Séance de VENDREDI 13/01/2023 à Servel

En ce vendredi 13, on compta au moins de 21 participants à la soirée galette des rois de Parties Civiles, dont pas moins de trois nouveaux membres ! Dans la Bible, Jésus fut crucifié un vendredi. La veille au soir, pour son dernier repas, la Cène, Jésus convia ses douze apôtres, ce qui fait treize. Judas est désigné comme le treizième, le traître. Un tel sort funeste ne fut pas promis à notre Président qui, en préambule à cette cène païenne, prononça le discours à la fois le plus bref et le plus inattendu de notre riche histoire. Puis, on joua, mais on n’en avait pas fini avec les libations, le cidre et le rhum arrangé vanille échauffèrent les esprits jusque tard dans la nuit.

Table 1, dite « Tradition brisée » : ambiance rhum-vanille à cette table où prend place Marie-Anne, son instigatrice. Thomas ressort le Brass historique et les lumières clignotent dans les yeux de Xel et François, en souvenir de temps anciens et de fonds de culotte usés à bâtir rails, canaux et autres manufactures. Le score canon de 467  couronne une prestation collective de haut vol. Marie-Anne (104) réussit 2 chantiers navals, ce que personne d’autre ne tenta, François (110) eut une feuille de score équilibrée à laquelle il ne manqua qu’un soupçon d’audace, Thomas (126)  se distingua par de puissantes manufactures, mais se fit souffler la victoire par Xel (127), qui, en soufflant la victoire aux jaunes, brisa là une tradition au moins décennale.

Table 2, dite « Terre promise » : à la table de Galileo, Matthieu s’impose sans faiblir avec 62, laissant Benjamin (48), Evan (42) et Nicolas (41) dans son sillage, dans une partie deux fois plus rapide que la semaine précédente.

Table 3, dite « Des souris et des hommes » : Première sortie pour Aftermath, promis à un avenir radieux en mode campagne. La soirée prend un air murin pour Fabrice qui se retrouve avec Lise, Dom et Marc pour découvrir ce cousin de Mice & Mystics. Un jeu d’aventure coopératif et narratif, donc, où chacun incarne un rongeur et, en groupe, part mener des missions dans un monde ravagé et débarrassé des humains. Mais pas des nuisibles, puisque toutes sortes d’autres animaux se chargent de compliquer la vie des petits aventuriers à fourrure. Pour cette mission de découverte, il s’agissait de partir à l’assaut de la carcasse d’un distributeur de friandises et d’en ramener au camp de base un sachet d’oignons grillés. A son tour on peut faire quelques actions en dépensant une main de 5 cartes dont la force va de 1 à 3. La possibilité de passer des cartes à un autre joueur incite à une vraie planification commune en tirant parti de la position et des aptitudes/équipements de chacun. Cette première mission a été couronnée de succès tout en laissant une sensation de presque trop facile, en particulier parce que la seule mauvaise rencontre a été avec une nuée de cafards dont Lise et Fabrice sont venus à bout. A mieux explorer aussi une prochaine fois, l’horloge dont l’écoulement inexorable accroît les risques de mauvaise rencontre. Peut-être lors d’un prochain épisode de la campagne, mode de jeu privilégié pour Aftermath.

Table 4, dite « Sainte Russie » : à Twilight struggle, les Russes (Franck) se jouent des américains (Mickaël).

Table 5, dite « Pour les siècles des siècles » : cette table de Massive Darkness accueillait Samuzl, OlivierB, Théophile, pour sa première apparition sur nos tables, mais remplacé à la mi-temps par Jérôme suite à un autre engagement, et bien sûr François-René. Que croyez-vous qu’il arrivât ? Ce que vous voulez, car l’issue de cette partie restera dans les limbes pour les siècles des siècles.

Table 6, dite « Charité mal ordonnée » : dans cette aventure collective qu’est Marvel zombies, Neox a joué une carte personnelle, puis, ouvrant son cœur, s’est ouvert aux autres, ce qui a paradoxalement conduit ses équipiers (OlivierL, Gilles, Aurore, Baptiste-aux-mains-pleines, Steven) à une défaite inexorable.

Table 7, dite « Parfum d’antan » : c’est la soirée « oldies but goodies », et voici Dominion qui fait son retour sur nos tables ! Tristan s’adjuge deux parties au nez et à la barbe de Baptiste, Jérôme et notre nouvel adepte, Jakez.

Table 8 , dite « Même joueur meurt encore » : les protagonistes de la table 1 accueillent Mickaël pour un digestif Scout, où, dans les effluves rhum-vanille, Thomas (27) subit une fois de plus une domination féminine, Marie-Anne (28) figurant l’ange exterminatrice. François (25), Xel (22) et Mickaël (11) n’ont rien pu y faire.

Séance de VENDREDI 06/01/2023 à Servel

US Capitol invaded | Cartoon MovementLe 6 janvier 2021, des milliers de partisans se réunissent à l’invitation du président sortant Donald Trump, qui les incite à se lancer à l’assaut du Capitole dans une tentative de bloquer la certification des résultats du vote du collège électoral de l’élection présidentielle américaine de 2020 et la victoire de Joe Biden, alors que le congrès des États-Unis y est réuni pour effectuer cette étape finale du processus électoral.

