Séance de MARDI 24/03/2026 à Servel

Le 24 mars 1973 sort Dark Side of the Moon, ou bien le 16, ou le 1er, ou le 23, personne ne semble savoir d’autant que la date diffère entre les Etats-Unis et l’Europe. Disons qu’il est sorti en mars 1973 pour ne fâcher personne. Que dire de cet album-concept mythique qui évoque la vie sous pression des membres du groupe, y compris les problèmes de santé mentale de leur ancien chanteur et guitariste Syd Barrett ? Faisons plutôt silence, appuyez sur Play et laissez vous porter.

Table 1, dite « On the run » : Xel et Olive jouent à Barcelona. Petit mémo du second : « Départ canon de Xel qui a dû visiter la ville comment expliquer autrement la chose, elle marque presque 50 points en 2 tours. Le jeu est toujours aussi plaisant, mais il faut garder toute sa concentration sous peine de se faire distancer. Nous n’avons pas du tout utilisé l’action tramway (sans doute en panne ! comme le téléphérique de Brest NDLR). Au final je remonte au score en valorisant les scoring Cerda de la seconde et de la troisième manches. Malgré tout la victoire est pour Xel 278 à 261 », score serré finalement.

Table 2, dite « Money » : JiBee continue à découvrir les jeux de l’asso acquis avant son retour. Ce soir c’est le tour de Grand Austria Hotel, où il est rejoint par Vincent et VHN. Après avoir expliqué les règles, Dom les met en application en fermant rapidement trois chambres, puis en étant le premier à atteindre 2 des 3 objectifs de la partie. Sans se laisser démonter, Vincent et JB mettent en place les éléments d’un moteur puissant. Arrivé au milieu de la partie, celui de Dom s’enraye : incapable de progresser sur la piste de l’empereur, il subit ses punitions (-17 PV). Descendu à 0 couronnes, il se retrouve englué avec no money sans pouvoir faire d’action puissante et paradoxalement accumule les cubes en cuisine (il finira avec quatorze et osera la formule « mourir de faim le ventre plein »). JB a déjà pris la tête sur la piste de score et ouvre la dernière manche par un lancer de dés miraculeux (cinq « 2 » sur 12 dés !) qui lui permet de faire monter in extremis deux convives de poids (+24 PV). Au décompte final Dom perd encore 10 points pour ses deux convives restés en salle et JB ressort vainqueur avec 150 PV devant Vincent 98 et Dom 80. « Manque un peu d’interactivité » conclut sobrement le gagnant.

Table 3, dite « Eclipse » : Faline fait découvrir Vale of Eternity, jeu de cartes aux mécanismes intéressants, et avec des pièces (mais qui ne rend pas la monnaie), à Corentin et François. Ce dernier s’empare avec opportunisme d’une carte qui le fera gagner en doublant la valeur de ses pièces. Qui plus est, il la couple avec une autre carte qui transforme les pièces en PV, et avec une troisième qui permet de récupérer la deuxième de tour en tour. Il s’envole sur la piste de score et se voit grand vainqueur, quand, à la (sa ?) surprise générale, Faline l’éclipse sur le dernier tour. Avec 70, elle dame le pion à François, 66, et Corentin, 48. Les mêmes entament ensuite un Cat in the box, mais la matou accouche d’une souris et se voit remisé dans sa boîte en attendant des jours meilleurs, illustrant à merveille le paradoxe de son absence et sa présence simultanées.

Table 4, dite « Time » : Ou plutôt tea time, car Marie-Anne, Thomas et Nastassia jouent à faire briller des plantations de thé à Ceylan, et c’est Thomas qui l’emporte devant la plus versée de la table dans l’art du thé.

En cette nuit de premier croissant de la lune, un nombre de joueurs égal aux musiciens de l’album (si on inclut le saxophoniste présent sur deux titres) finit la soirée avec un The Gang où le groupe fit merveille.

Séance de MARDI 17/03/2026 à Servel

Le 17 mars est le jour de la Saint-Patrick, supposément la date de sa mort en 460 (ou peut-être 493, les récits liés à sa vie sont incertains et mêlent réalité et hagiographie). Dans la tradition, c’est lui qui a évangélisé l’Irlande où il est devenu évêque, utilisant à l’occasion un trèfle (shamrock) comme aide visuelle pour expliquer la Sainte Trinité. Fils d’un  notable dans la (Grande) Bretagne romaine, c’est après avoir été enlevé adolescent par des pirates irlandais et maintenu en esclavage six ans qu’il suit la voie de Dieu. Sa fête est devenue une date importante dans les diasporas irlandaises, en particulier aux USA. Il est d’usage d’y porter la couleur verte et, les restrictions du carême étant suspendues, de manger et boire (stout, whiskey etc.) copieusement. Pas de ça à PC où le règlement intérieur décourage d’approcher des tables avec liquides et solides.

Table 1, dite « Incertitude » : Xel et Olive découvrent au calme Round House, qualifié par une protagoniste de « joli jeu combinatoire et fluide » aux règles pas forcément claires, on n’en saura pas plus.

Table 2, dite « Verdure » : Benjamin, Caroline, Corentin, Faline et Virginie commencent par Forêt Mixte. Autour de la table, quelques beaux spécimen sylvestres qui maîtrisent bien les combos de ce jeu. Au terme du décompte, c’est Corentin qui l’emporte de 11 points sur Faline. Ils continuent avec deux parties de Maudit Mot Dit, un jeu d’association d’idées qui écouté de loin évoquait Linq : pour ces rounds de découverte c’est d’abord Caroline puis Corentin qui a gagné.

