Séance de MARDI 23/07/2024 à Servel

Un 23 juillet, un tsar (Romanov, 1645), un maréchal (Pétain, 1951) et un roi (Hassan II, 1999) disparaissaient.

Mais dans les lueurs de l’été, à Servel, rien que des joueurs égaux entre eux, et bien vivants.

Table 1, dite « Nulle et non avenue » : à la table de Sherlock Holmes Detective Conseil, la fine équipe d’enquêteurs (Dom, Thomas, François, François-René, Vincent, Elouann), et un supplétif, Nico77, se plongent dans une étrange affaire de journaux codés, à une époque ou chiffrer un message et se le partager était moins simple que dans le monde connecté d’aujourd’hui. Grâce à Thomas, qui réussit à comprendre le principe du code caché dans un de ces fameux journaux (sans toutefois déceler une astuce diabolique) et à proposer une visite providentielle, ainsi qu’à Dom, grand animateur et maître de la synthèse collective, le naufrage de cette soirée ne fut pas total. La générosité du teneur de livre, qui attribua 15 points sur 25 à une réponse partiellement bonne, fait atterrir le score collectif de l’équipe en territoire positif, les gains des questions compensant les pertes dues aux pistes supplémentaires. Pour un total strictement positif, il eut fallu porter une meilleure attention à l’environnement général de l’action.

Table 2, dite « La marche de l’empereur » : le retour de Tzolk’in – Le calendrier Maya attire Xel, Olive, Steven et Mickaël, et ce dernier prend le large grâce à des combinaisons lui accordant des actions en plus presque à chaque tour. S’ensuit un QE, avec le même vainqueur.

Table 3, dite « Régime conservateur » : avec Marco et son compère Corentin, présents mais non annoncés, Marie-Anne engage un conciliabule qui débouche sur l’inévitable Forêt mixte – joué deux fois. Suivent deux parties également de Splendor pour une soirée « no new rules ».

Table 4, dite « Tous pour un » : La nuit s’étire sans fin, les tables 1 et 2 fusionnant avec quelques pertes et fracas pour un Just one qui dut finir à peu près à cette heure-là.

Séance de VENDREDI 19/07/2024 à Servel

Le 19 juillet de l’an 64 après Jésus-Christ, sous le règne de l’empereur Néron, la Ville éternelle est ravagée par un incendie. L’empereur, après avoir supervisé les secours, se hâte d’engager les travaux de reconstruction avec l’objectif d’embellir la ville, accessoirement de se doter d’un palais encore plus grandiose, la rumeur le soupçonnant d’avoir lui-même provoqué l’incendie dans cette intention. Pour s’en défendre, il laisse accuser les chrétiens, issus pour la plupart de communautés juives, d’en être à l’origine. C’est ainsi que débute la première persécution de l’ère chrétienne, avec, parmi ses victimes, des Juifs dénommés Pierre et Paul. 200 chrétiens seront livrés aux bêtes dans les arènes et mis à mort, certains transformés en torches vivantes.

1960 ans après, le palais de Servel était bien suffisant pour accueillir les communautés de Parties Civiles.

Table 1, dite « Massacres à la chaîne » : à L’auberge sanglante, pas de quartier : on exécute et enterre illico les innocents voyageurs qui n’avaient aucune intention mauvaise. François se voit vainqueur avec 77, devançant Thomas, 73, qui perd un billet au décompte faute d’avoir enterré tous ses morts. Mais c’était sans compter sur Dom, qui, malgré deux écrêtages de revenus > 40, finit en tête avec 91 !

Table 2, dite « Civilisation perdue » : au royaume de Tikal Mickaël, Olive et Olivier B sont largement distancés par Armand, explorateur dans l’âme !

Table 3, dite « Retour de flamme » : voilà Wyrmspan, la nouvelle star, qui fait un nouvel adepte : Jacques. Aussitôt converti, il l’emporte avec 95, damant le pion aux habitués (Xel 83, Steven 79, Olivier L 92).  Steven dernier ? Quel dommage que cette victoire de prestige soit invalidée par des erreurs de règles ! Les mêmes enchaînent ensuite à Skull King, dont la feuille de score ci-contre ne laisse pas place au doute : c’est un retour de flamme pour le king. Il est de retour, son crâne (et le cerveau qui va avec) aussi !

