Séance de VENDREDI 03/12/2021 à Servel

Le soir du 3 décembre 1973, André Escaro, dessinateur et administrateur du Canard enchaîné, sort d’un cinéma et vient récupérer sa voiture, passant par hasard devant les locaux où l’hebdomadaire doit s’installer après la fin de travaux. Il y aperçoit de la lumière, surprend deux faux agents de la paix en uniforme munis de talkies-walkies, et, au troisième étage, deux plombiers en pleins travaux. Ceux-ci sont en réalité des agents de la DST occupés à installer des mouchards dans les bureaux.

Malgré des preuves irréfutables fournies notamment par le Canard lui-même (trous dans le mur pour cacher les équipements d’écoute, plaques d’immatriculation maladroitement camouflées des véhicules des plombiers prouvant que ceux-ci appartiennent à la police, témoins reconnaissant les « plombiers », ces agents démasqués menaçant de tout révéler s’ils sont poursuivis par la justice), la DST nie les faits alors que « les plombiers » ont reçu l’ordre de rester chez eux ou de partir en vacances. Le ministre de l’Intérieur Raymond Marcellin crie à la conspiration, mais, grâce à un informateur membre de la DST dégoûté de ces manœuvres, le Canard révèle que l’« opération Palmes » visant à sonoriser les locaux du journal a été diligentée par ses soins.

Un procès est ouvert, qui donnera raison à l’administration française, attendu que le Canard n’a été victime ni d’une violation de domicile car les locaux étaient inoccupés au moment des faits, ni d’une atteinte à la vie privée puisque « des journalistes ne peuvent avoir, dans un local professionnel, que des conversations d’ordre politique, général ou professionnel ». Le 7 février 1980, la Cour rejette l’ultime pourvoi en cassation de son avocat, Roland Dumas.

Depuis cet épisode, l’administration du Canard enchaîné a laissé par dérision une plaque en marbre (avec comme inscription « Don de Marcellin, ministre de l’Intérieur 1968-1974 ; ici, dans la nuit du 3 décembre 1973, des plombiers furent pris en flagrant délit d’installation de micros ») au-dessus du trou que les agents avaient percé pour y installer leurs équipements.

Vous souvenez-vous du Watergaffe ?

38 ans après, à Lannion, aucun besoin de diligenter des serruriers pour écouter ce qui se disait aux tables de Parties Civiles, et la liberté de la presse ne s’use toujours que lorsqu’on ne s’en sert pas.

Table 1, dite « Oreillettes en panne » : 2 longues années ont passé depuis la dernière fois où Mythotopia eut l’honneur de peupler nos tables. Ce jeu de deck building et de conquête conçu par Martin Wallace reste toujours aussi bon, et Thomas n’y a pas perdu la main. Rappelons le mécanisme original de fin de partie: moyennant le prérequis de 4 tables de récompenses vides, tout joueur peut déclencher la fin, pour autant qu’il gagne après avoir débouclé tous les combats en cours. Autant dire qu’il faut surveiller les échappées lorsque le prérequis est proche de se matérialiser. Or, dans cette partie, il y avait un échappé, et trois poursuivants qui ignorèrent consciencieusement les multiples warnings: l’épuisement rapide des récompenses, la sortie d’un « client » du peloton, et leur myopie collective qui les conduisit à s’attaquer mutuellement, comme pour viser seulement le premier accessit. A croire que leur oreillette était en panne…. Thomas (49) n’eut donc aucune difficulté à franchir la ligne, pendant que, beaucoup plus loin sur la route, le peloton était réglé par Xel, 37, devançant François, 33, et Samuel, 32.

Table 2, dite « Palmes d’or » : Neox y fait découvrir Brazil Imperial – un pur 4X, comme on dit dans le milieu (eXploration, eXploitation, eXpansion et eXtermination) qui revisite l’histoire du Brésil. Tout y est, on va peu à peu se développer, choisir entre plusieurs voies stratégiques : commerciale, géographique, militaire. Aucune n’est mauvaise, aucune n’est plus forte qu’une autre. Tout est question d’adaptation, d’appréciation. Au contraire de nombreux 4X, le plateau est modulable, constitué de pièces que l’on assemble, et le livret de règles propose de nombreuses variantes de configurations. Le tour de jeu est aussi rapide qu’un 50 m de Cesar Cielo, et c’est Olivier B qui touche le mur devant le monde: Neox donc, Mickaël et Olivier L. Avait-il revêtu des palmes d’or ?

Table 3, dite « Territoire sans surveillance » : là aussi, pas mal d’eau avait coulé sous les ponts depuis les 1022 jours qui nous séparent de la dernière partie de Tzolk’in – Le calendrier maya. JiBee, un autre revenant, était à la manœuvre, mais, culminant à 62, il se fait surprendre par Vincent II (65), et Adriane (60) était aussi sur ses basques. Notre ancien dirigeant chuta faute d’avoir assuré la surveillance de son territoire.

Table 4, dite « Ecoutes brouillées » : Dans la grande série des jeux avec des dessins à interpréter (Mysterium, Similo, Dixit, Codenames pictures…) voici Paranormal detectives dans une partie qui rassemble Lucie, François-René, Vincent et Xof. Ils ont passé la soirée à se brouiller l’écoute, perdant deux parties de suite avec 4 indices découverts sur 5.

Séance de SAMEDI 23/11/2019 à la MJC de Bégard

En ce samedi, Parties Civiles était en goguette à Bégard, à l’invitation d’associations ludiques du département. De Saint-Brieuc à Paimpol, de Lannion à Pléguien, d’Armor à Argoat, le (petit) peuple des joueurs du 22 s’est déployé dans la majestueuse MJC de Bégard. Répondant à l’appel des crieurs et sans craindre le fléau du jeu, de Lannion, nous sommes partis vite, et de Bégard, revenus tard.

