Séance de MARDI 25/10/2022 à Servel

Sophia at the AI for Good Global Summit 2018 (27254369347) (cropped).jpgModelée à partir de l’actrice Audrey Hepburn, le robot Sophia est connu pour son apparence humaine vraisemblable et son comportement réaliste. Selon son constructeur, David Hanson, il utilise l’intelligence artificielle, le traitement des données visuelles et la reconnaissance faciale. Sophia imite également les gestes humains et les expressions faciales et est capable de répondre à certaines questions, mais aussi de produire des conversations simples à partir de sujets prédéfinis, comme la météo. Le robot exploite la technologie de reconnaissance vocale d’Alphabet et est conçu pour apprendre et devenir plus intelligent avec le temps.

Le 25 octobre 2017, lors de la conférence Future Investment Summit à Riyad, Sophia se voyait obtenir la citoyenneté saoudienne, devenant ainsi le premier robot au monde à posséder une nationalité. Des journalistes se sont demandé si cela impliquait que Sophia pouvait désormais voter et se marier, ou encore si une extinction délibérée de son système interne pouvait être considérée comme un meurtre. La plupart des internautes ont pointé du doigt la citoyenneté de Sophia pour critiquer le statut de l’Arabie saoudite en matière de droits humains.

Comme l’expliqua le directeur de l’Institut des affaires du Golfe : « Beaucoup de saoudiennes ont rencontré la mort simplement parce qu’elles ont tenté de quitter leur maison et Sophia se balade partout sans tuteur masculin. La loi saoudienne ne permet pas aux non-musulmans d’obtenir la citoyenneté. Est-ce que Sophia s’est convertie à l’Islam ? Et pourquoi ne porte-t-elle pas le hijab ? Si elle demandait la citoyenneté en tant qu’être humain, elle ne la recevrait pas ».

5 ans après, à Lannion, une armée de Playmobil investissait l’espace de Servel pour s’adonner aux plaisirs ludiques.

Table 1, dite « Conversations automatiques » : à cette table de Super Motherload , certains ont laissé libre cours à une volubilité sans limites quand d’autres restaient focalisés sur leurs objectifs, tel Thomas, grand vainqueur. Xel ressort première dauphine, François devançant Dom, qui en oublia de compter tous ses bonus, glissant de ce fait d’un podium auquel il était promis.

Table 2, dite « Émancipation féminine » : à Almanac Adélie s’adjuge une belle victoire devant François-René, Yvan et Jules.

Table 3, dite « Retour vers le futur » : grand retour de Funkenschlag après une pénitence de 5 ans sur nos tables ! le Grand Maître Jibee est l’auteur de cette renaissance, et finit en grand vainqueur.

Table 4, dite : « Un monde sans fin » : à Deep sea adventure on ne voit pas toujours à temps la fin de la descente. François en fit les frais, noyé trois fois de suite, au contraire d’Adélie, qui mit à profit une stratégie prudente.

Table 5, dite « Instants fragmentés » : aperçue dans l’aquarium, une table de Twisted fables voyait Lucie déployer ses talents en bonne compagnie. Aucune IA ne put en dire plus.

Festival SCORFEL des 22 et 23 Octobre 2022 aux URSULINES

Cette année encore, Parties Civiles était fidèle au rendez-vous du festival SCORFEL, qui retrouvait la foule après une édition sous pass sanitaire. Les habitués étaient présents, les nouveaux bien présents (mention spéciale au Truc café et à la librairie Manga no Umi, tenus de mains de maîtres par des êtres qui nous sont chers), les exposants au rendez-vous, et le public de retour en nombre, en particulier le dimanche après-midi.

Nous avons mis nos pattes à l’organisation, à l’accueil, à la buvette, à la librairie, à la boutique, à l’installation, au rangement des cimaises, au dérangement des neurones, et bien sûr aux tables de jeu, qu’on ne s’aventurera pas à dénombrer ici tant elles furent nombreuses et joyeuses dans une sorte de carré VIP au milieu du village, qui formait un étonnant cocon à l’écart du bruit ambiant.

Merci à  nos adhérents qui ont donné de leur temps, de leur cerveau disponible, et même de leurs muscles, pour permettre au gentil dragon d’enchanter une fois encore le petit monde de Lannion et du Trégor, avant de s’envoler vers l’infini et au-delà !

Séance de VENDREDI 21/10/2022 à Servel

Comédie-FrançaiseLe 21 octobre 1680, par lettre de cachet, le roi Louis XIV fonde la Comédie-Française. C’est la première troupe de théâtre permanente de France. Elle rassemble deux troupes rivales : celles de l’hôtel de Bourgogne et de l’hôtel Guénégaud qui résulte de la fusion de la troupe de Molière, mort 7 ans plus tôt, et du théâtre du Marais. Encore aujourd’hui, pour rappeler cette fusion originelle, on frappe six coups avant chaque représentation, et non trois comme dans les autres théâtres. Et, à la fin de chaque représentation du Malade imaginaire, quand le « malade » Argan est intronisé médecin et prononce son serment : « Juro », les lumières s’éteignent et le silence se fait en souvenir de Molière, victime d’une fluxion de poitrine en jouant cette pièce et mourut une heure après.