Table 4, dite « Péril en hauteur » : Dom et Thomas profitent du départ de François pour tenter de faire parvenir à bon port leur avion à Sky Team. A cette partie de découverte, avec Thomas dans le siège du commandant Avous, les dés ont été doux et ils se sont posés sans encombre sur le tarmac de Montréal, comme cette vidéo en témoigne.

Séance de MARDI 16/07/2024 à Servel

Explosion au niveau du sol et début de la formation d'un champignon atomique. Les nuages et le sol sont illuminés par la couleur orange de l’explosion.À h 30, en ce petit matin du 16 juillet 1945, lors de l’essai Trinity, Gadget, première arme nucléaire du projet Manhattan, explosait dans le ciel du Nouveau Mexique, avec une puissance équivalente à 20 kt de TNT, laissant un cratère de 76 m de diamètre. L’onde de choc fut ressentie jusqu’à 160 km et le nuage en champignon s’éleva jusqu’à 12 km. Le bruit de l’explosion fut entendu jusqu’à El Paso au Texas.  Ainsi fut testée pour la première fois l’arme au plutonium. Quelques jours plus tard, les bombes Little Boy à l’uranium et Fat Man au plutonium furent utilisées lors des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki.

79 ans plus tard, un petit peuple de joueurs investissait en secret une maison de quartier.

Table 1, dite « Morts à la pelle » : beaucoup de combats à cette table de Cyberpunk., jeu de plateau tiré du jeu vidéo, lui-même issu du jeu de rôle éponyme. Steven en sort vainqueur devant Nico77 et Benjamin, Olive et Mickaël les observant de loin.

Table 2, dite « En pente douce » : soirée en pente douce à la table de Dale of merchants. Dom s’impose devant François et Thomas à la faveur de belles combinaisons, puis l’ami Vincent rejoint les lieux, et gagne une deuxième partie grâce à un coup double salvateur. Les mêmes explorent ensuite l’univers infini de So Clover, terminant de manière mémorable sur un sans-faute collectif qui déclencha des salves d’applaudissements !

Table 3, dite « Forêt fantôme » : Marco et son compère Corentin sont présents, un Forêt mixte s’impose, mais c’est Nolwenn qui s’impose devant Marco, laissant Younaël et Corentin jouer les utilités. Suivent deux parties de Mysterium pour autant de victoires, avec Marco et Younaël dans le rôle du fantôme.

Table 4, dite « Little boys » : La nuit s’étire pour Steven et Nico77, aux manettes d’un duel à Star Wars – The clone wars, dont l’issue semblait très indécise !

Séance de VENDREDI 12/07/2024 à Servel

En cette soirée estivale, tous et jusqu’aux gentils membres de PC footophiles, zappant la commémoration du 12 juillet 1998, se retrouvèrent autour d’une table. Il y en eut même plusieurs…

Table 1, dite « Chauves qui peuvent » : F-R, Nico77, OlivierB et Elie jouent en mode coopératif à Marvel Champions. Le groupe est parvenu à une victoire sur l’homme absorbant (alias Fabien Barthez).

Table 2, dite « 1.2.et 3 zoo » : en coupe du monde, on s’offre des voyages exotiques, comme celui de cette table à Rajas of the Ganges. Mickaël en sort large, coiffant Marc, et laissant loin Olive. Les mêmes explorent ensuite l’uunivers interlope de Maffiozzo, sans résultat connu.

Table 3, dite « A jamais les premiers » : Partie découverte de The A.R.T Project où l’on échine à sauver des oeuvres d’art. Une mission réussie pour Jérôme, Thomas, et Younaël.

Table 4, dite « Recrutement express » : L’exploration aux frontières continentales continue avec Tortuga – les protagonistes de la table 3 accueillant en dernière minute la légende F.-R, à l’instar de Ronaldo pour la finale France-Brésil. De cette expédition, il ne reste aujourd’hui qu’une feuille de marque inconnue.

