Séance de MARDI 24/03/2026 à Servel

Le 24 mars 1973 sort Dark Side of the Moon, ou bien le 16, ou le 1er, ou le 23, personne ne semble savoir d’autant que la date diffère entre les Etats-Unis et l’Europe. Disons qu’il est sorti en mars 1973 pour ne fâcher personne. Que dire de cet album-concept mythique qui évoque la vie sous pression des membres du groupe, y compris les problèmes de santé mentale de leur ancien chanteur et guitariste Syd Barrett ? Faisons plutôt silence, appuyez sur Play et laissez vous porter.

Table 1, dite « On the run » : Xel et Olive jouent à Barcelona. Petit mémo du second : « Départ canon de Xel qui a dû visiter la ville comment expliquer autrement la chose, elle marque presque 50 points en 2 tours. Le jeu est toujours aussi plaisant, mais il faut garder toute sa concentration sous peine de se faire distancer. Nous n’avons pas du tout utilisé l’action tramway (sans doute en panne ! comme le téléphérique de Brest NDLR). Au final je remonte au score en valorisant les scoring Cerda de la seconde et de la troisième manches. Malgré tout la victoire est pour Xel 278 à 261 », score serré finalement.

Table 2, dite « Money » : JiBee continue à découvrir les jeux de l’asso acquis avant son retour. Ce soir c’est le tour de Grand Austria Hotel, où il est rejoint par Vincent et VHN. Après avoir expliqué les règles, Dom les met en application en fermant rapidement trois chambres, puis en étant le premier à atteindre 2 des 3 objectifs de la partie. Sans se laisser démonter, Vincent et JB mettent en place les éléments d’un moteur puissant. Arrivé au milieu de la partie, celui de Dom s’enraye : incapable de progresser sur la piste de l’empereur, il subit ses punitions (-17 PV). Descendu à 0 couronnes, il se retrouve englué avec no money sans pouvoir faire d’action puissante et paradoxalement accumule les cubes en cuisine (il finira avec quatorze et osera la formule « mourir de faim le ventre plein »). JB a déjà pris la tête sur la piste de score et ouvre la dernière manche par un lancer de dés miraculeux (cinq « 2 » sur 12 dés !) qui lui permet de faire monter in extremis deux convives de poids (+24 PV). Au décompte final Dom perd encore 10 points pour ses deux convives restés en salle et JB ressort vainqueur avec 150 PV devant Vincent 98 et Dom 80. « Manque un peu d’interactivité » conclut sobrement le gagnant.

Table 3, dite « Eclipse » : Faline fait découvrir Vale of Eternity, jeu de cartes aux mécanismes intéressants, et avec des pièces (mais qui ne rend pas la monnaie), à Corentin et François. Ce dernier s’empare avec opportunisme d’une carte qui le fera gagner en doublant la valeur de ses pièces. Qui plus est, il la couple avec une autre carte qui transforme les pièces en PV, et avec une troisième qui permet de récupérer la deuxième de tour en tour. Il s’envole sur la piste de score et se voit grand vainqueur, quand, à la (sa ?) surprise générale, Faline l’éclipse sur le dernier tour. Avec 70, elle dame le pion à François, 66, et Corentin, 48. Les mêmes entament ensuite un Cat in the box, mais la matou accouche d’une souris et se voit remisé dans sa boîte en attendant des jours meilleurs, illustrant à merveille le paradoxe de son absence et sa présence simultanées.

Table 4, dite « Time » : Ou plutôt tea time, car Marie-Anne, Thomas et Nastassia jouent à faire briller des plantations de thé à Ceylan, et c’est Thomas qui l’emporte devant la plus versée de la table dans l’art du thé.

En cette nuit de premier croissant de la lune, un nombre de joueurs égal aux musiciens de l’album (si on inclut le saxophoniste présent sur deux titres) finit la soirée avec un The Gang où le groupe fit merveille.

Séance de VENDREDI 13/03/2026 à Servel

En 1980, Tim Berners-Lee, 25 ans, informaticien britannique tout juste sorti d’Oxford, est en stage à Genève, au CERN. Pour faciliter la lecture de la base de données du centre, il conçoit une connexion directe entre mot-clé et dossier référent, et ainsi naît le lien hypertexte. Neuf ans plus tard, il y revient au CERN après un détour britannique et s’aperçoit que les chercheurs du monde entier qui travaillent avec le centre genevois  sont confrontés aux pires difficultés pour échanger dossiers et notes. À la demande de son supérieur hiérarchique, il reprend son idée de lien hypertexte et l’applique à la mise en relation non plus seulement des dossiers du CERN mais de toutes les bases de données scientifiques du monde en utilisant le réseau internet, dérivé d’ARPAnet. Le 13 mars 1989, il soumet son projet à son supérieur, lequel le juge « vague but exciting ». Grâce à l’appui efficace d’un collègue belge, Robert Cailliau, il emporte finalement l’adhésion du CERN. Le 12 novembre 1990, les deux amis déposent le nom de la nouvelle interface : World Wide Web. C’est le début d’une révolution planétaire.

37 ans après, Parties Civiles n’en finissait plus de tisser sa toile.

Table 1, dite « Connexions huilées » : Thomas entraîne Olive et François dans Crisis, jeu de placement d’ouvriers, où, dans une société en crise, il s’agit de produire des ressources pour survivre, mais aussi faire progresser la planète, chaque manche étant dotée d’un objectif collectif de PV pour la maintenir en bonne santé économique. Choisissant le niveau facile, ils parviennent au bout de la partie sans avoir précipité la société dans un krach économique fatal. Fort d’un dernier tour éblouissant, à 32 PV et 56 pièces, François sort vainqueur avec 131 (score sous-estimé car il s’est oublié des points), devant Thomas, 113, et Olive, 98. François parti, Olive entraîne son compère dans un délicieux Mille Fiori.