La soirée fut longue et intense, la qualité des parties et des joueurs étant au rendez-vous. On relèvera un Macao fiévreux, où Dom fit feu de tout bois avec de mirifiques combinaisons et un tableau de cartes actives à faire pâlir un joueur de casino. Un cake citron-pavot de sa confection était-il à l’origine de cette transe ludique ? On peut en douter, car votre serviteur n’en donna pas sa part au chien mais connut l’infortune, victime de choix hasardeux et de tirages funestes, terminant même dernier sur l’effet des pénalités de fin de partie. A ce jeu, retenez la carte Mendiant, qui a fait gagner Dom, et la carte Oisif, qui évita à Vincent de perdre !

En face, il se déployait un Zombicide promptement perdu. Le temps de faire un arrêt-pizza, et volà Thomas, Xel, Camille et F.-R. qui enchaînent sur un Mythotopia. Une partie que Xel, qui pouvait gagner, eut la courtoisie de laisser à Thomas (car Xel aime jouer, plus que gagner). Pendant ce temps, à Die Crew, nous relevions des défis toujours plus ardus d’une conquête spatiale en allemand dans le texte ! Grâce à l’aide de Dom, vaillant commandant (parfois) mais surtout fidèle traducteur (toujours), nous parvînmes à la 25ème étape, alors qu’il était temps de sonner les mâtines. Que les francophones se rassurent, on me chuchote dans l’oreillette que Iello prépare une version française !

Séance de MARDI 20/08/2019 à Servel

Par la circulaire du 20 août 1866, Victor Duruy, ministre de l’Instruction publique de Napoléon III, institue un certificat d’études primaires destiné aux « élèves qui auraient subi avec succès un examen portant au moins sur l’enseignement obligatoire », c’est-à-dire la lecture, l’écriture, l’orthographe, le calcul et le système métrique.

L’organisation de l’examen est laissé à la libre discrétion des conseils généraux qui administrent les départements et il faudra attendre un arrêté de Jules Ferry, ministre de l’Instruction publique sous la IIIe République, le 28 mars 1882, pour qu’enfin l’examen soit organisé sur une base nationale.

Le « certif » va très vite devenir le sésame des jeunes paysans méritants vers les emplois de la fonction publique et un moteur puissant d’ascension sociale. Il va aussi contribuer à la sanctification de l’école et de la culture classique (souci de l’orthographe et de la calligraphie, passion pour l’Histoire…). Pourtant, même après la Seconde Guerre mondiale, il ne sera octroyé qu’à la moitié de chaque classe d’âge, les instituteurs ne présentant à l’examen que leurs meilleurs éléments….

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A Parties Civiles aussi, la rentrée approche. L’occasion rêvée de féliciter nos pensionnaires les plus méritants !

Table 1, dite « Hors délais » : un Terraforming Mars accueille Benjamin, Olivier-3, Jack et deux visiteurs, avec qui il fit affaire. Les candidats ont planché tellement fort qu’ils n’ont pu rendre leur copie à temps et ne seront pas notés.

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Pax Pamir, I et II

Table 2, dite « Composition d’histoire » : un ancien disciple, Gérard, retrouve, à l’instant de quitter le chemin des écoliers, celui de Parties Civiles. Il amène un sujet d’étude familier, dans la grande famille des Pax qu’il suit avec assiduité: Pax Pamir, seconde édition – mais il a aussi la première ! Nous voici plongés dans l’Afghanistan compliqué et ses ingérences étrangères (Russie et Grande Bretagne), les alliances formant une part intégrante du jeu. Une partie découverte que votre narrateur remporte avec 6 points, devant Dom, 1, et Gérard, 0. Les scores sont peu significatifs, reflétant surtout une alliance British qui me permit de forcer le destin, et une analyse à voix haute de Gérard qui énonça le mouvement gagnant pour une partie écourtée du fait des règles. On y rejouera avec plaisir, mais sans communiquer !

Table 3, dite « L’école des marris » : à Mythotopia, nous enregistrons la victoire d’un étudiant prometteur, Axel. Camille, Thomas et Vincent en ont été fort marris, ce dernier ayant été la victime d’une attaque-surprise….

Table 4, dite « Buissonnière » : Le seigneur des anneaux a vu une victoire facile de LN, Neox, F.-R., Vincent-3 et Baptiste, victoire qui a pris la forme d’un pèlerinage par les chemins de Compostelle.

Table 5, dite « Copiés collés » : à Non merci il faut parfois copier ce que fait son voisin, mais aussi éviter de rester collés avec les grosses cartes faute de moyens. Votre narrateur remporte une première partie juste devant LN, avec 15 (en une seule carte !), imité ensuite par Dom qui rafle deux autres manches en copiant (en mieux) la stratégie de ses voisins. Au total des trois manches c’est encore lui qui s’impose, talonné par F.-R (66 à 59). Au fond du classement, Baptiste a mangé des cartes à n’en plus finir, s’infligeant 196 points en trois manches !

Table 6, dite « Oral de rattrapage » : à Shards of Infinity Camille et Thomas essaient de se racheter de leur échec antérieur dans un tête-à-tête aux allures d’oral de rattrapage. L’un des deux y réussit, mais on se saurait vous dire qui.

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Séance de VENDREDI 02/08/2019 à Servel

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1914

Le dimanche 2 août 1914, à Joncherey, sur le territoire de Belfort, le caporal français Jules Peugeot, du 44e RI, et le sous-lieutenant allemand Albert Mayer, du 5e régiment de chasseurs à cheval, basé à Mulhouse, échangent des coups de feu.

Ils tombent l’un et l’autre avant même la déclaration du lendemain. Ce seront les premiers morts de la grande guerre. Les deux jeunes hommes avaient presque le même âge, 21 et 22 ans.

