Séance de MARDI 27/08/2024 à Servel

Le 27 août 1859, du pétrole jaillit pour la première fois du sous-sol des États-Unis, découverte propice au moment où les besoins d’éclairage n’arrivent plus à être satisfaits avec l’huile de baleine traditionnelle et le kérozène, un combustible extrait du charbon. Le miracle se produit au nord-est du pays, en Pennsylvanie, au lieu-dit Oil Creek («la mare d’huile»), près de Titusville. On le doit à un bourlingueur du nom d’Edwin L. Drake qui se fait abusivement appeler «colonel Drake». Contre l’avis des experts, il a acquis la conviction qu’il pourrait extraire le pétrole du sous-sol par simple forage et s’est adjoint pour cela le concours d’un puisatier. Ensemble, ils ont creusé un puits grâce à un trépan suspendu à un câble, mis en mouvement par une machine à vapeur. Le précieux liquide a jailli lorsque le trépan a atteint 23 mètres de profondeur.

Dès le premier jour, avec dix barils, Drake double la production mondiale de pétrole : c’est la première ruée vers l’or noir. La région se couvre de derricks et procure la fortune aux audacieux. Quant au «colonel» Drake, il néglige de faire breveter son système de forage et sombre dans la pauvreté. Les habitants de Titusville, reconaissants, finiront par lui verser une pension.

165 ans après, alors que nous avons consommé depuis autour de 150 000 Mtep (ce qui équivaut aux réserves d’hydrocarbures encore disponibles sur Terre), la production et la demande de pétrole continuent à augmenter. Et, à Lannion, on préparait l’apocalypse à venir.

Table 1, dite « Plus forts que le réel » : victoire « haut la main » pour les preux chevaliers de Maximum apocalypse (François-René, Steven, Marc, Olivier L.). La réalité sera-t-elle un jour dépassée par la fiction ? Ce n’est qu’un jeu après tout, et le changement climatique n’est pas un jouet de gala.

Maximum Apocalypse

Table 2, dite « Retour vers le futur » : en attendant l’apocalypse climatique, Wyrmspan est un bon jeu pour se préparer à revivre l’époque fabuleuse où les dragons peuplaient la terre, et qu’ils repeupleront de nouveau, le jour venu, quand les hommes l’auront désertée. Avec une étourdissante combinaison de cartes de fin de partie, qui lui rapportent pas moins de 25 PV, Marie-Anne s’envole à la table de marque jusqu’à la hauteur respectable de 101. François, 86, est un solide deuxième, quand Xel, 68, a joué de malchance dans sa quête de grands dragons et, malgré un beau trésor de guerre, se voit pénalisée aux objectifs. Mais elle prend sa revanche à Faraway, 102 à 98, laissant François sombrer à 26, son worse score ever.

Table 3, dite « Résistance au long cours » : La résistance s’organise pour la fine équipe de Shards of infinity, aux prises avec les débris du moteur d’Infinité, capable de déformer la réalité, sans doute une des plus grandes réussites de l’homme si ses créateurs corrompus n’avaient pas exploité son pouvoir immense pour asservir le monde. Marco et son compère, Younaël et Adrien sont de l’aventure, et c’est l’intrépide Marco qui se distingue.

Table 4, dite « Retour par le passé » : Mickaël-le-soviet et Axel-l’amerloque anticipent les tensions à venir d’un monde post oil peak, s’y entraînant avec l’excellent Twilight Struggle. Qui aura le mieux revisité ses classiques, l’histoire ne le dit pas, la nuit ayant englouti le mystère.

Séance de VENDREDI 23/08/2024 à Servel

En ce vendredi, Madeleine Riffaud fêtait ses 100 ans. Le 23 août 1944, engagée dans la résistance depuis 1941 par conviction et par amour (elle s’est éprise d’un médecin qui cachait des juifs), elle réussit à démanteler un convoi allemand de 80 hommes en gare de Belleville-Villette, avec l’aide inattendue d’un cheminot qu’elle est allée déranger chez lui pendant son déjeuner, selon le récit qu’elle en fait à Libération à l’occasion de cet anniversaire. Elle a alors 20 ans tout juste, mineure, sans droit de voter ni d’avoir de compte bancaire.

Il faudra cinquante ans pour que cette héroïne, croix de guerre rétive aux épanchements, commence à témoigner, sur les conseils de Lucie Aubrac. Ces dernières années, une série BD lui est consacrée, simplement appelé Madeleine, Résistante, dont le dernier tome vient de sortir.

100 ans après, à Lannion, la résistance s’organisait contre toutes sortes d’envahisseurs.

