Séance de MARDI 05/04/2022 à Servel

Table 1, dite « Aviaire » : Cinq pas-vraiment-perdreaux de l’année (Neox, Xel, Olive, Thomas et VHN) rejoignent le nid de Servel et, plutôt que de bayer aux corneilles, décident de jouer à Wingspan, un chouette jeu avec des oiseaux (bien meilleur que le jeu de l’oie). On y construit un tableau de cartes en recherchant des combos (que plusieurs têtes de linottes oublièrent d’activer) tout en gardant un oeil (d’aigle) sur des objectifs personnels et collectifs (1 différent à la fin de chacune des 4 manches, une mini-course où certains se sont brûlé les ailes). Thomas et Olive, limite vautours, pillent la mangeoire commune tandis que Dom (doté d’un estomac d’autruche ?) se goinfre de cartes. Le même l’avait répété comme un perroquet, à ce jeu il faut pondre des oeufs en fin de partie (« Que ponds-je ? » comme l’a chanté Bobby Lapointe). Thomas et Neox se sentent pousser des ailes (le premier peut en pondre 7 d’un coup grâce à une unique carte, simple comme l’oeuf de Colomb) et finiront chacun avec 17 oeufs. Ces points tombent à pic, ils finissent en haut du podium avec 83 PV (Neox qui remporte donc la poule) et 71 PV (Thomas). Paon dans les dents des suivants, Dom (67), Xel (62) et Olive (41). Déçu, moi ? no !

Séance de VENDREDI 01/04/2022 à Servel

Le 1er avril 1939 prenait fin la guerre d’Espagne, qui opposait, depuis le 17 juillet 1936, le camp des républicains, loyaliste à l’égard du gouvernement légalement établi de la IIe République, et celui des nationalistes, les rebelles putschistes menés par le général Franco. Ce conflit, qui mobilisa les opinions et les États européens, peut apparaître comme une préparation de la Seconde Guerre mondiale, permettant de jauger les rapports de force européens (attentisme des démocraties française et britannique, engagement de l’Italie fasciste et de l’Allemagne nazie, tout comme de l’Union soviétique). Il eut un retentissement médiatique et culturel très important et donna notamment lieu à des œuvres telles que L’Espoir d’André Malraux, Hommage à la Catalogne de George Orwell, Pour qui sonne le glas d’Ernest Hemingway ou encore Guernica de Pablo Picasso. L’último parte, le dernier communiqué de guerre de la guerre d’Espagne émis le 1 er avril 1939 par le général Franco, marque la fin officielle de la guerre mais, s’il souligne que les troupes nationalistes ont atteint leurs objectifs militaires, il ne mentionne pas leurs objectifs politiques, annonçant par là les futures années de dictature.

83 ans plus tard, à Lannion, un autre type guerre civile faisait rage entre peuples frères.

Table 1, dite « Guerre éclair » : Revoilà Pax Renaissance avec des joueurs retors (Tristan et Dom) et un troisième qui s’accroche (Christophe, mais l’espace entre chacune de ses parties ralentit sa progression). Ouverture idéale pour Tristan qui, jouant en premier le banquier Jacques Coeur, achète pour 1 Florin une reine ottomane. Christophe (Marchionni) et Dom (Medici) vont se chamailler à l’ouest entre Aragon et Portugal. Bien placé sur les routes de commerce, Tristan s’empare des États papaux et du Saint Empire RG. Dom, au prix d’une combinaison raffinée mais coûteuse (4 Florins) s’empare du Portugal par un vote tandis que Tristan renforce son emprise orientale avec un Jihad en Hongrie. La première comète se présente, Dom remplit les conditions de victoire Renaissance mais Tristan qui joue avant dispose d’assez de fonds pour à la fois acheter la comète à son avantage et à prendre une carte avec un badge Law « au cas où ». Dom et Xof retardent l’inévitable mais Tristan conclut sur une victoire impériale rapide (4 Empires à 2 à 1).

Anno 1800Table 2, dite « Conquête lente » : Julien dévoile en majesté un opus de Martin Wallace, et tous se pressent à sa table. A Anno 1800, basé sur le célèbre jeu vidéo d’Ubisoft, les joueurs développent leurs industries pour faire prospérer leurs îles. Entre planification, gestion, commerce et concurrence,voilà un jeu de développement intense et exponentiel. Les possibilités de développement des îles sont nombreuses, et les joueurs composent avec la qualification de la main-d’œuvre (fermier, ouvrier, artisan, ingénieur, investisseur), les opportunités de commerce avec le Nouveau Monde… mais aussi avec les autres joueurs !
Et il ne s’agira pas tant d’obtenir toutes les industries possibles et imaginables que de développer les plus pertinentes à chaque stratégie, car, moyennant des jetons commerce, on peut utiliser celles des autres ! La mécanique originale de fin de partie déclenche des dénouements potentiellement imprévus. C’est exactement ce qui se passa, car Julien vida sa main de cartes le premier, mettant donc fin à la parte et s’octroyant 7 PV au passage, mais, avec 106, il échoue devant François, 115, qui se voyait pourtant mal parti avec une stratégie de conquête plutôt lente, et une pénurie de cubes rouges, mais qui se révéla lucrative.  A la faveur d’un dernier tour pleinement maîtrisé, ses 74 PV de bâtiments (59 à Julien) lui octroient la victoire. NicolasH fait un premier tour de piste réussi, avec 96, éclipsant Steven, 82.