Monument de Joncherey
(bas-relief)

En 1922, l’ancien président Raymond Poincaré inaugurera devant 5 000 personnes à Joncherey le monument érigé au caporal Peugeot. Dans son discours, il explique qu’il a été « assassiné », car tué un jour avant la déclaration de guerre avec l’Empire allemand, argument développé sur le monument lui-même dans un grand bas-relief allégorique intitulé Violation du droit et représentant Germania, qui poignarde dans le dos une personnification du droit.

En juillet 1940, le monument de Joncherey sera détruit par l’occupant. Mais en 1959, reconstruit sous la forme d’un mur souvenir.

A Parties Civiles, 105 ans après, c’était une soirée de grandes batailles, où beaucoup sont tombés au feu. Mais, avant les combats, nous avons eu le temps de sympathiser avec Lucas et Alice, deux estivants de passage qu’on qualifiera sans hésitation de ludopathes fort sympathiques, en attestent les brownies qu’ils avaient confectionnés pour l’occasion. Enfin, il y a des jours comme ça où la claviste a autant à faire qu’aux belles années de Libération (repérez les NDLC) pour remettre les choses à l’endroit (c’est son travail après tout).

Table 1, dite « Avant la bataille » : Le seigneur des anneaux déploie son univers, une table coopérative où chacun s’entraide dans une quête fraternelle d’avant la bataille. Ce fut donc gagné à l’aise par l’armée des ombres, Armand, Eric, Elouan, Olivier (NDLC: mais lequel ?) et Franck, ce dernier, sous le masque de Legolas, s’en tirant même sans une égratignure.

Table 2, dite « Avant l’heure c’est pas l’heure » : exilé loin de son paternel, le petit Paul s’est vu vainqueur à cette partie homérique de Mythic battle – un poil trop tôt pour exulter, car, à l’issue d’un suspens terrible, Axel, lui aussi en vacances, lui inflige une défaite aussi cuisante que le coup de soleil qu’il ramenait de la plage. Mickaël, olympien dans la victoire comme dans la déroute, a joué l’arbitre des élégances: on retient surtout de sa prestation son magnifique travail d’orfèvre de la peinture des figurines !

Table 3, dite « Violation du droit » : Les mythes sont encore à l’honneur dans cette table de Mythotopia, jeu apporté par Thomas sur la suggestion légèrement appuyée de votre serviteur. Avec deux débutants à la table, Camille et Gilles, la bataille a été beaucoup plus serrée qu’on n’eût pu le croire. Elle restera malheureusement pour l’histoire entachée d’une indiscutable violation du droit, Gilles faisant usage par deux fois d’une propriété du diplomate qui n’est pas dans les règles (un diplomate peut en effet mettre fin à une bataille en deuxième action, mais uniquement en position de défenseur, pas d’attaquant !). La chose vérifiée, il était trop tard et votre narrateur spolié de deux territoires qu’il détenait. Habilement concentré sur une zone de montagnes, et équipé des attributs du ranger, je fis mieux que me défendre pour pallier à ce coup du sort, terminant à 37. C’est Thomas qui l’emporte avec 42, devant Gilles, 39, mais surtout grâce à Camille, 35, qui lui donna l’opportunité de mettre fin au jeu. Un sacrilège de plus pour cette partie: à ce jeu, le final doit se mener comme une partie d’échecs, et donner à une adversaire l’occasion de conclure sans raison valable est définitivement contre l’étiquette (NDLC: narrateur ou procureur ? Il se prend pour Poincaré !).

Table 4, dite « Portrait de groupe avec drame » : L’espace de Warhammer 40 000 se déploie toujours avec majesté, et, entre Benjamin, Julien, Steven et Romain, nous avions affaire à un beau portrait de groupe qui mériterait qu’on lui érige un monument. Le drame viendrait plus tard, car c’est la guerre après tout. Mais son issue est restée enveloppée par la nuit (NDLC: ne faudrait-il pas que les participants à ces tables nocturnes envoient un câble pour donner le résultat avant le bouclage ?).

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Divines figurines

Table 5, dite « Brun, Blanc, Jaune » : une interminable partie de Cthulhu Wars (NDLC: attention les rédacteurs, j’ai vu des tags de ce jeu mal orthographiés ! ) opposa nos deux visiteurs, Alice et Lucas, à Xel, F.-R., Neox, Olivier-L, Olivier-3 (NDLC: il y a trop d’Olivier dans cette soirée, on s’y perd). Une partie gagnée par François-René avec les jaunes, et, selon lui, c’est la première fois que ça arrive à ce jeu, car les jaunes passent normalement le plus clair de leur temps à se faire taper dessus (NDLC: un peu comme les gilets jaunes), sauf que là, personne ne m’a attaqué, et comme cette race (NDLC: ce mot est-il approprié ?) regagne du pouvoir à la fin, et que la partie a duré comme une nuit blanche, j’ai pu gagner, mais ce n’est pas vraiment pas facile avec les jaunes, heureusement que j’ai pu carburer aux brownies pour durer (NDLC: faut-il voir un message politique dans cette alliance des jaunes et des bruns ?).

Table 6, dite « Bleue horizon » : la table 3 se reconstitue pour une plongée dans le grand bleu de Deep sea adventure. Une partie où Thomas resta cruellement à la porte d’entrée, faisant un improbable double 1 en fin de deuxième manche ! Mais il se rattrapa magnifiquement dans la troisième et l’emporte avec 45 ! Gilles, 27, et Camille, 25, montent sur le podium. Quant à votre narrateur il poussa le role play (NDLC: il existe un équivalent français !) à saigner du nez comme victime d’un accident de décompression, et échoue à 19 !

Table 7, dite « Déjà trop tard » : réunis de nouveau pour un Mythic battle, Axel et Mickaël ont livré un duel inégal, le second massacrant le premier, qui déclara après coup « quand j’ai compris, il était trop tard » (NDLC: un peu comme son coup de soleil ?).

