Séance de VENDREDI 11/02/2022 à Servel

Le 11 février de l’an 660 av. J.-C., Jimmu Tennô, un descendant de la déesse du Soleil, Amaterasu Omikami, érige le premier palais du Japon. De ce jour date la naissance de l’Empire du Soleil levant. C’est du moins ce qui ressort de deux livres sacrés rédigés au VIIIe siècle de notre ère, le Kojiki et son complément, le Nihongi. Ils racontent comment plusieurs générations de divinités se succédèrent dans le ciel et sur la terre jusqu’à l’avènement d’Izanagi et de sa soeur Izanami. De leur union naquirent l’archipel nippon et les esprits divins qui l’habitent (les Kami).

Izanami étant morte en couches, Amaterasu Omikami naît peu après de l’oeil droit d’Izanagi. Un temps malmenée par son frère Susano, elle choisit de se cacher dans une grotte, privant le monde de sa lumière et de sa beauté. Les divinités réussissent par ruse à l’en faire sortir en proclamant qu’elles ont déniché une déesse qui surpasse en beauté toute la création. Curieuse, Amaterasu consent à sortir pour s’en rendre compte et que voit-elle en fait de beauté suprême ? Elle-même dans le reflet d’un miroir ! Réconciliée avec son frère, elle prolonge avec lui la lignée divine jusqu’à un humain d’essence divine, Jimmu Tennô, premier empereur nippon.

En 1872, l’empereur Meiji a fait officiellement du 11 février l’anniversaire de la fondation de l’empire selon la tradition shintô. Abolie par les Américains en 1945, la fête nationale a été rétablie en 1966.

En cet anniversaire, le Japon et d’autres empires étaient à l’honneur pour cette soirée de Parties Civiles.

Table 1, dite « In cauda venenum » : Dom et François invitent Guillaume à Glory to Rome, l’excellent jeu de Carl Chudyk. Dom prend de l’avance sur les premiers tours, montant notamment sa main à 7 cartes, pendant que Guillaume construit le Forum et choisit la stratégie audacieuse qu’elle permet, surtout pour une première partie : gagner en ayant tous les types de patrons dans ses clients et tous les types de matériaux dans ses stocks, ce que personne n’a encore jamais réussi sur nos tables. François enchaîne les constructions, sans qu’aucune n’apporte d’éclat particulier. Guillaume accumule matériaux et patrons, et il devient peu à peu évident qu’il va bientôt gagner : il ne lui manque que quelques exemplaires à accumuler dans ses stocks, ce qui grippe la fin de partie, puisque aucun de ses adversaires ne peut jouer les rôles en questions, faute de les offrir sur un plateau dans le pot commun. C’est alors que François révèle la carte maîtresse, longtemps fomentée : le Colisée, qu’il parvient à construire in extremis, permet de piocher dans les clientèles des adversaires en jouant le rôle Légionnaire, les cartes alimentant la chambre forte du joueur actif. Quelques tours de « Rome exige » permettent donc de faire main basse sur les clientèles adverses, et de gonfler la chambre fore de François, avec deux conséquences: réduire à néant la stratégie de Guillaume, et gonfler le magot de François, qui finit par l’emporter avec 45, contre 35 à Dom, et 10 à Guillaume, dont le faible score s’explique par sa stratégie de tout ou rien.

Table 2, dite « Lignée divine » : à la table d’Iki on célèbre bien sûr la fête nationale, pour confirmer que Mickaël est bien d’une lignée divine à ce jeu: il l’emporte avec 107, devant Olivier B., 103, et Nicolas III (notre gentil nouveau membre, qui a survécu à sa première séance de mardi), 66.

Table 3, dite « Soleil levant » : à Parks, Adélie se révèle bien meilleure randonneuse que Xel, Neox et Vincent, et voit la première le soleil se lever au terme de son voyage.

Table 4, dite « Empire en devenir » : à Pillards de la mer du Nord les vikings assoient leur emprise sur un empire en devenir. A l’issue d’une joute disputée, Vincent, 57, domine Xel, 51, Neox, 46, et Adélie, 37.

Table 5, dite « Le rouge vous va si bien » : sur un circuit italien tourmenté de Flamme rouge le sprinteur rouge de Dom l’emporte d’une longueur face au sprinter vert de François, et place son rouleur sur la troisième marche du podium. Mickaël et Guillaume y ont connu la fringale.