Quelques siècles après, la troupe de Parties Civiles se préparait fiévreusement à l’aube de l’ouverture du festival Scorfel.

Table 1, dite « Répétition » : à cette table de Stardew valley , comme une répétition de la nuit ludique, Killian, Arakis et Yvan ont réservé leur meilleur actuel à Benjamin, notre nouveau gentil membre. La fin de l’histoire n’est pas connue, diluée dans les ombres de la nuit.

Table 2, dite « Un roi sans divertissement » : à Mythotopia le roi Thomas sort bien entendu vainqueur d’une joute de longue haleine avec Xel, Olive et Jules, qui ne l’ont en aucune façon diverti de sa trajectoire.

Table 3, dite « Seuls en piste » : à Infinity Samuel et Olivier L ont goûté aux plaisirs du tête-à-tête.

Table 4, dite : « Morts en scène » : une nouvelle aventure de The thing où les humains (F.-R., Malo, Paul, Frank) laissent à quai pour mortes deux choses imprudemment exposées (Fred et Evan)

Table 5, dite « Cigales et fourmis » : à la redécouverte d’Un monde sans fin, la famine faisait rage, et la cigale Dom (60) tire son épingle du jeu. Olivier B. (49), Mickaël (47), François (45, mais lésé de 4 PV par un manque de blé au marché en violation des règles), forment un joli tir groupé.

Table 6, dite « Malade imaginaire » : était-il encore malade de sa déconvenue ? François prend une belle revanche à Kingdomino, avec un carré complet et parfaitement centré, pour un total de 48 PV. Dom accuse le coup, entre géométrie bancale et tuiles mal garnies, pour un total de 37 PV, et Mickaël joue les figurants.

Séance de MARDI 04/10/2022 à Servel

Le 4 octobre 1957, l’URSS mettait en orbite le premier satellite artificiel de l’histoire, Spoutnik 1 (du russe «compagnon de voyage»). L’engin, d’un diamètre de 60 cm et d’un poids de 83,6 kilos, est mis en orbite par une fusée à une altitude de 900 km. Il accomplit une révolution de la Terre en 96 minutes. Son «bip-bip» va devenir vite familier à tous les hommes. Le 3 novembre suivant, les Soviétiques récidivent avec Spoutnik 2. Cette fois, l’engin amène dans l’espace une chienne nommée Laïka (elle meurt au cours du voyage, un fait qui ne sera révélé que 40 ans plus tard !).

Cette performance trouve son origine dans la rafle de savants allemands qui travaillaient sur les fusées V2 de Hitler et sont entrés, bon gré mal gré, au service des vainqueurs. Les plans des missiles allemands sont retraités par Sergueï Korolev, un ingénieur russe de génie, rescapé du Goulag grâce à une intervention de l’aéronauticien Andreï Tupolev, en 1940. Il conçoit le lanceur qui va mettre en orbite Spoutnik ainsi que les fusées Vostok des programmes habités.

Le petit satellite prouve que l’Amérique n’est plus une forteresse géographique et les citoyens des États-Unis prennent conscience qu’ils ne sont plus à l’abri d’une attaque par des missiles nucléaires. C’est ainsi que Spoutnik 1 déclenche la course à l’espace. Elle va se poursuivre avec Iouri Gagarine qui, le 12 avril 1961, accomplit le tour de la Terre en 108 minutes. Il est le premier homme à naviguer dans l’espace

65 ans plus tard, Parties Civiles continuait l’exploration de civilisations lointaines.

Table 1, dite « Des ingénieurs »  : Arakis nous dévoile Pharaon, un jeu de gestion qui vous plonge dans l’antiquité égyptienne. Sous des dehors classiques (pose de ressources sur différents postes générateurs de PV par des mécanismes variés), il recèle quelques astuces, comme une roue qui fait varier les ressources à utiliser pour rentrer sur les postes, et des piliers qui permettent de combiner les résultats de différents ateliers pour des points supplémentaires, soit autant d’occasion de mettre à profit ses capacités calculatoires. Les interactions se limitent à une petite compétition pour les postes, et à un mécanisme de fin de tour qui permet à ceux qui passent de s’octroyer des bonus. On relève les copies à la fin de cette composition de mathématiques, pour y lire le triomphe d’Arakis, 137, qui devance Gilles, 128, et François, 103.

Table 2, dite « Des bâtisseurs » : Le Président n’avait jamais joué à l’excellent Gloire de Rome. C’est chose faite ce soir sous la houlette de Dom qui récupère aussi Evan et Jules pour une partie à quatre. Partie étonnante où le lot commun (réserve de cartes au cœur des différentes actions de jeu) restera désespérément chiche, oscillant entre 0 et 2. Nicolas construit très vite le Sénat qui lui permet de récupérer les Sénateurs (cartes joker) utilisées par les autres joueurs. Ce pouvoir lui garnira sa main et lui permettra de participer à la plupart des actions de jeu. Evan a du mal à construire son premier bâtiment et finit par se retrouver limité dans sa clientèle. Dom démarre par un Egout, carte qui lui permet de mettre dans ses stocks les cartes qu’il a jouées comme actions, s’assurant une réserve inépuisable de matériaux de construction. Usant et abusant de l’action Architecte, il construit au total 8 bâtiments.et finit par clore la partie par épuisement des chantiers urbains. Il score 30 PV (18 bâtiments/12 stocks) contre 22 à Neox (11 bâtiments/11 stocks), 12 pour Evan et 11 pour Jules. Quant à ceux qui ont persiflé en surnommant le jeu « la gloire de Dom » nous les traiterons de vappae (vauriens).

