Séance de MARDI 02/11/2021 à Servel

Le 2 novembre 1721, Pierre Ier le Grand (1682-1725) prend le titre d’Empereur de toutes les Russies, le Tsarat de Russie devenant l’Empire russe. Au cours du dix-huitième siècle, après une longue guerre avec la Suède, il obtient un accès à la mer Baltique, et fait construire Saint-Pétersbourg, qui devient à compter de 1712 la nouvelle capitale, symbolisant ainsi l’ouverture du pays vers l’Europe. Ce régime perdurera jusqu’à la révolution de 1917.

400 ans après, à Lannion, aucun tsar ni empereur pour une séance de Parties Civiles ouverte par un président débonnaire.

Table 1, dite « Armée rouge » : Une armée de joueurs s’attaque à la planète rouge avec Mission Planète rouge, un jeu chaotique par essence, mais qui l’est plus encore à six, où la lutte pour le contrôle des territoires martiens devient féroce. Lucas tire superbement son épingle du jeu avec 45, devançant Neox, 32, Vincent, 29, François, 25, Dom, 20 et Xel, 11. Lucas remplacé par Axel, un Just One conclut la soirée sur un mode ludique où l’indice formé par (Jambon, Coiffeur, Feu) resta une énigme.

Table 2, dite « Rouge sang » : un nouveau jeu fait son apparition sur nos tables, Swords of sorcery – un bon dungeon crawler coopératif. Cette première se solda par une victoire, couronnée par l’explosion sanglante d’un gobelin derrière une porte. Olivier B. s’est employé à nettoyer le paysage, sous le regard admiratif de ses compères Axel et Jimmy.

Sword and Sorcery - Les Âmes Immortelles

Séance de VENDREDI 29/10/2021 à Servel

Asterix - Postal Card 2002 Editions d'Art Albert René Goscinny Uderzo - HM223 In Britain after the rain...Le 29 octobre 1959, depuis un appartement de Bobigny, le scénariste René Goscinny et le dessinateur Albert Uderzo donnent naissance au personnage d’Astérix, l’irréductible gaulois. La série voit sa première parution dans le premier exemplaire de la revue Pilote. Elle met en scène en 50 av. J.-C. (peu après la conquête romaine) un petit village gaulois d’Armorique qui poursuit seul la lutte contre l’envahisseur grâce à une potion magique préparée par le druide, cette boisson donnant une force surhumaine à quiconque en boit.

62 ans plus tard, dans un petit village breton, quelques irréductibles joueurs poursuivaient la lutte contre l’envahissement de l’ennui.

Table 1, dite « Il est frais mon poisson ! » : à Iki, nous voici transportés à Edo, le Tokyo de l’époque, pendant la période du même nom (1603-1868), dans le quartier de Nihonbashi, où se trouve le marché le plus animé de la ville avec ses artisans, commerçants et autres poissonniers. Mickaël (67) pourvoit le jeu mais s’y fait battre par Olivier B (83), sous l’oeil admiratif de Vladimir (60).

Table 2, dite « Rendons à César » : deux tables du même jeu jouées le même soir, c’est rare, mais cette seconde d’Iki se distingue par sa fréquentation présidentielle. Notre ancien président persiste en effet à visiter nos tables, pour le plus grand plaisir de nos adhérents, et leur plus grand désespoir aussi car avec 89, il infligea une correction à Adriane (69) et Olive (63).

Table 3, dite « Boucliers arvernes » : Dans l’imposant écrin de l’aquarium, un décor majestueux d’arbres forment le réceptacle de la bataille de Guadalcanal de Bolt Action. De cette exposition, Baptiste était le commissaire, mais il fut battu par Olivier L., sous le regard médusé de Florent.

Table 4, dite « Deux légionnaires » : six joueurs prennent place à la table de Room 25. Parmi eux, deux traîtres, Dom, qui se révèle tôt en profitant de l’opportunité de pousser Xel dans un feu brûlant, bientôt suivi par François, qui, par une manœuvre tout aussi opportuniste, envoie Camille griller aux enfers, signant une victoire éclair. Une enfant à la parole libre du nom de Lucie fut épargnée mais emportée dans la défaite des prisonniers, tout comme un jeune éphèbe connu sous le nom de F.-R..
Les mêmes enchaînent par un Just one, où François se morfondit de n’avoir trouvé qui se cachait derrière (Multicolore, Coloré, Plume, Pastis, Ventriloque, Pirate), puis par un Celestia qui donna lieu à une arrivée serrée (F.-R. 56, Xel 50, François 46, Lucie 45, Dom 42).

