Le royaume des Deux-Siciles a eu une brève existence de 1816 (unification des royaumes de Naples et de Sicile) à 1861 (capitulation du roi François II et exil des Bourbon-Siciles à Rome, ensuite on en perd la trace). Le début de la fin est le 5 mai 1860 qui voit Garibaldi se mettre en route depuis la région de Gênes pour attaquer la Sicile où il débarque quelques jours plus tard et, après quelques mois, conquiert la totalité du royaume qui se retrouve rattaché à l’Italie unifiée. A son départ en campagne avec un millier d’hommes on dit qu’il se serait écrié « ça va barder, là ! ». A Servel 166 ans plus tard, il n’est pas exclu qu’on ait croisé des royaux déchus et des aventuriers va-t-en-guerre.
Table 1, dite « Ach zoo » : Benjamin et Mickaël reviennent du placard avec « un jeu pris au hasard », Ark Nova. Le hasard fait bien les choses, ils se tirent la bourre un bon moment et c’est Benjamin qui sort vainqueur du zoo.
Table 2, dite « Dom-inis » : Leur nouveau chouchou du moment c’est Inis et c’est mérité : un jeu beau, plaisant, subtil et varié où, bien qu’il faille contrôler des territoires avec ses troupes, les actions ne se résument pas à de l’affrontement (ainsi deux joueurs peuvent tout à fait décider de mettre fin immédiatement à un conflit que l’un a déclenché sans tirer un seul coup de feu, il y en a qui pourraient en prendre de la graine). Olive, Gérard, François et VHN l’ont redécouvert il y a peu et plus on y joue plus on maîtrise et apprécie (en particulier on commence à bien connaître les 17 cartes Action qu’on drafte en début de manche). Dans la première partie, personne ne dispute à Olive le rôle de Brenn (premier joueur with benefits) tandis que Dom fait dès le début une manœuvre compliquée (et, osons l’écrire malgré un certain manque d’objectivité, habile) qui lui donne un Exploit (ce dernier abaisse les conditions de victoire, rappelons qu’on peut gagner de trois façons). Il s’échauffoure ensuite avec François sans grand succès mais à la manche suivante il met en jeu 2 clans puis (ayant récupéré la carte avec le Barde) 2 autres. Oh surprise, il est maintenant maître de deux territoires avec un total de 5 clans ennemis. Avec son Exploit cela lui suffit pour l’emporter.
Les lascars sont chauds, ils ne vont pas en rester là et c’est reparti. La seconde partie est plus intense et disputée : cette fois le Brenn est François (qui persiste à se plaindre de ne pas avoir les bonnes cartes, savoureux dans un jeu de draft !). Dom recommence à faire une opération où il sacrifie un clan contre un Exploit. Une escarmouche lui fait perdre un autre clan et le voilà avec un unique clan présent sur le terrain. L’occasion pour Gérard dans le rôle de Maître Capello de rappeler que si un joueur est annihilé il redémarre avec deux clans mais doit défausser un Exploit s’il en détient un. Aussitôt dit aussitôt fait, retour à la case départ mais pourquoi tant de haine ? Cette fois c’est Gérard qui est l’homme fort avec de nombreuses troupes bien réparties et bientôt en position de gagner. Les trois autres font leur part pour le ramener à la modestie. A la manche suivante c’est maintenant François (doté d’un Exploit) qui est le plus menaçant. Gérard lance un grand combat qui tourne court et Olive vient aussi lui rogner les ailes sous les murs de la citadelle. Il parvient néanmoins à obtenir un second Exploit et il faut encore lui taper un peu sur la tête d’autant plus qu’Olive l’a laissé Brenn. En fin de manche, Gérard sort du bois en faisant une exploration et en gagnant un Exploit : il est présent dans 5 territoires et peut gagner, tout comme Dom qui a regagné un Exploit et dispose encore de pas mal de cartes en main (il a démarré avec 3 jaunes et 3 rouges en plus de ses 4 cartes Action vertes). Ce dernier bloque avec le Dagda un renfort de Gérard, l’envahit comme voisin et fait place nette. Il est le seul à pouvoir revendiquer la victoire au début de la manche suivante.
