Séance de VENDREDI 15/10/2021 à Servel

Le 15 octobre 1783 s’élève pour la première fois une montgolfière -un ballon à air chaud- avec un humain à son bord, Pilâtre de Rozier. Ce vol-là est captif mais dès le 21 novembre il fait un vol libre (25 minutes entre la Muette et la Butte aux Cailles en atteignant 1000 m d’altitude) avec un passager qui se contente d’observer, le marquis d’Arlempdes (comme quoi Elon Musk n’a rien inventé). A noter, il y avait concurrence technologique entre l’air chaud et l’hydrogène poussé par le physicien Alexandre Charles qui avait fait voler un petit ballon un mois plus tôt (pour la petite histoire c’est un autre 15 octobre, en 1928 que le premier vol commercial transatlantique arrive à destination, celui du dirigeable LZ-127 Graf Zeppelin gonflé à … l’hydrogène). On se souviendra aussi que ce proto-transport aérien était renouvelable, utilisant le coton, le papier, l’osier et des cordes végétales pour l’aéronef, et la paille et la laine comme combustible. C’est plus tard que cela s’est gâté. 238 ans plus tard le temps a suspendu son vol le temps d’une soirée.

Table 1, dite « Récriminante » : DocNico apporte Daimyo, attirant à sa table Xel, François et F.R. Ce jeu issu de Kickstarter connaît déjà un beau succès d’estime, et se révèle à la fois riche et fluide. Dans un univers post-apo vaguement japonisant, plusieurs chemins s’offrent aux différents peuples : récolter des reliques, construire des tours radio ou des fermes, et être le plus influent dans chacun des villages, une récompense attribuée à chaque tour et, élément crucial, dont le poids augmente à chaque tour. Chaque peuplade a ses capacités propres et un subtil mécanisme de dès colorés permet de se placer sur les actions, tout en jouant des cartes bonus selon le résultat des dés. Un double mécanisme très efficace quand on arrive à le maîtriser. La gestion de l’ordre du tour revêt une importance certaine, on y reviendra. Etre premier joueur, c’est avoir le meilleur choix de dès, mais aussi ne rien maîtriser sur l’occupation finale dans les villages, qui déterminent la position sur la piste d’influence.

Au début, François entame une razzia sur les reliques, sans négliger ses positions, envoyant ses ombres faire le sale boulot de neutraliser des gouverneurs adverses. F.-R. fait figure de victime expiatoire, chouine à l’envi en se proclamant victime d’une vendetta personnelle, et clame avoir déjà perdu parce qu’il n’a pas tiré le bon peuple. Cette double fake news ne résistera pas à l’examen : il aurait gagné la partie s’il n’y avait eu un dernier coup venu d’ailleurs, on y reviendra aussi. En attendant et à défaut de reliques, il fait feu de tout bois sur les constructions, réalisant l’exploit de construire ses huit bâtiments et d’être partout dans les villages. Pendant  ce temps, DocNico combotte dans son coin avec ses cartes héros et Xel accumule les productions de bols de riz  et donc arrive le dernier tour. François longtemps premier sait déjà que sa position flatteuse à la table de marque ne résistera pas au jugement dernier des bonus de fin de partie, mais veut y croire. Il reste deux dés rouges, qui permettent de dépêcher un nombre infini (point de règle crucial !) de ses gouverneurs. Il paraît évident que F.-R. en prendra un, et plausible que Doc Nico  s’en adjuge un autre, privant Xel, qui joue en dernier, de l’action fatale. François s’emploie à utiliser un dé vert qu’il fera bien fructifier. Contrairement aux attentes, Doc Nico fait de même, laissant la voie libre à Xel, qui, lors de l’ultime action, déploie 7 gouverneurs d’un coup, à la faveur d’un stock de riz inouï accumulé tout au long de la partie.  « Erreur stratégique impardonnable » s’étrangle le Doc, qui a pourtant joué un  dé vert !!  Xel 87, F.-R. 72, Doc Nico 68, François 62 dira la table de marque.

Table 2, dite « Pensante » : Frank, Fred et Nicolas II s’essorent les neurones avec les déductions de Cryptid, puis jouent à un prototype de Frank provisoirement nommé My Last Secret Dungeon. Selon les mots mêmes de l’auteur « ce n’est pas un jeu de bonnes soeurs (parcours, cartes, coup bas et autres vacheries). Il tourne plutôt bien, je suis assez content du test ».

Table 3, dite « Revenante » : Retour d’un grand classique (pas joué depuis 3 ans) avec une partie de Troyes enrichi des cartes de ses extensions Les dames de Troyes (officielle) et Black Champagne (fanmade) rassemblant Guillaume, Dom Neox et Anthony. Un jeu de gestion suscitant plus d’interaction que la moyenne avec le mécanisme excellent de la constitution de lots de dés, y compris à l’aide de ceux des autres joueurs (que l’on rémunère pour, rien n’est gratuit). Au terme du placement initial, Dom se retrouve en force à l’évéché et oriente son jeu pour en tirer quelques deniers. Neox combat un bon paquet d’événements tandis que les deux autres explorent les différentes voies (activités, cathédrale etc.). Au milieu de la partie, alors que les positions dans les 3 bâtiments (hôtel de ville, palais et évêché) étaient stables, on commence à se dégager les meeples tandis que tous les joueurs disposent d’assez de deniers pour ne pas trop crier famine. Dom se distingue par son effacité dans la relance de ses dés (e.g. transformant un 2 en 1 !). Au terme des 6 manches, la révélation des personnages (objectifs de scoring secrets mais qui profitent à tous les joueurs, autre idée astucieuse) créée quelques heureuses surprises (Neox valorises ses cartes Evénement grâce au perso de Guillaume et Dom valorise sa pile de deniers grâce au perso de Neox). Dans l’ordre sur la feuille de score : Dom 50 PV, Neox 43, Guillaume 42 (un nombre qui l’a réjoui !) et Anthony 26.