Table 5, dite « Dolmen en cours» : A Splendor, Jibee mate Olive et Lucie. Si l’on compte bien, c’est ça sa troisième victoire de la semaine, de quoi construire un dolmen.

Table 6, dite « Recherche potion magique désespérément » : au bout de la nuit, Xel, Dom, F.-R. et François s’attaquent aux redoutables missions de The Crew Mission sous-marine, réussissant la première mais se cassant les dents dès la deuxième (aucun pli ne doit être lancé par une carte rose ni un atout), qui requiert une combinaison de chance et de tactique, et certainement une petite goutte de potion magique !

Séance de VENDREDI 10/09/2021 à Servel

Le 10 septembre 1915, Maurice et Jeanne Maréchal publient le premier numéro du Canard Enchaîné (son titre fait allusion à un autre journal contestataire, L’Homme enchaîné de Clemenceau). Appelé à devenir une institution de réputation mondiale, le journal satirique naît pendant la Première Guerre mondiale, avec la volonté de dénoncer la censure, la propagande, les mensonges et le « bourrage de crâne », selon une formule popularisée par Albert Londres en 1914. Sa sortie ne va pas sans difficultés, l’hebdomadaire interrompant sa parution dès le cinquième numéro avant de la reprendre l’année suivante. 106 ans après, il a su résister à toutes les crises, et porte haut sa fierté de journal indépendant uniquement financé par son lectorat.

A Partes Civiles aussi, on subsiste par les généreuses cotisations de ses gentils membres, d’ailleurs c’est l’époque de les renouveler à l’approche de l’Assemblée Générale (message subliminal auto-publicitaire). Et ça tombe bien, les adeptes augmentent au fur et à mesure des progrès vaccinaux.

Dune - Jeu de Plateau - Acheter sur Espritjeu.com

Table 1, dite « Bourrage de crânes » : à cette table de Dune, il faut avoir du temps devant soi pour préparer les combats, l’incessante quête des épices, résoudre les batailles, négocier ses alliances, et, surtout, faire des enchères, on y reviendra. Le jeu s’inspire évidemment du livre éponyme dont il reprend les peuplades et leurs traits de caractères, ce qui lui donne un côté très immersif. Après un départ sanglant, l’Empire de François, forcé de débarquer en masse car seul peuple absent sur la planète, convoite une citadelle dont il est expulsé avec fracas. Ses autres tentatives sont tout aussi infructueuses, la faute à l’incompréhension d’un point de règles, et il faut s’y résoudre: ses forces viriles doivent faire alliance avec la féminité toute en intuition des Bene Gesserit de Vincent. Hélas, ce mariage se révèlera un marché de dupes, l’Empire ne pouvant apporter les largesses de ses finances à cause d’une erreur de règles manifeste (limitation à une enchère par joueur, ce qui rend l’exercice absurde et le produit des enchères, qui revient à l’Empire, misérable), et devant même fréquemment, honte suprême, solliciter l’aumône du C.H.O.M. En mirroir, dans la partie adverse, les qualités de voyantes des Révérendes mères furent utilisés à profusion, au point qu’on peine à se souvenir du moindre débarquement d’un peuple qui, à force d’être observateur partout, ne fut acteur nulle part. Un peu plus loin sur la droite, les Atréides de François-René avaient conclu l’affaire avec les redoutables Harkonnen de Maïwenn. Dominateurs, notamment grâce au pouvoir des premiers de regarder par avance les cartes Traîtrise mises aux enchères, pouvoir renforcé par l’erreur de règle susmentionnée, et par les capacités hors norme des seconds, ils se sont adjugé la conquête de quatre citadelles, scellant leur victoire. Les Fremen de Xel, eux aussi, levèrent une réclamation, la règle étendue qui divise par deux les capacités des troupes (et que l’on peut augmenter par des épices) n’ayant pas été jouée, ce qui les priva d’un de leurs points forts. Ils firent alliance avec la guilde, emmenée par Camille, et qui, ramassant scrupuleusement chaque coût de débarquement, nageait dans l’opulence épicée, mais fit de malheureux combats. Après plusieurs heures de lutte frontale, les déserts et montagne ayant été peu utilisés, et donc les combats fréquents, on quitta les rues de citadelles baignées de sang en se disant que, avec les bonnes règles et une plus patiente stratégie, il valait mieux de pas commencer de partie d’un tel jeu à 22h.