Table 3, dite « Shamrock » : François et VHN se font une madeleine de Proust avec une soirée Innovation + Echos, un de leurs jeux favoris. Ce n’est pas souvent qu’on sort l’extension et c’est l’occasion d’expérimenter les effets des nouvelles cartes et des nouveaux mécanismes (les échos et les projets principalement). La première partie est à sens unique : François arrive à rester devant en Influence et enchaîne les Dominations, en particulier par un usage répété des Ciseaux (« choisissez deux cartes de votre main : mettez en jeu l’une et comptabilisez l’autre »). C’est d’autant plus méritoire qu’il a un tableau riquiqui et non décalé alors que Dom est maître sur quasiment toutes les icônes. La victoire 7 Dominations à 2 est sans appel.

Pour la seconde manche c’est Dom qui prend le meilleur départ en dominant les âges 1 et 2 (plus la Domination spéciale de Maçonnerie) mais François ne tarde pas à réagir grâce à une de ses cartes fétiches, Agriculture. En milieu de partie, ce sont les points d’influence qui souffrent après que Dom s’est attribué les âges 5 et 6 : François (qui a re-dominé l’âge 3, une autre des nouveautés d’Echos) aspire 5 cartes d’un coup avec Horloge tandis que Dom, incapable de comptabiliser et ne souhaitant pas piocher ce qui accélérerait les dominations de François, recycle méthodiquement les cartes d’influence de l’adversaire avec Anatomie. Mais François finit par trouver comment scorer tout en neutralisant Anatomie par la réapparition d’Agriculture : avec plus de cinquante points d’influence, il domine successivement les âges 7, 8 et 9. Les voilà à 6-6, il manque une Domination pour gagner mais il n’y a plus d’âge à dominer. Si on épuise les pioches la partie sera pour François grâce à son influence. L’autre option est d’aller chercher une des 7 Dominations spéciales restantes. Dom vise « avoir toutes ses cartes décalées à droite ou en haut » mais il n’a qu’une rouge, tandis que François vise « avoir 5 cartes actives de niveau 8+ ». A cette fin, il met en jeu Ecologie qui permet de piocher des 10 mais Dom le déstabilise en lui subtilisant. Alors que ce dernier se prépare à gagner avec Biotechnologies, François active un Dogme partagé permettant de décaler ses cartes rouges et Dom gagne immédiatement 7-6. Peut-être avait-il un trèfle à quatre feuilles dans la poche ?

Séance de MARDI 10/03/2026 à Servel

Le 10 mars 1899 est publié un décret dédié à la règlementation administrative de la circulation des véhicules terrestres à moteur, les automobiles. Il était temps d’encadrer un nouveau moyen de transport qui se développait dans l’espace public et dont la technologie et les performances progressaient rapidement. Ainsi sont instaurés des normes techniques (double système de freinage, solidité des réservoirs, vérification par le service des Mines des éléments essentiels de sécurité, etc.), la formation des conducteurs (création d’un certificat de capacité à la conduite dont le retrait est prononcé après deux contraventions dans l’année), l’identification des véhicules par une plaque et un code de la route régulant la cohabitation entre piétons, cyclistes (eh oui, déjà !), animaux et automobiles (dont la vitesse se voit limitée à 30 km/h en campagne et 20 km/h en agglomération). Au cours du XXe siècle l’automobile s’est généralisée dans les pays riches au point de structurer profondément l’urbanisme et l’occupation du territoire, au prix d’une profonde dépendance aux importations pétrolières (et d’un litre de gazole à 2,20€ le jour même selon des sources bien informées -et navrées-) et d’un lourd tribut en vies humaines (plus de 18000 morts sur la route en 1972). Outil difficilement remplaçable d’une mobilité aisée et libérée, il lui reste à se réinventer dans un XXIe siècle aux contraintes toutes différentes. En voiture pour notre compte-rendu ludique !

Table 1, dite « Faux départ » : Moins connu que Viticulture mais sur le même thème, voici de retour Age of Champagne avec comme maîtres de cave Xel, Olive, Benjamin et François qui vient faire connaissance. Un jeu de placement d’ouvrier qui décrit fidèlement tout le cycle de production et de vente des cuvées du roi des vins. Avaient-ils forcé sur l’apéro ? on ne sait mais il s’avère qu’une erreur majeure de règles déclara la partie nulle. Pas lassés, Xel et Olive en redémarrent une à 23h passées. Cette fois-ci cela devrait être bon.

Table 2, dite « A toute berzingue » : Faline, Delphine, Corentin et VHN jouent à Wondrous Creatures, seul le dernier découvre. Un jeu où on construit un tableau de cartes en cherchant à la fois à les faire comboter et à se positionner en vue d’une demi-douzaine d’objectifs, un peu comme à Grand Austria Hotel. Classiquement, les effets des cartes sont soit à la pose, soit permanents, soit de scoring final mais il y a aussi deux types plus originaux : « Recharge » qui s’active quand on récupère ses 3 ouvriers du plateau où on obtient des ressources et des œufs, « Energie » qu’on active en défaussant un des quelques jetons qui sont arrivés au moment de la pose (un peu comme les cartes à effet différé de Troyes). Ce sont ces cartes que Corentin multiplie et active de façon croisée, donnant lieu à des tours acrobatiques qu’il prolonge à l’envi. Il est le premier à atteindre l’objectif de 14 cartes, Delphine celui de 8 œufs pendant que Dom vise les objectifs liés aux familles d’animaux. En fin de partie on voit arriver des cartes qui rapportent immédiatement des points et le rythme s’accélère (c’est l’épuisement des jetons Trophée, qu’on gagne en général en remplissant un objectif, qui déclenche la fin de partie). C’est Dom qui l’emporte avec 132 PV et une feuille de score équilibrée, devant Faline 115, Corentin 114 et Delphine 100.