Table 2, dite « Des araignées et des hommes » : Mickaël invite Xof et  Dom à un Ark Nova (l’extension est dans la boîte et est plutôt transparente, surtout que les projets de conservation permanents ne poussaient pas vers les poissons). Justement, ces 3 projets concernent des familles d’animaux et assez naturellement chacun va se spécialiser en herbivore/oiseau/primate. Mickaël est le premier à décoller sur la piste de réputation tandis que Dom mène de peu sur la piste d’attrait. En fin de partie Dom remplit son zoo, vite suivi par Mickaël : leurs paires de marqueurs se rapprochent et le croisement est proche. Mickaël et Xof font carton plein sur leur objectif personnel et l’avance prise en cours de partie par Mickaël subsiste : il gagne avec +23 contre +12 et +11 à Dom et Xof. Belle partie où tout le monde finit avec un écart positif.

Table 3, dite « Toile de maître » : Dune Imperium voit Corentin mater sans coup férir Fred et François-le-jeune, notre nouvel adhérent, bienvenue à lui.

Table 4, dite « Vague mais excitante » : Younaël invite Pierre-Yves, JiBee, OlivierL et Faline à un projet excitant, celui de Hard rock 1977, mais ce qu’ils en ont fait nous est resté très vague faute de rapport circonstancié.

Table 5, dite « Réseau local » : Iss Vanguard continue, avec François-René, Armand, OlivierB et Jérôme, voilà un réseau qui ne s’étend guère au fil de la campagne.

Table 6, dite « Réseau étendu » :  la table 5  fusionne avec la 4 pour finir par The gang.

Séance de MARDI 10/03/2026 à Servel

Le 10 mars 1899 est publié un décret dédié à la règlementation administrative de la circulation des véhicules terrestres à moteur, les automobiles. Il était temps d’encadrer un nouveau moyen de transport qui se développait dans l’espace public et dont la technologie et les performances progressaient rapidement. Ainsi sont instaurés des normes techniques (double système de freinage, solidité des réservoirs, vérification par le service des Mines des éléments essentiels de sécurité, etc.), la formation des conducteurs (création d’un certificat de capacité à la conduite dont le retrait est prononcé après deux contraventions dans l’année), l’identification des véhicules par une plaque et un code de la route régulant la cohabitation entre piétons, cyclistes (eh oui, déjà !), animaux et automobiles (dont la vitesse se voit limitée à 30 km/h en campagne et 20 km/h en agglomération). Au cours du XXe siècle l’automobile s’est généralisée dans les pays riches au point de structurer profondément l’urbanisme et l’occupation du territoire, au prix d’une profonde dépendance aux importations pétrolières (et d’un litre de gazole à 2,20€ le jour même selon des sources bien informées -et navrées-) et d’un lourd tribut en vies humaines (plus de 18000 morts sur la route en 1972). Outil difficilement remplaçable d’une mobilité aisée et libérée, il lui reste à se réinventer dans un XXIe siècle aux contraintes toutes différentes. En voiture pour notre compte-rendu ludique !

Table 1, dite « Faux départ » : Moins connu que Viticulture mais sur le même thème, voici de retour Age of Champagne avec comme maîtres de cave Xel, Olive, Benjamin et François qui vient faire connaissance. Un jeu de placement d’ouvrier qui décrit fidèlement tout le cycle de production et de vente des cuvées du roi des vins. Avaient-ils forcé sur l’apéro ? on ne sait mais il s’avère qu’une erreur majeure de règles déclara la partie nulle. Pas lassés, Xel et Olive en redémarrent une à 23h passées. Cette fois-ci cela devrait être bon.

Table 2, dite « A toute berzingue » : Faline, Delphine, Corentin et VHN jouent à Wondrous Creatures, seul le dernier découvre. Un jeu où on construit un tableau de cartes en cherchant à la fois à les faire comboter et à se positionner en vue d’une demi-douzaine d’objectifs, un peu comme à Grand Austria Hotel. Classiquement, les effets des cartes sont soit à la pose, soit permanents, soit de scoring final mais il y a aussi deux types plus originaux : « Recharge » qui s’active quand on récupère ses 3 ouvriers du plateau où on obtient des ressources et des œufs, « Energie » qu’on active en défaussant un des quelques jetons qui sont arrivés au moment de la pose (un peu comme les cartes à effet différé de Troyes). Ce sont ces cartes que Corentin multiplie et active de façon croisée, donnant lieu à des tours acrobatiques qu’il prolonge à l’envi. Il est le premier à atteindre l’objectif de 14 cartes, Delphine celui de 8 œufs pendant que Dom vise les objectifs liés aux familles d’animaux. En fin de partie on voit arriver des cartes qui rapportent immédiatement des points et le rythme s’accélère (c’est l’épuisement des jetons Trophée, qu’on gagne en général en remplissant un objectif, qui déclenche la fin de partie). C’est Dom qui l’emporte avec 132 PV et une feuille de score équilibrée, devant Faline 115, Corentin 114 et Delphine 100.

Delphine partie, les trois restants finissent avec deux parties de The Gang, toutes deux gagnées (et la seconde avec une carte de handicap permanent). Certes c’est plus facile avec moins de joueurs mais on a vu pas mal de configurations inhabituelles (3 doubles paires ou 2 brelans de « 3 ») qui dans l’ensemble ont été intuitées avec succès.

Séance de MARDI 17/02/2026 à Servel

En 1509, Afonso de Albuquerque prend son poste de gouverneur de l’Inde portugaise. Il envisage la possibilité de prendre le contrôle du commerce dans l’océan Indien en verrouillant trois détroits-clés : Aden, Ormuz et Malacca, tous trois contrôlés par des pouvoirs musulmans (arabes, perses et malais). Au préalable, il lui faut une base terrestre d’où mener ses opérations. Alors qu’il se prépare à attaquer en mer Rouge, il apprend d’un pirate de la côte de Malabar qu’un sultan indien assemble une flotte de combat près de Goa, ville dont la population hindoue est depuis 15 ans sous le joug de souverains musulmans. Albuquerque change ses plans et fait voile vers Goa qu’il attaque : après la capture d’un fort les notables acceptent un changement de régime leur garantissant la liberté religieuse et le 17 février 1510 le Portugal prend possession de la ville qu’il se met immédiatement à fortifier, craignant une contre-attaque. Celle-ci vient en mai et le 31 mai les portugais doivent abandonner la ville mais leurs bateaux restent coincés dans l’estuaire par les orages de mousson, sous le feu des canons de Goa. Ils se refont et se renforcent pendant l’été et le 24 novembre les voilà de retour sous ses remparts. Bien équipés, les portugais et leurs alliés bloquent la fermeture des portes de la ville, après quelques heures les défenseurs sont en déroute. Cette fois les musulmans sont tués et leurs propriétés mises à sac. C’est la première fois depuis Alexandre le Grand que des européens ont conquis des terres en Inde. En trente ans la ville, point focal du commerce des épices, atteindra 200000 habitants mais sera abandonnée après une série d’épidémies au XVIIIe siècle.

