenn s’associent à Pandemic et s’adjugent, de justesse, une victoire méritée.

Table 3, dite « Souvenir flou » : Pierre-Yves, F-R, Armand et le revenant Nicolas II jouent à Saint Seiya Deckbuilding, un jeu qu’on croît connaître mais dont nous n’avons trouvé aucun historique dans nos grimoires dans cette décennie.

Table 4, dite « Révélation et fixation » : Dom, Xel et François revisitent Impulse. Comme souvent avec Carl Chudyk, les mécanismes sont originaux, même si en apparence nous sommes en présence d’un 4X (Exploration, Expansion, Exploitation et Extermination), puisqu’il faut tout mettre dans des cases aujourd’hui. La piste Impulse qui donne son nom au jeu, la capacité de booster la force des cartes, ou encore la cohabitation de vaisseaux et de cargos signent la patte créative de l’auteur. Dom franchit en tête la barre des 20 PV qui scelle le sort de la partie, devançant François, 13, et Xel, 11. Pour clore ce récit haletant et rendre hommage au créateur, nous sommes en mesure de vous révéler qu’un Innovation Ultimate est paru en 2025, avec des extensions retravaillées et plus accessibles, et en bonus un âge 11 ! S’ensuit un Ave Cesar de fin de soirée, où Dom se voit vainqueur, avant de voir sa victoire anulée suite à une réclamation de…lui-même. Il avait en effet utilisé des cartes 6 en tête, ce qui est formellement interdit comme chacun sait. Nous voilà fixés sur les règles, et c’est donc François qui s’impose sur tapis vert.

Table 5, dite « Invention à succès » : Younaël rejoint la table 3 et c’est parti pour un Royaume sauvage, encore une nouveauté sur nos tables. Le jeu a été apprécié !

Table 6, dite « Photo finish » : La seconde partie de Ave Cesar fait le plein avec tous les restants (Xel, Dom, F-R, Caroline, Nolwenn, Younaël). F-R, le prince de ce jeu, donne une leçon de tactique : il part en tête avec un 6 et mène les deux premiers tours. Il est suivi à distance par Dom qui, faute de grosses cartes, n’arrive pas à recoller mais au moins peut progresser sans être gêné. Derrière, c’est la foire d’empoigne, au détriment en particulier de Xel et de Younaël (qui passera son tour ~5 fois). Dans la ligne droite entamant le dernier tour, Dom place son attaque et devance F-R qui n’attendait que cela pour jouer un 6 et reprendre la tête. Dom a une main impossible composée de 1 et de 6 : quand il est en tête il n’avance pas, et sinon F-R est devant. Ce dernier, en embuscade une case derrière à l’entrée de la ligne droite, joue son dernier 6 et coiffe Dom par une magnifique victoire. Du grand art !

Séance de MARDI 12/08/2025 à Servel

Le 12 août 1981, le premier ordinateur personnel grand public, l’IBM PC, était présenté à New York, lors d’une conférence de presse à l’hôtel Waldorf-Astoria. Il comportait un microprocesseur Intel 8088 cadencé à 4,77 Mhz et une mémoire vive de 16 Ko, pouvant être portée à 256. Il disposait, selon les modèles, d’aucun, d’un ou deux lecteurs de disquettes 5 pouces 1/4, et était équipé d’un interpréteur du langage BASIC Microsoft en mémoire morte. Il pouvait fonctionner sans charger de système d’exploitation : si, lors de la mise sous tension, aucune unité d’amorçage n’était identifiée, l’utilisateur se retrouvait directement dans une session BASIC. Les 26 mots-clé les plus courants du BASIC s’obtenaient par la touche Alt : Alt-F = FOR, Alt-I = IF, Alt-N = NEXT, etc., ce qui permettait une saisie rapide des programmes.

C’est le 15 avril 1987 seulement que fut annoncé son successeur, le PS/2, qui s’écartait des standards établis par le PC en termes de type de disquette, de bus et de BIOS. Cette dernière ligne, moins ouverte, ne remporta pas de succès comparable. L’IBM PC, longtemps protégé par son BIOS propriétaire IBM, fut ensuite détrôné par Compaq et d’autres, qui réussirent à le copier par des moyens détournés, et à ouvrir le marché.