Table 1, dite « Ennemis extérieurs » : Fin de la campagne Aliens pour François-René, Jérôme, Armand et Olivier B. Une réussite avec 65 PV ! les deux premiers enchaînent sur un Mot malin qui leur donna du fil à retordre.

Table 2, dite « Sensations fortes » : on s’attable pour Dune imperium, le possesseur de la version Insurrection étant absent, au grand dam de certains. Les sensations n’en ont pas été moins fortes, et c’est Mickaël, ex-aequo avec Xof à 10 PV, qui s’impose « aux épices », sous les yeux impuissants de Jack et Nico77.

Table 3, dite « Résistance au long cours » : La résistance perdure pour la fine équipe de ISS Vanguard, qui a réussi à contrer la plupart des assauts ennemis, venus de la couche de glace où elle s’était échouée et même des profondeurs, à commencer par Samuel, souvent ciblé, mais, par chance, le mieux équipé pour y résister !

Table 4, dite « Dîner débat » : Dom et François convient Marc à découvrir Grand Austria Hotel et le nouveau venu y reçoit comme de juste de très nombreux conseils sur la meilleure façon de nourrir les convives, d’employer les salariés, et de s’adjuger les bonus substantiels des cartes politiques. L’usage immodéré de ce newbeesplaining, nullement nécessaire car notre débutant n’a rien d’un perdreau de l’année, comme en témoigne un dernier tour ahurissant où il engrange pas moins de 48 PV, faillit se retourner contre son principal auteur, Dom l’emportant 146 à 145. François ferme la marche avec 57 PV, lesté par quelques mauvais choix, une malchance persistante aux dés, et un verre de vin manquant au dernier tour qui lui coûte une trentaine de points.

Table 5, dite « Sans entraves  » : à la faveur de la nuit, les petits jeux ont prolongé un plaisir sans entraves. Mickaël, François, Xel, François-René et Jérôme se trouvent « disciples » à Profiler (score de 17), puis une suite de manches de Crack List s’ensuit, menaçant chaque fois de prendre fin avant de trouver un prétexte pour une dernière : on ne va pas se quitter comme ça, la pluie redouble d’intensité et….il faut que tout le monde reparte avec sa victoire. A ce dernier moment, seul François-René n’a pas encore eu la sienne, et la tablée connut sa petite mort quand, d’un râle, il expulse sa dernière carte, un J, en criant « Jouir » pour ‘choses qu’on fait plusieurs fois dans la journée’.

Séance de MARDI 20/08/2024 à Servel

Le 20 août 1944, l’immeuble qui se trouvait en partie à l’emplacement de l’actuelle AFP fut le premier pris par les résistants, lors de la Libération de Paris. Le groupe de journalistes clandestins qui s’en empare diffuse sa première dépêche, cinq jours avant l’arrivée des blindés du général Leclerc : « Grâce à l’action des Forces françaises de l’intérieur, les premiers journaux libres vont paraître ».

L’AFP reprend ainsi le bâtiment de l’OFI (Office Français d’Information), créé par Vichy et que l’occupant avait transformé en officine de propagande, au mépris d’une histoire qui remonte à 1835 et aux débuts de l’agence Havas. L’AFP a aussi hérité des structures nées sous l’occupation : l’Agence française d’information (AFI) lancée à Londres en 1940, l’Agence France-Afrique à Alger (1942), et l’Agence d’information et de documentation (AID), créée en 1944.

80 ans  plus tard, les reporters de Parties Civiles étaient sur tous les continents.

Table 1, dite « Oracles grecs » : on redécouvre Olympos, un jeu des années 2010 du créateur de Smallworld, Philippe Keyaerts, trop longtemps oublié sur nos tables. Les mécanismes sont très classiques (exploration, collection de ressources qui serviront à acheter des technologies ou des merveilles, empilées en colonnes), mais le tour de jeu innove pour l’époque avec un compteur de temps où le tour de jeu revient à celui qui est le plus en retard. Le choix des tuiles techno est crucial, et Mickaël s’en sort bien avec deux qui lui permettent de gagner du temps, tandis que Dom honore les dieux, un bon choix aussi car cela lui permettra de gagner toutes les visites au mont Olympe. François se focalise sur les gains de déplacement et Marc sur les armes, deux choix intéressants aussi, mais c’est surtout sur les colonnes que va se faire la différence. Dom focalise sa stratégie sur deux colonnes et s’empare de deux merveilles, tandis que Mickaël gagne les tuiles bonus de fin de partie qui feront sa gloire. François lorgne la colonne du bois, mais s’en voit privé trois fois de suite par des attaques de ses concurrents et est à deux doigts de quitter la table, avant de reprendre un calme olympien et de parvenir à ses fins (une merveille à 10 PV). Le résultat final est contrasté avec Dom 57, vainqueur grâce à ses Dieux face à Mickaël, 56. Marc complète le podium avec 30, suivi de François, 29.