Table 3, dite « Conquête éclair » : Mickaël, Frank et et Olivier s’essaient à la conquête spatiale à Welcome to the Moon. Dans une première mission, ils décollèrent de la terre, et dans une seconde prirent la route de la lune. Deux succès, et une double victoire pour Mickaël.

Table 4, dite « Guerre lente » : Au fin fond d’une salle déportée, un quarteron de joueurs en goguette prirent part à une guerre lente et oubliée, au point qu’on en perdit le nom. François-René s’en approcha, pour voir, après le démarrage des hostilités, mais le théâtre des opérations n’acceptait pas de supplétifs.

Séance de VENDREDI 25/03/2022 à Servel

Le 25 mars 1896 s’ouvrent les premiers jeux olympiques modernes à Athènes. 285 athlètes (tous des hommes) s’affrontent sportivement dans 9 disciplines (dont le cyclisme alors nommé vélocipédie, qui remonte comme chacun sait à la plus haute antiquité). A contrario pas d’équitation ce qui démontre bien la suprématie de la machine sur la bête.

Table 1, dite « Affrontement » : cela faisait un moment que Fred voulait partager son Pax Pamir (2e edition en français). Un jeu à part qui a lancé la carrière de Cole Wehrle, magnifiquement produit sans tomber dans la vulgarité injectée de plastique, au thème improbable mais richement documenté (la lutte entre puissances étrangères et locales dans l’Afghanistan du XIXe siècle) et qui se retrouve étonnamment en 45e position du classement BGG alors que c’est clairement un jeu de niche. Les autres partants sont Tristan, Dom (dont l’oeil s’allume quand il entend « Pax ») et Neox (toujours curieux et éclectique bien que pas encore converti à Pax Renaissance, personne n’est parfait). Les alignements initiaux sont équilibrés (Neox+Dom russes, Fred+Tristan afghans) et le plateau en tissu se recouvre de pièces colorées sans qu’une faction ne prenne l’avantage au fil des escarmouches et des dépositions. Côté individuel, Tristan parvient comme à son habitude à composer une sélection judicieuse et puissante de cartes (dont l’achat gratuit à Herat dont il usera et abusera), imité à ce petit jeu par Neox. Les deux autres en sont réduits à de petits tableaux et un marché constamment asséché d’argent par les précédents.

Le scoring à ce jeu est très particulier : il survient 4 fois dans la partie à l’achat d’une carte spéciale et le décompte suit deux logiques très différentes selon si une faction domine ou non. Les deux premières fois, Dom oriente les choses pour partager les points avec Neox, officiellement son allié. Les voilà tous deux à 6 PV. Après une dominance russe 12 à 7, La carte est nettoyée de toutes ses pièces alors que Fred, faute d’options viables, a choisi de rallier le camp anglais. Le troisième décompte se résout au nombre de pièces déployées, Neox prend 1 PV et Tristan 3. La fin est haletante : Dom dans le rôle de l’idiot utile met en jeu 3 soldats anglais au Penjab, le fief imprenable de Tristan, lui graissant généreusement la patte au passage et rejoignant la faction anglaise. L’espoir renaît chez Fred. Avec seulement 5 anglais déployés, Neox et Tristan, sans alliés, estiment qu’il est préférable de rejoindre le camp des nouveaux maîtres. Ils parviennent rapidement qui à acheter des patriotes, qui à capturer des mis à prix (parfois en dynamitant ses propres cartes, un joli coup encore jamais vu et permis par leurs nombreuses actions Trahir).  Dom toujours à court de monnaie n’arrive pas à acheter un deuxième trophée et le dernier décompte (où les points sont doublés) voit donc Fred (3 d’influence anglaise) s’octroyer 10 PV tandis que les 3 autres, à égalité à 2 d’influence, récupèrent chacun 2 PV. Fred passe de 0 à 10 points et l’emporte sous le nez de Neox 9, Dom 8 et Tristan 6. Superbe partie où chacun a été en position de gagner et où toute la richesse et les retournements de situation du jeu ont été mis en lumière. Comme les autres jeux de la série Pax, il a aussi une immense rejouabilité grâce au mécanisme de rivière de cartes où seule une fraction du deck est utilisée à chaque partie.

Table 2, dite « Affrontement » : choc entre Dionysos (F-R) et Helios (Mickaël) à Mythic Battles. Le premier a envoyé de jeunes satyres, le second n’a pas pu résister.

Table 3, dite « Affrontements » : double confrontation entre Gilles et OlivierL à Super Fantasy Brawl. Manche aller pour Olivier 5-4 mais cela a été très tendu. Manche retour pour Gilles 5-4 mais cela a été très très tendu.

