Séance de VENDREDI 10/12/2021 à Servel

Eleanor Roosevelt Biography :: National First Ladies' LibraryLe 10 décembre 1948, les 58 membres de l’ONU siègent pour la dernière fois à Paris, au palais de Chaillot, avant de gagner New York. Ils adoptent pour l’occasion la Déclaration universelle des droits de l’homme, en langue française dans sa version officielle, sous l’égide d’Eleanor Roosevelt et l’inspiration du juriste français René Cassin. Elle fut votée par cinquante États, les huit autres s’étant abstenus. Aucun n’a osé s’y opposer. L’Afrique du sud, qui mettait en place l’apartheid, n’a pas approuvé l’égalité de droits entre les races, et l’Arabie saoudite l’égalité entre les sexes. L’URSS et ses satellites ont contesté le principe d’indifférenciation des statuts politiques des États et des territoires.

Les trente articles de la Déclaration reprennent dans les grandes lignes les principes universels de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Mais à la grande différence de celle-ci, concise, rigoureuse, d’une portée juridique intemporelle et réellement universelle (« Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits »), la Déclaration de 1948 apparaît verbeuse, avec des formules généreuses mais convenues (« Agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité »), sans valeur juridique.

Elle est surtout singulièrement datée, d’une époque, le milieu du XXe siècle et d’un type de société, occidentale et industrielle. L’article 16 sur le mariage, par exemple, n’aurait eu aucune chance d’être agréé au XXIe siècle, tant par les États qui autorisent la polygamie (inégalité de droits entre les sexes) que par ceux qui légitiment les unions homosexuelles. L’article 18 invoque le droit de chacun de changer de religion, qui n’est aujourd’hui admis dans aucun pays musulman.

73 ans après, à Lannion, une poignée d’humains luttaient pour leurs droits dans des univers hostiles.

Table 1, dite « Humains et droits » : Nouvelle Angleterre, 1913 : le SS Atlantica, en mer depuis plusieurs jours, n’a prévu d’arriver à Boston qu’après quatre longues nuits. L’ambiance à bord est étouffante. Certains passagers se comportent de façon étrange, d’immenses ombres suivant le navire auraient été aperçues par la vigie,les rêves sont perturbés par d’étranges visions de paysages aquatiques aux décors tentaculaires et à la géométrie étrange. Pendant la nuit, le cadavre d’une passagère est retrouvé dans la chapelle du navire, entourée de vieux grimoires. Des choses sont montées à bord… L’insondable, un jeu de Tony Fanchi, revisite le mythique Battlestar Galactica sous l’égide d’Horreur à Arkham. Et, les auteurs de ce jeu ayant situé l’action 10 ans avant tous les autres jeux de la gamme, l’univers de Cthulhu s’enrichit de nouveaux personnages pour le plus grand bonheur des connaisseurs ! Il y a donc des traitres (en l’occurrence ici, des Hybrides), et tout l’art du traître est de choisir son moment. Jimmy, auquel le rôle fut ce soir dévolu, brisa tout suspense en dévoilant son hybridisme d’emblée, laissant Xel affronter seule un péril imminent. Mal lui en prit: il passa le reste de la soirée en victime expiatoire de Xel, Neox, et François-René, qui finirent la soirée humains et droits.

Tric Trac

Table 2, dite « Reste à vivre » : Olive fait découvrir Crystal Palace, où les joueurs jouent le rôle d’une nation lors de la première exposition universelle de Londres (1851), en essayant de créer le buzz avec des inventions spectaculaires et le soutien de personnages puissants et célèbres. Jibee survole la partie avec 106, laissant Samuel (54), Olive (41) et Lucie (33) loin derrière. Son secret ? La dette, qui, bien gérée, promet de se rentabiliser dans le temps, le tout étant d’apprécier son reste à vivre pour ne pas crouler sous son poids.

Table 3, dite « Petit peuple souverain » : Dom ressort Vikings – un jeu à la mécanique fluide, où il faut bien construire son territoire et y bien placer son personnel, sans oublier de le sustenter. C’est le rôle des pêcheurs, et, point clé, s’il y a plus de poisson que de bouches à nourrir, l’excédent se transforme magiquement en points de victoire. Cette stratégie pêcheurs assura le triomphe de Dom dans une première partie (76, devant François, 42, Mickaël, 41, Olivier B, 37) et celle plus modeste de François dans la seconde (50, devant Olivier B., 46, Dom et Mickaël, 45). Les orfèvres, nobles et autres guerriers ont pu constater à leurs dépends ce curieux renversement de l’histoire.

Table 4, dite « Esprit de fraternité » : Enfermés dans le sous-marin de The Crew Mission sous-marine Dom, François et Mickaël ont fait preuve d’esprit de fraternité face à l’adversité qui les frappa sur un certain nombre de missions, certainement irréalisables dans leur combinaison. Cet opus aquatique se révèle plus retors et imprévisible que son cousin dans l’espace !

