Séance de VENDREDI 16/09/2022 à Servel

L’association fait le plein pour cette soirée amicale, n’oubliez pas que dans deux semaines c’est l’assemblée générale.

Table 1, dite « Animale »  : Xof et Fred accueillent Tom et une nana qui sont déjà venus, et tous ensemble ils jouent à Everdell, un jeu avec des animaux de la forêt choupinous. Les deux renards luttent pour la victoire qui revient à Fred sur un coup bas final.

Table 2, dite « Occidentale » : Oui un jeu à deux cela peut être long, ainsi Baptiste et Steven qui assortissent Paladins du Royaume de l’Ouest de son extension. Si on a bien compris la stratégie du gagnant Steven, il est monté sur la piste de la cathédrale en trucidant des gens ce qui lui a permis de développer le commerce. Son adversaire a plus classiquement poursuivi la voie de la diplomatie.

Table 3, dite « Inaugurale » : Découverte de Cloudspire pour Arakis, Olivier B, Olive tout court et Samuel. Il y a du matos en anglais et une belle boite faite à la découpeuse laser. A ce jeu par équipes, la paire Olive/Samuel a joué de malchance en explorant et c’est Olivier/Arakis qui l’emporte.

Table 4, dite « Sale » : Table polymorphe qui débute par une partie de Dig Your Way Out pour F-R, Thomas, Killian, OlivierL et Yann. C’est le retors F-R qui s’en sort le mieux. Après le départ de Yann, petit Shadow Hunters qui voit la victoire des Shadows F-R et Killian. Après le départ de Kilian et l’arrivée de Xof et Fred en provenance de la table 1, ils finissent sur un Sub Terra. Cela a été « sale » me dit-on, avec deux personnages qui défaillent tôt dans la partie et Frédéric qui est le seul à revoir le jour.

Table 5, dite « Spatiale » : Malgré le dynamisme de la création et de l’édition de jeu en France, le pays a peu contribué depuis Caylus à la famille des gros jeux de gestion. Jusqu’à Fédération de Dimitri Perrier et Matthieu Verdier. Une jeu aux choix multiples qui propose une variation sur la pose d’ouvriers, avec une iconographie claire, un plateau géant et un thème anecdotique. Les ouvriers sont des jetons et s’ils exécutent toujours l’action de la case choisie, les effets secondaires sont différentes selon la face du jeton jouée. Ajoutez un système de majorité à la fin de chacune des cinq manches et chaque décision de placement sur une grille de 3×6 commence à bien faire chauffer les neurones, d’autant plus qu’on peut se placer aussi pour nuire aux petits copains. Autrement dit, cela ajoute une sauce piquante à cette « salade de points ». Au terme de cette séance de découverte c’est très serré au point que Neox et Dom finissent à égalité à 133 PV, juste devant Tristan avec 130, Mickaël totalisant 104. A posteriori, un élément déterminant a été le scoring ou pas des 5 planètes sur lesquelles chaque joueur avait plus ou moins d’influence : avec 16/8/4 PV pour les trois premiers, la contribution au score est importante et ce soir seules 3 sur 5 ont été décomptées, probablement qu’à une prochaine partie ce point sera mieux pris en compte.

Séance de MARDI 13/09/2022 à Servel

Jusque là Henry Bliss avait à New York la vie placide d’un agent immobilier sexagénaire. Le 13 septembre 1899 il entra dans l’histoire. Descendant d’un tramway, il fut percuté par un taxi (mû par l’énergie électrique, si vous voulez savoir) et mourut le lendemain, devenant le premier américain tué par une automobile. 123 ans plus tard on prit soin de regarder à gauche et à droite avant de traverser devant la maison de quartier de Servel.

Table 1, dite « Un tramway nommé Soupirs » : Olive et Dom s’installent pour disputer un Grand Austria Hotel. A deux le jeu est fluide mais vu qu’il y a moins de dés on peut moins facilement faire une action très puissante. Dom n’avance pas sur la piste de l’empereur et se résout à subir ses foudres. En revanche son salarié rapportant 2 florins pour chaque client rouge logé est le bienvenu. Olive quant à lui a du mal à ouvrir des chambres et à y mettre des clients de la bonne couleur, ceci alors qu’il perd un peu de vue les 3 cartes objectifs de la partie (chacune rapportant 15 PV au premier à l’atteindre et 10 PV au suivant). Au terme des 7 tours l’écart aux points est creusé, 109 PV pour Dom contre 56 pour Olive à qui le strudel reste sur l’estomac.

