Séance de VENDREDI 15/07/2022 à SERVEL

Une révolte réprimée par la police, entraina la mort de 89 personnes à Vienne le 15 juillet 1927. Lors de cette « révolte de Juillet « ou Wiener Justizpalastbrand en allemand (incendie du palais de justice de Vienne), les manifestants incendient le palais de justice à la suite d’une décision contestée. Dans cette une période agitée, l’Autriche connut des affrontements violents entre les partis politiques de droite (chrétiens sociaux, CS) et de gauche (sociaux démocrates, SDAP). Ces deux partis avaient formé dans les années 1920 des troupes paramilitaires. Des affrontements eurent lieu entre ces deux groupes le 30 janvier 1927 à Schattendorf, faisant deux morts. Trois vétérans, membres d’une milice de droite, furent inculpés pour ces morts et jugés par un tribunal de Vienne. La décision du tribunal fut diffusée le soir du 14 juillet. Après 11 jours de débats, les jurés décident d’acquitter les trois accusés. Cette décision jugée partiale par la gauche (les CS étant au pouvoir) déclencha une immense manifestation le lendemain.

La première colonne de manifestants qui atteignit le Ring essaya en vain de prendre d’assaut le bâtiment de l’Université de Vienne. Le Ring se remplit peu à peu et des rixes eurent lieu près du Rathaus. Les manifestants lancèrent ensuite des pierres sur les cordons de sécurité protégeant le bâtiment du Parlement autrichien. Ils furent repoussés par la police aux abords du palais de justice. Ce bâtiment, représentant aux yeux des manifestants la justice partiale, fut pris d’assaut. Les manifestants commencèrent à détruire les vitres, le mobilier et les dossiers. Un inconnu entré dans le palais de justice mit le feu au bâtiment. Les pompiers ne purent pas y accéder et leurs tuyaux furent coupés.

Le chef de la police demanda au maire de Vienne de faire intervenir l’armée fédérale, la police n’étant pas préparée pour ce genre d’incidents. Le maire de Vienne refusa, tout comme le ministre de l’armée. Il demanda alors à la police, armée de fusils, de repousser les manifestants par la force. Les premiers coups de feu furent tirés en l’air puis sur la foule qui commença alors à se retirer vers la banlieue.

Le chancelier fédéral Ignaz Seipel, prêtre membre du parti des chrétiens sociaux, refusa de démissionner ainsi que de gracier les manifestants arrêtés. 30 000 Autrichiens se retirent de l’Église catholique. Le climat politique fut empoisonné par cette répression policière et la population s’éloigna du gouvernement. La révolte de Juillet signe la cassure définitive entre le CS et le SDAP et est considérée par de nombreux historiens comme la première étape vers la guerre civile de 1934.

Pour sortir de cette crise, on décida de renforcer le pouvoir exécutif. À droite, le parti nazi, et à gauche, le SDAP, deviennent de plus en plus forts. Le CS décide d’empêcher les prochaines élections. Après tout, le régime présidentiel d’Hindenburg en Allemagne montre qu’il est possible de gouverner un pays sans parlement. Le 4 mars 1933, le parlement s’auto-dissout. Pour le chancelier Dollfuß, le parlement a montré qu’il n’était pas capable de fonctionner et déclare le 7 mars qu’il gouvernera sans lui. Le 15, une session du parlement est organisée par quelques députés, mais empêchée par le gouvernement. Plusieurs mesures annoncent un changement idéologique, le passage d’un État démocratique à un État autoritaire : le republikanische Schutzbund est dissous et les Heimwehren s’organisent en milices. Le SDAP réagit en créant un mouvement à l’intérieur du parti, les socialistes révolutionnaires. Ils prônent la résistance armée en cas de dissolution des partis, d’interdiction des syndicats, d’attaques contre Vienne la rouge, et de constitution fasciste.

Des difficultés apparaissent entre l’Autriche et l’Allemagne, même s’ils sont des États autoritaires et idéologiquement proches. Pour Hitler, Dollfuß ne va pas assez loin, n’est pas assez radical. Il souhaite prendre le pouvoir en Autriche. Des attentats sont perpétrés en Autriche par les nazis, et le parti est interdit en juin 1933. Dolfuss se décida à passer à l’action de façon décisive contre les socialistes le 12 février 1934, après que son suppléant eut déclaré : « Nous allons commencer à nettoyer l’Autriche. Nous allons faire le travail à fond ». Une guerre civile éclate. Le gouvernement ordonne des perquisitions pour trouver des armes chez les anciens membres du republikanischer Schutzbund. Ceux-ci se défendent, provoquant des combats de rues avec la police et l’armée. On dénombre 1500 morts et blessés. Certains représentants du SDAP sont exécutés et le parti interdit. Les autres fuient à l’étranger. Le régime en place en sort renforcé car son principal opposant est éliminé.