Séance de MARDI 07/12/2021 à Servel

Le 7 décembre 1970, Willy Brandt se rend en Pologne, premier chancelier allemand depuis la guerre à faire ce geste, et signe le traité de Varsovie normalisant les relations entre les deux pays. Par ce traité, la République Fédérale d’Allemagne reconnaît la frontière germano-polonaise Oder-Neisse, imposée par les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale.

Après la signature, le chancelier se rend au Mémorial du résistant juif du ghetto, pour un dépôt de gerbe. Il se recueille et s’incline, puis, à la surprise générale, contre toutes les règles protocolaires, ploie les jambes et se met à genoux. Pendant de longues minutes, il demeure dans cette attitude d’humilité inhabituelle aux hommes d’État, faisant acte de contrition, dans un silence de cathédrale seulement interrompu par le crépitement des photographes. Un acte au nom du peuple allemand : en 1943, Willy Brandt, loin d’être nazi, luttait en Scandinavie contre la Wehrmacht.

Ce geste, et plus généralement sa politique d’ouverture à l’Est, lui vaudront de recevoir le Prix Nobel de la Paix, un an plus tard, à Oslo.

51 ans après, dans un tout autre registre, la soirée de Parties Civiles commença par une visite protocolaire d’étudiants de l’ENSSAT sollicitant audience auprès de notre président débonnaire. Bien que son secrétariat particulier n’eût pas été sollicité au préalable, l’audience fut accordée sur le champ, et un concordat  scellé, marquant la double alliance de Parties Civiles, au festival Jap’n Trégor pour l’animation de jeux japonais que nous sommes nombreux à apprécier, et au festival Fest 4 Game pour des raisons évidentes.

Table 1, dite « Format Normandie » : à Innovation, un farouche combat opposa en format 2 * 2 la paire Lucas / François à Felix / Vincent. Après une domination initiale de Lucas et François cette partie faillit basculer sur la fin, alors que Vincent allait dominer l’âge 9 mais se fait souffler la moitié de son influence et, au tour d’après, la carte Bio-Energie donne une victoire immédiate à ses adversaires, fortement pourvus en pommiers (« Si un joueur en a moins de de 3, celui qui en a le plus gagne »).

Table 2, dite « Si proche, si loin » : Neox ressort El Dorado pour un voyage au long cours et une soirée en douceur avec Camille et Xel. Il mène l’ensemble de la partie, mais se fait souffler la victoire par Xel, qui coiffe Camille au poteau.

Table 3, dite « Relations normalisées » : Tandis que la table 2 se répand en prolégomènes sur ses perspectives d’avenir, la table 1 enchaîne sur The Crew Mission sous-marine – qui, après la partie épicée qui les opposa, fit office d’une crème dessert dont on se ressert à l’envi pour lisser les passions brûlantes.

Séance de VENDREDI 03/12/2021 à Servel

Le soir du 3 décembre 1973, André Escaro, dessinateur et administrateur du Canard enchaîné, sort d’un cinéma et vient récupérer sa voiture, passant par hasard devant les locaux où l’hebdomadaire doit s’installer après la fin de travaux. Il y aperçoit de la lumière, surprend deux faux agents de la paix en uniforme munis de talkies-walkies, et, au troisième étage, deux plombiers en pleins travaux. Ceux-ci sont en réalité des agents de la DST occupés à installer des mouchards dans les bureaux.

Malgré des preuves irréfutables fournies notamment par le Canard lui-même (trous dans le mur pour cacher les équipements d’écoute, plaques d’immatriculation maladroitement camouflées des véhicules des plombiers prouvant que ceux-ci appartiennent à la police, témoins reconnaissant les « plombiers », ces agents démasqués menaçant de tout révéler s’ils sont poursuivis par la justice), la DST nie les faits alors que « les plombiers » ont reçu l’ordre de rester chez eux ou de partir en vacances. Le ministre de l’Intérieur Raymond Marcellin crie à la conspiration, mais, grâce à un informateur membre de la DST dégoûté de ces manœuvres, le Canard révèle que l’« opération Palmes » visant à sonoriser les locaux du journal a été diligentée par ses soins.

Un procès est ouvert, qui donnera raison à l’administration française, attendu que le Canard n’a été victime ni d’une violation de domicile car les locaux étaient inoccupés au moment des faits, ni d’une atteinte à la vie privée puisque « des journalistes ne peuvent avoir, dans un local professionnel, que des conversations d’ordre politique, général ou professionnel ». Le 7 février 1980, la Cour rejette l’ultime pourvoi en cassation de son avocat, Roland Dumas.

Depuis cet épisode, l’administration du Canard enchaîné a laissé par dérision une plaque en marbre (avec comme inscription « Don de Marcellin, ministre de l’Intérieur 1968-1974 ; ici, dans la nuit du 3 décembre 1973, des plombiers furent pris en flagrant délit d’installation de micros ») au-dessus du trou que les agents avaient percé pour y installer leurs équipements.

Vous souvenez-vous du Watergaffe ?

38 ans après, à Lannion, aucun besoin de diligenter des serruriers pour écouter ce qui se disait aux tables de Parties Civiles, et la liberté de la presse ne s’use toujours que lorsqu’on ne s’en sert pas.