Table 2, dite « Crayons et papiers » : Jack de retour parmi nous propose Cartographies, un jeu de style flip and write où il faut remplir une grille en fonction de la forme géométrique proposée. On retrouve de bonnes idées déjà vues ailleurs comme les 4 cartes des scoring qui seront évaluées par paires (à la Isle of Skye) et les monstres (à la Penny Papers) qui permettent à votre voisin de table de pourrir votre grille en le dessinant au pire endroit possibe. Ce qui est bien avec ces jeux c’est que le nombre de joueurs peut être élevé sans ralentir la partie. Par exemple 7 (Jack, Jean, Klervi, Samuel, Frank, Paul, Dom). La première partie est pour Samuel avec 99 points tandis que Jean s’octroie la deuxième avec ~110 PV. Les mêmes se lancent ensuite dans Just One. A sept il y a pas mal de mots à croiser même si une paire est élminée, seul Bélier a été incompris et la fine équipe se sépare avec 12 points sur 13. 

 

Table 3, dite « La plume dans la plaie » : beaucoup d’activité à cette table de Glory – Un jeu de chevaliers, qui déborde de pions, cartes et édifices en tous genres. Choisissez votre style de tournoi, et affrontez vos pairs, ou mesurez-vous à des chevaliers renommés qui n’attendent que d’être défiés. Voilà pour le pitch d’un jeu qui vous plonge en plein moyen-âge. Fred et Mickaël terminent ce tournoi à égalité, mais le premier l’emporte grâce à son prestige, alors que les deux Olivier et Neox courbent l’échine en signe d’allégeance.

Séance de VENDREDI 20/08/2021 à Servel

Le 20 août 1910 démarre dans l’ouest des Etats-Unis, près de la frontière canadienne, un gigantesque incendie de forêt qui le temps d’un week-end va détruire plus de 12000 km2 (soit à peu près la superficie du Connecticut). Comme souvent cet événement exceptionnel est dû à des circonstances exceptionnelles, une année particulièrement sèche, des températures très élevées et des vents violents qui transforment une série d’incendies locaux en un gigantesque brasier. Il fit 87 morts, principalement des pompiers, c’est beaucoup mais c’est moins que les 1152 victimes du Peshtigo Fire de 1871 dans le Wisconsin.

111 ans plus tard, les incendies sont devenus le nouveau normal et ce n’est pas fini, ce n’est qu’une question de temps pour que des feux se développent à Fontainebleau ou Brocéliande. Cet été le pourtour méditérannéen a connu des incendies multiples tandis que dans l’ouest des Etats-Unis, le Dixie Fire est hors de contrôle depuis plus d’un mois. Et dans la Silicon Valley on n’a pas oublié le Kincade Fire il y a deux ans qui a laissé des images impressionnantes.

  

Table 1, dite « Sauver sa peau » : OlivierL convie Fred, Mickaël et François-René à une table de Dig Your Way Out, un jeu à l’humour grinçant où chaque participant tente de s’échapper d’une prison. Et c’est pas joli joli, non seulement il faut s’équiper et creuser mais les coups bas, allant du racket aux raclées, se multiplient. « Malgré le coup de la savonnette bulgare », me dit-on, c’est le tête blonde d’Olivier qui émerge la première de son tunnel. L’alarme est donnée et tous les autres ont été repris. Ca va chauffer pour eux.

Autres temps, autre ambiance mais toujours dans le milieu criminel avec Le Mystère de Whitehall où Mickaël se glisse dans les brodequins de Jack l’Eventreur. Retors, il planifie habilement ses meurtres et son itinéraire. En face, la police se perd en conjectures et ne parvient pas à lui mettre la main dessus. Le bandit n’a pas eu à répondre « tu brûles » au bobby tâtonnant, il s’est échappé dans ls nuit londonienne et le crime resté impuni.

Table 2, dite « Etincelles » : Lucas est (toujours) motivé pour Innovation, Dom se laisse faire (!) et deux novices, Adriane et OlivierB les rejoignent pour une partie en mode 2×2 par équipe. On prend soin de constituer des paires néophyte/moustachu histoire que la découverte se passe dans de bonnes conditions. La paire Dom/Olivier démarre sur les Tours avec un usage répété de Elevage tandis que l’Agriculture donne la première Domination à Adriane. Les Dominations suivantes sont pour l’autre équipe (une Poudre opportune côté Dom, une Monnaie rentable côté Olivier). Lucas met fin à la fête en dévastant les influences adverses avec Statistiques. Les tableaux et les décalages grandissent et l’équipe masculine, ayant récupéré la Domination spéciale Empire (3 icônes de chaque visibles), finit par conclure sur un score de 6-1.