Table 4, dite « Affrontements » : OlivierB, Fabrice et Samuel jouent à Gloomhaven Jaws of the Lion. En thèorie c’est plus court que le papa (parmi les bonnes idées, noter le livret de scénarios-plateau, on joue directement sur la page ouverte). En pratique à minuit et demi ils étaient encore là à ouvrir des portes, combattre des monstres et empocher des trésors. Oui mais c’est parce qu’ils ont enchainé trois scénarios, une autre bonne idée pour rendre le jeu plus accessible est que les règles sont introduites progressivement sur les 5 premiers.

Table 5, dite « Affrontement » : Xel, Adélie, Thomas et Matthieu (une nouvelle recrue déjà bien immergée dans le jeu de plateau) disputent d’abord un Amyitis, les deux derniers finissent à égalité. Ils poursuivent par In Flanders Fields et c’est Xel (qualifiée à tort d’artillerie lourde de l’association) qui ressort gagnante de la boue des tranchées.

Séance de VENDREDI 18/03/2022 à Servel

Les Beaux Jours de la Commune', 1871. Cartoon from a series on the subject of the Paris Commune of..., Stock Photo, Picture And Rights Managed Image. Pic. HEZ-1153984 | agefotostockLe 18 mars 1871, une émeute éclate à Paris, sur la butte Montmartre. Adolphe Thiers, chef du gouvernement provisoire de la République, renonce à la réprimer et s’enfuit à Versailles avec tous les corps constitués. C’est l’amorce de la « Commune ». Maîtres malgré eux de la capitale, les révolutionnaires et militants socialistes et ouvriers vont offrir à la bourgeoisie républicaine l’occasion de se débarrasser une fois pour toutes de la « question sociale ». Il en coûtera 20 000 victimes.

151 ans plus tard, à Lannion, une soirée ludique réunissait les peuples de toutes origines.

Table 1, dite « Le charme discret de la bourgeoisie » : Le retour de Thomas augmente les probabilités de jouer à Brass : Birmingham : Xel et François ne laissent pas passer l’occasion d’une soirée bourgeoise, rejoints par Nicolas III, qui découvre cet opus de Martin Wallace, avec les fameuses bières, « qui volent quand on les possèdent, qui prennent la route si on les prend aux autres ». François fait la course en tête, avec beaucoup de coups opportunistes sur les mines et les aciéries, qui augmentent son pécule au point qu’il n’emprunte pour la première fois qu’au dernier tour de l’ère des canaux. Mais, tapi dans l’ombre, Thomas enchaîne les développements, et les emprunts. Perte de temps ? Que nenni, cette stratégie lui vaudra de construire uniquement des bâtiments de niveau II, et donc d’en doubler les points, avantage qui se révèlera décisif. Xel oublie sa martingale habituelle sur les canaux, mais se rattrape en construisant une ribambelle de rails juteux, mettant à profit la maîtrise du timing que lui octroie une stratégie peu dépensière. C’est là que François cèdera son avance, arrivant souvent avec un temps de retard. Nicolas III apprendra à ses dépends qu’il est dangereux d’offrir une ressource en deuxième action, se faisant voler une bière qui le handicapera sur ses ventes. Au final d’une partie haletante, c’est donc bien Thomas qui s’impose (164, beau score à quatre), suivi de Xel (155), François (146), alors que Nicolas II (111) ferme la marche avec un score plus qu’honorable pour une première.

Table 2, dite « Rouge et blanche »  : Nouvelle partie d’Iki avec l’inévitable Mickaël qui s’entoure de Dom et PaulJr. Les deux ont juste une partie derrière eux, mais cette fois on va tirer les leçons de l’initiation. Ne pas oublier de récupérer des artisans de couleurs variées et faire attention aux bonus de fin de partie des bâtiments, on n’a pas oublié le joli coup de Christophe il y a deux semaines. Et justement Paul a noté le bâtiment qui donne des points en fonction des sandales accumulées. Mickaël semble garder ses options ouvertes en mettant 2 Bois de côté au cas où tandis que Dom prend soin de ne pas se laisser surprendre par le feu et le riz. Il s’oriente vers les poissons, mais n’en collecte que 3 sur les 4 possibles, voilà 5 PV qui feront cruellement défaut. Mickaël combotte savamment avec les blagues à tabac tandis que les incendies ne font que des dégâts limités. En fin de partie, aucun artisan producteur de bois n’entre en jeu, ruinant les possibilités d’achat de bâtiments. Mickaël et Paul trouvent un moyen de convertir en points de victoire leur stock de sandales et de bois. Malgré l’absence de bâtiments, les scores se tiennent bien : 114 PV pour Mickaël, 112 pour Dom et 59 pour Paul qui admet avoir trop négligé le recrutement de personnages.

Les mêmes rejoints par Yannick se lancent dans un Flamme Rouge sur le parcours de la Classicissima. Une étape technique avec une grosse montée initiale puis de petites côtes qui empêchent les sprinters de placer leurs accélérations et réduisent les possibilités d’aspiration. Après une cassure initiale, le peloton se reforme puis lâche les deux coureurs bleus de Yannick. Le rouleur vert de Dom fait la course en tête en, accumulant les cartes Fatigue. Il est rejoint par le rouleur noir de Mickaël dans la seconde moitié. Mais c’est le sprinter rouge de Paul qui, après la dernière difficulté, jaillit en enchaînant deux cartes 9 et remporte une victoire imparable. Le rouleur noir finit second, le rouleur rouge complétant le podium.