Table 4, dite « Ensevelissante » : Paul-Jr, Mickaël et Baptiste-II ont joué à l’Auberge Sanglante où le tavernier a une tendance à occire ses clients et les enfouir dans le potager. Baptiste signe son retour d’une victoire avec 129 PV contre 117 à Mickaël et 105 à Paul.

Table 5, dite « Ruisselante », Olive OlivierB OlivierL Samuel découvrent l’Antre du roi de le montagne. Le thème est improbable : des Trolls doivent reconquérir leur montagne que des Gobelins usurpateurs ont fait s’effondrer en creusant des tunnels, construisant des salles et érigeant des statues (en fait ça me fait penser au chantier du Grand Paris Express). Une invention dans le mécanisme : un système de pyramide de cartes où en en ajoutant une par le haut on déclenche en cascade la production de celles qui sont en dessous, version ludique de la théorie du ruissellement ! On retrouve sinon des éléments habituels d’un jeu de gestion : optimisation des ressources, planification des actions et course avec les autres joueurs. C’est OlivierL, avec 112 PV, qui est couronné roi des Trolls devant OlivierB (94), Samuel (79) et OlivierT-dit-Olive (50).

Table 6, dite « Hésitante » : des joueurs fatigués finissent sur une partie monomanche de Codenames. Le maître-espion Bleu (Vincent) a du mal à guider ses ouailles (Maiwenn & Guillaume) : son Morpion 2 d’ouverture révèle Puce puis (assez logiquement mais il visait Bout) Membre, et en fin de partie Droite (à cause du jeu). Quant à son Cognac 4, c’était une vraie histoire en images : après la distillation du vin (Feu) il fallait voir la Bouteille transportée en bateau (Cale) vers l’Angleterre (Londres) où cet alcool était autrefois fort apprécié. Bien sûr son équipe a choisi Fut. De son côté, Dom, en chaire pour les Rouges (Fred & Neox), file la métaphore skieuse avec Télésiège 4 (Neige, Banc Appareil et Roue) puis Bâtons 2 (Fond, Plante -cher à JC.Dus-) et encore Virage 2 (Crochet et Droite qui restera incompris et sera finalement révélé par les Bleus). Au final les Rouges l’emportent en finissant à un train de sénateur (Boeuf 1 pour Pavé puis Veau 1 pour Fond). Encore un signe de fatigue, on a pu croire à un moment que ce seraient les Blancs qui gagneraient vu qu’ils dominaient sur la grille !

Séance de MARDI 17/09/2019 à Servel

Jeannette Pointu

Ce soir pas de reporter chevronné mais une apprentie qui a transmis à la rédaction une page de carnet avec quelques notes prises à main levée. Voici ce que l’on sait de cette soirée avec des désinscrits et des retardataires (une paire de Nicos qui se seraient au préalable imbibés).

Table 1, dite « J’fais des trous, encore des p’tits trous » : il se pourrait que F-R, Jérôme-2, Audrey et Guillaume aient joué à l’Auberge sanglante.

Table 2, dite « Flexitariens » : il est certain que Benjamin (27 PV), Yannick (29), Marc (35) et Xel (36) ont joué à Agricola et que Xel a gagné.

Table 3, dite « Une chatte sur des pois gourmands » : F-R n’a pas démenti avoir fait des heures sups avec les 2 Nicolas (1 Doc et 1 Prèze), possi-blement en s’aidant d’une boîte de Cottage Garden.

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Séance de VENDREDI 21/09/2018 à Servel

Une soirée « Guinness Book », avec à la fois des parties qui durent loooongtemps et 14 jeux dans 3 salles (ce qui complique la tâche du petit reporter, pardon pour les erreurs et les oublis). Le brassage de rentrée amène plein de nouvelles têtes : tel un chat de Cheshire, on vit le sourire du trésorier flotter dans les airs.

Table 1, dite « Rhum and Coca-Cola » : Tristan arrive enfin à faire jouer à Cuba Libre, du gros wargame asymétrique de chez GMT. Avec lui, Thibault, François-René et Maël. C’est Thibault, contrôlant les casinos avec des personnages peu recommandables, qui gagne. Cela valait la peine d’attendre, les quatre avaient l’air très contents de la partie.

Table 2, dite « Hear me roar » : les figurines de ASoIaF sont de retour avec Jack et Xof (on a aussi vu Vincent3 et Julien dans les parages. Ont-ils joué à autre chose ?). Les Lannister ont payé leurs dettes et renvoyé les Stark dans leur confins glacés, et l’ajout d’un pack de Bolton ne semble pas avoir changé les rapports de force.

Table 3, dite « Divinités malfaisantes » : le retour d’un classique, Chaos dans le vieux monde, avec Nicolas-2, Gabriel, Sébastien et Titouan. C’est Gabriel avec les Nurgle qui triomphe.