Table 3, dite « Félines & malines » : Nolwenn, Faline, Caroline, Virginie et Corentin enchaînent les jeux. Ils commencent par Extinction où il s’agit coopérativement de sauver les tigres. Ce qu’elles/il ont fait sans trop de difficulté semble-t-il. Ils se lancent ensuite dans Cryptide. La première partie voit une victoire rapide par une Nolwenn clairvoyante. La seconde tourne court suite à une erreur (dans les jeux de déduction, tout indice erroné peut ruiner la partie). La troisième était encore en cours quand minuit approchait.
Le 17 avril 1961, une poignée d’opposants à Fidel Castro débarquent dans la Baie des Cochons, à l’ouest de l’île de Cuba. Armés par la CIA, ils se donnent pour objectif de renverser le régime castriste, quelques mois après que celui-ci se soit rangé dans le camp soviétique. Mais les partisans de Castro, informés du débarquement, les accueillent avec des armes lourdes. La tentative échoue piteusement et les assaillants se font tuer sur la plage, sous la clarté de la pleine lune. C’est un immense succès pour Fidel Castro, qui se présente devant le tiers monde comme le meilleur opposant à l’impérialisme américain. Le président Kennedy, entré en fonction quatre mois plus tôt, s’en veut d’avoir été mal conseillé par les militaires et la CIA. Mais, contre toute attente, il fait publiquement amende honorable et assume à la radio la pleine responsabilité de l’échec. Les Américains lui en manifesteront de la reconnaissance.
Table 1, dite « Libération tardive » : Olive apporte Blackout Hong Kong, jeu habile de gestion du maître Alexander Pfister qui, après Mombasa (2016) et Great Western Trail (2017), sans oublier Isle of Skye ou Boon Lake, confirme avec cette livraison de 2018 son génie en matière de jeux profonds. Comme son nom l’indique, nous sommes dans l’ancienne colonie britannique, menacée d’une panne générale, et qu’il faut aller sortir de ce mauvais pas, en expédiant des troupes pour en sécuriser les quartiers. Le jeu semble complexe au premier abord, mais il s’apprend vite, et se révèle d’une belle profondeur. On doit donc déployer des colonnes d’équipements et de professionnels, avec un système très bien pensé en trois couleurs jaune, rouge, bleu, qui donne une grande unité au jeu, en collectant les ressources : eau, riz, trousse médicale, outils, jerricans, et surtout les précieux GPS qui permettent d’envoyer les troupes dans les quartiers et donc de les boucler, ce qui rapporte de précieux PV. Baptiste réussit rapidement un premier contrat et, surtout, choisi de l’exposer, ce qui lui donne rapidement un gain presque assuré de 3 PV à chaque tour. Un avantage énorme qui le propulse en tête, avant que les autres ne perçoivent la pertinence de sa stratégie. Il est freiné sur la fin, ratant d’un cheveu un contrat au prix de 18 GPS, mais finit en tête avec 84. Evan le talonne une petite dizaine dernière, François une petite dizaine encore derrière, et Olive fermant la marche un peu plus loin. Un jeu bon mais très long, au point que nous avons pris le parti de raccourcir la fin pour ne pas être entraînés au bout de la nuit.
Après sa mort, de nombreuses feuilles de papier sont trouvées lors du tri de ses effets personnels, sur lesquelles sont notées des pensées isolées, feuilles regroupées en liasses dans un ordre provisoire mais parlant. La première version de ces notes éparses est imprimée en 1670 sous le titre Pensées de M. Pascal sur la religion et sur quelques autres sujets. Elles deviennent très vite un classique. Parce que ses amis et les disciples de Port-Royal sont conscients que ces « pensées » fragmentaires peuvent mener au scepticisme plutôt qu’à la piété, ils cachent les pensées sceptiques et modifient une partie du reste, de peur que le roi ou l’église n’en prenne offense alors que la persécution de Port-Royal a cessé, les rédacteurs ne souhaitant pas une reprise de la polémique. Il faut attendre le 