Malgré la défaite, le fait que le mouvement socialiste autrichien ait finalement combattu le fascisme, plutôt que de capituler, comme en Allemagne, fut une source d’inspiration pour les antifascistes d’autres pays. « Plutôt Vienne que Berlin » devint un slogan autour duquel une nouvelle aile gauche s’organisa dans plusieurs partis sociaux-démocrates européens. En juillet 1934, les nazis autrichiens tenteront un coup d’État. Il échoue et fait 270 morts. 13 personnes sont exécutées et 4 se suicident avant. Le chancelier Dollfuß est assassiné. Pendant ce coup d’État, l’Allemagne reste neutre, pas encore assez forte militairement pour intervenir, attendant son heure.

95 ans après, à Lannion, de sourdes batailles éclatèrent.

Table 1, dite « Vengeance à venir » : à Nemesis (déesse de la juste vengeance des dieux dans la mythologie grecque) on déplora un mort, Killian, tombé prématurément. François-René termine sur orbite, grâce à l’aide d’Axel, qui le rejoignit dans cette issue victorieuse. Xel termina vivante mais incapable de remplir ses conditions de victoire, resta enfermée avec un stock de munitions impressionnant. Une vengeance est à prévoir.

Table 2, dite « Manœuvres préparatoires » : les aventures de Batman shadow of the bat rassemblent les deux Olivier, Fabrice et Steven. Ils ont gagné les deux scénarios introductifs, en attendant de passer aux choses sérieuses.

Table 3, dite « Révolte de Juillet » : à l’invitation d’Arakis, Thomas et Gilles rejoignent la table de Architectes du royaume de l’Ouest. Le doux Gilles se révolte, et engrange une victoire très serrée, puis une autre à Wildspace (deux parties jouées), où Arakis s’impose également.

Wild Space - Test jeu de société - Akoa Tujou

Table 4, dite « Procédures et artifices » : après quelques cogitations, Dom et François emmènent Adrianne au pays de Keyflower. Débutante à ce jeu, elle se constitue rapidement un tableau impressionnant, permettant d’activer de nombreuses actions, et réussit à s’emparer d’une tuile convoitée lors de l’Hiver. Sa partie toute en maîtrise se solde par un 47, insuffisant pour contrer Dom (70), qui caracola en tête avec des artifices procéduraux judicieusement planifiés. François termine avec 57 à l’issue d’ne partie catastrophique pour la déplacement de ses ressources, sauvé par trois tuiles bonus qui lui rapportèrent 36. Les mêmes enchaînent à Hanabi, où leurs feux d’artifice récoltent le score de 21 (« extraordinaire, restera gravé dans les mémoires »).

Séance de MARDI 12/07/2022 à Servel

Table unique sous la chaleur, déplacement en groupe (7 larrons : F-R, Nicolas2, Xel, Mickaël, Thomas, VHN et Axel) vers l’Antarctique pour se rafraîchir et semi-coopérer à The Thing. D’emblée une tempête de neige, première d’une série, nous met sur la défensive. On part au plus pressé, réparer et alimenter chaudière et groupe électrogène. La recherche d’armes, de carburant et de tests antigéniques attendra. Les soupçons naissent mais sans qu’il soit évident que l’un ou l’autre des joueurs est passé du côté de la Chose. Quand Nicolas, provisoirement leader du groupe, décide de saboter la chaudière puis de renoncer à utiliser les actions utiles restantes (Réparer et Utiliser) on y voit plus clair. Le plan initial d’appeler l’hélicoptère de secours n’est pas mauvais, le pouvoir de F-R aide à le réaliser. Mais, satané mauvais temps, l’hélico tarde à arriver jusqu’à la base où tout se dégrade (chaufferie HS, plus de bouffe, le seul test PCR qu’on a récupéré se révèle contrefait etc.).

On essaie de se souvenir qui a croisé N2 et quand ; des soupçons planent sur Mickaël et maintenant que la Chose est révélée, il faut bien réfléchir à la pièce où on se rend vu que personne n’a récupéré d’arme. Nicolas surprend tout le monde (et en particulier le principal intéressé) en envoyant une force de 2 au groupe électrogène, lieu improbable qu’avait choisi F-R pour se réfugier. Il est aussitôt englouti et assimilé par la Chose. Au dernier tour, Thomas est le moins suspect et monte bien dans l’hélico. Il s’agit maintenant de bien choisir qui l’accompagnera : les Humains ne gagnent que s’ils embarquent tous et toutes, sans prendre avec eux de personnage contaminé. Dom est jugé clean puis vient le tour d’Axel. Il s’était fait oublier et par comparaison avec Mickaël inspire confiance. Mal nous en prit, il avait été mordu au 3e tour (puis avait contaminé Mickaël) et entraîne la perte des Humains. De toutes façons, Thomas ne voulait pas de Xel à bord, or cette dernière, malgré des choix difficiles à justifier, était restée Humaine. Cruel destin.