Table 3, dite « Des paysagistes » : à Amytis on s’essaie à l’agriculture dans l’ancienne Égypte, pour une table qui s’effilocha dans la langueur de la nuit. Adélie, un temps  en tête puis rejointe, ressort victorieuse grâce à une stratégie irrigation (72), surprenant Thomas (70), mystifiant Xel (61), et martyrisant Olive (53).

AG et séance de VENDREDI 30/09/2022 à Servel

Le 30 septembre 1891, le général Georges Boulanger se suicide sur la tombe de sa maîtresse, à Ixelles, près de Bruxelles. C’est la fin d’une aventure,qui a fait craindre un moment que la République française ne soit renversée par un coup d’État.

En 1886, le leader du parti radical Georges Clemenceau fait de cet officier à la belle prestance un ministre de la Guerre. Le héros est applaudi à la revue du 14 juillet et prend des mesures peu coûteuses et d’un bel effet, comme peindre les guérites en tricolore. Mais il remplace aussi le fusil Gras par le fusil Lebel, réorganise l’état-major, rend la mobilisation en cas de guerre possible en deux jours, refond les services de renseignement, et en sous-main, pose les prémices d’un rapprochement avec la Russie. Ce faisant, il ravive les espérances des ennemis de la République, des citoyens déçus par le régime des partis et de tous ceux qui rêvent d’une revanche militaire sur l’Allemagne.

Mais le sens politique lui fait défaut quand, le chancelier allemand Bismarck ayant fait arrêter un commissaire de police français à la frontière, le ministre en appelle à une mobilisation partielle. Le président de la République Jules Grévy, inquiet de la tournure des événements, se défait du gouvernement et démet Boulanger de ses fonctions ministérielles le 18 mai 1887. Il n’en devient que plus populaire. On le surnomme « général Revanche », ce qui exprime assez bien ce qui fut la préoccupation principale de Boulanger. Il a connu la défaite de 1870, et en tant que militaire, l’humiliation qui l’a accompagnée. Toute sa préoccupation est de préparer la France à l’inéluctable revanche, ou faire en sorte qu’elle n’advienne pas.

Sans qu’il ait posé sa candidature, 100 000 bulletins portent son nom à une élection partielle de la Seine. La popularité du général continuant de croître, le gouvernement le « limoge » en le nommant commandant du 13e corps d’armée. Son départ donne lieu à une démonstration de foule : 10 000 personnes envahissent la gare de Lyon, couvrent le train d’affiches « Il reviendra » et bloquent son départ pendant plus de trois heures et demie. Le lendemain, il se bat en duel contre Charles Floquet, président du Conseil, qui le blesse ! Survient le scandale des décorations dans lequel Boulanger est un temps mis en cause. Cependant, le président Grévy doit démissionner. Boulanger devient un acteur clé des tractations pour élire son successeur, les monarchistes offrant leur voix au candidat s’engageant à prendre Boulanger comme ministre de la Guerre. Mais c’est finalement Sadi Carnot qui est élu, et lui refuse l’entrée au ministère.

Le 1er janvier 1888, le général rencontre secrètement, en Suisse, le prince Napoléon, qui lui apporte le soutien des bonapartistes. Pour l’élection du 26 février , la candidature du général, présenté comme bonapartiste, est posée dans sept départements, où il obtient 54 671 voix. Cependant le général est toujours en activité et de ce fait inéligible. Le 15 mars, le ministre de la Guerre le relève de ses fonctions et, le 24 mars, Boulanger est rayé des cadres de l’armée. En avril, il se présente aux élections en Dordogne et dans le Nord où il reçoit 59 000 et 172 500 voix : il est de nouveau élu à la Chambre. Une foule importante assiste à son entrée à la Chambre des députés. Outre les bonapartistes, Boulanger ne tarde pas à recevoir le soutien des monarchistes, qui ont échoué à restaurer la monarchie et cherchent à affaiblir le régime républicain. En août, Boulanger se présente à plusieurs élections et est élu dans le Nord, la Somme et la Charente-Inférieure. Les boulangistes peuvent bientôt présenter un candidat dans chaque département. En juillet-août 1889, il se présente aux élections cantonales dans 400 cantons sur 1300. Il est élu dans 12, mais l’ensemble de ces élections seront annulées.

La tension est à son comble le 27 janvier 1889 lorsque Boulanger se présente à Paris en remplacement d’un député décédé, sur un programme en trois mots : « Dissolution, révision, constituante ». Il célèbre sa victoire avec son état-major au café Durand, où se rassemblent 50 000 personnes. Une partie de la foule le pousse au coup d’État en scandant « À l’Élysée ! ». Mais Boulanger conseille d’attendre des législatives et choisit de rester sur place. Ce faisant, il déçoit ses partisans sans apaiser les craintes de ses adversaires. « Minuit cinq. Depuis cinq minutes le boulangisme est en baisse. » dit le soir même Georges Thièbaud, compagnon de la première heure de Boulanger, et ce sera en effet son dernier fait d’armes : poursuivi en justice pour complot, prévarication et détournement de fonds publics, il s’exile à Bruxelles avec sa maîtresse, et la rejoint dans la mort trois mois après elle. « Il est mort comme il a vécu: en sous-lieutenant », s’exclamera cruellement Clemenceau.