44 ans plus tard, les membres de Parties Civiles revisitaient leur musée ludique.

Table 1, dite « Passés composés » : Comme un fantôme du passé, Notre-Dame revient en scène grâce à Olive, et après plus de six ans de purgatoire. Ce jeu de Stéphane Feld combine des mécanismes originaux, comme un draft des trois cartes jouées en début de chaque manche, trois plateaux individuels, mais reliés, justement par la célèbre cathédrale, et, Moyen-âge oblige, des invasions de rats. C’est Olive qui s’installe sur le trône de l’archevèque avec 55, score favorisé par des achats compulsifs permis par un stock de pièces d’or patiemment constitué, notamment celui d’une carte surpuissante qui rajouta miraculeusement un ouvrier à chaque emplacement vide de son plateau. Moins argentés, François, 42, et Dom, 40 passèrent à côté de l’aubaine, et furent régulièrement punis par des mains inadaptées, comme celle de François lors de l’avant-dernière manche, composée de trois cartes identiques ! On enchaîne ensuite avec un autre ancêtre du même auteur, le vénérable Bruges, où Dom prend sa revanche avec 51, réussisssant tous les bonus de type « joueur en tête » et engrangeant une belle gratification de fin de partie. Olive et François firent chemin commun sur la table de score dans un étonnant mimétisme, terminant logiquement avec la même marque de 41.

USAopoly USODC010634 Harry Potter Death Eaters Rising, Multicolour : Toys & Games - Amazon.comTable 2, dite « La mort vous va si bien » : Harry Potter : Death eaters rising fait son apparition sur nos tables. Si le nom du jeu peut faire peur, l’ambiance semblait joyeuse entre Nolwenn, Faline et Pierre-Yves, qui engrangèrent une victoire glorieuse, longuement élaborée sous la férule de Nolwenn et victorieusement conclue par Pierre-Yves.

Table 3, dite « Basique » : Mickaël, Xel et Steven se mesurent à Ark Nova. La partie se conclut comme de juste par la victoire de ce dernier, et de l’avis général, il n’y avait rien à y redire. Simple, basique.

Séance de MARDI 05/08/2025 à Servel

Il y a 30 ans, Marie-José Pérec décrochait sa première médaille d'or olympique à BarceloneChampionne olympique contre championne du monde. Le 5 août 1992, à Barcelone, deux athlètes se détachent lors de la finale olympique du 400 mètres. L’Ukrainienne Olga Bryzgina mène d’un cheveu, la Guadeloupéenne Marie-José Pérec la talonne. Après 48″83 de course haletante, c’est la Française qui décroche l’or, battant le record de France. Un magnifique prélude à un parcours olympique haut en couleur, que complète la consécration d’Atlanta avec le doublé 200-400, avant la fuite de Sydney, où, cloîtrée dans son hôtel, victime, selon elle, de menaces, elle décide de quitter l’Australie juste avant de disputer les premières séries du 400m où elle apparaîtra sur le tableau de résultats du stade olympique avec un « DNS » (did not start). Triple championne olympique, double championne du monde, elle sera intronisée en 2013 au Panthéon de l’athlétisme (Hall of fame) de l’IAAF bien que n’ayant jamais battu le record du monde.

33 ans plus tard, les membres de Parties Civiles se replongeaient dans les merveilles de l’olympiade barcelonaise.

Table 1, dite « Deuxième merveille » : Comme vendredi dernier, Wonder Book a les honneurs de F.-R., Faline, Ewen et Frank. Un jeu d’aventures coopératif, découpé en six chapitres dont ils franchissent le second chapitre en aidant un dragon et montant dans un arbre magique, imitiant en celà Pérec, qui, après Tokyo, écrivait la deuxième page de son livre des merveilles, qui en compta finalement 5, le sixième s’étant perdu en Australie.