Delphine partie, les trois restants finissent avec deux parties de The Gang, toutes deux gagnées (et la seconde avec une carte de handicap permanent). Certes c’est plus facile avec moins de joueurs mais on a vu pas mal de configurations inhabituelles (3 doubles paires ou 2 brelans de « 3 ») qui dans l’ensemble ont été intuitées avec succès.

Séance de MARDI 03/03/2026 à Servel

Carlo Pietro Giovanni Guglielmo Tebaldo Ponzi est né en Italie le 3 mars 1882 et émigre aux Etats-Unis à 21 ans. A sa descente du bateau il a $2.50 en poche, ayant perdu le reste de ses économies au jeu. Arrivé à la quarantaine, il a déjà fait de la prison et il imagine un schéma tordu exploitant les différences de tarifs postaux entre des pays d’Europe et les USA. Théoriquement on peut gagner de l’argent mais cela nécessiterait de manier des mètres-cubes de timbres pour chaque $1000 de profit, en pratique c’est irréalisable. Cela ne l’arrête pas et il met en place ce qui est désormais nommé une « pyramide de Ponzi » : promettant de doubler leur investissement en 90 jours, il paie les intérêts des anciens pigeons avec le capital des nouveaux pigeons, tout en les encourageant à réinvestir pour ne pas avoir à décaisser l’argent qui à la place nourrit son train de vie. Forcément cela ne peut que mal finir mais le principe a été réappliqué encore et encore et on peut lui prédire un bel avenir. Pas de ça à Parties Civiles où on s’honore de respecter les règles (des jeux), où les seules progressions spectaculaires admises sont sur les pistes de score et où on se garde bien de miser ses économies.

Table 1, dite « Etre Jane Fonda » : Faline, Nolwenn, Benjamin et Corentin se lancent dans un Forêt Mixte. Cela a été très serré et Faline ne l’emporte, semble-t-il, que parce que Nolwenn a commis une erreur à 8 PV en jouant une carte. A noter une certaine créativité taxonomique, un joueur ayant affirmé mettre en jeu une chauve-souris barbarelle !

Table 2, dite « Etre chocolat » : François, Olive, Caroline et VHN s’installent pour un Bruges, joué récemment et apprécié, et toujours avec son extension « bateaux » qui renforce la stratégie des canaux. François s’y consacre et construit la totalité de ses 10 canaux, récupérant au passage 11 PV de statues. Olive et lui parviennent tous les deux à valider deux marqueurs de majorité, voila encore 8 PV de pris alors que Dom reste bredouille. Les lancers de dés fournissent peu de 5/6, les tuiles Menace ne sont pas trop gênantes. A une carte près dans les sabots on joue encore une manche et à la fin on grappille des points en construisant des maisons ou en défaussant des menaces. La belle partie de François se confirme sur la feuille de score : il gagne avec 56 PV devant Olive 52, Dom 49 et Caroline 46.

François parti, ils poursuivent avec un Istanbul (sans extensions) que Caroline découvre. On l’a rappelé, c’est un jeu de course et il faut foncer pour collecter par tous moyens ses cinq rubis. C’est ce que fait Dom qui parcourt les 16 tuiles sans jamais passer par la Fontaine et utilise efficacement ses cartes Bonus. Il emploie quatre moyens différents pour obtenir ses quatre premiers rubis et finit par conclure la partie alors qu’Olive en est à 3 rubis (dont 2 achetés en une fois pour 35 lires) et Caroline 2.

Séance de MARDI 24/02/2026 à Servel

La date du 24 février balisa la vie de Charles Quint : il naît le 24 février 1500, remporte une victoire décisive contre François Ier à Pavie le 24 février 1525 et est couronné Empereur par le pape le 24 février 1530. Il décède cependant un 21 septembre, au terme de l’été 1558. Bien plus tard en 2026 il y eut une table de quint et une table de quater.

Table 1, dite « Sérieuse » : Après leur partie récente en demi-teinte, Xel, François et VHN décident de rejouer à Troyes, en s’adjoignant Olive. Le tirage des cartes Activités permet de mieux lancer les joueurs, par exemple Olive et Dom qui finiront avec un joli pécule, les autres n’ayant jamais non plus manqué vraiment d’argent. Par contre, comme la fois précédente, les événements ont été peu combattus, se sont accumulés et ont imposé leurs effets, en particulier le redoutable Siège qui diminue la valeur de n dés –n augmentant à chaque tour- et fait perdre 2 PV si on n’y parvient pas (Xel et Olive l’ont subi et re-subi mais n’ont pas cherché à le combattre, ce n’est pas faute de les avoir mis en garde). Il y a aussi eu une belle foire d’empoigne sur les bâtiments où les meeples se sont chassés et re-chassés (pas surprenant, deux joueurs sur quatre avaient un personnage de fin de partie scorant en fonction de sa présence dans les bâtiments). Xel et Dom ont utilisé copieusement la Dîme (on peut prendre 1 dé jaune à chaque joueur gratuitement) et le Liquoriste (on peut retourner 1 de ses dés), d’aucuns se plaignant que ces cartes sont trop fortes. Ledit d’aucuns a finalement assez peu utilisé sa Catapulte sous prétexte de maximiser sa rentabilité (« qui trop embrasse mal étreint » dirait le sage champenois). Tous comptes faits, Dom qui à la fin de la partie lançait 7 dés (avec un magnifique cornet en peau d’ure) finit détaché avec 42 PV devant Xel 23, François 22 et Olive 21.