Table 1, dite « Oreillettes en panne » : 2 longues années ont passé depuis la dernière fois où Mythotopia eut l’honneur de peupler nos tables. Ce jeu de deck building et de conquête conçu par Martin Wallace reste toujours aussi bon, et Thomas n’y a pas perdu la main. Rappelons le mécanisme original de fin de partie: moyennant le prérequis de 4 tables de récompenses vides, tout joueur peut déclencher la fin, pour autant qu’il gagne après avoir débouclé tous les combats en cours. Autant dire qu’il faut surveiller les échappées lorsque le prérequis est proche de se matérialiser. Or, dans cette partie, il y avait un échappé, et trois poursuivants qui ignorèrent consciencieusement les multiples warnings: l’épuisement rapide des récompenses, la sortie d’un « client » du peloton, et leur myopie collective qui les conduisit à s’attaquer mutuellement, comme pour viser seulement le premier accessit. A croire que leur oreillette était en panne…. Thomas (49) n’eut donc aucune difficulté à franchir la ligne, pendant que, beaucoup plus loin sur la route, le peloton était réglé par Xel, 37, devançant François, 33, et Samuel, 32.

Table 2, dite « Palmes d’or » : Neox y fait découvrir Brazil Imperial – un pur 4X, comme on dit dans le milieu (eXploration, eXploitation, eXpansion et eXtermination) qui revisite l’histoire du Brésil. Tout y est, on va peu à peu se développer, choisir entre plusieurs voies stratégiques : commerciale, géographique, militaire. Aucune n’est mauvaise, aucune n’est plus forte qu’une autre. Tout est question d’adaptation, d’appréciation. Au contraire de nombreux 4X, le plateau est modulable, constitué de pièces que l’on assemble, et le livret de règles propose de nombreuses variantes de configurations. Le tour de jeu est aussi rapide qu’un 50 m de Cesar Cielo, et c’est Olivier B qui touche le mur devant le monde: Neox donc, Mickaël et Olivier L. Avait-il revêtu des palmes d’or ?

Table 3, dite « Territoire sans surveillance » : là aussi, pas mal d’eau avait coulé sous les ponts depuis les 1022 jours qui nous séparent de la dernière partie de Tzolk’in – Le calendrier maya. JiBee, un autre revenant, était à la manœuvre, mais, culminant à 62, il se fait surprendre par Vincent II (65), et Adriane (60) était aussi sur ses basques. Notre ancien dirigeant chuta faute d’avoir assuré la surveillance de son territoire.

Table 4, dite « Ecoutes brouillées » : Dans la grande série des jeux avec des dessins à interpréter (Mysterium, Similo, Dixit, Codenames pictures…) voici Paranormal detectives dans une partie qui rassemble Lucie, François-René, Vincent et Xof. Ils ont passé la soirée à se brouiller l’écoute, perdant deux parties de suite avec 4 indices découverts sur 5.

Séance de MARDI 30/11/2021 à Servel

Logotype officielLe 30 novembre 2015 ans débutait la Conférence de Paris sur le climat (COP 21), au Bourget, quelques jours seulement après les attentats ayant ensanglanté Paris et Saint-Denis, en présence de nombreux chefs d’État et de gouvernements venus du monde entier. Un accord international sur le climat, applicable à tous les pays, y sera validé par tous les pays participants, fixant comme objectif une limitation du réchauffement mondial entre 1,5 et 2 degrés d’ici 2100.

6 ans après, à Lannion, on frissonnait, mais, comme chacun sait, il ne faut pas confondre la météo et le climat: les objectifs de l’accord Paris s’éloignent un peu plus chaque année, engendrant des frustrations. Ce sentiment, dont on vit des exemples sur nos tables ce soir, résumera parfaitement la soirée de certains.

Table 1, dite « Objectif inatteignable » : à Ashes, tout se passe en triangle: on doit taper sur son voisin de gauche. Mais il faut les bonnes cartes et quelques cartouches pour cela. Xel, ne les a pas eues, ne pouvant rosser Félix, et se faisant molester par Jimmy. Mollement défendue par Félix qui agissait dans le pur intérêt d’écarter son rival, elle vit à chaque tour ses objectifs devenir plus inatteignables. C’est comme de juste Félix qui sortit victorieux d’un triangle qui n’avait rien d’amoureux, se parant, séance après séance, du costume de l’homme à battre.Default

Table 2, dite « Les frustrés » : nous redécouvrons El Dorado, un jeu de course familial de Rainer Knizia de 2017, régulièrement placé sur nos listes d’achat collectif, mais jamais gagnant: du coup, c’est Neox qui l’a acquis. Chaque joueur incarne un aventurier qui doit traverser la jungle, des rivières et des villages indigènes et trouver le meilleur chemin pour atteindre l’El Dorado. Il progresse à l’aide de cartes (machette, pagaie, or…) et peut enrichir son deck en achetant une nouvelle carte à chaque tour. Le double intérêt du jeu est sa facilité d’apprentissage, bon choix pour un mardi, et sa rejouabilité puisque la carte peut changer à chaque partie. On n’oubliera pas le côté interactif, car on peut bloquer un adversaire en lui bouchant le passage. Trois parties furent jouées. La première vit François à l’orée de la victoire mais Dom le « traversa » grâce à une carte magique, pendant que Neox ruminait sa frustration d’être coincé sans machettes dans la forêt (« it’s not easy being green »). Sa frustration perdura sur la deuxième, où il vit Neox le passer in extremis alors qu’il avait magnifiquement négocié un rapide avec quatre pagaies, pendant que ses concurrents faisaient le grand tour. Dans la troisième, sa frustration eut pour cause l’absence d’une carte Capitaine pour lui faire franchir un bras de mer, et c’est Dom qui fut frustré en étant passé sur le fil par Neox.

