Etonnante et frénétique que la vie de Roland Garros qui reflète l’effervescence et le drame du début du vingtième siècle. Né à la Réunion en 1888 et passant son enfance en Cochinchine, il est mis à 12 ans dans un paquebot vers la métropole pour aller y étudier. Doué pour le sport (il sera champion cycliste à 18 ans) et la musique, il entre à HEC et devient vendeur de voitures, une toute jeune industrie qui se développe au rythme des progrès des moteurs à essence. Passionné par la vitesse et la mécanique, il découvre l’aviation naissante à 21 ans et se retrouve embarqué dans une tournée de casse-cous en Amérique. Il faut imaginer ce qu’étaient les premiers avions, bricolés avec du bois, du papier, des câbles et des roues de vélo. Et au milieu, un moteur à la fiabilité douteuse et à la conception encore tâtonnante. Comme on dit, « fallait pas s’aimer ». Revenu en France en 1911 il se fait connaître en participant aux principales courses aériennes et établit un record d’altitude. Il repart en Amérique du Sud où il contribue à établir l’armée de l’air brésilienne puis triomphe en juin 1912 au Grand Prix de l’Aéroclub de France. Il devient le pilote officiel du constructeur Morane-Saulnier, se lie avec Ettore Bugatti à qui il commande un magnifique coupé 5 litres Type 18 et atteint la gloire en réalisant la première traversée de la Méditerranée en septembre 2013. Pensons qu’il parcourut 780 km avec son moteur de 60 chevaux, quatre ans après les 38 km de Blériot à travers la Manche.
Il s’engage dès août 1914 et met au point un système de tir de mitrailleuse à travers l’hélice (qui sera perfectionné sur les Fokker allemands, leur donnant une domination temporaire). Il est aussi le premier aviateur à abattre un ennemi aux commandes d’un monoplace (les premières victoires aériennes avaient été obtenues par un équipier tirant à la carabine !). Touché par la DCA, il est fait prisonnier en avril 2015 et il lui faut trois ans pour réussir à s’évader. Il se remet à niveau -les progrès de l’aviation étaient spectaculaires- et reprend le combat dans son unité. La veille de ses 30 ans et un mois avant la fin de la guerre, il est abattu en combat aérien. C’est son ami Émile Lesieur, joueur de rugby, ancien d’HEC et dirigeant du Stade Français, qui insista pour nommer en son honneur le stade de tennis de la porte d’Auteuil.

Table 1, dite « Vie aventureuse » : Partie du Seigneur des Anneaux : le destin de la communauté, coopérative donc, pour Nolwenn, Faline, Armand et Florian. Ils avaient quatre missions à réussir et les ont réussies toutes les quatre, ils repartent donc victorieux.
Table 2, dite « Manœuvres audacieuses » : Quentin et Christelle attirent Benjamin et Mickaël dans un Dune Imperium : Insurrection, un de leurs favoris. Christelle réalise un tour de légende en gagnant 4 points de prestige d’un coup. passant de 5 à 9. Elle est hors jeu dans le dernier combat mais c’est trop tard, elle grappille un dernier point et remporte la partie.
Table 3, dite « Coup fatal » : Olive, Gérard, Marc et VHN ressortent Inis enrichi de son extension. Seul Marc découvre ce jeu fort apprécié des trois autres. La partie est pliée en trois saisons (=manches). Au cours de la troisième, les trois habitués atteignent la condition de victoire « être présent dans des territoires avec 6 sanctuaires ». Gérard étant Brenn, la victoire lui est promise. Mais Olive sort du bois en utilisant habilement le pouvoir de l’été : en défaussant une carte il occupe un 6e territoire et remplit maintenant deux conditions de victoire. Le tout avec juste 6 clans, un par territoire. Mais Gérard utilise la même possibilité pour envoyer aller de la capitale à un territoire voisin où il occit le clan d’Olive. Quant à Dom, il confond sanctuaires et forteresses, une erreur incompréhensible à ce niveau de jeu. Les mains de cartes sont vides, plus personne n’a les moyens d’affaiblir Gérard qui s’impose.
Table 4, dite « Horizons lointains » : Corentin, Nicolas et un visiteur venu humer l’atmosphère jouent à Thunderstone dans une salle lointaine au point que nous ne savons pas ce qui s’y passa.