Table 3, dite « Ils rêvaient d’un autre monde » : à Terraforming Mars, Olivier L s’impose aux dépends d’Olivier B, et de Samuel, défait, mais qui a trouvé la soirée fort sympathique. Dans le jeu, il n’y a pas que le point d’arrivée, l’expérience vaut aussi par le voyage.

Table 4, dite « Un communard sinon rien » : comme de juste, la campagne de Seigneur des anneaux se poursuit entre Steven, F.-R., Neox et Baptiste, qui se retrouvent comme au bistrot.

Table 5, dite « Huit pieds sous terre » : Petite partie de entre amis pour Vincent (27), Shiqi (28), Cédric (37), et Xof (53), qui a été monumental, dans tous les sens du terme.

Table 6, dite « La mort vous va si bien » : Une partie de Codenames termine cette soirée, qui vit, dit-on, de nombreux assassins sortir du chapeau à la faveur d’indices hasardeux, comme  » Guerre » quand l’assassin est Mars ! On termine sur une pirouette de François qui associe Égypte et Avocat  sur un Israël 2 (Avocat ayant été aussi employé en début de partie mais dans un autre sens, à propos d’un premier ministre en délicatesse avec la justice.

Séance de MARDI 15/03/2022 à Servel

Qui connait Jesse Reno ? Après avoir conçu un escalier mécanique (aka escalator) utilisant le principe des véhicules à chenilles, il en dépose le brevet le 15 mars 1892 et finir par vendre sa société au fabricant d’ascenseurs Otis. L’escalator, offrant un débit supérieur à l’ascenseur sans la claustrophobie est une commodité universelle, voire tentaculaire, du monde moderne, parfois poussée à l’absurde. 130 ans plus tard on s’est laissés transporter à Servel.

Table 1, dite « Montée au ciel » : Lucas ne dit jamais non, dit-il, à une partie d’Innovation, le voila face à Dom et à Benjamin qui se souvient y avoir joué il y a bien longtemps. Vient s’y adjoindre après un moment Felix qui fera le conseiller/commentateur. Lucas attaque bille en tête, nettoie les tableaux averses avec Ingénierie puis Benjamin siphonne les points avec Navigation. Dom, pas en reste, fait parler la Poudre sans conviction.

En fin de partie Lucas a 4 dominations (sur les 5 scellant la victoire) contre 3 à Benjamin et Dom. Avec les Fusées en jeu, il peut à volonté vider les points d’influence adverses. Dom choisit de s’en remettre au destin en activant Ordinateurs (« mettez en jeu une carte 10 et appliquez ses dogmes coopératifs sans les partager »). Lucas a assez d’icônes Horloge, il  l’applique en premier et on n’est pas déçus. Il pioche Globalisation (« si aucun joueur ne produit plus de Pommiers que d’Usines, le joueur avec le plus d’influence gagne »). Incroyablement, les trois joueurs ont 1 ou 2 usines de plus que de pommiers. Lucas ayant dévasté les influences adverses avec Vaccination puis Fusées il a le plus de points et remporte la partie sans que Dom ait profité de son activation de carte. Bien joué l’artiste.

Table 2, dite « Effort physique » : Partie serrée de Parks entre Neox, Xel et Jimmy. Arrivés au bivouac final, les deux premiers comptent 21 PV, la dernière 19. Mais Jimmy a le jeton de premier joueur dans son sac à dos, cela lui donne la victoire.

Table 3, dite « Tentaculaire » : Nicolas2 et Gilles se mesurent, pour commencer avec Skulk Hollow. Un jeu d’affrontement très asymérique entre un gros monstre et une nuée de petits renards (l’image de Gulliver surgit brièvement). Gilles se retrouve aux commandes d’un monstre à tentacules et va droit au but : il élimine le chef adverse et les petits renards, en proie à la désorganisation, ont dès lors partie perdue. Pas abattu, Nicolas sort alors son Shoggi sur lequel il a normalement l’avantage du terrain, Gilles découvrant les règles. Le résultat nous reste inconnu, on retient son souffle.

Séance de VENDREDI 11/03/2022 à Servel

1991 Drawing - Gorbachev, 1991 by Edmund ValtmanLe 11 mars 1985, cinq heures seulement après l’annonce de la mort de Constantin Tchernenko (73 ans), Mikhaïl Gorbatchev (54 ans) lui succède à la tête de l’Union soviétique. L’arrivée de ce réformateur jeune au Secrétariat général, après une succession de vieillards valétudinaires (Brejnev, Andropov, Tchernenko), cause la surprise. Elle s’accompagne d’une vaste tentative de modernisation de l’économie et des institutions. Les mots « perestroika » (restructuration) et « glasnost » (transparence) résonnent dans le monde entier. L’opinion publique occidentale, séduite, est prise de « gorbymania ».