Séance de MARDI 08/02/2022 à Servel

Lana Turner est née le 8 février 1921. Star et sex-symbol de la MGM, mariée 7 fois, elle défraya la chronique quand sa fille poignarda son amant du moment, un gangster, au cours d’une dispute. Pour les cinéphiles, rappelons ses rôles dans Le facteur sonne toujours deux fois, Les ensorcelés et le magnifique Mirage de la vie.

Table 1, dite « Les ensorcelés » : Configuration inédite pour jouer à Innovation : 2 ensorcelés (Lucas et Xel), 1 enthousiaste (Vincent) et 1 sympathisant (Neox qui inaugure son exemplaire sleevé avec soin et poursuit son apprentissage du jeu). Configuration par équipe en 2×2 me direz-vous ? oui mais à cinq ! en effet un nouveau (nommé Nicolas) pousse la porte et se joint à Vincent pour découvrir le joyau de Carl Chudyk. Belle partie qui ira jusqu’à l’épuisement de la pile 10, avec un résultat étonnamment serré : 66+32 points d’influence pour la paire Xel/Lucas contre 64+32 pour Vincent/Nicolas x2.

Table 2, dite « L’explorateur joue toujours deux fois » : Mickaël, Nicolas-2, Yannick (pour son grand retour) et VHN se lancent dans une course vers El Dorado. Les règles sont faciles à assimiler (surtout qu’on n’a pas utilisé les jetons optionnels) et le jeu laisse le temps de faire deux parties, la seconde sur un parcours qualifié de difficile. Dans la première, Dom à la besace plein de machettes traverse la dernière tuile à toute vitesse et y laisse sur place ses adversaires. Dans la seconde, plus technique avec des possibilités de blocages cruels et de raccourcis audacieux, c’est Nicolas qui fait la course en tête ; non seulement il arrive le premier à la cité mythique mais en plus il a pris le temps d’enlever quatre barrières, cette fois il était imbattable. « Dans un deck builder il faut piocher » livre-t-il au micro du reporter en retirant sa casquette/chapeau d’aventurier.

Séance de VENDREDI 04/02/2022 à Servel

Le 4 février 2004, sur le campus de Harvard (Massachusetts), les étudiants découvrent un système internet baptisé The Facebook (« Le Trombinoscope ») qui a vocation à permettre les échanges virtuels entre ses abonnés. 1200 étudiants s’inscrivent dans la journée sur le site.

Mark Zuckerberg designs, themes, templates and downloadable graphic elements on DribbbleCette initiative est le prolongement d’un projet de l’étudiant Mark Zuckerberg apparu en octobre 2003 sous le nom de Facemash : deux photos aléatoires d’étudiant(e)s étaient présentées aux internautes et ceux-ci étaient invités à les juger « hot » ou « not » ! Il s’ensuit un scandale et le site est fermé au bout de quelques jours. Mark Zuckerberg se rapproche alors d’un autre étudiant, Aaron Greenspan, à l’origine d’un outil virtuel baptisé The Face Book et déjà utilisé par 7 000 étudiants, puis lance son propre site et dépose en janvier 2004 le nom de domaine « thefacebook.com ».

18 ans ont passé depuis ces débuts qui nous semblent si lointains aujourd’hui. Par une heureuse coïncidence, le trombinoscope de Parties Civiles s’enrichissait ce soir de plusieurs nouvelles têtes. Nos nouveaux amis ont l’air gentils, et, ce qui ne gâte rien, très joueurs.

Table 1, dite « Vous avez un message » : retrouvailles à Pax viking, pour Dom et François, rejoints par Samuel et Fred. Nous passons du mode novice au mode standard, ce qui veut dire notamment qu’il y a quatre façons différentes de gagner la partie, qui sont autant d’occasions de surveiller ses voisins. La configuration du début est particulière: tout le monde se retrouve dans le quart Nord-Ouest, sauf Samuel qui a son port d’attache plein Est. Les trois premiers se tirent dans les pattes, Fred n’hésitant pas dès son premier mouvement à venir envahir le poste de départ de François, ce qui lui en cuira. A la façon d’un retraité allemand, Dom tente de se faire une place au soleil du Sud, et multiplie les voyages. Il s’y enrichit, dégrade son bilan carbone, mais surtout, s’éloigne du théâtre des opérations: l’Est, bien sûr. Au bout de quelques tours, avec une stratégie à faire pâlir les tsars de toutes le Russies, Samuel a mis sous sa coupe les pays frères. Hé, les gars vous avez un message : Samuel est en train de gagner cette partie, faites quelque chose, se disent tous ses voisins. Chacun tente alors une initiative solitaire : François, parti vers l’Orient compliqué avec des idées trop simples, s’établit en Sarkozye, et s’en trouve dépossédé le tour d’après, offrant un gain facile : n’est pas de Gaulle qui veut. Dom fait mine d’aider, convertissant un jeton ennemi dans sa couleur, mais il revient à son propriétaire en un battement d’ailes : il s’était surtout aidé lui-même. Fred a essayé lui aussi un truc, on ne sait plus bien quoi, mais c’était de toutes façons too little, too late. On vit batailles plus âprement disputées que celle-ci.

