Séance de VENDREDI 17/09/2021 à Servel

Le premier débat officiel sur la peine de mort en France (et le tout premier débat parlementaire au monde sur la question) date du 30 mai 1791, avec la présentation d’un projet de loi visant à l’abolir. Son rapporteur est soutenu notamment par  Robespierre. Cependant, l’Assemblée nationale constituante, promulgue une loi le 6 octobre maintenant la peine de mort en supprimant la torture préalable et uniformisant la méthode d’exécution: le privilège d’être décapité qui était réservé à la noblesse est démocratisé. Selon l’article 3 du Code pénal de 1791, qui classe la peine de mort parmi les peines afflictives et infamantes, « Tout condamné [à mort] aura la tête tranchée ». Cette célèbre phrase restera dans l’article 12 du Code pénal français jusqu’à l’abolition. Le chemin aura été long.  Quand le 17 septembre 1981, Robert Badinter présente le projet de loi à l’Assemblée nationale, la France devient le 36e État du monde à abolir la peine de mort, et l’un des derniers pays d’Europe occidentale avec la Suisse et son Code pénal militaire, la Belgique et le Royaume-Uni.

40 ans après, à Lannion, c’était l’affluence des grands jours (23 joueurs !), et aucune peine infamante ne leur fut infligée, si l’on oublie bien sûr le passage à la case cotisation, d’ailleurs notre trésorier était là, à une semaine de l’AG (une coïncidence, sûrement).

Table 1, dite « Mort à l’arrivée » : Aurore s’impose à Parks CR en cours

Table 2, dite « Erreur judiciaire » : Mickaël, Paul, Adriane et Olivier B. s’attablent autour de Warhammer Quest: la cité maudite. Games Workshop propose ici un jeu de figurines d’une grande beauté mais, pour ce qui est des règles, on se retrouve devant un porte/monstre/trésor en coop plutôt basique, malgré quelques bonnes idées, comme la gestion des dés d’action (on jette 4 dés en début de tour qui vont dicter les actions possibles). En cinq mots: un dungeon crawler old school. Quant à nos aventuriers du soir, ils n’avaient rien compris aux règles, selon leurs propres déclarations, mais ont quand même écrasé les méchants. Après relecture, les vraies règles étaient moins bien, comme quoi parfois la fiction dépasse la réalité.

Table 3, dite « Trois morts sur ordonnance » : Julien, dont on salue le retour sur nos tables, se fait livreur et apporte d’imposants cartons de boîtes de jeu kickstartées pour inaugurer Horizon Zero Dawn. Désignés pour participer à une chasse dangereuse par la prestigieuse Loge des Chasseurs, les joueurs embarquent pour une aventure dans les contrées sauvages où ils incarneront des chasseurs de différentes classes et tribus. Inspiré du jeu vidéo éponyme à succès, le jeu de plateau a tenu en haleine nos amis une bonne partie de la nuit et le résultat était inconnu à l’heure du bouclage.

Table 4, dite « Peine capitale » : Séduits par le pitch de Nicolas II (un jeu d’optimisation, dit-il), François et Xof embarquent pour Otys. Au milieu du 22e siècle, après 300 ans d’inconscience, la montée des eaux engloutit les dernières terres émergées. Pour survivre, les colonies de rescapés doivent demeurer au-dessus du niveau de la Mer et récupérer les débris des civilisations passées dans les profondeurs. Le futur d’Otys construit ainsi grâce aux explorateurs du passé. A l’examen, le jeu relève plus de la combinatoire à haute dose que de l’optimisation. Il faut régler très finement les mouvements et les actions de ses plongeurs, regarder ce que font les autres, parfois les laisser sous la mer en apnée, tout cela pour remplir des contrats et gagner de la notoriété. La peine capitale aura-t-elle lieu pour l’humanité ? Rendez-vous dans 130 ans pour en juger, mais pour ce qui est du court terme, au final, c’est Nicolas qui s’impose avec 18, devant Xof, 12, et François, 11.

Table 5, dite « Vivre et laisser mourir » : les classiques reviennent en force à Parties Civiles, et à Battlestar Galactica les humains (F.-R., Guillaume, Frank) s’imposent « à l’aise » et laissent aux cylons (Jean, Olivier L) le silence de l’éternel.

Table 6, dite « Colombarium » : à cette table de Wingspan Fred a pris son envol, devançant Vincent et Samuel, et gagne le droit de réserver sa place au colombarium.

Table 7, dite « Remise de peine » : Encore un jeu populaire ces derniers temps, Dig your way out voit un final serré où Aurore finit par s’évader devant Xel et Baptiste.

Table 8, dite « Quatre à quatre » : C’est définitivement la soirée des classiques puisque le traditionnel Codenames ponctue la fin de soirée. Les équipes s’étoffent au fil des manches et des tables qui se terminent, et en fin de compte, on recense pas moins de 11 joueurs Bleus (Dom, Nicolas II, Xof, Jean, F.-R.) et Rouges (François, Samuel, Fred, Guillaume, Vincent et Paul).