Table 2, dite « Birthday in New York » : Neox, Fred et Adélie jouent à Pillards de la Mer du Nord. L’expérimenté Président se construit un équipage solide et parvient à cibler les juteuses forteresses sans grande opposition de ses adversaires. Avec quelque chose comme 69 PV il remporte une victoire incontestée.

Table 3, dite  « Victime de l’insécurité » : Thomas-l’unique, Nicolas-2 et Julien-2 se lancent dans un Burgle Bros. Trois cambrioleurs moustachus qui se sont répartis les étages de manière à mieux contrôler les gardes. De plus, les braqueurs ont synchronisé l’ouverture des coffres pour ne pas alerter les gardes trop tôt (le garde de l’étage concerné et ceux des étages supérieurs augmentent leur déplacement de 1 après l’ouverture d’un coffre). Avec une telle organisation, le coup a réussi et les braqueurs se sont retrouvés sur le toit pour fuir en hélicoptère. En toute impunité.

Séance de VENDREDI 09/09/2022 à Servel

Cinq tables et plus de vingt joueurs et joueuses en ce vendredi, de quoi dépasser les capacités de compte-rendu de l’organe semi-officiel de Parties Civiles.

Table 1, dite « Attrition » : Neox, F-R, Gilles et Steven jouent à Nemesis Lockdown. Quelques heures plus tard, il n’en restait que la moitié (plus quelques créatures non invitées) dans les coursives de la base spatiale. Selon certains acteurs du drame,  cette version est encore plus chaotique que le jeu de base.

Table 2, dite « Confrontation » : Thomas, Tristan, Nicolas2 et OlivierB jouent à Dune Imperium, du gros jeu (mais bien foutu). Le premier nommé l’emporte. On les (moins un) a ensuite vus devant Shards of Infinity, un deck-builder (mais bien foutu).

Table 3, dite « Investigation » : Frank, PaulJr, Lucie, Malo, Jules, Annick (qui est venue voir) et Guillaume se plongent dans la dernière aventure de Bureau of Investigation. Cela ne s’est pas très bien passé.

Table 4, dite « Exploration » : Encore un gros jeu, Dead Reckoning pour Samuel, JiBee, Julien et son invité Mathieu.

Table 5, dite « Donations » : Encore un gros jeu, Carnegie pour Mickaël, Oliver, VHN et Yvan. Pas mal de choix dans les axes de développement mais une concurrence qui fait couiner sur les donations qui donnent des bonus de fin de partie. Olive est le seul à partir de San Francisco tandis que les 3 autres réseautent dans l’Est. La mécanique d’envoi des ouvriers en mission sur le terrain, qui les rend indisponibles mais qui fournissent des revenus quand ils reviennent au siège social est un élément essentiel à maîtriser. Le jeu se joue en 20 tours, ni plus ni moins, et Yvan est le seul à bien anticiper la fin de la partie qui laisse les autres sur leur faim. Il finit 1 point derrière Mickaël (120 PV), puis Dom 110 et Olive 90.

Séance de MARDI 06/09/2022 à Servel

« Voyage en Italie » avec Ingrid Bergman et George Sanders sort sur les écrans le 6 septembre 1954, récit d’un couple anglais en crise et aux caractères opposés alors qu’il séjourne en Italie pour une affaire d’héritage. 68 ans plus tard, c’est en Bretagne que nos pas nous mènent.