Table 2, dite « Fièvre catalane » : Fomentée de longue date, cette partie de Barcelona tombait à pic pour l’anniversaire olympique. A ce jeu haut en couleurs et en mécanismes, on construit la ville, on échaffaude la Sagrada Familia, on balade son tramway, on acquiert des services publics, et surtout on construit les rues, le tout sous l’oeil attentif de Cerda, qui fixe par une échelle la taille des récompenses acquises aux trois décomptes intermédiaires. Il paraît que cela varie selon le tirage des tuiles, mais de l’avis unanime, ces derners ne méritaient pas une attention soutenue du fait de leur dotation un peu chiche. Ce qui rapporte surtout est encore de pouvoir construire des bâtiments à chaque tour, fruit d’un savant calcul résultant du placement de jetons citoyens de trois couleurs. Première à jouer, Xel ne pouvait pas construire, et en prit prétexte à son score modeste de 119, pas loin d’Olive, 122, qui accorche le podium. François, en tête avant le décompte après un festival de routes créées, piétine ensuite avec des objectifs mal calibrés, mais fut seul à marquer avec son tramway (juste 1 PV !). Avec 152, il est devancé par Dom, qui exulte avec 169, un score qui doit beaucoup à des objectifs de fin de partie bien choisis. A ce jeu qui fait un peu figure de salade de points, il vaut finalement mieux avoir une stratégie et s’y tenir.

Table 3, dite « Chaleur humaine » : Mickaël, Nolwenn, Younaël auraient été aperçus mais l’ilôt de chaleur typiquement barcelonais qui les enveloppait interdit d’en dire plus, à moins que…..
Post Scriptum: notre réseau d’informateurs bienveillants nous souffle dans l’oreillette que The loop fut joué à cette table.

Table 4, dite « Histoire sans fin » : En fin de soirée, quelques rescapés des tables 1 et 3 s’affrontent à Almost Innocent.Le chroniqueur prit la fuite avant d’en avoir le fin mot.

Séance de DIMANCHE 27/07/2025 à Servel

Dans une ville où le fond de la mer où valsent les brins d’algues est vert comme l’herbe est rouge, en proie à la mélancolie qui me dévore, je poussai la porte d’une maison de quartier où se pressaient quelques jeunes zazous. Ici, sortis d’une machine à explorer le passé, on visitait les garnisons de Belfort. Un peu plus loin, je traversai une ménagerie de charmants dragons appelée Wyrmspan  offraient leurs couleurs chatoyantes et leurs longs sanglots, on se serait cru un soir d’automne à Pékin. Mais comme le plus clair de mon temps, je le passe à l’obscurcir, parce que la lumière me gêne, je m’atttardai sur les curieux paradoxes d’un chat bien connu des physiciens, que certains cherchaient en vain à reproduire avec l’expérience Cat in the box. Quoi de plus seul qu’un héros ? Je trouvai le repos dans un Refuge, où un magicien qui se prenait pour Harry Potter m’arracha le coeur. On écumait mes jours, il était temps de jouer au déserteur. A la vue de la Flamme rouge, je pris mes jambes à mon cou. Je voulais pas crever avant de savoir si le soleil est froid, mais il était tiède. Et si vous trouvez mon histoire absurde, sachez qu’elle est entièrement vraie puisque je l’ai imaginée d’un bout à l’autre.

Séance de VENDREDI 25/07/2025 à Servel

Le 25 juillet 1909, Louis Blériot, tentant à traverser la Manche par la voie aérienne, monte à bord de son Blériot XI, escorté par le torpilleur Escopette, et décolle au lever du Soleil, condition est exigée par le Daily Mail, à l’origine du défi et qui met en jeu la somme de 25 000 francs-or. Malgré une blessure au pied, Blériot met 37 minutes à parcourir les 35 km du hameau Les Baraques, près de Calais, à Douvres, à la vitesse moyenne de 57 km/h et une altitude moyenne de vol de 100 m. Le premier à réussir cet exploit, il devient célèbre dans le monde entier et ce hameau de la commune de Sangatte sera plus tard rebaptisé Blériot-Plage en son honneur.

116 ans plus tard, décollage en pente douce pour une soirée de Parties Civiles qui s’étira jusque dans la nuit.

Table 1, dite « Fort fort lointaine » : La gros jeu du soir est Andromeda’s edge, ou l’on ne revisite pas le temps dans le passé grec mais l’espace dans le lointain de la galaxie d’Adromède. Olive et Marc ont recruté Xel, bonne élève qui s’est engouffré le copieux livret de règles et rivalise avec Marc, avant de céder sur le fil. Héroïque, Olive, lui, fut de tous les combats et reçoit la palme du courage.