Table 5, dite « Le code a changé » : Dom, François et Fred se retrouvent en terrain connu à Pax Pamir dans une partie étrange, caractérisée par le vide à peu près constant de la carte, la faute à une configuration bicolore (1 russe, 2 britanniques) mais bisounours, puis carrément monocolore (russe), où les afghans se sont vus spectateurs d’une joute coloniale. Domination facile des britanniques pour commencer, Dom prend l’avantage sur François, 5 à 3, puis domination évidente des russes, et Fred et François se neutralisent (4, 4), Dom récoltant un petit point. Mais alors, le code change. Le monde de Pamir est toujours intégralement russe, mais il n’y a plus d’armées, ni de routes. Pourtant, Fred et Dom se focalisent sur la domination territoriale et jouent des coups pendables qui vont en ce sens : ainsi Fred sort un quasi carton rouge à François, le privant de tous ses patriotes, pendant que Dom passe son dernier coup à échafauder des tactiques plus vaines les unes que les autres, au mépris du sablier. Erreur fatale de timing : François avait depuis longtemps parié sur la domination sans majorité, qu’il avait failli déjà déclencher au coup d’avant, à un sou près, c’est dire (celui que Dom lui avait taxé, rompant un “товарич” agreement, au tour précédent). Une fois que Dom en eut enfin avec le désert des Tartares, François déclenche, se payant au passage le luxe de passer britannique, rendant ses cadeaux et patriotes. Mais peu importe: avec 0 armée sur le plateau, pas de domination et ce sont les cercles qui comptent, or l’égalité y est parfaite. L’avance acquise perdure donc, laissant François s’offrir une victoire de prestige avec 9 PV, devant Dom, 8, et Fred, 6.

Table 6, dite « Haute en couleur » : Nouvel épisode de la campagne ISS Vanguard avec toujours Fabrice, Xel, Steven et Samuel. Une table haute en couleurs où « tout s’est bien passé », selon les protagonistes, en témoigne ce récit haletant :
« Ca y est, nous avons enfin réussi à rentrer en contact, et à nous lier d’amitié, avec les Idémiens. Notre persévérance et notre soif de liens nous ont permis d’accueillir, de manière permanente, une Idémienne (Una ?) et ses complices, à bord de l’ISS Vanguard. Cette mission nous a fait prendre conscience de l’importance de la diplomatie et des relations interstellaires. Nous avons donc décidé de créer un pôle extérieur d’ambassades. Nous avons identifié 9 planètes vers lesquelles il serait bien d’envoyer des émissaires. Ces relations nous permettront ainsi d’acquérir connaissance, matériaux et autres tout au long de notre voyage. »

Séance de VENDREDI 05/07/2024 à Servel

A défaut de météo estivale les gentils membres de PC non-footophiles se retrouvent pour taper le carton et le cube.

Table 1, dite « Sous la terre comme dans le ciel » : F-R, Armand, OlivierB et Jérôme jouent en mode coopératif à Alien. Le groupe est parvenu à s’échapper non sans occire quelques monstres, signant le succès de la mission. Ils jouent ensuite en mode coopératif à Sub Terra 2 avec extension et là ils signent l’échec de la mission.

Table 2, dite « Tel père tel fils ? » : Les paires Frank & Paul et Fred & Elie jouent à Dune Imperium. Selon le compte-rendu du troisième nommé, « Frank est parti sur une stratégie de deckbuilding avec une forte capacité d’achat lui permettant d’acheter plusieurs cartes ‘l’épice doit couler’ qui rapporte 1 point de victoire à chaque achat. Il s’est donc retrouvé lors de l’avant dernier tour avec 3 points d’avance sur tout le monde et avec 10 points, pouvant donc mettre fin à la partie à la fin du tour. Il jetait alors ses forces dans le combat étant donné que la carte conflit du tour pouvait offrir potentiellement 1 point de victoire fixe plus 2 autres à l’achat. Il obtenait même une nouvelle alliance l’emmenant à 11 points avant ce dernier combat. Mais, car il y a un mais, Fred misait aussi sur le combat et grâce à de fourbes cartes intrigues gagna le combat et 2 point de victoire et récupéra une alliance aux dépens de Frank, lui enlevant 1 point de victoire et en scorant 1. Il y avait donc égalité à 10 points de victoire pour Fred et Frank à la fin de cette manche, qui furent départagés par l’épice que Fred possédait en plus grand nombre. Moralité : rien ne sert de courir, mieux vaut de bonnes cartes intrigues de la dernière minute et une conjonction de conflit / ressources savamment opportuniste… et ce ne sera pas la première partie de Dune qui révèle cet adage ».