A quelques années de là, Parties Civiles tenait son Assemblée Générale, devant un parterre bien fourni de fidèles. La révolution de palais n’y est pas de mise, le président débonnaire restant réélu par acclamations, fort d’un bilan moral irréprochable et d’un bilan financier au zénith – au point d’envisager un week-end de célébration des 15 ans de l’association en 2023, une affaire à suivre… Après ces agapes, la soirée n’était pas finie, une myriade de tables se constituant sous nos yeux émerveillés.

La première bande-annonce d'un jeu basé sur The Expanse sera présentée à la gamescom 2022. | gagadget.comTable 1, dite « Minuit cinq »  : à bord de The expanse, la guerre fait rage entre Samuel, Jack, Fabrice et Jeff. Ce jeu à base de cartes inspiré de la série télévisée du même nom met l’accent sur la politique, la conquête et l’intrigue, les joueurs représentant les forces terrestres de l’ONU, l’armée de Mars, les rebelles de l’O.P.A., et la mystérieuse corporation Protogen Inc. La nuit n’en vint pas à bout avant le départ du chroniqueur qui n’émarge pas aux heures supplémentaires.

Table 2, dite « Mascarade » : à cette table de Twisted fables on vit s’affronter le Petit chaperon rouge (Baptiste) et Blanche-neige (François-René), et les deux Olivier (Mulan et la belle au bois dormant). Les premiers l’emportèrent sans coup férir. On se prend à rêver de les voir un jour dans les vrais costumes de leurs personnages, ils leur siéraient tant.

Table 3, dite « Duel consenti » : à 7 Wonders Duel Adrianne, victime d’un départ poussif, laisse Dom loin devant, 81 à 47.

Table 4, dite « Général Revanche » : quatre courageux entament un Madeira qui les amènera jusqu’au bout de la nuit, mais une chronique nous en est parvenue en bribes, recensant Evan vers 50, Xel vers 60, Ivan vers 70, et Olive au-delà de 100. Cette fois, le privilège de l’âge a joué et, et l’heure de la revanche a sonné face à une jeunesse naguère sans pitié.

Table 5, dite « Candidatures spontanées » : Thomas ressort sa boîte rutilante de Red 7 en reçoit un flot de candidatures spontanées pour s’encanailler à un jeu qui n’engage pas fort, ni sur le long cours. Tristan s’adjuge une première partie avec 34 (Adélie 18, Thomas 4, François 0), ensuite Thomas triomphe avec 41 (François 20, puis 0-0).

Table 6, dite « Prévarications »  : à Mob big apple, la lliste des prévarications semble infinie. Nicolas II y étrenne le titre du plus mafieux, 13 à 10 devant Mickaël.

Table 7, dite « Au nom du peuple » : un Mot malin clôt avec bonheur cette soirée, sur deux parties ponctuées par les scores mirifiques de 20 et 24 (sur 25), et avec quelques perles comme Adam (Dieu, Chocolat), Salvador Dali (Chocolat, Étrange), Mabuse (Docteur, Étrange), Thor (Dieu, Froid) ou encore l’inattendu Étudiant (Sandwich, Ampoule). On a cru à un joli (Colère, Repas) pour Purée, mais ce n’était pas ça, et le peuple parti-civilien (Adélie, Thomas, Dom, François, Mickaël, Nicolas II)  a frôlé le score parfait de 25, qu’on aurait certainement touché si la langue de François n’avait pas fourché, disant Voyage au lieu de Voyageur pour (Pigeon, Vélo), ce qui fit déraper le pigeon en Italie.

Séance de MARDI 27/09/2022 à Servel

Le 24 septembre 1988, à Séoul, Ben Johnson remporte le 100 mètres olympique en battant le record du monde (9,79) dans un duel homérique avec Carl Lewis. Mais, au petit matin du 27 septembre, le Canadien est contrôlé positif au stanozolol, un stéroïde anabolisant. Il est exclu des Jeux et déchu de son titre, tous ses records effacés des tablettes. Le scandale du siècle en matière de dopage aux Jeux vient d’éclater. Son record invalidé sera battu en 2002 par Tim Montgomery en 9,78 au stade Charléty. Cependant, on apprit plus tard que celui-ci était également dopé, et ce record lui aussi invalidé. C’est finalement Asafa Powell qui battra le record du monde en 9,77 en 2005, avant l’ère d’Usain Bolt.

En 1993, BJ affirmera avoir été victime d’un coup monté. En 1994, il est brièvement chargé de l’entraînement de Diego Maradona. En 1999, il est engagé par le dirigeant libyen Mouammar Khadafi comme préparateur physique de son fils, qui a rejoint le club italien de Pérouse. Mais celui-ci ne disputera qu’un seul match, évoluant durant 15 minutes contre la Juventus, le reste du temps étant au mieux remplaçant, avant d’être à son tour contrôlé positif. Quant à Ben Johnson, il se fera dérober, dans une rue de Rome, la valise contenant sa paie de préparateur physique.