Table 2, dite « Dépêche américaine » : à Marvel United, Xel, Nico77, François-René et Steven mettent un temps infini à construire leur plateau, échouent, puis remettent le couvert et finissent par l’emporter de justesse. Puis ils découvrent Escape from New York, autre jeu coopératif où, sous forme de course contre la montre, il s’agit d’ explorer les rues dangereuses de New York, à la recherche du Président, de la cassette du gouvernement et du schéma des ponts pour s’échapper en évitant de sauter sur une mine. Ils échouent à le dominer cette fois-ci.

Séance de VENDREDI 16/08/2024 à Servel

Jean de La Bruyère, né à Paris le 16 août 1645, est célèbre pour une œuvre unique, Les Caractères ou les Mœurs de ce siècle (1688). Cet ouvrage, constitué d’un ensemble de brèves pièces littéraires, compose une chronique essentielle de l’esprit du XVIIème siècle. Quelques années plus tard, à Lannion, qu’il nous soit permis de le revisiter.

Table 1, dite « Du mérite personnel » : Un honnête homme se paye par ses mains de l’application qu’il a à son devoir par le plaisir qu’il sent à le faire, et se désintéresse sur les éloges, l’estime et la reconnaissance qui lui manquent quelquefois. Projetés dans une Suède des années 1980 légèrement revisitée, les héros de Tales from the loop sont des enfants, qui évoluent dans un univers de machines issu de la série éponyme, machines qui ont pris leur autonomie et qu’il faut, la plupart du temps, éviter de croiser. Ils n’en ont pas moins les corvées dues à leur âge, tondre la pelouse, aller chercher sa sœur à l’école, inverser les pneus de la voiture (ce que chacun est tenu de faire, une fois par an, comme nul ne l’ignore), et, surtout, rentrer à l’heure pour dîner. L’équipe habituelle de ISS Vanguard (Xel, Steven, Fabrice) s’est adjoint les services de François, équipier valeureux mais sans mérite personnel avéré. Bientôt englué par les retards à rentrer dîner, la fatigue et les blessures, il se désintéresse des éloges que personne ne songe lui prodiguer, tandis que les épreuves s’accumulent, avec les cartes B2, B3, B4, B5 et leur lot d’embûches à affronter. Et voici que, peu avant minuit, au détour d’une phrase, l’une de ces cartes annonce que les enfants ont remporté la partie. Ils y auront gagné moins la reconnaissance que du plaisir à l’avoir fait.

Table 2, dite « Des ouvrages de l’esprit » : La gloire ou le mérite de certains hommes est de bien écrire, et de quelques autres, c’est de n’écrire point. A la table de L’ordre de Veiel, Olivier B, François-René, Jérôme et Nico77 ont écrit ensemble les pages d’une belle histoire, après un test d’apocalypse ponctué de 7 météores.

Table 3, dite « Des esprits forts » : L’impossibilité où je suis de prouver que Dieu n’est pas me découvre son existence. Jack, Mickaël, Jeff, Marc, Fred et Elie se lancent dans Dune imperium – insurrection, un nouvel opus arrivé le soir même, dont ils ont compris les règles à 4 – mais ils sont 6, et cela change la donne, sans compter les erreurs de traduction. Après ce départ différé, voilà une table qui les entraîne jusqu’au bout de la nuit. L’histoire ne dit pas s’ils ont fini par rencontrer Dieu.

Table 4, dite « Du beau parleur  » : Ce que quelques-uns appellent babil est proprement une intempérance de langue qui ne permet pas à un homme de se taire. A cette table de noctambules, Profiler et Crack List ont prolongé le babil jusqu’à des heures indues.

Séance de MARDI 13/08/2024 à Servel

Le 13 août 1974, le Paris Saint-Germain, fraîchement promu en première division, jouait le premier match de son histoire au parc des Princes. Devant une assistance estivale, 14 000 personnes quand même, qui impressionne les joueurs dont certains, néo-pros, n’ont jamais joué que devant 50 spectateurs, l’équipe entraînée par Just Fontaine échappe de justesse à la défaite. Malgré deux buts d’avance, les parisiens se font rattraper par Metz et ne doivent qu’aux prouesses de leur gardien star Pantelic de s’en tirer avec un nul (2-2). Une performance de choix dans le contexte : ils sortent d’un 1-6 encaissé le 9 août à Metz du Reims de Carlos Bianchi, et sombreront de nouveau à Lille (0-5) la semaine suivante. Quinzièmes au classement final, ils entament alors, sans le savoir, un bail de 50 ans dans l’élite du football français.