Séance de VENDREDI 19/11/2021 à Servel

À la fin du règne de Louis XIV, le 19 novembre 1703, un mystérieux prisonnier meurt à la Bastille. Il est enterré quelques jours plus tard sous le nom de Marchiali.  Cet homme d’une cinquantaine d’années aurait vécu en prison pendant deux ou trois décennies, d’abord à Pignerol, une forteresse alpine située entre Briançon et Turin, jusqu’en 1681, puis transféré au fort d’Exiles, dans le Piémont, jusqu’en 1687, puis à Sainte-Marguerite de Lérins jusqu’en 1698, enfin à la Bastille… toujours sous la surveillance du même geôlier, Bénigne Dauvergne, dit Monsieur de Saint-Mars, ancien mousquetaire.

Huit ans après sa mort, la princesse Palatine, belle-soeur du roi de France, le fait sortir de l’anonymat en le présentant dans sa correspondance comme un milord anglais qui aurait comploté contre la France. La littérature et la légende vont s’emparer du personnage et le rendre célèbre sous le surnom de «Masque de fer» car nul n’a jamais pu voir son visage caché par un masque de velours noir (et non de fer).

Son identité ne tarde pas à susciter bien des hypothèses. Est-il le frère jumeau de Louis XIV, comme l’a prétendu Voltaire, ou le fils adultérin d’Anne d’Autriche et du duc de Buckingham ? Est-il, comme le croient d’autres, le duc de Beaufort, un bâtard du roi Charles II d’Angleterre, le comte de Vermandois ou le surintendant Fouquet  ? Dumas a fait revivre dans Le vicomte de Bragelonne l’hypothèse d’un frère jumeau de Louis XIV né huit heures après ce dernier.

La plupart des historiens s’accordent aujourd’hui pour reconnaître dans le «Masque de fer» un agent double, le comte Ercole Mattioli (ou Antoine-Hercule Matthioli) en s’appuyant sur une lettre datée de 1770 et signée d’un certain baron Heiss. Secrétaire d’État du duc de Mantoue Charles IV de Gonzague, il aurait trahi son maître ainsi que le roi de France en révélant aux Espagnols des négociations secrètes relatives à l’acquisition par la France de la place forte de Casal. Louis XIV l’avait alors fait enlever à Venise et écrouer en 1669, en veillant toutefois à ce qu’il vive toujours dans une confortable aisance. Mais il n’est pas exclu qu’un domestique, tenté par cette vie de coq en pâte, ait bien voulu prendre la place du comte et permettre à celui-ci de reprendre sa liberté à l’insu de tous…

318 ans plus tard, les masques de velours, ou d’autres étoffes plus « covid-friendly » et contemporaines, s’étalaient sur les tables de Parties Civiles.

Table 1, dite « Main de fer, gant de velours » : retour d’Iki, de plus en plus classique sur nos tables, et qui séduit toujours plus d’adeptes sous la férule de Mickaël, qui explique les règles avec un gant de velours mais broie ses adversaires d’une main de fer: 110 points pour lui ce soir, grâce à un bâtiment lucratif et beaucoup de points d’expérience. Mais Adriane, 99, Vincent, 88, et Marianna, 76, n’ont pas déparé cette table enlevée.

Anno 1800Table 2, dite « Face à face » : on se pressait à la table d’Anno 1800, pour découvrir cet opus inconnu du célèbre Martin Wallace. Les places avaient été cochées dès l’annonce de Julien. Ce dernier fit bonne figure, mais son expéditions à Lannion échoua face à l’efficacité redoutabel de Neox. Baptiste et Daman n’ont pu qu’observer de loin ce duel de maîtres.

Table 3, dite « Patience et longueur de temps » : Le coopératif Zelda réunissait Jimmy, Fabrice, Samuel et Olivier L. Après avoir longtemps subi, ils ont fini par l’emporter.

Table 4, dite « Résultat masqué » : Dans cette table de Through the ages, Nicolas et Olive voyageaient dans le temps. Le compte-rendu de leur joute sera ici publié dans quelques années lumière.

Table 5, dite « Fausses jumelles » : à Res Arcana Fred mate sans coup férir Benoît et Olivier B. On remet le couvert avec Xel, et l’affaire se corse, mais il triomphe quand même.