Table 4, dite « A bicycleeette » : 3 étapes de Flamme rouge sont disputées par Vincent2, Pierre, Thomas2 et Frédéric. Il y a eu 3 gagnants sur le podium.

Table 5, dite « Pour le meilleur et pour le pire » : une longue partie de Fief 1429 rassemble Neox, DocNico, Armand, Michal, Florian et Damien. Après une période où les alliances sont à 4:2, c’est finalement l’union Neox+Florian qui l’emporte, ayant tenu jusqu’au bout. Nous tairons l’identité du joueur qui a avoué « ne jamais avoir autant trahi » !

Table 6, dite « Manger ou être mangé » : 6 apprentis-Darwin (Xel, Thomas, Eymeric, Paul, OlivierL et VHN) se lancent dans Evolution Climate. La phrase d’explication de règles « C’est technique, faites-moi confiance » a eu beaucoup de succès ! Autant les éléments auront été plutôt cléments, avec un climat accueillant (malgré la persistance de certains à vouloir déclencher une glaciation) et profusion de nourriture dès le début, autant les carnivores (Paul et Eymeric) ne sont pas privés d’aller décimer les animaux des autres joueurs (avec des tentatives honteuses de ces derniers de convaincre les prédateurs d’aller boulotter ailleurs). Une soudaine famine au dernier tour éclaircit les rangs des herbivores juste avant le décompte final qui révèle une domination des dinosaures vegan de PC : VHN l’emporte (50) juste devant Thomas (49) et Xel (42), puis Paul (39) et Olivier et Eymeric (33).

Table 7, dite « Zodiacale » : Olive, Mickaël et Julien2 auraient joué à Saint Seiya, le jeu de deckbuilding. Un appel à témoins est lancé.

Table 8, dite « We all die in a yellow submarine, yellow submarine » : à la table 6, Eymeric prend le risque du rouleau à pâtisserie et reste avec les autres pour découvrir Deep Sea Adventure. Il n’est pas resté pour rien : seul à être revenu vivant au sous-marin 2 fois sur 3, il gagne avec 36 points contre 22 à Olivier… et 0 pour tous les autres aventuriers cupides. Un épisode mémorable à la seconde manche : Thomas remonte très vite, prend un trésor supplémentaire histoire de nuire et n’arrive à avancer que d’une tuile en 3 tours. Il finira à la porte du sous-marin, tapant au hublot derrière lequel il distingue le visage hilare et impuissant d’Olivier, et se noiera comme les autres.

Table 9, dite « Bienvenue dans ma modeste boutique » : la table 7 réduite à Olive et Mickaël joue à Traders of Osaka, avec une victoire du premier commerçant cité.

Table 10, dite « On n’est pas couchés » : minuit approchant, Tristan rameute Thibault, Maël et ?? pour jouer à Schwarzer Freitag qu’il remporte.

Table 11, dite « Bienvenue dans ma modeste demeure » : l’Auberge Sanglante (+ extension) accueille pour quelques nuits Mickaël, Olive, Thomas2 et Vincent2. Impossible de départager Mickaël et Olive, à égalité en points et en cadavres.

Table 12, dite « Fric-frac » : un petit casse avant la route avec Burgle Bros pour les malfaiteurs Thomas, Xel, François-René et VHN. Cela démarre plutôt bien avec une localisation rapide des coffres-forts et des escaliers. Mais cela finit bien tendu, avec des gardiens de plus en plus mobiles et une Xel qui réussit à s’échapper ric-rac sur le toit en perdant son dernier point de furtivité.

Table 13, dite « Space Marines versus Aliens » : N2 et Gabriel n’étant pas rassasiés, ils s’installent face à face pour un Space Hulk : Death Angel, jeu coopératif.

Table 14, dite « On n’est toujours pas couchés » : après avoir évoqué un Brass, Tristan entraîne la table 10 dans un Peloponnes au delà de la présence de votre reporter.

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Séance de VENDREDI 20/04/2018 à St-Elivet

Le 20 avril 1825, le roi Charles X fait voter une loi sur le Sacrilège, croyant de la sRésultat de recherche d'images pour "charles 10 sacrilège cartoon"orte « re-christianiser la France ». Le texte condamne à mort, avec amende honorable (obligation de se repentir en public avant l’exécution) toute personne qui aurait en public profané des hosties ou les vases les contenant !

C’est du jamais vu. Cette loi, qui assimile le sacrilège à un parricide, est promulguée malgré les critiques, y compris chez les « ultra-royalistes », mais ne sera jamais appliquée et le successeur de Charles X l’abrogera sans attendre, le 11 octobre 1830.

A Lannion, quelques années plus tard, nombre des parties jouées ont vu un résultat sacrilège: un roi, un grand duc et un baron perché ont été aperçus chutant de leur piedestal !

Table 1, dite « Vieillesse et naufrage » : embarqués dans Les contrées de l’horreur Guillaume, François-René, Neox, Maël et Nicolas II se sont fait coincer par le grand Ancien.