Séance de VENDREDI 08/07/2022 à SERVEL

Le 8 juillet 1982, à Séville, la France s’inclinait face à l’Allemagne de l’Ouest en demi-finale de la coupe du monde au bout d’un match de légende sur fond d’une rivalité historique encore chaude, que l’agression du gardien allemand fit douloureusement revivre. L’occasion manquée d’atteindre la première finale de son histoire, qu’il faudra encore attendre 16 ans.

40 ans après, il n’y a plus qu’une seule Allemagne, et elle est en couple avec la France. Pour les joueurs de Parties Civiles, à Lannion, l’occasion ne fut pas manquée de faire des premières découvertes.

Table 1, dite « Puissance, argent et gloire » : initié en 2020, le kick starter de Dead reckoning est arrivé la matin même ! Il est tout chaud, à peine Dead Reckoning FR – ALDERAC ENTERTAINMENT GROUPdépunché par Julien, qui a sans doute rêvé de cet instant plus d’une fois sous la douche (ou pas…). C’est un jeu d’exploration, de piraterie et d’influence dans un univers ressemblant aux Caraïbes. Avec un deck de cartes, chaque joueur commande un bateau et son équipage, et cherche à amasser la plus grande fortune. Il y a des combats évidemment, car la maîtrise des îles est la clé du gain de l’influence et des différents objectifs de fin de partie (le premier jouer à en remplir 4 met fin au jeu, sans pour autant que la victoire lui soit promise). La grande originalité de ces combats est que l’état des forces en présence ne fait pas tout, car il faut lancer les cubes représentant les forces dans un toboggan, qui décidera de son sort (dégâts, gains, et même issue su combat). Ainsi, la dernière action de la partie fut un assaut de François sur Xof, qu’il entama façon tête brulée à 4 cubes contre 13, et qu’il gagna (tut en succombant de ses blessures, mais les deux sont compatibles) ! Le principal effet de cette dernière joute fut d’octroyer 5 pièces d’or à Xof, qui n’en demandait pas tant, d’autant qu’il venait de connaître la même conclusion dans un fight avec Julien, tout aussi hasardeux étant donnée l’impressionnante armada de canons qu’il avait amassée au long de la partie. Autre particularité du jeu, les améliorations de cartes, avec des bonus transparents qui se glissent dans les protège-carte, notamment avec des icônes gouvernail que personne n’a bien réussi à utiliser (elles améliorent des actions existantes, encore faut-il avoir la bonne combinaison). Voici donc Xof avec 44 pièces d’or au compteur, de quoi lui assurer la victoire (87 PV au total). Julien fut un grand explorateur (24 PV sur les îles, autant que ses deux compères du podium), mais échoue à 68 PV. François amassa 30 pièces d’or (ce qui est l’un des objectifs), et culmine à 55 PV. Killian finit à 31 PV, attaqué de toutes parts et privé d’un port d’attache accessible. Une belle découverte pour un jeu au matériel superbe et qu’on rejouera sans hésiter.

Table 2, dite « Suspect N°1 » : Frank propose une nouvelle enquête du Bureau of Investigation, où l’on doit identifier une personne au moyen de témoignages. Même sans la VAR (inconnue en 1982), le suspect N°1 aura été identifié par la fine équipe, avec Nicolas II, Fred, le petit Paul, et la dame qui avait déjà goûté au jeu, mais dont on n’a pas noté le nom.

Table 3, dite « 1-1 à la mi-temps » : avec Xel, Thomas et Axel, François-René embarque une table dans l’univers, de perdition mais néanmoins ludique, de Burgle Bros 2 – Opération Casino (ici, c’est une victoire), puis dans celui beaucoup plus sanglant de Paris 1889 (là, une défaite).

Table 4, dite « Après prolongations » : le trop méconnu Mot malin remplace avantageusement Codenames dans les prolongations de nos soirées. L’esprit en est le même, mais il faut ici associer deux mots, sur une grille dévoilée, pour faire deviner l’emplacement qui correspond à la combinaison. Les protagonistes de la table 3, rejoints en cours de route par François, ont progressé de partie en partie, jusqu’à atteindre le niveau Excellent, avec 23 mots sur 25 trouvés. Parmi les prouesses de l’esprit que ce jeu ne manque pas de dévoiler parmi ses adeptes, on notera Élémentaire (Eau, Détective), Chevalière (Bague, Licorne), Jubilee (Caméra, Reine) et l’indépassable Lio (Banane, Royaume-Uni), pour banana split évidemment, qui malheureusement n’était pas venu à l’esprit du joueur qui le proposa. Edgar Hoover pour (Détective, États-Unis) resta incompris malgré ses 48 ans de présence à la tête des agences d’investigation états-uniennes (dont 37 au FBI), sous 8 présidents différents : on lui préféra (Moustache, États-Unis), et ce alors qu’il est resté désespérément glabre !