Mais il est tard pour une réforme en douceur du communisme. La catastrophe nucléaire de Tchernobyl (26 avril 1986), le défi d’un Cessna sur la Place Rouge et l’embourbement de l’Armée rouge en Afghanistan révèlent les failles du régime. Quand surviennent les premières révoltes, Gorbatchev s’abstient, sauf exception (Vilnius), de faire tirer la troupe. Tout s’accélère en 1989. Début mai, les dirigeants hongrois annoncent leur intention d’ouvrir leur frontière avec l’Autriche. Des milliers d’Allemands de l’Est se précipitent pour profiter de l’aubaine et passer à l’Ouest. Le 9 novembre, des premiers coups de pioche sont donnés au Mur qui coupe Berlin en deux. Les gardes demeurent l’arme au pied. La liesse est générale en Europe. Des deux côtés de l’ex-rideau de fer hérité de la guerre froide, on se prend à rêver d’une Maison commune européenne, de l’Atlantique à l’Oural.

Confronté aux rébellions des vassaux de l’Union soviétique, Mikhaïl Gorbatchev assure les dirigeants occidentaux qu’il n’utilisera pas la force pour les réprimer. En contrepartie, ils lui promettent de ne jamais étendre l’alliance de l’OTAN vers l’Europe centrale, ce qui pourrait être perçu comme une provocation en URSS. À vrai dire, ils ne feront aucun cas de cette promesse, jusqu’à proposer à la lointaine Géorgie d’entrer dans l’alliance militaire en 2008. Gorbatchev éprouve une ultime désillusion quand, déstabilisé par la crise économique, il se rend auprès des dirigeants occidentaux réunis à Londres en juillet 1991 et sollicite le soutien financier qui pourrait encore lui sauver la mise. Mais le G7, trop heureux d’abaisser définitivement l’URSS, lui oppose une fin de non-recevoir. Le 19 août, pendant que Gorbatchev prend du repos en Crimée, un quarteron de hiérarques commet un coup d’État au Kremlin. Il échoue au bout de trois jours grâce à l’audace d’un nouveau-venu, Boris Eltsine (60 ans), président du Parlement de Russie. C’est la fin d’une histoire, qui débouchera, 8 ans plus tard, sur l’avènement de Vladimir Poutine, un homme du FSB aux liaisons dangereuses, comme la suite le montrera.

37 ans plus tard, à Lannion, de l’Égypte à l’espace, utopies et dystopies avaient la part belle.

Table 1, dite « Négociations vaines » : Olivier L apporte un Super Fantasy Bowl avec 4 des figurines peintes de sa main, une vraie prouesse pour cet artiste dans l’âme, d’autant qu’il a pris soin d’en laisser 2 vierges de tout ornement, le contraste n’en est que plus saisissant. Nous sommes dans un jeu d’arène, pas de négociations ici : on se déplace, on tir, et on inflige des dégats. Simple, basique ? Pas tant que ça, car il existe aussi des cartes-objectif, qui permettent aussi de gagner de précieux points, et qui changent sensiblement la stratégie. Olivier L fait équipe avec Mickaël, et joue en premier. En face, François enchaîne, équipier avec Olivier B, qui ne tarde pas à protester contre cet ordonnancement qui le met, selon lui, en position défensive. En vrai, il ne s’interdit pas de riposter, et la partie d’équilibre, jusqu’à 6-6 dans les derniers instants (victoire à 7). C’est le duo Olivier – Mickaël qui finit par l’emporter, d’un cheveu, leurs adversaires ayant manqué d’avoir la bonne carte au bon moment.

Table 2, dite « Triomphe de la justice »  : Fred déballe d’un air gourmand sa boîte d’Everdell en s’entourant d’Adélie, NicolasH et Dom, seul ce dernier ayant disputé une partie (contre un Paul passé maître des combos et du tempo de ce jeu). Après un faux départ dû à une erreur de règles, c’est parti pour 4 saisons de conversion de ressources en constructions & créatures de la forêt. Fred et Nicolas suivent une stratégie proche, commençant par des bâtiments de production puis bifurquant vers des bâtiments de prestige riches en points. Dom vise les événements et en collecte 4 sur toute la partie, et voit une épouse inespérée lui tomber du ciel au tout dernier instant. On retiendra que Fred a utilisé magistralement la combo Palais de Justice/Juge pour construire toujours plus. Il a aussi habilement utilisé le Fou que Dom lui a mis entre les pattes (probablement trop tôt, -2 PV et le blocage d’un des 15 emplacements de son tableau de cartes) pour grappiller encore des points. Avec 52 PV, il finit à égalité de points avec NicolasH, mais l’emporte car il a 1 événement de plus. Dom est juste derrière avec 50 PV, Adélie fermant la table de score.

Table 3, dite « Reconstruction » : à Terraforming Mars, Yannick, Nicolas II, Adriane et Gilles ont creusé jusqu’au bout de la nuit.

Table 4, dite « Comité central » : avec la régularité de la réunion d’un comité central, la campagne de Seigneur des anneaux se poursuit entre Steven, F.-R., Neox et Baptiste. Le résultat de ce soir fut globalement positif.

Table 5, dite « Souterraine  » : Petite partie de entre amis pour Samuel, Thomas et Xel, qui l’emporte. On enchaîne ensuite sur Die Crew II.