Table 2, dite « Lèse-majesté » : cette table de Mythotopia vit une lutte sans merci de près de 4 heures entre Thomas, Paul et votre humble serviteur, que Justine observait à une petite longueur. Le mécanisme de fin de partie concourt à cette longueur exceptionnelle: un joueur peut mettre fin à la partie si elle est suffisamment avancée, et, surtout, s’il la remporte après la résolution de tous les combats en cours. On vit ainsi fleurir les combats en suspens qui visaient à empêcher l’un des trois larrons d’en user. C’est finalement Justine qui, choisissant de défendre une de ses positions, et privant de ce fait Thomas d’un gain potentiel, scella la victoire de votre narrateur (49). Ce n’était qu’une question de temps: m’étant forgé une position inexpugnable au sud-est et au nord-ouest, je conduisais depuis ces bases fortes des raids toujours plus meurtriers, étant de plus protégé par une carte acquise dès le premier tour (celle qui fait gagner) – et que je ne révèlerai que sous le sceau du secret. Thomas (44), victime de cette lèse-majesté, devance Paul (41) et Justine, qui n’était pas si loin (33).

Table 3, dite « Défroquée » : à Troyes, c’est à la chute de frère Dominique que nous assistâmes. La coupable était encore une femme (Xel), sous les yeux ébahis de Mickaël et Christophe.

Table 4, dite « Triangle secret » : à la sortie  de L’auberge sanglante un triangle secret semblait s’être formé entre trois jeunes exaltés: Cédric (51), Axel (50), et Elouann (48) – unis dans la commission de l’innommable forfait dont Eric l’ancien (25) allait être la victime expiatoire.

Table 5, dite « Le discours d’un roi » : Julien-de-Paimpol n’a pas fait pour rien le voyage de sa lointaine province à cette table de Warhammer 40 000  qui le vit triompher d’un Baptiste-aux-poches-pleines. « Mais c’était serré » résuma-t-il dans le bref discours qui suivit cette joute.

Table 6, dite « Ultra-royaliste » : après le départ de Cédric, les protagonistes restants de la table 4 enchaînent sur un King of Tokyo au résultat incertain.

Table 7, dite « Histoires parallèles » : une foultitude de joueurs termine la soirée sur une série de parties de Secret Hitler aux résultats variés.

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Séance de MARDI 03/04/2018 à St-Elivet

Les traités du Cateau-Cambrésis signés les 2 et mirent un terme au conflit entre la France d’un côté, l’Espagne et le Saint-Empire romain germanique de l’autre. Le second est considéré comme le traité européen le plus important du XVIe siècle: ses accords sont restés en vigueur pendant plus d’un siècle. Il entraîne aussi une situation géopolitique nouvelle marquée par l’obligation de la France d’abandonner sa politique d’ingérence en Italie, marque la fin définitive des guerres d’Italie et le début de la prédominance espagnole en Europe. En faisant entrer l’Italie dans une longue période de stagnation économique et intellectuelle, il signe l’arrêt de la Renaissance italienne.

A Lannion, quelques siècles plus tad, on battait aussi en retraite, à l’image d’un de nos membres qui, pour l’occasion, régala la compagnie d’un pain surprise, de jus de pomme et de houblon fermenté.

Table 1, dite « Cent pour sang » : où votre modeste serviteur conduisit Cécile à L’auberge sanglante. Le sang coulait à flots, cela ne l’effraya point, et elle poussa le mimétisme à y scorer cent. Pour ma part, je sortis lesté de quarante neuf francs de plus.

Table 2, dite « Ceint teuton » : à cette table de Hansa Teutonica – un jeu qui fait un retour en force remarqué – Thibault en sort ceint teuton malgré une rude oppostion composée de Tristan, Alwen, Julien-2, et Vincent-2 .

Table 3, dite « Cent ans de solitude » : à Horreur à Arkam il y avait, seuls dans lRésultat de recherche d'images pour "horreur arkham"eur royaume, Neox et François-René, qui, tels deux plénipotentiaires, ont scellé un pacte victorieux. Autour d’eux, la terre tournait encore.

Table 4, dite « Un si petit monde » : dans le petit monde de Smallworld Nicolas II, Jérôme, Jean-Yves, Olivier et Guillaume conduisaient leur peuples. L’issue de ce combat de titans au pays des nains se révèle au fond un sujet si minuscule qu’on ne saurait en dire mot ici.

Table 5, dite « Victor le conquistador » : à Tzolk’in – le calendrier maya, si Cédric mit le temps à apprendre à cultiver son jardin de maïs, Xel et Doc Nico furent surpris de voir le candide Victor s’imposer en conquistador.

Table 6, dite « Claire obscure » : à cette table de Shadow hunters figuraient les survivants des tables précédentes, François-René, Julien-2, Tristan, Thibault, Vincent-2, Maïwen et Alwen. L’antépénultième de cette liste gagna une première partie et avait fort envie de remettre le couvert pour la seconde.

Table 7, dite « Reconquista » : à Ciao Dino, Xel se venge de son fiasco mexicain et ne fait qu’une bouchée de Jérôme et Nicolas II.

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Séance de MARDI 27/03/2018 à St-Elivet

Il y a exactement 80 ans, Juan-Manuel Fangio disputait sa première course automobile. Malgré son palmRésultat de recherche d'images pour "fangio cartoon"arès et son talent, il a couru pendant toute sa carrière sans avoir le permis de conduire. Il ne l’a obtenu qu’en 1961, plusieurs années après sa retraite. Un paradoxe pour celui qui roulait plus souvent qu’à son tour à tombeau ouvert, expression qui s’applique parfaitement ici, puisque, 20 ans après sa mort, il fut exhumé de son caveau pour des tests ADN en vue de deux recherches en paternité. Les tests furent positifs. C’est dire que l’argentin, décidément, en avait sous la capote.