Table 2, dite « L’étoffe des héros » : Mickaël, Armand et François embarquent pour le voyage à risques de Dune imperium – Insurrection. Après un habile parcours, Mickaël arrive à 9 PV, à un donc de la victoire, mais, dans la manche décisive, Armand déclenche une tempête du désert monstrueuse, avec un nombre incalculable d’armées, de vers et de renforts de cartes pour culminer à une force de combat de 27, et encore en avait-il 5 en réserve d’une carte intrigue ! Devant un tel déploiement, Mickaël rend les armes, et le vainqueur du combat engrange 4 PV d’un coup (victoire bonifiée ET doublée par les vers), passant ainsi de 8 à 12 pour gagner la partie ! François, aux premières loges du spectacle, termine à 5 et apprecie en connaisseur.

Table 3, dite « Tabloïd absent » : à Vampire heritage on vit Julien, Marie, F.-R. et Jérôme jouer à se faire peur, mais leur commerce, qui n’aurait pas manqué de faire les choux gras d’un tabloïd, restera sans témoignage.

Table 4, dite « Feu d’artifice » : Feu d’artifice ludique à cette table réunissant Faline, Franck, Corentin et Pierre-Yves. Cela commence par un Vale of eternity (Faline s’impose à 77), puis on enchaîne avec un proto de Franck au nom inconnu, et on termine par rien de moins qu’un Pandémie, dont l’issue était incertaine à l’heure du bouclage !

Table 5, dite « Défaite annoncée » : Julien, Jérôme et F.-R. poursuivent à Sub Terra 2 où l’on se laissera à parier sans trop de risques qu’un sort cruel les frappa.

Séance de VENDREDI 11/07/2025 à Servel

undefinedLe 11 juillet 1804, Alexander Hamilton affronte dans un duel au pistolet le vice-président américain Aaron Burr, qui lui reproche de l’avoir qualifié d’«homme dangereux à qui l’on ne doit pas faire confiance», définition au demeurant proche de la réalité. Opposé par principe au duel, Hamilton tire en l’air. Son adversaire riposte par un tir à l’abdomen. Hamilton meurt après 30 heures d’agonie.

Avec lui, les États-Unis perdent un économiste de talent et un chef politique méritant. Il fonda le Parti fédéraliste, premier parti politique de l’histoire des États-Unis. Juriste constitutionnaliste, il fut un délégué influent de la convention constitutionnelle américaine de 1787 et était un auteur éminent des Federalist Papers, recueil d’articles publié entre 1787 et 1788 qui faisaient autorité sur la Constitution. Premier secrétaire au trésor des États-Unis pendant la présidence de George Washington, il mit en place la première banque nationale du pays, les premières taxes et fait en sorte que l’état fédéral nouvellement créé reprenne les dettes de guerre des états confédérés. Considéré comme un des principaux Pères fondateurs des États-Unis, son influence sur les institutions américaines se fait encore ressentir à ce jour.

Quant aux hommes dangereux à qui l’on ne doit pas faire confiance et qui prennent ombrage qu’on le remarque, les dirigeants américains en fournissent quelques exemples plus récents.

221 ans plus tard, des duels homériques avaient lieu à Parties Civiles.

Table 1, dite « Une âme bien née » : Jack souhaite jouer à Arcs, un achat récent. Fred, Elie et Dom répondent à l’appel et s’embarquent pour cinq heures de jeu. On rappelle très vite les grandes caractéristiques de ce jeu déjà présenté ici : 3X dans l’espace avec des contraintes sur les actions qu’on peut faire à chaque tour apportées par un paquet de cartes façon « jeu de plis ». On score à chaque manche (3 à 5) en fonction d’un nombre variables de critères qu’il faut explicitement activer. Elie prend le meilleur départ, mais à la troisième manche tous sont regroupés entre 13 et 16 PV. Fred nettoie le tableau de Dom au début de la cinquième manche et Elie réussit à garder l’initiative pendant plusieurs tours, il a été richement doté en « 7 », la plus forte carte, tout au long de la partie. Il a de plus une Guilde qui lui permet d’activer les conditions de victoire qui l’arrangent sans pénalité. Il est inarrêtable tandis que Fred coiffe sur le fil Jack sur le critère des trophées (= victimes des batailles). Elie l’emporte avec 30 PV contre Fred 28, Dom 25 et Jack 21.