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Séance de VENDREDI 20/04/2018 à St-Elivet

Le 20 avril 1825, le roi Charles X fait voter une loi sur le Sacrilège, croyant de la sRésultat de recherche d'images pour "charles 10 sacrilège cartoon"orte « re-christianiser la France ». Le texte condamne à mort, avec amende honorable (obligation de se repentir en public avant l’exécution) toute personne qui aurait en public profané des hosties ou les vases les contenant !

C’est du jamais vu. Cette loi, qui assimile le sacrilège à un parricide, est promulguée malgré les critiques, y compris chez les « ultra-royalistes », mais ne sera jamais appliquée et le successeur de Charles X l’abrogera sans attendre, le 11 octobre 1830.

A Lannion, quelques années plus tard, nombre des parties jouées ont vu un résultat sacrilège: un roi, un grand duc et un baron perché ont été aperçus chutant de leur piedestal !

Table 1, dite « Vieillesse et naufrage » : embarqués dans Les contrées de l’horreur Guillaume, François-René, Neox, Maël et Nicolas II se sont fait coincer par le grand Ancien.

Table 2, dite « Lèse-majesté » : cette table de Mythotopia vit une lutte sans merci de près de 4 heures entre Thomas, Paul et votre humble serviteur, que Justine observait à une petite longueur. Le mécanisme de fin de partie concourt à cette longueur exceptionnelle: un joueur peut mettre fin à la partie si elle est suffisamment avancée, et, surtout, s’il la remporte après la résolution de tous les combats en cours. On vit ainsi fleurir les combats en suspens qui visaient à empêcher l’un des trois larrons d’en user. C’est finalement Justine qui, choisissant de défendre une de ses positions, et privant de ce fait Thomas d’un gain potentiel, scella la victoire de votre narrateur (49). Ce n’était qu’une question de temps: m’étant forgé une position inexpugnable au sud-est et au nord-ouest, je conduisais depuis ces bases fortes des raids toujours plus meurtriers, étant de plus protégé par une carte acquise dès le premier tour (celle qui fait gagner) – et que je ne révèlerai que sous le sceau du secret. Thomas (44), victime de cette lèse-majesté, devance Paul (41) et Justine, qui n’était pas si loin (33).

Table 3, dite « Défroquée » : à Troyes, c’est à la chute de frère Dominique que nous assistâmes. La coupable était encore une femme (Xel), sous les yeux ébahis de Mickaël et Christophe.

Table 4, dite « Triangle secret » : à la sortie  de L’auberge sanglante un triangle secret semblait s’être formé entre trois jeunes exaltés: Cédric (51), Axel (50), et Elouann (48) – unis dans la commission de l’innommable forfait dont Eric l’ancien (25) allait être la victime expiatoire.

Table 5, dite « Le discours d’un roi » : Julien-de-Paimpol n’a pas fait pour rien le voyage de sa lointaine province à cette table de Warhammer 40 000  qui le vit triompher d’un Baptiste-aux-poches-pleines. « Mais c’était serré » résuma-t-il dans le bref discours qui suivit cette joute.

Table 6, dite « Ultra-royaliste » : après le départ de Cédric, les protagonistes restants de la table 4 enchaînent sur un King of Tokyo au résultat incertain.

Table 7, dite « Histoires parallèles » : une foultitude de joueurs termine la soirée sur une série de parties de Secret Hitler aux résultats variés.

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Séance de VENDREDI 21/07/2017 à Ti Koad

Pas de vacances pour les joueurs : du monde, de la variété et de l’enthousiasme ce soir !

Table 1, dite « Ivoire & bambou » : Thierry, Xel, François et Joan s’installent pour une longue soirée de Mah-Jong. Joan se révèle comme une joueuse redoutable, seul l’expérimenté Thierry parvenant à rester au contact au score.

Table 2, dite « Pierre & bois » : Neox fait découvrir à Mickaël, Julien-Lannion et VHN le récent Lorenzo le Magnifique, jeu combinant placement d’ouvrier, moteur à combos de cartes et incertitude de tour en tour (la force des actions que l’on peut faire est déterminée par un lancer de dés dont les valeurs s’imposent à tous les joueurs). On y sent la patte des auteurs des Voyages de Marco Polo (le jeu permet aussi de donner des pouvoirs asymétriques mais nous n’avons pas utilisé la variante dans cette partie de découverte). Peu d’originalité et pas de thème mais la frustration est là et les différentes voies de développement ont l’air équilibrées. C’est Mickaël qui est le plus efficace ce soir, il finit avec une douzaine de points d’avance devant le peloton des trois autres.

Table 3, dite « Glace & acide » : Jérôme, Armand, Michal, Camille, Axel, Nourdine se lancent dans un Room 25. Eh oui Camille, c’est un jeu avec des traîtres et en plus elle se retrouve Gardien ; sous le coup de l’émotion, elle tente d’occire son acolyte Nourdine. Mais à la fin les gentils prisonniers parviennent à échapper aux méchants Gardiens. Les mêmes poursuivent par plusieurs rounds de CS-Files, complétés par un Vincent apparu en cours de soirée et trop heureux de jouer au docteur au médecin-légiste. Enfin, les restants se partagent entre des sérieux avec Dominion et des facétieux avec Panic Island et Profiler.

Table 4, dite « Acier & boue » : Thomas, Christophe, Tristan et Julien-Paimpol s’attablent autour de Mythotopia. Tristan l’emporte d’un point puis le thème Wallace-belliqueux est poursuivi par une partie de In Flanders Fields (Christophe aurait-il lavé l’affront ?)

Table 5, dite « Terre & eau » : on se lève tous pour le DUC ! En sa noble présence, quatre « volontaires » (Christophe, Thomas, Julien-Paimpol et Dom) découvrent Arboretum, un jeu de cartes dont la version originale est particulièrement agréable visuellement.