A Lannion, le mardi, c’est un peu la course pour occuper les places de parking disponibles. On en connaît même qui font le tour du quartier plus d’une fois avant de se garer…

Table 1, dite « La maison rouge » : Olive, Quentin, Jean-Yves et Xel débarquent (mais pas en Ferrari) à L’auberge sanglante, et, par deux fois c’est Xel, qui met tout le monde dehors.

Table 2, dite « Tombeau ouvert » : à cette table de Pandémie Contagion figuraient Baptiste, Dom, Victor et Cédric – au final, Dom finit juste devant Baptiste.

Table 3, dite « Méthode Ogino » : à Kingdomino nous retrouvons Cécile, Dom, Victor et Cédric. Victor l’emporte grâce à un marais juteux.

Table 4, dite « Train d’enfer » : j’ai l’honneur de faire découvrir ce grand classique qu’est Brass à mes camarades d’un soir, mais, dans la précipitation, j’oublie une règle importante (pour développer, il faut du fer) – qui ne sera dévoilée que tardivement dans la partie (oubli qui me causa d’ailleurs la perte d’une aciérie). De l’avis général, la table de marque n’en aurait pas été bouleversée, et il faut ici saluer la victoire brillante de Julien-2 (108), qui mena un train d’enfer tout du long, qu’on ne lui fera pas l’affront d’attribuer à la chance du débutant. Malgré quelques belles ventes en fin de partie, et un alignement de rails conséquent, j’échoue au port avec 103 (il me resta en effet un port non retourné), tandis que Vincent-2, avec 90, fit une erreur de débutant (ouvrir le marché extérieur sur sa deuxième action), qui lui coûta quelques ventes. Thibault (80), quant à lui, essaya beaucoup, mais joua de malchance, à l’exemple d’une vente inaboutie, et de sa dernière action qu’il ne put mener à bien à 1£ près.

Table 5, dite « Did Not Finish » : à Summoner wars il y avait Jérôme, François-René, Nicolas II et Olivier, pas mal de matériel, et de longues heures de joute avant de prononcer un verdict qui ne nous est pas parvenu: pour ce qui nous concerne, c’est donc un DNF, sauf si le forum s’y oppose.

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Séance de MARDI 13/03/2018 à St-Elivet

Jauge moyenne pour un mardi où l’on vit divers petits groupes de personnes s’assembler au cours de la soirée, sans se convaincre tout à fait qu’une puissance étrangère n’interféra pas dans son déroulement.

Table 1, dite « Equipe » : à la table de Gloomhaven (avec le quarteron JuJackDomNeox), il a été décidé qu’avant de retenter le scénario de la dernière séance, on irait se refaire le porte-monnaie et la condition physique (pourtant, pour la première fois les ennemis sont au niveau 2). dans la Crypt of the damned. Au début, on s’enfonce dans des ruines moussues et on tombe sur des bandits comme comité d’accueil. A la fin, on finira par apprendre que de la magie ancienne à base de démons des Eléments y fut pratiquée par des fanatiques (bien avant la guerre froide, d’ailleurs l’ambassade dément toute implication). Comme dirait Thomas, c’est moche tout ça. Mais avant l’équipe a bien fonctionné, la séparation en deux groupes pour ne pas perdre trop de temps ayant été fructueuse. Ils se sont même payés le luxe de réussir à aller chercher le contenu des deux coffres (tous les coffres ne sont pas égaux, qu’on se le dise !).

Table 2, dite « Corporation » : Baptiste et Paul sont deux estimables membres de la corporation des charpentiers de marine dans Shipwrights of the North Sea. Baptiste en avait plus mais ceux de Paul étaient plus gros (nous parlons bien de drakkars) et le second l’emporta.

Table 3, dite « Société secrète » : Vincent-2, Nicolas-2, Thibault et Florian jouent, à Illuminati, chacun une société secrète qui veut tisser sa toile dans la société humaine. La partie a duré (trop ?) longtemps, au point que le reporter couvrant l’événement a perdu le fil du score. Ou bien a-t-il été victime de manœuvres de désinformation ? en tous cas, l’ambassade dément toute implication.

Table 4, dite « Association » : à Mysterium, F-R (fantôme hantant au niveau « difficile ») fait appel à la voyance de Cédric, Guillaume, JulienLC, Jean-Yves et Olivier. Ceux en qui l’homme aux corbeaux avait mis sa confiance ont trahi icelle, et il a fallu conclure sur l’incapacité de l’association des mediums à élucider le crime écossais.

Table 5, dite « Gang » : soirée étape à l’Auberge Sanglante pour F-R, Paul et Olivier. Difficile d’arrêter F-R une fois qu’il a une pelle en main et quelques mauvais coups à faire. Quant aux cadavres que le gang malfaisant laissa derrière, certains empoisonnés, l’ambassade dément toute implication.

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Séance de VENDREDI 3/11/2017 à Ti Koad

«La femme a le droit de monter à l’échafaud, elle doit avoir également le droit de monter à la tribune», écrivait, de manière tristement prophétique, Olympe de Gouges dans sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Une dédicace piquante à la reine Marie-Antoinette, et qui signera également sa propre fin, le 3 novembre 1793.