Doping and an Olympic Crisis of Idealism | The New Yorker

34 ans plus tard, des performances prodigieuses furent remarquées à Lannion lors d’une séance de Parties Civiles.

Table 1, dite « Perturbante »  : à la table de Endeavor, trois piliers de Parties Civiles affrontent le jeune Ewan, qui leur rend plusieurs décennies, autant de centimètres, plus encore de kilogrammes, et est le seul à ne pas connaître les règles. Mais, incroyable surprise, il s’impose avec 53 dans un duel très serré face à Neox (50), Olive (50), et Xel (49) ! Une preuve de plus que les perturbateurs endocriniens massivement présents dans les céréales du petit-déjeuner ont depuis longtemps pénétré les systèmes nerveux centraux de nos jeunes.

Table 2, dite « Survitaminée » : à la table de Super Motherload, un choc de titans oppose François et Nicolas II, tous deux invaincus, Thomas, possesseur du jeu mais à la recherche de sa première breloque, et Adélie, qui découvre et ne demande qu’à bien faire. Une partie où chacun a eu son tour de grâce, celui où les combinaisons s’enchaînent comme dans une réaction chimique. Mention spéciale à Nicolas II qui finit la partie sur un véritable feu d’artifice, 17 points au dernier tour, pour un total supersonique de 53, faisant un usage tout en maîtrise d’un deck de personnages ultra-puissant. Il écrase la concurrence façon Beamon à Mexico : Thomas (42), souvent dans les bons coups, Adélie (24), qui jouait après Thomas, et en fut donc privée plus souvent qu’à son tour, et François (30), qui joua de malchance en n’ayant jamais les bonnes couleurs, tout en officiant après Nicolas, et muni d’un deck faiblard, la triple peine.

Table 3, dite « Raide dingue » : à Red 7 la table 2 se retrouve pour finir la soirée. Avec 35, François explose la concurrence avec un dernier tour de dingo (une suite 4-5-6-7 à 22 points!), montrant que, à ce jeu et contrairement au précédent, l’important est moins les cartes que ce que l’on en fait. Nicolas II (16) obtient un accessit, dont Thomas et Adélie, scotchés à 0, furent privés.

Séance de VENDREDI 23/09/2022 à Servel

Le 23 septembre 1122, le Concordat de Worms mettait fin à la querelle des investitures, conflit qui, au milieu du xie siècle, éclata entre le pape et l’empereur à propos de la pratique de l’investiture accordée aux évêques par les pouvoirs laïcs (investiture ecclésiastique). Des clercs réformateurs, désireux de lutter contre la simonie dans le clergé et contre le concubinage des prêtres, dénoncèrent alors une telle pratique comme la racine du mal. En 1059, Nicolas II promulgua un décret interdisant cet usage. La mesure fut reprise par ses successeurs qui l’inclurent dans un programme plus vaste de réforme de l’Église et de la société. L’empereur Henri IV, qui tenait à contrôler la désignation des évêques de l’Empire parce qu’il leur déléguait des pouvoirs régaliens, s’opposa à ces décisions. Il en résulta un long conflit, qu’on a appelé la querelle des Investitures.

Henri IV ouvrit le feu en faisant déposer le pape par une assemblée d’évêques allemands et italiens. Grégoire VII riposta par l’excommunication et la déposition de l’empereur (1076), contre lequel, profitant de l’occasion, une partie des princes allemands se révolta. À Canossa (1077), le monarque sollicita son pardon en reconnaissant ses péchés, doté d’une faible escorte, attendant pendant trois jours, pieds nus, en costume de pénitent (l’expression « aller à Canossa » tirée de cet épisode de contrition sera popularisée par Bismarck, 8 siècles plus tard). Mais comme le pape le craignait, Henri IV en profite pour restaurer son autorité et reprendre la querelle. L’humiliation de Canossa débouche ainsi sur la victoire de l’empereur : il réunit un concile à sa dévotion afin que celui-ci nomme un nouveau pape plus conciliant.

En 1080, Grégoire VII l’excommunia et le déposa de nouveau. Henri réagit, fit élire un antipape, força Grégoire à quitter Rome et à se retirer à Salerne, où il mourut abandonné. Au début du xiie siècle, le conflit rebondit avec son fils, l’empereur Henri V, qui intimida un moment le pape Pascal II et le força à renoncer aux objectifs fixés par ses prédécesseurs. Finalement, la lassitude aidant et des solutions ayant été suggérées par des canonistes en parlant de la distinction, dans les fonctions de l’évêque, entre la charge temporelle de l’office spirituel, on parvint au Concordat de Worms. Il fut décidé qu’à l’avenir les évêques seraient élus par le clergé en présence d’un représentant du monarque, puis qu’ils prêteraient serment à celui-ci, après quoi ils seraient consacrés par l’archevêque métropolitain. Une procédure du même type entra en vigueur dans le reste de la chrétienté latine.

Henri Iv Dans Le Château De Canossa 1077 Vecteurs libres de droits et plus d'images vectorielles de Roi Henri IV de France - Roi Henri IV de France, Adulte, Château - iStock

Neuf siècles plus tard, une soirée de Parties Civiles se déroulait entre clercs et monarques.