50 années plus tard, à Lannion, princes, rois et empereurs s’étaient donné rendez-vous.

Table 1, dite « Empire à parcourir » : nouveau venu, Artimath n’a pas froid aux jeux, et pour le prouver, se joint à la table de Dune imperium. François-René, Jack et Axel le précèdent à la table de marque, privant le nouvel impétrant d’un podium, mais Olympe ne s’est pas élevé un jour. En digestif, un Paquet de chips met l’ambiance, et il va sans dire qu’à ce jeu, François-René fut le plus vorace.

Table 2, dite « Equipe à construire » : à Marvel United, Xel, Nico77, Younaël et Steven ont été, de leur propre aveu, très peu efficaces, et ceci par deux fois.

Table 3, dite « Prince qu’on sort » : Olive régale, avec deux nouveaux jeux sortis de sa besace. On s’exerce d’abord à Caylus 1303 – un opus qui rappelle bien sûr son lointain cousin, avec quelques coups tordus en plus, comme des personnages qui font des tours pendables et qu’on peut se faire voler, un poste de premier joueur qu’on peut se faire souffler, et bien sûr le bailli qu’on recule ou avance au gré des envies sur la piste, privant les imprévoyants de l’action convoitée. Grand prince, Dom fait son modeste, chouinant contre Mickaêl qu’il présente comme le dominant (le score est caché en cours de partie) et n’hésitant pas, dès potron-minet, à se faire un ennemi juré en reculant le bailli pour priver François de précieuses ressources. Au terme de cette comedia dell’arte, les scores sont serrés (Dom 67, Mickaël 62, François 55, Olive 50), mais c’est bien le beau parleur qui émerge vainqueur. Pour apaiser les esprits, Olive sort Port Royal, nouvelle trouvaille et donc découverte pour ce jeu de « stop ou encore » plutôt malin, et même vainqueur: Dom atteint sans coup férir les 12 PV qui scellent le sort de la partie.

Séance de VENDREDI 09/08/2024 à Servel

En mai 1535, Jacques Cartier embarque vers l’ouest avec trois navires pour poursuivre l’exploration des côtes qu’il a atteintes l’année d’avant : à la recherche d’une route vers l’Asie il a découvert le golfe du Saint-Laurent. Cette fois il remonte le fleuve qu’il a nommé Saint-Laurent à partir du 9 août, en s’apercevant que son eau devient douce. Début septembre, il atteint Stadaconé, un village iroquoien à l’emplacement de la future Québec. Ayant troqué son bateau au trop fort tirant d’eau pour des barques, il atteint début octobre un autre village iroquoien, cette-fois sur la colline qui deviendra Montréal. Fort de plusieurs milliers d’âmes, il est entouré de cultures et Cartier est accueilli pour une visite des lieux. Il retourne à Stadaconé où il passe l’hiver dans des conditions difficiles, ses hommes souffrant de la faim, du froid et du scorbut. Après plusieurs dizaines de morts, le reste est sauvé par les indiens qui leur donnent la recette d’une infusion à base d’aiguilles d’un arbre appelé anneda sur la nature duquel on hésite encore aujourd’hui. Au printemps 1536 les survivants repartent en embarquant de force sept indiens et rentrent à Saint-Malo. Une troisième expédition plus importante, visant à exploiter des richesses minières et à établir une colonie, part en 1541 mais échouera, les survivants étant rapatriés en 1543. C’est la fin de la première époque de l’exploration française du Canada.

Table 1, dite « Troupe équipée » : Une grosse boîte de plus, les Chroniques de Drunragor font leur apparition. Il s’agit d’un dungeon crawler coopératif où les aventuriers se battent contre des figurines en plastique. Le tout motorisé par des cubes qui représentent des points d’action dans diverses compétences. Pour cette découverte par Armand, OlivierB, F-R et Nico77 cela a semblé presque facile, à voir comment seront les scénarios ultérieurs.