Table 6, dite « Liaisons dangereuses » : Une partie de Codenames termine cette soirée : le rituel est de retour. Reste à se bien comprendre, ce qui n’est pas toujours facile avec les nouveaux venus. Un joli Cône 3 (Pic, Glace, Iris) a été entrevu, mais l’iris a été délaissé, à raison car il n’était pas du trio. Un Scie 3 a produit son effet (Coupure, Arbre, Fer), mais le Ski 2 (Pied, Neige) est resté incompris devant le tentant Club, tout comme le Laurent Cantet 2 final lancé par François (Film, Pion). Au final les bleus gagnent 2-1, et Dom 3-0, ayant été transféré en fin de match.

Séance de VENDREDI 04/03/2022 à Servel

Image illustrative de l’article Séismes de VranceaLe dernier séisme de grande magnitude de Vrancea s’est produit le 4 mars 1977, et a duré une minute et douze secondes. Il a frappé une partie de la Roumanie, de la Moldavie et de la Bulgarie, avec un lourd bilan humain (1 570 morts et 11 000 blessés) et matériel.

Les séismes de Vrancea sont une série de tremblements de terre dont l’épicentre, dans les «Carpates de courbure», se trouve à la jonction de plusieurs micro-plaques tectoniquement actives. La plaque transylvaine avance en direction du sud-est et chevauche les plaques mœsique et scythique à la vitesse d’environ 12 mm par an. Cette configuration est propice à des phénomènes sismiques fréquents, mais également à de violents séismes, comme ce tremblements de terre de 1977, d’une magnitude de 7.2 sur l’échelle de Richter).

45 ans après, à Lannion, la terre se dérobait sous les pieds des joueurs de Parties Civiles.

Table 1, dite « Stupeur et tremblements» : une grande table de Room 25 se met en place avec Shiqi, Cédric, Nicolas II, François et François-René, rejoints in extremis par Adrianne et Marianne. Nicolas II attire les soupçons en mettant un jeton danger sur la tuile sortie à a stupeur des prisonniers ! Démasqué derechef, il trouve en Marianne une gardienne experte à éloigner les prisonniers de la sortie. La partie devient tendue dans les derniers tours qui voient les gardiens trembler, puis prend un tour définitif quand une case rouge imprudemment accédée fait galoper le chronomètre, scellant la victoire inéluctable des gardiens par crise de temps.

Table 2, dite « Géoxologique»  : Samuel, Fred et Adélie s’essaient à Terraforming Mars, pour un résultat imprévisible dans ce lieu incertain.

Table 3, dite « Aux héros de la terre » : à Marvel United, jeu coopératif au rythme effréné où les joueurs prennent le contrôle de super-héros Marvel, on vit Xel et les deux Oliviers faire triompher les avengers.

Table 4, dite « Riche terre » : Sa boite d’Iki ne quitte plus le sac de Mickaël et ce soir encore il trouve des joueurs consentants (Christophe, Thomas et Dom) pour le joindre à ce jeu beau et au thème original, la vie d’un quartier commerçant au Japon médiéval. Chacun a exploré les multiples façons de marquer des points et de résoudre les multiples contraintes rencontrées au fil des mois (nourrir ses personnages, financer ses actions, se protéger contre les incendies qui se déclarent périodiquement parmi les constructions de bambou, de bois et de papier). Au final Dom pointe bon dernier avec 73 PV. Son choix de mobiliser ses ressources pour construire le bâtiment à 26 PV ne paie pas et il est pénalisé par la variété insuffisante de ses artisans. Thomas pointe à 93 PV, distancé par Christophe qui construit au dernier tour un bâtiment qui combote avec ses poissons à hauteur de 19 PV. Avec 111 PV, il échoue à un point de Mickaël, inévitable vainqueur avec 112. A noter, les deux premiers ont chacun perdu un personnage dans un incendie, ce n’est donc pas fatal.

Table 5, dite « Si loin, si près » : Skyjo est un petit jeu amusant, pas dénué de profondeur malgré sa simplicité apparente, et très interactif,  où il s’agit de faire le moins de points possibles. La table 1 s’y adonne et Adrianne s’impose avec 47, devant Marianne, 48.

Table 6, dite « A côté de la plaque » : Codenames est de retour, avec de nouveaux joueurs, qui doivent apprendre à se connaître. Une partie qui montre qu’à ce jeu on peut souvent être à côté de la plaque, cherchant par exemple Madame Tussaud dans un palais.

Séance de VENDREDI 25/02/2022 à Servel

Du monde, quatre tables, quatre ambiances.

Table 1, dite « submersible » : une grande table de L’Insondable, le nouveau visage du BSG cher à certain(e)s. On y retrouve Neox, Axel, Xel, F-R, NicoH et Gilles. Partie étonnante avec 5 traîtres sur 6 joueurs. Cela finit mal, le navire coula en vue de Boston.

Table 2, dite « inaccessible »  : Vincent et Fred décident de faire un It’s a Wonderful Kingdom, un jeu à deux. Cela tombe bien, arrivés après la mise en place des tables, ils étaient deux. La connaissance du jeu par Vincent lui donna un avantage, il l’emporta par 44 PV à 24.