Née en 1748 dans un ménage modeste de Montauban sous le nom de Marie Gouzes, elle se marie à seize ans. Veuve et mère deux ans plus tard, elle se remet sans attendre en ménage avec un entrepreneur qu’elle suit à Paris. À vingt ans, tandis que le règne de Louis XV arrive sur sa fin, la jeune provinciale entame une nouvelle vie, libre de toute contrainte. Reniant ses origines quercynoises, elle prend le nom de scène Olympe de Gouges et fréquente assidûment les écrivains et intellectuels. Quand arrive la trentaine, elle s’offre divers amants dont l’écrivain François Sébastien Mercier, auteur du Tableau de Paris, et écrit des pièces de théâtre et des romans qui fleurent bon les sentiments compassionnels à la mode.

Mais son ton et ses idées ne tardent pas à mûrir. En 1785, elle publie pour le Théâtre-Français une violente dénonciation de l’esclavage. En 1788, elle récidive avec ses Réflexions sur les hommes nègres, qui lui valent d’être accueillie par les abolitionnistes dans la Société des Amis des Noirs. En 1786, elle écrit aussi une suite au Mariage de Figaro de Beaumarchais dans laquelle elle dénonce le mariage forcé des filles et plaide pour l’émancipation féminine.

Quand survient la Révolution française, en 1789, Olympe de Gouges, déjà quadragénaire, redouble d’activité et multiplie brochures et libelles dans lesquels elle réclame avant toute chose l’égalité des droits entre tous les citoyens sans distinction de sexe, de couleur ou de revenu. Elle plaide aussi pour le droit au divorce (elle sera exaucée dès le 20 septembre 1792). Après la chute de la Convention, elle milite au club des Jacobins. Elle y dénonce la peine de mort et revendique le droit de vote sans distinction de sexe. Hostile à la Terreur et proche des Girondins, elle est arrêtée sur ordre de Robespierre et guillotinée. « Enfants de la Patrie, vous vengerez ma mort ! » lance-t-elle avant de mourir.

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324 ans après, le deuxième sexe était fortement représenté à Ti Koad, et il n’a pas été loin de faire jeu égal avec le premier en termes de victoires.

Table 1, dite « Tentation révolutionnaire » : où Thomas, Xel, et votre modeste narrateur ont invité Tristan à découvrir Brass, un classique dont Thomas est reconnu, de longue date, comme le baron perché. En 1902, dans Que Faire ?, Lénine faisait valoir que la classe ouvrière ne deviendrait pas spontanément révolutionnaire par des luttes économiques pour les salaires ou pour la réduction du temps de travail, Pour convertir la classe ouvrière au marxisme, Lénine insistait sur le fait que les marxistes doivent former un parti politique, ou une « avant-garde ». Tristan s’est posé la même question au début du jeu, et c’est Thomas lui-même qui apporta la réponse à la fin: pour me battre, vous auriez dû vous liguer contre moi pour détruire mes mines et mes acieries. Mais n’est pas Lénine qui veut et, faute d’avoir su conclure une telle entente et d’avoir fomenté la stratégie y afférente, nous restâmes en troupeau regroupés (Xel 110, VHS 114, Tristan 117), chacun cantonné dans sa zone de confort (moi vendant du coton, Xel faisant des rails, Tristan en polystratégiste), contemplant au loin le tsar Thomas, 138. Une victoire largement due à ses acieries qui lui rapportèrent deux fois 5, 7, et 9 points, et une belle dédicace à Staline (l’homme d’acier, en russe).

Table 2, dite « Clan contre clan » : où deux clans se font face dans un excellent role play pour cette partie de Mafiozoo, avec d’un côté Sophie et Doc Nico et de l’autre Christophe II eMafiozoot Hugo. Ici, chaque joueur cherche à devenir le nouvel affranchi du gang de Momo les dents longues en prenant le contrôle des quartiers et des lieux d’influence de la ville. Pour gagner votre place dans « La Famille », vous devrez soudoyer les proches du parrain, gagner ou acheter leur soutien et bénéficier de leurs faveurs. Hélas vous n’êtes pas seul sur le coup…. C’est Christophe qui ressort roi de la jungle.

Table 3, dite « Cherchez la femme » : où Guillaume, Mickaël, Nicolas II, Frank et Jérôme revisitent Jamaïca par le truchement d’une extension croquignolesque dite « The crew ». C’est le premier cité qui s’impose.

Table 4, dite « United we stand » : où un deuxième opus des aventures de Gloomhaven nous est narré avec l’aimable concours de Dom et son brio habituel:

Résultat de recherche d'images pour "gloomhaven jeu"Retour dans le tumulus du premier scénario pour Julien-de-Paimpol-qui-perdra-bientôt-son-suffixe, Jack, Neox and Dom. Une soirée bien différente de notre première tentative infructueuse parce que chacun commence à prendre la mesure des capacités de son personnage, que la coordination de nos actions a été plus efficace et parce que les monstres sont moins agressifs si on joue avec les vraies règles (ils n’attaquent que si c’est écrit sur leur carte). En revanche on découvre avec frustration l’usure qui frappe les personnages dont la main de cartes d’actions se vide au fur et à mesure que le temps passe, au point parfois d’expirer (même s’il leur reste des points de vie !) au seuil de la dernière salle. Mais ce qui compte pour gagner collectivement un scénario, c’est qu’au moins un perso aille au bout. Ce soir c’est le Tinkerer de Neox qui fut le last man standing, mais de justesse : il lui resta juste assez de jus pour finir un dernier archer et se précipiter au fond de la salle sur le coffre qu’il convoitait. Le Spellweaver de Dom a cette fois largement utilisé sa magie ; c’est avec joie qu’on voit le Mindthief de Jack faire se battre entre eux les ennemis et j’attends avec impatience de nous voir réussir à exploiter les règles de déplacement des ennemis pour réussir à les faire marcher sur un piège.