Table 1, dite « Excommuniée »  : à bord de L’insondable, Killian, François-René, Neox, le jeune Evan, Xel et Vincent passent une première moitié de partie en frères. Mais dans la seconde, les deux derniers cités révèlent leur double jeu, et s’il s’en fallut de peu que cette duperie leur profitât, ils finirent excommuniés. N’est pas Henri IV qui veut.

Table 2, dite « Sanctuarisée » : la table de Sanctuary – the keepers era vit s’affronter le duo Xof / Tristan  et les deux Olivier. Sur un mécanisme rappelant Magic, les joueurs invoquent des créatures qui, outre force et points de vie, ont des pouvoirs spécifiques. Le jeu propose une série de decks pré-construits chacun avec ses spécificités et sa manière d’être joué. Xof et Tristan pilotèrent les Antar qui jouent principalement autour de l’exhaust, le fait de taper une carte et de l’empêcher d’agir (attaquer ou défendre) tant qu’elle est tapée et les Wul, qui forcent l’adversaire à défausser des cartes. Les Olivier jouèrent les Ganto, maîtres des sanctuaires, et les Kras, bénéficiant des capacités « last word » qui s’activent lorsque la créature meurt. Ils ont gagné mais, nous dit la partie adverse, en chouinant tout du long.

Table 3, dite « Inexpugnable » : à Super Motherload on explore une planète très lointaine en faisant fi de son empreinte carbone, en forant et faisant exploser des bombes pour découvrir les ressources cachées fossilisées par les ans, et qui permettent de recruter de nouveaux pilotes dans un mécanisme de fuite en avant. Cette quête est récompensée en outre par l’atteinte d’objectifs majeurs (fixes, et qui rappellent ceux de Splendor même si le jeu n’a rien à voir), et mineurs, qui changent régulièrement. A quatre il n’est pas facile d’anticiper sur les régions qui seront explorables, et une bonne tactique reste de garder un œil sur les objectifs mineurs. François s’en attribua pas moins de cinq pour 14 PV (39 PV en tout), surclassant la concurrence (Dom 29, Julien 29, Thomas 25).

Table 4, dite « Esclavagiste » : sur un thème voisin, on explore toujours plus loin à cette table de Terraforming Mars : Expédition Arès (la version cartes du TM original). Les esclaves énergétiques de Samuel (34) ont dépassé ceux d’Olive (25), NicoH (25) et Louan (21).

Table 5, dite « Concordante » : tout concorde à cette table où Mickaël, grand maître d’Iki fait parler son expérience (117), devançant Fred (110) et Ivan (102).

Table 6, dite « Indiscutée »  : avec 9, Olivier L. l’emporte à Peloponnes, devant Tristan (18) et Xof (24) – l’échelle des scores étant inversée.

Table 7, dite « Temporelle » : du Champ d’honneur Olive revint quand Samuel y tomba.

Table 8, dite « Grand clerc » : Découverte de Dale of merchants pour Thomas, qui, comme François, n’arrive pas à suivre le timing imposé par Dom qui s’adjuge une victoire de grand clerc avec deux cases d’avance sur son étal.

Table 9, dite « Versatile » : bon bilan carbone pour cette partie d’Innovation en forme d’équipée en char à voile à travers les âges. Vent dans le dos, François s’adjuge les premiers âges et punit son adversaire en lui détruisant son influence. Mais le vent tourne soudain, et la carte Perspective habilement maniée permet à Dom de remonter la pente, pendant que son concurrent reste bloqué sans pouvoir avancer. Oubliant au passage la domination « 6 cartes comptabilisées ou archivées en un tour » à laquelle il pouvait prétendre, Dom s’impose quand même, poussé par un joyeux zéphyr, laissant François ruminer dans le pot au noir.

Séance de VENDREDI 02/09/2022 à Servel

Les 2 et 3 septembre 1792, à l’instigation de meneurs comme le journaliste Jean-Paul Marat, qui agitent la crainte des complots et celle, bien réelle, de l’invasion, des dizaines de sans-culottes envahissent les prisons parisiennes. À l’Abbaye, la Force, la Conciergerie, Bicêtre, ils massacrent les prisonniers prétendument contre-révolutionnaires. Au total, un millier de victimes : aristocrates, prêtres réfractaires, mais aussi droit commun et citoyens ordinaires. Parmi les victimes figure la princesse Marie-Thérèse de Lamballe (42 ans), ancienne confidente de la reine, connue pour être aussi belle que vertueuse, et qui avait été enfermée à la prison de la Force après avoir accompagné la famille royale à la prison du Temple. Son corps est mis en lambeaux par les émeutiers. Sa tête, plantée au bout d’une pique, sera promenée sous la fenêtre de la cellule de la reine. Avec ces massacres, la Révolution française entre dans sa phase la plus violente.

230 années plus tard, à Lannion, complots et invasions faisaient rage.

Table 1, dite « Invasion annoncée » : à la table de The thing Fabrice, alias la chose, vit son parcours finir dans la cuisine, cerné par Gilles, Killian, Thomas, François-René, Tristan et Matthieu.