2 ans plus tard, Parties Civiles prenait d’assaut la maison de quartier de Servel, mais les intentions des envahisseurs furent généralement pacifiques, nonobstant certaines humeurs restées belliqueuses…

Table 1, dite « Tout reconstruire » : Londres a été dévasté par e grand incendie, et tout est à reconstruire. C’est l’objet de London, un Wallace trop méconnu et pourtant très bon, avec son mécanisme original de reconstruction de la ville, qui ne doit exclure personne et surtout pas les pauvres. Deux stratégies s’y affrontèrent : Xel, en mode fourmi, utilisa seulement 4 piles, ne fit aucun emprunt, et n’eut qu’un seul pauvre à déplorer en fin de partie. La victoire lui revient à bon droit, 77 à 74 devant Thomas, qui adopta la stratégie cigale : deux emprunts et surtout 6 piles sur son étal qui multiplièrent ses pauvres, pour une pénalité de 9 PV à la fin, qui fut fatale. Quant à François, il bâtit 5 piles dont il ne fit rien d’utile, fit 2 emprunts sans but précis et qu’il remboursa par miracle : ses 57 points sont bien suffisants pour ponctuer cette stratégie brouillonne, mais en belle harmonie avec le célèbre brouillard qui enveloppe la Tamise.

Table 2, dite « Terre à défendre » : à la table de Galileo, Lucie l’emporte d’un petit point, devançant un aréopage de boomers (Jérôme et des deux Olivier), ce qui démontre une fois encore que, quand il s’agit de préserver la planète, les jeunes ont beaucoup à nous apprendre.

Table 3, dite « Capitulation en ordre » : Première sortie de Quartermaster 1914, dérivé du jeu équivalent sur la seconde guerre mondiale qui a déjà été vu une dizaine de fois à PC. Pour rejouer le conflit on a F-R (Autriche-Hongrie+Ottomans), Frank (Allemagne), JiBee (France+Italie), Dom (Royaume Uni+USA) et Christophe (Russie). Le jeu garde les principes de son cousin avec ses decks de cartes dont la taille et la composition reflètent les forces et les caractéristiques des parties au conflit. Il enrichit l’ancien mécanisme des cartes « Riposte » en permettant à chaque tour, en plus de son action principale, de jouer une carte face cachée devant soi : elle pourra être utilisée soit pour faire perdre 1 ou 2 cartes à un adversaire (en action bonus), soit au cours d’un combat pour défendre ses troupes et éviter leur élimination (sauf si l’attaquant contre-attaque lui même). On peut même la reprendre en main ce qui permet de bluffer et de changer de tactique en cours de partie.

La guerre a commencé par une expansion allemande à l’ouest : après une prise rapide de Paris, les français ont été réduits à l’impuissance mais les italiens ont résisté dans les Alpes sans être victimes de la flotte austro-hongroise déployée en Adriatique. Les russes et les autrichiens ont rapidement occupé toute l’Europe de l’est en s’affrontant sporadiquement. Les anglais, après avoir déployé deux flottes, ont mené des guerres économiques douloureuses contre l’Allemagne, la forçant à défausser une douzaine de cartes. Après voir réussi à défendre avec succès la Belgique, les allemands ont fini par abandonner ce front faute de cartes « construire une armée ». C’était le début de la fin, les territoires ont commencé à changer de camp sous la poussées de français revigorés puis l’écart aux points à se creuser une fois que toutes les cartes allemandes ont été épuisées. Une capitulation russe valant 5 PV a précipité la fin de la partie : avec une avance de 14 PV, les puissances alliées l’ont emporté au 15e tour.

Table 4, dite « Assauts et édifices » : première sortie sur nos tables pour Tiletum, nouveau jeu de la paire d’auteurs Luciani (Barrage, Grand Austria Hotel) / Tascini (Teotihuacan, Marco Polo), déjà vue en duo, entre autres sur le mystique Tzolk’in. Un jeu où la finalité est de combiner construction de maisons, cathédrales, blasons et colonnes, et où la patte des auteurs saute aux yeux. La mécanique de base est un draft de dés placés le long d’une roue : quand on prend un dé, sa position indique l’action qu’on va faire, sa couleur indique la ressource qu’on va recevoir, son chiffre indique combien de ressources on va recevoir de ce type, et la différence entre son chiffre et 7 indique la force de l’action ! Donc beaucoup d’éléments à surveiller, d’autant que les couleurs des dés et des ressources correspondantes sont légèrement différentes et proches à la fois des autres ressources ! Mickaël s’adjuge cette partie inaugurale devant Fred, Benjamin et le jeune Paul.

Table 5, dite « Mystique » : la table 1 enchaîne sur un petit Vodoo prince que François croit remporter à la dernière manche, comptant sur la coopération avisée de Thomas, mais celle-ci ne vint point car il termine dernier, et c’est Xel qui l’emporte 25 à 23, Thomas (17) finissant envouté par ce duel au sommet.

Table 6, dite « Un mariage et des enterrements » : rien de mieux pour conclure la soirée et commencer l’année nouvelle qu’un nocturne Codenames. Prirent place autour de la table les Rouges (Xel, Dom, Thomas, Jibee, Xof, Fred) et les Bleus (François, Paul, Franck, François-René, Benjamin).