Table 5, dite « A la pièce » : à la table de Batman Gotham City Chronicles les héros (Steven, Olivier L., Fabrice) ont vaincu sur le fil – autant dire que ça s’est joué à la pièce.

Séance de MARDI 05/07/2022 à SERVEL

Le 5 juillet 2012, on inaugurait The Shard (en français l’éclat, le tesson), gratte-ciel de bureaux et de logements de luxe situé sur la rive sud de la Tamise et face à la Cité de Londres.  Ce surnom lui vient des critiques qu’il avait essuyées de la part d’English Heritage, selon qui le bâtiment serait comme « un éclat de verre transperçant le cœur du vieux Londres ». Cette tour de Renzo Piano, qui au moment de son inauguration est l’immeuble le plus haut du Royaume-Uni et de l’Union européenne, appartient à un fonds d’investissement du Qatar et a coûté 1,8 Mds €. Pour un appartement, les prix commencent à 45 M€.

10 ans après, l’édifice a perdu son record Européen, la Grande-Bretagne étant redevenue une île. Au contraire, à Lannion, à la veille de la chute, en mille tessons et si longtemps attendue, de son contempteur anglais, Parties Civiles célébrait l’Europe avec de multiples voyages, jusqu’en Tchéquie, qui elle, en fait bien partie : elle vient même de prendre, à la suite de la France, la présidence du conseil de l’Union Européenne.

Table 1, dite « Passé composé » : Allemagne, Portugal, Slovénie, France : avec Die Crew, Azul et Flamme rouge (jeu français où l’on verrait bien s’illustrer le coureur slovène Tadej Pogacar), cette table réussit la prouesse de faire figurer les quatre pays qui se sont succédé à la présidence du conseil de l’UE entre 2020 et 2022 ! Xel triompha à la maçonnerie, malgré un dernier tour catastrophique où ses concurrents F.-R. et Axel l’obligèrent à prendre un lot qui lui coûta 14 PV. Mais, épuisée, elle termina à la ramasse la course cycliste, dominée par le fougueux Axel, qui lui aussi s’apprête à découvrir les charmes de l’Europe.

Table 2, dite « Futur simple » : un voyage à Prague s’impose en ce début de présidence tchèque, et l’avisé Olive nous emmène fort à propos au cœur de sa capitale, avec pour mission l’excellent Praga Caput Regni – un jeu d’histoire où l’on se mue en citoyen bâtisseur dans le nouveau Prague voulu par le Roi de Bohême Charles IV. L’Europe comme mission donc, justement  le slogan de la présidence tchèque, en écho au discours éponyme prononcé en 1996 par le dramaturge et homme d’État Vaclav Havel où il invitait les Européens à redécouvrir leur conscience et à assumer la responsabilité des défis environnementaux, sociaux et économiques mondiaux.
Voici un jeu haut en couleurs, avec son plateau foisonnant d’icônes, et dans sa mécanique avec une incroyable roue crantée et des mécanismes de déblocage de cubes savamment travaillés. Il existe de multiples façons de scorer, le tout est de bien les choisir. Cette partie inaugurale donna lieu à un beau tableau de marque. François, 126, se voyait vainqueur avec un dernier tour flamboyant où il enchaîna une action simple puis une supplémentaire sur le pont Charles pour s’octroyer un bonus de fin de partie à 12 PV, mais Dom (134) était trop haut sur la citadelle pour être rejoint. Olive (108), maître des bâtiments rouges, et Mickaël (95), en mal d’espèces sonnantes toute la partie, furent dans la course mais sans prétendre à la lutte finale. Un jeu qui semble compliqué au vu du plateau, mais qui se révèle étonnamment fluide avec son principe de base simple (un tour = une action), une fois les différentes actions assimilées.

Praga Caput Regni

Séance de VENDREDI 01/07/2022 à SERVEL

Le 1er juillet 1997, Hong Kong était rétrocédée à la Chine, tout en gardant un statut de Région Administrative Spéciale (RAS). Si le fameux « un pays, deux systèmes » a longtemps octroyé à l’île un régime d’exception en matière de liberté d’opinion et de marché, en ce 25-ième anniversaire, on peine à distinguer le deuxième système tant le premier a pris le pas, avec la fermeture des fameux journaux hong-kongais qui ont longtemps fait sa singularité (comme le fameux Apple daily), le verrouillage des institutions, et les si décriées lois d’extradition vers le continent.

Pendant ce temps, à Lannion, un quarteron de joueurs en goguette se réfugiaient dans l’univers rassurant des mondes imaginaires.