Table 5, dite « Théories du genre » : où Vincent (13), bourreau des coeurs de pirate, s’impose dans une table presque paritaire de Shipwrights of the North sea. Hélène (11), Baptiste (9), Nourdine (6) et Justine (4) étaient aussi de l’aventure. Parité dans les victoires s’ensuit car, à Diamant, c’est Hélène (51) et Justine (41) qui mènent la danse, reléguant Vincent (31), Baptiste (30) et Nourdine (25) au rôle de comparses. Diamonds are a girl’s best friends.

Table 6, dite « Rouge sang » : où L’auberge sanglante voit débarquer Mickaël, Guillaume et Nicolas II, et dans son extension « Les forains », elle accueille les membres, étranges et inquiétants, d’une troupe de forains : un montreur d’ours, une femme à barbe, un lanceur de couteaux, une voyante. Avec un tel cirque, difficile d’y voir clair quant à l’issue de la partie.

Table 7, dite « L’homme est une femme comme les autres » : où, tandis que votre modeste narrateur a quitté les lieux, Thomas remet sa victoire en jeu à The island. Mal lui en prit car, ici, il assista impuissant au triomphe conjoint de Xel et Tristan, ax-aequo sur l’Olympe.

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Séance de MARDI 19/09/2017 à St-Elivet

Soirée de rentrée à Saint-Elivet où chacun a ressorti son cartable et ses outils.

Table 1, dite « Hache de pierre » : pour la rentrée, un cheu accessible avec des dés et du placement de pithécanthropes, L’Age de Pierre, regroupe Neox, Gérard, François-René et VHN. Ce dernier remporte une nette victoire.

Table 2, dite « Herminette en acier » : cinq autres adhérents (Baptiste, Ivan, Nicolas-2, Jean-Yves et Jack -que l’on pourrait baptiser Jack-2 pour le distinguer de Jack-Jacques-) s’attablent autour de Shipwrights of the North Sea. Et c’est Jack le charpentier le plus habile.

Table 3, dite « Pelle en fer » : trois joueurs sur quatre de la table 1 se lancent dans une partie de L’Auberge Sanglante. F-R remporte une nette victoire.

Table 4, dite « Mesure d’étain » : Jack et Nicolas-2 s’installent face à face. Entre eux deux, Sobek, un jeu où l’on fait commerce de diverses denrées au marché. L’un des deux a très sûrement fait de meilleures affaires mais lequel ?

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Séance de MARDI 26/07/2016 à Ti-Koad

Le 17 juin 656, le calife Othman était assassiné à Médine par une foule de musulmans en colère. La mort de l’octogénaire est à l’origine de la plus grave crise de l’islam. À la mort du prophète Mahomet, un quart de siècle plus tôt, son beau-père Abou Bekr est reconnu sans difficulté comme son remplaçant (calife). Son successeur, Omar, est tué en 644 par un esclave persan de confession chrétienne. Après d’âpres disputes, les leaders musulmans choisissent alors Othman ben Affan comme troisième calife. Le vieil homme appartient à une riche famille de La Mecque, a figuré parmi les premiers disciples du Prophète et a épousé deux de ses filles. Autant de titres qui justifient son élévation.

Bénéficiant de la foudroyante expansion des cavaliers musulmans au Moyen Orient et en Afrique du nord, le nouveau calife reçoit de considérables tributs qu’il met en bonne partie au service de sa famille. Il achève par ailleurs la recension de la Révélation divine, le Coran. Mais, il se voit reprocher son népotisme et doit faire face à une opposition grandissante à Médine.

Le calife appelle le gouverneur de l’Égypte à son aide, ce qui provoque la colère de ses soldats. Ils envahissent sa maison et le tuent alors qu’il est en train de lire le Coran. C’est le premier d’une longue série de meurtres politiques qui vont affaiblir le califat. Le jour même, Ali, le principal meneur, est proclamé calife à Médine. Mais son élection, très controversée, marque le début d’une bataille ouverte au sein de l’islam. Ali voit se détacher plusieurs alliés ainsi que de pieux Médinois révoltés par le meurtre d’Othman. Il est en contrepartie rejoint par les vieux croyants fidèles à la famille du Prophète et, tandis que ses appuis à Médine et La Mecque s’étiolent, il en retrouve de plus solides en Mésopotamie.

Le nouveau calife et ses partisans (chi’ites) prônent une grande rigueur dans la mise en pratique de l’islam et l’assimilation des populations conquises. Ils recommandent aussi que le califat revienne aux descendants en ligne directe du Prophète. Ils s’opposent sur ces points aux orthodoxes ou sunnites, adeptes d’une application souple de la doctrine musulmane (la sunna).