Table 1, dite « Ivres d’épice » : Jack, Caroline, Corentin et BenjaminG jouent à Dune Imperium. Cela se frictionne bien jusqu’au dernier combat que Jack remporte devant un Benjamin déconfit, mais il est à 9 PV avec Corentin (il en faut 10 pour mettre fin au jeu). Ce dernier abat une carte qui lui ajoute 2 PV, et il a aussi dans son deck deux cartes « l’épice doit couler » qui valent encore 2 points, il l’emporte avec 13 PV devant Jack puis Benjamin et Caroline.

Table 2, dite « Souverains indiens » : Rajas of the Ganges au menu pour Olive, Xel, François et Dom. Olive et Dom prennent le meilleur départ sur la piste des roupies ce qui leur donne accès en premier à leur quatrième ouvrier. Dom oriente son jeu vers la construction de marchés et avance peu sur la rivière. Olive, lui, ne construira que deux marchés, leur préférant les bâtiments rapportant des points de prestige. Il s’ingénie aussi à monopoliser le rôle de premier joueur au grand dam de Xel qui est à sa droite. La partie avance bien, Dom commence à entrevoir le croisement de ses deux pistes (roupies et prestige) en continuant à mener sur l’argent mais Olive construit une tuile qui le fait bondir de 8 points de prestige, lui aussi approche du croisement. Tout le monde n’a plus que son cinquième ouvrier à jouer, il ne manque que 3 roupies à Dom pour croiser et il a au moins deux façons de les obtenir. Faute du dé orange qui va bien, Olive n’arrive pas à progresser assez dans sa dernière action. Dom plie ainsi la partie avec un écart de +1 entre les deux pistes, contre -5 à Olive, -39 à Xel et -68 à François.

Après The Ganges, The Gang où Younaël les rejoint. Alternant entre les hauts et les bas au milieu de remarques acides sur la « bonne » façon de communiquer, la petite bande arrache une victoire sur le fil par 3 à 2, pas si mal à 5 joueurs hétérogènes. Younaël indique qu’il démarre souvent les parties avec deux cartes handicapantes, on n’en est pas là !

Table 3, dite « Empire conquérant » : Celui-là cela faisait un bon moment qu’on ne l’avait pas vu. C’est un classique mais Race for the Galaxy est-il trop simple (« Pas assez cher, mon fils ! ») pour les goûts actuels du marché ? Que des cartes (et une poignée de jetons de PV) dans une boite pas trop grande (et non ce n’est pas une œuvre de Carl Chudyk) mais de multiples façons de développer une stratégie en fonction de sa planète de départ et des nombreuses cartes qu’on voit passer au cours de la partie, et l’importance d’anticiper les actions que les autres vont choisir à chaque tour (tous les joueurs exécutent chaque action choisie au moins une fois, avec un bonus pour celui qui l’a jouée). Les joueurs, justement, sont Olive, Younaël, Corentin et VHN. Pour cette redécouverte Corentin se révèle le connaître parfaitement, il développe une stratégie de production autour de cartes marron complétées par deux développements de valeur 6 (« c’est ces cartes qui font gagner » avait-il pris soin de rappeler lors de l’explication). Dom a rushé la fin de partie en construisant le premier 12 cartes dans son tableau, seul Olive qui a tenté une stratégie militaire y parvient aussi. La marque finale est de 38 PV pour Corentin, Dom 34, Olive 30, Younaël 25.

Séance de VENDREDI 13/02/2026 à Servel

Le 14 février 1989, le régime iranien appelle au meurtre de Salman Rushdie, l’auteur du roman Les Versets sataniques, jugé sacrilège, condamnation à mort assortie d’une récompense financière d’un million de dollars. L’écrivain américano-britannique d’origine indienne est devenu un symbole de la lutte pour la liberté d’expression et contre l’obscurantisme religieux. Depuis la publication de ce « contrat », il fit l’objet d’une protection policière renforcée, réduite au fil des ans, jusqu’au retrait de ses gardes du corps, et utilise des pseudonymes, comme Joseph Anton, dont il fera une autobiographie remarquable à la troisième personne du singulier. Le 12 août 2022, il est poignardé à dix reprises et grièvement blessé lors d’une conférence aux États-Unis. L’agression lui laisse des séquelles (perte d’un œil, notamment), mais il continue à écrire. Il relatera son expérience dans un ouvrage Le Couteau, paru en 2024.

37 ans après, les religions foisonnaient sur les tables de Parties Civiles dans un étonnant syncrétisme ludique.

Table 1, dite « Dieu reconnaîtra les siens » : Dom, Xel et François se replongent dans le moyen-âge avec Troyes, un classique où les parties ne se ressemblent pas au gré des tirages de cartes. Dans une partie aux auccents funestes, entre guerre de tranchée contre les événements néfastes et cartes peu lucratives, chacun mène sa partition suivant son objectif caché, Xel plaçant ses ouvriers rouges, François recherchant l’influence, Dom voulant être placé sur les bâtiments. François fait une razzia sur le combat des événements et semble avoir pris une belle avance, mais au décompte final, Xel rushe grâce aux objectifs de fin, et Dom n’est pas en reste. Le score incroyable de cette partie serrée donne les trois dans un mouchoir de poche, Dom et François, 33, et Xel 32 ! On notera que François était plus riche, mais la règle ne comporte pas, à son grand dam, de règle de départage !