Table 2, dite « Barques sur le fleuve » : On ressort les classiques d’il y a dix ans avec une table de Lewis & Clark version seniors avec Olive, Marc et VHN. Un jeu de course pas vraiment compliqué mais nécessitant de bien planifier ses tours, on peut vraiment se faire du mal en établissant son campement au mauvais moment (ou en jouant comme renfort une carte dont on découvre ensuite qu’on a cruellement besoin de son pouvoir, un joueur se reconnaîtra !) . Et c’est original, c’est un jeu de ressources où on peut à la fois récupérer des quantités énormes de ressources (parfois au point de devoir en jeter par dessus le bord de ses canoës) et choisir de prendre moins de ressources que celles auxquelles on a droit. A trois joueurs la partie est raisonnablement longue, les explorateurs se gênent peu sur le chemin et Marc qui découvre le jeu a un peu de mal à trouver une stratégie. Dom, après avoir patiemment accumulé trois pirogues, est le premier à faire un bond de 12 cases sur la rivière, il sera ensuite imité par ses deux compères. Équipé de la carte qui permet, en défaussant des équipements (cubes gris), d’avancer à travers les montagnes, il franchit sans coup férir les Rocheuses en entendant à peine les grincements de dents autour de la table. Très frugal, il n’achètera aucun canoë supplémentaire et gérera efficacement son petit stock de ressources. Tandis que les deux autres calent dans les contreforts des Rocheuses Dom continue à avancer, sacrifie un meeple surnuméraire dans une action inutile pour finir par un déplacement de 6 qui le mène à l’embouchure de la rivière Columbia. Avec juste un indien de trop il recule d’une case et établit son campement final et victorieux à Fort Clatsop.

Table 3, dite « Américains » : Encore un nouveau jeu, The Umbrella Academy. Un jeu coopératif tiré d’une série tirée d’un comics américain. Si j’ai bien compris il faut combattre des superhéros gentils mais un peu excessifs. En lice, Xel, Stéven & Frank qui pour leur premier essai se cassent le nez sur une dénommée Vania.

Table 4, dite « Château Frontenac » : Tiens, un nouveau jeu, le Château Blanc, un jeu de placement de dés et de combos par la même équipe qui a fait la Cathédrale Rouge. Les cobayes sont Mickaël, Younaël, Axel et Pel. Petite boîte et partie relativement courte (9 actions en tout) mais ce n’est pas si simple de bien jouer. Cette première apparition a couronné Axel mais avec un souci de règles qui nécessitera d’y revenir.

Table 5, dite « Croc-blanc, ou rouge » : Pour finir la soirée, les derniers (Xel, Mickaël, Younaël, Axel et Stéven) sortent la Bête avec Mickaël dans le rôle des crocs. La conclusion de la battue reste incertaine à cette heure.

Séance de MARDI 06/08/2024 à Servel

Le 6 août 1791, c’est l’ouverture de la Porte de Brandebourg à Berlin. En 1793, elle est couronnée d’un quadrige figurant la déesse de la Victoire sur un char tiré par quatre chevaux, emporté en 1806 par Napoléon Bonaparte qui, après la bataille d’Iena, veut l’installer à Paris. Après la victoire des troupes alliées contre Napoléon en 1815 et la chute du Premier Empire, le quadrige, encore emballé dans des caisses, retourne à Berlin, où il est restauré et agrémenté d’un nouveau symbole de pouvoir (l’aigle prussien). Après le retour du quadrige, la place dénommée le Quarré devint alors Pariser Platz, en référence au traité de Paris qui scellait la défaite de la France de Napoléon.

La statuaire, symbole de Berlin, était initialement orientée vers la ville en signe de paix, dont elle incarne le triomphe. Selon une légende tenace, Hitler aurait fait tourner le quadrige vers l’ouest pour exprimer ses désirs de puissance et de conquête. Après la Seconde Guerre mondiale, le quadrige, détruit, avait été restitué, mais sans la Croix de fer ni l’Aigle de Prusse, dans le but de renouer avec les intentions pacifiques originelles. Lors de sa dernière restauration, après la réunification allemande, le quadrige retrouva finalement les insignes de victoire de la Prusse, en dépit d’une vive polémique.

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Quelques années plus tard, à Lannion, on rêvait de voyages, mais personne ne monta sur ses grands chevaux.

Table 1, dite « Conquêtes lointaines » : à la table de Macao se préparent de lointaines conquêtes, où le cheval ne suffit plus, remplacé par un navire, qui doit se charger de denrées sur terre avant de les vendre dans les îles. Ce jeu issu d’un célèbre bricolage maison de la main d’Olive (y compris les cubes en bois !) se distingue par son mécanisme de roue dentée qui se remplit de ressources décidées par les dés, et d’un tableau de cartes qu’il s’ait de vider régulièrement au moyen de ces ressources sous peine de prendre des pénalités. Avec une stratégie efficace, et fort d’un primat à l’ordre du tour qui ne lui fut guère contesté, Dom sort brillamment en tête avec 86, suivi de François, 58, Mickaël, 35, et Olive, 30.

Table 2, dite « Concerto brandebourgeois » : un duo se forme et Younaël, incarnant les rebelles, mate Nico77 à Risk Star Wars, puis, les hostilités rangées, les compères l’emportent de concert à Shards of Infinity.