Table 1, dite « Crise à surmonter » : Olive invite Xel, Thomas, VHN et Jules, un nouveau venu (pas d’Italie mais presque) à une partie de Crisis. Un jeu plutôt classique de placement d’ouvriers et de conversion de ressources où tout l’art consiste à en faire assez pour ne pas sombrer collectivement et pouvoir jouer sa carte personelle. Avec les cartes Corruption on a souvent de l’énergie qui vous tombe du ciel à des conditions préférentielles, autant dire que ce n’est pas une simulation fidèle de la réalité. Thomas a usé et abusé desdites cartes (on avait été prévenus) en particulier pour priver ses adversaires de forces de travail, version ludique de la « grande démission ». En jouant au premier niveau de difficulté, on n’a pas eu de mal à maintenir à flot notre pays en crise. Thomas monopolise les moyens de production en achetant des entreprises qu’il laisse à l’arrêt, Xel peste pour une conversion ratée et contre des adversaires « qui achètent ce qu’elle voulait », Jules se spécialise dans la chimie et Dom garnit son compte en banque après avoir vérifié que 5 crédits valent 1 PV en fin de partie. Après les 7 tours de jeu, Dom l’emporte sur Thomas (120 vs. 104), avec ensuite Olive (76) puis Xel et Jules (64 et 62). La prochaine partie sera avec un niveau de difficulté relevé.

Table 2, dite « Ménage à quatre » : F-R, Nicolas-2, Julien-2 et Adélie (qui rime avec Italie) jouent en mode coopératif le niveau 3 de Harry Potter, bataille à Poudlard. Malgré quelques frayeurs, la petite troupe d’apprenties sorcières (Luna, Ginny et Hermione accompagnant Harry) triomphe des forces du mal. Allez, une bièraubeurre pour tout le monde ! Les mêmes moins Adélie continuent par un Mot Malin où il semble qu’il y ait eu plus de mots que de malins.

Séance de VENDREDI 02/09/2022 à Servel

Les 2 et 3 septembre 1792, à l’instigation de meneurs comme le journaliste Jean-Paul Marat, qui agitent la crainte des complots et celle, bien réelle, de l’invasion, des dizaines de sans-culottes envahissent les prisons parisiennes. À l’Abbaye, la Force, la Conciergerie, Bicêtre, ils massacrent les prisonniers prétendument contre-révolutionnaires. Au total, un millier de victimes : aristocrates, prêtres réfractaires, mais aussi droit commun et citoyens ordinaires. Parmi les victimes figure la princesse Marie-Thérèse de Lamballe (42 ans), ancienne confidente de la reine, connue pour être aussi belle que vertueuse, et qui avait été enfermée à la prison de la Force après avoir accompagné la famille royale à la prison du Temple. Son corps est mis en lambeaux par les émeutiers. Sa tête, plantée au bout d’une pique, sera promenée sous la fenêtre de la cellule de la reine. Avec ces massacres, la Révolution française entre dans sa phase la plus violente.

230 années plus tard, à Lannion, complots et invasions faisaient rage.

Table 1, dite « Invasion annoncée » : à la table de The thing Fabrice, alias la chose, vit son parcours finir dans la cuisine, cerné par Gilles, Killian, Thomas, François-René, Tristan et Matthieu.

Table 2, dite « Contre-révolutionnaire » : à Pax Pamir Fred, François et Xof sont rejoints par Yann. Ce dernier démarre russe comme François, face à deux britanniques. Mais Fred change d’allégeance et passe russe pour éviter de perdre son unique tribu. Xof se retrouve isolé, même s’il emporte la première domination, provoquée abruptement par l’irruption de deux de ces cartes au marché, avec François. Ce dernier assoit son  emprise, avec trois tribus et un bel empire russe sur les terres du royaume d’Afghanistan. Mais la petite histoire rejoint la grande et tous les britanniques changent de casaque, laissant François unique russe, qui déclenche avec fierté la troisième domination et prend la tête. La dernière domination se joue à peu, mais François est surpris par Xof, qui, fort d’un inépuisable trésor de guerre, achète pour 5 roupies la carte fatale, celle qui compte double ! Au final, l’oligarque l’emporte avec 9, devant Yann et Fred à 6. François, dernier avec 5, boit le calice jusqu’à la lie, mais il aura défendu jusqu’au bout l’honneur des cosaques.