Table 2, dite « Mauvaise rencontre » : La fine équipe de ISS Vanguard réunit les habituels François-René, OlivierB, Jérôme et Armand. Ils y ont rencontré un prédateur, et s’en sortent avec des séquelles.

Table 3, dite « Evangélisme planétaire » : Cette table de Terraforming Mars réunit Olive, Jibee, Marc et Jeff. De ces durs-à-cuire, on ne saura rien, les communications martiennes étant connues pour leur lenteur insupportable.

Table 4, dite « Satanique » : à Culte puis Horreur à Arkham (version cartes ?)  on vit Faline, Erwan, Cotentin et Younaël plonger dans les ténèbres.

Table 5, dite « Sous les mânes de Neptune » : L’inépuisable Ark Nova réunit une fois encore Mickaël et Steven. Le premier fit appel à Neptune pour infliger une dérouillée au second, écho magistral de la terrible punition infligée par Thésée à son fils, entendue la veille même au Carré magique.

Table 6, dite « Jeux interdits » : The gang réunit les protagonistes de la table 1 et Mickaël, pour des résultats contrastés, mais finissant sur une victoire. C’est du poker, mais avec de la psychologie, et ces quatre-là ont fini par s’entendre.

Séance de VENDREDI 23/01/2026 à Servel

Comme Lavoisier, Claude Chappe faisait partie des privilégiés de l’ancien régime. Il naît en 1763 dans une famille aisée de Sarthe ouverte aux techniques et aux sciences (son oncle était astronome et fut envoyé en Sibérie par l’académie des sciences pour observer un transit de Vénus devant le soleil, un sacré périple) et étudie au collège jésuite de la Flèche, fameuse institution à l’époque qui compta Descartes parmi ses anciens élèves. Il obtient une position ecclésiastique assortie d’une bonne rente et peut alors se consacrer à son intérêt pour la physique. Fini tout cela à la Révolution, le voilà de retour sur les terres paternelles où il retrouve ses frères avec qui il travaille à un système de télégraphe optique.

L’idée de communiquer à distance par des signaux visuels n’est pas nouvelle mais sa contribution est d’organiser un système industriel complet avec construction de bâtiments sur des points hauts, recrutement et formation du personnel et invention d’un code original utilisant un bras rotatif aux extrémités articulées, facile à construire, qui reste discernable à grande distance et qui résiste bien aux tempêtes. Entrepreneur pionnier des réseaux de télécommunications, soutenu par son frère Ignace qui était membre de l’assemblée législative, il procède à des démonstrations convaincantes après pas mal de mises au point ; en 1793, avec l’ennemi aux frontières, il obtient le financement d’une ligne de télégraphe de Paris à Lille. En 1794, la nouvelle de la prise de la ville de Condé-sur-Escaut parvient à Paris en une heure, bien plus vite que n’importe quel cavalier. C’est la reconnaissance et plusieurs autres lignes sont construites, dont Paris-Brest en 1799 (qui traversait les Côtes d’Armor avec des stations notamment à Lanrodec et à Plougonver). Chappe prend la tête de l’Administration des Lignes Télégraphiques. A son apogée le réseau compte 8 lignes avec plus de 500 postes sur 4000 km mais à partir des années 1840 l’arrivée du télégraphe électrique, insensible aux conditions météo, transmettant l’information à plus haut débit et nécessitant moins de personnel le rend irrémédiablement obsolète et met fin à cette épopée économique d’un demi-siècle. Mais auparavant son inventeur est retrouvé mort au fond d’un puits à Paris le 23 janvier 1805, présumé suicidé. Une statue lui rendant hommage existait Boulevard Saint-Germain mais fut fondue en 1941.

Arrêtons-nous enfin sur deux aspects techniques intéressants du télégraphe de Chappe :

  • Chaque extrémité mobile pouvait être orientée dans 7 positions tandis que le bras principal de 4,6 m était soit horizontal soit vertical. Cela donnait un vocabulaire de 98 signaux (7 x 7 x 2), soit 92 symboles et 6 signaux de service. En les groupant par paires (il ne fallait pas se désynchroniser !) on pouvait communiquer 8464 (92 x 92) mots ou expressions : le premier code était le numéro de la page, le second le numéro de la ligne dans la page. Ce n’était donc pas un code alphabétique comme le fameux ASCII. Pour des raisons de confidentialité, seul un nombre restreint de directeurs disposaient du livre de vocabulaire qui était périodiquement renouvelé. Dans le Comte de Monte-Cristo, le héros (proto-hacker ?) soudoie un employé du télégraphe pour envoyer une fausse nouvelle visant à ruiner un banquier.
  • Il a fallu disposer d’instruments d’optique de qualité, des lunettes grossissant de 30 à 60 fois, mises au point à Londres à la fin des années 1750. Chaque station en avait deux réglées une fois pour toutes, visant les stations amont et aval à une distance de 10 à 20 km. Chacune coûtait plusieurs mois de salaire d’un employé au point que le pouvoir politique initiera le développement d’une industrie nationale d’optique pour ne plus dépendre des anglais.

Table 1, dite « Sacré périple » : Nouveau run de Tamashii : Chronicle of Ascend pour Stéven, Samuel et Fabrice. Ce soir ils doivent livrer différentes bricoles dans la galaxie mais face à eux cela ne rigole pas. Leur but principal est de survivre, ce qu’ils ont finalement réussi à faire.

Table 2, dite « Décodage hasardeux » : C’est cinq parties de l’apprécié The Gang qu’enchaînent F-R, Jérome, OlivierB, Armand et Bérenger. Il semble que la communication avec ce dernier ait été problématique ce qui donna 4 défaites sur 5, avec la consolation d’un perfect pour la dernière manche. La table réduite à trois dispute ensuite un Aeon’s End (coopératif) : face au boss « Chevalier des entours » ils ont gagné de justesse, avec juste un être survivant dans le village qu’ils devaient défendre, et il n’est même pas sûr que c’ait été un humain.