Afin de pouvoir affronter ses rivaux, le calife Ali quitte Médine avec ses troupes et s’établit à Koufa, en Mésopotamie C’en est fini du rôle politique de Médine et La Mecque. Ces oasis qui ont vu la naissance de l’islam ne seront plus désormais que des villes de pèlerinage…

Le calife triomphe une première fois de ses adversaires en octobre 656 au cours de la bataille dite « du chameau ». Aisha, l’épouse préférée du Prophète, adversaire déclarée d’Ali, est faite prisonnière et renvoyée à La Mecque pour le restant de ses jours. Mais le gouverneur musulman de Damas, Moawiya, un parent du précédent calife, prend à son tour les armes contre Ali. Les deux armées se rencontrent à Siffin, sur les bords de l’Euphrate, et s’apprêtent à en découdre après plusieurs semaines de vaines negotiations. Le choc a lieu à Siffin le 26 juillet 657. Ali est sur le point de l’emporter quand les soldats de Moawiya dressent des feuillets du Coran, le livre sacré, à la pointe de leurs lances, sur une idée de Amr ibn al-Aç, partisan de Moawiya. Impossible dans ces conditions de les attaquer !

Ali accepte l’arbitrage proposé par Moawiya et, ainsi, renonce à l’autorité de calife. Cette décision va causer sa perte: beaucoup de ses partisans l’abandonnent, considérant que l’arbitrage humain fait outrage à la justice divine. Ils provoquent le premier schisme de l’islam et forment la secte des kharidjites (du verbe kharadja, sortir), qui va prospérer brièvement en Mésopotamie avant de s’épanouir chez les Berbères d’Afrique du Nord, puis de se marginaliser.

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1359 ans après ce haut fait d’armes, l’Islam est plus que jamais en ébullition. Dire que brandir un livre saint en guise de bouclier sacré est une protection qui a quelque peu fait son temps, c’est aujourd’hui enfoncer une porte ouverte… De portes, il en sera d’ailleurs beaucoup question en cette soirée de Ti Koad où le jeu reprit ses droits (civils bien sûr).

Table 1, dite « porte abattante »
…où, en guise d’apéritif, Dom nous propose de tester Two rooms and a boom. Un jeu d’ambiance et de role play estampillé US, où les rouges affrontent les bleus. Parmi les rouges, un kamikaze (« bomber »). Parmi les rouges, un président. Le but des rouges est de mettre le kamikaze dans la même salle que le président à la fin des 3 manches, le but des bleus est bien sûr d’y échapper. Le mécanisme de jeu s’adjoint, dans chaque salle, d’un chef, révocable, qui a pouvoir, à la fin de chaque manche, de renvoyer un « otage » dans l’autre pièce. La parole est libre à propos de son propre rôle (qu’il est bien sûr interdit d’échanger), et tout le monde est debout ! Enfin, les manches, qui sont chronométrées, raccourcissent au fur et à mesure… Dans une deuxiéme partie, un nouveau rôle est introduit: le médecin bleu doit avoir rencontré le président, de même l’artificier rouge doit reconnaître son kamikaze. Bref, c’est une histoire de bluff, de role play, et de portes qui claquent, mais, comme on n’est pas chez Feydeau, on n’a pas le droit de mettre les otages dans des placards. Il doit y avoir aussi un peu de stratégie… Si vous la trouvez, dites m’en des nouvelles ! Pour la petite histoire les bleus ont triomphé deux fois, la deuxième partie s’étant conclue par l’expulsion d’un otage trop véhément, François-René (qui était le kamikaze) par le chef-président (Franck) efficacement secondé par votre humble serviteur, son médecin dévoué. Un joli coup !

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Après, tout le monde s’assit, la soirée prit un cours presque normal mais toujours entre deux portes, les gentlemen de la table 2, pour préserver leur réflexion,  prenant leurs quartiers dans l’entrée.

Table 2, dite « entre deux portes »
…où Dom, Thomas, François-René et VHS, coincés donc entre les deux portes, entament par un premièr opus une campagne d’enquêtes de Sherlock Holmes: Détective conseil. Nous n’en dévoilerons que le titre, Le magnat des munitions, et notre score, un honorable 40 (100 étant le score de Sherlock himself), grâce à un Thomas incisif, un François-René clairvoyant, et un Dom soucieux de développement durable.

Table 3, dite « the girl next door »
…où Xel s’adjuge deux parties de suite, à New York Kings, puis l’Auberge sanglante. Paul, Bruno et Olivier furent parmi ses victimes…

Table 4, dite « derrière la porte verte »
…où Franck, derrière la porte verte (donc invisible pour le chroniqueur, resté campé dans l’entrée, voir table 2), jouta avec quelques comparses (Felipe et les deux Nicolas) à Celestia puis, dépassé par cette lutte, se retira en soupirant. Je ne sais pas s’il leur a donné une leçon aussi à Hit Z Road (car il faut bien le dire, son tennis est prévisible), le forum le dira, mais quel beau métier, professeur !

Table 5, dite « en porte de saloon »
…où en fin de soirée quelques survivants, qui n’avaient pas école le mercredi, ont entamé puis fini un Colt Express qui verra un étrange tableau de marque surplombé par Nicolas II (2650) devant Nicolas-Neox (2500). Et la soirée n’était pas encore finie quand votre narrateur prit enfin congé. Ciel mon mardi !

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