DefaultTable 3, dite « Un jour sans fin » : bien que formée de joueurs rapides, cette table qui découvre Madeira – un jeu qui transporte – s’étira jusqu’au petit jour, avec l’impression curieuse des joueurs d’avoir eu assez de bois – ressource critique du jeu –  sans vraiment le mériter ni jouer au bûcheron. Mickaël (78) y devance d’une écharde Xel (77), Yvan (73) et Olive (72) au terme d’un voyage forcément exotique.

Table 4, dite « Le petit prince » : à Ark Nova c’est le très juvénile Tom qui se joue d’une concurrence essentiellement adulte. Seul Samuel (17) fut en mesure de lui résister, mais il dut céder. Une performance, car ce jeu n’est pas des plus simples, et la soirée ne fut pas des plus courtes, mais le petit Prince n’y a pas fait que dessiner des moutons.Acheter Dale of Merchants - Jeu de société - Snowdale Design

Table 5, dite « Expéditive » : découverte d’une autre nouveauté, le deck builer aux mécanismes originaux qu’est Dale of merchants. Cette partie inaugurale en format duo voit la vengeance de François qui surprend Fred en construisant, par le biais d’une carte spéciale, les niveaux 7 et 8 de son étal dans la même action.

Séance de MARDI 30/08/2022 à Servel

Le 30 août 1794, un message en provenance de Lille parvient en quelques minutes à Paris grâce au télégraphe optique, développé par les frères Chappe, pour annoncer à la Convention une victoire des troupes de la République sur les Autrichiens. La nouveauté de ce moyen de communication, dont la première ligne opérationnelle (Paris-Lille) est ouverte depuis juillet 1794, est de combiner  un code formé de mots, de chiffres ou de phrases, un réseau de relais et le recrutement et la formation de personnes chargées de surveiller en permanence le relais précédent et de transmettre les messages reçus. Ce dispositif n’est rendu possible que par le développement d’une optique de qualité, qui permet d’observer à plusieurs kilomètres de distance, et par le financement public. Le système de Chappe se développera rapidement en France et sera copié en Europe.  À son apogée, à la fin des années 1840, le télégraphe optique couvre, en France, plus de 5 000 kilomètres. Mais le développement du télégraphe électrique et l’essor du chemin de fer mettront rapidement un terme à ce premier véritable réseau de communication, réservé toutefois à l’administration.

Quelques années plus tard, à Lannion, dans une soirée qui faisait la part belle à l’univers des contes, de joyaux lurons s’envoyaient des messages à la vitesse de la lumière.

Table 1, dite « Bruit blanc » : dans l’ambiance feutrée des tête-à-tête de Twisted fables Gilles, campant Blanche neige, se défait d’Olivier, sous les traits du petit chaperon rouge. On n’y a entendu que du bruit blanc, même quand les deux compères s’encanaillèrent ensuite à Mind bug.

Table 2, dite « Zone blanche » : peuplè de bêtes des bois, l’univers d’Everdell a tout de la zone blanche où le pied humain n’a pas déposé son empreinte. Et c’est en père Castor que Xof s’impose devant Thomas et Xel.

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Table 3, dite « Réseau à découvrir » : fraîchement acquis par François-René, Almanac : la route du Dragon est sans conteste la sensation de la soirée. Voici un jeu qui se présente comme un livre d’aventures, où l’on navigue de page en page, qui ne sont jamais toujours les mêmes ! Nous avons là le premier opus de la série Almanac du célèbre auteur Scott Almes. Les Pics de Cristal en sera le 2ème volet. La particularité de la série consiste à ne pas posséder un unique plateau de jeu, mais dix-sept en tout ! Ces derniers sont regroupés dans un livre à spirale aux pages plastifiées très épaisses. Un jeu que l’on peut aborder sous un angle très narratif qui nous fera parcours les contrées imaginaires du royaume de Baeloria, aec comme objectif de rejoindre Dragonville et participer au marché final pour devenir le marchand le plus riche du continent. Au cours d’une partie complète, vous ne parcourrez que 6 tableaux sur 17, ce qui rendra unique chacun des voyages. Chaque tour de jeu se jouant sur une page différente du livre, chaque étape possède un twist de pose d’ouvrier – une nouvelle mini-règle – et du matériel additionnel. Vous visiterez des lieux étranges. Vous achèterez et vendrez des marchandises, et ferez face à un ensemble de rencontres imprévisibles au cours de votre voyage, certaines vous offrant des opportunités de commerce, d’autres représentant des périls dont seuls vos gardiens sauront vous protéger. Last but not Least, le Guide qui vous amène de page en page est un titre qui se monnaye aux enchères, avec la suprême originalité que le vainqueur de l’enchère paie seulement le prix offert par le moins-disant ! Ce rôle permet de choisir la prochaine destination mais il est surtout déterminant pour l’ordre du tour. Au terme du voyage, on recensa à la table de marque une victoire sur le fil de Fred (253), devançant François-René (249), François (248) – qui peut se mordre les doigts d’avoir souvent trop peu enchéri, sans quoi il l’aurait emporté – et Adélie (212). Mais le score étant très imprévisible, c’est surtout le voyage et la découverte du réseau et ses méandres qui font le plaisir de ce jeu.