Lisa Benson's Editorial Cartoons - Hong Kong Protest Comics And Cartoons | The Cartoonist Group

Table 1, dite « Envoyé spécial » : nous accueillons à cette soirée un nouveau gentil membre, doté d’un prénom d’évangéliste, mais appelez-le Arakis, comme la planète-désert de Dune, entièrement couverte de sable et de roches, parcourue par les immenses vers des sables.. Ce jeune nouvel adepte, amené à nos tables par Fabrice, survole sa première partie à It’s a wonderful world. Il y devance Fabrice donc, mais aussi Olivier B et Xof. Avec plus de 200 jeux au compteur, notre nouveau venu n’a rien d’un vermisseau de l’année, et les parties avec lui risquent d’avoir un goût épicé  : quelque chose nous dit que cet envoyé spécial apposera une main de fer sur nos parties, même si elle se loge dans un gant de velours.

Table 2, dite « Si proche, si loin » : découvrant Ark Nova Nicolas II échoue à quelques encâblures de Samuel, et déclare avoir apprécié l’expérience de cette première partie à ce jeu, où il s’agit de construire un zoo moderne, géré de manière scientifique, en créant des enclos, hébergeant des animaux et soutenant des projets de protection des espèces dans le monde entier. Fred et Olive, eux, étaient loin sur la table de marque.

Table 3, dite « Libres et égaux » : final à suspense à cette table de Lords of Waterdeep, où Steven, à égalité avec Neox, gagne à la règle de départage. Baptiste-aux-mains-pleines fut l’hôte de ce duel épique.

Table 4, dite « Sous embargo » : une imposante table de Mythic battles emmène Axel, Mickaël, François-René et le jeune Paul jusqu’au bout de la nuit. Le couvre-feu ne nous autorise pas à en dévoiler l’issue.

Table 5, dite « Le péril jaune » : l’issue est restée incertaine jusqu’au décompte final de cette homérique partie de Brass : Birmingham, où, après un départ poussif, le grand timonier Thomas est en grand péril avec les jaunes. Mais il finit par s’imposer dans un mouchoir de poche, en témoigne une feuille de score d’une incroyable densité :  avec 165, il devance Xel, 163, François, 161, et Tristan, 151. L’enchaînement de développements pour construire des manufactures fut la clé d’une réussite construite sur le temps long.

Table 6, dite « Frères d’armes » : à Crypt, enfant d’un roi qui vient de mourir, vous devez récupérer plus de richesse que votre fratrie. Xof et Arakis l’emportent devant Fabrice.

Table 7, dite « Mort à l’arrivée » : soirée 100% Wallace pour les protagonistes de la table 5, qui se retrouvent à In Flanders field. Sur la ligne d’arrivée, Xel, à égalité avec François, doit gagner, mais ses dés ne lui autorisent aucune carte ! Mais elle sort de sa manche une carte de relance de dés, et le sort lui est favorable, contrairement à François, qui eut la rare infortune de faire un triple 1 qui l’obligea à perdre un tour ! Les deux autres furent déclarés morts au combat.

Séance de MARDI 28/06/2022 à Servel

Que dire d’Elon Musk, né un 28 juin ? qu’il a révolutionné l’industrie automobile (on vit une voiture électrique sur le parking) ? qu’il soutint bruyamment une cryptomonnaie à tête de chien ? qu’il prétend coloniser Mars à coup de fusées faites maison si cela finit vraiment trop mal ici-bas ? qu’il est le grand-prêtre d’un culte technophile et mégalomane ?

Table 1, dite « Avoir du chien » : Neox, F-R, François, Axel et VHN se font les crocs sur un jeu de course de chiens de traîneaux : Snow Tails. Le jeu est fait maison à partir de fournitures diverses incluant des feuilles A3 et le Race Deck, un des projets conceptuels et polymorphes de qui-on-sait (non, il ne s’agit pas d’Elon Musk). Grâce à un coup de fil de F-R on évite de partir sur des règles erronnées ; la mécanique est classique : avancer en jouant des cartes numérotées (comme e.g. à Flamme Rouge ou Ave Caesar) mais le twist est qu’on peut déraper latéralement en plus de se déplacer en avant. Ajoutez quelques règles qui pimentent la course comme les collisions entre compétiteurs ou les sorties de piste dans la neige molle et on a quelque chose qui rappelle autant le stock-car qu’une saine activité de plein air en compagnie du meilleur ami de l’homme. Axel, de retour des Alpes, démontre sa maîtrise du pilotage sur glace et, volant tel un hyperloop, franchit la ligne le premier pendant que François a bien du mal à rester maître de son équipage. F-R, malgré une lourde pénalité pour un excès de vitesse au départ fait bonne figure tandis que Dom prend la seconde place.