  • Bleus 1-0 : une histoire d’eau se termine en naufrage, Jibee apprenant à ses dépends que l’indice Flotte peut faire penser à Eau plus qu’à Baleine
  • Bleus 2-0 : après une polémique sur un indice douteux Paris-Roubaix (Route, Pavé, Ville, Plateau), suite à un conciliabule en forme de quiproquo sur sa validité entre maîtres-espions, les Rouges se fourvoient sur le dernier mot, Grammes restant incompris pour Colle et Balance, tout autant que le précédent Mandale (Colle, Balance), qui eut l’audace de prendre les noms pour des verbes, et se termina par le choix du Pain, un indice que recherchaient déjà au coup d’avant le camp adverse avec Pizza.
  • Bleus 2-1 : encore un choix malheureux d’indice : après un début sur les chapeaux de roue avec l’indice Porno – qui ne visait pas Cœur, malgré la remarque candide d’un des protagonistes  (« Vu ce qu’ils  font, ils doivent être très amoureux »), les Bleus perdent avec Panache en se prenant pour Ravaillac : sur Henri IV, ils avaient bien identifié le Pot de la poule, mais aussi et surtout l’assassin Palais !
  • La partie se conclut sur un 2-2, l’assassin étant encore une fois choisi (Guide pour Tribu au lieu de Suisse) !

Séance de VENDREDI 23/12/2022 à Servel

Le 23 décembre 1588, Henri de Lorraine, duc de Guise, est assassiné sur l’ordre d’Henri III qui l’avait convoqué sous prétexte d’un prochain déplacement. Guise pense que le roi va enfin le nommer connétable. Alors que le duc passe dans la chambre du roi pour se rendre à ce cabinet, il tombe dans un guet-apens : huit membres de la garde personnelle du roi se ruent sur lui pour l’exécuter. Le duc parvient à riposter et blesser quatre adversaires avant de s’effondrer, percé d’une trentaine de coups d’épée et de dagues, le sieur de Loignac l’achevant en lui enfonçant son épée dans les reins.

Son corps est confié à Richelieu, grand prévôt de France, qui par commandement du roi, le fait dépecer par le bourreau puis brûler à la chaux vive avant que ses cendres ne soient dispersées dans la Loire. Le même jour sont arrêtés sa mère Anne, son fils Charles. Son frère Louis est exécuté puis brûlé, les cendres jetées à la rivière le lendemain. Quoique apocryphe, un célèbre mot historique est prêté à Henri III. Voyant étendu à ses pieds le corps de son ennemi qui mesurait presque deux mètres, le roi se serait exclamé : « Il est plus grand mort que vivant ! ».

À la tête d’un puissant réseau nobiliaire, le duc était devenu populaire pendant les guerres de Religion, se posant en défenseur de la foi catholique. Après avoir participé au massacre de la Saint-Barthélemy (1572), il s’illustre à plusieurs reprises sur le champ de bataille en combattant les protestants. Chef de la Ligue catholique (1584), il aspira à gouverner la France et réduire l’influence politique du parti protestant en France, en vertu du principe de catholicité de la couronne.

Sa mort provoquera indirectement l’assassinat du roi, qui meurt des suites de ses blessures 2 août 1589, après avoir été poignardé par Jacques Clément, moine dominicain ligueur, qui le considérait ennemi déclaré du catholicisme depuis qu’il avait commandité l’assassinat.

Quelques 434 années plus tard, la concorde régnait à Parties Civiles, alimentée par de savoureuses douceurs (vin chaud et gâteaux de Noël de Marie-Anne, fondant au chocolat de Frank), comme un avant-goût de Noël.

Table 1, dite « Guet-apens » : Comment résister à un Brass:Birmingham de Noël ? Aussitôt l’offrande émise par Thomas, les places s’arrachèrent pout tomber dans son guet-apens, et pourtant, les trois autres (Marie-Anne, Xel, Gilles) n’étaient pas venus faire de la figuration. Tous terminèrent entre 130 et 150, laissant cependant la précédence à la marque jaune de l’heureux propriétaire du jeu.

Table 2, dite « Exécution sommaire » : Yona, Dom, François et Vincent redécouvrent l’excellent Dune imperium – un jeu où le timing est important car la fin de partie se déclenche sur l’arrivée au score de 10 points de prestige. C’est ce que compris d’emblée François, qui asséna un rythme d’enfer à cette partie, s’octroyant rapidement le troisième meeeple personnel, gagnant régulièrement de lucratifs combats, et délaissant stratégiquement le marché des cartes. Ce blitz krieg culmina dans un combat homérique au dernier tour, où il écrasa l’ultime combat, pourvoyeur de 2 points de prestige, y déployant pas moins de 28 forces armées, 12 de plus que son poursuivant immédiat. Dom, 7, Yona et Vincent, 6, n’eurent pas le loisir de mettre fin à l’inexorable issue.

Table 3, dite « Dagues aiguisées » : dans le huis-clos en tête-à-tête de Twilight struggle Mickaël, à la tête des Russes, dame le pion à Frank l’américain, qui rata tous ses tirs : il ne suffit pas d’avoir les meilleures dagues, encore faut-il les aiguiser avec soin.

Table 4, dite « Patience et longueur de temps » : unis dans la quête d’un Massive Darkness François-René, Paul-le-jeune, et Olivier B se sont adjugé de justesse une victoire au long cours.

Table 5, dite « Loi salique » : La popularité de Scout ne se dément pas, et la table 1 met à profit sa fraîche connaissance du jeu pour remettre le couvert. Deux parties que Xel s’adjuge avec les excellents scores de 43 et 46. Venant après les vainqueurs masculins des deux séances précédentes, cette percée féminine brise la loi salique qui commençait à poindre.