Table 2, dite « Joyeuse » : Faline, Caroline, Armand, Benjamin et Erwan commencent par un Faraway remporté par Benjamin. Ils et elles continuent par un Lovecraft Letter dans une ambiance particulièrement bonne, entre cris et rires. Réduits à Faline, Caroline et Erwan ils finissent la soirée avec Harmonies, un jeu où la première nommée est habituellement redoutable mais cette fois c’est Caroline qui prend le dessus, c’est méritoire.

Séance de MARDI 17/02/2026 à Servel

En 1509, Afonso de Albuquerque prend son poste de gouverneur de l’Inde portugaise. Il envisage la possibilité de prendre le contrôle du commerce dans l’océan Indien en verrouillant trois détroits-clés : Aden, Ormuz et Malacca, tous trois contrôlés par des pouvoirs musulmans (arabes, perses et malais). Au préalable, il lui faut une base terrestre d’où mener ses opérations. Alors qu’il se prépare à attaquer en mer Rouge, il apprend d’un pirate de la côte de Malabar qu’un sultan indien assemble une flotte de combat près de Goa, ville dont la population hindoue est depuis 15 ans sous le joug de souverains musulmans. Albuquerque change ses plans et fait voile vers Goa qu’il attaque : après la capture d’un fort les notables acceptent un changement de régime leur garantissant la liberté religieuse et le 17 février 1510 le Portugal prend possession de la ville qu’il se met immédiatement à fortifier, craignant une contre-attaque. Celle-ci vient en mai et le 31 mai les portugais doivent abandonner la ville mais leurs bateaux restent coincés dans l’estuaire par les orages de mousson, sous le feu des canons de Goa. Ils se refont et se renforcent pendant l’été et le 24 novembre les voilà de retour sous ses remparts. Bien équipés, les portugais et leurs alliés bloquent la fermeture des portes de la ville, après quelques heures les défenseurs sont en déroute. Cette fois les musulmans sont tués et leurs propriétés mises à sac. C’est la première fois depuis Alexandre le Grand que des européens ont conquis des terres en Inde. En trente ans la ville, point focal du commerce des épices, atteindra 200000 habitants mais sera abandonnée après une série d’épidémies au XVIIIe siècle.

Table 1, dite « Ivres d’épice » : Jack, Caroline, Corentin et BenjaminG jouent à Dune Imperium. Cela se frictionne bien jusqu’au dernier combat que Jack remporte devant un Benjamin déconfit, mais il est à 9 PV avec Corentin (il en faut 10 pour mettre fin au jeu). Ce dernier abat une carte qui lui ajoute 2 PV, et il a aussi dans son deck deux cartes « l’épice doit couler » qui valent encore 2 points, il l’emporte avec 13 PV devant Jack puis Benjamin et Caroline.

Table 2, dite « Souverains indiens » : Rajas of the Ganges au menu pour Olive, Xel, François et Dom. Olive et Dom prennent le meilleur départ sur la piste des roupies ce qui leur donne accès en premier à leur quatrième ouvrier. Dom oriente son jeu vers la construction de marchés et avance peu sur la rivière. Olive, lui, ne construira que deux marchés, leur préférant les bâtiments rapportant des points de prestige. Il s’ingénie aussi à monopoliser le rôle de premier joueur au grand dam de Xel qui est à sa droite. La partie avance bien, Dom commence à entrevoir le croisement de ses deux pistes (roupies et prestige) en continuant à mener sur l’argent mais Olive construit une tuile qui le fait bondir de 8 points de prestige, lui aussi approche du croisement. Tout le monde n’a plus que son cinquième ouvrier à jouer, il ne manque que 3 roupies à Dom pour croiser et il a au moins deux façons de les obtenir. Faute du dé orange qui va bien, Olive n’arrive pas à progresser assez dans sa dernière action. Dom plie ainsi la partie avec un écart de +1 entre les deux pistes, contre -5 à Olive, -39 à Xel et -68 à François.

Après The Ganges, The Gang où Younaël les rejoint. Alternant entre les hauts et les bas au milieu de remarques acides sur la « bonne » façon de communiquer, la petite bande arrache une victoire sur le fil par 3 à 2, pas si mal à 5 joueurs hétérogènes. Younaël indique qu’il démarre souvent les parties avec deux cartes handicapantes, on n’en est pas là !

Table 3, dite « Empire conquérant » : Celui-là cela faisait un bon moment qu’on ne l’avait pas vu. C’est un classique mais Race for the Galaxy est-il trop simple (« Pas assez cher, mon fils ! ») pour les goûts actuels du marché ? Que des cartes (et une poignée de jetons de PV) dans une boite pas trop grande (et non ce n’est pas une œuvre de Carl Chudyk) mais de multiples façons de développer une stratégie en fonction de sa planète de départ et des nombreuses cartes qu’on voit passer au cours de la partie, et l’importance d’anticiper les actions que les autres vont choisir à chaque tour (tous les joueurs exécutent chaque action choisie au moins une fois, avec un bonus pour celui qui l’a jouée). Les joueurs, justement, sont Olive, Younaël, Corentin et VHN. Pour cette redécouverte Corentin se révèle le connaître parfaitement, il développe une stratégie de production autour de cartes marron complétées par deux développements de valeur 6 (« c’est ces cartes qui font gagner » avait-il pris soin de rappeler lors de l’explication). Dom a rushé la fin de partie en construisant le premier 12 cartes dans son tableau, seul Olive qui a tenté une stratégie militaire y parvient aussi. La marque finale est de 38 PV pour Corentin, Dom 34, Olive 30, Younaël 25.