Table 4, dite « Communications brouillées » : la soirée se finit autour d’un Die Crew marqué par un excellent départ, réussi au premier coup sur une mission difficile, suivi de constants échecs, la communication entre les membres de l’équipage s’étant soudain brouillée.

Séance de VENDREDI 26/08/2022 à Servel

Le 26 août 1909, parti en randonnée avec sa classe, Richard Schirrmann, instituteur dans la petite ville d’Altena (Westphalie), se trouve bloqué par un orage en pleine forêt, et dans la nuit. Il songe alors à créer un réseau de gîtes à bon marché pour la jeunesse allemande et, 3 ans plus tard, ouvre une première « auberge des écoliers » dans sa salle de classe en installant des lits de fortune pour accueillir les jeunes randonneurs du week-end. Transférée ensuite dans le château, l’auberge va devenir l’amorce du réseau international des auberges de jeunesse.

113 ans plus tard, à Lannion, on accueillait qui voulait dans la bonne humeur d’un soir d’été.

Table 1, dite « La veillée » :  à la table d’Anachrony, Fred prend le meilleur sur Neox et Mickaël, au terme d’une longue veillée.

Table 2, dite « Silence les enfants ! » : c’est le retour de Baptiste (on  ne parle pas de celui aux poches pleines) qui découvre l’excellent Troyes, et ses mécanismes subtils de placement d’ouvriers (à l’évêché, l’hôtel de ville ou le palais) qui détermine les dés que l’on lance (blancs, jaunes, rouges), sans oublier les événements, toujours négatifs, parfois cataclysmiques, qui parsèment inévitablement ces temps moyenâgeux. Une partie « à la parlante », où Baptiste passa son temps à décrire les actions possibles, et Dom à surenchérir sur les effets possibles de ces actions, voire à en imaginer d’autres, et ceci pendant les cinq tours. Excédé par ce manège, François, le troisième larron, n’arriva pas à siffler la fin de la récré, se fit laminer par les événements non contrés et une famine de dés jaunes, et termina sur le score famélique de 16, à peine dépassé par Baptiste (19). Avec 32, score objectivement plutôt faible mais nettement meilleur, Dom n’eut pas à forcer son talent.

Table 3, dite « Une comptine et au lit » : découverte de  Twisted Fables, pour Samuel et Olivier L qui revisitent l’univers des contes. L’issue de cette partie s’est perdue dans un ancien grimoire que l’on découvrira peut-être un jour.

Table 4, dite « Laissez venir » : 6 à table pour The thing, cela suffit selon les règles, mais c’est peu pour provoquer des rencontres. Xel, qui était la chose, en fit une avec François-René qui ne donna lieu à aucune contamination, puis fur promptement dénoncée par Killian. Dès lors, tous l’évitèrent, et seule elle finit sans avoir pu faire venir à elle tous les grands enfants. Victoire sans appel pour les humains (Thomas, Nicolas II, Olivier L et le susmentionnés), qui n’eurent aucun mal à s’échapper.