Table 3, dite « Radiocommunications » : Toujours loin mais loin dans l’espace une partie de S.E.T.I regroupe Fred (le seul à connaître), Corentin, CarolineTH et Sébastien. La partie a duré longtemps mais longtemps, et tout ce que nous avons capté sur notre radiotélescope de poche est que Caro & Seb galéraient, le second regrettant le choix de sa faction.

Table 4, dite « Epopée économique » : Ici pas de galères mais des barcasses ventrues appelées cogues, c.a.d de robustes cargos hauturiers qui sillonnaient la mer du Nord et la Baltique à l’époque de la Hanse. Quatre armateurs autour de Kogge : Tristan, Olive, Pierre-Yves et VHN. Une belle partie, très disputée et pleine de coups habiles et d’émotions. Olive et Dom, dans le sillage l’un de l’autre, parviennent à construire un second comptoir dès le premier tour. Tristan n’est pas en reste et P-Y, le seul à découvrir, se rôde aux conséquences subtiles des actions de jeu. L’auteur de ces lignes ne peut qu’encore une fois chanter les louanges de ce jeu original où on peut construire des coups créatifs mais où les joueurs qui vous précèdent disposent de plein de façons de faire tout dérailler (en changeant le stock de ressources dans les villes, en y construisant un comptoir avant vous, en modifiant la topologie des liaisons intervilles, ou plus grossièrement en pillant votre cargaison), d’où l’importance de l’enchère souvent cruciale de début de tour. On y joue un nombre variable de cartes qui vont à la fois déterminer l’ordre du tour (avec un petit bonus au premier qui décide du déplacement de l’échevin) et dans quelles villes de nouvelles ressources vont apparaître (… à condition qu’il en reste dans la réserve, là aussi on peut interférer avec vos plans). Tout ça pour dire qu’après moultes péripéties (P-Y qui pille sans conviction un Dom désigné à la vindicte populaire, Tristan qui accumule un butin considérable en pillant Riga mais que Olive, en faisant un triple déplacement, repille aussitôt -en ce cas la victime perd la moitié de sa cargaison mais il restait encore une dizaine de cubes au barbu qui put dans la foulée à la fois construire un comptoir et acquérir un jeton-bonus-) on retrouve trois joueurs à égalité avec 4 points de développement (DP) ; l’échevin est loin d’avoir bouclé son deuxième tour donc la partie va prendre fin au profit du premier à gagner son cinquième DP. Olive et Tristan ont l’avantage de pouvoir rejoindre à volonté la ville de l’échevin tandis que Dom a 6 cubes gris, il lui faut rejoindre l’échevin par les routes disponibles. Avec deux « 2 » en main, il peut remporter l’enchère mais, ayant bêtement révélé ses intentions, Tristan qui joue avant lui contre avec deux « 3 » et s’assure que l’échevin s’arrête avant. Dom se réfugie à Riga où il a un comptoir et achète deux « 3 », avec ça il devrait faire bonne figure à l’enchère suivante vu que Tristan aura moins de cartes en main. Malheureusement c’est Olive qui joue deux « 6 », déplace l’échevin à Stockholm où il le rejoint. Il lui manque un cube pour gagner et Dom, jouant en second, le rejoint en passant par Straslund et lui achète le jeton-bonus de la victoire.

Avec une petite reconfiguration (JiBee en plus, P-Y en moins) ils jouent ensuite à La Gloire de Rome. Tristan construit une combo de bâtiments qui le rend de plus en plus efficace pendant que JiBee et Olive, ne se faisant pas confiance, construisent chacun la Palissade (qui protège contre l’action du légionnaire). Ils mettent en jeu tous deux une carte avec un pouvoir à l’achèvement « faites l’action xxx pour chacun de vos points d’influence » (patron pour Olive, artisan pour JB) avec des résultats spectaculaires. Dom a moins de bâtiments et de clients mais soigne le remplissage de sa chambre forte avec des matériaux de qualité. Il met fin à la partie avant que Tristan soit surpuissant et ce sont des matériaux humbles et négligés (les débris et la brique) qui lui donnent 6 points de majorité lui permettant de l’emporter avec 33 PV (9 influence + 24 chambre forte) devant JB 28, Tristan 27 et Olive 14.

Table 5, dite « Dernières nouvelles ! » : On trouve à la table de l’Auberge Sanglante Marie-Anne, Mickaël, Thomas et JiBee. Une bien triste affaire d’aubergiste véreux et de clients abusés puis estourbis et enterrés. Mickaël est le plus psychopathe de tous les serial killers et sa cave (qui n’a pas le même usage qu’à Viticulture !) recèle en fin de partie pour 80 PV de victimes, mieux que Marie-Anne (71), Thomas (68) et JiBee (66). Plus ou moins les mêmes continuent avec Bomb Busters dont ils font plusieurs missions visant à chaque fois à désamorcer un engin explosif. Quelle époque nous vivons.

Séance de MARDI 06/01/2026 à Servel

L e 6 janvier 2021, l’assaut du Capitole causait cinq morts, dont un policier. Cette émeute provoquée par Donald Trump, président sortant battu aux élections, qui rejette le résultat des suffrages. Au terme d’une vaste campagne pour conserver le pouvoir, en dépit de la victoire de son adversaire, qu’il conteste de nombreux recours en justice, tous infructueux, il ne reste plus que cette étape symbolique pour soutenir sa demande au Congrès et au vice-président Mike Pence de rejeter la victoire du candidat élu Joe Biden. Lors de son discours, alors qu’il expose sa rhétorique, Trump incite la foule à se lancer à l’assaut du Capitole pour bloquer la certification des résultats du vote du collège électoral et la victoire de son adversaire, alors que le congrès est réuni pour achever le processus électoral. Il les appelle à marcher sur le Capitole, en leur demandant de « se battre de toutes leurs forces », précisant : « Vous ne reprendrez jamais notre pays si vous êtes faibles. Vous devez montrer de la force et vous devez être forts ».