Table 3, dite « Un retour à fêter » : Le retour d’Axel est fêté comme il se doit, à l’instar de celui du célèbre quadrige, par une table de L’ordre de Veiel, où Steven et François-René ont été aussi aperçus.  Un jeu où, dans un univers fantasy sombre et complexe, une équipe d’aventuriers affronte un maître du donjon impitoyable ainsi que ses hordes de monstres. Son résultat nous est inconnu.

Séance de VENDREDI 02/08/2024 à Servel

On n’échappe pas ce soir aux Jeux Olympiques même si on a préféré se rendre à son entraînement bihebdomadaire de lancer de dé et de course aux points. Le 2 août 1986, l’heptathlonienne de légende Jackie Joyner-Kersee (3 médailles olympiques dont 2 en or, plus 3 autres en saut en longueur), qui a atteint peu avant pour la première fois de la (courte) histoire de la discipline les 7000 points, améliore son record mondial avec 7158 points. Ses 7291 points des JO de Séoul de 1988 tiennent toujours.

Table 1, dite « Lancer du javelot » : Nouveau scénario d’Aliens avec Armand, Jérôme,  F-R et OlivierB. Cette fois le succès est total avec un objectif atteint sans aucune perte humaine à déplorer.

Table 2, dite « Saut en hauteur » : Nous célébrons le retour d’Axel revenu prendre ses quartiers d’été en Trégor. Il découvre Farshore en compagnie de Mickaël et Olive. N’ayant rien perdu de son acuité il déroule une partie très bien menée, marquant plein de points en donnant des cartes aux autres. Son score élevé de 159 PV couronne son excellente prestation, loin devant les 131 de Mickaël et 99 de Olive. Ils poursuivent par un Azul qui finit par de longues palabres sur la façon d’interpréter la règle de scoring, concluant qu’il est bien probable que beaucoup décomptent de façon errronée à ce jeu pourtant grand-public (il est classé 12e de tous les jeux familiaux sur BGG). Quoi qu’il en soit on s’accorde à dire que Mickaël a gagné.

Table 3, dite « 800 mètres » : Un groupe de cinq (Frank & Paul, Thomas, Marie-Anne et VHN) décide d’enchaîner deux jeux « poids-moyen, avec des cartes et des combos ». Oserons-nous écrire qu’ils sont à la frontière du sprint et du demi-fond ludique ? On commence par le mythique Gloire de Rome où, à cinq, il faut s’adapter au fait que la partie va être plus courte : éviter de planifier à trop long terme, saisir les opportunités tactiques et bien choisir le premier bâtiment à construire. C’est Paul qui semble prendre le meilleur départ, il parvient rapidement à construire le puissant Marché aux Esclaves (« chaque Client peut faire son action deux fois ») mais, comptant sur les autres pour faire l’action Patron qui en aurait tiré le meilleur, tarde à en profiter. En milieu de partie (« ni trop tôt ni trop tard » aurait dit Boucles d’Or) Thomas achève les Jardins qui lui font le plein de 7 Clients, le voici capable de faire des actions même quand il pense (« Il pense donc il suit » pourrait-on dire). Quant à Marie-Anne, avec comme Thomas des stocks plantureux elle parvient à glisser quatre cartes (dont deux piochées grâce à un bâtiment) dans sa chambre forte. Cela paraît peu mais sera déterminant. La partie prend fin classiquement par épuisement de la pioche : bien que peu dotée en bâtiments, M-A marque 17 PV de chambre forte (dont 6 de majorité) sur son total de 22. Elle coiffe ainsi Paul (20 = 13 d’influence+ 7 de chambre forte) puis Thomas (6+9), et Dom & Frank (9+3).

Seconde mi-temps avec Forêt Mixte : à cinq joueurs, malgré la pioche plus généreuse, le temps pour construire sa forêt est court et il faut être super-focalisé dans ses orientations. C’est Thomas qui l’est le mieux : il mise tout sur une belle série de marronniers complétée par quelques paires lynx/ongulé.  De plus il arrive à régulièrement priver M-A, qui joue après lui, des cartes dont elle a besoin et prend le meilleur sur elle avec 79 PV contre 75. Suivent Frank 69, Dom 61 et Paul 53.