Table 5, dite « Hospitalité à négocier » : à Memoir 44, entre Finlandais et Russes, l’hospitalité se négocie, et les bonbons ne font pas partie de la monnaie d’échange, sinon les caramels bien ajustés que Nicolas II (le cosaque) et Killian (le finnois) purent s’adresser. On vous laisse deviner l’issue au vu des forces en présence, et, pour le coup, l’OTAN n’y fit rien à l’affaire.Mémoire 44

Table 6, dite « Des vaches et des rires » : un  6 qui prend voit la revanche de Xel, qui domine largement ses rivaux et retrouve le sourire.

Table 7, dite « Extinction des feux » : un conclusif Just One donna d’abord lieu à un essai de feutres tout neufs, soi-disant effaçables mais en fait indélébiles, du plus bel effet comique. Mais ne blâmons pas Dom pour le geste, c’est l’intention qui compte. Cette partie donna lieu à quelques belles triangulations  à l’image de : groupe, cassette, érection, organisée, pansement  – qui resta incompris, et que l’on vous laissera deviner !

Séance de MARDI 23/08/2022 à Servel

Le 23 août 1966 Lunar Orbiter 1, une sonde de la NASA, prit la première photo lointaine de la terre. Ce n’était pas la première sonde à orbiter autour de la lune, Luna 10 avait réalisé cette première en avril 1966. Moins connue que le lever de terre en couleurs d’Apollo 8, la photo reste un jalon de l’aventure de l’exploration spatiale des années 60. Presque soixante ans plus tard et malgré les progrès remarquables de la robotique, certains veulent retourner sur la lune sans qu’on sache très bien pourquoi, comme s’il n’y avait rien de plus urgent à faire sur terre.

Table 1, dite « Beauté fragile » : maintenant qu’il fait moins chaud, petite randonnée dans les parcs naturels US de Parks pour Neox en chef scout débonnaire accompagné de Xel, Adélie et Madeline. Les apéros de l’été n’ont pas altéré les facultés de Nicolas qui s’impose avec 37 PV devant Madeline, Xel et Adélie avec respectivement 34, 31 et 29.

Table 2, dite « Exploration risquée » : une table de 6 (Thomas, Julien2, F-R, François, Malo et VHN) choisit d’aller explorer les cavernes périlleuses de Sub Terra (jeu coopératif). Ici tous les rôles ne se valent pas, mieux vaut être médecin que géologue (nous passerons pudiquement sur le cas de l’ingénieur psychopathe répétant « attention ça va péter », un bâton de dynamite à la main !). Le hasard de la pioche des tuiles fracture le groupe en deux : au nord, François et Julien sur un parcours parsemé de boyaux inondés et d’éboulements et où Julien ranime un François victime d’une mauvaise rencontre.  Au sud les quatre autres s’épaulent et finissent par localiser la sortie sans perdre de membres. Julien, aidé par sa capacité à plonger à travers les zones inondées, parvient à rejoindre la sortie mais François, échouant à un dernier lancer de dé, restera prisonnier des entrailles de la terre. On lui érigera une jolie stèle et on célébrera la victoire collective de niveau « argent ».

Table 3, dite « Planète unique » : comme aurait pu le chanter Souchon, « j’veux du velu » affiche Jack en entrant. Il s’installe avec Xof, Yann et Gilles pour un Dune Imperium mais cela a duré au point qu’à minuit,  ils étaient toujours groupés sur la piste de score, Jack étant à 1 point des 10 PV scellant la fin de la partie. Nous ne doutons pas que nous pourrons bientôt vous en dire plus sur le dénouement de cette confrontation.

Table 4, dite « Inventivité irrésistible » : les restant(e)s des tables 1 et 2 finissent la soirée autour d’un Just One marqué par une défaillance de masse des feutres effaçables. Ils s’en sont plutôt bien tirés malgré l’apparition répétée et à plus ou moins bon escient de Pape comme indice. Parmi les échecs, les indices Cône, Popotin, Joint et Explosif (Flingue ayant été éliminé) ne permirent pas de trouver le mot Pétard.