Il faut bien prêter attention à ce que font les autres et où sont les cartes 1 et 8, vu le scoring un peu alambiqué. Pour chaque couleur où on veut se positionner, il y des choix déchirants à faire entre jouer les cartes (pour marquer des points) et les conserver en main (pour avoir le droit de marquer des points). Julien l’emporte avec une belle combinaison brune, les scores s’étirant de 17 à 0.

Table 6, dite « Roses & sang » : les joueurs auront varié (VHN, Thomas, Christophe, Axel) et les versions aussi (StarWars-Internet, Daria-Dom et Medfan-Axel. Pas une officielle !) mais tout le monde a passé un excellent moment à jouer à Love Letter.

Table 7, dite « Silex & peaux de bêtes » : c’est l’été, pourquoi aller se coucher alors qu’il n’est qu’une heure ? ainsi Neox, Camille, Nourdine et Jérôme, coachés par les 2JR (Julien, Joan et Robin) finissent par un Age de Pierre, remporté dans cet ordre par Neox.

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Séance de VENDREDI 03/02/2017 à St-Elivet

Il a légué à l’humanité un trésor indéniable : l’imprimerie. Le 3 février 1468, à Mayence, s’éteint Johannes Gensfleisch, plus connu sous le nom de Gutenberg. Treize ans plus tôt, il a achevé, au terme d’un travail de titan, ce qui restera son chef-d’œuvre : la « Bible latine à quarante-deux lignes », le tout premier ouvrage imprimé au moyen de caractères mobiles en plomb. Entre 1452 et 1455, elle sera imprimée à cent quatre-vingts exemplaires. Quarante-huit d’entre eux ont été conservés et douze sont imprimés sur parchemin.

En 1450, il persuade le riche banquier Johann Fust de l’aider à financer son projet. Fust lui prête 800 florins – somme considérable pour l’époque – et 300 florins par an pour les frais généraux. Il devient de fait son associé. Malheureusement pour Gutenberg, l’impression des livres connaît un succès mitigé. Dans l’inventaire de son atelier, les bibles resteront en rayonnage quelque temps. Fust, qui a investi plus de 2 500 florins dans l’entreprise, est furieux contre Gutenberg, car il lui avait promis un succès rapide. Gutenberg refusant de payer — ou ne le pouvant pas — les intérêts et le capital qu’il lui avait prêtés, il décide de porter l’affaire en justice. Le tribunal tranche en faveur de Fust, en reconnaissant toutefois qu’il ne s’agissait pas d’un prêt mais d’un investissement, et que Fust n’était pas prêteur mais associé.

Fust obtient alors la gestion de l’atelier et la mise en gage de la presse. Il continue l’entreprise d’imprimerie sous son propre nom avec Schoeffer (un ouvrier de l’imprimerie). Pour élargir leur clientèle et dépasser le petit cercle des bourgeois cultivés et des universitaires, ils orientent rapidement leur production vers des éditions de moindre ampleur, mais plus faciles à vendre. Ils s’installent à Paris pour y vendre leurs livres en 1463, une date où l’imprimerie n’existe pas encore en France. Fust n’en profitera pas longtemps : il meurt à Paris en 1466, mais il aura tout de même le temps de voir s’installer, rue Saint-Jacques, une quantité d’imprimeurs d’origine germanique.

Insolvable, Gutenberg tente de relancer un atelier d’imprimerie et participe en 1459 à une édition de la Bible dans la ville de Bamberg. Ses travaux ne portant ni date ni nom, il est difficile d’identifier avec certitude les documents provenant de son atelier. Il est possible que le dictionnaire Catholicon de 744 pages, imprimé à trois cents exemplaires à Mayence en 1460, soit de sa composition. En janvier 1465, Gutenberg est nommé gentilhomme auprès de l’archevêque de Mayence. Il bénéficie alors d’une rente, puis meurt largement méconnu par ses contemporains, et enterré à Mayence dans un cimetière qui sera détruit plus tard. Sa tombe est aujourd’hui perdue.

549 ans plus tard, nous eûmes droit, à St-Elivet, à une séance de jeux qui fit, elle aussi, forte impression…

Table 1, dite « Monnaie hélicoptère » : A notre arrivée, Neox avait avec amour préparé une jolie table de The gallerist. Tristan, Xel et Nicolas III y prirent place. Chacun se mit alors à acheter et vendre. Tristan, lui, opta pour une tactique plus brutale, et fit tant pour améliorer la réputation de ses protégés qu’il atteignit le total faramineux de 166, dont 60 de cash et 48 pour la valeur de ses œuvres, l’emportant haut la main devant Nicolas III (120), Neox (118), et Xel (87).

Table 2, dite « Livraison à domicile » : Thomas convie Christophe et votre modeste narrateur à l’univers de Mythotopia. A ce jeu, au bout d’un certain temps nécessaire à l’établissement de conditions préalables, tout joueur peut mettre fin à la partie, à la condition d’en être vainqueur, une fois les combats en cours résolus. Il faut donc verrouiller sa position, pour éviter que ses adversaires ne saisissent l’opportunité. Alors que je venais de sécuriser la mienne, Christophe négligea un combat en cours et Thomas n’eut qu’à sauter sur l’occasion livrée sur un plateau, finissant vainqueur avec 54, ses deux opposants culminant à 45 par le jeu de l’arrêt forcé des combats.

Table 3, dite « L’éternelle jeunesse du monde » : Axel s’adjuge une partie de 4 gods. devant Mickaël, Elaine et Guillaume. Ce jeu, sorti pour la première fois, repose sur la pose de tuiles, où l’on choisit son Dieu en cours de partie pour savoir sur qu’elle type de terrain scorer.