Table 4, dite « Saut en profondeur » : Dans le bocal les explorateurs d’ISS Vanguard poursuivent leur quête qu’ils résument ainsi :

Samuel : Une mission plutôt tranquille du point de vu de la sécurité. On a fait pas mal de découvertes, on aurait pu aller plus loin mais le reste de l’équipage a fait les petits bras. Fabrice : L’ingénierie a réussit à obtenir de rester un peu plus pour terminer le rang, mais ça a coûté cher en blessures ça aurait pu être fatal. Donc pour essayer de résumer : notre nouvelle mission était d’apprendre plus sur les visiteurs ou les usurpateurs. L’objectif nous suggèrait de visiter certaines planète comme d’habitude. On a commencé par envoyer un diplomate sur Gliese, la planète des idemiens, et on s’est rendu dans le système le plus proche suggéré par l’objectif. Pour se poser sur… Balle de golf. Une planète glaciaire peu accueillante pour refaire le plein d’eau. Pendant qu’on essayait d’identifier quelques chose qu’on voyait sous la glace aux prisex avec le prédateur , la sécurité a fait bande à part pour forer dans la glace à la recherche d’eau. Le prédateur est une saleté camouflée qui attaque où qu’on soit. Le forage a permis de trouver de l’eau très profondément sous la glace. On a eu le choix de terminer tout de suite la mission et de revenir mieux équipés pour explorer le forage. Ou bien de tous rentrer dans le fameux trou. Ou de traîner encore un peu. On a choisi la dernière option en espérant trouver la découverte unique ou terminer le rang en cours. Samuel : Et j’ai pas fait bande à part je suis resté focus sur l’objectif: l’eau ! Fabrice : Le truc caché sous la glace était en fait un petit vaisseau des visiteurs, on a pu récupérer un deuxième moteur alien, et ça nous a changé l’objectif principal. Une histoire de monde parallèle. Samuel a été explorer une crevasse en solo et à trouvé plus d’artefacts coincés dans la glace. Il l’a exploré deux fois et aurait peut être trouvé la découverte unique à la troisième. Mais comme on l’a menacé de l’abandonner sur la planète il a abandonné la mort dans l’âme.

Table 5, dite « Lancer du poids » : Séance tardive de Codenames avec Axel, Paul, Marie-Anne et Dom comme Bleus et François-René, Thomas, Frank et Mickaël comme Rouges. La première partie a été une suite de mots Bleus choisis par les Rouges comme Croix (pour Divinité), Bande (pour Cinéma) et Arbre (pour ???) qui scella la partie malgré un maître-espion Bleu peu convaincant (tel son Hémorroïde 2 pour Rouge et Cercle qui a désorienté jusqu’au bout). Créditons les Rouges d’avoir résisté à choisir Liquide (eau bénite etc.) suite à l’indice Vampire, c’était l’assassin. F-R monte au front pour la deuxième manche, face à une Marie-Anne que son équipe parvient à suivre. Les Bleus sont en avance aux mots révélés quand les Rouges, sur l’indice Pirate, choisissent l’assassin Pièce après avoir trouvé Cale et Carte. La soirée s’arrête sur ce 2-0 mais personne ne sera qualifié de boulet.

Séance de DIMANCHE 28/07/2024 à SERVEL

Dans une petite bourgade de la Bretagne, dont je veux oublier le nom, vivaient quelques gentilshommes ayant lance au râtelier, et ne dédaignant pas l’estoc. Après avoir marché jusqu’à la fin du jour, leur cheval se trouvant las et mourant de faim, ils découvrirent, non loin du chemin, une auberge isolée qui fut chose aussi agréable qu’une étoile qui leur eût signalé le chemin de la rédemption. Se pressant d’y arriver, ils toquèrent, et le hasard voulut qu’il se trouvât à la porte deux donzelles. Comme tout semblait devoir se passer de même qu’il l’avaient lu dans les vieilles chroniques, il leur sembla voir, en lieu d’une misérable auberge, un château flanqué de ses quatre tourelles, avec chapiteaux d’argent, pont-levis, fossés et tous autres accessoires. Il s’avancèrent et furent admis dans une noble confrérie. Attablés, de preux chevaliers avaient tombé les armures, mais s’escrimaient devant une carte à percer les fortifications de Belfort. Dans l’antre brûlant d’un immense four chauffé à blanc, on forgeait ses armes pour de futurs combats: des sabres japonais dans l’antre de Shogun no Katana. Un peu plus tard, sur une grande carte du monde, des chefs militaires revisitaient l’ordre du monde à  Quartermaster. On n’entrait pas dans un tel château comme dans un moulin : patte blanche il fallait montrer, et preuve fournir se sa gloire passée. Ainsi un téméraire visiteur enfourchant sa rossinante fut-il éconduit, alors qu’il cherchait le gîte et le repos. Pour lui, le pont-levis resta clos. Mais pour les vaillants chevaliers admis en ces lieux, c’était bombance: dans le four du donjon, on s’affairait, et bientôt, tartes, cakes, salades et gâteaux étaient offerts à l’appétit féroce des châtelains. En soirée, tous les ordres de chevalerie furent réunis en une tablée immense qui se prolongeait jusqu’au fleuve, où de braves hidalgos rivalisaient d’esprit à Crack list. L’on y fit suzerain en grand équipage un noble chevalier, avant que les portes de la nuit ne se referment sur l’immense château qui avait accueilli ces ripailles.