Table 3, dite « Rejetons » : Partie de Wyrmspan à cinq pour Xel, Marie-Anne, Mickaël, Thomas et VHN. Même si la partie est plus longue le jeu tourne toujours bien et les éléments de variabilité (objectifs de fin de manche et plateau central, sans parler du hasard de la pioche dans l’épais paquet de cartes Dragons) renouvellent l’intérêt des parties. Compte tenue de la grande variété des façons de marquer des points il est très difficile de juger qui mène en cours de partie. Ainsi Mickaël a souvent triomphé sur les objectifs de fin de manche en déployant plus de dragons joueurs et de dragonnets, Thomas et Dom ont fait des tours à prolongations en gagnant des pièces supplémentaires (en général chaque action coûte un sou), Dom a fait la course en tête sur la piste draconique tout en souffrant d’un déficit en œufs, Mickaël a comboté longuement etc. Arrivé au décompte, chacun(e) a son point fort : Xel marque 50 points de valeur de ses dragons (dont un valant 8 qu’elle a habilement joué gratuitement en fin de partie), Dom 39 sur ses dragons avec pouvoir de fin de partie, Mickaël 13 pour toutes ses cartes glissées sous des dragons, etc. Au final Dom l’emporte par 110 devant M-A 98, Mickaël 95, Xel 82 et Thomas 69.

Table 4, dite « Bons pères de famille » : De même qu’il faut du lait pour attirer les dragonnets, proposer un Shem Philipps peut attirer Baptiste. Le voici attablé avec Olive et Stéven dans une trinité ludomane déployant les Voyageurs du Tigre du Sud, jeu lui même membre d’une trinité ludique. La partie dura fort tard et il y eut quelques erreurs de règles mais elles furent pardonnées et ils allèrent en paix autour de minuit, Stéven portant l’auréole du vainqueur avec 100 PV, un score tout rond qui le fit monter au ciel, distançant les disciples Olive 75 et Baptiste 74.

Table 5, dite « Fils maudit » : Pendant que les Voyageurs plient leurs gaules, les derniers partent pour un Codenames (Rouges : Xel/M-A/Dom et Bleus : F-R/Jérome/Mickaël). Dans la première manche, les Bleus donnent un mot aux Rouges et les dames suivent les indices en 2 de Dom (« Grignoter » pour Rat et Mars puis « Fermentation » pour Fût et Double) jusqu’à la victoire.  Dans la deuxième les Rouges donnent un mot aux Bleus et Mickaël déroule son avantage jusqu’au « Root 2 » (Pion et Souris) de la victoire. Dans la manche décisive Xel ouvre par « Nervure 2 ». Feuille bien sûr mais ensuite Dom arrive à convaincre sa partenaire que, à l’image d’une voûte gothique, le second mot est Arc. Las c’était l’assassin et les Bleus l’emportent sans que F-R ait ouvert la bouche. Un peu frustré, il embarque ses deux compères dans un ultime Mot Malin.

Séance de MARDI 02/07/2024 à Servel

le 2 juillet 1782, la capitulation de Genève, assiégée par trois armées coalisées, met fin à la « Révolution de Genève », inspirée par les idées de Jean-Jacques Rousseau, dont l’exemple pourrait être contagieux. Après de nombreux soulèvements, c’est en 1781 que les bourgeois et les natifs de Genève renversent le gouvernement par les armes. Dès leur arrivée au pouvoir, une première loi est votée qui instaure l’égalité civile entre toutes les classes de la population genevoise. Ce coup d’État est historiquement reconnu comme la Révolution genevoise. Mais les aristocrates de la ville appellent rapidement leurs alliés à l’aide. Louis XVI, roi de France, rallie trois armées : la France, la Sardaigne et Berne, qui assiègent la ville, et le nouveau gouvernement capitule un an et demi après avoir accédé au pouvoir. Les patriciens retrouvent leurs anciens postes. De nombreuses nouvelles lois, comme celle instaurant la liberté de la presse, sont abolies. Cercles et groupes de discussions politiques sont dissous. Un millier de Genevois ayant participé au soulèvement quittent la ville pour Paris. Leurs idées libertaires, inspirées de la philosophie rousseauiste, ont par la suite influencé les Révolutionnaires français.

Quelques années plus tard, à Lannion, Parties Civiles combattait des idées dangereuses et en plein développement.

Table 1, dite « Affaissement spirituel » : à Black Orchestra une coalition efficace (François-René, François, Mickaël, Nico77) permet de réussir un attentat contre Hitler. C’est François qui porta le coup fatal, touchant quatre fois grâce à un joli budget de 7 dés, après plusieurs essais infructueux de ses compères, par train, sniper et même enlèvement !