Table 6, dite « De fer et d’os » : les braves enquêteurs découvrent un nouveau cycle d’enquêtes de Sherlock Holmes: Detective conseil .Tout le  monde a répondu à l’appel, certains sur le retour comme Thomas ou, à l’inverse sur le point de voguer vers d’autres cieux, telle Maïwenn. Ils accompagnent Dom, Yona, Elouann, Vincent, François, Camille pour apprendre tout d’abord pourquoi on ne fait pas de fromage au lait de truie. Car oui, nos enquêteurs sont multi-cartes. Spoiler: la réponse tient en trois « C » (Contenu, Caractère, Caséine). Le score mirifique de 105 couronna cette enquête très réussie sur l’épisode 2 de cette nouvelle saison (certains ayant déjà joué le 1).

Table 7, dite « Héros de conduite » : un Codenames clôture cette soirée avec, pour les Rouges: Dom, Thomas, Maïwenn, Vincent, Xel, et chez les Bleus: François, Yona, Elouann, François-René, Fred

  • Bleus 1-0 : belle maîtrise du maitre-espion François-René, qui, sur le dernier coup, donne un indice facile en 1 qui, sur le second mot, a pour effet d’orienter ses partenaires vers le mot sur lequel ils avaient hésité (Or pour Communion)
  • Rouges 1-1: malgré un joli Palestine 4 (Croissant, Colonie, Plan, Coffre), le maitre-espion François échoue à faire deviner Coffre par deux fois, et se fait devancer par Thomas, qui débordait d’indices alimentaires
  • Rouges 2-1: Xel sauve les rouges, en perdition sur un indice évoquant un pilote finlandais des années 1980 (Juha Kankunen pour les intimes), en cochant Volant et Neige, poursuivant une série bien entamée sur un faisceau d’indices très concordants de Dom, qui renonce ensuite à lancer Mara pour Bout et Ficelle (indice illégal car ne portant pas sur le sens) et utilise à la place le subtile Nouer ! Malgré une tentative désespérée de choisir un indice au hasard, les Bleus doivent céder sur la fin.

Séance de VENDREDI 12/11/2021 à Servel

Le 12 novembre 2014, plus de dix ans après avoir quitté la Terre, et à 510 millions de kilomètres d’elle, Philae se pose sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko. Il s’agit du premier atterrissage contrôlé sur un noyau cométaire. Ses instruments envoient les premières images jamais obtenues depuis la surface d’une comète. En raison de la défaillance du propulseur qui devait plaquer Philae au sol qui ne s’est pas déclenché, et de celle des deux harpons qui devaient l’ancrer au sol qui ne se sont pas déployés, le robot a rebondi deux fois avant de se stabiliser à environ un kilomètre du site initialement prévu, en position quasi verticale. Pour cette raison, les deux instruments de mesure dédiés à l’analyse du sol ne sont pas immédiatement mis en service, les scientifiques ayant dans un premier temps préféré éviter de provoquer un rebond ou une rotation du module: au vu de l’attraction gravitationnelle de la comète, les cent kilos terrestres de Philae équivalent à un objet d’une masse d’un gramme sur Terre.

Parce que la NASA ne plaisante pas avec la sobriété numérique, les données acquises sont stockées dans une mémoire de masse d’une capacité de deux fois 12 Mo et transmises à l’orbiteur lorsque celui-ci est visible à l’aide d’un émetteur radio bande S d’une puissance d’un watt au débit de 16 kb/s.

La notoriété de Philae fut telle que le labrador de compagnie du Président Hollande prit le nom de l’atterrisseur à la Noël 2014.

7 ans plus tard, il y avait assez peu de gravité sur les tables de Parties Civiles.

Table 1, dite « Débutant accepté, expérience exigée » : Iki, qui est en passe de devenir un classique sur nos tables, et les parties n’y sont jamais les mêmes en fonction des stratégies suivies par chacun. C’est le type de jeu où, le score final étant un total de points issu de plusieurs catégories, il importe de bien choisir des batailles. Il faut aussi veiller à nourrir ses artisans et éviter les incendies. Ces derniers sont particulièrement redoutables, mais on peut s’en protéger en se cachant derrière un joueur qui a déjà une bonne protection – mais c’est sans compter quelques twists imprévus, comme cette action qui permet d’intervertir au choix de cartes sur le plateau ! Le petit Paul suggéra cette action à François, avant d’être victime du choix des cartes interverties. Le silence peut être d’or dans l’univers feutré d’Edo. Cette partie très enlevée se conclut par un score serré, comme le montre la feuille de score. Paul s’est focalisé sur les poissons, mais ils ne lui ont apporté que 18 de ses 89 points. Mickaël a brillé sur la piste d’expérience avec 58 points, mais pas ailleurs, et culmine à 93. François réussit un coup de maître avec un bâtiment à 32 et termine premier dauphin. Quant à Olivier L., il réalise pour sa première l’exploit d’égaler le record absolu détenu par Axel, avec 118, grâce à une expérience très élevée, mais aussi un beau duo à 26 de pipes et de blagues à tabac.