  • Rouges 1-0: menés et incapables de rattacher l’indice Hénin à autre chose que Justine ou Beaumont (alors qu’il s’agit d’une coiffe féminine conique très élevée et surmontée d’un voile flottant à son sommet, à la mode en Europe au 15 e siècle), Vincent, François Paul et les autres réussissent l’exploit de s’adjuger cette manche en trouvant 4 mots sur le dernier coup, qui était Col, qu’il fallait, une fois le Sommet trouvé, associer à Fraise et Tissu, et non pas, dans une improbable association d’idées, à Dent et Corne ! La connexion Vincent-François atteignit un pic digne de la 5G sur cette manche !
  • Rouges 2-0 : les Rouges plient le match avec un départ canon sur Eau 4 (Moulin, Goutte, Cours, Courant), profitant d’une erreur stratégique du maître espion adverse qui avait dévoilé le gênant Rivière !
  • Rouges 2-1: les Bleus sauvent l’honneur sur un joli Noir 4 (Pot, Peau, Film, Trou) !

Nota bene: Ce blog de Parties Civiles relate les tables depuis le 17 août 2021, suite à une redirection de notre URL indépendante de notre volonté. Pour les tables antérieures, du 3 juin 2008 au 6 août 2021, visitez l’ancien site, ici.

Séance de VENDREDI 27/08/2021 à Servel

Le 27 août 1859, du pétrole jaillit pour la première fois du sous-sol des États-Unis. La découverte survient à point nommé, à un moment où les besoins d’éclairage n’arrivent plus à être satisfaits avec l’huile de baleine traditionnelle et le kérozène, un combustible extrait du charbon.

Le miracle se produit au nord-est du pays, en Pennsylvanie, au lieu-dit Oil Creek («la mare d’huile» !). Son auteur est un bourlingueur du nom d’Edwin L. Drake, qui se fait abusivement appeler « colonel Drake ». Contre l’avis des experts, il a acquis la conviction qu’il pourrait extraire le pétrole du sous-sol par simple forage et s’est adjoint pour cela le concours d’un puisatier. Ensemble, ils ont creusé un puits grâce à un trépan suspendu à un câble et mis en mouvement par une machine à vapeur. Le précieux liquide a jailli lorsque le trépan a atteint 23 mètres de profondeur seulement.

Syrie : Politis déplore « l'inaction occidentale », en choeur avec  Jean-Pierre Filiu - AgoraVox le média citoyen

Dès le premier jour, avec une production de l’ordre de huit ou dix barils, Drake multiplie la production mondiale de pétrole par… deux ! Il s’ensuit une première ruée vers l’or noir. La région se couvre de derricks et procure la fortune à de nombreux audacieux. Quant à Drake, dépourvu du sens des affaires, il néglige de faire breveter son système de forage et sombre dans la pauvreté. Compatissants, les habitants de la ville finiront par verser une pension à lui-même et à sa veuve.

162 ans après, il faut creuser bien plus profond et bien plus loin qu’aux USA pour trouver le précieux liquide, et même les américains commencent se demander si c’est une bonne idée. A Parties Civiles en tous cas, avec deux tables dans le vaste espace de Servel, nous étions les rois du pétrole.

Table 1, dite « Or gris » : comme vendredi dernier, OlivierL convie trois cobayes, Xel, François et Samuel à une table de Dig Your Way Out. On est donc tous en prison, et on survit à coup de cigarettes, or gris aussi nocif pour la santé que l’or noir l’est pour la planète. Une partie qui semble équilibrée et où chacun semble pouvoir prétendre à la victoire. Mais, tapi dans l’ombre, François fomente un coup qui doit le faire gagner à coup sûr, ayant dans sa main de quoi construire la pelle qui lui assurera la victoire, et trois surins pour pallier aux coups durs. Seul accroc à ce plan, il vient de se prendre deux raclées, l’une en début de partie (un duel homérique avec Xel), et l’autre à l’heure où son plan final peut s’enclencher, toujours par Xel. Avec deux blessures, impossible de construire la pelle ni de creuser, mais il suffit, pour se soigner, de faire un tour à l’infirmerie. C’est là que le sort s’en mêle: en 7 jets de dès consécutifs, il ne réussira à sortir ni 3 ni 5, un événement de probabilité 5,8 % ! Profitant de ces atermoiements de l’aléatoire, c’est OlivierL qui s’adjuge la partie avec une dernière petite cuiller.

Table 2, dite « Le présent du passé » : en fin de soirée, Innovation fit trois nouveaux adeptes ! Samuel, venu pour voir les règles, s’éclipse, alors que Vincent rejoint Xel et OlivierL fait équipe avec François. Une partie à sens unique, conclue par un cruel 6-0 des rouges, qui n’ont pourtant dominé que 4 âges, mais avec deux dominations spéciales chez Xel. OlivierL est resté en panne de moteur, comme cela arrive parfois, et François a été à deux doigts de recycler les influences adverses, mais il manquait toujours un pommier ou une couronne. Tout porte à croire que Vincent, que l’on ne reverra pas de tout de suite sur nos tables pour cause d’agenda professionnel, a apprécié d’être passé.

Table 3, dite « Raffinée » : Mickaël invite à cet exercice tout en raffinement oriental qu’est Gugong, un classique qui ne sort pas assez. Alors qu’il a attiré Neox, Fred et OlivierB, Adrien se présente, et, n’ayant pas froid aux yeux, choisit ce jeu exigeant pour sa première apparition à Parties Civiles ! Il ne participera pas à la lutte des places, et c’est OlivierB qui s’impose dans un mouchoir de poche, 5 points seulement séparant les quatre premiers.