Table 2, dite « Déchéance physique » : à cette table, les mangeurs de morts se réveillent, d’où le nom du jeu Death eaters rising, inspiré de l’opus de Harry Potter : l’Ascension des Mangemorts. Younaël, Olivier L, Marco et Steven étaient de cette quête.

Table 3, dite « Déliquescence morale »: à cette table de Burgle Bros, Marie-Anne Thomas et Xel obtiennent une brillante victoire sur le fil, repartant lestés de 2 lingots d’or, 1 key card et 1 tableau.

Séance de VENDREDI 28/06/2024 à Servel

Le 28 juin 1833, une loi initiée par le ministre Guizot créée une obligation pour les communes de proposer un enseignement primaire public aux petits garçons, gratuit pour les familles pauvres. Ils y apprennent l’instruction morale et religieuse (selon la volonté des familles), la lecture, l’écriture, les éléments de la langue française et du calcul, le système légal des poids et mesures. Dans la foulée, des écoles normales voient le jour dans chaque département pour former les maîtres. Au début on pratique la classe unique et rapidement les punitions corporelles sont interdites. Plus tard dans le XIXe siècle Victor Duruy puis Jules Ferry rendront l’école obligatoire y compris pour les filles ; tous ces efforts feront fortement régresser l’analphabétisme en France.

Table 1, dite « XIXe siècle » : L’inusable Brass Birmingham est de sortie pour Thomas, Xel, Mickaël et Xof. Après un investissement constant dans les rails, Xel coiffe Thomas d’une courte tête, 174 PV contre 167. On a vu les mêmes jouer ensuite à Beasty Bar où Thomas a réussi le mieux à se taper l’incruste dans le fameux bar animalier. Dans les deux cas la bière ça le connaît !

Table 2, dite « Bambins » : A peine sorti le voila sur nos tables : Wyrmspan, bien que d’une autrice différente, a une parenté évidente avec Wingspan mais avec des volatiles XXL, des dragons plutôt que des oiseaux, avec même de la progéniture sous forme de dragonneaux. Toujours des cartes superbes, des œufs et des objectifs variables à chaque tour mais plus de mangeoire à dés. En plus il faut explorer des grottes pour y accueillir ses dragons, une notion qui réjouira les joueurs de Codenames de l’association. Le score est serré ; c’est grâce à ses cartes glissées en dessous que Adriane prend le meilleur avec 85 PV sur Fred (77, avec le plus de pontes) et OlivierL (74).

Table 3, dite « Instruction morale »: Après Beasty Bar, encore des animaux dans le rôle d’humains avec Mafiozoo. Un jeu plutôt simple une fois les règles bien clarifiées (et pourtant quelques erreurs furent commises). Dans une première phase des 4 manches on se place sur 12 territoires sachant qu’on est contraint par leur topologie et par les cartes qu’on a piochées, mais un mécanisme de « ruissellement » permet d’alléger cette contrainte de placement. Ajoutez que selon les territoires on cherche à être unique majoritaire (on retrouve des sensations de jeu de Las Vegas du même auteur), ou pas, et que certains joueurs détiennent des cartes « coup fourré » donnant un renfort ponctuel et que d’autres (on l’a abondamment reproché à l’auteur de ces lignes) pourront jouer un coup de plus, c’est toujours précieux de jouer en dernier dans un jeu de placement majoritaire. Dans la seconde phase on récolte diverses ressources en fonction de son placement dont certaines seront converties en présence parmi 16 bâtiments qui rapportent points de victoire et bénéfices divers. Participent à cette partie de découverte Olive, Vincent, Elie et VHN. Dom réussit une très belle troisième manche où il se positionne sur 3 bâtiments. Il ne sera pas rattrapé avec 48 PV devant Vincent 36, Elie 32 et Olivier 29.

Table 4, dite « Châtiments corporels » : Encore des dragons et des grottes, sous forme de deckbuilder avec Clank pour F-R, OlivierB et Armand. Olivier gagne avec 108 PV, juste devant F-R avec 107. Armand ne sort pas.vivant du dongeon et marque 71 points. Olivier a très rapidement éliminé ses deux faux pas ce qui lui a permis d’être serein vis à vis du dragon.