Table 6, dite « Plus grands morts que vivants » : Cette soirée d’avant Noël ne pouvait se conclure sans un nocturne Codenames. Prirent place autour de la table les Rouges (François, Dom, Mickaël, petit Paul) et les Bleus (Frank, Yona, Vincent, François-René). Dans la première manche, François surprend par sa lenteur à imaginer les bonnes combinaisons, et son équipe perd sur le fil, faute d’avoir décrypté la pourtant splendide triangulation finale sur Bois 3 (Bouteille, Corde, Canne). Mais les Bleus chutent immédiatement après, l’assassin Tour étant touché dès le premier mot pour l’audacieux Magellan 6 lancé par l’intrépide Vincent. Cette défaite éclair donne lieu à un remake par les deux mêmes maîtres-espions, et Dom se met en phase avec ses partenaires, après un débat homérique sur Anorak (poche, neige, et non pas voile, défendu mordicus par le jeune Paul), mais cela ne suffit point, Vincent concluant sur un Moreno 1 pour Puce. Puis égalisation des Rouges à 2-2 sur un parcours maîtrisé par Mickaël, aidé d’une grille favorable.  La dernière manche se conclut par un deuxième assassin, Noyau, touché par les Bleus à l’issue d’un débat intense entre les ressorts intimes de la Physique (le noyau) et de la Chimie (l’électron). Deux fois morts avant l’heure, les Bleus ont fait preuve de panache, et terminent plus grands morts que vivants.

Séance de MARDI 20/12/2022 à Servel

Le 20 décembre de l’an 69, l’empereur Vitellius est égorgé sur le forum de Rome par des mécontents. Cet assassinat conclut une année troublée (dite des quatre empereurs) qui a vu trois généraux se succéder en quelques mois à la tête de l’empire romain : Galba, Othon et enfin Vitellius, après la mort tragique de Néron, dernier empereur de la famille de César et Auguste. Sitôt connue la mort de Vitellius, les légions proclament le général Titus Flavius Vespasien empereur, presque malgré lui.

Ce militaire de 60 ans se distingue par ses origines des premiers César, tous issus de l’aristocratie romaine. Né dans la famille d’un modeste publicain de l’Italie centrale, il a fait la preuve de ses capacités en réprimant une révolte en Palestine. Il laisse à son fils Titus le soin d’en finir avec les Juifs, et s’installe à Rome pour rétablir l’ordre et redresser les finances publiques. En dix ans de règne, cet homme providentiel consolidera de manière remarquable l’œuvre de César et Auguste.

Il favorise les provinciaux et nomme les plus riches au Sénat pour affaiblir la vieille aristocratie romaine, encline au complot. Il gère les finances en père de famille mais ne néglige pas les grands travaux. C’est ainsi qu’il lance la construction d’un nouvel amphithéâtre de 50 000 places, le Colisée, nom issu de la proximité d’une grande statue de Néron. Vespasien affermit aussi la conquête des îles britanniques et se protège des Germains en annexant les Champs Décumates, entre Rhin et Danube, de façon à raccourcir la frontière.

Après la mort de Vitellius sur le forum, l’empire va renouer avec la paix pour plus d’un siècle et demi. Mais il ne reste plus rien de l’héritage de César et Auguste, sinon un pouvoir autocratique que les généraux vont se passer de génération en génération par le biais d’une adoption ou d’un coup de force. L’empereur tentera d’instaurer une succession héréditaire à la tête de l’empire en y préparant son fils Titus. Mais sa dynastie des Flaviens s’éteindra après le règne de son second fils, Domitien.

Titus aurait manifesté devant Titus des réticences à collecter de l’argent sur l’urine tirée des latrines publiques et employée par les foulons pour le dégraissage des peaux. Prenant une poignée de pièces d’or dans un sac et les lui mettant sous le nez, Vespasien lui aurait alors répondu : « non olet » expression qui signifie : « Il n’a pas d’odeur ». C’est du moins ce que raconte l’historien Suétone. C’est pourquoi le nom de l’empereur a été utilisé pour baptiser nos… vespasiennes. L’idée est venue du comte de Rambuteau, préfet de Paris, qui fit installer pas moins de 450 urinoirs à Paris !

Quelques années plus tard, à Lannion, l’empereur Dominique étendait sa domination sur le petit peuple de Parties Civiles, jugez plutôt de ce qui suit.

Table 1, dite « Rendre à César » : Longtemps annoncé, voici Living forest, un jeu à conditions de victoires multiples qui nous entraîne dans le monde féérique des forêts magiques. On y récolte des plantes, des fleurs de lotus, on y éteint des feux, et on peut rencontrer des varans au passage, qui dévastent les decks des joueurs. Le feu est l’option choisie par au moins deux joueurs de manière évidente (Axel, qui en a bien besoin, venant nous faire un amical passage depuis les terres nordiques qui abritent son exil, et Dom, qui n’en n’a pas clair mais qui le révèle le côté « feu sous la glace » de son caractère. Neox semble hésiter, ratiociner, et avouera au final sa perplexité. François penche pour le feu aussi mais cultive également du lotus, dans une certaine discrétion (il parviendra quand même à 8). C’est Dom qui atteint le premier les 12 tuiles victorieuses, au bout d’une stratégie maîtrisée.

Table 2, dite « Semée d’embuches » : Thomas sort son dernier spécial, le Super Motherload – un parcours semé d’embuches et de trouvailles autour duquel s’attablent Xel et Marie-Anne. On se laisse à penser que la gent masculine l’a emporté.