Il n’est pas tard, on connaît les règles, autant s’y remettre en inversant. Cette fois la Domination spéciale est pour Lucas (Empire grâce à Construction) mais la paire Adriane/Dom met en place une synergie de cartes d’âge 1 (Poterie et Agriculture) sous le signe du Pommier. Certes leurs tableaux se développent peu mais l’un fait piocher tandis que l’autre score. En face les esprits s’échauffent : on hésite à recouvrir des cartes qui ont bien fonctionné mais ont fait leur temps et on ne parvient pas à créer les décalages qui assureraient leur force. Et les pommiers de l’équipe mixte les protègent contre certaines cartes jaunes néfastes. Tout ça pour dire qu’elle conclut en dominant l’âge 6 sur un nouveau score de 6-1.

Table 3, dite « Sécheresse » : Xel, François et Camille accueillent Elodie venue découvrir les activités de P-C. Le premier choix se porte sur P.I, jeu de déduction simple à approcher. A ce jeu, c’est la maître-enquêtrice Xel qui mène le mieux son affaire, don’t mess with her. Avec 19 PV elle est proche du sans-faute, Camille la suit avec 15 PV. Changement de panorama, cette-fois c’est Azul qui est déballé, un jeu tout aussi aride mais plus interactif qu’il en a l’air. Que croyez-vous qu’il se passa ? C’est Xel qui l’emporta avec 70 PV, Camille la suit avec 67 PV.

Table 4, dite « A l’aise braises » : Les restants (Xel, F-R, François, Elodie, Camille et VHN) laissent la soirée s’éteindre avec Just One à défaut de Codenames. Malgré quelques rares doublons dans les indices, le score de 11 sur 13 est tout à fait respectable, seuls Sahara et Boudin ne parvenant pas à être trouvés.

Séance de VENDREDI 30/07/2021 à Servel

Le 30 juilllet 1971, la mission Apollo 15 se pose sur la lune avec dans la soute à bagages le premier Lunar Roving Vehicle et dans la cabine de première classe D.Scott et J.Irwin (dont tout le monde a oublié les noms. Comme dirait François, « first is first, fourth is nowhere »). Un LRV, c’est un croisement entre une rosalie et un twizzy pour transporter les astronautes. Au total trois exemplaires seront abandonnés sur la surface lunaire. Ce souvenir nous donne l’occasion d’évoquer d’autres rovers sans passagers qui parsèment notre voisinage spatial.

Table 1, dite « Lunokhod 2 » (arrivé en 1973 sur la Mer de la Sérénité il est, avec 39 km parcourus sur la Lune, médaille d’argent de distance)  : retour en piste de Oceans, appris la semaine dernière, au format 3 joueurs avec Mickaël, Thomas et VHN. La physionomie de la partie a été très différente avec plus d’animaux, des événements moins pénalisants, moins de prédation mais plus d’optimisation des combos. Dom sort un grand numéro de jongleur : ajoutant un animal à chaque tour et parvenant par diverses acrobaties à les maintenir en l’air en vie, il finit avec 6 espèces. La conséquence des écosystèmes efficaces, c’est que l’océan s’est vidé rapidement et la partie a été rondement conclue. Mickaël finit avec des poissons bien nourris et évitant leur surpopulation, il score plus de 12 PV à la fin mais sans pouvoir changer le classement final (Dom 54, Thomas 40, Mickaël 37).

Thomas sort alors Shards of Infinity, deck-builder apprécié et vu régulièrement en ces lieux. Pas en version de base mais avec l’extension Shadow of Salvation qui introduit un mode coopératif : au lieu de se foutre sur la gueule, on affronte ensemble un boss et ses sbires. Chacun continue à construire son deck comme dans le jeu de base mais on peut partager cristaux (= points d’achat) et points d’attaque pour aider ses petits camarades. Deux runs ont été joués, dans le premier la séquence d’arrivée des alliés du boss a vidé les caisses et finalement amené Thomas à 0 points de vie. Au deuxième essai, quelques cartes puissantes ont été acquises à temps pour produire des combinaisons sympathiques et infliger des dégats cuisants au boss qui n’a pas demandé son reste.

Table 2, dite « Spirit » (arrivé sur Mars en 2004, ce premier « gros » rover y a fonctionné 20 fois plus longtemps que prévu) : F-R et Camille démarrent tardivement une partie de Spirit Island. Ils sont familiers du terrain mais cela n’a pas suffi. Le début était favorable, les Iliens arrivant à plutôt bien gérer l’envahisseur. Malheureusement ils n’ont pas réussi à engendrer assez de peur pour lui faire quitter l’île. Ils échouent donc au temps.