Table 3, dite « répétitible » : Mickaël, toujours heureux de faire découvrir Iki et d’y jouer encore et encore y attire 3 novices, Samuel, Cixi et Shiqi (toutes nos excuses si la transcription de ces prénoms est incorrecte). La connaissance du jeu par Mickaël lui donna un avantage, il l’emporta par 111 PV à moins.

Table 4, dite « irrésistible » : les Ruines Perdues de Narak attirent des curieux, et voilà OlivierB, Xof, Adélie et Dom attablés autour du plateau (dont on n’a toujours pas essayé la face « serpent »). Olivier explore et triomphe des gardiens, Dom mise tout sur la recherche du temple et les deux autres font dans l’hybride. Adélie semble avoir bien scoré sur tous les tableaux mais elle a finalement peu de points en main. Avec 66 PV, elle finit entre Xof (63) et Olivier (67). La connaissance du jeu par Dom lui donna un avantage, il l’emporta par 80 PV (dont 23+8+17 marqués au temple, et un deck bien aidé par l’assistant qui fait des remises sur les achats de cartes).

Séance de VENDREDI 18/02/2022 à Servel

Après la mort prématurée du roi François II en décembre 1560, Catherine de Médicis, régente du Royaume, mène une politique de tolérance envers le culte réformé. Lieutenant général du royaume, le duc François de Guise, dit le Balafré, avait repris Calais aux Anglais cinq ans plus tôt, ce qui l’a rendu immensément populaire auprès des catholiques français. Mais, opposés à cette politique, lui et son parti, qui étaient jusque là les véritables maîtres du royaume, sont écartés de la cour et du pouvoir. Le 1er mars 1562, sur les terres du duc en Champagne, des affrontements ont lieu entre ses troupes et des protestants qui célébraient leur culte (interdit) dans une grange. Plus de 30 protestants sont tués et 100 sont blessés. Cette affaire, le massacre de Wassy, provoque une prise d’armes des protestants et déclenche la première des guerres de Religion. Commandant l’armée du roi, le duc est vainqueur des huguenots à Rouen, à Dreux, puis tente de reprendre Orléans. Pendant le siège d’Orléans, un gentilhomme protestant, lui tire un coup de pistolet le 18 février 1563. Grièvement blessé, le duc de Guise meurt quelques jours plus tard.

Capturé, le tueur déclare sous la torture avoir agi sur ordre des chefs protestants. Il est écartelé un mois plus tard, le 18 mars 1563, en place de Grève, à Paris. Cet attentat est le premier d’une longue série, jusqu’à la mort d’Henri IV. Il illustre la faveur dont jouit à cette époque le « tyrannicide », présenté comme légitime par des penseurs catholiques espagnols.

Aucun tyrannicide en vue cette soirée de Parties Civiles : qui songerait à en vouloir à notre président débonnaire ?

Table 1, dite « Arcanes et pouvoirs » : Partie de Res Arcana pour Adélie, Samuel, Vincent et Dom. Les 3 premiers ont déjà joué (mais semble-t-il pas avec les mêmes règles…) et Dom découvre. A partir d’une main de 8 cartes, l’idée est de les mettre en jeu progressivement en construisant une machine à produire des ressources pour acheter des cartes spéciales qui rapportent des pouvoirs et des points, le premier à 10 PV l’emporte. Adélie y réussit le mieux, ce sera la seule à mettre en jeu l’ensemble de ses 8 cartes. Samuel a la chance de commencer avec des petites cartes en main, rapides à construire et démarre aussi plutôt bien. Le hasard a garni le deck de Dom de 3 Dragons sur 4, des cartes chères qui peuvent attaquer les autres joueurs en détruisant leurs ressources. Il les introduit peu à peu, mettant de sérieux bâtons dans les roues de Samuel et surtout de Vincent qui voit ses maigres ressources s’envoler avant qu’il ait le temps de les utiliser. Une fois qu’Adélie a mis en jeu une carte qui rapport 2 PV par tour, la partie est pliée. Elle l’emporte avec 11 PV devant Dom avec 7. L’impression globale a été mitigée. Le nombre limité de cartes, leur coût de construction très variable et les synergies plus ou moins efficaces qu’elles permettent laissent assez peu de latitude aux joueurs dans leurs choix de début de partie, et ensuite ils peuvent difficilement pivoter.

La table réduite à Adélie et Dom dispute ensuite une partie de Jaipur, bon jeu à 2 rarement vu aux soirées. Il se joue en deux manches gagnantes et la partie a été équilibrée : Adélie remporte les manches 1 (75-71) et 3 (71-54) tandis que Dom s’adjuge la n°2 (65-82).