Seuls les enfants changent le monde, et ils étaient là, en ce dimanche, petits et grands enfants à s’ébrouer gentiment dans la salle de la maison de quartier de Servel. Une table tôt formée de Rajas of the Ganges faisait office de comité d’accueil, et les protagonistes s’y plurent tant qu’ils en redemandèrent en fin de journée. A la table d’Inis, on observa un singulier retournement, le vainqueur qui s’avançait étant défait sur une manœuvre tout en nuance d’un autre, qui œuvrait pour un troisième, faiseur de roi à défaut de l’être lui-même. Il s’en fallut d’un défenseur au royaume du Brenn, erreur fatale. Est-ce la force d’être juste qui manquait ? A défaut de nuances, les clans de La Famiglia ne manquaient pas de courage, mais ils s’affrontèrent dans un silence religieux, c’est rare pour la Sicile, tandis que plus loin se jouait Le destin de la communauté. Entre les gros jeux, les amuse-bouches florissaient, de Château Combo à Faraway, et Crack List pour finir. Le soir n’était pas tombé quand il fut temps de coucher petits et grands, et la nuit venue, de méditer à leur jeunesse et la nôtre, à nos vies aussi rapides à se dissiper dans le soir qu’un chagrin d’enfant.
Le 17 avril 1961, une poignée d’opposants à Fidel Castro débarquent dans la Baie des Cochons, à l’ouest de l’île de Cuba. Armés par la CIA, ils se donnent pour objectif de renverser le régime castriste, quelques mois après que celui-ci se soit rangé dans le camp soviétique. Mais les partisans de Castro, informés du débarquement, les accueillent avec des armes lourdes. La tentative échoue piteusement et les assaillants se font tuer sur la plage, sous la clarté de la pleine lune. C’est un immense succès pour Fidel Castro, qui se présente devant le tiers monde comme le meilleur opposant à l’impérialisme américain. Le président Kennedy, entré en fonction quatre mois plus tôt, s’en veut d’avoir été mal conseillé par les militaires et la CIA. Mais, contre toute attente, il fait publiquement amende honorable et assume à la radio la pleine responsabilité de l’échec. Les Américains lui en manifesteront de la reconnaissance.
Table 1, dite « Libération tardive » : Olive apporte Blackout Hong Kong, jeu habile de gestion du maître Alexander Pfister qui, après Mombasa (2016) et Great Western Trail (2017), sans oublier Isle of Skye ou Boon Lake, confirme avec cette livraison de 2018 son génie en matière de jeux profonds. Comme son nom l’indique, nous sommes dans l’ancienne colonie britannique, menacée d’une panne générale, et qu’il faut aller sortir de ce mauvais pas, en expédiant des troupes pour en sécuriser les quartiers. Le jeu semble complexe au premier abord, mais il s’apprend vite, et se révèle d’une belle profondeur. On doit donc déployer des colonnes d’équipements et de professionnels, avec un système très bien pensé en trois couleurs jaune, rouge, bleu, qui donne une grande unité au jeu, en collectant les ressources : eau, riz, trousse médicale, outils, jerricans, et surtout les précieux GPS qui permettent d’envoyer les troupes dans les quartiers et donc de les boucler, ce qui rapporte de précieux PV. Baptiste réussit rapidement un premier contrat et, surtout, choisi de l’exposer, ce qui lui donne rapidement un gain presque assuré de 3 PV à chaque tour. Un avantage énorme qui le propulse en tête, avant que les autres ne perçoivent la pertinence de sa stratégie. Il est freiné sur la fin, ratant d’un cheveu un contrat au prix de 18 GPS, mais finit en tête avec 84. Evan le talonne une petite dizaine dernière, François une petite dizaine encore derrière, et Olive fermant la marche un peu plus loin. Un jeu bon mais très long, au point que nous avons pris le parti de raccourcir la fin pour ne pas être entraînés au bout de la nuit.
Après sa mort, de nombreuses feuilles de papier sont trouvées lors du tri de ses effets personnels, sur lesquelles sont notées des pensées isolées, feuilles regroupées en liasses dans un ordre provisoire mais parlant. La première version de ces notes éparses est imprimée en 1670 sous le titre Pensées de M. Pascal sur la religion et sur quelques autres sujets. Elles deviennent très vite un classique. Parce que ses amis et les disciples de Port-Royal sont conscients que ces « pensées » fragmentaires peuvent mener au scepticisme plutôt qu’à la piété, ils cachent les pensées sceptiques et modifient une partie du reste, de peur que le roi ou l’église n’en prenne offense alors que la persécution de Port-Royal a cessé, les rédacteurs ne souhaitant pas une reprise de la polémique. Il faut attendre le 