Table 3, dite « Perseverance » (arrivé sur Mars en 2021, c’est du lourd, un rover de plus d’une tonne) : Samuel, OlivierB et Frédéric inaugurent le jeu superlatif Too Many Bones (grrrrosse boîte, matériel haut de gamme, règles touffues). Croisement des jeux de rôle de notre jeunesse (un groupe d’aventuriers, chacun avec ses caractéristiques, affronte une série de monstres et un boss final, mais sans DM en face) avec une mécanique d’ « arbre de technologies » matérialisé par une variété extrême de dés qui viennent s’ajouter au plateau individuel de chaque personnage. Si on a bien compris, le groupe de néophytes a fini par l’emporter mais cela a duré parce qu’un « tank » faible en attaque mais fort en défense s’est retrouvé face au boss et aucun des deux n’arrivait à se débarasser de l’autre. Nous ignorons ce qui a dénoué ce face-à-face.

Table 4, dite « Yutu 2 » (ou lapin de jade, arrivé en 2019 sur la face cachée de la lune) : les tables 1 et 2 se regroupent pour du jeu plus léger. Les restants après le départ de Mickaël essaient le party game Entre les lignes, création de 2019 de la valeur montante Wolfgang Warsch. On retrouve un mélange de principes déjà vus comme « 2 joueurs ont une info en commun que les autres ignorent » (comme à Linq) et « je dois fournir un indice mais pas trop évident » (comme à Dixit). Mais il s’agit d’un jeu de dessin et il faut être un minimum doué en dessin. Le groupe a rangé la boîte (bien grande pour son contenu) après quelques tours, pas vraiment convaincus à cet effectif. On se rabat sur le classique Just One. A quatre il faut éviter les collisions d’indices (qui sont alors éliminés, laissant le joueur devant deviner avec un unique mot pour le guider), ce que nous réussîmes 12 fois sur 13, pas facile de trouver « Gorge » avec juste « Wonderbra ». Le score final collectif est de 6 points, rien de fabuleux.

Table 5, dite « Zhurong » (posé sur Mars en 2021, la Chine est la deuxième nation à y parvenir) : soirée chinoise pour Xel, François, Lucas et Nicolas-2 qui disputent dans les formes une vraie partie de Mahjong (en 16 manches), remportée par Lucas (99), devant Nicolas (-4), François (-7) et Xel (-102), qui, comme le score l’indique, a beaucoup donné. Une belle bataille où chacun a eu son quart d’heure de gloire !

Séance de VENDREDI 23/07/2021 à Servel

Le 23 juillet 1645 s’éteignait Michel Romanov. En 1613, il avait été élu tsar de toutes les Russies sous le nom de Michel Ier. Cette élection mit un terme au « temps des troubles », qui a vu la Russie occupée et pillée par les Polonais mais également les Suédois et les Tatares. Le nouveau tsar a tout juste 16 ans alors, mais il est le fils du prestigieux patriarche de Moscou, Philarète, qui a combattu l’usurpateur Boris Godounov et les Polonais aux côtés des Cosaques. Prisonnier des Polonais, il fait figure de martyr et de saint protecteur.

Sa parenté le relie à l’ancienne dynastie, qui s’était éteinte après la mort du tsar Ivan IV le Terrible. Le nouveau tsar s’applique à en finir avec l’occupation étrangère. Pour reconstituer une armée, il impose les villes et opère des emprunts forcés auprès des riches marchands, la plupart des étrangers. En février 1617, il a la satisfaction de conclure la paix avec les Suédois, au prix d’un lourd tribut et de la perte de tout accès à la mer Baltique. L’année suivante, il repousse les Polonais et conclut une trêve avec eux, ce qui lui vaut de retrouver son père Philarète. Ce dernier est aussi énergique et dur que son fils est doux et pieux. Se complétant à merveille, les deux hommes vont réussir à rétablir la paix civile en Russie en écartant tout esprit de vengeance, notamment à l’égard des boyards (nobles) qui ont collaboré avec l’occupant polonais.