Table 2, dite « Contre-révolutionnaire » : à Pax Pamir Fred, François et Xof sont rejoints par Yann. Ce dernier démarre russe comme François, face à deux britanniques. Mais Fred change d’allégeance et passe russe pour éviter de perdre son unique tribu. Xof se retrouve isolé, même s’il emporte la première domination, provoquée abruptement par l’irruption de deux de ces cartes au marché, avec François. Ce dernier assoit son  emprise, avec trois tribus et un bel empire russe sur les terres du royaume d’Afghanistan. Mais la petite histoire rejoint la grande et tous les britanniques changent de casaque, laissant François unique russe, qui déclenche avec fierté la troisième domination et prend la tête. La dernière domination se joue à peu, mais François est surpris par Xof, qui, fort d’un inépuisable trésor de guerre, achète pour 5 roupies la carte fatale, celle qui compte double ! Au final, l’oligarque l’emporte avec 9, devant Yann et Fred à 6. François, dernier avec 5, boit le calice jusqu’à la lie, mais il aura défendu jusqu’au bout l’honneur des cosaques.

DefaultTable 3, dite « Un jour sans fin » : bien que formée de joueurs rapides, cette table qui découvre Madeira – un jeu qui transporte – s’étira jusqu’au petit jour, avec l’impression curieuse des joueurs d’avoir eu assez de bois – ressource critique du jeu –  sans vraiment le mériter ni jouer au bûcheron. Mickaël (78) y devance d’une écharde Xel (77), Yvan (73) et Olive (72) au terme d’un voyage forcément exotique.

Table 4, dite « Le petit prince » : à Ark Nova c’est le très juvénile Tom qui se joue d’une concurrence essentiellement adulte. Seul Samuel (17) fut en mesure de lui résister, mais il dut céder. Une performance, car ce jeu n’est pas des plus simples, et la soirée ne fut pas des plus courtes, mais le petit Prince n’y a pas fait que dessiner des moutons.Acheter Dale of Merchants - Jeu de société - Snowdale Design

Table 5, dite « Expéditive » : découverte d’une autre nouveauté, le deck builer aux mécanismes originaux qu’est Dale of merchants. Cette partie inaugurale en format duo voit la vengeance de François qui surprend Fred en construisant, par le biais d’une carte spéciale, les niveaux 7 et 8 de son étal dans la même action.

Séance de MARDI 30/08/2022 à Servel

Le 30 août 1794, un message en provenance de Lille parvient en quelques minutes à Paris grâce au télégraphe optique, développé par les frères Chappe, pour annoncer à la Convention une victoire des troupes de la République sur les Autrichiens. La nouveauté de ce moyen de communication, dont la première ligne opérationnelle (Paris-Lille) est ouverte depuis juillet 1794, est de combiner  un code formé de mots, de chiffres ou de phrases, un réseau de relais et le recrutement et la formation de personnes chargées de surveiller en permanence le relais précédent et de transmettre les messages reçus. Ce dispositif n’est rendu possible que par le développement d’une optique de qualité, qui permet d’observer à plusieurs kilomètres de distance, et par le financement public. Le système de Chappe se développera rapidement en France et sera copié en Europe.  À son apogée, à la fin des années 1840, le télégraphe optique couvre, en France, plus de 5 000 kilomètres. Mais le développement du télégraphe électrique et l’essor du chemin de fer mettront rapidement un terme à ce premier véritable réseau de communication, réservé toutefois à l’administration.

Quelques années plus tard, à Lannion, dans une soirée qui faisait la part belle à l’univers des contes, de joyaux lurons s’envoyaient des messages à la vitesse de la lumière.

Table 1, dite « Bruit blanc » : dans l’ambiance feutrée des tête-à-tête de Twisted fables Gilles, campant Blanche neige, se défait d’Olivier, sous les traits du petit chaperon rouge. On n’y a entendu que du bruit blanc, même quand les deux compères s’encanaillèrent ensuite à Mind bug.

Table 2, dite « Zone blanche » : peuplè de bêtes des bois, l’univers d’Everdell a tout de la zone blanche où le pied humain n’a pas déposé son empreinte. Et c’est en père Castor que Xof s’impose devant Thomas et Xel.

Acheter Almanac : La Route du Dragon - Kolossal Games - Jeux de société - Le Passe Temps