Table 4, dite « Sang et or » : Jeff et Joan s’embarquent dans un quickie, à savoir un Splendor en duo, poussant l’accointance jusqu’à la table de marque: 17 à 16 pour Joan.

Table 5, dite « Prêt d’honneur » : Bruno continue son évangélisation sur Iki, ses nouveaux adeptes étant Paul, Florian, et Sophie. Et une fois de plus, il pousse la politesse à prêter la victoire à un honorable congénère, à savoir Florian (qui, à cette occasion, signe son engagement dans notre confrérie, bienvenue à lui !)

Table 6, dite « Montée de sève » : à la table de Adrenaline, Julien de Lannion, Mickaël et Jean-Louis ont festoyé comme un hévéa en pleine montée de sève, pour le plus grand bénéfice du premier cité.

Table 7, dite « De plomb et d’or » : à la table de Black fleet, Laurent se joue de Julien de Paimpol.

Table 8, dite « Dura Hex »: la table 6, complétée par Julien de Paimpol, enchaîne sur un Neuroshima Hex, où Mickaël et Julien tirent les marrons du feu.

Table 9, dite « Gentilshommes d’infortune » : à la table de Titan Race, Joan, Axel, Mickaël, Nourdine et Guillaume ont conclu un combat de titans, mais dont le sexe dit faible ressortira le plus fort.

Table 10, dite « Gravée dans le plomb » : à la table de Codenames, dans sa version commerciale, les Bleus (Joan, Guillaume, Mickaël, Nourdine) affrontent les Rouges (VHS, Axel, Thomas, Christophe) pour un match des plus haletants en cinq sets et quatre assassinats !

  • 1-0 pour les Rouges sur une manche serrée, conclue par un Bière assassin, faute d’avoir su faire deviner Lentilles et Londres (Plat 2 fonctionnant juste à moitié)
  • Les Bleus égalisent, encore une fois avec l’intervention de l’assassin (Asile)
  • Les Bleus prennent l’avantage 2-1, encore une fois avec l’assassin (Cartouche étant identifié à tort comme le troisième élément d’un Seringue 3, qui visait Volume, Aiguille, mais aussi Timbre !)
  • Les Rouges égalisent, après un parcours tout en maîtrise – et sans assassinat pour cette fois, marqué par un joli Botté 3 (Chat, Pied, Pompe)
  • Les Rouges concluent, toujours par le truchement de l’assassin, qui était Lumière. Il restait aux Bleus Majeur et Paille, et un pourtant subtil Van Gogh 2 manqua sa cible !

Table 11, dite « De caractère »: Xel, Paul, Bruno, Julien, Sophie et Florian refont l’histoire du monde à Evolution, et c’est Julien qui s’y est le mieux adapté.

Table 12, dite « Impressionnante »: un Food Chain Magnate en dernière partie de soirée ? Très impressionnant, mais Neox, Julien, Nicolas III et Tristan n’hésitèrent pas à relever le défi ! Je mets un petit billet sur le dernier cité, on ne prête qu’aux riches, mais aux dernières nouvelles ce serait Julien qui aurait le mieux cuisiné cette partie « éclair » (2 heures bien tassées quand même) !

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Séance de VENDREDI 02/09/2016 à Ti-Koad

Le Grand Incendie de Londres de 1666 réduisit en cendres une bonne partie de la ville médiévale et brûla 3 jours durant. Il se déclencha le 2 septembre dans la boulangerie-pâtisserie de Thomas Farriner sur Pudding Lane (la bien nommée !). Heureusement, rien de tel ne se produisit ce soir dans la cuisine de Joan quand elle prépara de délicieux cakes chocolat-pistache pour les partager avec les joueurs de PC.

Table 1, dite « Beau comme l’antique » : Julien-Paimpol convie JiBee, Baptiste-Aureus, Nicolas-2, Frank et Laurent à une partie de Mare Nostrum-Empires. Partie qui dura fort tard et que le Président, nullement diminué par un changement de décennie, finit par emporter.

Table 2, dite « Sur le fil du rasoir » : Thomas ressort Mythotopia pour Olivier qui y a déjà joué et Paul et VHN qui découvrent. Après la phase de rush sur les cartes d’Amélioration, il ne faut pas beaucoup de temps aux autres pour réaliser que Thomas s’est constitué une main particulièrement guerrière : la Milice lui permet de recruter gratuitement des armées, la Cavalerie lui donne +1 en attaque, les Mercenaires servent de supplétifs… et il a une main de 6 cartes avec la Reine. Ceux qui se frottent à lui comprennent leur douleur et il se retrouve rapidement avec une confortable avance sur la piste de score. Pendant ce temps, Olivier et Paul s’épuisent dans une lutte pour Palmain qui permet néanmoins à Olivier de faire passer son message : « ici c’est MON quartier ».

Les autres joueur s’étant ressaisis, un semblant d’action concertée de leur part réduit nettement l’avance au score de l’impérial Thomas. VHN déclenche la phase de fin de partie en prenant la dernière Runestone et nous nous résignons à la victoire de Thomas quand je m’aperçois qu’un bateau providentiel permet d’envahir Ictus et empêche de mettre fin à la partie à ce tour. S’ensuit une série d’escarmouches (qui évoquent celles rapportées par François 2 semaines plus tôt) pour à chaque fois éviter que le joueur de tête (alternativement Thomas, Paul et VHN) ne puisse gagner. Finalement c’est Thomas, en vieux renard des plateaux (de jeu), qui débloque la situation en sa faveur et remporte après 3 heures (on est quand même loin des 90′ données pour une partie !) une victoire méritée avec 44 points.

Table 3, dite « Sur la terre comme au ciel » : un joyeux groupe composé de F-R, Julien-Lannion, Mickaël, Axel et Nicolas-Neox commence sa soirée par un Roll for the Galaxy. F-R se hâte de terminer de construire ses 12 tuiles et prend tous les autres de vitesse. Retour sur terre ensuite avec Quartermaster : les Alliés (F-R, Mickaël et Axel) viennent à bout assez vite de l’Axe (les 2 autres). Les restants jouent ensuite à Rumble in the house.