Séance de MARDI 10/02/2026 à Servel

Au moyen-âge, Bagdad reste l’une des plus grandes et plus belles villes de la terre, après avoir été un important centre commercial, intellectuel et scientifique. Créée en 762 c’est la capitale de l’empire Abbasside qui n’est plus aussi florissant qu’à son apogée au IXe siècle et s’est peu à peu affaibli et morcelé. Au début du XIIIe siècle, il est sous la tutelle de sultans d’origine turque et se retrouve menacé par des armées mongoles qui arrivent depuis l’Iran et mènent des raids annuels. Ayant négligé ses troupes et ses fortifications, refusant de prendre parti dans leur combat contre les Assassins, une secte ismaélienne chiite retranchée dans les monts Elbourz et jugeant mal de sa position de négociation, le calife se condamne à la bataille. Fin 1257, menés par Houlagou, petit-fils de Gengis Khan, les Mongols mettent le siège devant la ville et détruisent les canaux l’alimentant en eau précieuse. Ils anéantissent une tentative de sortie et se mettent à bombarder les remparts, en moins de deux semaines Bagdad l’arrogante se rend le 10 février 1258. Houlagou voulant faire un exemple, s’ensuit un gigantesque massacre (plusieurs centaines de milliers de morts ?) et pillage (les bâtiments sont incendiés, les palais pillés et la bibliothèque la plus riche du monde arabo-musulman détruite). Les Mongols seront finalement arrêtés en Palestine en 1260 mais ce ne sera ni la première ni la dernière fois qu’un Empire en déclin est abattu par des nomades venus des steppes.

Table 1, dite « Puissants en lutte » : Parmi les innombrables Shem Phillips, Vicomtes des Royaumes de l’Ouest a fait jusqu’ici un unique passage entre nos murs. Olive le dépile et y convie Xel, JiBee et VHN. On y construit son mini tapis-roulant de trois cartes (qui peut rappeler lointainement Impulse) et on alterne entre 3 actions qui rapportent des points : construire des bâtiments, se placer au château ou collectionner des manuscrits. Le tout avec une interaction limitée et difficile à planifier (la piste individuelle vertu/corruption de chaque joueuse) et, c’est rare chez eux, un livret de règles imprécis. Orienté par son personnage de départ, Dom passe la moitié de la partie à exclusivement récupérer des pierres et construire des bâtiments pendant que Xel va au château sans conviction, Olive récupère des manuscrits et JB fait un peu de tout. La spécialisation semble payer puisque, la fin ayant été déclenchée par l’épuisement de la pile Prospérité, Dom finit en tête avec 72 PV (dont 31 de bâtiments) ; JB obtient 48 grâce au bonus pour le plus grand nombre de dettes réglées tandis que Xel (riche de cartes rouges) et Olive (pénalisé de -10 PV pour dettes non réglées) finissent à 39.

Table 2, dite « Victoire mémorable » : Marie-Anne et Nastassia jouent d’abord à Forêt Mixte + extension. Marie-Anne développe une combo de fouines mémorable qui lui rapporte 160 PV sur un total à peine croyable de 591 PV, environ 200 points devant son adversaires. Elles poursuivent avec Faraway et s’en adjugent chacun un.

Table 3, dite « Au pied des murailles » : Après les fouines, les renards des plateaux. Mickaël et Benjamin délaissent temporairement Ark Nova pour un Château Blanc + extension Matcha. Corentin les rejoint pour une configuration à trois idéale. C’est ce dernier qui réussit à s’imposer avec une vingtaine de points d’avance.

Table 4, dite « A travers les steppes » : F-R, Nolwenn, Faline et Caroline inaugurent un nouveau jeu coopératif dans le monde de Tolkien (cela n’arrête pas ces temps-ci, une histoire de fin de droits ?) : La Communauté de l’Anneau – Le Jeu de Plis Coopératif. Le peu qu’on sait est que c’est plutôt un petit jeu de cartes, avec à chaque manche des objectifs individuels à la The Crew.

Séance de MARDI 03/02/2026 à Servel

Le 3 février 1790 voit la naissance de Gideon Mantell dans la petite ville de Lewes au sud de l’Angleterre (qui détient le record bizarre de l’avalanche la plus tueuse du pays, en 1836). Très jeune il s’intéresse à la géologie et traîne dans les carrières alentours. Il perd son père à 17 ans qui lui laisse assez d’argent pour aller au bout de ses études de médecine. A 26 ans il est installé comme généraliste, vient de se marier et a entamé une correspondance scientifique où il partage ses découvertes de fossiles (des ammonites en particulier) avec des naturalistes. Il parcourt les collines de craie locales, restes d’une mer chaude du crétacé riches en fossiles de vie marine. Son ardeur grandit après qu’avec sa femme ils découvrent de grands os et des dents de belle taille. Il est cependant refroidi quand Cuvier, la vedette de l’époque, les attribue à un rhinocéros. Mais il persiste et en comparant les dents à des espèces vivantes il estime qu’elles appartenaient à une sorte d’iguane, oui mais version XXL : dix-huit mètres de long (voyons, ça n’existe pas !) pour cet animal fantastique. Après quelques années son opinion s’impose parmi les scientifiques et la nouvelle espèce est appelée Iguanodon, le premier dinosaure identifié. Son activité de médecin finit par souffrir de sa passion dévorante et il vend en 1838 sa collection de fossiles au British Museum pour se renflouer. Dans les années 1840, installé à Londres, sa femme le quitte et il souffre constamment suite à un accident de carriole qui a endommagé sa colonne vertébrale. Il se met à soigner sa douleur à l’opium et succombe à une overdose en 1852. L’établissement d’un catalogue d’espèces disparues, grossièrement datées par stratigraphie, fut un point de départ de la réflexion sur l’évolution des espèces.