Table 2, dite « Pendaison de crémaillère » : beaucoup de nouveaux amis à la table d’Iki : trois pour être précis, qui se voient invités par Mickaël à parcourir les marchés japonais à la recherche de denrées pour leur crémaillère. Ils tinrent ma foi fort bien leur rang (Elsa: 97, Adélie: 102, Killian: 78), face à l’indétrônable et honorable maître, qui culmina à 108, à dix petites longueurs du record.

Table 3, dite « Petit rêve entre amis » : à Etherfields, Olivier B., Jack, Fabrice et Gilles continuent leur campagne, et, ce soir, ils ont résolu leur rêve.

Table 4, dite « La collectionneuse » : en recherche d’une table, Nicolas II, Xel et XoF s’accordent sur Mariposas. On y collectionne et balade des papillons, qui vont aller vers le nord au printemps, se déployer en été, et revenir vers le sud en automne. Combien seront-ils vos amis à la fin du voyage ? Ce soir, c’est Xel qui fit la plus jolie collection.

Table 5, dite « Groupe fermé » : à la table du Seigneur des anneaux on retrouve sans surprise le groupe fermé formé par Neox, Baptiste, Steven et François-René. Un scénario où il s’agissait de fuir Balrog a été gagné facilement.

Table 6, dite « Algorithme déjoué » : les tables 4 et 5 fusionnent dans un Room 25, où les innocents prisonniers ont déjoué l’algorithme malfaisant des gardiens. Les lanceurs d’alerte ont veillé. Puis les mêmes, ou presque, enchaînent sur un 6 qui prend dont François-René sort victorieux.

Table 7 , dite « Réseau social » :  avant Facebook, l’homme était déjà un animal social: un livre intitulé Comment se faire des amis ? fit la fortune de son auteur. Pour finir cette soirée, c’est enfin le retour de Codenames, un jeu où il faut bien connaître le réseau social de son côté de table pour réussir. La feuille de match révéla des compositions d’équipes inédites :
Les Bleus : Gilles, Dom, Mickaël, Nicolas II
Les Rouges: François-René, François, Adélie, Killian, Xel

Bleus 1-0 : sur une grille infernale, l’assassin est choisi d’entrée par les partenaires de François, qui se ruent sur Formule pour l’indice Voiture, négligeant Coffre ou Piston. Le maître espion avait pris soin pourtant de ne pas dire Automobile. Mais il faut bien que jeunesse se passe.

Bleus 2-0 : victoire sur fil des Bleus après une hésitation fatale des Rouges sur le double indice Oiseau / Forêt donné par Adélie: c’était Tir et pas Côte, et tant pis pour les préjugés de genre.

Bleus 2-1 : les Rouges profitent à bon compte de la confusion mentale des Bleus, qui tapent Tour pour Tamise (et non Rivière), Corde pour Flèche (au lieu de Signe), et Champignon pour Invasion (oubliant Entrée).

Bleus 3-1 : les Rouges ont eu la balle de match mais n’ont su profiter de l’instant décisif, échouant à regrouper les indices Souris et Avocat.

Séance de MARDI 01/02/2022 à Servel

Le 1er février 1956, une intense vague de froid s’abat sur la France…. Au point d’en faire le mois de février le plus froid du XXème siècle.

66 ans plus tard alors que nous songions annuler la soirée faute de participants, Xel (en panne de chauffage a son domicile) nous a invité à la maintenir pour venir profiter de quelques heures dans la chaleur de Parties-Civiles.

Table unique, Agricola.
Cela va sans dire que Xel n’était pas venue pour faire de la figuration et elle a démontré à Neox, Olivier L et Nicolas 2 qui était vraiment la patronne quand il s’agit de gérer une exploitation agricole. Je vous épargnerais le classement global, mais Olivier a pu constater qu’il y avait potentiellement de nombreux points négatifs en fin de partie.