Séance de VENDREDI 19/08/2022 à Servel

Disparu le 19 août 1662 des suites d’une maladie complexe et qui donnera lieu à beaucoup d’hypothèses posthumes (« insuffisance rénale chronique avec suspicion de maladie polykistique des reins et présence de lésions vasculaires cérébrales, complications de thrombose », diront des médecins des années 1970), Pascal ne put achever son travail théologique le plus important : un examen soutenu et logique de la défense de la foi chrétienne, au titre original Apologie de la religion chrétienne.

blaise pascal | Alternate TutelageAprès sa mort, de nombreuses feuilles de papier sont trouvées lors du tri de ses effets personnels, sur lesquelles sont notées des pensées isolées, feuilles regroupées en liasses dans un ordre provisoire mais parlant. La première version de ces notes éparses est imprimée en 1670 sous le titre Pensées de M. Pascal sur la religion et sur quelques autres sujets. Elles deviennent très vite un classique. Parce que ses amis et les disciples de Port-Royal sont conscients que ces « pensées » fragmentaires peuvent mener au scepticisme plutôt qu’à la piété, ils cachent les pensées sceptiques et modifient une partie du reste, de peur que le roi ou l’église n’en prenne offense alors que la persécution de Port-Royal a cessé, les rédacteurs ne souhaitant pas une reprise de la polémique. Il faut attendre le XIXe siècle pour que les Pensées soient publiées complètement et avec le texte d’origine, tirées de l’oubli et éditées par le philosophe Victor Cousin.

Elles sont considérées de nos jours comme l’une des pièces maîtresses de la littérature française. En présentant ses observations sur un chapitre, Sainte-Beuve considérait ces pages comme les plus fines de la langue française. Will Durant, dans son onzième volume de l’Histoire des civilisations, le juge comme « le livre le plus éloquent en français ». Dans les Pensées, Pascal présente plusieurs paradoxes philosophiques : infini et néant, foi et raison, âme et matière, mort et vie, sens et vanité — apparemment n’arrivant à aucune conclusion définitive sans l’appui de l’humilité et de la grâce. En les rassemblant, il développe le pari de Pascal, dont l’argument est qu’une personne rationnelle a tout intérêt à croire en Dieu, que Dieu existe ou non. En effet, s’il n’existe pas, croyant et non-croyant ne risquent rien. Par contre, si Dieu existe, le croyant gagne le paradis tandis que le non-croyant est enfermé en enfer pour l’éternité.

360 ans plus tard, à Lannion, on pensait, on pariait, et certains durent même prier in petto.

Table 1, dite « Infini et néant » :  à cette table de Northguard, on tenta jusqu’au bout de la nuit de rattraper Fred. Quête vaine, car l’affaire fut rondement pliée: touchant à l’infini, avec le score éclatant de 74, il s’offre une victoire nette et sans bavure sur Olivier B, 45, Samuel, 29, et Fabrice, 26, tous trois proches des limbes du néant.

Table 2, dite « Foi et raison » : le festival interceltique se prolonge sur cette table d’Inis, un jeu de conquête territoriale avec conditions de victoire multiples (être présent dans 6 territoires, dominer 6 clans, avoir un clan auprès de 6 sanctuaires) et qui donna lieu à des calculs savants à l’aube du dernier tour, où trois joueurs (Nicolas II, François, Axel) étaient à une coudée de la victoire avec 5 /6 sur l’une des conditions. Mais Dom, fin manœuvrier, était le seul à avoir ses clans dans des terres pourvues de 6 sanctuaires. Combiné à un draft de cartes où règne un aléatoire savamment dosé (on se passe les paquets de cartes à tour de rôle), ce mécanisme original de fin de partie crée une incertitude aussi forte qu’un pari de Pascal sur ce que peuvent faire les autres joueurs – pour ne pas dire un chaos imprévisible, que seule une connaissance raisonnée des cartes, ou bien un acte de foi, permet d’apprivoiser.

Table 3, dite « Mort et vie » : à Sub Terra, Xof, Killian, Mickaël et Olivier L ne réussissent à préserver que 2 survivants, quand il en fallait trois.