Dinosaures

Table 1, dite « Grande ardeur » : Jack, Caroline, F-R, Baptiste et Vincent jouent à Funkenschlag (sur la carte allemande de base, nous semble-t-il). Les jeux n’étaient pas faits quand la rédaction plia ses gaules en fin de soirée.

Table 2, dite « Mer chaude » : Après avoir récemment navigué en Baltique, c’est pour la mer de Chine qu’embarquent Xel, Olive, François et VHN en jouant à Macao. Un jeu grand format habilement reconstitué où on doit développer un tableau de cartes avec les bonnes combos, de façon à pouvoir convertir des sous en PV à la fin des tours où le taux de change (variable) est favorable. Dom met en jeu rapidement l’Oisif qui le dispense de l’obligation contraignante de prendre 1 carte au début de chaque tour, carte qu’il faut réussir à mettre en jeu faute de quoi elle vous pénalisera en fin de partie. La mise en jeu coûtant de 1 à 4 cubes, on voit l’importance de l’ordre du tour qui permet d’avoir un meilleur choix. François, lui, contournera la contrainte en jouant l’Abbé en fin de partie qui dispense de la pénalité pour les cartes restantes. Xel de son côté met la main à bon compte sur un pâté de maisons de la ville. Olive dévoile tôt son jeu en déployant un personnage qui double le montant de ses ventes de porcelaine. Il fait aussitôt main basse sur 3 tuiles de porcelaine qu’il finira par vendre pour 20 PV, ma foi une très bonne affaire. François fera de même en fin de partie avec la laque, on aurait probablement dû les priver d’une telle cargaison. François, toujours lui, utilise encore et encore la Cathédrale qui permet de convertir des lots de cubes en PV à la fin de chaque tour. Et des cubes il en a ! Sa stratégie s’avère gagnante, il l’emporte après avoir pris soin de priver Dom de Baronne avec 75 PV pour 67 à Dom, 46 à Xel et 43 à Olive.

Table 3, dite « Animaux fantastiques » : Faline, Nolwenn, Delphine et Corentin jouent à Wondrous Creatures où Nolwenn s’impose avec 150 PV, elle a bien scoré sur les objectifs.

Table 4, dite « Overdose » : Mickaël et BenjaminG, une fois n’est pas coutume (quoique…) s’installent dans le bocal pour leur habituel Ark Nova.

Séance de MARDI 27/01/2026 à Servel

Le 27 janvier 1983 dans la soirée, Louis de Funès est victime d’un infarctus dont il meurt dans l’heure. Ce n’est pas la première fois que son cœur le lâche, à 61 ans en mars 1975 il en avait déjà fait deux qui avaient conduit à sa mise en retrait de sa carrière d’acteur de cinéma et de théâtre. Cette pause ne dure qu’un an et il reprend les tournages avec un rythme toutefois bien plus modéré, d’autant plus que les assurance sont réticentes à s’engager sur ses projets. Deux des films de cette période figurent dans le top 10 de son box-office, l’Aile ou la Cuisse où il est en duo avec un comique bien plus jeune, Coluche, et le Gendarme et les Extra-Terrestres. A son décès, il travaillait avec le producteur Christian Fechner à l’adaptation de la pièce Papy fait de la résistance qui aboutira sans lui. Travelling avant de quarante-trois ans : à la maison de quartier, pas de papys (malgré un retraité-dans-dix-jours) mais une pensée pour son abondante filmographie couvrant 35 ans. On notera qu’il n’a commencé comme acteur qu’à 30 ans et qu’il a enchaîné les seconds rôles pendant dix ans, jusqu’à la Traversée de Paris en 1956.

Table 1, dite « Les Dents longues (1952) » : JiBee et BenjaminG, deux adhérents aux dents longues et aimant jouer et rejouer à leurs favoris se retrouvent face-à-face pour un Ark Nova (probablement avec l’extension). C’est finalement l’ex-Président qui l’emporte. « La faute aux cartes » selon son adversaire qui pourtant à ce stade devrait être familier avec le jeu.

Table 2, dite « Le Château de la dernière chance (1947) » : Corentin, Faline et F-R sortent Le Château Blanc et déballent son extension Matcha récemment arrivée dans le placard. Elle apporte, sous forme modulaire, un plateau secondaire, une nouvelle couleur de dé, de nouveaux ouvriers en bois -les Geishas- et de nouvelles actions. Chaque tour comprend 4 actions par joueur au lieu de 3 et de l’avis général élargit les stratégies possibles. Cependant l’apprentissage des règles a eu lieu dans la confusion et la victoire de Corentin n’a pas été jugée totalement concluante. La maîtrise sera au rendez-vous la prochaine fois.