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Séance de VENDREDI 28/01/2022 à Servel

Miniature en couleurs représentant une salle richement décorée, avec une assistance d'apparence noble et au milieu quatre personnages enflammés qui se tordent de douleur.Le 28 janvier 1393, un charivari organisé à Paris dans le but de distraire le roi de France Charles VI prit une tournure funeste, et restera désigné par l’histoire comme le Bal des ardents. Le spectacle tourna à la tragédie lorsque quatre membres de la noblesse périrent dans l’incendie causé par une torche apportée par Louis, duc d’Orléans, frère du roi. Seuls Charles et l’un des danseurs en réchappent. Déjà très fragile mentalement, le monarque sombrera définitivement dans la folie après cet épisode.

L’événement achève de saper la crédibilité du souverain dans sa capacité à assurer le gouvernement du royaume. Symbole de la décadence de la cour, il suscite la colère des Parisiens qui menacent de se rebeller contre les régents et les membres les plus importants de la noblesse. L’indignation de la population contraint le roi et son frère, le duc d’Orléans, qu’un chroniqueur contemporain accuse de tentative de régicide et de sorcellerie, à faire pénitence à la suite de l’évènement.

L’épouse de Charles, Isabeau de Bavière, avait organisé le bal en l’honneur du remariage de l’une de ses dames de compagnie. Les universitaires considèrent qu’il pourrait s’agir d’un charivari traditionnel, au cours duquel les danseurs sont déguisés en sauvages, créatures mythologiques couramment associées à la démonologie, représentées au cours de la période médiévale en Europe et documentées lors des festivités de l’époque des Tudor en Angleterre.

Quelques années plus tard, calme et concentration régnaient à Servel.

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Table 1, dite « In cauda venenum » : belle trouvaille que ce Pax viking, un nouvel opus de la saga des Pax, qui nous transporte à l’époque des conquêtes des vaillants vikings, aux quatre coins de l’Europe. Le jeu semble d’un abord complexe, mais, une fois les premiers tours enchaînés, il se révèle fluide. Pour cette partie découverte, les conditions de victoire étaient simples: vider un de ses quatre tableaux d’icônes, que l’on gagne en conquérant des positions sur les territoires. Xel et François jetèrent leur dévolu sur le même, ce qui entraîna un épisode belliqueux où chacun perdit son énergie et son momentum. Pendant ce temps, Dom semblait bien parti, seul sur son objectif « Maisons ». Mais c’est Neox, qui, tel un Deus ex machina, régla l’affaire en évangélisant un territoire qui lui rapporta deux croix, dont l’une était cachée par un jeton, ce qui trompa son monde et notamment Dom, tapi dans l’ombre pour rafler la mise à son tour. On a hâte d’y revenir avec des règles plus musclées que pour cette partie découverte !

Table 2, dite « Jeunesse ardente » : à Cryptid on vit Frank, le petit Paul, Fabrice et Baptiste, remplacé ensuite par Guillaume. Le benjamin se distingue encore en damant le pion à ses aînés.

Table 3, dite « Fête galante » : à Infinity Code One, nous retrouvons Olivier L et Mickaël, qui poursuivent leur campagne en offrant, dans le décor somptueux de ce jeu, le spectacle de leur cordiale entente.

Table 4, dite « Mythe et légende » : à Res Arcana, Marianna, pour sa première, mystifie ses rivaux: Adrianne, Olivier B et Vincent. On les vit ensuite s’essayer à Die Crew 2,qui fait souvent office de digestif ludique ces derniers temps.

Séance de MARDI 25/01/2022 à Servel

Jopseh-Louis Lagrange naît à Turin le 25 janvier 1736 sous le nom de Giuseppe Luigi Lagrangia. Ses contributions à la mathématique et la physique ne tiendront pas sur cette page, mentionnons juste qu’il a démontré la conjecture de Bachet (« tout entier positif est somme de quatre carrés »), qu’il a codéveloppé avec Lavoisier le système métrique et qu’il a fini au Panthéon, un des sommets des savants des Lumières. En astronomie, les points de Lagrange voient la gravité de deux astres s’annuler et permettre à un satellite qui s’y trouve de rester immobile par rapport aux deux. Ainsi ce 25 janvier, le monumental télescope James Webb vient de prendre ses quartiers au point L2 entre terre et soleil. Avance rapide de 286 ans.