Michel Fédorovitch Romanov (21 juin 1596 - Moscou, 23 juillet 1645), gravure de la fin du XVIIe siècle, musée national russe, Moscou

Le tsar prend l’habitude de décider de tout en toute indépendance. Ainsi se met en place l’autocratie, régime caractéristique de la Russie des derniers siècles. Les paysans russes perdent leurs dernières libertés. Écrasés d’impôts, ils s’enfuient de leur village et gagnent l’étranger ou les marges orientales en voie de colonisation, ou se placent sous la tutelle d’un seigneur. Philarète multiplie les décrets pour décourager les fuites. Il porte à quinze ans au lieu de cinq le délai après lequel un paysan fugitif peut bénéficier de la liberté. Ainsi la paysannerie russe va-t-elle peu à peu retomber dans le servage alors même que tout l’Occident s’en éloigne.

En 1632, profitant des désordres occasionnés en Europe centrale par la guerre de Trente Ans et d’une mauvaise passe des Polonais, Michel Ier attaque ces derniers. Mais son armée se débande et est écrasée. L’humiliation est immense en Russie.

La personne du tsar acquiert avec Michel Ier un caractère sacré. En 1626, à 30 ans, après deux mariages inféconds, il épouse Eudoxie Strechneva, qui lui donnera dix enfants. L’avenir de la dynastie est assuré: la descendance de Michel Romanov règnera sur la Russie, jusqu’à la Révolution de 1917.

Quelques années plus tard, une séance de Parties Civiles réunissait toutes les générations, pour les siècles à venir.

Table 1, dite « Servitudes volontaires » : Mickaël présente fièrement sa dernière acquisition fraîchement kickstartée: Oceans. On retrouve le schéma de base de son cousin Evolution: il s’agit de lutter pour survivre, mais ici, les amphibiens ont remplacé les dinosaures: ça se passe sous les mers, et jusqu’aux abysses. Quelques mécanismes originaux changent la donne, en particulier l’action de migration qui permet de répartir les poissons, consommés par ces charmantes créatures, et les différents lieux de ressources (récif, océan…), avec un phasage et une gradation dans la lutte pour la vie à partir du moment où le récif se vide. Comme de juste, on gagne à ce jeu en optimisant les combos entre ses espèces, et à ce petit jeu, Dom fait merveille, ce qui lui vaut une bel accessit (46). Mais Mickaël (55) l’emporta avec l’audacieuse stratégie de créer trois espèces très tôt dans la partie, gage de gains pérennes, et en les protégeant bien grâce notamment au « trait qui fait gagner »), à propos duquel l’auteur du jeu lui-même reconnut qu’il était surpuissant. Votre serviteur (38) fit belle figure et crut s’octroyer un avantage décisif en missionnant une sangsue de Cthulhu sur un monstre effrayant développé par Thomas (42), mais hélas celui-ci périt dans l’instant.

Oceans (Édition Limitée) (2020) - Jeu de société - Tric Trac

Table 2, dite « Dynastique » : Quoi de plus symbolique que le retour de Battlestar Galactica pour marquer le retour des séances de Parties Civiles ? Des dynasties de joueurs y ont fait leurs armes, et la lignée se prolonge, avec Paul à cette table. Le jeune y passa la plus clair de son temps en prison, où il trouva le temps si long – mais tout le monde ne peut devenir tsar à 16 ans: c’est sur la durée que se construit une dynastie ! Les vrais cylons, Axel et Jimmy, firent un feu si long que les humains (Xel, François-René, Axel) n’eurent pas de peine à l’éteindre.

Table 3, dite « Bonne étoile » : Nicolas II initie Vincent à l’art subtil et japonisant du Shoggi. A cette sorte de jeu d’échec d’extrême-Orient, il aurait dû, de son propre aveu, s’incliner. Pourtant il l’emporta, porté par une bonne étoile.

Table 4, dite « Évasion malheureuse » : Frank, à cette partie de Nemesis, eut toutes les malchances de jets et de tirages que l’on peut craindre à ce jeu, et n’échappa pas à son destin, finissant broyé par Gilles et Olivier.

Table 5, dite « La marche de l’empereur » : Nicolas II persiste dans sa veine orientaliste et nous propose de peindre le portrait de l’empereur en suivant les traces du génial Reiner Knizia, auteur de Sakura. Une sorte de Lemming mafia rethémé, si ça vous parle: donc un jeu où le chaos règne en maître. La bonne étoile de Nicolas II stoppe sa course pour un instant, et votre serviteur s’octroie les faveurs du souverain (10), devançant Dom et Thomas (8), Mickaël et Nicolas II (6).