Séance de VENDREDI 26/07/2024 à Servel

Pendant que certains miraient un grand spectacle noyé sous des averses, d’autres profitaient d’une soirée d’été ensoleillée et fraternelle.

Table 1, dite « Episode 3 » : Nouvel épisode d’Aliens pour F-R, Armand, Jérômet et OlivierB. Un personnage a succombé aux facehuggers mais il s’agissait de survivre en groupe et ils l’ont fait.

Table 2, dite « Chahuteurs » : A chaque apparition il est apprécié, revoici Santiago, un jeu à l’ancienne : moche, simple et vicieux. Faut-il préciser qu’il est allemand au point qu’il n’a jamais été traduit en français ? Innovant dans son approche de la présentation des règles, Dom tient en haleine Marie-Anne, Nastassia, Thomas et Vincent en s’appuyant sur l’illustration de la boîte (depuis le regard torve de l’irrigateur jusqu’à la présence énigmatique et prémonitoire de l’âne) pour expliquer les principes du jeu. Il s’agit à chaque tour de choisir et poser judicieusement une tuile représentant une parcelle qui produit une denrée agricole parmi cinq.

full frame shot of the German edition (Amigo)Ceci par une enchère simple suivie d’une phase-clé où l’un des joueurs, dans le rôle de l’irrigateur (qu’il faut traiter avec déférence vu qu’il contrôle les canaux), va déterminer quelles parcelles gardent leur valeur et lesquelles se déssèchent et s’étiolent. Ça se joue en neuf tours et c’est un jeu où on se parle : on prend le temps d’argumenter, de négocier, de supplier, de dénoncer les autres, de promettre voire de menacer. Au dernier tour, Dom fait une enchère désastreuse (12 escudos -soit 12 PV- en échange de … 0 PV) et voit Thomas et Vincent payer encore plus, mais au moins en échange d’un nombre correct de points. Les trois lascars prennent le podium avec 92 pour Vincent, 88 pour Thomas, 83 pour Dom, puis M-A 79 et Nastassia 70.  Pour la postérité on se souviendra du moment où, alors qu’une parcelle de bananes allait succomber à la sécheresse faute d’irrigation, Vincent et Dom ont entonné au même instant « Elle va mourir, laaa banaaaane » !

Les mêmes repartent pour cinq manches de Voodoo Prince, le jeu où il faut faire des plis, mais ni trop vite ni trop lentement. Carton plein pour Vincent qui gagne 3 fois sur 5 et l’emporte avec 44 PV devant Dom 39, M-A 31, Thomas 27 et Nastassia 21. Une pensée particulière pour Nastassia qui, entre sa tendance à oublier le pouvoir des cartes « 7 » et des mains de départ avec trop de grosses cartes, a maudit son sort, des fois ça veut pas. La bonne humeur revient avec un Mot Maudit final où l’opaque « Claude » de Vincent ne mène pas sur Champignon et Pelle.

Table 3, dite « Les bêtes humaines » : Olive, Xel, OlivierL et Mickaël sortent la grosse boîte de Russian Railroads. OlivierL joue à fond la construction des voies ferrées, imité avec plus d’hésitations par Mickaël et Olive. Xel cherche une autre stratégie et se positionne sur les ingénieurs et atteint la fin de la piste d’industrie. Elle score ainsi plusieurs fois 40 PV et gagne largement avec 369 PV devant OlivierL avec 289. Pas rassasiés et avec un joueur de moins ils sortent ensuite Oriflamme où, dans un certain chaos inhérent au jeu, Olive s’impose deux fois. Ils closent la soirée avec un Faraway remporté par Mickaël qui, avec 69 PV, coiffe Xel.

Table 4, dite « Magic Remixed » :  Nico77 et Frank jouent à Star Wars Unlimited, deux fois. Le novice fut logiquement défait par le possesseur du jeu.

Table 5, dite « Autour de minuit » : Après hybridation entre les tables 1 et 4, F-R, Nico et Jérôme repartent pour un gros jeu : L’Ordre de Veiel. Un jeu coopératif de deckbuilding dans lequel un groupe d’aventuriers combat des grands méchants. Pour cette partie d’essai il y eut un mort au combat mais du boss on triompha.