Table 3, dite  » Fripouillard et Cie (1959) » : Olive, Caroline et VHN se lancent dans un Bruges récemment amélioré du module « bateaux » issu de l’extension La Ville sur le Zwin (pour la petite histoire c’est une marée catastrophique de tempête qui en 1134 ouvre le Zwin, un chenal qui relie Bruges à la mer et autour duquel elle va construire sa richesse de ville marchande , jusqu’à ce que son ensablement progressif la mène au déclin). Ce module est réputé améliorer l’équilibre du jeu en renforçant la stratégie « canaux » : on bénéficie désormais d’une action bonus si on paie un ouvrier de la bonne couleur. Et justement des canaux Olive en fait plein, il construit ses 10 sections à grande vitesse tandis que Dom, équipé d’un personnage permettant une construction gratuite par manche, peine à récupérer les cartes de la bonne couleur. Caroline, la seule à découvrir, tâtonne dans l’apprentissage des règles mais apprend vite. Les deux autres subissent les vilenies de cette fripouille de Dom dont le voleur les ponctionne chacun de 6 sous. Mais au décompte il s’avère que Caroline a construit une belle galerie de personnages de valeur et ne concède que 3 points à VHN qui gagne 55 PV à 52, et 36 à Olive. Le jeu est relativement court et fluide, on décide d’en refaire un. Cette fois Caroline sait anticiper et éviter les désastres, Olive fait de nouveau des canaux mais la carte jaune qui le débloquerait lui échappe longtemps, pendant que Dom se focalise exclusivement sur ses personnages, posant 0 canal et avançant à peine sur la piste de réputation. Son pari paie : avec 21 points de personnages et encore 12 points pour ceux qui scorent à la fin, il termine à 62 PV devant Caroline 57 et Olive 54.

Séance de VENDREDI 23/01/2026 à Servel

Comme Lavoisier, Claude Chappe faisait partie des privilégiés de l’ancien régime. Il naît en 1763 dans une famille aisée de Sarthe ouverte aux techniques et aux sciences (son oncle était astronome et fut envoyé en Sibérie par l’académie des sciences pour observer un transit de Vénus devant le soleil, un sacré périple) et étudie au collège jésuite de la Flèche, fameuse institution à l’époque qui compta Descartes parmi ses anciens élèves. Il obtient une position ecclésiastique assortie d’une bonne rente et peut alors se consacrer à son intérêt pour la physique. Fini tout cela à la Révolution, le voilà de retour sur les terres paternelles où il retrouve ses frères avec qui il travaille à un système de télégraphe optique.

L’idée de communiquer à distance par des signaux visuels n’est pas nouvelle mais sa contribution est d’organiser un système industriel complet avec construction de bâtiments sur des points hauts, recrutement et formation du personnel et invention d’un code original utilisant un bras rotatif aux extrémités articulées, facile à construire, qui reste discernable à grande distance et qui résiste bien aux tempêtes. Entrepreneur pionnier des réseaux de télécommunications, soutenu par son frère Ignace qui était membre de l’assemblée législative, il procède à des démonstrations convaincantes après pas mal de mises au point ; en 1793, avec l’ennemi aux frontières, il obtient le financement d’une ligne de télégraphe de Paris à Lille. En 1794, la nouvelle de la prise de la ville de Condé-sur-Escaut parvient à Paris en une heure, bien plus vite que n’importe quel cavalier. C’est la reconnaissance et plusieurs autres lignes sont construites, dont Paris-Brest en 1799 (qui traversait les Côtes d’Armor avec des stations notamment à Lanrodec et à Plougonver). Chappe prend la tête de l’Administration des Lignes Télégraphiques. A son apogée le réseau compte 8 lignes avec plus de 500 postes sur 4000 km mais à partir des années 1840 l’arrivée du télégraphe électrique, insensible aux conditions météo, transmettant l’information à plus haut débit et nécessitant moins de personnel le rend irrémédiablement obsolète et met fin à cette épopée économique d’un demi-siècle. Mais auparavant son inventeur est retrouvé mort au fond d’un puits à Paris le 23 janvier 1805, présumé suicidé. Une statue lui rendant hommage existait Boulevard Saint-Germain mais fut fondue en 1941.

Arrêtons-nous enfin sur deux aspects techniques intéressants du télégraphe de Chappe :

  • Chaque extrémité mobile pouvait être orientée dans 7 positions tandis que le bras principal de 4,6 m était soit horizontal soit vertical. Cela donnait un vocabulaire de 98 signaux (7 x 7 x 2), soit 92 symboles et 6 signaux de service. En les groupant par paires (il ne fallait pas se désynchroniser !) on pouvait communiquer 8464 (92 x 92) mots ou expressions : le premier code était le numéro de la page, le second le numéro de la ligne dans la page. Ce n’était donc pas un code alphabétique comme le fameux ASCII. Pour des raisons de confidentialité, seul un nombre restreint de directeurs disposaient du livre de vocabulaire qui était périodiquement renouvelé. Dans le Comte de Monte-Cristo, le héros (proto-hacker ?) soudoie un employé du télégraphe pour envoyer une fausse nouvelle visant à ruiner un banquier.
  • Il a fallu disposer d’instruments d’optique de qualité, des lunettes grossissant de 30 à 60 fois, mises au point à Londres à la fin des années 1750. Chaque station en avait deux réglées une fois pour toutes, visant les stations amont et aval à une distance de 10 à 20 km. Chacune coûtait plusieurs mois de salaire d’un employé au point que le pouvoir politique initiera le développement d’une industrie nationale d’optique pour ne plus dépendre des anglais.

Table 1, dite « Sacré périple » : Nouveau run de Tamashii : Chronicle of Ascend pour Stéven, Samuel et Fabrice. Ce soir ils doivent livrer différentes bricoles dans la galaxie mais face à eux cela ne rigole pas. Leur but principal est de survivre, ce qu’ils ont finalement réussi à faire.