Table 2, dite « Duel mortel » : François invite Faline à découvrir le toujours plus populaire Wyrmspan et son univers de dragons, grottes et cavernes. La débutante ne s’en laisse pas conter, et prend vite l’ascendant avec des dragons ultra-puissants, notamment un qui fait avancer sur la guilde dragonique, qu’elle se met à arpenter à toute vitesse, réussissant même en fin de partie à n’avoir plus assez de cubes à placer sur les cases bonus tant elle les avait rafflées ! Ajoutez à cela un tableau tout rempli de cavernes et dragons, des gratifications de fin de partie explosives, dont l’une, tiens tiens, était lié à la guilde, une jolie collection d’oeufs, la première place sur chaque objectif de manche, et la voilà qui termine avec le score mirifique de 134, écrasant de 21 points le record tous temps de l’association à sa première partie ! Quant à François, grand perdant de ce duel avec le score plus classique de 91, il n’était pas opposé au duel, mais c’est comme s’il s’était contenté de tirer en l’air.

Table 3, dite « Mort à l’arrivée » : à Black Orchestra une fine équipe composée de F.-R., Olivier B., Younaël, Mickaël et Jérôme rejoue la seconde guerre mondiale. Mais n’est pas un héros qui veut, et leur aventure se termina en déconfiture.

Table 4, dite « Confiance mal placée » : Les tables 2 et 3 fusionnent pour un Shadow Hunters, jeu de retour sur nos tables après près de trois ans de disette ! On rappelle qu’à ce jeu, les Shadows et les Hunters sont deux clans qui se font face et doivent s’éliminer, sous le regard compatissant de joueurs neutres, mais qui ont eux aussi un objectif de victoire. A ce jeu, on jette des dès et on aboutit sur un espace du plateau où l’on peut tirer des cartes, et, en option, provoquer en duel un de ses voisins. Evidemment, comme le jeu est à rôle caché, il est de bon ton d’avoir glané des indices sur ces derniers avant de leur tomber dessus. Enfin, c’est la théorie, parce qu’on peut aussi taper sur tout le monde, et c’est un peu ce qu’on observa ! Dans cette partie, peu de rôles ont été identifiés, sinon Mickaël vu rapidement comme un gentil. François, Hunter émérite (avec le plus haut nombre de points de vie, 14), s’en prit à F.-R. après un calcul probabiliste lui donnant 75% de chances d’être un homme à abattre, mais hélas il ne l’était pas, c’était un Hunter comme lui. Après son trépas, François se croit protégé par un équipement qui rend inopérant les combats contre lui, mais les autres se déchaînent par d’autres moyens, et il perd 10 PV en un seul tour, ce qui finit quand même par l’occire, scellant le sort des Hunters.

Table 5, dite « Non conventionnelle » : Un Codenames final réunit les survivants, et là aussi ça faisait longtemps. A cette table, les Bleus (Jérôme, F.-R. Younaël), affrontent les Rouges (François, Faline, Mickaël), pour un déroulement peu conventionnel, jugez-en :

  • Rouges 1-0: un implacable 8 à 2 scelle cette improbable première manche, où Jérôme a multiplié les impairs, à l’exemple de Coffre, invalide sur l’indice Trésor, alors que François faisait suer ses partenaires sur le Vatican 3 (Croix, Radio, Ville),  l’énigmatique Ficelle 2 (Lien, Pain) – que Younaël voulait associer à Bretagne à cause de la danse Fisel, mot breton -, et pour finir par l’impeccable Villers-Côterets 2 (Ville, Langue).
  • Rouges 2-0: longtemps menés, les Rouges l’emportent sur le fil avec une grille difficile, sur une belle inspiration finale de Mickaël, Sucer pour (Glace, Membre) mots choisis du tac au tac par ses coéquipiers, et qui donna à F.-R. l’occasion d’une blagounette hilarante.
  • Rouges 3-0 : malgré le « renfort » de Dom, les Bleus boivent la lie en touchant l’Assassin.