Changement de lieu et d’ambiance, les cinq mêmes s’attaquent à des forces indicibles dans le Signe des Anciens. Les jetons de cultistes s’accumulent et il apparaît vite qu’il sera impossible de réunir les 11 Signes requis avant le réveil de Nyarlatothep. F-R, jamais en manque d’un exploit, réussit l’improbable (1 chance sur 36) en obtenant deux faces « poulpe » dans un dernier lancer de dés. La fine équipe arrive à retarder le réveil de la créature en accumulant diverses ressources qui vont être bien utiles dans le combat final. Il se déroule plutôt bien, pas de pertes à déplorer avant d’être parvenu à régler son compte à la chose.

Table 2, dite « Les hommes sont de Mars » : Comme si l’actualité ne suffisait pas, Olive, Xel et Thomas disputent un Crisis. Thomas n’y met pas du sien pour maintenir hors de l’eau le pays fictif Axia mais les deux autres parviennent à compenser. Ayant échappé à l’effondrement collectif, c’est chacun pour soi et Xel tire le mieux son épingle du jeu. Comme quoi il vaut mieux parfois être de Venus.

Séance de VENDREDI 24/06/2022 à SERVEL

Le 26 juin 1947, Kenneth Arnold, pilote américain, raconte sur les ondes l’observation qu’il a faite quarante-huit heures plus tôt alors qu’il volait dans son avion privé dans l’État de Washington. Il rapporte avoir vu le 24 juin, sans pouvoir les identifier, neuf objets en forme de galets plats, très brillants et très rapides, volant en direction du mont Adams. Il estime leur longueur entre douze et quinze mètres et leur vitesse à au moins 1 800 km/h. Ils volaient, déclare Arnold, « comme des oies, formant une chaîne en diagonale comme s’ils étaient attachés l’un à l’autre, en un mouvement sautillant, analogue à celui d’une soucoupe ricochant sur l’eau ». Bien qu’Arnold ait parlé de soucoupe pour décrire les déplacements de ces objets non identifiés et non leur forme, la presse relatera qu’ils ressemblaient à des « soucoupes volantes » (flying saucers), terme qui restera définitivement associé aux ovnis. Une autre comparaison à une « assiette à tarte » (pie-plate) coupée en son milieu avec un triangle convexe à l’arrière lui vaudra également d’être la risée des médias et du public.

Cette première apparition d’ovni eut un retentissement considérable et vit se déplacer sur les lieux non seulement une foule de curieux mais aussi des journalistes, des agents du FBI et du renseignement militaire. Selon le sociologue Pierre Lagrange, c’est dans ces circonstances que les soucoupes volantes furent inventées. L’affaire Arnold enclencha une controverse scientifique considérable à telle enseigne que l’on va soupçonner l’existence de prototypes secrets, américains ou russes, ou que des extraterrestres visitent la Terre. Après la publication du témoignage d’Arnold, de nombreux autres témoins se font connaître et le débat dépasse rapidement les frontières des États-Unis. Un pilote rapporte avoir observé un engin étrange quelques jours avant Arnold. Il dit ne pas en avoir parlé car il pensait qu’il s’agissait d’un appareil de la Navy. Le 4 juillet, un équipage de United Airlines rapporte avoir observé neuf objets en forme de disque qui ont escorté leur avion au-dessus de l’Idaho dans la soirée du 4 juillet. Ce témoignage paraît pour les médias plus crédible que celui d’Arnold. Les jours suivants, la plupart des journaux racontent en première page des histoires de soucoupes volantes.

Des dizaines d’autres observations sont rapportées. Le 4 juillet, la base de Roswell, dans le Nouveau-Mexique, annonce la récupération d’un « disque volant » mais quelques heures plus tard, un nouveau communiqué de l’armée explique qu’il s’agit en fait des débris d’un ballon. Cette histoire, comme des dizaines d’autres au cours de cet été 1947, déclenche un intérêt bref avant d’être oubliée et chassée par les histoires suivantes. Aujourd’hui, l’affaire de Roswell est connue d’une grande partie du public, non pas en raison de la brève actualité qu’il a suscitée en 1947 mais à cause d’un livre publié en 1980 par l’écrivain Charles Berlitz et l’ufologue William Moore, The Roswell Incident. Un ami de Moore avait fait la connaissance d’un des militaires qui avaient récupéré les débris et qui refusait depuis trente ans l’explication par un ballon-sonde donnée par l’armée en 1947. The Roswell Incident exhume cette histoire oubliée de tous et peu à peu, et surtout après que le Congrès des États-Unis a demandé des explications à l’US Air Force en 1994, Roswell devient l’histoire d’ovni la plus populaire. Des séries télévisées comme X-Files s’en emparent, un téléfilm sera même consacrée à cette seule affaire.