Table 3, dite « Vidanges rapides » : Fort de son succès de mardi, le Scout de Thomas reprend du service. Sans François, beau vainqueur vendredi avec 28, mais mis cette fois sur le banc faute de place dans ce jeu à 5, ni Neox, qui joue au coach-spectateur, mais sans connaître les règles. A ce jeu où il s’agit de se vider aussi rapidement que possible de sa main, les prostates sensibles partent avec un antage. Le talent y fait aussi bien sûr, et c’est avec le score impérial de 46 que Dominique emballe l’affaire sans même prendre le temps de fréquenter les vespasiennes.

Séance de MARDI 29/11/2022 à Servel

Le 29 novembre 1830, les Polonais se soulèvent contre l’occupant russe. La répression féroce menée par le tsar Nicolas Ier va marquer le début d’une longue nuit pour la nation polonaise, jusqu’à l’indépendance de 1918. La Pologne avait disparu de la carte le 24 octobre 1795, victime de l’appétit de ses voisins, Prusse, Autriche et Russie. Napoléon Ier l’avait brièvement restaurée sous le nom de Grand-duché de Varsovie à la suite du traité de Tilsit.

Mais en 1815, à la chute de l’empereur, le Congrès de Vienne place la majeure partie du pays sous l’autorité du tsar Alexandre Ier. Les provinces orientales sont annexées à la Russie. Quant à la région de Varsovie, aussi appelée « Pologne du Congrès », elle se voit octroyer un statut de royaume uni à l’empire de Russie. Le tsar en est le souverain. Il lui accorde une très large autonomie et témoigne d’un grand respect pour sa culture et sa religion catholique. Mais les étudiants, les militaires et la bourgeoisie de Varsovie ne se satisfont pas de cette situation et rêvent d’un retour à l’indépendance. L’accession au trône de Nicolas Ier, plus autoritaire que son prédécesseur, ravive leur opposition. Dans ce contexte court le bruit que le tsar va envoyer des contingents polonais en France pour rétablir le roi Charles X, victime de l’insurrection parisienne des « Trois Glorieuses ». L’insurrection éclate à Varsovie dans la nuit du 29 novembre 1830. La diète (assemblée nationale) proclame l’indépendance du pays.

Les insurgés, d’abord victorieux, étalent vite divisions et incompétences. Face à la menace d’un retour en force des Russes, ils en appellent aux gouvernements occidentaux, mais ceux-ci se gardent d’intervenir. Nicolas Ier reprend Varsovie avec 110 000 hommes de troupe. La répression est féroce. C’en est fini de l’autonomie du pays : la Pologne devient une simple province russe. À Paris, on s’indignera d’un mot maladroit attribué au ministre de la Guerre, le général Sébastiani : « L’ordre règne à Varsovie ».

Alors que la Pologne revient dans l’actualité française pour un événement footballistique, Parties Civiles se réunissait pour une soirée calme et ordonnée.

Table 1, dite « Équilibres instables » : à Vikings, les stratégies s’affrontent dans une double partie à 4. Dans la première, le tableau de notes équilibré de Dom lui procure une victoire sans soucis (49, François 43, Marc 42, Olive 31). Marc domine les débats dans la seconde grâce à une efficace stratégie de maîtres d’équipage mais en oublie l’équilibre, chutant de 12 PV faute d’avoir assez de pêcheurs au décompte final. La stratégie diversifiée de François a fait merveille (51, devant Dom 46, Marc 38, Olive 31).

Table 2, dite « Terres de connaissance » : l’expérience prime à Agricola, où Jérôme s’impose facilement avec 35, laissant ses étables clôturées. Matthieu (28), Alex (21) et Evan (13) sont encore à différents niveaux de leur courbe d’apprentissage.

Table 3, dite « Loi martiale » : dans cette Mission planète rouge, BenjaminF impose sa loi martiale, c’est le cas de le dire. Avec 54, il laisse à des années-lumière tous ses rivaux, Baptiste, Luc et Elouann, coincés entre 26 et 29.

Séance de VENDREDI 25/11/2022 à Servel

Le 25 novembre 1783 est connu comme le Jour de l’Évacuation, marquant le départ de Manhattan des troupes stationnées à New York, dernier vestige de l’autorité britannique aux États-Unis, fermant ainsi le dernier chapitre de la révolution américaine. Le dernier tir de la guerre d’indépendance des États-Unis est rapporté y avoir été d’un artilleur britannique, depuis un des navires sur le départ. Le boulet de son coup de canon sur la foule de railleurs rassemblés sur le rivage de l’île de Staten Island, à l’embouchure du port de New York, tomba bien avant d’atteindre la rive.

Description de cette image, également commentée ci-après

239 ans plus tard, l’évacuation des locaux de Servel fut tardive, mais néanmoins pacifique.

Blackout : Hong KongTable 1, dite « Libération tardive » : Olive apporte Blackout Hong Kong, jeu habile de gestion du maître Alexander Pfister qui, après Mombasa (2016) et Great Western Trail (2017), sans oublier Isle of Skye ou Boon Lake, confirme avec cette livraison de 2018 son génie en matière de jeux profonds. Comme son nom l’indique, nous sommes dans l’ancienne colonie britannique, menacée d’une panne générale, et qu’il faut aller sortir de ce mauvais pas, en expédiant des troupes pour en sécuriser les quartiers. Le jeu semble complexe au premier abord, mais il s’apprend vite, et se révèle d’une belle profondeur. On doit donc déployer des colonnes d’équipements et de professionnels, avec un système très bien pensé en trois couleurs jaune, rouge, bleu, qui donne une grande unité au jeu, en collectant les ressources : eau, riz, trousse médicale, outils, jerricans, et surtout les précieux GPS qui permettent d’envoyer les troupes dans les quartiers et donc de les boucler, ce qui rapporte de précieux PV. Baptiste réussit rapidement un premier contrat et, surtout, choisi de l’exposer, ce qui lui donne rapidement un gain presque assuré de 3 PV à chaque tour. Un avantage énorme qui le propulse en tête, avant que les autres ne perçoivent la pertinence de sa stratégie. Il est freiné sur la fin, ratant d’un cheveu un contrat au prix de 18 GPS, mais finit en tête avec 84. Evan le talonne une petite dizaine dernière, François une petite dizaine encore derrière, et Olive fermant la marche un peu plus loin. Un jeu bon mais très long, au point que nous avons pris le parti de raccourcir la fin pour ne pas être entraînés au bout de la nuit.