Table 5, dite « Leçon de choses » : En seconde partie de soirée, les tables 2 et 3 se regroupent et Fred, Elie, Olive et Dom disputent un Forêt Mixte. Elie dont c’est la première partie joue tout sur les arbres : il devait en avoir plus d’une quinzaine qui lui rapportent 106 PV sur 136 ; Dom joue les hêtres, les fouines et les plantes de sous-bois et en obtient 175 PV. Fred met fin à la partie en piochant 8 cartes, la dernière piochée est la troisième Hiver ; il maximise une stratégie loup + cervidés (7 daims ou chevreuils), mais est bon aussi avec ses cartes dessous/dessus. Il l’emporte avec 195 PV tandis qu’Olive, frustré dans l’utilisation de son ours, ferme la marche avec 115.

Séance de MARDI 18/06/2024 à Servel

Les joueurs  qui se trouvent en territoire trégorois ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs cubes et leurs pions, ayant été invités à se mettre en rapport avec l’association de jeux locale, c’est une petite vingtaine qui débarqua à Servel en ce 18 juin, presque le jour le plus long de l’année.

Table 1, dite « Moi, général de Gaulle » : F-R, Mickaël et Nico se comparent dans un Mythic Battles version Ragnarok. Nico s’est retrouvé un peu éloigné de l’action, Mickaël et François-René ont lutté pour être le premier à récupérer la quatrième rune qui signerait une victoire à ce scénario et c’est le Président qui l’a emporté.

Table 2, dite « Demain, comme aujourd’hui, je parlerai » : Entendu ce message cryptique sur les ondes de la PPC (Parlotte Parties Civiles) : « Le 16 septembre 1920 à midi, une détonation retentit en plein coeur de Wall Street à proximité de la banque JP Morgan, provoquée par l’explosion de 50 kg de dynamite déposés dans une voiture. L’attentat coûtera la vie à 38 personnes et fera 300 blessés, dont l’un des petits-fils de JP Morgan, à une heure très fréquentée. A la différence du 11 septembre 2001, la Bourse de New York avait rouvert en hausse dès le lendemain. A la table de 1920 Wall street, le jeu tiré de cet événement, on joue à la bourse, dans l’attente fiévreuse de l’attentat qui met fin à la partie. Un jeu plaisant, truffé d’événements imprévisibles, et où un joueur inattentif peut y laisser des plumes, à l’image de François, qui lit mal le tableau des valeurs minimales à posséder et perd 21 points sur le coup, échouant à 81, comme Thomas, pourtant lesté de deux coûteux emprunts. Xel finit un billet au-dessus (84), mais c’est Marie-Anne qui se révèle la plus habile. Avec 97, elle remporte la mise sans discussion. Les mêmes enchaînent sur Beasty Bar, une redécouverte tout aussi plaisante et chaotique, et où Marie-Anne s’impose encore grâce à de jolis coups (11), devant Xel (8), Thomas (7), et François (5). »

Table 3, dite « Submergé par la force de l’ennemi » : Stéven et Dom s’attablent pour jouer en face-à-face. Ils commencent par un Pillards de la mer du nord où ils embarquent non pas pour Londres mais pour aller semer la désolation dans des ports, des monastères et des forteresses. Stéven joue à fond la stratégie Valkyries, sacrifiant sans scrupules son équipage. Dom enchaîne les raids et se souvient que les dés ne l’aiment pas quand, devant rassembler 22 points de force pour gagner 7 PV, il part d’une base de 17 points auxquels il ajoutera le jet de deux dés, chacun valant de 2 à 5. Il parvient à sortir deux « 2 » (une chance sur 36 !), un échec qui lui coûtera cher. En effet, au décompte final, Dom marque 13 PV de contrats tandis que la Valkyrie et les héros de Stéven lui rapportent 10+6, et ce sont les ressources restantes qui lui donnent la victoire par 54 PV à 52. Ils poursuivent par un Splendor Duel : voyant Stéven ramasser les cartes bleues en vue de la victoire par 10 points dans une couleur, Dom préempte la carte à 4 et les deux pivotent vers la victoire classique à 20 points. C’est Stéven le premier à y arriver un tour avant Dom, il l’emporte par 20 à 17.

Table 4, dite « Nous pourrons vaincre dans l’avenir » : Ayant entendu l’appel de Younaël, Mélanie et Dany s’initient à Shards of Infinity en mode coopératif. Après avoir vaincu un boss de justesse, ils repartent au combat une seconde fois.

Table 5, dite « La défaite est-elle définitive ? » : Olive, Marc, Marco et un visiteur disputent une partie de Revive. Lors de notre visite Olive semblait penser que rien n’était perdu et que la flamme de la résistance ne s’éteindrait pas. Mais encore faut-il pouvoir compter sur ses troupes et force est de constater que l’attention de la moitié de l’équipe n’était pas au rendez-vous et que la partie finit en queue de poisson.