Table 6, dite « A tsar is born » : Pour finir en fore de digestif, une petite partie de Just one, qui est à Codenames ce que la Canada Dry est au gin. On peut en boire sans fin et on ne s’y fait pas trop mal à la tête, mais il faut quand même donner des indices assez pertinents sans être trop évidents, car tout indice en double (voire plus !) est supprimé. Passé les 2 heures des matines, le tsar Nicolas II réussit à s’imposer en déchiffrant toutes les énigmes. Aucune ne résista à sa sagacité, même pas celle qui rassemblait les indices: sucre, allongé, grain, corsé, arabica. D’autres eurent moins de chance, à l’image d’Axel qui ne déchiffra pas le trio d’indices fibre, ours, brun (spoiler: l’indice glacial, en double, avait été éliminé), de Thomas qui sécha sur (souterrain, Sèvres-Babylone) – où trois dodo avaient été recalés, ou de Xel, qui devant (purin, engrais, salaud, digéré, crottin), ne vit qu’une ordure…

 

Séance de VENDREDI 21/02/2020 à Servel

Le 21 février 1848 paraît le Manifeste du Parti Communiste, texte fondateur de Marx et Engels. Proclamant l’opposition ontologique entre une bourgeoisie exploitant hommes et ressources à l’échelle du globe grâce au capital et une classe ouvrière n’ayant que sa force de travail à vendre, il affirme que la lutte des classes doit déboucher sur une société nouvelle par l’union internationale et révolutionnaire des prolétaires. Avance rapide de 172 années pour retrouver les forçats du poussage de cube.

Table 1, dite « Moyens de production » : une partie de plus de Brass (Birmingham) pour Neox, Xel, Thomas et Eric qui rivalisent pour la possession de moyens de production capitalistes dans l’Angleterre de la révolution industrielle. Que croyez-vous qu’il arriva ? ce fut Thomas qui gagna (à noter, la réaction de Xel après le premier coup d’Eric : « c’est plié, Thomas a gagné ! »)

Table 2, dite « Révolution prolétarienne » : affrontement à Star Wars Rebellion entre Julien et Steven, affrontement qui tourne en faveur du premier dans le costume des rebelles qui mettent à bas l’ordre établi.

Table 3, dite « Classes bourgeoises » : Lucas propose Five Tribes à Dom et Elouan qui acceptent bien volontiers. Un jeu où on croise les classes dominantes incarnées par des vizirs, des sages et des marchands. C’est le propriétaire qui l’emporte avec 204 PV, ivre de djinns.

Table 4, dite « Le capitalisme c’est l’exploitation de l’homme par l’homme, le socialisme c’est le contraire (Coluche) » : les tables 1 et 3 se regroupent pour enchaîne les tours de Just One. Un jeu où on ne compte pas les points et l’important est de faire preuve d’imagination dans la bonne humeur. Parmi les indices qui ont marqué la partie, « Brochette » pour faire trouver « Licorne » (un des rares échecs du groupe), ou encore « Jacques-Yves » pour faire trouver « Couteau » ! Quant à « Pierre Perret » pour faire trouver « Cantine », son auteur coiffe un bonnet d’âne vu que la chanson est de Carlos !

Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum

Séance de VENDREDI 18/01/2019 à Servel

Le 18 janvier 1778, un groupe de marins anglais menés par James Cook découvre Hawaii, archipel aussitôt nommé Iles Sandwich. A 50 ans, le capitaine du HMS Resolution a déjà fait deux tours du monde et exploré le Pacifique Sud, en particulier en Australie et Nouvelle Zélande. Il a aussi reçu la prestigieuse distinction scientifique Copley Gold Medal pour un mémoire sur la prévention du scorbut à l’aide d’un régime adapté (il ne perdit aucun homme durant son voyage de 1772-1775). Cette fois il part au nord et cartographie avec son équipage la côte nord-ouest américaine jusqu’au détroit de Bering, espérant découvrir le passage du nord-ouest.

Son retour à Hawaii coïncide avec une célébration en l’honneur du dieu Lomo auquel il aurait été assimilé. La taille des navires européens et leur maîtrise de la métallurgie a pu contribuer à ce statut de dieu vivant. Mais les relations avec les indigènes se dégradent après le vol d’une barque. On tente de négocier mais au cours des palabres les anglais font feu et les hawaiiens massacrent une bonne partie du détachement dont Cook lui-même. Après la mort de son second lors d’un autre été dans les confins glacés d’Alsaka, les survivants du voyage reviennent à Londres en 1780.

241 ans plus tard, les relations entre joueurs sont restées civiles à Servel.

Table 1, dite « Explorateur légendaire » : à tout seigneur, tout honneur. On voit se déployer Twilight Imperium dans sa 4e édition en français. Les courageux prêts à passer leur nuit autour du gigantesque plateau en néoprène sont DocNico, François-René, Jeff, Thibault et Michal. Dans l’attente d’un récit épique, nous croyons savoir que Thibault a été déclaré vainqueur dans la confusion de la fin de nuit.