Table 1, dite « Au sommet » : Après quelques palabres on (c’est à dire Neox, Xel, Nicolas-2 et VHN) part sur du connu (ou presque, seul Nicolas bis découvre) : les ruines perdues de Narak. Neox est motivé car il aime bien le jeu mais finit toujours à quelques point du vainqueur. Ce soir cela doit changer ! Le novice s’excuse par avance en expliquant qu’il ne fera de que de la figuration tandis que Xel tient des propos nihilistes. La partie a tenu ses promesses mais a livré quelques surprises. Les chemins choisis d’abord : VHN, une fois n’est pas coutume, part buter du monstre (1 par tour) et restera coincé à mi-chemin de la piste de recherche. Neox, jugeant que c’est elle qui détient les clés de la victoire, se lance à son assaut. Mais il est grillé par son homonyme qui déroule un mémorable 2e tour où il grimpe, il grimpe, en enchainant les combos. Neox utilise cependant à bon escient le pouvoir de replacer un explorateur. Nicolas-2 parvient le premier au temple magique et y grapille encore 16 PV. Dom, il faut bien qu’il se plaigne, regrette un Perroquet inutile et un deuxième assistant faiblard. Au final, les scores sont serrés à beau niveau : 72 pour N2, 68 pour Dom, 67 pour Neox et 46 pour Xel (la démonstration que chacun de ces scores est la somme de 4 carrés sera laissée en exercice au lecteur). Le Président n’a pas conjuré sa malédiction mais il en faut plus pour lui faire perdre sa débonnarité .

Table 2, dite « Panthéonisé » : Felix est tenté de se refrotter à Lucas à It’s a Wonderful Kingdom, la version 2 joueurs de It’s a Wonderdul World, après avoir hésité à démarrer une campagne (ce jeu est une véritable corne d’abondance !). Que croyez-vous qu’il arriva ? Lucas le croqua.

Séance de VENDREDI 21/01/2022 à Servel

Louis XVI (38 ans) est exécuté le 21 janvier 1793 sur la place de la Révolution (aujourd’hui place de la Concorde), en homme digne et courageux. Ce « roi par la grâce de Dieu » devenu après la première phase de la Révolution « roi des Français » paie de sa vie sa «trahison» de la monarchie constitutionnelle.

Le 3 décembre 1792, devant la Convention, Maximilien de Robespierre, au nom des Montagnards, réclame l’exécution de Louis XVI afin de légitimer la Révolution. Il invente pour l’occasion une expression appelée à faire florès : « criminel envers l’humanité ». Les députés girondins craignent au contraire des désordres si le roi est exécuté. Ils voudraient en finir avec la Révolution maintenant que la démocratie est installée et l’ennemi repoussé, mais ils ne peuvent éviter l’ouverture du procès de Louis XVI.

Le citoyen Louis Capet, anciennement Louis XVI, comparaît devant la Convention, constituée en tribunal pour l’occasion. Il est accusé de haute trahison pour avoir joué double jeu face aux assemblées nées de la Révolution, avoir tenté de s’enfuir à l’étranger en juin 1791 (fuite à Varennes) et avoir comploté avec l’étranger. 707 députés sur 718 présents jugent le roi coupable de conspiration contre la sûreté de l’État. Par un vote qui dure 36 heures, les députés se prononcent sur la peine à appliquer. Il s’en faut d’une voix que Louis XVI échappe à la guillotine.

L’exécution de Louis XVI en fera un martyr pour les partisans de la monarchie. Elle annonce aussi la radicalisation de la Révolution et la Terreur.

A Slight Freshness on the Neck": Prints Depicting the Execution of Louis XVI (ca. 1793) – The Public Domain Review

Quelques années plus tard, à Lannion, la Concorde régnait.

Table 1, dite « Ascenseur vers l’échafaud » : la date était cochée: ce soir, le Président allait passer à la casserole, il faut bien toujours une première fois. Car oui, à son âge vénérable, Neox n’avait jamais goûté les plaisirs enfiévrés d’Innovation. Dom, son initiateur d’un soir, lui fit face, et, pour corser l’affaire, se mit en ménage avec Steven, tandis que l’ingénu faisait équipe avec l’aguerrie Xel. Privilège suprême, il eut droit, sans bourse délier, à la présence d’un coach expert : François (une prestation d’une valeur de cent louis d’or). Ce double booster lui accorda une immunité qu’il croyait surpuissante et, en effet, à l’aube du dernier tour, une double domination finale de Xel semblait plier l’affaire. Mais avec Innovation, une partie n’est jamais gagnée avant la fin: Dom sortit alors la carte bio-ingénierie dont la condition de victoire fut réalisée (Neox avait moins de 3 pommiers, Steven en avait le plus), et la tête d’un roi de rouler dans le sable : l’indépassable ascenseur émotionnel de ce jeu l’avait mené vers l’échafaud.Innovation - Jedisjeux - et les autres jours aussi
Par un jeu de bonneteau, François remplace alors Dom et on enchaîne sur un Die Crew 2, où les fortunes sous-marines furent diverses. Avantage de ce jeu, on peut s’y adonner jusqu’au bout de la nuit, mais, aussi, s’arrêter quand on veut.