Table 4, dite « Deux fois deux » : Jeff et Joan enchaînent deux parties à deux, d’abord Splendor puis 7 Wonders-Duel.

Table 5, dite « Un Codenames et puis au lit » : malgré l’heure tardive, les derniers motivés (Rouge : F-R, Paul et Nicolas-2 / Bleu : Thomas, Olivier et VHN) sirotent 3 manches de Codenames. C’est toujours mieux qu’une camomille.

La première manche voit une victoire serrée et à la loyale des Rouges emmenés pas un F-R à son meilleur niveau. Dans la seconde manche, chaque équipe révèle un mot de l’autre et Paul, englué dans ses indices tendancieux, apprend à ses dépens que n’est pas F-R qui veut. Les Bleus s’y voient déjà mais un dernier indice en 1 seulement les condamne à choisir leur dernier mot par un mélange de hasard et de psychologie, sans succès. Dans la 3e manche pour l’honneur, VHN réussit à rattraper le retard de son équipe qui avait un peu trop visité des mots Blancs avec un « Beef 2 » (probablement limite du point de vue des règles) qui fait trouver Corne et Boîte. Les Rouges finissent par échouer sur un Service assassin, sans changer le résultat final de la partie.

Il reste à souhaiter que la promotion active assurée par la Direction au forum des associations (comment résister à une boîte de Caylus ?) ramène plein de nouveaux adhérent(e)s.

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Séance de VENDREDI 19/08/2016 à Ti-Koad

Comme bien souvent, Français et Anglo-Saxons se sont disputé la paternité de cette invention considérable, la photographie. Celle-ci est au croisement de plusieurs techniques : la « chambre noire », dont les propriétés ont été identifiées dès l’Antiquité, et la fixation des couleurs sur papier par voie chimique.

Les Anglais soulignent que les premiers résultats dans ce domaine sont obtenus vers 1800 par l’un des leurs, Thomas Wegwood, fils d’un potier qui eut l’idée d’enregistrer une image produite par une « chambre noire » de son père sur une feuille de papier imprégnée de chlorure d’argent, une substance photo-sensible. Mais il meurt en 1805 avant d’avoir obtenu des résultats satisfaisants.

Nicéphore Niépce, un Français passionné par la lithographie (impression sur pierre) reprend l’idée d’imprégner une plaque d’impression métallique avec du chlorure d’argent mais, pour fixer l’image durablement, ajoute une couche de vernis également photo-sensible à base de bitume de Judée (une sorte d’asphalte). Dès 1822, il produit de premières « héliographies » qui ont la vertu de ne pas s’effacer au bout de quelques minutes mais c’est en 1826 ou 1827 qu’après avoir exposé une plaque d’étain poli pendant huit heures, il produit la première photo digne de ce nom : une vue (très floue) de la fenêtre de sa maison. Vu le temps d’exposition, le procédé n’est pas prêt pour la photographie instantanée mais Niépce n’en a cure : il s’intéresse avant tout à la lithographie.

L’inventeur modeste de Chalon-sur-Saône entre en relation, par l’intermédiaire de son opticien, avec un fantasque décorateur de théâtre parisien, Jacques Daguerre. De vingt-deux ans plus jeune, celui-ci utilise habilement les ressources de la chambre noire dans ses arrangements théâtraux. Il perçoit tout l’intérêt commercial du procédé de fixation des images de Niépce et le convainc de signer un contrat d’association en 1829. Voilà réunies les deux techniques à la base de la photographie

Après la mort de Niépce, en 1833, Daguerre réussit avec des produits ad hoc à ramener les temps de pose à quelques minutes et conçoit en 1837 un appareil de prise de vues qu’il baptise avec modestie «daguerréotype». Comme il manque d’argent mais pas d’entregent, il convainc l’astronome François Arago de soutenir son projet. Celui-ci s’empresse de jouer de son influence pour pousser l’État à se rendre acquéreur de l’invention puis à « en doter libéralement le monde entier », lors de la séance historique du 19 août 1839. La France prend ainsi de vitesse l’Angleterre de Fox Talbot (1800-1877). Ce dernier, qui était en concurrence avec Niépce, mettra toutefois au point un procédé permettant de multiplier les épreuves positives à partir d’un négatif.

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177 ans après, nous avons eu droit à une séance de jeu qui fit, par une de ses tables, forte impression.

Table 1, dite « Pour l’histoire »
…où Thomas et François ont convié deux aprentis de choc, Jeff et Franck, à une table de Mythotopia. Ce jeu est déjà devenu, au-dela de son nom, un mythe du jeu de plateau, réunissant les propri&tés du deck building et de la conquête de territoires sous la houlette du maître Martin Wallace. Mais cette partie en particulier fera date. D’abord par sa durée, car elle prit fin à 0h21. Durée exceptionnelle qu’explique l’intensité exceptionnelle de la bataille, où chacun des quatre joueurs aurait pu prétendre à gagner. Tout d’abord Franck le rouge, parti bille en tête dans ses conquêtes navales, domina le score. Son expansion incontrôlée lui vit quelques revers dans les terres, et Thomas le jaune étendit son emprise sur le plateau tel un Marspilami. Pour ma part, j’étais bon dernier, cantonné dans la montagne, et pris à revers dans ma citadelle, que j’avais peu opportunément placée près d’un lac. Mais je n’avais pas dit mon dernier mot: je remontai la pente en grignotant la montagne avec la carte du Ranger, mais subissant le feu des jaunes, bardés de boucliers, puis des bleus dans ma citadelle. Je réussis surtout à acquérir deux cartes qui allaient se révéler décisives dans un voyage au long cours: l’Alchimiste et le Scribe. Au bout de trois heures de jeu, il y avait trois joueurs à égalité et la fin de partie approchait. Le rouge, attaqué de toutes parts, déclina. J’ouvris, sur une dernière construction, le chemin vers la fin de partie en vidant une quatrième carte de ses jetons. Manoeuvre diabolique car elle obligea Jeff à attaquer Thomas pour qu’il ne puisse mettre fin au jeu, délaissant donc la bataille où nous étions opposés. A plusieurs reprises, les conditions de fin de partie semblaient réunies, mais à chaque fois, la résolution des conflits en cours l’empêcha. Je me détachai peu à peu, pilonnnant la piste de score avec l’Alchimiste, faisant des constructions lucratives avec le Scribe, et plantant mon piolet dans les cités escarpées avec mes bottes de Ranger. Franck, épuisé, avait le masque de Diniz et lâcha prise avant la fin. Ironiquement, je mis fin à la partie au tour suivant, qu’il n’aurait donc pas pu jouer. Le score final (Vert 51, Jaune 47, Rouge et Bleu 37) reflète mal cette dernière heure de jeu irrespirable, où l’on avait l’impression irréelle de jouer une partie d’échecs à 4 mains. Une partie pour l’histoire.