Séance de VENDREDI 14/06/2024 à Servel

Point final d’une guerre franco-espagnole qui durait depuis presque 25 ans et premier grand succès militaire de Louis XIV, la bataille des dunes eut lieu le 14 juin 1658 à l’est de Dunkerque. Les français étaient pour l’occasion alliés aux anglais qui tenaient la mer mais ce fut en partie une bataille entre français opposant deux grands leaders, Turenne contre Condé, et des troupes majoritairement françaises des deux côtés suite aux troubles de la Fronde. Les forces en présence sont équilibrées, environ 15000 hommes, mais les espagnols manquent d’artillerie tandis que le terrain sableux affaiblit la cavalerie. Les piquiers anglais enfoncent la droite espagnole puis, profitant de la marée basse, la cavalerie française contourne et attaque leur flanc. Malgré d’audacieuses contre-charges côté gauche, à midi l’issue est claire et Condé se replie en ayant perdu un tiers de ses troupes. La victoire précipite la fin de la guerre en 1659 et le port stratégique de Dunkerque est, conformément à l’accord de coalition, remis aux anglais. Il leur sera finalement racheté en 1662.

Table 1, dite « Port stratégique » : Nouvel épisode de la campagne ISS Vanguard avec toujours Fabrice, Xel, Stéven et Samuel. Cette fois il s’agissait d’aller retrouver une stèle sous-marine, le petit groupe s’est mouillé. Ils ont résussi en manquant bien de perdre Stéven mais ce n’est pas fini, ils n’ont pas fait la moitié du scénario : il va falloir maintenant décider entre aller voir un gars chelou-new-age ou bien retourner à la grande ville planétaire la plus proche histoire de recharger leurs batteries.

Table 2, dite « Artillerie lourde » : Nouveau scénario de Cthulhu death may die pour F-R, Frank, Mickaël, OlivierB et Armand. Deux joueurs se sont sacrifiés pour le groupe, c’est ça les jeux coopératifs, pendant que Olivier dans le rôle du sniper balançait des tombereaux de dés pour affaiblir le vilain Shub Niggurath. Tout cet héroïsme n’a pas été vain et les conditions de victoire ont été remplies.

Table 3, dite « Victoire décisive » : Tristan et Fred ne savent plus très bien s’ils ont déjà joué à Grand Austria Hotel. Olive, c’est sûr, connait. Dom en Gentil Animateur se charge d’expliquer les règles de ce classique où, dans la limite de ce que les dés vous accordent, vous développez votre hôtel-restaurant viennois en y accueillant des clients aux pouvoirs variés, en combotant avec jubilation et en tentant d’atteindre plus vite que les autres les objectifs variables de la partie (celui consistant à maximiser son argent à 20 couronnes n’a même pas été tenté, à ce jeu on est beaucoup plus souvent proche du 0 que du maximum, plusieurs en ont souffert en fin de partie quand préparer des chambres devient coûteux). Tristan, au sommet de son art, met tout de suite en jeu les deux cartes Personnel dont il a eu la chance d’hériter et qui fournissent un cube par manche, cela lui fera en tout 14 cubes gratuits. Il prend peu à peu le large sur la piste de score, seul Dom l’accroche sur les deux autres objectifs variables relatifs au remplissage des chambres. Dans les dernières manches, les dés ne sont pas favorables et plusieurs joueurs passent pour relancer les dés restants avec un succès variable-moins. Au décompte final, Tristan prend encore 34 PV grâce à 3 Personnels scorant en fin de partie tandis que Fred, faute d’un malheureux sou, est pénalisé de 10 PV pour les deux convives restés attablés à siroter leur digestif. Tristan a fait deux tours de piste de score et affiche 179 PV, Dom pointe à 143, Olive 82 et Fred 71. Notre conclusion a été que la prochaine fois on essaiera le draft des Personnels.