Table 2, dite « Dieu reconnaîtra les siens » : à Infinity Code One, nous retrouvons nos deux amis plongés cent quatre-vingts ans dans le futur, pour sauver l’existence de l’Humanité. Comme de juste, nos deux anges, Olivier L et Mickaël, ont fait une fine équipe sur la mission 3.

Table 3, dite « Encore un moment Monsieur le bourreau » : Frank, le petit Paul et Guillaume entament le voyage au long cours de Takenoko, qui vit le triomphe du benjamin, 10 points devant la concurrence. La jeunesse est cruelle de nos jours.

Lords of HellasTable 4, dite « Nul ne saura leur fin » : à Lords of Hellas, on vit des monstres fabuleux affronter de preux chevaliers, François-René, Jack et Gilles. Le résultat de cette joute est gravé dans un grimoire, mais, hélas, mais il s’est perdu à jamais. L’ouragan de leur vie a pris toutes les pages, nul ne saura leur fin dans l’abîme plongée.

Séance de VENDREDI 14/01/2022 à Servel

Le 14 janvier 1930, André Maginot fait voter une loi en vue de construire une ligne fortifiée sur les frontières orientales de la France. Très décriée après l’invasion de 1940, cette initiative n’en est pas moins approuvée dans l’instant par la grande majorité de la classe politique et du corps des officiers, y compris le capitaine Charles de Gaulle.

Ce réseau de fortifications à demi-enterrées comporte une cinquantaine de gros ouvrages équipés d’artillerie et quelques centaines de casemates et d’observatoires isolés. Il inaugure une conception purement défensive des stratèges français, à l’opposé de la conception offensive de leurs homologues d’Outre-Rhin. Il témoigne aussi d’une perte de confiance de la classe politique dans l’avenir des relations franco-allemandes.

Les fortifications débutent sur les bords de la Méditerranée, au-dessus de Menton, et s’égrènent jusqu’à la frontière belge et au-delà, y compris le long du Rhin. Mais dans le massif des Ardennes, jugé infranchissable par le haut commandement français, les autorités se contentent de fortifications légères. Les Belges refusent par ailleurs que les Français prolongent la ligne Maginot le long de leur frontière car ils craignent d’être sacrifiés en cas de nouveau conflit entre la France et l’Allemagne. C’est ainsi que le long de la frontière avec la Belgique, elle se réduit à quelques modestes ouvrages fortifiés.

Quand la guerre est déclarée à l’Allemagne de Hitler, moins de dix ans après la construction, les fortifications ont parfaitement joué leur rôle défensif lors de l’offensive allemande de 1940, leur seul vrai défaut étant de n’avoir pas été prolongées jusqu’à la mer. On peut s’interroger sur les résultats de l’offensive allemande si la frontière belge et les Ardennes avaient été plus solidement fortifiées.

La ligne Maginot aura finalement péché moins par ses insuffisances techniques que du fait d’avoir servi servi d’alibi aux pacifistes de tout poil, qui ont successivement abandonné l’Autriche et la Tchécoslovaquie, au prétexte que la France n’avait de toute façon rien à craindre.

92 années plus tard, à Lannion, même si le port du masque autorise les doutes, on estime en général qu’il n’y avait que des amis autour des tables.

Table 1, dite « Union sacrée » : à Infinity Code One, cent quatre-vingts ans dans le futur, l’Humanité s’est répandue à travers les étoiles, mais les querelles internes et une menace extraterrestre venue du vide entre les étoiles pourraient mettre fin à son existence même. Deux grands amis s’affrontent pour la sauver, et Olivier L et Mickaël poussent leur mutuelle admiration à s’adjuger chacun un scénario.

Table 2, dite « Défense imparable » : les protagonistes de cette quête du Seigneur des anneaux (François-René, Baptiste, Neox, Steven) ont gagné. Baptiste a été aperçu fouillant des cadavres de nains perclus au fond de grottes (non, ne cherchez pas, il n’y a pas de contrepèterie dans cette phrase). Avait-il bu ? Gare aux vins acides et à l’abus de caves !

Table 3, dite « Offensive éclair » : alchimistes, druidesses, nécromanciennes, en immersion dans le monde de Res Arcana, rivalisent pour la possession d’antiques monuments et de lieux de puissance. Une femme qui se croyait puissante, Lucie, prit conscience en un instant de l’œuvre de Beauvoir, en se faisant dépasser par une offensive éclair menée par Olivier B, sous les yeux impuissants de Fred et Vincent.