Table 2, dite « Disputée »
…Mickaël souffle d’un petit point la victoire à Elaine dans un Roll for the galaxy des plus disputés.

Table 3, dite « Irrégulière »
…où Nicolas-Neox, Hélène, Xel, Bpatiste et Jérôme s’affrontent à Shipwrights of the North sea. Une partie presque aussi longue que celle de la table 1, la sauce des règles ayant été allongée par Baptiste, qui au passage, s’impose de concert avec Nicolas.

Table 4, dite « Chambre noire »
…Axel, Nicolas II et Julien.L s’opposent à Crisis Expansion avec des scores respectifs de 54, 36 et 43. Comme de juste, la jeunesse a donc pris le pouvoir dans cet univers Marvel deckbuildé.

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Table 5 dite « Révélée »
…où Mickaël, Axel, Nicolas II et Julien.L s’affrontent à Welcome to the dungeon (victoire du premier cité) puis à Manchots Barjots (l’antépénultième de cette liste s’impose) .

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Séance de VENDREDI 05/08/2016 à Ti-Koad

5 tables, 4 retardataires, 3 barbus, 2 cyclistes et 1 Président : tel fut le compte à rebours pour lancer notre séance de jeux en cette soirée d’ouverture des jeux olympiques. Pas de pause estivale cette année à PC, mais plein de joueurs motivés et désireux de concourir dans leur catégorie favorite.

Table 1, dite « Triathlon Wallacien » : un carré de récidivistes, Xel, François, Thomas et Tristan décident de se relancer dans leur jeu favori du moment, Mythotopia. Thomas, bien décidé à reprendre sa couronne à Tristan attaque le concours avec un mental de vainqueur. Après une lutte intense, il coiffe Tristan d’un point et décroche l’or. Histoire de reprendre son souffle, les mêmes sortent P.I., jeu de déduction du même Martin Wallace. François et Tristan luttent en tête mais le premier s’effondre dans le dernier round, laissant l’inévitable Tristan triompher (NDLA : Il serait temps de l’envoyer au contrôle antidopage !). Pour finir , le troisième temps de cette soirée les enverra valser dans la boue de  In Flanders fields. François prend de nouveau un départ canon mais Xel, telle la tortue de la fable, le coiffe au poteau à grands coups de tanks.

Table 2, dite « Triangle olympique » : Nicolas-II, Michal et VHN disputent une partie de Roll for the Galaxy. Avec 58 points contre 52 à Nicolas et 49 à Dom, Michal finit sur la première marche d’un podium très regroupé. Plus tard, ils font le trou normand en avalant une partie vite fait de Celestia.

Table 3, dite « Arrivé comme un roi » : Bruno, Jean-Baptiste et Jeff s’affrontent à New York Kings. La victoire revient au premier cité. Plus tard, avec Jeff en moins et Neox en plus, ils ont joué à Sea of Clouds que Neox a remporté.

Table 4, dite « Reparti comme une légende » : Mickaël et Julien-de-Lannion se lancent dans l’épopée qu’est Star Wars Rebellion sous le regard intéressé de Frank (qui a redémontré pendant la soirée son proto de jeu coopératif). Après 5 heures d’escarmouches et de chat et souris, l’Empire semblait avoir réussi le break mais le résultat final reste à confirmer.

Table 5, dite « Lutte libre -97kg Hommes » : Thierry ressort un jeu qui lui est cher, l’Age des dieux, et y convie Nicolas-Neox, Olivier et François-René. Avec, je cite un témoin, « une bonne stratégie, un placement favorable et de la moule aux dés », c’est Nicolas qui domine les débats.

Table 6, dite « 50 km marche Hommes » : La salle se recompose et Thierry propose à Bruno, J-B, F-R, et VHN de parcourir avec Tokaido la route reliant Kyotô à Edô, Neox jouant le rôle de coach (et de banquier !). A cinq joueurs, on joue des coudes pour les emplacements, il devient difficile de s’en tenir à un plan et l’atmosphère y perd un peu en zenitude. Une fois la dernière boulette de riz gluant dégustée dans la quatrième auberge, VHN s’impose au tableau de marque.

Table 7, dite « Dynastie d’olympiens » : tranquillement, Nicolas-II et Olivier se lancent dans une partie tardive de Descendance. Tardive au point que seul le forum permettra d’en savoir plus sur leurs affaires de famille. Ont-ils seulement pensé à la famille danoise Keller, de fameux joueurs de hockey, où Andreas (Or, 1992), Carsten (Or, 1972) et Erwin (Argent, 1936) ramenèrent tous trois une médaille des JO ?

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