Avant la fin des discours, la manifestation tourne à l’émeute. Une foule de partisans part à l’assaut du Capitole, déborde violemment les forces de l’ordre et pénètre par effraction dans le bâtiment, en pleine session de décompte des voix du collège électoral. Les émeutiers franchissent les dispositifs de sécurité, investissent salles et bureaux, se livrant au saccage et au pillage. La session du Congrès américain reprend dans la nuit et débouche sur la certification des résultats par le vice-président des États-Unis (que certains émeutiers ont promis de « pendre »), officialisant la victoire de Joe Biden par 306 voix contre 232.

La plupart des dirigeants mondiaux tiennent Donald Trump pour responsable de cet événement sans précédent dans l’histoire du pays, et la Chambre des représentants vote le 13 janvier une seconde procédure de destitution pour « incitation à l’insurrection contre le gouvernement des États-Unis ». Le 14 février, le Sénat vote à 57 voix contre 43, sept républicains ayant rejoint les démocrates unanimes, mais il en fallait 67 pour le déclarer coupable. Il sera inculpé par la justice fédérale pour « complot contre les États-Unis » en août 2023, mais les poursuites seront abandonnées lorsqu’il est réélu président des États-Unis en 2024. Une fois investi, il continuera à affirmer qu’il a perdu des « élections totalement truquées », et gracie plus de 1 500 émeutiers qui avaient été condamnés pour leurs actes, les désignant « otages du 6 janvier ».

Political Cartoon U.S. Trump MAGA Capitol riot | The Week

5 ans après, nul discours enflammé n’était nécessaire pour inciter les adhérents de Parties Civiles à prendre d’assaut la maison de quartier de Servel. Etant fort civils, ils l’ont rendue dans le même état qu’à leur entrée.

Table 1, dite « Etranges créatures » : Wondrous Creatures, jeu de placement d’ouvriers et de collection de créatures rassemble des admirateurs ptêts à participer à la création de la première réserve de créatures au monde. Corentin, Nolwenn, Faline et François-René étaient de l’aventure. L’histoire ne dit pas s’ils ont croisé des créatures comme « QAnon Shaman », reconnaissable à sa coiffe à cornes et son corps peint, « Bullhorn Lady », son chapeau rose et son mégaphone, « Fingerman » – au geste offensant les forces de l’ordre, ou « CatSweat » et son sweatshirt Caterpillar.

Table 2, dite « Sans discussion » : Dom, Xel et François s’emploient à forcer leur destin en implorant , et c’est Xel qui s’impose avec 50, devant François, 43, et Dom 39. La somme des disques de vote restés à la fin a fait basculer le résultat, offrant 5 PV à Xel et délestant François d’autant, mais personne ne chercha à le contester.

 Table 3, dite « A l’assaut » : Mickaël aurait-il enfin trouvé la martingale à Orléans ? Pour s’en convaincre, il part à l’assaut de deux joueurs inexpérimentés, mais qui ne s’en laissent pas conter ! Pari perdu car Benjamin survole la partie avec un explosif 147, dont 72 au décompte final avec un niveau multiplicateur 6 ! Mickaël est un dauphin séduisant avec une marque de 120 remarquable, et Nastassia le suit de près avec un 113 très honorable.

 Table 4, dite « Mouvements de foule » : Younaël arrive en fin de soirée, et rejoint la table 2, qui l’accueille à bras ouverts pour une fin de soirée en pente douce et en coopératif, d’abord à Die Crew. puis à The gang. Ce furent autant de victoires pour cette foule aux mouvements très coordonnés.

Séance de VENDREDI 19/12/2025 à Servel

Le 19 décembre 1971 sort Orange mécanique, adapté du roman éponyme d’Anthony Burgess, film d’anticipation autant que satire de la société moderne. Dans une cité urbaine futuriste, les jeunes ont pris le pouvoir et font déferler une violence sans contrôle dans un climat malsain, viscéral, souvent plus psychologique que visuel. Le film chronique l’action criminelle d’un gang (Alex et ses « droogies »), puis de la tentative de réhabilitation de son chef par un conditionnement psychologique expérimental et controversé. Alex y narre l’action à la première personne dans le langage nadsat, un argot anglo-russe inventé par Anthony Burgess qui ancre le film dans l’imaginaire teenager (nadsat est le suffixe des nombres de 11 à 19 en russe). Stanley Kubrick décrira son film comme « une satire sociale traitant de la question de savoir si la psychologie comportementale et le conditionnement psychologique sont de nouvelles armes dangereuses pouvant être utilisées par un gouvernement totalitaire qui chercherait à imposer un vaste contrôle sur ses citoyens et en faire à peine plus que des robots. » En 2020, Orange mécanique a été sélectionné par le National Film Registry pour être conservé à la bibliothèque du Congrès pour son « importance culturelle, historique ou esthétique ». Et pour son effet d’anticipation, pourrions-nous ajouter aujourd’hui.

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54 ans après, aucune violence, plutôt un déferlement de douceur dans cette soirée de Parties Civiles à l’approche des fêtes, où l’on glissera quelques échantillons de nadsat pour ajouter au frisson de l’hiver. Tant qu’à se mettre au russe, autant le faire tôt.

Table 1, dite « Mâle dominant » :  Dominant species marine plaît, et on y revient avec cette table de malchiks. Avec les forellas qu’il a méthodiquement cultivés, Tristan endosse le rôle du mâle dominant. Il tolchoke soigneusement ses rivaux, Mickaël, Fred et Vincent-de-Dune, de sorte qu’à la fin leurs guttiwuts luisent à l’air sur le trottoir.

Table 2, dite « Very bad trip » : Une petite bande se forme pour un voyage exotique à Istanbul et JérômeC  s’impose sans coup férir à Thomas et Franck. Ce dernier rejoint ensuite son podooshka, laissant les deux « bad guys » en tête-à-tête, et n’assistant donc pas à la deuxième défaite de Thomas à Le seigneur des Anneaux: Duel pour le terre du milieu. Trop oomny pour ses rivaux, mais resté sammy dans l’âme, Jérôme poussera la prévenance jusqu’à la réconciliation autour du coopératif Sky team, évitant à Thomas la perspective d’une soirée en mode very bad trip.