Gigamic Keyflower


Table 4, dite « Dominus ex cathaedra » : après plus de 30 mois de purgatoire, l’excellent Keyflower fait son retour sur nos tables, apporté par JiBee. La victoire du maître (68) s’est construite sur une manœuvre stratégique au dernières heures de l’hiver, lui permettant de rafler la carte Cathédrale, que François (53) pensait avoir sécurisée par un jeu subtil de billard à trois bandes. Samuel (48) a apprécié en connaisseur ce classique à redécouvrir.

Table 5, dite « Ne vois-tu rien venir ? » : Camille et Xel s’enferment dans un tête-à-tête volubile entre âmes soeurs. L’indémodable Splendor servit de décor à leurs papotages, Xel y rencontrant le succès.

Table 6, dite « Sous la mer comme au ciel » : Xel, François-René et l’inattendu Neox font équipage à Die Crew 2 (version sous-marine), bientôt rejoints par François, dont l’arrivée coïncida avec une splendide série de succès. Même s’ils durent descendre ensuite des cieux pour essuyer quelques échecs, l’exercice fut plus qu’honorable pour un aréopage aussi fraîchement constitué.

Séance de MARDI 11/01/2022 à Servel

Le 11 janvier 1923, 60 000 soldats français et belges pénètrent dans le bassin de la Ruhr. Ces troupes, qui occupaient la Rhénanie allemande depuis la fin de la Grande Guerre, agissent sur ordre du président du Conseil français Raymond Poincaré, et inaugurent ce qui restera, pour les Allemands, l’année inhumaine.

La République allemande, en proie à de graves difficultés, avait réclamé l’année précédente un moratoire dans le paiement des réparations de guerre prévues au traité de Versailles, au total 269 milliards de marks-or, soit plus qu’une année du produit intérieur brut. De leur côté, Britanniques et Américains avaient demandé à la France de régler ses dettes de guerre à leur égard ! Poincaré subordonne alors le remboursement des dettes de guerre de la France au versement des réparations et, comme l’Allemagne renâcle, il décide d’occuper la Ruhr, sa principale région industrielle.

A Mysterious Lone Comic Strip in the Fliegende Blätter | Germans Make Comics, Too!Le chancelier allemand Wilhelm Cuno proteste et appelle ses concitoyens à la « résistance passive » face à l’occupation. Il s’ensuit un très brutal effondrement de la valeur du mark allemand, au point qu’il faut à l’automne 1923 plusieurs dizaines de milliards de marks pour s’offrir simplement une baguette de pain ! Cette hyperinflation ruine les rentiers et tous les bénéficiaires de revenus fixes.

Elle fait aussi le lit des mouvements révolutionnaires et antiparlementaires comme le parti communiste et le jeune parti nazi de Hitler. Le 20 novembre 1923, le nouveau commissaire à la Monnaie du gouvernement stabilise la monnaie en remplaçant le mark par le Rentenmark sur la base d’un pour 1000 milliards !

Le 9 novembre, à Munich, Hitler monte sur l’estrade d’une brasserie où des dignitaires tiennent réunion devant les bourgeois locaux. Revolver au poing, il entraîne les dirigeants bavarois dans une arrière-salle et leur intime l’ordre de lui céder le pouvoir. Ce «putsch de la Brasserie» débouche sur un fiasco complet. Le chef de la bande est arrêté. Au terme d’un procès orageux au cours duquel il va faire étalage de son talent de propagandiste, il est condamné le 1er avril 1924 à cinq ans de prison. Il ne va en effectuer que neuf mois, en sortant le 20 décembre avec un épais manuscrit qu’il a eu le loisir de dicter en prison à son fidèle Rudolf Hess. Il y annonce son projet politique pour l’Allemagne : Mein Kampf (Mon combat). On le voit, 1923 a été une année particulièrement inhumaine.

99 années plus tard, quelques troupes de Parties Civiles investissaient une maison de quartier à Lannion. Ils y tinrent une soirée particulièrement humaine.