Table 4, dite « Grands leaders » : Fin de soirée en douceur pour Mickaël, F-R et VHN qui disputent deux Mot Malin. Malgré le fait qu’à trois joueurs ils ont le choix entre deux propositions ils n’ont pas été si malins que ça, échouant 6 fois puis 4 fois. La fatigue aidant, on a même eu des erreurs de repérage, l’indice donné étant en fait pour une intersection voisine. Beaucoup d’indices ont pris la forme de noms propres avec un résultat dépendant du recouvrement ou non des univers mentaux des participants (succés pour Pu-Yi, Haile Selassie et le mémorable Fred Hamster mais échec pour Nicolas Hulot et Sylvain Durif)

Séance de MARDI 11/06/2024 à Servel

Le 11 juin 1924, le Président de la République Alexandre Millerand démissionnait. À l’issue des élections du 11 mai, le cartel des gauches est minoritaire en voix mais le mode de scrutin lui permet d’emporter la majorité absolue. La nouvelle majorité reproche au chef de l’État ses prises de position hostiles à son égard et réclame sa démission, invoquant la défense des institutions et craignant qu’il ne soit une entrave à son action gouvernementale. La première formation à se prononcer en ce sens est le Parti radical, suivi par les républicains-socialistes et la plupart des conseils généraux à majorité radicale. Pour obtenir le départ du président, les députés du cartel entendent refuser la confiance à tout gouvernement formé sous son autorité. Mais Millerand refuse de démissionner, conservant l’appui de la Fédération républicaine, du PRDS, de quelques radicaux ainsi que la bienveillance de grands journaux qui soulignent qu’aucun texte ne l’oblige à démissionner et estiment que l’attitude du cartel est inconstitutionnelle. Dans le même temps, Raymond Poincaré refuse de chercher à constituer un ministère s’étendant de la droite aux radicaux et présente sa démission à l’ouverture de la législature. Un congrès de la SFIO vote le même jour l’opposition à tout ministère constitué sous la présidence Millerand.

Le 5 juin, le chef de l’État propose la présidence du Conseil au radical Édouard Herriot, qui soulève la question de son maintien à l’Élysée, mais Millerand rejette cette proposition, ce qui conduit Herriot à refuser. Le président confie alors la mission au ministre des Finances, Frédéric François-Marsal. Le gouvernement François-Marsal est constitué le lendemain, le 8 juin, avec une majorité de ministres sortants. Dans son texte lu aux chambres le 10 juin, Alexandre Millerand qualifie le soulèvement de la question présidentielle d’« acte révolutionnaire » et appelle le Sénat à se poser en garant du respect de la Constitution. François-Marsal présente son gouvernement comme transitoire et appelle le cartel à entrer dans un ministère sans la démission préalable du président. Mais le Sénat vote la mention de renvoi, et la Chambre aussi, ce qui provoque la chute du gouvernement.

Après un mois de conflit, constatant qu’il a « épuisé tous les moyens légaux », Alexandre Millerand présente sa démission dans une lettre lue aux deux chambres et adresse un message aux Français. Il y affirme avoir respecté le suffrage universel, qu’il oppose aux partis, et annonce son intention de poursuivre son engagement politique.

100 ans plus tard, à Parties Civiles, les luttes d’influence faisaient rage.

Table 1, dite « Invocation divine » : à Culte on vit Younaël, Nico77, Steven et Dany tenter de faire vivre la magie druidique.

Table 2, dite « Retraite anticipée » : découverte plaisante de Venise du Nord pour Xel, qui dame le pion avec 102 à Olive (83) et François (70).

Table 3, dite « Pauvre Angleterre » : Thomas et Dominique initient Mickaël à Londres (2nde édition). Une partie plaisante où s’est tous regardés en fin de partie avant de choisir nos derniers coups (celui qui vide la pioche met fin à la partie mais on peut aussi piocher des cartes au marché central, donc le timing de la fin de partie est variable). On peut dire que les résultats reflètent la maîtrise du jeu : Thomas déroule une stratégie redoutable : accumuler plein d’argent au début, acheter avec plein de cartes District et scorer gros en fin de partie avec un Métro doublé par un Hôpital. Il a dû néanmoins multiplier pour ce faire les piles de cartes et ses pauvres lui coûtent 18 PV en fin de partie, ce qui le laisse néanmoins en tête avec 55 PV. Dom déroule une partie efficace et frugale mais regrette amèrement un emprunt précoce, on avait oublié de lui dire qu’il lui coûterait une demi-douzaine de pauvres, il pointe à la seconde place avec 50 PV. Mickaël est resté prudemment avec quatre piles de cartes et, avec seulement 3 pauvres de plus que Dom, finit cette première partie avec 45 PV (rappelons qu’on a vu des débutants finir avec un score négatif !)