En 1978, le major Marcel, qui a pris part à la récupération des débris à Roswell en 1947, déclare à la télévision que ceux-ci étaient sûrement d’origine extraterrestre et que les débris que le général Ramey (responsable de la base) a montrés aux journalistes ne sont pas ceux que Marcel lui a apportés de Roswell, qui étaient selon lui en métal non identifié et comportaient pour certains des caractères d’une écriture inconnue. Il fait part de sa conviction selon laquelle les militaires avaient en réalité caché la découverte d’un véhicule spatial à l’ufologue. En février 1980, le National Enquirer conduit sa propre interview du major Marcel, ce qui déclenche la re-médiatisation de l’incident de Roswell. D’autres témoins et rapports sortent de l’ombre au fil du temps, ajoutant de nouveaux détails à l’histoire. Par exemple, une grande opération militaire se serait déroulée à l’époque, visant à retrouver des morceaux d’épave, ou des extraterrestres, sur pas moins de 11 sites, ou encore des témoignages d’intimidation sur des témoins.

The Roswell Incident and the Kardashians Have Something in Common

 

En 1989, un entrepreneur de pompes funèbres à la retraite affirme que des autopsies d’extraterrestres ont été effectuées dans la base de Roswell. En 1991, le chef d’état-major du général Ramey en 1947 confirme que ce dernier avait substitué aux débris transmis par la base de Roswell ceux d’un ballon météo, montrés aux journalistes. En réponse à ces nouveaux éléments, le Congrès des États-Unis demande à l’US Air Force de conduire une enquête interne. Son résultat est résumé en deux rapports. Le premier, en 1995, conclut que les débris retrouvés en 1947 provenaient bien d’un programme gouvernemental secret, appelé projet Mogul. Le second, en 1997, conclut que les témoignages concernant la récupération de cadavres extraterrestres provenaient vraisemblablement de rapports détournés d’accidents militaires, ou de la récupération de mannequins anthropomorphiques lors de programmes militaires des années 1950. Il indique néanmoins que le débat sur ce qui est réellement tombé à Roswell continue, précisant que tous les documents administratifs de la base pour la période mars 1945-décembre 1949 ont été détruits ainsi que tous les messages radio envoyés par la base d’octobre 1946 à février 1949. Le bordereau de destruction ne mentionne pas quand, par qui, et sur l’ordre de qui. Ces rapports ont été rejetés par les partisans de la théorie extraterrestre, criant à la désinformation, bien qu’un nombre significatif d’ufologues s’accordent alors sur la faible probabilité qu’un véhicule spatial extraterrestre soit véritablement impliqué.

75 ans après, des créatures étranges peuplaient une soirée de Parties Civiles qui s’étirait le long de mornes plaines.

Table 1, dite « Mornes plaines » : Dom transforme ses compagnons du soir (Xel, François, Thomas) en garçons vachers et fille vachère à un Great western trail, jeu dont il vient de faire l’acquisition (neuf !), pour une course à travers les USA à destination de Kansas City où il s’agit de vendre ses vaches après moult péripéties. Un jeu à la profondeur étonnante, avec de multiples possibilités, et qui s’étira jusque tard dans la nuit. La feuille de score ci-contre publiée montre l’emprise que Dom y exerça, et surtout son flair, en accumulant le bétail et en choisissant les meilleurs spots de vente.

Table 2, dite « Étranges créatures » : de notre côté, relate Neox, on a joué à The Thing (« La chose » a réussi a infecter 4 joueurs sur 6, et n’a laissé que peu de chance aux derniers humains Axel et Xof), Puis Sushi Go Party (j’ai gagné d’1 pt !) et Dungeon Raiders pour finir (Xof a gagné).

Table 3, dite « Trois mousquetaires » : à Everrain, phénomène rare, les trois Olivier sont présents à la même table. A ce jeu coopératif, à la tête d’un navire et de son équipage pour explorer le monde ils ont mission de les préserver du retour des anciens Dieux, êtres surpuissants décidés à le faire sombrer à tout jamais. ils l’emportent, de justesse.

Séance de VENDREDI 10/06/2022 à SERVEL

Le massacre d’Oradour-sur-Glane,le 10 juin 1944, est resté le plus grand crime perpétré  contre des civils commis en France par les armées allemandes, semblable à ceux de Marzabotto en Italie, ou de Distomo en Grèce (perpétré le même jour), qui transposèrent sur le front de l’Ouest des pratiques très courantes sur le front de l’Est. Moins connu chez nous, au Mexique, un autre 10 juin vit, en 1971, le massacre de Corpus Christi  lors d’une manifestation étudiante en soutien aux étudiants, violemment réprimée par les « Faucons », un groupe paramilitaire au service de l’Etat et formé par la CIA. Plus de 120 jeunes étudiants entre 14 et 22 ans y furent assassinés.

Dès le début de son gouvernement en 1970, le président Luis Echeverría Álvarez annonça des réformes d’ouverture démocratique, et permit le retour immédiat de certains leaders du mouvement étudiant de 1968 exilés au Chili. Dans une atmosphère d’optimisme et d’enthousiasme, les étudiants crurent à la possibilité du dialogue et au poids de la rue. En réaction à un projet affaiblissant l’autonomie universitaire, les étudiants de Monterrey commencent une grève et lancent aux autres universités mexicaines un appel à la solidarité. Une nouvelle loi organique entre en vigueur le 30 mai, mais ceux de Mexico maintiennent la manifestation, pour demander l’ouverture démocratique promise.