Table 2, dite « Voyages voyages » : , jeu d’enchères de Noël revient à l’initiative de Xel, mais qui, plombée par des cartes enchères très défavorables et un Râ très présent, atteint péniblement 8 ! Xof fait bien mieux avec 28, mais Olive règle tout le monde avec 37. Elle prend une revanche éclatante à Pillards de la mer du Nord, à 74, devant Xof 58, et Olivier, 54.

Table 3, dite « Aventures spatiales » : Frank apporte Cartaventura, une collection de jeux de cartes narratifs où les joueurs vivent ensemble une aventure historique dans un espace chaque fois différent. C’est Fred qui se révèle le plus audacieux, dans une table où figuraient aussi Guillaume et Olivier B.

Table 4, dite « Chat botté » : Dans cette première table de Root, Samuel s’impose en beauté avec les chats, devant Fabrice, meneur des Taupes. Nicolas II a apprécié le voyage.

Table 5, dite « Frictions et frottements » : Deuxième table de Root pour F-R, Vincent, Maïwenn et Dom. Avec l’extension du Monde Souterrain, encore plus de factions parmi lesquelles choisir. François-René expérimente les Taupes tandis que les autres font dans le classique : Marquise de Cat pour Dom, Oiseaux pour Vincent et Alliance de la Forêt pour Maïwenn. On utilise une des nouvelles cartes avec des chemins que l’on peut ouvrir entre certaines clairières. Les taupes ont une force de frappe particulièrement mobile, rapidement F-R a pu envahir n’importe quelle clairière avec 4 guerriers au début de son tour, tout ça en creusant des galeries et s’affranchissant des règles de mouvement habituelles. Vincent part du coin opposé à Dom et se frotte très vite à Maïwenn qui, après avoir fait sauter très vite une clairière, se retrouve dans l’impossibilité d’envoyer ses troupes plus loin, surtout que, la leçon ayant porté, ses jetons de sympathie non protégés sont aussitôt détruits. Dom développe sa machine industrielle et garnit son coin de bâtiments qui envoient des renforts tout en marquant des points. Il se frictionne bien avec F-R mais chacun parvient à affaiblir une grosse attaque de l’autre avec une embuscade. Vincent de son côté garnit son tableau quasi-exclusivement de cartes Oiseau, les plus polyvalentes. Mais en multipliant les recrutements de troupes sans jamais choisir d’action de combat, il ne peut pas beaucoup peser sur l’équilibre des peuples sur le plateau. Au final, malgré une belle remontée tardive de F-R qui score 2 PV par tour une fois que toutes ses taupinières sont déployées, on assiste à l’implosion de la dynastie des piafs après beaucoup de croassements et peu après Dom atteint les 30 PV marquant sa victoire

Table 6, dite « Connexions bas débit » : en fin de soirée, F.R., Maïwenn et Vincent s’essaient à trouver un monstre en jouant sur les dissemblances comme les ressemblances des Similo monstres. Votre narrateur quitta les lieux avant qu’ils puissent engranger une victoire faute d’avoir communiqué avec un débit suffisant.

Séance de VENDREDI 05/11/2021 à Servel

Le 6 novembre 1928, Herbert Hoover était élu 31 ème Président des Etats-Unis. Il avait commencé à se faire connaître lors de la première guerre mondiale, chargé par le président Wilson d’assurer les approvisionnements alimentaires des américains après l’entrée en guerre du pays. Hoover organisa le rationnement en imposant une journée sans viande (le mardi), puis une journée sans blé (le mercredi) et enfin une journée sans porc, tandis que la consommation de sucre fut ramenée à trois livres par personne et par mois.

À propos de ces restrictions, il déclarait : Dans cette urgence, seul le mode de vie le plus simple est patriotique.

L’optimisme régnait pendant la campagne électorale, dont le slogan démocrate était: A chicken in every pot, a car in every garage.

On sait hélas que cette perspective ne résista pas à la grande dépression, qui emporta Hoover dans la débâcle lors de sa campagne de réélection, au profit de Roosevelt et de son New deal. La réputation de Hoover déclina ensuite au fur et à mesure que son conservatisme s’exacerbait contre le socialisme et l’atteinte aux libertés qui avaient, selon lui, gagné le pays.

93 ans plus tard, il y avait un jeu sur chaque table de Parties Civiles, et cela suffit bien à notre mode de vie.

Table 1, dite « Vendredi c’est sashimi » : nous sommes à Iki, c’est vendredi, le poisson fleurit sur les étals, et les chalands se pressent, parfois venus de fort loi, à l’image d’Axel. Les mauvaises langues diront qu’on le laissa gagner avant de regagner sa contrée, et le fait brut est irréfutable : ses 118 points signèrent une victoire probante. Olivier B, 104, Mickaël, 98, et Baptiste, 88, eurent-ils vraiment telle prévenance, ou bien ne furent-ils que les victimes de la jeunesse triomphante ? Quand les faits nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs !

DefaultTable 2, dite « Christmas is coming » : tout vient à point à qui sait attendre: depuis 1999 et sa naissance, , jeu d’enchères très original n’avait point eu l’honneur de nos tables, et c’est en avant première que nous fut dévoilé cet achat de Noël ! Mais impatience est mauvaise conseillère: une première partie fut jouée avec deux erreurs de règles, l’une, bénigne, qui inversait la carte Rivière et la carte Crue, et l’autre, majeure, qui faisait jouer leur tour aux joueurs qui ne pouvaient enchérir. Samuel remporta cette partie, mais on convint de remettre le couvert dans les règles de l’art, et le résultat fut très différent: victoire indiscutable d’Adriane (40), devant Dom (32), François (30), Samuel (29), Olivier L (22). Mais dans les deux cas, les rires fusèrent autour de la table, accompagnés par des Râ !! sonores émanant des joueurs repus et invitant au tirage de la carte du Dieu égyptien qui précipite les enchères, et donc la fin de la manche.

Table 3, dite « Rationnements volontaires » : A l’invitation de Neox, La baie des marchands déploie son imposant plateau et son matériel parfaitement asymétrique avec 4 rôles différents. A ce jeu où une partie de la stratégie consiste à provoquer le rationnement des adversaires en faisant échouer le retour au port des bateaux des marchands, Neox opte pour le forgeron, et avec 196, marque au fer rouge l’alchimiste choisi par Xel (117).La Baie des Marchands - Vin d'jeu

Table 4, dite « Épices sans racines » : à défaut d’une partie de Root attendue mais qui ne vint jamais, quatre joueurs prennent place à la table de Dune imperium. François-René s’adjuge la victoire (8), devançant le petit Paul, 7, le Doc (5) et Vincent (5 également mais battu au départage).

Table 5, dite « Réputation flatteuse » : une partie finale de Codenames. opposa les Rouges (Axel, François, Vincent) et les Bleus (Dom, François-René, Xel). Victoire sans appel des Rouges, qui dans la première manche, firent appel à des personnes à la réputation flatteuse, bien qu’aux profils variés: Steve Jobs (Écran, Clavier, Noir), Louis XIV (Cour, Palais, Glace) et Albert Einstein (Temps, Carré). A noter que deux propositions d’indices de François furent repoussées sans pitié dans le dernier cas (Room 25 et Tété). Dans la seconde, la Tentation de Vincent (Nœud, Enceinte, Film, Croix, Ile), fruit d’une triangulation audacieuse, plia le match.

Séance de MARDI 02/11/2021 à Servel

Le 2 novembre 1721, Pierre Ier le Grand (1682-1725) prend le titre d’Empereur de toutes les Russies, le Tsarat de Russie devenant l’Empire russe. Au cours du dix-huitième siècle, après une longue guerre avec la Suède, il obtient un accès à la mer Baltique, et fait construire Saint-Pétersbourg, qui devient à compter de 1712 la nouvelle capitale, symbolisant ainsi l’ouverture du pays vers l’Europe. Ce régime perdurera jusqu’à la révolution de 1917.

400 ans après, à Lannion, aucun tsar ni empereur pour une séance de Parties Civiles ouverte par un président débonnaire.

Table 1, dite « Armée rouge » : Une armée de joueurs s’attaque à la planète rouge avec Mission Planète rouge, un jeu chaotique par essence, mais qui l’est plus encore à six, où la lutte pour le contrôle des territoires martiens devient féroce. Lucas tire superbement son épingle du jeu avec 45, devançant Neox, 32, Vincent, 29, François, 25, Dom, 20 et Xel, 11. Lucas remplacé par Axel, un Just One conclut la soirée sur un mode ludique où l’indice formé par (Jambon, Coiffeur, Feu) resta une énigme.

Table 2, dite « Rouge sang » : un nouveau jeu fait son apparition sur nos tables, Swords of sorcery – un bon dungeon crawler coopératif. Cette première se solda par une victoire, couronnée par l’explosion sanglante d’un gobelin derrière une porte. Olivier B. s’est employé à nettoyer le paysage, sous le regard admiratif de ses compères Axel et Jimmy.

Sword and Sorcery - Les Âmes Immortelles

Sortie de DIMANCHE 31/10/2021 au TRUC Café

Le 31 octobre 1517 était placardé à la porte de l’église de la Toussaint à Wittemberg une liste de propositions (les 95 thèses) rédigée par Martin Luther, qui sera à l’origine de la Réforme protestante dans le Saint-Empire romain germanique. Les 95 thèses portent principalement sur l’une des questions clés pour Luther : la pratique grandissante de la vente des indulgences par l’Église catholique, autorisée par le pape Léon X pour financer la construction de la basilique Saint-Pierre de Rome. La rédaction du document aurait principalement été inspirée par les abus du moine dominicain Johann Tetzel, avec lequel Luther entretiendra une controverse au cours de l’année 1518.