Table 2, dite « Survivants déglingués » : c’était impossible mais ils l’ont fait. Les survivants houellebecquiens de This War of Mine (Jérôme, Gabriel, ThomasC, Etienne ?) errant dépressifs et mal rasés dans des ruines piégées à la recherche de boîtes de conserve déformées par le botulisme, sont venus à bout de leur première partie entamée l’an dernier. Sous le choc de ce succès les prenant par surprise, ils ont passé le reste de la soirée à parler, et non pas à jouer. La cellule d’aide psychologique n’était pas loin.

Table 3, dite « Confins glacés » : un Gloomhaven tendu comme on l’aime chez Jack, Julien, Neox et Dom. A l’assaut d’une interminable paroi de glace, on sait qu’on veut dénicher des dragons et qu’on doit tous les quatre aller au bout, mort ou vif. Mais il faut d’abord se débarrasser d’une meute de loups qui viennent boulotter d’entrée de jeu le Cragheart. Deuxième séquence, c’est le Quartermaster qui se fait sérieusement malmener par des petits et grands dragons. Il faut toutes les ressources du Sawbones, ce soir un peu en retrait mais qui découvre toutes ses possibilités de soutien pour le maintenir en vie jusqu’au bout où il finit par expirer. Lui même arrive au sommet dans son dernier tour, finalement rejoint par Cragheart et Berserker. On se doute bien qu’on n’en n’a pas fini avec les dragons.

Table 4, dite « Régime adapté » : où l’on revoit les grands classiques, en l’occurrence Agricola (« j’peux pas j’ai Gloomhaven » décline Jack, laissant libre champ à Benjamin, Romain et Tristan). Le dernier nommé se goinfre de légumes, de moutons et de cubes et finit avec 59 PV, loin devant Benjamin (30) et Romain (26 avec une stratégie végétarienne mal récompensée).

Table 5, dite « Détachement massacré » : à Dead of Winter on retrouve des clients sérieux, Xel, Mickaël, Sophie, Christophe et Armand. Pourtant ce sont les zombies qui ont eu le dernier mot.

Table 6, dite « Cocktail hawaiien » : un joli cocktail de jeux pour François entraînant avec lui Laurent, Camille-2 et Olive. Ils s’échauffent le cerveau avec P.I. où selon quelqu’un de bien placé, une partie à suspense s’est débouclée au dernier coup où Laurent (17 PV) cafouille tandis que François (19) pose ses pions avec assurance. Suivent Camille 11 et Olive 9 (les cordonniers etc.). Puis ils se lancent dans un Level Up remporté par Camille.

Table 7, dite « Dieux vivants » : OlivierL et Sébastien déploient Eden, jeu d’escarmouches aux figurines magnifiquement peintes. Il semble que cela ait piqué pour Sébastien (le score sera tu) tandis que Olivier commente sobrement « faut pas me chercher ».

Table 8, dite « Equipage » : Maxime, Frédéric, Baptiste et Vincent font les carreleurs à Azul. C’est le second qui finit devant Baptiste à 75 PV. La même équipe a enchaîné avec Unlock / scénario Tombstone et ressort radieuse avec une « belle victoire dans les temps ».

Table 9, dite « Adversaires » : Julien et Neox, remis de leurs émotions se font face à Keyforge. Nous pensons que Neox a gagné l’affrontement.

Table 10, dite « Négociations rompues » : pendant ce temps, Romain et Tristan jouent au chat et à la souris autour de Mr. Jack sans que nous sachions lequel coinça l’autre.

Table 11, dite « Palabres » : un rapide Codenames en 3 manches avec Maxime, Jack, VHN, Vincent, Maiwen et j’ai-la-mémoire-qui-flanche. Les Bleus l’ont emporté bien qu’ayant été droit sur l’assassin dès le début de la seconde manche. Les mêmes poursuivent avec un autre jeu associant des mots, simple et en mode coopératif. Just One, tel est son nom. Cela s’est plutôt bien passé et le groupe finit avec un score de 8, « dans la moyenne, peut mieux faire ».

Table 12, dite « Sardines à l’huile Capitaine Cook » : il y en a qui ont encore faim et Tristan leur propose de se bourrer de graisses saturées avec Infarkt. Au fait y a t il un défibrillateur dans la salle polyvalente de Servel ?


Pour discuter de cet événement, RDV sur le forum