Table 3, dite « Réseau à découvrir » : fraîchement acquis par François-René, Almanac : la route du Dragon est sans conteste la sensation de la soirée. Voici un jeu qui se présente comme un livre d’aventures, où l’on navigue de page en page, qui ne sont jamais toujours les mêmes ! Nous avons là le premier opus de la série Almanac du célèbre auteur Scott Almes. Les Pics de Cristal en sera le 2ème volet. La particularité de la série consiste à ne pas posséder un unique plateau de jeu, mais dix-sept en tout ! Ces derniers sont regroupés dans un livre à spirale aux pages plastifiées très épaisses. Un jeu que l’on peut aborder sous un angle très narratif qui nous fera parcours les contrées imaginaires du royaume de Baeloria, aec comme objectif de rejoindre Dragonville et participer au marché final pour devenir le marchand le plus riche du continent. Au cours d’une partie complète, vous ne parcourrez que 6 tableaux sur 17, ce qui rendra unique chacun des voyages. Chaque tour de jeu se jouant sur une page différente du livre, chaque étape possède un twist de pose d’ouvrier – une nouvelle mini-règle – et du matériel additionnel. Vous visiterez des lieux étranges. Vous achèterez et vendrez des marchandises, et ferez face à un ensemble de rencontres imprévisibles au cours de votre voyage, certaines vous offrant des opportunités de commerce, d’autres représentant des périls dont seuls vos gardiens sauront vous protéger. Last but not Least, le Guide qui vous amène de page en page est un titre qui se monnaye aux enchères, avec la suprême originalité que le vainqueur de l’enchère paie seulement le prix offert par le moins-disant ! Ce rôle permet de choisir la prochaine destination mais il est surtout déterminant pour l’ordre du tour. Au terme du voyage, on recensa à la table de marque une victoire sur le fil de Fred (253), devançant François-René (249), François (248) – qui peut se mordre les doigts d’avoir souvent trop peu enchéri, sans quoi il l’aurait emporté – et Adélie (212). Mais le score étant très imprévisible, c’est surtout le voyage et la découverte du réseau et ses méandres qui font le plaisir de ce jeu.

Table 4, dite « Communications brouillées » : la soirée se finit autour d’un Die Crew marqué par un excellent départ, réussi au premier coup sur une mission difficile, suivi de constants échecs, la communication entre les membres de l’équipage s’étant soudain brouillée.

Séance de VENDREDI 26/08/2022 à Servel

Le 26 août 1909, parti en randonnée avec sa classe, Richard Schirrmann, instituteur dans la petite ville d’Altena (Westphalie), se trouve bloqué par un orage en pleine forêt, et dans la nuit. Il songe alors à créer un réseau de gîtes à bon marché pour la jeunesse allemande et, 3 ans plus tard, ouvre une première « auberge des écoliers » dans sa salle de classe en installant des lits de fortune pour accueillir les jeunes randonneurs du week-end. Transférée ensuite dans le château, l’auberge va devenir l’amorce du réseau international des auberges de jeunesse.

113 ans plus tard, à Lannion, on accueillait qui voulait dans la bonne humeur d’un soir d’été.

Table 1, dite « La veillée » :  à la table d’Anachrony, Fred prend le meilleur sur Neox et Mickaël, au terme d’une longue veillée.

Table 2, dite « Silence les enfants ! » : c’est le retour de Baptiste (on  ne parle pas de celui aux poches pleines) qui découvre l’excellent Troyes, et ses mécanismes subtils de placement d’ouvriers (à l’évêché, l’hôtel de ville ou le palais) qui détermine les dés que l’on lance (blancs, jaunes, rouges), sans oublier les événements, toujours négatifs, parfois cataclysmiques, qui parsèment inévitablement ces temps moyenâgeux. Une partie « à la parlante », où Baptiste passa son temps à décrire les actions possibles, et Dom à surenchérir sur les effets possibles de ces actions, voire à en imaginer d’autres, et ceci pendant les cinq tours. Excédé par ce manège, François, le troisième larron, n’arriva pas à siffler la fin de la récré, se fit laminer par les événements non contrés et une famine de dés jaunes, et termina sur le score famélique de 16, à peine dépassé par Baptiste (19). Avec 32, score objectivement plutôt faible mais nettement meilleur, Dom n’eut pas à forcer son talent.

Table 3, dite « Une comptine et au lit » : découverte de  Twisted Fables, pour Samuel et Olivier L qui revisitent l’univers des contes. L’issue de cette partie s’est perdue dans un ancien grimoire que l’on découvrira peut-être un jour.

Table 4, dite « Laissez venir » : 6 à table pour The thing, cela suffit selon les règles, mais c’est peu pour provoquer des rencontres. Xel, qui était la chose, en fit une avec François-René qui ne donna lieu à aucune contamination, puis fur promptement dénoncée par Killian. Dès lors, tous l’évitèrent, et seule elle finit sans avoir pu faire venir à elle tous les grands enfants. Victoire sans appel pour les humains (Thomas, Nicolas II, Olivier L et le susmentionnés), qui n’eurent aucun mal à s’échapper.

Table 5, dite « Hospitalité à négocier » : à Memoir 44, entre Finlandais et Russes, l’hospitalité se négocie, et les bonbons ne font pas partie de la monnaie d’échange, sinon les caramels bien ajustés que Nicolas II (le cosaque) et Killian (le finnois) purent s’adresser. On vous laisse deviner l’issue au vu des forces en présence, et, pour le coup, l’OTAN n’y fit rien à l’affaire.Mémoire 44

Table 6, dite « Des vaches et des rires » : un  6 qui prend voit la revanche de Xel, qui domine largement ses rivaux et retrouve le sourire.

Table 7, dite « Extinction des feux » : un conclusif Just One donna d’abord lieu à un essai de feutres tout neufs, soi-disant effaçables mais en fait indélébiles, du plus bel effet comique. Mais ne blâmons pas Dom pour le geste, c’est l’intention qui compte. Cette partie donna lieu à quelques belles triangulations  à l’image de : groupe, cassette, érection, organisée, pansement  – qui resta incompris, et que l’on vous laissera deviner !