Table 4, dite « Âme et matière » : dans l’univers de Burgle Bros 2 – Opération casino, Xel, François-René et Vincent offrent un accueil personnalisé à Madeline, qui découvre nos tables : erreurs de règle, tuile coffre piochée en dernier ont fait tourner la quête collective au fiasco d’une matière mal révisée. Mais, dans le jeu comme dans le voyage, c’est au moins autant le trajet que le point d’arrivée qui fait le bonheur des âmes à la faveur du temps partagé.

Table 5, dite « Sens et vanité » : on ressort pour finir le classique Codenames, pour une partie qui restera dans les annales par les faits d’armes des espions (indice assassin « Opération » direct après un coup de dés fatal pour le départager avec «  »Guide », bien plus logique pour l’indice GPS, coup unique qui entérina la seule manche victorieuse des bleus), mais aussi des maîtres-espions, à l’image de la manche 2 où Vincent perdit totalement ses partenaires avec les indices Dalhia, BlitzKrieg et Thon. La victoire 3-1 des rouges fut scellée sur la dernière manche, où François-René lance le machiavélique « Multiplication 0 », qui oriente les bleus vers la conclusion que Signe est le mot assassin, alors qu’il s’agissait du dernier mot bleu. Dom aura beau lancer un indice plein de sens (Paraphe, pour Plume et Signe), le piège s’était refermé, les bleus regardant ailleurs, tout à leur vanité d’avoir cru identifier l’assassin, touchant donc Feuille plutôt que Signe.

Séance de MARDI 16/08/2022 à Servel

Bela Lugosi - la biographie par NanarlandLe 16 août 1956, Béla Lugosi meurt bien banalement, d’un infarctus du myocarde, et à 73 ans, l’âge du commun des mortels en somme, dans le lit de son appartement de Los Angeles, en lisant, semble-t-il, le scénario de The Final Curtain d’Ed Wood. Ce décès des plus ordinaires fut suivi d’une particularité que lui seul pouvait endosser : son habit mortuaire. Mais, contrairement aux rumeurs, l’acteur n’a jamais demandé à être enterré dans son habit de vampire : son fils a confirmé maintes fois que ce sont lui-même et sa mère qui avaient pris la décision d’utiliser l’un des costumes de Dracula, pensant que Béla n’y aurait pas fait objection.

66,6 ans après à Lannion, une soirée angoissante attendait les joueurs de Parties Civiles.

Table 1, dite « Eco-anxiété » : Jack n’est pas venu les mains vides pour son grand retour sur nos tables : avec lui, l’excellent Living forest, un jeu où quatre esprits de la nature ont été désignés pour sauver l’arbre sacré en proie aux flammes dévastatrices d’Onibi. Tour à tour, ils remplissent leur mission en choisissant de replanter des arbres protecteurs, de repousser les flammes ou de réveiller Sanki, le Gardien de la forêt. Sous des abords classiques, ce jeu recèle une vraie pépite : la fin de partie, dont on n’avait pas supposé la complexité à l’exposé cursif des règles. Un peu comme à Mythotopia, la condition de fin de partie, atteindre 12 unités de plants d’arbre, de gouttes d’eau ou de fleurs de lotus, une fois atteinte par un joueur,peut être remise en cause dans le dernier tour. C’est ce qui arriva successivement à Jack, François et Xel et Fred, tapi dans l’ombre, tira les marrons du feu. Un matériel de belle facture et évocateur complète le tableau d’un achat gagnant, récemment primé As d’Or du Jeu de l’Année dans la catégorie « Initié » à Cannes.

Living Forest

Table 2, dite « D’entre les morts » : dans l’univers fantomatique de Mysterium, Thomas, Dom, Axel, François-René et Yann s’octroient une belle victoire.

Table 3, dite « Vampires et ombres » : près de deux ans après sa dernière apparition sur nos tables,  Shadow hunters fait son grand retour à la faveur du retour de la pleine lune et de l’anniversaire de la mort de Bela Lugosi. Un vampire fut le premier mort, les Shadows y engrangèrent les victoires, et François enchaîna les méprises, victime d’un métamorphe retors dans une partie (Thomas, bien sûr, on lui donnerait le bon Dieu sans confession), et d’une éclipse de cerveau dans une autre.