Table 1, dite « Des hommes et des Dieux » : à cette table on s’encanaille à , ce jeu d’enchères aux rebondissements imprévisibles dictées par les caprices du Dieu soleil. Au terme d’une stratégie brillamment exécutée, François (46) éparpille la concurrence, momifiant Dom (28), Neox (26), et Xel (23). Et ce n’est pas l’inévitable erreur de règle (mineure et au dernier tour) qui y changera quelque chose…

Table 2, dite « Trésor de guerre » : Félix et Lucas se retrouvent et se disputent un royaume, à défaut du monde, entamant un It’s a wonderful kingdom – qui n’est autre que la version à 2 de son presque homonyme It’s a wonderful world. Au terme de paris particulièrement bien menés qui firent sa fortune, Lucas éparpille son adversaire façon puzzle, 92 à 33.

Séance de VENDREDI 07/01/2022 à Servel

Saint Bernadette Soubirous - BeKidsMarie-Bernarde Soubirous naquit à Lourdes le 7  janvier 1844, et a affirmé être témoin de dix-huit apparitions mariales à la grotte de Massabielle entre le 11 février et le 16 juillet 1858. Devenue religieuse, elle sera canonisée en 1933.

Bernadette restait prudente pour désigner l’objet de sa vision, employant surtout, dans sa langue qui était le gascon de Bigorre, les pronoms démonstratifs « cela » ou « celle-ci ». Elle ne dira pas avoir vu la Vierge avant d’affirmer l’avoir entendue dire « Je suis l’Immaculée Conception ». Au cours d’une de ses apparitions, Bernadette a creusé le sol pour y prendre de l’eau. L’eau de cette source est rapidement réputée miraculeuse et il commence à être question de guérisons. S’en tenant à ce qu’elle avait vu et entendu, Bernadette niera avoir été témoin de guérisons ou y avoir contribué : « On m’a dit qu’il y avait eu des miracles, mais à ma connaissance, non », déclare-t-elle en septembre 1858.

Dans un contexte post-révolutionnaire de vives polémiques sur les questions religieuses, les apparitions mariales de Lourdes suscitent un engouement populaire important et croissant. La presse nationale commence à s’y intéresser. Le préfet maintient une interdiction d’accès à la grotte jusqu’en octobre 1858, tandis qu’une commission d’enquête, mise en place par l’évêque de Tarbes, en juillet 1858, se prononce en faveur de ces apparitions en 1862. L’aménagement de la grotte et la construction d’une basilique sur le rocher qui la surplombe commencent alors.

En l’espace de quelques mois, Bernadette Soubirous, alors âgée de 14 ans, est devenue une célébrité internationale, tandis que la vie dans cette bourgade des Pyrénées commence à être transformée par l’affluence de pèlerins, de curieux et de journalistes. Entre 1858 et 1866, Bernadette continue de vivre à Lourdes, où sa situation devient, cependant, de moins en moins tenable. Sans cesse sollicitée, tout en refusant de percevoir quoi que ce soit en rapport aux apparitions ou à sa célébrité, elle se pose la question d’une vie religieuse.

En 1864, suivant la recommandation de l’évêque de Nevers, elle se décide à entrer chez les sœurs de la Charité. Deux ans plus tard, alors que la construction de la basilique est en cours, Bernadette a 22 ans et quitte Lourdes pour entrer au couvent, à Nevers. Elle y mènera treize années d’une vie de « religieuse ordinaire », ponctuées de visites de nombreux évêques. Souvent malade et de santé fragile, elle s’occupe de l’infirmerie, quand elle n’y est pas soignée, et meurt d’une pneumonie à l’âge de 35 ans.

178 années plus tard, à Lannion, il y eut plus d’eau que de miracles.

Table 1, dite « Grand autel » : à Grand Austria Hotel on avait disposé sur l’autel du café, du vin, des tartes aux pommes et des strudel. Sous le décor apaisant de l’illustrateur Franz Klemens, une cène haletante vit la victoire de Dom, premier sur les objectifs de construction qui assurent sa suprématie (125). Samuel, 110, François, 106, étaient tout près, et Xel un peu plus loin (71).

Table 2, dite « Voies impénétrables » : les protagonistes de cette quête du Seigneur des anneaux (François-René, Baptiste, Neox, Steven) ont perdu sur le fil le scénario araignée. Pour eux, les voies du seigneur furent impénétrables.

Table 3, dite « Spice boys » : Fred survole cette table de Dune, où officiaient Paul, Mickaël, et Olivier B. « Mais il aurait dû gagner bien plus vite », diront les jaloux.

Table 4, dite « En quête d’existence » : à Cryptid, on vit la vie palpitante d’un cryptozoologue, un expert étudiant les cryptides, ces animaux dont l’existence formelle n’a pu être prouvée scientifiquement. Guillaume s’adjuge deux des trois parties jouées et Jack une, Frank refusant d’envisager l’irrationnel.