Table 2, dite « Relique barbare » : on célèbre le retour de Tristan à nos table par une partie Schwarzer Freitag  – ce qui ne veut pas dire que sa venue soit synonyme de vendredi noir, au contraire ! A ce jeu de marché, il s’agit d’acheter et de vendre au bon moment les ressources sur le marché, sans oublier de convertir son gain en lingots d’argent et d’or, car ce sont eux qui détermine le vainqueur. Mais comme leur prix va croissant au long du jeu (de 20 à 100), il faut les acquérir au bon moment en préservant des subsides pour le marché, ou en ayant recours à des subventions publiques, qui permettent d’accroître son pouvoir d’intervention. C’est François qui maîtrise le mieux l’ensemble de ces contraintes, avec une stratégie équilibrée et un sens du market timing que n’aurait pas renié Warren Buffet. Et comme disait ce dernier, c’est quand la mer se retire que l’on voit ceux qui nageaient sans maillot… Avec 14 lingots, il devance nettement Xel, 11, et Tristan, 9.

Un Die Crew 2 rassemble ensuite les participants, rejoints par François-René, pour une partie qui enchaîna les victoires spectaculaires.

Table 3, dite « Pichenettes et intrigues » : à cette table de party games, on vit Frank, Nicolas II et Louane s’exercer à Pinch out puis à Cartaventura. Selon de bonnes sources, ils ont tous gagné, sous vos applaudissements.

Table 4, dite « Moines et soldats » : il n’y a pas que l’ex Facebook pour rêver Méta : à Roll Player le jeu consiste à créer un personnage de jeu de rôle ! A l’exercice, Xof se révèle le meilleur en réalisant un personnage de Moine dragon (libre traduction). Avec 34, il devance Jack, Paul, et Olivier B.

Tables 5 et 6, dites « Au long cours » : Neox, Baptiste, Steven et François-René continuent leur campagne au long cours : Le seigneur des anneaux – il en va de même pour Olivier L et Mickaël à Infinity Code One

Séance de MARDI 15/02/2022 à Servel

Matt Groening est né le 15 février 1954, il y a 68 ans. Après avoir pas mal galéré comme jeune dessinateur, son cartoon Life in Hell lui donne une certaine assise. Mais c’est le dessin animé Les Simpsons qui va faire sa renommée et une partie du succès de la chaîne Fox. Les histoires de la famille Simpson et de la ville de Springfield sont une satire bien observée et souvent hilarante, avec un succès jamais démenti puisque la série en est à sa 33ème saison.

Ce n’est pas dans nos habitudes sur ce site de passer des vidéos mais nous avons dégoté une séquence des Simpsons avec des jeux de plateau.

Table 1, dite « Mmmh un herbivore ! » : Neox, Xel et Camille disputent une partie de Evolution Climate. Malgré les jolies aquarelles illustrant les traits génétiques des animaux imaginaires issus du hasard et de la nécessité, ce n’est pas un jeu gentil. Il s’agit de sortir victorieux d’une lutte darwinienne en étant mieux adapté à l’environnement (nourriture, climat) que les autres. Xel prend le meilleur départ et Neox, bien malgré lui avec une main plein de cartes Carnivore, construit un prédateur capable de ralentir la domination de la vétérane. Et bien sûr, qui tira parti de la struggle for life ? eh bien Camille qui remporte cette partie avec plus de 100 points. Dans les parties à trois joueurs, il n’est pas rare qu’un larron profite des bisbilles entre ses deux comparses.

Table 2, dite « D’oh » : Lucas et VHN convainquent Yannick (qui y a joué une fois il y a bien longtemps) de rejoindre leur table d’Innovation. Lucas prend un départ canon, avec très tôt 5 couleurs et une domination grâce à la combo Roue/Maçonnerie pendant que les Rames de Dom lui donnent sa première domination. Pour faire bonne mesure Lucas ravage les tableaux adverses avec Ingénierie et décroche au passage deux autres dominations. Dom pioche bien la Poudre à canon, menaçant le tableau de Lucas parsemé d’icônes Château mais Lucas la neutralise avec les Routes. En milieu de partie plus personne n’arrive à scorer mais Lucas décale et enrichit son tableau, dominant toutes les icônes sauf les Bulbes. Dom profite des Mathématiques de Yannick pour monter en âge.  L’arrivée en jeu de Evolution chez Dom lui donne le moyen d’augmenter son influence, 3 Dominations en 3 tours et la partie lui échoit par 5/4/0.

Table 3, dite « Ouh pinaise ! » : Lucas ayant pris congé, Yannick et VHN s’accordent pour faire un peu d’exercice sur les routes de Flamme Rouge, circuit du Col du Ballon avec 3 bosses réparties sur le parcours. A 2 joueurs le jeu diffère pas mal de la configuration à 4 de la semaine précédente avec à la fois moins d’aspiration et moins de blocages. Alors que souvent les rouleurs préparent la fin d’étape des sprinters, on a eu une configuration inhabituelle où une cassure a eu lieu tôt dans le peloton, les deux rouleurs devant et les deux sprinters derrière, tout ce petit monde accumulant les cartes Fatigue. Au tiers de l’étape, le Sprinter de Dom se replace avec les hommes de tête en jouant une carte 9 avant la seconde bosse. Il prend la tête et fait l’effort en solitaire, négociant avec un bon tempo les montées et les descentes. Il tient jusqu’au bout et finit échappé en solitaire avec une dernière carte 9 providentielle, ayant accumulé un total de 11 Fatigues ! le groupe de chasse des deux Rouleurs échoue juste avant la ligne d’arrivée.