Le 10 juin, les manifestants sont encadrés par des policiers et des militaires, qui finissent par leur bloquer la voie. Un groupe entraîné par la Direction Fédérale de la Sécurité mexicaine et la CIA, les « Faucons », attaque brusquement les étudiants dans les rues attenantes à l’avenue principale. L’attaque se fait à dessein avec des bâtons de bambou et des matraques, de sorte que, repoussée rapidement par les étudiants, elle donne lieu à une contre-attaque, elle, avec des armes à feu. Une partie des étudiants tente alors en vain de se cacher pendant que la police reste une passive spectatrice du massacre. La fusillade dure de nombreuses minutes, lors desquelles même les blessés sont exécutés.

Le soir même, le Président annonce une enquête, tandis que le régent et le procureur général de la ville nient la présence des « Faucons » et que les responsables policiers accusent des factions dissidentes au sein des mouvements étudiants. Luis Echeverría Álvarez nia son implication, mais jamais lumière ne fut jetée sur une situation officiellement niée. Jamais ces faits sanglants ne se virent attribués de responsable, et très peu furent traduits en justice.

Mexico's 1971 Corpus Christi Massacre, Fifty Years Later | National Security Archive

51 ans après à Lannion, des analyses en impasse et de sombres catacombes s’invitaient à la soirée de Parties Civiles.

Table 1, dite « Enquête vaine » : Frank propose une nouvelle enquête du Bureau of Investigation, qui utilise le système de Sherlock Holmes Detective Conseil dans un univers inspiré de l’œuvre de Lovecraft. Pour le coup, on est complètement plongés dans son univers, avec une maison aux multiples pièces à visiter, et qui recèle de lourds secrets. Un sentiment de tourner en rond s’empara des enquêteurs, qui conclurent à un bug et, excédés, finirent par lire la solution, qui leur apparut comme impossible à découvrir par des voies naturelles.

Table 2, dite « Catacombes en devenir » : Christophe, Adriane et Dom jouent à la Gloire de Rome. Xof tarde à prendre le tempo du jeu mais finit par avoir des bâtiments puissants, comme celui qui double es actions de chaque client ou celui qui récupère dans les stocks chaque carte jouée. Avec des stocks peu garnis en fin de partie, il prend la troisième place avec 25 PV. Dom construit beaucoup de bâtiments de faible valeur. Il ne parviendra jamais à construire le denier étage en marbre de son bâtiment à 6 PV et finit avec 34 points. Adriane déverse quantité de marbre dans ses stocks et précipite la fin de partie en construisant les catacombes. Elle l’emporte avec 35 PV.

Séance de MARDI 07/06/2022 à Servel

Une averse d’été, deux tables, trois bonnes raisons de venir jouer.

Table 1, dite « Ce n’est pas personnel, c’est uniquement les affaires » : Neox, Xel, F-R et VHN disputent une partie de Le parrain: l’empire de Corleone. Un jeu bien thématique où le clan de chaque joueur va connaître les vicissitudes de la vie de mafieux de terrain, au point que certains membres finissent les manches dans les eaux douteuses de la Hudson River. François-René accumule les sales boulots sous le nez des autres, sa maîtrise du tempo du jeu et un dernier nettoyage du terrrain avant le décompte final en font sans conteste le capo dei capi avec 86 PV devant Dom 65, Xel 63 et Neox 47.

Table 2, dite « El condor pasa » : Nicolas2, Olive et Thomas jouent paisiblement à Altiplano. Un jeu où on pioche à chaque tour des tuiles permettant les actions dans un sac personnel (bag building dans le jargon, à ce propos on n’a encore jamais vu à Parties Civiles le classique Les Charlatans de Belcastel ?). Les voies de développement sont variées et il n’est pas sans rappeler Orléans du même auteur. Ils ont passé un bon moment mais dont le dénouement n’a pas été partagé avec l’organe d’information officiel.

Séance de VENDREDI 03/06/2022 nulle part

Pour des raisons indépendantes de notre volonté, la salle de Servel n’était pas accessible à l’association ce vendredi soir, séance annulée.

Table 1, dite « Adipeuse » : Une table de jeu a été vue au Truc Café, un bar local avec un chauve, un barbu et des jeux. Tristan y démontra à François, OlivierB et Dom comment on peut gagner à Evolution avec un unique animal, en exploitant sans vergogne la carte Tissu Graisseux. « Le gras c’est la vie » aurait-il pu affirmer la bouche pleine de tapas. Heureusement que les cartes étaient sleevées, on a évité de les tacher.