Table 3, dite « Toute première fois » : 4 novembre 2022, c’est la dernière fois que Funkenschlag avait été aperçu sur nos tables, statistique ébouriffante que l’on doit à l’assiduité sans faille de nos chroniqueurs bénévoles, merci à eux ! Jack et François-René en sont des adeptes chevronnés, quand Pierre-Yves et Caroline découvrent. Pour eux, atteindre le podium relèverait déjà d’un snooty éveillé. Mais ce jeu d’enchères n’est pas qu’une question de yarblockos. Pas spoogy pour deux sous devant cette concurrence féroce, Caroline réussit à s’imposer aux malchiks, à la surprise générale. Avec Jack et François-René, elle avait alimenté 17 centrales, mais gagne au départage avec un gros podooshka de billets.

Table 4, dite « Take back control » : Joli rabbit de la part de Corentin à l’inépuisable Ark Nova, où il mystifie Virgine et Faline d’un point, glané en plus avec la carte Europe, sans avoir usé du moindre veloceet.

Table 5, dite « Expérimentation sociale » : Gérard a fait la récente acquisition de Limit – un jeu très réaliste, construit sur la lecture du rapport Meadows, et qui permet de simuler l’impact du développement humain sur les 9 limites planétaires. Le jeu semble complexe mais sa mécanique est simple: à chaque tour, on joue un carte et on en décline les conséquences. Il faut veiller à nourrir la populaton croissante, et sa soif de biens matériels, mais aussi sa popularité, sans oublier de se défendre de quelques voisins belliqueux. Tous adoptent une stratégie assez prudente, sauf François, qui expérimente en mode oddy knocky, poussant les curseurs de la croissance. Un peu trop, le voilà bientôt en crise de colis à livrer à ses ouailles, et en manque de pétrole pour faire tourner ses usines. De plus, avec ses cartes militaires, il joue au prestoupnick et fait mewler ses rivaux. Le retour de shlaga est violent, sa population décline brutalement, et il termine à -33. C’est Gérard qui a le mieux conduit sa barque. Avec 26, il s’impose en starry routier des plateaux, devant Dom, 18, et Xel, 14.

Table 6, dite « Psychologie comportementale » : La soirée se termine par The gang, autour d’une table recomposée avec Xel, François, Thomas, Corentin, François-René et Dom. A six, on rentre dans l’épaisseur du trait des calculs probabilistes des combinaisons au poker, même avec un flot de gavareet théoriquement proscrit à ce jeu silencieux, les droogies essuyèrent quelques échecs. Mais ils furent suivis d’une belle victoire finale à une heure bien peu chrétienne. Il était plus que temps d’aller au zasnoot !

Séance de MARDI 16/12/2025 à Servel

Jane Austen est née il y a exactement 250 ans, avant-dernière d’une fratrie anglaise de huit enfants dont le père occupait de modestes fonctions religieuses. On sait en fait peu de choses de sa vie, surtout à travers les lettres à sa sœur Cassandra dont beaucoup ont été détruites. Elle lit beaucoup mais sa famille ne peut pas se permettre de l’envoyer longtemps en pension et elle manifeste très tôt un goût pour l’écriture. A 20 ans, elle fréquente et apprécie Tom Lefroy qui étudie pour être avocat mais aucun des deux n’ayant de fortune leur famille met fin à cette relation. Dans les années suivantes elle écrit plusieurs romans que son père tente sans succès de faire publier. Au centre de ses récits on trouve des femmes ; leur dépendance au mariage pour avoir statut social et moyens d’existence est un thème récurrent. Son activité littéraire a des hauts et des bas en fonction des déménage-ments et suite à la mort de son père qui les met dans une situation financière précaire où elle dépend de ses frères. A partir de 1810 ses romans sont publiés anonymement et suscitent un intérêt modeste du public, sans lui assurer un revenu solide. Elle tombe malade début 1816 et sa santé se dégrade progressivement jusqu’à son décès à 41 ans. Ce n’est qu’au XXe siècle que sa renommée dans le monde académique et la culture populaire -notamment à travers l’adaptation au cinéma ou à la télévision de ses romans- grandit au point d’en faire un classique.

Table 1, dite « Persuasion » : L’odyssée zoologique d’Ark Nova continue avec le recrutement de JiBee par les déjà mordus Mickaël et BenjaminG. Ce soir Mickaël leur donne une leçon. Pas contentés ils décident alors qu’il est déjà tard de remettre le couvert, il n’a même pas été nécessaire de les en persuader.

Table 2, dite « Le Cœur et la Raison » : Un Hermagor à quatre pour Xel, François, Olive et VHN, un choix de raison alors que le cœur de certain poussait pour sortir le Istanbul big box nouvellement acquis.  Un jeu daté par son matériel où la phase de placement pour récupérer des tuiles (ressources pour commercer) et des sous peut donner lieu à des couinements et de longues réflexions (voire aux deux) et où il est difficile de juger qui mène en cours de partie. Il s’agit de parcourir efficacement le territoire et de bien gérer le moment de « fermer » des zones, certaines incitent à venir tôt tandis que d’autres prennent de la valeur avec le temps. Après les quatre manches tout le monde sauf François est présent sur 5 villes de la grand-route, le voilà qui subit -5 points quand les autres en encaissent +5. Xel quant à elle a quelque peu négligé l’équilibre de ses districts mais elle a multiplié les placements efficaces sur la piste H. Dom finit en tête avec 102 PV devant Xel 90, Olive 87 et François 78.

Table 3, dite « The Watsons » : F-R et Faline se lancent dans Take Time, un jeu coopératif avec des épreuves de difficulté croissante, un peu comme The Crew ou Bombbusters. Il y a aussi un petit coté The Gang ou The Game dans la nécessité de lire le sens des actions des partenaires, et un petit côté Dr. Watson dans les déductions qu’il faut faire. On place autour d’un cercle des cartes allant de 1 à 12 jouées face cachée ou parfois visible, et on fait des calculs simples pour respecter la condition de victoire de chaque épreuve. Ils ont le temps de réussir la 2 et la 3 et s’arrêtent à la 4.