Table 2, dite « Petits conflits entre voisins » : Nous avons le plaisir de voir revenir Jérôme (pas RomJe, l’autre) avec sous le bras sa boîte d’Inis qu’il a bien envie d’essayer. Il a même glissé dedans le contenu de l’extension, on peut donc à jouer à 5. Voilà donc Marc, Frank et PaulJr écoutant l’explication des règles par Dom. Rappelons que le jeu repose sur un contrôle de chaque territoire par ses clans (=figurines), sur un tour de jeu au tempo habile (on joue une carte, la plupart issues d’un draft en début de tour ou en passe non définitivement avec toujours le risque que tout le monde passe, vous privant du reste de vos actions), et sur l’existence de 3 conditions de victoire différentes et cumulables qui permettent des stratégies diverses et retorses. Le jeu permet le combat lorsqu’on pénètre sur un territoire mais ce n’est pas la seule voie du succès et il faut bien anticiper les conséquences : un seul clan pouvant suffire à faire gagner ou perdre une condition de victoire, il faut éviter la situation pas rare où quand A affaiblit B il met C en position de gagner.

Marc s’impose d’emblée en Brenn (= premier joueur) en contrôlant la capitale avec 5 clans. A la fin du premier tour, Dom l’envahit avec un clan isolé, il n’a aucune chance mais sa carte Barde lui permet de convertir son action suicidaire en 1 Exploit (tuile qui abaisse de 1 le seuil d’une condition de victoire). Rebelote au second tour où une seconde escarmouche lui vaut un second Exploit. Pas mal (si le Barde a bien profité à Dom, Paul a rapidement su utiliser le Druide à son profit, seul le Geis qui permet d’annuler une action adverse aura été peu vu) mais le prix à payer est qu’il n’a que 2 clans quand les autres atteignent déjà la demi-douzaine. Au troisième tour pas mal de monde converge sur la capitale au point qu’on découvre que Marc, chef de ce territoire contenant 6 clans adverses, est en position de victoire. Une petite bataille y met bon ordre.

A la mi-partie, Paul a 1 Exploit et Dom 3, les cris excités fusent pour anéantir ses troupes. Une bataille impliquant 4 des 5 joueurs (seul Frank restera loin de ces tumultes) est déclenchée mais un Récit Épique (carte « coup fourré ») permet aux 3 troupes de Dom de revenir en jeu après leur destruction. Qu’à cela ne tienne, un second conflit réduit sa présence à un unique clan. Quand la poussière retombe, on constate que Paul, pas le dernier à désigner la cible à abattre, est chef de 2 territoires contenant 8 clans adverses et se déclare prétendant à la victoire avec un rire machiavélique. Son père réussit à y mettre bon ordre juste avant la fin du tour. Au tour suivant, Marc décide de donner une leçon au jeune manipulateur et la capitale voit une nouvelle bataille rangée. Les cibles sont cette fois Paul et Jérôme qui pourrait lui aussi se retrouver à dominer 6 clans. Il n’y parvient pas mais se retrouve quand même dominant et prend le marqueur de Brenn. Dès le début du tour suivant, une carte interdit les conflits dans la capitale tandis que Dom y construit un sanctuaire. La lutte pour l’influence va donc passer par la capacité de chacun à y faire apparaître ou y déplacer des clans. Alors que la plupart des cartes ont été jouées, on constate que Jérôme (avec 5 clans, il est chef d’un territoire avec 6 clans adverses) et Dom (présent dans des territoires avec 6 sanctuaires – en fait 2 sanctuaires et 4 Exploits) sont chacun en position de victoire. Dans ce cas elle échoira à Jérôme qui est Brenn. Dom n’a plus que deux cartes en main, un Récit Épique inutilisable et la carte permettant, en défaussant une autre carte, de piocher un Récit Épique. Ce dernier est littéralement la carte qui va le faire gagner : il échange un de ses clans de la capitale avec un clan de Paul dans la Plaine voisine. Voila Paul avec lui aussi 5 clans dans la capitale qui n’a plus de chef. Les dernières cartes restantes ne permettent pas de modifier cette situation et Dom, avec 2 clans en tout et pour tout, est désigné vainqueur au début du tour suivant.

Table 3, dite « Évictions prématurées » : expert reconnu de Flamme Rouge qui met en scène les cyclistes, François-R attire dans ses filets Neox, Xel, Samuel et Mickaël pour une course cette fois automobile : Heat. Il la remporte puis l’on convient de passer sous terre, et, à Sub Terra, Mickaël et Xel sortent indemnes des profondeurs de la terre. Un petit Die crew fait office de digestif en attendant l’interminable issue de la table 1.

Table 4, dite « Évacuée » : Tristan a été aperçu expérimentant l’inédit Clank! In! Space! avec Yvan, mais le résultat s’en est évacué dans l’espace.