Luther a rédigé ses 95 thèses comme support pour un débat, une dispute théologique, pratique courante à l’époque. Conçues pour être diffusées dans un cercle restreint de théologiens, leur succès aurait surpris Luther lui-même. Les 95 thèses seront ensuite imprimées en grande quantité et largement diffusées. Devant leur retentissement, les autorités religieuses hésitent cependant à condamner Luther, qui continue de débattre avec les théologiens défendant la position de Rome. Par la bulle Exsurge Domine du 15 juin 1520 , le pape Léon X demande à Luther de retirer 41 « erreurs » qui s’opposent à la doctrine officielle dans un délai de 60 jours, mais il ne condamne pas explicitement les thèses. Luther entre alors ouvertement en conflit avec l’Église, et brûle publiquement la bulle en décembre. Il est excommunié au début de l’année suivante.

504 longues années après, Parties Civiles placardait son blason sur les murs du Truc Café, écrin insolite d’un « Dimanche on joue ! » dont nous avions été privés de longs mois (27 précisément) suite aux confinements. Ce blason ne comportait qu’une seule thèse: Amusez-vous !

Dans un décor aux couleurs d’Halloween et aux costumes évocateurs de certains consommateurs (mais c’est surtout les gens normaux qui étaient grimés, les ludopathes n’ont pas besoin de se travestir pour paraître bizarres), les joueurs se sont fait servir par un tenancier « jovial et bavard » moult bières aux noms inquiétants, mais aussi de vraies boissons comme le cidre, et des morceaux de chair d’un attribut du diable (du saucisson au porc, donc). Et, bien sûr, certains ont profité de la magnificence des tables élégamment décorées d’un napperon de crêpe noir par notre bien-aimé Président pour y jouer. Betrayal at house on the hill et Paranormal activity y furent ainsi repérées, entre autres, et ce n’était qu’un début : la soirée s’annonçait épouvantablement longue.

https://cdn.discordapp.com/attachments/695980696576983123/904395500072099840/IMG_0754.jpg

 

 

Séance de VENDREDI 29/10/2021 à Servel

Asterix - Postal Card 2002 Editions d'Art Albert René Goscinny Uderzo - HM223 In Britain after the rain...Le 29 octobre 1959, depuis un appartement de Bobigny, le scénariste René Goscinny et le dessinateur Albert Uderzo donnent naissance au personnage d’Astérix, l’irréductible gaulois. La série voit sa première parution dans le premier exemplaire de la revue Pilote. Elle met en scène en 50 av. J.-C. (peu après la conquête romaine) un petit village gaulois d’Armorique qui poursuit seul la lutte contre l’envahisseur grâce à une potion magique préparée par le druide, cette boisson donnant une force surhumaine à quiconque en boit.

62 ans plus tard, dans un petit village breton, quelques irréductibles joueurs poursuivaient la lutte contre l’envahissement de l’ennui.

Table 1, dite « Il est frais mon poisson ! » : à Iki, nous voici transportés à Edo, le Tokyo de l’époque, pendant la période du même nom (1603-1868), dans le quartier de Nihonbashi, où se trouve le marché le plus animé de la ville avec ses artisans, commerçants et autres poissonniers. Mickaël (67) pourvoit le jeu mais s’y fait battre par Olivier B (83), sous l’oeil admiratif de Vladimir (60).

Table 2, dite « Rendons à César » : deux tables du même jeu jouées le même soir, c’est rare, mais cette seconde d’Iki se distingue par sa fréquentation présidentielle. Notre ancien président persiste en effet à visiter nos tables, pour le plus grand plaisir de nos adhérents, et leur plus grand désespoir aussi car avec 89, il infligea une correction à Adriane (69) et Olive (63).

Table 3, dite « Boucliers arvernes » : Dans l’imposant écrin de l’aquarium, un décor majestueux d’arbres forment le réceptacle de la bataille de Guadalcanal de Bolt Action. De cette exposition, Baptiste était le commissaire, mais il fut battu par Olivier L., sous le regard médusé de Florent.

Table 4, dite « Deux légionnaires » : six joueurs prennent place à la table de Room 25. Parmi eux, deux traîtres, Dom, qui se révèle tôt en profitant de l’opportunité de pousser Xel dans un feu brûlant, bientôt suivi par François, qui, par une manœuvre tout aussi opportuniste, envoie Camille griller aux enfers, signant une victoire éclair. Une enfant à la parole libre du nom de Lucie fut épargnée mais emportée dans la défaite des prisonniers, tout comme un jeune éphèbe connu sous le nom de F.-R..
Les mêmes enchaînent par un Just one, où François se morfondit de n’avoir trouvé qui se cachait derrière (Multicolore, Coloré, Plume, Pastis, Ventriloque, Pirate), puis par un Celestia qui donna lieu à une arrivée serrée (F.-R. 56, Xel 50, François 46, Lucie 45, Dom 42).

Table 5, dite « Dolmen en cours» : A Splendor, Jibee mate Olive et Lucie. Si l’on compte bien, c’est ça sa troisième victoire de la semaine, de quoi construire un dolmen.

Table 6, dite « Recherche potion magique désespérément » : au bout de la nuit, Xel, Dom, F.-R. et François s’attaquent aux redoutables missions de The Crew Mission sous-marine, réussissant la première mais se cassant les dents dès la deuxième (aucun pli ne doit être lancé par une carte rose ni un atout), qui requiert une combinaison de chance et de tactique, et certainement une petite goutte de potion magique !