Table 4, dite « Orgueil et Préjugés » : F-R rejoint la table 2 pour deux parties de The Gang. La première sera qualifiée d’échauffement, certains cherchent leurs marques pour positionner la force de leur main et malgré quelques langues un peu trop déliées c’est un échec rapide; il faut dire que la difficulté augmente avec le nombre de joueurs. On repart pour une seconde partie où là le collectif a été solide, recadrant parfois quelques jugements hasardeux pour déboucher sur une victoire 3 succès contre 1 échec. Notons qu’Olive (aux innocents les mains pleines, il découvrait) à enchaîné les belles mains après avoir commencé direct par un flush. Un jeu où on peut faire preuve de préjugés (par exemple penser qu’on ne vaut rien avec une double paire) et d’orgueil (par exemple refuser de revoir son estimation malgré les encouragements des partenaires).

Séance de VENDREDI 12/12/2025 à Servel

Why COP21 musn't go down in flames | RNZ NewsLe 12 décembre 2015, les dernières négociations de la COP 21 manquent d’échouer lorsque l’équipe juridique américaine se rend compte à la dernière minute que « shall » (« doit ») est approuvé au lieu de « should » (« devrait »), ce qui signifie que les pays développés seraient légalement obligés de réduire leurs émissions. Mais les Français résolvent le problème en le traitant comme « erreur typographique ». La formulation finale de l’accord de Paris est alors adoptée par consensus des 195 États membres à la CCNUCC et de l’Union européenne. Dans l’accord, les membres promettent de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre « dès que possible » et de faire de leur mieux pour maintenir le réchauffement climatique « bien en-dessous de °C ». Pour l’histoire, le Nicaragua indique qu’il a voulu s’opposer à l’adoption en dénonçant la faiblesse de l’accord, mais qu’il n’en a pas eu la possibilité.

10 ans après, le monde s’est éloigné de la trajectoire 1,5 °C (seuil déjà franchi en 2024), reste en retard sur celle de 2 °C, tout en ayant évité les scénarios de réchauffement les plus extrêmes envisagés en 2015. Les scientifiques jugent que l’objectif de limiter durablement le réchauffement à 1,5 °C n’est désormais plus atteignable, et que ce seuil devrait être franchi de façon durable un peu avant 2030.

A Lannion aussi, pour la traditionnelle soirée de Noël, on notait un net réchauffement. Le vin chaud, les gâteaux et chocolats, la chaleur humaine en général, ont été identifiés comme ses principaux contributeurs. Sans oublier la descente du père Noël par la cheminée, avec son lot de nouveaux jeux, bientôt (voire déjà pour certains) sur nos tables !

Table 1, dite « Au soleil » :  Un voyage au soleil de l’Alhambra pour Noël, ça ne se refuse pas. Marie-Anne plie le game pour cette partie inaugurale, à l’admiration de Thomas, Caroline et JérômeC.

Table 2, dite « Faibles avancées » :  la fine équipe de ISS Vanguard (F.-R., Armand, Olivier B et Jérôme) continue sa campagne. Echaudée par l’avertissement indiqué en préambule de leur quête du soir (« assurez-vous de commencer de bonne heure »), elle n’a obtenu qu’une faible avancée. Puis, dopés par l’arrivée de Nastassia, ils enchaînent The gang et La communauté de l’anneau.

Table 3, dite « Imprévisible » : Vincent-de-dune s’attable avec sa boîte de Chaos dans le vieux monde, mais les tables sont déjà constituées, ce sera pour la prochaine fois. En attendant, François, retenu ailleurs, arrive tardivement et lui propose charitablement de découvrir Innovation. Il pense n’en faire qu’une bouchée, et en effet, le voilà qui mène 5 dominations à 1. Il a 38 dans son influence et une carte 10 en jeu, sa victoire est donc certaine lors de son prochain coup. C’est ici qu’il faut ressortir la phrase maladroitement prononcée par Emmanuel Macron dans ses voeux aux français du 31 décembre 2022 : « Qui aurait pu prédire la crise climatique ? ». Car oui, qui aurait pu prédire une victoire de Vincent à cet instant ? Presque personne, assurément. Mais François voit passer un cygne noir, contemplant la carte Mathématiques, dont Vincent use et abuse depuis plusieurs tours, et réalise ce qui va se passer: il va l’activer encore, piocher une 10, la comptabiliser, piocher une autre 10….mais la pioche est vide, ce qui met fin à la partie, qu’il remporte à l’influence, 46 à 38.

Table 4, dite « Planètes en danger » : le monde imposant de Andromeda’s edge se déploie pour Marc, Olive, Corentin et Xof. Il aurait fallu veiller bien tard dans la nuit pour en connaître l’issue.

Table 5, dite « Le temps de l’innocence » : Fortunes diverses à Almost innocent pour Gilles, OlivierL, Delphine,  Faline et Erwan. Mais on sait qu’ils se sont amusés.

Table 6, dite « Espèce dominante » : Découverte de Dominant species Marine, encore une table à rallonges, métrique et horaire. Mickaël, Tristan, Fred et Benjamin découvrent cette variante où l’on fait semblant d’être sorti de l’anthropocène.

Table 7, dite « Météorique » : Ici, on teste l’extension aux météorites de Faraway pour un constat mitigé, car la seule qui s’en est servie, Caroline termine à 35, derrière JérômeC, 48, et loin du trio de tête (Thomas 77, Marie-Anne, 75, François, 74). Puis on redécouvre Scout, un achat de Noël, où Jérôme se distingue (23), devant Marie-Anne, 18, François, 14, Caroline, 11, et Thomas 9. Mais entre toutes ces agapes, on a aussi parlé vin chaud : la recette délicieuse de Marie-Anne s’est répandue comme une trainée de poudre.

Table 8, dite « L’avenir dure longtemps » : Vincent-de-dune rejoint Faline et Delphine pour un dernier tour de piste à Take time.