Séance de DIMANCHE 20/11/2022 à Servel

Réclamé à haute voix par certains de nos gentils adhérents, c’est le retour des mythiques Dimanche on joue de Parties Civiles. En cette fin d’année en pente douce, parasitée par l’ouverture concomitante de la coupe du monde, quelques-uns se sont risqués à prendre la route de la maison de Servel. Bien leur en prit, car on retiendra de cette édition, outre l’atmosphère studieuse des quelques tables déployées, l’excellent gâteau rhum-vanille avec sa pointe de badiane concocté par Samuel, les succulents cookies moelleux d’Adrianne, et l’infusion citron-gingembre pour nimber ces douceurs de la magie épicée d’un Noêl bientôt annoncé. Sinon, on joua aussi : un interminable Pillards de la mer du Nord toutes extensions dehors (Neox, Xel, Adrianne, Samuel, Gilles), une exotique version d’Azul, un Bolt Action achalandé en majesté par Baptiste et Steven, et un voyage dans le temps de la bête du Givaudan, où Mickaël perdit une partie imperdable contre Fred et François, à une morsure de la victoire, laissant malencontreusement son diable en contact direct avec l’évêque, exposant donc le compte, seule identité restante, à un dévoilement fatal !

Baptiste fait sa grande entrée au panthéon des contributeurs de ce blog en livrant le compte-rendu épique, mais néanmoins aussi précis qu’un bilan comptable, de la joute qui l’opposa à Steven. Entre ici, Baptiste, avec ton cortège de cadavres.
« Le Japon a tenu 2 objectifs (2x 1pt) et a tué 2 unités US (2x 1pt) = 4pts
L’oncle Sam a placé une unité à 3″ du bord de table adverse (1pt) et tenait le 3ème objectif (1pt). Il a tué 5 unités japonaises (5x 1pt) = 7pts
Ce fut donc un débarquement réussi. La partie était serrée, ma première vague a subi la foudre comme on pouvait s’y attendre.
J’ai fait entrer mes réserves sur mon flanc droit ce qui m’a permis de mettre un pied solide dans le village et de remonter la table par là.
Mon Sherman a fait le taf en éliminant toutes ses menaces (tank + suicide men) ce qui m’a évité de perdre mon flanc gauche.
Par contre le centre de mes lignes s’est fait massacrer sur la plage »

Séance de MARDI 15/11/2022 à Servel

Le 15 novembre 2002, Hu Jintao est élu secrétaire général du Parti communiste chinois. Dix ans après, jour pour jour, Xi Jinping était élu à son tour. Dix ans après, la date d’entrée en fonction de son successeur est une conjoncture à ce jour irrésolue, tout comme, dans un registre différent, celle du Président de Parties Civiles.

Table 1, dite « Règne sans partage » : à la table de La route du verre la maîtrise de Dom a éclaté au grand jour, il l’emporte en effet avec 23.5 grâce à une stratégie de marchand de sable qui a endormi ses adversaires. Marc, 17, fit mieux que résister, tout comme Xel (16). François, lui, sembla plongé dans un profond sommeil et culmine à 10.

Table 2, dite « Succession organisée » : Deux nouveaux à cette table, Benjamin-2 et Anthony. Bienvenue à eux ! Ils ont découvert It’s a wonderful world, grâce à Evan et Benjamin, qui faisait son retour, et qui, lui, s’est trouvé un successeur.

Séance de VENDREDI 11/11/2022 à Servel

Tycho Brahe Portrait Line Art - Free vector graphic on PixabayDans la soirée du 11 novembre 1572, l’astronome danois Tycho Brahe (1546-1601) observe dans la constellation de Cassiopée une étoile qu’il n’avait jamais vue auparavant. Aussi brillante que Vénus, elle est visible même en plein jour. L’astre annonce-t-il quelque calamité ? S’agit-il vraiment d’une étoile ? Aristote affirme que tout est immuable dans le monde des étoiles. L’objet commence à décliner en décembre 1572 pour disparaître à la fin de mars 1574. Alors, est-ce une comète ? Tycho Brahe infirme cette hypothèse : en comparant de façon répétée la position de l’astre par rapport aux étoiles voisines, il constate qu’il est immobile. Il ne peut donc s’agir d’une comète. Ce phénomène ébranle la doctrine aristotélicienne.

En 1573, Tycho publie à Copenhague un ouvrage sur la nouvelle étoile, De nova et nullius ævi memoria prius visa stella (« D’une étoile nouvelle jamais vue auparavant… »), où il fait l’hypothèse que celle-ci se serait condensée à partir de matière diffuse. En réalité, on avait déjà constaté des objets semblables, mais ces observations avaient généralement été occultées en Occident car contraires aux idées d’Aristote, alors qu’elles ont été bien répertoriées en Extrême-Orient. Cette observation va stimuler l’intérêt de Tycho Brahe pour l’astronomie et l’inciter à élaborer un nouveau catalogue d’étoiles très précis (il en comporte 777) puis à mesurer les positions des planètes par rapport à ces étoiles. Ces magnifiques observations sont à la base de la découverte des lois du mouvement des planètes par Kepler.

L’objet de Tycho Brahe était en fait une supernova, c’est-à-dire l’explosion d’une étoile massive, désormais catalogué et connu sous le nom de SN 1572. La position qu’il en a donnée est assez précise pour qu’on ait pu en retrouver facilement le faible reste, qui est aujourd’hui un des mieux étudiés. L’objet se trouve à environ 7 500 années-lumière de la Terre.