Table 2, dite « Décodage hasardeux » : C’est cinq parties de l’apprécié The Gang qu’enchaînent F-R, Jérome, OlivierB, Armand et Bérenger. Il semble que la communication avec ce dernier ait été problématique ce qui donna 4 défaites sur 5, avec la consolation d’un perfect pour la dernière manche. La table réduite à trois dispute ensuite un Aeon’s End (coopératif) : face au boss « Chevalier des entours » ils ont gagné de justesse, avec juste un être survivant dans le village qu’ils devaient défendre, et il n’est même pas sûr que c’ait été un humain.

Table 3, dite « Radiocommunications » : Toujours loin mais loin dans l’espace une partie de S.E.T.I regroupe Fred (le seul à connaître), Corentin, CarolineTH et Sébastien. La partie a duré longtemps mais longtemps, et tout ce que nous avons capté sur notre radiotélescope de poche est que Caro & Seb galéraient, le second regrettant le choix de sa faction.

Table 4, dite « Epopée économique » : Ici pas de galères mais des barcasses ventrues appelées cogues, c.a.d de robustes cargos hauturiers qui sillonnaient la mer du Nord et la Baltique à l’époque de la Hanse. Quatre armateurs autour de Kogge : Tristan, Olive, Pierre-Yves et VHN. Une belle partie, très disputée et pleine de coups habiles et d’émotions. Olive et Dom, dans le sillage l’un de l’autre, parviennent à construire un second comptoir dès le premier tour. Tristan n’est pas en reste et P-Y, le seul à découvrir, se rôde aux conséquences subtiles des actions de jeu. L’auteur de ces lignes ne peut qu’encore une fois chanter les louanges de ce jeu original où on peut construire des coups créatifs mais où les joueurs qui vous précèdent disposent de plein de façons de faire tout dérailler (en changeant le stock de ressources dans les villes, en y construisant un comptoir avant vous, en modifiant la topologie des liaisons intervilles, ou plus grossièrement en pillant votre cargaison), d’où l’importance de l’enchère souvent cruciale de début de tour. On y joue un nombre variable de cartes qui vont à la fois déterminer l’ordre du tour (avec un petit bonus au premier qui décide du déplacement de l’échevin) et dans quelles villes de nouvelles ressources vont apparaître (… à condition qu’il en reste dans la réserve, là aussi on peut interférer avec vos plans). Tout ça pour dire qu’après moultes péripéties (P-Y qui pille sans conviction un Dom désigné à la vindicte populaire, Tristan qui accumule un butin considérable en pillant Riga mais que Olive, en faisant un triple déplacement, repille aussitôt -en ce cas la victime perd la moitié de sa cargaison mais il restait encore une dizaine de cubes au barbu qui put dans la foulée à la fois construire un comptoir et acquérir un jeton-bonus-) on retrouve trois joueurs à égalité avec 4 points de développement (DP) ; l’échevin est loin d’avoir bouclé son deuxième tour donc la partie va prendre fin au profit du premier à gagner son cinquième DP. Olive et Tristan ont l’avantage de pouvoir rejoindre à volonté la ville de l’échevin tandis que Dom a 6 cubes gris, il lui faut rejoindre l’échevin par les routes disponibles. Avec deux « 2 » en main, il peut remporter l’enchère mais, ayant bêtement révélé ses intentions, Tristan qui joue avant lui contre avec deux « 3 » et s’assure que l’échevin s’arrête avant. Dom se réfugie à Riga où il a un comptoir et achète deux « 3 », avec ça il devrait faire bonne figure à l’enchère suivante vu que Tristan aura moins de cartes en main. Malheureusement c’est Olive qui joue deux « 6 », déplace l’échevin à Stockholm où il le rejoint. Il lui manque un cube pour gagner et Dom, jouant en second, le rejoint en passant par Straslund et lui achète le jeton-bonus de la victoire.

Avec une petite reconfiguration (JiBee en plus, P-Y en moins) ils jouent ensuite à La Gloire de Rome. Tristan construit une combo de bâtiments qui le rend de plus en plus efficace pendant que JiBee et Olive, ne se faisant pas confiance, construisent chacun la Palissade (qui protège contre l’action du légionnaire). Ils mettent en jeu tous deux une carte avec un pouvoir à l’achèvement « faites l’action xxx pour chacun de vos points d’influence » (patron pour Olive, artisan pour JB) avec des résultats spectaculaires. Dom a moins de bâtiments et de clients mais soigne le remplissage de sa chambre forte avec des matériaux de qualité. Il met fin à la partie avant que Tristan soit surpuissant et ce sont des matériaux humbles et négligés (les débris et la brique) qui lui donnent 6 points de majorité lui permettant de l’emporter avec 33 PV (9 influence + 24 chambre forte) devant JB 28, Tristan 27 et Olive 14.

Table 5, dite « Dernières nouvelles ! » : On trouve à la table de l’Auberge Sanglante Marie-Anne, Mickaël, Thomas et JiBee. Une bien triste affaire d’aubergiste véreux et de clients abusés puis estourbis et enterrés. Mickaël est le plus psychopathe de tous les serial killers et sa cave (qui n’a pas le même usage qu’à Viticulture !) recèle en fin de partie pour 80 PV de victimes, mieux que Marie-Anne (71), Thomas (68) et JiBee (66). Plus ou moins les mêmes continuent avec Bomb Busters dont ils font plusieurs missions visant à chaque fois à désamorcer un engin explosif. Quelle époque nous vivons.