450 ans ont passé, et, à Lannion, beaucoup virent leurs certitudes ébranlées lors de cette soirée de Parties Civiles.

Table 1, dite « Intrigues dans le ciel » : à la table de Dune Imperium le suspense subsista jusqu’au dernier tour. Qui allait l’emporter, de Xof auteur d’un départ canon et maître des combats, Adrianne qui montait discrètement sur toutes les échelles, Dom qui étendait ses troupes et fourbissait ses intrigues, ou François, parti en retard mais qui, roi des épice, n’en finissait plus d’engranger les succès ? Lors du combat homérique de la neuvième manche, François croyait avoir plié l’affaire  mais Dom le coiffa au poteau, et encore, dit-il, il en avait sous le pied avec des cartes intrigues surpuissantes. Ce qui scella sa victoire avec 10, Adrianne 9, Xof 8, et François 7 ou 8 – la VAR n’ayant jamais pu conclure sur une action litigieuse, preuve que l’on ne remplacera jamais l’humain, même sur les planètes les plus lointaines.

Table 2, dite « Massive attaque » : 25  10 pour Yann dans cette joute de Warhammer 40 000, qui tirait bien trop fort pour Malo.

Table 3, dite « Nocturne en plein jour » : Tristan domine cetet partie de Reef encounter devant Thomas, où Xel s’est laissée enfermer sans pouvoir développer son réseau de polypes ni se défendre.

Table 4, dite « Jamais vue avant » : ce devait être la première de Boom Lake, mais faute de joueur qui en maîtrise les règles, le jeu revient dans sa boîte pour alimenter l’hypothèse du retour, et c’est à Ark Nova que Samuel (40) s’impose devant Fred (10) et Olive (-20).

Table 5, dite « La nuit du chasseur » : Une boîte inédite fait son apparition sur nos tables :  La bête – du Gévaudan bien sûr – incarnée par Olivier L. terrorise son chasseur (Mickaël), mais se fait finalement capturer.

Table 6, dite « Certitudes ébranlées » : à coups de parties de Red 7 Tristan, Xel, Thomas et Fred déroulent une fin de soirée en pente douce, la tête dans les étoiles, et les certitudes  ébranlées pour Thomas, qui se vit chuter dès la première.

Séance de MARDI 01/11/2022 à Servel

Halloween trouve son origine dans la fête de Samain que célébraient Celtes de Bretagne et d’Irlande, le 1er novembre. Cette date marquait le moment où les troupeaux quittaient les pâturages, les baux étaient renouvelés, la fin de l’été, l’entrée en hiver, le passage de la lumière à l’obscurité. Ce jour était aussi pour les Celtes le temps des revenants, car les âmes des morts étaient censées rendre visite à leur famille. Des feux de joie étaient allumés au sommet des collines pour ranimer les foyers contre l’hiver et éloigner les mauvais esprits. Les participants portaient masques et déguisements pour ne pas être reconnus des fantômes qu’ils croyaient présents à la fête. De là vient aussi qu’Halloween est associée aux sorcières, lutins, gobelins, fées, démons et autres créatures fantastiques. Les Celtes estimaient cette période de l’année propice aux divinations ayant trait au questions de mariage, de santé et de mort.

Lorsque les Romains conquirent la Bretagne au ier siècle, ils adjoignirent leurs propres rites à ceux de Samain : les dies ferales, jours de culte en l’honneur des morts, et la fête de Pomona, déesse protectrice des moissons. En l’an 607, le pape Boniface IV instaura la Toussaint, initialement fixée le 13 mai. Au ixe siècle, la date fut repoussée par Grégoire IV au 1er novembre, probablement dans l’intention d’effacer la fête païenne de Samain, toujours vivace, au profit de la célébration chrétienne. Si bien que la soirée (even, en vieil anglais) précédant la Toussaint devint alors sainte (hallowed) et prit le nom d’All Hallow Even, « soir de tous les saints », nom bientôt abrégé en Hallowe’en. Vers la fin du Moyen Âge, les deux fêtes, païenne et sacrée, étaient devenues indissociables. La Réforme protestante entendit mettre fin aux fêtes religieuses, mais les coutumes païennes perdurèrent par endroits, en particulier au Royaume-Uni.

Table 1, dite « Un revenant » : à cette table de Northgard, Jack fait figure de revenant au milieu de Malo, Gilles, Frank et Fred. Une table imposante, et dont l’issue restera engloutie dans les brumes de la nuit.

Table 2, dite « Une apparition » : nous faisons connaissance à cette table de Laetitia, qui se présente d’abord comme une joueuse de niveau « 3/10 », mais qui, au fil de la discussion, mentionne à son tableau de chasse Agricola, du JdR, et même du GN. Notre débutante n’en est donc pas vraiment une, et rejoint sans crainte notre confrérie, débutant par un Bohnanza où l’on troque les bonbons contre des haricots, et qu’elle s’adjuge du reste sans coup férir avec 12 (Xel 11, Thomas 8, François 8, Dom 7).

A Voodoo Prince, on est bien dans la thématique de la soirée : un jeu de cartes de toutes les couleurs où il faut faire 3 plis pour marquer, mais sans être le dernier à le faire – perspective qui fait peur à tout le monde, car elle impacte fortement le score ! François s’impose en contrôle avec 48, ayant évité à tout coup la dernière place. Laetitia, 32 Xel, 36 et Dom 40, n’ont rien pu faire.Thomas 27